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Démographie de l’Ukraine en 2020

Les chiffres démographiques de 202 pour l’Ukraine sont disponibles.

Le pays a connu en 2020 616.835 décès contre 581.114 décès en 2019 soit une hausse de mortalité de 6,15% et 35.721 décès en plus.

Le pays n’a pas connu de première vague printanière de printemps et la mortalité due à la crise du Covid19 n’a commencé à augmenter que lors de la seconde vague d’automne et à partir des mois de novembre et décembre 2020.

En novembre 2020, 63.440 personnes sont mortes en Ukraine, soit 35% de plus qu’en novembre 2019 et en décembre sont mortes 67.633 personnes soit de 42% de plus qu’en décembre 2019.

Officiellement seulement 18.500 personnes seraient décédées du covid19 en 2020 soit 52% de la surmortalité de l’année.

Le pays connait sa grosse seconde vague actuellement et la mortalité sur ce printemps 2021est spectaculaire, nous reviendrons sur la mortalité sur le premier semestre 2021 dans un prochain article.

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En 2020 le pays a connu 293.457 naissances contre 308.817 en 2019 soit une baisse de 5,25%.

Il est donc mort deux fois plus de citoyens qu’il n’en est né et la baisse naturelle de population a été de –323,378 habitants soit un niveau équivalent à l’année 2005 qui avait vu 427.259 naissances, 761.263 décès et une baisse naturelle de population de 334.004 habitants.

Surmortalité en Russie

Sur le graphique ci-dessus, surmortalité en Russie sur la période 04/2020 –> 02/2021 par rapport à 04/2019 –> 02/2020

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Part officielle du Covid19 dans les décès

Comme on peut le voir les zones dans lesquelles la surmortalité est la moins expliquée par le Covid19 sont :
– Le Caucase et notamment l’Ingouchie et la Tchétchénie
– Les républiques ethniques de la Volga telles que la Bachkirie le Tatarstan, la Tchouvachie, Mari-El et la Mordovie.
– L’Oblast de Samara
– Dans la région de Moscou les Oblasts de Riazan et Lipetsk.
– L’Oblast de Leningrad
– La Tchoukotka

Les zones dans lesquelles la surmortalité est la plus expliquée par le Covid19 sont:
– Moscou
– L’Oblast de Moscou
– Saint Petersbourg
– Arkhangelsk / Komis
– Touva, la Khakassie et l’Altai
– Le Kamtchatka

Source

Espérance de vie et évolution de la population entre 2020 et 2030

Selon les données préliminaires et disponibles l’espérance de vie en Russie a donc diminué en 2020, passant de 73,3 ans en 2019 à 71,1 ans.

L’objectif

Selon les prévisions gouvernementales du plan 2030, l’espérance de vie devrait remonter en 2021 à 71,7 ans, en 2022 à 72,3 ans, en 2023 à 72,9 ans, en 2024 à 73,6 ans contre 75,2 ans de prévu avant la pandémie … Et en 2030 à 78 ans.

Le déclin de population s’est lui aggravé en 2020.

La Russie a perdu 32.100 habitants en 2018. 99.700 en 2019 et 583.400 en 2020.

Selon les prognostics du gouvernement, la population devrait se réduire :
– En 2021 de 522.100 habitants.
– En 2022 de 451.500 habitants.
– En 2023 de 344.600 habitants.
– En 2004 de 170.600 habitants.
Soit une baisse en 5 ans de 2020 à 2004 de 2 millions d’habitants.
Le meme prognostic, avant le Covid, envisageait une baisse sur la même période de 1,2 millions d’habitants.

En 2030 la Russie devrait connaitre une hausse de population de 54.700 habitants.

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Reste une question : quelle poussée migratoire compensera et à quel niveau cet effondrement démographique ?

A noter aussi que la mortalité infantile ne cesse de diminuer, atteignant 4,52 pour 1000 naissances contre 4,92 en 2019. Ce niveau ne devait être atteint qu’en 2024 mais il a été atteint en 2020.

Démographie du Kazakhstan en 2020

Les chiffres démographiques de 202 pour le Kazakhstan sont disponibles.

Le pays a connu en 2020 une surmortalité assez exceptionnelle, particulièrement accentuée par une vague de pneumonies atypiques durant l’été 2020.

Le pays a connu 162.613 décès en 2020 contre 134.120 décès en 2019 soit une hausse de mortalité de 21,5% avec près de 29.000 décès en plus.


Dans la capitale Nur-Sultan la mortalité a augmenté de 43%.

Officiellement seuls 2.865 personnes seraient morts du Covid19 durant l’année 2020.

Officiellement les décès dus aux maladies respiratoires auraient augmenté de 43% mais la mortalité due aux accidents, empoisonnements et blessures aurait-elle diminuée de 10% et le nombre de décès dus à des accidents de transport de 19% “

La mortalité s’est concentrée dans le sud et l’Est du pays et a particulièrement frappe certaines minorités telles que les dounganes, les ouzbèkes, azéris ou encore les Kirghizes. A l’inverse ont été épargnées les populations slaves qui sont concentrées dans le nord du pays.

Dans le même temps la natalité a considérablement augmenté puisque le pays a connu 425,6 mille naissances soit 5,6% de plus qu’en 2019.
63% de ces naissances sont concentrées dans 4 régions de l’est que sont le Turkestan (24%), Almaty (16%), Kyzylorda (10%), ainsi que Chymkent (13%)

Pour information il est né 301.756 personnes en 2006 au Kazakhstan et 400.640 en 2016.

Démographie de la Russie pour février 2021

Les chiffres de février 2021 sont disponibles

Février 2021 a connu :

– 102.142 naissances contre 106.000 naissances sur janvier 2021, mais avec 3 jours de moins dans le mois.

– 172.700 décès contre 219.800 décès en janvier 2021, mais avec 3 jours de moins dans le mois.

– 52.000 mariages contre 47.300 en janvier 2021, mais avec 3 jours de moins dans le mois.

– 43.700 divorces contre 42.000 divorces en janvier 2021, mais avec 3 jours de moins dans le mois.

Natalité

Février 2021 a donc connu 102.142 naissances contre 108.127 naissances en février 2020 soit une diminution de 5,8% et 6.285 naissances en moins.
NB : février à 28 jours contre 31 jours en janvier.

Bonne nouvelle 21 sujets sur 85 voient une hausse de la natalité par rapport au même mois de l’année précédente, contre seulement 4 en janvier 2021.

– Dans la Russie centrale, la baisse de la natalité est de -7,3% (–5,8% en janvier 2020).
La natalité augmente dans l’Oblast de Belgorod (+2,4%), l’Oblast de Vladimir (+1,4%) et l’Oblast d’Ivanovo (+1,1%).

– Dans le District fédéral du Nord-Ouest, la baisse de la natalité est de 9,1% (contre –16,5% en janvier 2021).

Seul l’Oblast de Pskov voit comme en janvier 2021 une hausse de la natalité de 0,8%.

– Dans le District fédéral du sud, la baisse de la natalité est de 4.8% (contre –10% en janvier 2021).

Seule la Kalmoukie voit une hausse des naissances de 5,5%.

 – Dans le District fédéral du Caucase du nord, la baisse de la natalité est de -2,3% contre –4,2% en janvier 2021.

L’Ingouchie et la république d’Ossétie du nord / Alanie connaissent une hausse des naissances de +8,5% et +5,3%.

– Dans le District fédéral de la Volga, la baisse de la natalité est de 4,9% contre une baisse de –14,3% en janvier 2021.

La natalité augmente dans l’Oblast de Saratov (+3,7%), en Oudmourtie (+3,4%) et dans le Kraï de Perm (+0,5%).

– Dans le District fédéral de l’Oural, la baisse de la natalité est de -4,5% contre une baisse de –10,6% en janvier 2021.
La natalité augmente dans le district autonome de Iamalie (+12,1%) et dans l’oblast de Kourgan (+0,9%).

-Dans le District fédéral de Sibérie, la baisse de la natalité est de -2,2% contre –11,3% en janvier 2021
La natalité augmente à Tiva (+6,4%), en Khakassie (+5,9%), Kemerovo (+2,6%) et Irkoutsk (+0,5%).

– Dans le District fédéral d’extrême orient, la baisse de la natalité est de -1.6% contre –13,6% en janvier 2021.
La natalité augmente en Tchoukotka (+17,5%), à Sakhaline (+8,6%), en Zabaikalie (+3,4%) et à Saka (+1,3%).

Mortalité 

Février 2021 a donc connu 172.672 décès contre 143.179 décès en février 2020 soit une hausse de 20,6% et 29.493 décès en plus soit plus de 1.000 morts en trop par jour.
NB : février à 28 jours contre 31 jours en janvier.
Bonne nouvelle 21 sujets sur 85 voient une hausse de la natalité par rapport au même mois de l’année précédente, contre seulement 4 en janvier 2021.

En février 2021selon les données remontées par les sujets à Rosstat :
– 14.171 décès ont été enregistrés avec le Covid comme cause unique et principale de mortalité.
– 2 405 décès sont enregistrés pour lesquels on pense que le COVID-19 est la principale cause de décès, mais des recherches médicales supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la présence du virus.
– 1.954 décès sont enregistrés avec le Covid19 comme ayant contribué à l’émergence de complications qui ont accéléré le décès du patient.
– 5.984 décès ont été enregistrés avec le Covid mais celui-ci n’aurait pas eu d’influence sur le décès.

– Dans la Russie centrale la mortalité a augmenté de 24,7% avec des records de mortalité Koursk (+54,4%) et Briansk (+31%),
A Moscou la mortalité a augmenté de +28%.

– Dans le District fédéral du Nord-Ouest, la mortalité a augmenté de 27,3% avec des records en Carélie (+48,8%), en Nénétsie (+42,4%) et Mourmansk (+35,9%).

– Dans le District fédéral du sud, la mortalité a augmenté de 17,4% avec des records en Adyguée (+41,1%) et dans l’Oblast de Rostov (+25,1%).

– Dans le District fédéral du Caucase du nord, la mortalité a augmenté de 21,2% avec des records en Ingouchie (+68,9%), Karatchaïévo-Tcherkessie (+33,2%), Ossétie -Alanie (+31%) et Kabardino-Balkarie (+23,8%).

–  Dans le District fédéral de la Volga, la mortalité a augmenté de 18,4% avec des records dans l’Oblast de Saratov (+36,9%), Kirov (+25,2%), Mordovie (+23,3%) et Mari-El (+23,2%).

– Dans le District fédéral de l’Oural la mortalité a augmenté de 15,3%, avec des records dans l’Oblast de Kourgan (+24,9%), Khanty-Mansiysk (+22,4%) et dans l’Oblast de Tioumen (+20,5%),  

-Dans le District fédéral de Sibérie, la mortalité a augmenté de 14,8% avec des records dans de Kraï de l’Altaï (+22,4%), Novossibirsk (+18,6%) et Krasnoïarsk (+18,1%).
Nouvelle : 2 sujets ont enfin de la mortalité en baisse par rapport à février 2020 pré-pandémie : Tiva (-9%) et la république de l’Altaï (-4,9%).

– Dans le District fédéral d’extrême orient, la mortalité a augmenté de 23,5% avec des records dans l’Oblast de Magadan (+47,1%), la Zabaikalie (+28,3%), le Primorié (+26,3%) et l’Amour (+28,9%).
Nouvelle : la Tchoukotka a vu sa mortalité baisser de 3,2%.

Paris-Moscou, aller simple pour une vie normale

Alors que la France est reconfinée, la Russie a réussi à tirer son épingle du jeu. De retour dans son pays, la diplomate Ekaterina Kopylova goûte à nouveau les plaisirs simples des spectacles et des restaurants tout en s’interrogeant sur les causes de ces différences entre nous.

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Lorsque l’avion d’Aeroflot a touché le sol de Moscou le 11 mars dernier, je n’étais pas allée en Russie depuis plus d’un an. Les voyages en période de pandémie étaient fortement déconseillés aux diplomates russes, sauf pour motif impérieux, comme en l’occurrence la fin de ma mission de quatre ans et demi au sein de notre ambassade à Paris. Les rares connaissances ayant effectué un aller-retour dans les derniers mois m’avaient encouragée: « Tu vas retrouver la vie normale ». Le déjeuner de bienvenue organisé par mes proches dans un nouveau restaurant à la mode et le billet pour une comédie musicale ont acté la réalité de cette promesse.

J’avais plutôt bien vécu le premier confinement du printemps 2020, goûtant le luxe d’ordinaire inaccessible aux diplomates du recueillement et du silence, me consacrant aux traductions d’ouvrages géopolitiques et aux recherches juridiques. De plus, que l’on résidât en Russie ou en France, nous étions logés à la même enseigne: au même moment les autorités russes avaient pris la décision, face à cette menace d’autant plus préoccupante qu’inconnue, de décréter quelques semaines chômées, de fermer frontières, universités, écoles, restaurants et autres lieux publics, à Moscou – de bloquer les titres de transport des étudiants et séniors afin de les encourager à rester chez eux.

Après s’être déconfinées peu ou prou simultanément, la Russie et la France ont emprunté des trajectoires différentes, celle d’une marche déterminée vers une normalisation pour la première et celle d’un va-et-vient éprouvant pour la seconde. A la veille du deuxième confinement dans l’Hexagone fin octobre, en écoutant un serveur résigné à une nouvelle séquence du chômage, j’essayais, sans trop y parvenir, de trouver une explication au contraste entre les situations russe et française. Était-ce parce que les Russes étaient mieux fournis en lits d’hôpitaux, masques, gels, réspirateurs et autres équipements ? Parce que le protocole des soins administrés était plus efficace (mon grand-père en a notamment bénéficié)? A cause d’une meilleure organisation (la fluidité de l’aéroport de Moscou détonne avec les files d’attente à Charles-de-Gaulle)? L’instauration du troisième confinement n’a fait que renforcer cette perplexité…
L’annonce par Vladimir Poutine le 11 août 2020 de la création par le laboratoire Nikolaï Gamaleïa du premier sérum contre la Covid-19, appelé Spoutnik V, a suscité au mieux de prudentes réserves, au pire – des attaques manifestes. Elles m’ont fait penser à cette observation d’un secrétaire d’ambassade russe en poste à Paris en 1711: « Ici on ne veut même pas entendre les bonnes nouvelles qui parviennent de chez nous, et on ne les admet pas dans la presse ». Celle-ci n’a malheureusement rien perdu de sa pertinence. Cette tricentenaire constance dans le traitement des réussites russes aurait été remarquable, si ce n’était face à une maladie qui fauche tous les jours des vies et des pans entiers des économies nationales.

Aujourd’hui, 55 pays totalisant une population de 1,4 milliards d’individus ont homologué le SpoutnikV. Face à la pénurie des autres vaccins et à la controverse autour d’AstraZeneca et alors que certains pays d’Europe occidentale qui, rationnels, se disent, publiquement ou en privé, très intéressés par l’offre russe, les tergiversations des instances européennes ne peuvent que provoquer une sincère compassion pour les peuples qui n’ont que faire des bisbilles politiques et des intérêts des groupes pharmaceutiques.
Entretemps, en Russie deux autres vaccins sont venus renforcer le dispositif de prévention de la maladie : EpiVakCorona, déjà en circulation, et CoviVak, sur le point de le rejoindre. Par ailleurs, les essais sur des volontaires d’une version ‘allégé’ du SpoutnikV se contentant d’une seule injection et visant en premier lieu les 18-30 ans sont en cours. La campagne généralisée de vaccination a débuté le 18 janvier dernier. Vladimir Poutine y a participé en se faisant inoculer le 23 mars.

Aujourd’hui les universités accueillent de nouveau leurs étudiants et professeurs. Le concert à l’occasion du 7e anniversaire de la réunification avec la Crimée dans le stade Louzhniki de la capitale a réuni quelques milliers de personnes, quand bien même le taux de remplissage aurait été réduit par rapport à la capacité d’accueil. Le nombre journalier de nouvelles contaminations se maintient depuis plusieurs jours autour de 10 000.


Le 11 mars dernier, j’ai atterri dans un pays serein, actif, tourné vers l’avenir, tout en restant attentif. Lors de mon premier passage dans un supermarché, j’ai pris en photo une machine désinfectante pour chariots et un purificateur d’air et envoyé ces clichés à des amis français. Je redécouvre les menus plaisirs du quotidien.

Mon agenda se remplit de rendez-vous physiques. Il m’a juste fallu quelques jours avant d’arrêter de paniquer à l’approche des 18 heures. Entrée dans une salle de spectacle, j’ai été saisie d’une sensation d’euphorie. Mes proches sourient en me voyant remercier chaleureusement les serveurs de m’apporter des plats comme s’il s’agissait du plus beau cadeau qui m’ait été offert.

Ils ne se doutent pas que c’est le cas.

Source

Vaccination en RUSSIE (23/03/2021)

Ou en est on de la vaccination en Russie ?

Le site Gogov.ru est le principal agrégateur de données relatives a la vaccination en Russie.

Ou en est on ce 23/03/2021 ?

9 338 070 vaccins ont été réalisés contre 4 162 684 il y a un mois.

6 231 863 personnes. (4.25% de la population) ont recues une première dose contre
4 162 684 il y a 30 jours.

3 106 207 personnes (2.12% de la population) – ont recues une seconde dose contre 672 426 il y a 30 jours.

Les sujets qui ont le plus vaccinés en quantité

Moscou avec : 700 000 personnes (5,52% de la population de la ville).
La région de Moscou : 420 000 personnes (5,46% de la population de la ville).
Saint-Pétersbourg : 332 000 personnes (6,16% de la population de la ville).

Les sujets qui ont le plus vaccinés en proportion de la population

La Chukotka : 11,14% de la population
L’oblast de Sakhaline : 7,35% de la population
LA Nénétsie : 7,08% de la population

Situation au 23/02/2021