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Discours de Vladimir Poutine le 30.09.2022 pour le rattachement des Oblasts de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporojie

Vladimir Poutine : Chers citoyens de Russie, citoyens des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, habitants des régions de Zaporozhye et de Kherson, députés de la Douma d’État et sénateurs de la Fédération de Russie !

Des référendums ont eu lieu dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans les régions de Zaporozhye et de Kherson. Les gens ont fait leur choix, un choix clair. Et cela, bien sûr, est leur droit, leur droit inaliénable, qui est inscrit dans le premier article de la Charte des Nations Unies, qui parle directement du principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples.

C’est leur droit inaliénable du peuple et il repose sur l’unité historique, au nom de laquelle les générations de nos ancêtres ont pendant des siècles créé et défendu la Russie. Dans cette Nouvelle Russie (Novorossia0, Rumyantsev, Suvorov et Ouchakov se sont battus, Catherine II et Potemkine ont fondé de nouvelles villes.

Ici, nos grands-pères et arrière-grands-pères sont morts pendant la Grande Guerre patriotique.

Nous nous souviendrons toujours des héros du «printemps russe», ceux qui n’ont pas accepté le coup d’État néonazi en Ukraine en 2014, tous ceux qui sont morts pour le droit de parler leur langue maternelle, de préserver leur culture, leurs traditions, foi, pour le droit de vivre. Ce sont les guerriers du Donbass, les martyrs d’Odessa, les victimes d’attentats terroristes inhumains organisés par le régime de Kiev. Ce sont des volontaires, les civils, des enfants, des femmes, les personnes âgées, des Russes, des Ukrainiens et d’autres personnes de diverses nationalités.

C’est Alexander Zakharchenko, ce sont les commandants militaires Arsen Pavlov et Vladimir Zhoga, Olga Kochura et Alexei Mozgovoy, c’est le procureur de la République de Lougansk Sergey Gorenko. C’est le parachutiste Nurmagomed Gadzhimagomedov et de c’est tous nos soldats et officiers qui sont morts de la mort des braves lors de l’opération militaire spéciale. Ce sont des héros de la grande Russie.

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Nouveau Concept de la politique humanitaire de la Russie à l’étranger

Le président russe Poutine a approuvé le concept de la politique humanitaire du pays à l’étranger.

« La politique humanitaire de la Fédération de Russie fait partie intégrante de la politique étrangère. La culture joue un rôle particulier dans la sphère humanitaire en tant qu’outil efficace pour aplanir les contradictions entre les États et former un agenda international unificateur », indique le document.

Dans le concept, la Russie est caractérisée comme « le gardien et le protecteur des valeurs spirituelles et morales traditionnelles et du patrimoine spirituel de la civilisation ».

Le décret note également que lors de la mise en œuvre de ce concept, il sera nécessaire de prendre en compte l’augmentation du nombre de tentatives de minimiser l’importance de la culture russe à l’étranger, ainsi que les tentatives de discréditer le monde russe, ses traditions et ses idéaux.

Parmi les objectifs énoncés dans le document figurent :
– le soutien et la promotion de la langue russe en tant que langue de communication internationale à l’étranger
– la promotion de la culture russe à l’étranger
– la promotion de la science et de l’éducation russes
– la coopération dans le secteur du sport, dans le domaine du tourisme , ainsi que la coopération internationale de la jeunesse.
– la fourniture d’un soutien aux compatriotes vivant à l’étranger pour la préservation de leur identité culturelle russe. 
– la préservation du patrimoine culturel, à l’utilisation des médias e
– L’utilisation des “technologies modernes” pour former “une perception objective de la Russie sur la scène internationale”.

“Ce sont les médias de masse, principalement les chaînes de télévision russes et les “nouveaux médias” (réseaux sociaux, messageries instantanées et blogs), qui sont l’outil le plus efficace du “soft power”, contribuant à la vulgarisation de la culture russe et à la promotion du La langue russe à l’étranger, ainsi que la fourniture d’informations soutiennent divers événements humanitaires russes », indique le concept.

Il y est également indiqué que les liens entre la Russie et ses compatriotes résidant à l’étranger permettent à Moscou de « renforcer son image de pays démocratique travaillant à la création d’un monde multipolaire sur la scène internationale ».

Selon le texte, la Russie doit aussi accroître sa coopération avec les pays slaves, la Chine et l’Inde, et doit renforcer ses liens avec le Moyen-Orient, l’Amérique latine, l’Afrique, ainsi qu’avec l’Abkhasie, l’Ossétie du Sud et les républiques de Louhansk et Donetsk.

Extraits du discours du chef de l’État russe lors de la conférence “Artificial Intelligence Journey 2021” sur l’intelligence artificielle

J’ai deja écrit sur ce blog sur le thème du Conservatisme Dynamique russe, qui opère une fusion assez unique entre les valeurs traditionnelles et les nouvelles technologies.

Le président russe en 2020 avait rappelé que “L’avenir de l’humanité – c’est la génétique, la biologie au sens large du terme, les technologies de l’information, l’intelligence artificielle et tout ce qui concerne les activités à l’intersection de ces disciplines“.

Son discours lors des journées de l’AI à Moscou, n’a pas déçu les conservateurs dynamiques du monde entier.

Vladimir Poutine a clairement confirme la route que la Russie allait suivre dans les années qui viennent et notamment le TOUT AI et le TOUT Digital dont je parle souvent sur ce blog. Vladimir Poutine a même affirmé son intérêt pour les MetaVers comme écosystèmes d’avenir. Le président russe a aussi rappelé l’importance des valeurs morales et familiales qui devaient imprégner les humains en charge de la création de ces nouvelles solutions.

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Les technologies de l’intelligence artificielle sont véritablement devenues une partie de notre vie. Aujourd’hui, c’est un point d’attraction pour les créatifs talentueux prêts à rêver et à atteindre leurs objectifs et à la pointe de la pensée scientifique et technique.

Et il est important que de telles solutions de rupture, qui ouvrent des opportunités vraiment infinies, ne soient en aucun cas nuisibles, mais pour le bien de l’homme, contribuent à sauver notre planète et à assurer son développement durable.

J’espère vivement que nous discuterons définitivement de toutes ces questions dans le cadre de la conférence internationale “Sberbank”, qui est déjà devenue l’une des principales plates-formes mondiales de discussion sur le thème de l’intelligence artificielle.

(…)

Littéralement sous nos yeux, un paradigme fondamentalement différent des activités des entreprises, des entreprises et des industries entières est en train d’émerger.

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Cette transformation affecte non seulement l’économie, mais aussi la sphère sociale et le système d’administration publique. Et, bien sûr, les mégadonnées (BIG-DATA) et l’intelligence artificielle jouent ici un rôle clé. Celui qui utilise le mieux le puissant potentiel technologique dans l’intérêt des gens et de leur bien-être est celui qui gagne dans le monde moderne, celui qui gagne dans la compétition mondiale, et nous devons être parmi les leaders ici – par nous je veux dire notre pays, la Russie.

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Conservateurs dynamiques de tous les pays, unissez-vous !

L’excellent site Visegrád Post a récemment publié un article fort intéressant intitulé : « En quoi croit Moscou ? Le conservatisme russe n’est pas nécessairement le même que le conservatisme occidental » et m’a demandé de le commenter …

L’article a été écrit par un universitaire de la faculté des sciences humaines de l’Université de Szczecin et est paru dans un hebdomadaire libéral-conservateur polonais.

L’auteur affirme que la Russie aurait et promouvrait un conservatisme imparfait, sorte d’hybride de relents de néocommunisme, de nationalisme autoritaire, d’un État omniprésent et d’une Église orthodoxe caricaturale car vidée de son sens spirituel, preuve en serait les hauts taux de divorces et d’avortements. Étant majoritairement orthodoxe, la Russie ne saurait être un modèle pour une puissance appartenant au monde post-communiste catholique comme l’est la Pologne d’aujourd’hui.

Selon l’auteur : « Le conservatisme individualiste et libertarien des Polonais, issu de l’histoire particulière de l’aristocratie et de la petite noblesse de leur pays est tout simplement incompatible avec le conservatisme paysan, communautaire et autoritaire des Russes ».

Les conservatismes européens ?

Au sein des « nations » d’Europe de l’Ouest et/ou de l’Est d’aujourd’hui (hormis peut-être en Hongrie), les conservatismes qui s’y sont développés sont majoritairement des conservatismes superficiels voire passéistes ne portant en eux aucune réelle densité idéologique, ne permettant aucun changement en profondeur dans la société ni dans les peuples, et sont donc sans influence réelle sur le Destin des pays concernés, du moins sur la longue durée historique.

En France, par exemple, le conservatisme n’existe plus. Les conservateurs français sont éparpillés dans des partis politiques qui n’ont pas ou plus le pouvoir et les quelques élites conservatrices ne témoignent d’aucune énergie ni de capacité à bâtir un quelconque nouveau modèle. Au pire attendent-ils un nouveau de Gaulle et au mieux vont-ils chercher des modèles ailleurs, notamment en Russie.

Pour certains européens, l’Europe de Visegrád est un modèle, car identifiée comme une partie de l’Europe encore protégée et vivant « comme avant ». C’est pourtant curieux de penser que des pays ayant pris des dynamiques historiques et civilisationnelles pro-bruxelloises et pro-américaines pourraient sauver l’Europe et les Européens alors que leur avenir proche est déjà visible dans les rues de Paris, Malmö ou Bruxelles. Je n’inclue pas la Hongrie de Viktor Orbán qui est un OVNI mais n’a que 9,8 millions d’habitants et n’a donc pas la masse suffisante pour peser.

L’auteur du texte mentionne des dysfonctionnements russes profonds comme le trop grand nombre d’avortements et de divorces, et il a raison, mais il faut comprendre ces chiffres en gardant en tête que les dynamiques d’évolution sur la longue durée des divorces et des avortements sont bonnes (les deux sont en baisse), et que les autorités prennent des mesures volontaristes pour inverser ces tendances comportementales qui, quoi qu’il en soit, ne se changeront pas du jour au lendemain.

En parlant de tendances lourdes, l’auteur utilise le rejet de l’homosexualité comme une sorte de degré du caractère conservateur des sociétés, notamment en Pologne. Mais sur ce point, et malgré une gouvernance relativement conservatrice en Pologne, le pays profond évolue inévitablement et profondément vers plus de libéralisme sociétal puisque, par exemple, si le soutien au mariage gay était de 16% en Pologne en 2010, il atteignait 43% en 2017 et 45% en 2019. Dans le même temps en Russie, le soutien au mariage gay est passé de 14% en 2010 à 7% en 2019.

Sur le plan extérieur, la Pologne confirme le fort tropisme atlantiste et pro-occidental de son « pseudo-conservatisme ». Les conservateurs polonais, comme leurs adversaires progressistes, accélèrent la mise en orbite de leur pays autour du centre politique qu’est Bruxelles, dont les élites sociales-démocrates et mondialistes leur sont structurellement hostiles et leur mèneront une guerre totale d’extermination, comme elles l’ont fait en Europe de l’Ouest. C’est bien connu, Bruxelles ne tolère le nationalisme qu’en Ukraine, et le nazisme que dans les pays baltes car ces pays s’opposent à la Russie de Poutine.

Ne parlons pas du travail de fond des élites polonaises de tout bord, qui incluent les conservateurs, pour permettre la consolidation de l’OTAN dans l’Est de l’Europe – une OTAN dont les moteurs idéologiques sous-jacents sont, à n’en pas douter, bien éloignés des préoccupations des conservateurs polonais, français… ou russes.

La Russie

La Russie n’évolue pas via des ressorts identiques aux nations européennes. Elle sort de trois périodes totalitaires et déstructurantes que sont la période monarchiste autoritaire (qui toléra l’esclavage jusqu’en 1861), la période soviétique qui contribua à la création d’un homme nouveau (l’homo sovieticus) avec la destruction de l’identité religieuse et nationale et enfin la période post-soviétique libérale, qui, en une grosse décennie seulement, est arrivée à détruire la Russie sur le plan moral, sanitaire et démographique.

Et puis, un jour, « L’État, cette grande substance secrète de l’histoire russe qui en 1991 bascula dans le gouffre et fut réduite en cendres, s’est relevé, lentement, sûrement, de plus en plus rapidement, inébranlable et invincible dans son mouvement ascendant. Car en lui agit le destin. Et cet État a choisi Poutine pour conduire le processus historique en Russie. Ce n’est pas lui qui construit l’État, c’est l’État qui le construit. ».

Bien sûr, il n’est pas question de ne parler que de Vladimir Poutine, qui est le chef d’orchestre, mais bel et bien du produit de cet orchestre. Et cet orchestre travaille depuis 15 ans maintenant à bâtir, construire, définir, modéliser un nouveau cadre structurant. Un cadre politique, mais pas seulement.

Le conservatisme dynamique

La structure du nouveau conservatisme russe, telle que bâtie par ses créateurs, veut le transformer en autre chose qu’une simple idéologie. D’ailleurs ses créateurs le définissent comme une tentative d’aller au-delà du domaine de l’idéologie, d’en faire en quelque sorte une supra-idéologie, ce qui permettrait ainsi de dépasser les cadres idéologiques existants, jugés insuffisants et stériles, mais également de les englober.

Ce nouveau conservatisme a un nom : le conservatisme dynamique.

Tentons de formuler son essence propre : ce conservatisme dynamique doit avoir la capacité de se renouveler et se régénérer sans cesse pour combler les manques, les erreurs et les imperfections créés par l’Histoire, sans perdre son identité, et avoir toujours suffisamment d’énergie en réserve pour résoudre des problèmes inconnus, et préserver dans le temps un cadre identitaire grandissant et en développement permanent, suffisamment solide et surtout reconnaissable pour les nouvelles générations, afin de renforcer de façon permanente le lien entre les générations précédentes et actuelles.

Plus qu’un projet politique, le conservatisme dynamique russe est un authentique redémarrage civilisationnel, visant à l’instauration d’un nouveau système d’exploitation pour la Russie de demain.

Du reste, une autre dimension de ce conservatisme dynamique qui différentie les conservateurs russes de la majorité des conservateurs européens est à mettre en avant : le rôle civilisationnel accordé à la technologie.

En 2018, le président russe annonçait déjà la venue d’un « nouveau paradigme », né de la révolution numérique, et destiné à modifier le développement de l’État, de l’économie et de la société sous cette forme : « La vitesse du progrès technologique s’est brusquement accélérée. Elle augmente de façon spectaculaire. Ceux qui parviendront à traverser cette vague technologique iront loin devant. Ceux qui échoueront seront submergés et se noieront dans cette vague. Comme je l’ai dit, ces changements concernent toute la civilisation, et l’ampleur de ces changements appelle une réponse toute aussi puissante. Nous sommes prêts à la fournir. Nous sommes prêts à une véritable avancée. »

Conservateurs dynamiques de tous les pays : unissez-vous !

En réalité, la Russie et la Pologne font face à de nombreux défis historiques communs, qui dépassent largement les querelles de chapelles.

Selon moi, le principal défi commun est la question démographique, qui conditionne en partie, voire totalement, la capacité de ces pays à exister ou du moins à subsister dans 50 ou 100 ans, soit dans deux, trois ou quatre générations.

La crise démographique qui frappe l’Europe, la Pologne et la Russie est LE principal danger commun aujourd’hui, mais c’est la Pologne qui, en confiant son destin au Mordor bruxellois, prend le risque de finir comme les nations ouest-européennes.

À la recherche de modèles, les conservateurs français savent que le gaullisme ayant vécu, c’est le poutinisme qui est devenu le nouveau gaullisme.
Et c’est bel et bien le conservatisme dynamique russe qui pourrait devenir le modèle à suivre et une potentielle voie de survie pour faire face aux enjeux colossaux auxquels Polonais et Russes feront face au cours de ce siècle.

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