Propagande et "médiaslibres"

Dernier exemple des âneries que l’on peut lire dans la “net-presse”, un article signé Patrick Gorgeon qui se revendique directeur d’une “agence de presse libre” :

La Russie a beau posséder la plus importante réserve d’eau douce au monde avec le lac Baïkal en Sibérie, ce pays de 142 millions d’habitants se trouve confronté à d’importants problèmes de potabilité de ses ressources en eau. 
En dépit d’une stratégie de l’eau adoptée par le gouvernement russe en août 2009, pas moins de 11 millions de Russes boivent aujourd’hui une eau du robinet impropre à la consommation. 
Tel est du moins le constat fait par Alexandre Joukov, vice-Premier ministre russe lors du forum international sur l’eau potable qui s’est tenu dernièrement à Moscou. Il est vrai que dans ce grand pays qui souffre de pollutions aux origines diverses l’écologie semble prisonnière d’un système. 
La Russie est en effet l’un des rares Etats développés de la planète à ne pas disposer d’un département ministériel ou d’une agence centrale spécifique en charge de l’environnement. 
Les Russes n’ont donc que peu connaissance de tout ce qui peut avoir une influence sur l’écosystème: seule l’eau, patrimoine commun et vital, échappe à la censure. 
En Russie, les ressources en eau de surface comme souterraines demeurent largement tributaires des activités liées à l’agriculture intensive et à l’industrie lourde, et les infrastructures: réseaux d’adduction d’eau, réseaux d’assainissement, zones de captage, tout comme les réseaux privés s’avèrent le plus souvent obsolètes, rendant pour ainsi dire caduques les efforts accomplis pour moderniser les stations d’épuration notamment, sous l’ère soviétique . 
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Voila, sauf que patrick ne parle pas Russe, a sans doute des aprioris et ne raconte que des contrevérités puisque en Russie :
1/ Il existe un ministère de l’écologie : http://www.mnr.gov.ru/
2/ Il y a aussi un service de la fédération et de l’écologie : http://www.gosnadzor.ru/
3/ Et bien une agence fédérale de l’eau : http://voda.mnr.gov.ru/

Additif du 10 juin 2010 : l’écologie devient une discipline scolaire obligatoire en Russie :
http://fr.rian.ru/russia/20100607/186849328.html

Divine Natalia

Pour rebondir sur le post de Arthur traitant de la dernière ITV du célèbre mannequin Russe Natalia Vodianova, quelques extraits :
Oui, je suis très patriote! Mon mari dit même que je pourrais presque tuer pour mon pays! [Rires]

Je suis très attachée à ma culture et c’est quelque chose que je veux transmettre à mes enfants.

Il y a une grande Histoire en Russie, une Histoire ponctuée de souffrances qui a doté notre peuple à la fois d’une immense gentillesse et d’une certaine dureté. Tout cela nous a donné une profondeur. Une âme.

Le point de départ, c’est le drame de Beslan, ces écoliers victimes d’un acte terroriste. J’ai commencé à réfléchir à ce dont pouvaient avoir besoin ces enfants après avoir survécu à cette tragédie… Je n’avais nulle part où jouer quand j’étais enfant. C’est pour ça que je veux construire des aires de jeux dans le plus de villes possibles, en Russie.

Je poursuis ma carrière mais je l’utilise pour aider mon pays et l’enfance russe en faisant quelque chose de bien. Et puis, je ne voulais pas que mes enfants puissent penser un jour qu’ils ont une maman “light”, une diva superficielle.

La deuxième phrase du jour


“La terre doit appartenir à ceux qui sont prêts à y construire leurs habitations et à la travailler. Nous devons réaliser ce mot d’ordre qui était pertinent mais qui n’a pas été mis en oeuvre après 1917”.

En Russie, les localités occupent 1% seulement du territoire contre 15% en Europe, a ajouté le président du parti, avant de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les terres disponibles n’étaient pas correctement distribuées: “Pourquoi contrôler tant de terres sans rien donner à personne?”

Битва за Респект

Je me permets de revenir sur un point qui ne concerne pas “que” la Russie … Le RAP et la civilisation. Nous sommes tous ahuris devant la haine vomie par les sous citoyens des banlieues poubelles de nos villes de France. Pondus par des fils et petit fils d’immigrés, le RAP est devenu en France un art musical reconnu par le “système” (intérêts financiers obligent) et qui traduit dans certains cas, et pour certains groupes racisme anti blanc et un malaise identitaire, voir carrément un rejet de la nation d’adoption.
En Russie comme dans de nombreux pays ex-soviétiques, ou d’Europe de l’est, le RAP est au contraire utilisé de façon “moderne” et est une source d’expression “patriotique”. Ainsi donc en Russie a été organisé par MuzTV  (la concurrente Russe de MTV) un projet intitulé : “Битва за Респект ” soit la “bataille pour le respect”.
Parmi les invités surprenants le premier ministre Vladimir Poutine :

Le vainqueur de ce concours Рома Жиган ne chante pas “nik sa mere” ou “nik la russie”, bien au contraire :

Source : ZEBRA

XIième congrès de Russie Unie ! (2009)

Le XIe congrès du parti Russie unie s’est ouvert vendredi 20 novembre à Saint-Pétersbourg. Demain, le premier ministre russe Vladimir Poutine, leader du parti, prononcera un discours. 
 
Un autre événement important du forum sera l’adoption d’un nouveau programme par les 600 députés présents. Le nouveau document a été minutieusement étudié dans les organisations du parti et a été précisé par les trois clubs de Russie unie:
– Social-conservateur
– Libéral-conservateur
– Étatique-patriotique
 
La principale nouveauté consiste en ce que l’idéologie officielle du parti – le conservatisme russe – sera pour la première fois indiquée dans les statuts du parti Russie unie.
Cette information n’est nullement secrète.
 
Andreï Isaïev, le président du Comité de la Douma pour le travail et la politique sociale et secrétaire adjoint du présidium du Conseil général de Russie unie pour les questions de propagande et de contre-propagande, a expliqué en détail pourquoi cette décision a été prise aujourd’hui et ce qui empêchait de la prendre auparavant, selon lui : “ la société russe considère toujours le conservatisme comme réactionnaire et les conservateurs, comme les adversaires des changements, quels qu’ils soient. Ces stéréotypes datant de l’époque soviétique se sont avérés très vivaces, mais il est, en réalité, temps de les changer. Le conservatisme signifie, avant tout, le respect des traditions. Il n’y a là rien de “réactionnaire“.
 
Bien plus, comme l’a souligné Andreï Issaïev, il n’y a pas de contradiction entre le conservatisme et la politique de modernisation annoncée par le président Dmitri Medvedev dans ses récents discours. Non seulement ces deux notions ne se gênent pas l’une l’autre, mais elles se complètent. Il a cité le terme médical connu de “traitement conservateur” qui signifie que les médecins préfèrent s’abstenir d’employer des méthodes d’intervention chirurgicale dans l’organisme humain sans pour autant renoncer à soigner le malade.
 
Il en est de même dans ce cas: la modernisation  “non-violente” dont il a été question dans l’article de Dmitri Medvedev “Russie, en avant!” et dans son message à l’Assemblée fédérale (parlement), signifie le renoncement à l’intervention “chirurgicale”, violente dans toutes les sphères de la vie de notre État. Bien plus, Vladimir Pliguine, un des coprésidents du club libéral-conservateur de Russie unie et chef du Comité de la Douma pour la législation constitutionnelle, a déclaré à la mi-octobre lors d’une réunion du Conseil central des partisans du parti que tout l’article du président avait été écrit “dans un style libéral-conservateur“.
 
Pourquoi le parti Russie unie ne s’est-il décidé à proclamer son conservatisme qu’à la fin 2009? Andreï Issaïev a répondu à cette question. Jusqu’à récemment, il fallait lutter pour conserver l’État.
 
A présent, ce problème est réglé et la menace de destruction définitivement éliminée, il faut conserver et sauvegarder les résultats obtenus.
 
Le fait que les adhérents de Russie unie se soient proclamés conservateurs russes lève aussi un autre problème. Des reproches d’être vague et de n’avoir aucune idéologie ont été régulièrement adressés à notre parti principal. Et non sans raison. On avait l’impression qu’il tentait d’occuper tout l’espace politique, d’embrasser tout le spectre et d’être, à la fois, à gauche, à droite et au centre.
 
A présent, Russie unie a défini sa place qu’elle occupe de facto. Au XIe congrès, le « de facto » se transformera en de jure, ce qui contribuera à la structuration ultérieure des partis politiques en Russie.
 
 
Plus d’information sur le site de Russie Unie 

 

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt

Veuillez lire ici le seul commentaire intelligent que j’ai pu trouver suite au discours de Dmitri Medvedev du 12 novembre dernier. L’article est signé Daniel BESSON et est intitulé  “révolution géopolitique de l’espace Russe” et sous intitulé “quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt”. Je crois qu’on ne pouvait mieux définir la piètre qualité des commentaires de nos journ-ane-listes. J’en livre quelques extraits succulents :

Omnubilés , aveuglés par leur phantasmes ils n’ont de cesse que de chercher une éventuelle faille dans le tandem Poutine-Medvedev et ils OUBLIENT TOUS que M.Medvedev était responsable sous la présidence de M.Vladimir Poutine des “Grands Projets Nationaux ” dans le domaine de la modernisation économique , de l’enseignement , des infrastructures , de la santé ou de la démographie . Il tenait alors des propos en tout points identiques à ceux qu’il tient actuellement en tant que président de la Federation de Russie .


S’il y a un point important à retenir du discours de M.Medvedev , que M.Billette ignore totalement et que M.Avril qualifie d’anecdotique,  c’est sa proposition de réduire le nombre de fuseaux horaires ” légaux ” dans la Federation de Russie. 
Ce redécoupage spatio-temporel pourait en effet redistribuer de manière radicale les rapports entre le centre et la péripherie Russe marqués par un découpage ethno-linguistique.

Cette réorganisation va , volens nolens , provoquer l’émergence de cinq ou six ” super-régions ” et donc boulverser profondément la géopolitique de la Russie. Ces cinq ou six ” super regions ” stratifièes de l’Ouest vers l’Est (ou de l’Est vers l’Ouest) seront proabablement : Russie Occidentale , Russie centrale , Oural , Siberie , Extrême Orient avec peut être la naissance de deux régions Sibériennes. Des cités comme Saint-Pertersbourg, Kazan, Irkoutsk, Vladivostok, ……..accéderaient ainsi aussi au rang de ” vice-capitales ” d’une ” Russie plus compacte ” mais ” plus efficace”.

Cette modification  rentre parfaitement dans le cadre de la réorganisation adminstrative entreprise par M.Poutine au lendemain de l’attaque terroriste contre l’école de Beslan  qui se caractèrise par des regroupements d’entités administratives et …
 avec la constitution de “Gouvernements Géneraux ” ou ” Gouvernorats Generaux ” à l’image des ” Gouberniyas ” ( губерния, ) introduites par Pierre le Grand et modifiées par la suite pour passer de 5 à 8 puis 17 : Un Gouvernement General de l’Oural , Un Gouvernement General de Russie Occidentale …...

C
es ” super-regions ” vont se superposer , grosso-modo , aux bassins fluviaux Russes dont l’importance est primodiale dans l’économie Russe et la penetration du Hearthland  .[ Les Tsars l’avaient compris ! ] On aura donc des ” super-regions ” dont l’épine dorsale du développement se fera sur les fleuves et ces ” super-regions seront relièes entre elles par des ” Magistrals ” routiers et ferroviaires comme le prévoit le plan de développement des infrastructures 2030.

Cette réforme ne traduit aucune décentralisation à outrance, bien au contraire : ” M.Medvedev n’a nullement l’intention de revenir sur la nommination des gouverneurs et ils seront nommés , comme nos prêfets , par le gouvernement Russe. J’ai personnellement participé à la mise au point de la décision modifiant le mode d’élection des gouverneurs. Je la soutiens entièrement. Rien ne pourra nous amener à renoncer à cette décision ni aujourd’hui ni dans 100 ans“.

Les Européens ne sont pas des citoyens transatlantiques

Un texte intéressant trouvé sur Polémia :


Pourquoi les Européens devraient-ils s’insérer dans un quelconque Commonwealth Transatlantique du XXIe siècle piloté par Washington ? Les États-Unis ne se sont-ils pas déclarés indépendants de l’Angleterre le 4 Juillet 1776 ?  L’Atlantique n’est pas du tout une mare (« the pond »),  comme se complaisent à le dire les Anglo-saxons, mais un véritable océan que Christophe Colomb a eu le premier l’audace de franchir.
L’ambassadeur de France Gilbert Pérol a eu la lucidité gaullienne d’écrire : « Le courage politique oblige à dire que c’est contre les États-Unis qu’il faut faire l’Europe, ou alors il n’y aura pas d’Europe ». L’Europe ne va pas de Washington à Bruxelles, mais de Brest à Vladivostok.

La Russie est européenne par ses morts qui ont scellé par deux fois le destin de l’Europe : 23 200 000 morts pendant la deuxième guerre mondiale contre seulement 182 070 pour les États-Unis, 1 700 000 pendant la première guerre mondiale de 1914 à 1917 (plus que la France et légèrement moins que l’Allemagne) contre seulement 100 000 en 1918 pour les États-Unis.
Si le catholicisme et l’orthodoxie sont les deux poumons de l’Église, ils sont aussi ceux de l’Europe. Il n’est donc pas possible d’opposer, comme le fait Samuel  Huntington dans le «  Choc des Civilisations »,  les catholiques et protestants ouest-européens d’un côté, proches des États-Unis, au monde orthodoxe de l’autre. La Russie est européenne par le centre de gravité de sa population à l’ouest de l’Oural ; l’ethnie russe est fondamentalement blanche et chrétienne.
Le contrôle de la Sibérie sera le grand enjeu du XXIe siècle entre la Grande Europe et la Chine. La Russie est à la fois l’ « Hinterland », le « Far East » de l’Europe par ses grands espaces et un avant poste par rapport à la Chine et à l’Islam de l’Asie centrale. Dans ces régions, l’Européen, c’est le Russe.
Au-delà des contextes historiques et idéologiques complètement différents, Paris, avec Napoléon et le Blocus continental, Berlin avec le « Drang nach Osten » (poussée vers l’Est) des chevaliers teutoniques et le « Lebensraum » (espace vital) du IIIe Reich en direction des steppes russes, Moscou avec le rideau de fer et la guerre froide, ces trois capitales ont voulu réaliser chacune à leur tour cette unité continentale européenne. Ce que l’épée et la force des armes de chacun de ces peuples  n’ont pu réaliser, l’intérêt bien compris de ces trois grandes nations pourrait l’effectuer. L’objectif ultime à atteindre serait la constitution d’un arc boréal paneuropéen de nations allant de Brest à Vladivostok qui intégrerait le monde slave et orthodoxe. Il se concrétiserait par le rapprochement entre l’Europe carolingienne, capitale Strasbourg, et la Russie, seule alliance bipolaire capable d’arrimer efficacement sur le Rhin et la Moskova cette nouvelle Grande Europe. L’avenir de l’Europe n’est donc pas dans une Union européenne qui gonfle démesurément, jusqu’à en perdre son identité, mais dans la création de deux alliances ouest et est européennes qui s’équilibrent mutuellement et rivalisent amicalement.
Il importe par ailleurs de donner à la Grande Europe, à défaut du français, et suite à la trop grande difficulté du latin, une langue véhiculaire et utilitaire neutre qui ne soit pas la langue des Américains, l’espéranto, afin d’assurer la survie et le rayonnement de toutes les grandes langues nationales
européennes.

Marc Rousset*

* Marc Rousset est l’auteur d’un important ouvrage,  La nouvelle Europe, Paris-Berlin-Moscou, sous-titré : “Le continent paneuropéen face au choc des civilisations”, éd. Godefroy de Bouillon, 2009, 538 pages, 37€.

C’était de Gaulle : "il faut resserrer les liens avec les Russes"

Envoyé par Gilles Thévenon

Le 28 Octobre 1964 :

CdG: Nous accueillons avec symapthie les avances de Kossyguine. Nous avons beaucoup de choses en commun avec les Russes. C’est vrai depuis longtemps, depuis toujours. Ca avait cessé de l’être à cause de la menace soviétique. Ca le redevient maintenant, qu’ils ne sont plus en mesure de nous menacer  (…) Il serait aberrant qu’entre la France et la Russie, les rapports ne tendent pas à devenir ce qu’ils avaient toujurs été. La décision funeste de Napoléon d’attaquer Alexandre 1er est la plus lourde erreur qu’il ait commise. Rien ne l’y forçait. C’était contraire à nos intérêts, à notre tradition, à notre génie. C’est de la guerre entre Napoléon et les Russes que date notre décadence.




Il est de l’intérêt de la France d’avoir de bons rapports avec la Russie. Ca a toujours été une bonne période de notre histoire quand la France était en étroite relation avec la Russie“



C’était De Gaulle” d’Alain Peyrefitte, tome 2, chapitre 19 p.313