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Référendums en Ukraine : quelles conséquences territoriales et démographiques ?

Jusqu’au 27 septembre se déroulent les 4 référendums des 4 Oblasts de Lugansk, Donetsk, Zaporojie et Kherson.

En Rose la partie de ces Oblasts sous contrôle de Moscou, en jaune la partie sous contrôle de Kiev.

Sur le plan territorial et géographique que cela signifie t-il ?

Comme on peut le voir la Russie contrôle :
– 99% de la LNR (26 500 km2)
– 68% de la DNR (18 000 km2)
– 72% de Zaporojie (19 700 km2)
– 91% de Kherson ( 25 900 km2)
Soit un total de 90 100 km2 (70% de ces 4 oblasts) ce qui équivaut à environ 16% du territoire de l’ancienne Ukraine dont la superficie est de 576.604 km2.

Les résultats des Référendum concerneront les frontières administratives des Oblasts, c’est à dire les parties roses ET jaunes. Par conséquent, le 27 septembre, après l’absorption des 4 Oblasts, la Russie se sera donc agrandie de 135 330 km2 soit 23% du territoire de l’ancienne Ukraine.

Les frontières de la Russie se déplaceront et se situeront donc là ou indiqué sur la carte ci dessous.

Sur le plan démographique que cela signifie t-il ?

  • L’oblast de Donetsk avant la guerre comprenait 4,1 millions d’habitants
  • L’oblast de Lugansk avant la guerre comprenait 2,1 millions d’habitants
  • L’Oblast de Zaporojie avant la guerre comprenait 1,6 millions d’habitants
  • L’Oblast de Kherson avant la guerre comprenait 1 millions d’habitants

Il est difficile d’évaluer la population en DNR qui est le foyer actif du conflit militaire et L’Oblast le plus peuplé, mais la population de ces oblast, surtout en DNR a sans doute vocation, à terme, à revenir s’y installer, après l’intégration et la stabilisation.

Ces 4 oblasts comprennent donc 9 millions d’habitants, soit 22% de la population d’Ukraine, estimée au 01/01/2022 à environ 41 millions d’habitants.

Par conséquent au 28/09/2022 la population de la fédération de Russie atteindra 156 millions d’habitants.

Opération spéciale en image : jour 206

Le conflit des Drones

39 régions russes reconstruisent les territoires libérés d’Ukraine

Quelques 39 régions russes ont accepté d’aider à restaurer les zones déjà contrôlées par les troupes russes et la milice populaire principalement en LDN (voir image ci dessous).

J’ai déjà parlé du rôle dominant de Moscou dans la reconstruction du Donbass et notamment de la LNR et de Lougansk. Saint Petersbourg s’occupera de Marioupol avec Toula.

Le Tatarstan prendra par exmple en charge la ville de Lisishansk et Khabarovsk s’occupera de Debaltsevo.

Mais l’aide déborde du Donbass et s’étend aux autres territoires sous contrôle russe.

Les régions de Novgorod et de Penza se sont par exemple regroupées pour coopérer avec les zones sous le contrôle de l’armée russe de la région de Zaporozhye.

Krasnodar a organisé la livraison de fret humanitaire vers la région à Kupyansk, dans la région de Kharkov dont 20% est sous contrôle russe, ainsi que la création d’un groupe de travail avec des représentants de l’administration militaro-civile.

Certaines régions utilisent des fonds budgétaires pour aider le Donbass, tandis que d’autres impliquent des entreprises. Les fonds devraient être dirigés principalement vers la restauration des infrastructures et des équipements sociaux.

Que pensent les russes de l’opération spéciale en Ukraine ? (août 2022)

J’ai déjà publié quelques sondages (Voir la fin de ce message) sur l’opinion des russes sur l’Ukraine.

Kommersant a publié les résultats d’un sondage de rue.

59% des Russes estiment que l’opération militaire spéciale en Ukraine traîne en longueur, et 30% pensent que les hostilités dureront plus d’un an.

Dans le même temps, 60% des personnes interrogées soutiendraient la décision de Vladimir Poutine de lancer une “nouvelle offensive contre Kyiv”, mais dans le même temps 65% approuveraient également l’intention du président d’arrêter l’opération spéciale et de signer un accord de paix.

62% des Russes sont convaincus que l’opération spéciale est “certainement” ou “plutôt” réussie, et seuls 19% sont d’un avis contraire, et 19% ont du mal à répondre.

62% des hommes interrogés ne sont pas prêts à participer personnellement aux hostilités en Ukraine, s’ils en ont la possibilité – c’est cependant six pourcents de plus que dans une enquête similaire qui a eu lieu en la seconde quinzaine de mai.

29% des répondants ont exprimé leur désir de participer à l’opération spéciale, et le plus souvent les 45 à 59 ans (37%) l’avouent, alors que chez les hommes de 18 à 29 ans seulement 23%.

La menace de pénurie inquiète les Russes plus que l’utilisation de l’arme nucléaire.

La décision de Vladimir Poutine “d’annoncer demain le début d’une nouvelle attaque contre Kyiv” serait soutenue par 60% des personnes interrogées, 26% seraient contre. 65 % approuveraient une hypothétique décision du président « demain » d’arrêter l’opération spéciale et de signer un accord de paix et 28 % seraient contre.

En général, 52% des personnes interrogées sont favorables à la poursuite de l’opération militaire et 38% favorables à des négociations de paix.

Les auteurs de l’étude notent que sur la période de mi-mars à fin juillet, le ratio partisans et opposants à l’opération spéciale est resté pratiquement inchangé : 69% des sondés la soutiennent et 23% ne la soutiennent pas, tandis que 8 % ont trouvé difficile ou ont refusé de répondre.

Source

Le bêtisier de Liz Truss sur la Russie et l’Ukraine

Liz Truss vient d’être élue en succession de Boris Johnson 🙂

Quelles sont les principales bévues de la nouvelle dirigeante britannique Liz Truss concernant le dossier Russo-ukrainien ?

#BestOff :

▪️ En février, elle a annoncé qu’elle ne reconnaissait pas la souveraineté de la Russie sur les régions de Voronej et de Rostov.

▪️ Elle a déclaré que la Grande-Bretagne apportait un soutien aux “alliés baltes de l’autre côté de la mer Noire”.

▪️ Elle a qualifié l’Ukraine de pays qui “a connu les invasions auparavant – des Mongols aux Tatars”

▪️ Elle a annoncé un soutien “absolu” à tous les Britanniques qui iront en Ukraine pour participer au conflit, mais a ensuite changé d’avis et décidé qu’elle ne soutenait pas la “participation directe des troupes britanniques”.

▪️ Lors d’un des discours, elle a fait un lapsus, disant qu’elle se “battrait pour” Poutine, mais s’est immédiatement corrigée.

▪️ Elle s’est déclarée prête à utiliser des armes nucléaires si nécessaire, après quoi elle a été critiquée pour son attitude frivole sur cette question.

▪️ Enfin a déclaré qu’elle ne “ferait pas d’aumônes” à la population pour aider dans un contexte d’augmentation record des prix.

Opération Z en Ukraine : Jour 190.

Il y a maintenant 6 mois que l’opération Z a commencé et on commence à avoir un tableau plus clair et complet de ce qui s’est passé, de ce qui se passe et de ce qu’il pourrait se passer.

Sur le plan économique.

La situation semble, du moins pour l’instant, parfaitement sous contrôle, ce qui semble plus que surprendre nombre de gens avec qui je communique mais aussi les grands médias français.

Clairement sur le plan intérieur, rien n’a vraiment changé dans la vie des russes hormis une forte inflation sur les derniers mois, mais ce n’est pas propre à la Russie, tandis que le pays connaîtrait même une petite déflation depuis cet été (-0.35% en Juillet et -0.39% en juillet).
L’inflation en Russie sur un an n’est pas plus élevée que dans certains pays européens, comme par exemple les pays Balte.

Le rouble lui ne baisse plus comme on peut le voir ci dessous.
L’effondrement du rouble a eu lieu du 25/02 au 09/03 et ensuite il n’a fait que se renforcer.
Depuis mi-mai il s’est clairement stabilisé à autour de 60 roubles pour 1 euro.
Le rouble ne s’effondre pas et un rouble fort comme actuellement est même peut être devenu un problème pour l’économie russe, les autorités annoncent souhaiter le faire baisser à autour de 1 euro pour 70/80 roubles.

Du coté des réserves internationales de changes, elles s’élevaient à 580,6 milliards de dollars au 12 août 2022, contre 629,4 milliards de dollars le 25/02/2022 soit une baisse de 48,8 milliards de dollars ‘seulement’ en 6 mois de guerre.

Quand au taux directeur de la banque centrale, il était de 9,5% avant le 25/2, il a été monte d’un coup a 20% le 28/02 et ce jusqu’à début avril, et la banque centrale l’a ensuite fait baisser pour atteindre 8% le 25/07, son taux actuel.

Le taux de chômage est lui reste étonnamment bas pour l’instant, oscillant à entre 4 et 5%, mais cela s’explique.
Les grandes entreprises étrangères qui ont cesse leurs activités en Russie ont continué à payer les salaires de leurs dizaines de milliers d’employés, et nombreuses sont celles qui ont vendu leur business, sauvant ainsi le chaîne de sous traitance, et donc les emplois indirects.
Cependant, on constate une hausse du travail partiel et des statuts de’auto-employés qui sans doute maquillent un peu le tableau, le chômage devrait cependant et vraisemblablement augmenter en Russie cet automne et hiver.

Sur ce volet la : la victoire russe est quasi totale.
L’uppercut occidental a échoué.

Les raisons ? J’en vois trois principales :
– Les mesures politiques et économiques des élites russes qu ont démontré leur supériorité totale sur les élites occidentales, et surtout européennes.
– Le soutien politique de l’Asie, Chine et Inde surtout, qui ont largement soutenu la Russie par de massifs achats d’énergie.
– Une résilience de l’économie russe qui s’est montrée plus solide que prévu, déjouant tous les pronostics.
– La force exceptionnelle et profonde du peuple russe qui n’a “pas” paniquée et soutient clairement ses elites politiques.

Sur le plan militaire.

La carte ci dessous montre la situation au sol, les territoires en rouge sont les territoires sous contrôle de la Russie et de ses alliés.

La Russie et ses alliés contrôlent environ 18% du territoire ukrainien soit 99.600 kilomètres  carrés.
– 100% de la République populaire de Lougansk (26.682 km² sur 26.682 km²)
– 95,6% de l’Oblast de Kherson (24.513 sur 25.642 km²)
– 75,5% de l’Oblast de Zaporozhye (20.441 km² sur 27.049 km²)
– 60,3 % de la République populaire de Donetsk (15.996 km² sur 26.508 km²)
– 34,2% de l’Oblast de Kharkov (10.775 km² sur 31.436 km²)
– 5,21% de l’Oblast de Mykolaev (1.247 km² sur 23.938 km²)

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Dans le Donbass, des soldats ukrainiens épuisés racontent leur «enfer»: le récit de l’envoyé spécial du Figaro

Sous le couvert de l’anonymat, un groupe de combattants raconte le pilonnage incessant et la pénurie d’armes modernes près de Bakhmout.

Ils sont une poignée, quatre hommes, assis sans trop se dire grand-chose au
fond d’un des rares établissements encore ouverts de Kramatorsk. L’endroit n’est pas bien gai, avec sa tonnelle de tôle et ses chaises dépareillées où dort un vieux chat, mais il est ouvert et sert un peu d’alcool, chose désormais totalement interdite dans cette ville comme dans toute la partie du Donbass que contrôle l’Ukraine. Les vagues vêtements civils ne suffisent pas à cacher les pièces d’uniformes et les airs de soldats. Ils ont les traits tirés de fatigue.

Lentement, debout, ils lèvent de petits verres de vodka, étonnamment délicats à la mémoire de leurs amis tombés au front.

«On revient juste de deux semaines de combats. Un enfer», dit Yuri. Ces soldats ukrainiens ne sont pas autorisés à parler, alors ils ne donneront ni leur nom ni l’endroit exact où ils se sont battus. «C’est un petit point au sud de Bakhmout auquel personne ne faisait attention avant», détaille le sergent chef Alexii. Ce jeune trentenaire à la barbe drue, et «ses sections», une< centaine d’hommes au total, s’y sont installés au début août.

«Nous sommesla 2e compagnie d’infanterie légère», se contente-t-il de dire. Sa position, sur «une petite hauteur», l’un des rares reliefs que l’on peut trouver dans la plaine désespérément plate autour de la région de Donetsk, n’offre guère de protection. Des tranchées ont été creusées et deux «dots», sortes de petits bunkers ont été plantés. «Ça protège un peu mais les tirs russes sont incessants. Ils nous envoyaient tout ce qu’ils avaient, du mortier de 120 mm, mais aussi de l’artillerie, des roquettes Grad et même de l’aviation», raconte le sous-officier sur un ton égal.

Son seul petit bout de terrain pouvait être touché «40 à 60 fois par jour».

La 3e section, placée «un peu au nord des miennes», est particulièrement visée. «Un jour, un coup à ouvert d’un seul coup un de leur dot en deux, trente centimètres d’épaisseur de béton. En une fois. Je ne sais pas avec quoi ils ont pu faire ça.»

Les nuits sont pires. Les bombardements réguliers. Un soir, Alexii a même dû subir les chocs de munitions au phosphore blanc. «C’est assez beau. On ne savait pas ce que c’était. On aurait dit un feu d’artifice.»

Cette fois, la salve les ratera, ne causant aucune perte. «Les Russes tentaient de s’infiltrer et de placer des snipers. Mais ils n’y sont pas parvenus.»

Selon lui, la stratégie russe est toujours la même, simple et brutale. «Ils tirent à l’artillerie, puis ils lancent un assaut frontal à pied. On les a toujours repoussés», affirme-t-il. «Leurs pertes sont certainement très lourdes», imagine-t-il, sans franchement le regretter.

Yuri, qui n’a sans doute pas tourné la page de ses vingt ans et que des tatouages récents mangeant son bras et son cou ne parviennent pas à vieillir, narre aussi, d’une voix agitée, ses dernières semaines. «On reste dans la position presque tout le temps. Aux aguets. Parce qu’il y a les bombardements, les assauts, et puis les drones.» Leurs propres engins, le plus souvent des «machins civils offerts par le peuple d’Ukraine» mais aussi des «Orlan-10», des drones militaires russes rudimentaires.

«Le problème est que l’on ne peut pas savoir si ce sont des drones amis ou ennemis. Ça nous rendait si nerveux qu’au bout d’un moment on voulait tous les abattre sans chercher à savoir.» Les nerfs lâchent aussi en raison de l’isolement alors que les communications avec le PC, voire avec les unités voisines, sont compliquées.

«Les radios marchent bien mais elles ont une portée limitée. Bilan, au bout d’une semaine, on ne sait plus du tout ce qui se passe à plus de deux kilomètres», déplore Yuri.

Pour répliquer et éloigner un peu le danger, l’artillerie ukrainienne réplique.
«Mais beaucoup moins que les Russes. Peut-être une dizaine de coups par jour.» Dans ce coin du Donbass, les exploits des matériels livrés par les États-Unis ou l’Europe, les Caesar, les obusiers M-777 ou les lance roquettes Himars ne sont encore que des promesses lointaines. Ils doivent se contenter de canons russes, peu précis.

«Des 777, moi je n’en ai pas vu. Mais j’ai vu beaucoup de 200 et de 300», grogne Yuri, utilisant l’argot de l’armée soviétique qui, au plus fort des combats afghans, désignait les transports mortuaires par «200» et les ambulances transportant des blessés par «300».

Les pertes sont lourdes. Plus de 70 blessés lors de cette rotation, et «une vingtaine de morts», (NDAL sur 100 conbattamts donc) dont leurs deux amis au souvenir desquels ils boivent ce soir-là. «Ils sont allés en reconnaissance dans un BRDM et ils ont été touchés par un RPG. Tout a explosé», lâche Alexii. Le BRDM, ce véhicule de transport russe des années 1960, est selon lui «bon à rien».«Avec une munition adéquate, on peut percer son blindage.

Son régiment est immédiatement envoyé à Kiev pour défendre la ville menacée. «Je me suis battu à Irpin mais surtout à Hostomel.» Cet aéroport proche de la capitale est la cible d’un assaut des parachutistes russes. «Les combats ont été infernaux. Nous étions 200 pour appuyer nos forces spéciales, contre au moins 1500 Russes. On a eu beaucoup de pertes.»

Alors qu’en fin de journée, il part en éclaireur dans un parc avec Yuri, qui le suit depuis toujours, il est touché au bras. «Un shrapnel m’a ouvert le biceps», lance le sous-officier, en massant une longue cicatrice. Il aura un mois de rééducation avant de repartir au feu. À Kharkiv d’abord, puis dans le Donbass.

Pour Alexii, la chute de Lyssytchansk, début juillet, «a fait mal». Il y avait des amis et surtout, en 2014, il s’était battu pour en sortir «les pseudo-séparatistes et les Russes». Cette guerre-là, il l’a faite aux côtés des hommes des bataillons Aidar et Donbass, deux groupes proches des néonazis et à la réputation sulfureuse. Il affirme n’en avoir jamais fait partie.

«De toute façon, ces bataillons n’existent plus. Ils ont été intégrés à l’armée et aujourd’hui, ils ont pratiquement disparu.

Les hommes des premiers temps ont été décimés, et aujourd’hui les nouveaux ne sont plus très bons».

Ce manque d’expérience des «bleus», il ne la connaît que trop. «On avait pas mal de soldats qui faisaient leur baptême du feu, sans grande formation. Ils étaient terrorisés», détaille Alexii. Certains ont-ils fui les lignes? «Pas chez nous, mais ailleurs, oui, c’est arrivé».

Il est bien décidé à prendre «sur le temps de repos» pour encadrer ses nouveaux. «Il le faut sinon les pertes seront pires.»

La deuxième compagnie repartira bientôt en ligne. Ils ne savent ni où, ni quand.

«Tout ce que l’on sait, c’est que ce sera pourri.

Derrière lui, dans la nuit, «ses gars» lèvent un énième verre en direction du ciel noir.

Par Tanguy Berthemet – Publié le 21/08/2022 à 17:51,

Taux de fécondité en Ukraine par Oblasts

L’Est de l’Ukraine, Urbain a un Taux de fécondité plus faible que l’Ouest beaucoup plus rural.

Symbole fort, les zones avec Taux de fécondité les plus élevés sont la Crimée redevenue russe, la transcarpatie qui pourrait redevenir hongroise et les Oblasts de Volynie / Rivne, qui comptent eux trois pour 3,5 millions d’habitants seulement.

Carte d’Ukraine avec en gris les 4 oblasts sous domination russe (pas encore totale).

Avec qui Vladimir Poutine a t-il passe le plus de temps au téléphone depuis le début de l’opération Z

Et le gagnant est Emmanuel Macro avec 11 appels entre le 24/02 et le 23/06, a égalité avec Loukashenko mais sur une période plus étendue allant du 24/02 au 23/07.

Viennent ensuite le président du Kazakhstan, d’Allemagne, de Turquie, d’Israël, d’Azerbaïdjan puis d’Inde.

Une nouvelle expression et un nouveau verbe sont même apparus sur le RUnet (l’internet russe) ; Makronit (Макронить) ou le fait d’apeller quelqu’un sans raison et à n’importe quelle heure.

Source

Pertes militaires de la DNR

La république de Donetsk ou DNR, communique très clairement sur ses pertes.

La DNR est le sujet de forces alliées qui a subi le plus de pertes depuis le début de l’opération Z en Ukraine.

Le graphique ci-dessus montre clairement l’évolution du nombre de décès et de blessés et comme on peut le voir les pertes ont été croissantes et terribles jusqu’au milieu du moins de mars et depuis sont en constante diminution.

En bleu : les décès – En rouge : les blessés

Ci dessus les chiffres en colonne par semaine avec le nombre hebdomadaire de décès / blessés / nombre de décès moyen par jour / nombre de blessés moyen par jour et le ration de décès par blessés.

Comme on peut le voir, la situation ne s’est qu’aggravée du début du conflit pour atteindre un pic de décès de 232 morts sur la semaine du 18/03 au 24/03 et un pic de blessés de 871 cette même semaine.

Mi mars est la date a laquelle les autorités russes ont annoncé leur changement de stratégie et la concentration des opérations dans le Donbass.

Entre le 17/02 (date a laquelle l’OSCE a constaté un début d’offensive) et le 28/07/2022 les forces de la DNR ont donc perdu 2.484 soldats et ont eu 10.356 blessés mais la dynamique globale est fortement en baisse.