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Combien d’étrangers ont obtenu des permis de séjour permanents en Russie en 2020

Les permis de séjour permanents ou вид на жительство en russe sont le dernier statut légal avant de demander la nationalité russe, les titulaires de ces documents constituent donc la reserve démographique la plus certaine du pays dans les prochaines années car nombre d’entre eux devraient devenir des citoyens russes.

Au total en 2020 ce sont 223.221 permis de residence qui ont été attribués.

Quelles sont les nationalités s’étant vu attribués des permis de séjours permanent ?

  • Tadjikistan – 48.691 permis soit 21,8% du total.
  • Ukraine – 36.790 permis soit 16,5% du total.
  • Kazakhstan – 25.278 permis soit 11,3% du total.
  • Ouzbékistan – 24.055 permis soit 10,8% du total.
  • Azerbaïdjan – 19.359 permis soit 8,7% du total.

Quelles sont les régions attribuant des permis de séjours permanent ?

  • Région de Moscou – 25.673 permis (11,5%).
  • Moscou – 24 590 permis (11%).
  • Saint-Pétersbourg et la région de Leningrad – 14.803 permis (6,6%).
  • Territoire de Krasnodar – 10 .623 permis (4,8%).
  • Région de Sverdlovsk – 9 236 permis (4,1%).

Quelle est la répartition par districts ?

  • District fédéral du centre : 82.896 permis.
  • District fédéral du Nord-Ouest 28.861 permis.
  • District fédéral du Sud 26.457 permis.
  • District fédéral du Caucase du Nord 7.451 permis.
  • District fédéral de la Volga 28.243 permis.
  • District fédéral de l’Oural 24.589 permis.
  • District fédéral sibérien 23.276 permis.
  • District fédéral extrême-oriental 6.841 permis.

Source

Combien d’ukrainiens ont obtenu la nationalité russe de 1992 à 2020

Combien d’étrangers ont obtenu la nationalité russe de 1992 à 2020

Combien d’ukrainiens ont obtenu la nationalité russe de 1992 à 2020

1992 – 230 personnes
1993 – 1.287 personnes
1994 – 24.980 personnes
1995 – 73.110 personnes
1996 – 74.082 personnes
1997 – 81.551 personnes
1998 – 81.169 personnes
1999 – 66.849 personnes
2000 – 68.730 personnes
2001 – 72.449 personnes
2002 – 53.396 personnes
2003 – 7.623 personnes
2004 – 50.593 personnes
2005 – 94.133 personnes
2006 – 66.502 personnes
2007 – 55.424 personnes
2008 – 58.500 personnes
2009 – 62.025 personnes
2010 – 5.715 personnes
2011 – 7.783 personnes
2012 – 12.803 personnes
2013 – 15.646 personnes
2014 – 22.200 personnes

2015 – 67.400 personnes
2016 – 100.696 personnes
2017 – 85.119 personnes
2018 – 83.081 personnes
2019 – 299.422 personnes
2020 – 409.549 personnes

TOTAL : 2.102.047 dont 1.045.267 depuis le Maidan soit 49,7% des naturalisations.

NB : en 2014, les résidents de Sébastopol et de la République de Crimée ont reçu la nationalité russe dans le cadre de la loi constitutionnelle fédérale n° 6-FKZ du 21/03/2014. Ces naturalisations n’ont pas été prises en compte dans les statistiques annuelles du FMS mais le nombre total de passeports délivrés est de 2.293.673.

Le nombre de citoyens ukrainiens naturalisés à la citoyenneté de la Fédération de Russie par l’intermédiaire des ambassades et consulats du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie est de 19.900 sur la période allant de 1998 à 2020.

TOTAL : 2.121.947 mais avec Sébastopol et de la République de Crimée TOTAL de 4.415.620 sur les 10.377.424 étrangers qui ont pris la nationalité russe entre 1992 et 2020 soit 42% du total des naturalisations.

Concernant encore les ukrainiens et la Russie

– En 2020, 409.549 citoyens ukrainiens ont donc reçu la nationalité russe

– En 2020, 36.790 permis de séjour permanents ont été attribués à des Ukrainiens.
–> 124.528 Ukrainiens vivent en Russie avec un permis de séjour permanent.

– En 2020, 19.615 permis de séjour temporaire ont été attribués à des Ukrainiens.
–> 68,673 Ukrainiens vivent en Russie avec un permis de séjour temporaire.

– En 2020, ce sont 204 269 citoyens ukrainiens qui ont visité la Fédération de Russie lors de visites privées, 148.63 citoyens – pour le travail, 10 115 citoyens – à des fins d’études, 19.086 citoyens – comme touristes et pour d’autres raisons – 23.819 citoyens.

– Enfin il faut noter que dans les deux républiques du Donbass les naturalisations russes sont en forte croissance depuis le décret de Vladimir Poutine du 24/04/2019 facilitant la naturalisation des habitants du Donbass.
On estime qu’aujourd’hui 639.000 citoyens du Donbass ont reçu le passeport russe (sur un total d’environ 3,7 millions d’habitants pour ces deux républiques) soit 18% de la population dont une francaise 🙂

Source

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Combien d’étrangers ont obtenu la nationalité russe de 1992 à 2020

Ukraine : les masques de la révolution ?

Malgré les requêtes de l’ambassade ukrainienne a Paris que le reportage ne soit pas diffusé, les français ont quand meme eu le droit a avoir une “autre version des faits”, peu importe que l’on ne l’estime ou pas satisfaisante. les lecteurs de DISSONANCE peuvent regarder le reportage du courageux Paul Moreira en cliquant sur l’image ci-dessous.

Nous les laissons seuls juges de se faire leur propre opinion 🙂

Безымянный

Pour remettre les terribles événements dans le contexte reel, il faut également regarder de nouveau ce reportage (activez les sous titres en français) qui montre bien le niveau de manipulation et d’organisation de cette terrible journée :


L’OTAN et l’UE à l’œuvre à Odessa (www… realpolitiktv

Ukraine: pourquoi la France s’est trompée

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Xavier Moreau bonjour, vous êtes un Français établi à Moscou. Homme d’affaires et écrivain, vous dirigez le site d’analyse géopolitique Stratpol et vous publiez ce mois-ci un livre intitulé “Ukraine: Pourquoi la France s’est trompée” aux éditions du rocher.

Xavier Moreau bonjour, vous êtes un Français établi à Moscou. Homme d’affaires et écrivain, vous dirigez le site d’analyse géopolitique Stratpol et vous publiez ce mois-ci un livre intitulé “Ukraine: Pourquoi la France s’est trompée” aux éditions du rocher.

Xavier Moreau. « Ukraine : Pourquoi la France s’est trompée »
Xavier Moreau. « Ukraine : Pourquoi la France s’est trompée »

Sputnik: Pourquoi avoir écrit ce livre?

Xavier Moreau: J’ai voulu donner une argumentation aux Français qui croient à la nécessaire coopération franco-russe. Cette argumentation repose sur deux axes. D’une part expliquer que la France n’a pas d’intérêts en Ukraine, ni stratégiques, ni économiques. En tant que grande puissance européenne, notre objectif aurait dû être de maintenir la stabilité de la région et donc de contenir les appétits allemand, polonais et américain. D’autre part, la révolution de Maïdan n’est pas le triomphe du bien contre le mal, contrairement à ce qu’ont voulu nous faire croire les médias, les instituts et la diplomatie française. Continue reading

L’Ukraine va-t-elle s’effondrer?

imagesAlors que l’été 2015 se dirige vers son mois le plus chaud, un grand pays d’Europe semble inévitablement se diriger vers une forme de chaos dont on a du mal à imaginer ce qu’il pourrait en résulter.

La guerre civile qui n’en finit pas devrait vraisemblablement se terminer par un nouveau conflit gelé au cœur de l’Europe, transformant l’Ukraine en Etat littéralement enclavé entre la zone grise qu’est la Transnistrie à l’Ouest et le Donbass à l’Est

Pour autant, cette situation qui semble se profiler pourrait être la moins pire des solutions pour Kiev qui n’est désormais plus menacé que par un conflit ouest-est mais bel et bien par des secousses systémiques et identitaires attisées par la fragilité de l’Etat Ukrainien actuel et le risque d’effondrement économique plus réel que jamais.Ces secousses frappent tant le sud que l’ouest du pays ou encore la capitale et montrent parfaitement l’Etat de névrose qui est en train de gagner le pays.

A l’ouest du pays, à proximité de la frontière polonaise, des manifestants réclament: “le départ de la fraternité juive qui occupe le pouvoir” et souhaitent un pouvoir d’authentiques Ukrainiens. Dans l’ouest du pays toujours, mais vers la frontière slovaque/hongroise, des incidents armés ont eu lieu et des milliers de volontaires de groupes radicaux y remplacent les autorités légales du pays, inexistantes. Une situation qui pourrait avoir pour objectif de déplacer, dans une zone avec de fortes minorités, un conflit jusque-là cantonné à l’est du pays.

 

Conséquence de cette dégradation de la situation, à Kiev, ce sont des milliers de militants de Secteur Droit qui ont manifesté en cette fin du mois de juillet 2015 en appelant à la défiance du gouvernement de Kiev et à la destitution du ministre de l’Intérieur.Dans la région d’Odessa, les nouveaux dirigeants régionaux dont Mikhaïl Saakachvili, récemment nommé gouverneur de la région, ont considérablement accru la répression sur des leaders d’une minorité mal connue en Europe de l’ouest: les Gagaouzes, suspectés de velléités séparatistes. Les Gagaouzes, présents entre l’Ukraine, la Bulgarie et la Moldavie, ont réussi à fédérer contre eux un axe Kiev-Bucarest-Sofia hostile à une minorité surtout suspecte de fortes sympathies avec Moscou. La situation en Bessarabie ukrainienne est d’autant plus complexe que certains ressortissants faisaient partie des victimes du terrible massacre du 2 mai 2014, lorsque des dizaines de civils ont été brulés vifs et les survivants massacrés par des activistes pro Kiev.

A l’est du pays la contestation séparatiste ne cesse de s’amplifier et ce sont désormais les mineurs du Donbass qui s’engagent dans les unités militaires fédéralistes et contre le pouvoir central de Kiev qu’ils accusent de vouloir procéder à un génocide à leur encontre sur le modèle du génocide des serbes de Krajina en 1995, il y a tout juste 20 ans.Sur le plan économique, le pays va faire face cet hiver à une nouvelle crise énergétique qui sera vraisemblablement effroyable, les autorités se préparant à rationner l’énergie et n’alimenter le pays que selon des plages horaires définies.

Sur le plan démographique, le pays a en 18 mois perdu plus d’un million d’habitants, surtout des jeunes en âge de travailler qui sont partis très majoritairement en Russie (800.000 migrants) ou en Europe de l’ouest (Allemagne et Pologne…), tandis que le pays semble d’enfoncer dans une crise démographique qui rappelle les pires années de la Russie post-soviétique, lorsque le pays était au bord de l’implosion.

Dans le même temps, INTERPOL vient de suspendre son avis de recherche contre le président putsché Victor Ianoukovich et l’ancien premier ministre Nikolaï Azarov, lui aussi exilé et qui vient d’annoncer la constitution d’une sorte de comité en exil destiné à sauver l’Ukraine.

Alors que le pays se prépare à des élections locales durant l’automne, le dernier parti d’opposition, le parti communiste, vient d’être interdit d’y participer, accentuant les chances de la chancelante coalition au pouvoir actuellement d’y rester malgré le faible taux de popularité du président Poroshenko qui flirterait avec les 15% alors que ce dernier était élu il y a un an avec 57% des suffrages.Celui-ci, visiblement au bord de l’effondrement, a récemment multiplié les déclarations les plus fantaisistes, accusant la Russie de vouloir “envahir la Finlande et les pays baltes“, de vouloir “toute l’Europe“, “que l’Ukraine avait en un an bâti une des meilleurs et plus puissantes armées d’Europe” ou prenant la défense du groupe Pravy Sektor qui serait un “élément de la démocratie ukrainienne”.

On pourrait en rire si ce n’étaient pas près de 10.000 civils, dont des centaines d’enfants, qui étaient déjà morts dans l’est du pays, selon la présidente du comité contre la guerre Viktoria Shilova.

Apres une révolution ayant abouti à un coup d’Etat, 18 mois de conflit dans le Donbass, l’Ukraine est aujourd’hui au bord du défaut de paiement et se dirige vers une crise énergétique, politique et démographique qui pourrait mettre en péril son existence en tant qu’Etat et ce à très court terme.Est-on bien sûr que les sanctions contre la Russie, qui poussent Moscou vers l’Asie et laisse Kiev face à une UE sans ressources financières ni volonté politique claire, sont la meilleure façon de se préparer au potentiel effondrement de l’Ukraine?

Pendant qu’on traque l’agent russe, Pravy Sektor recrute en France

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Au cours du mois dernier, l’un des analystes russes contemporains les plus sérieux et compétents, Fedor Loukianov, a donné un entretien très intéressant à un magazine américain. Si l’interview mérite une lecture attentive, un des points de cet article est particulièrement intéressant.

Fedor Loukianov raconte sa discussion avec la collaboratrice du président allemand de la commission de politique étrangère du Bundestag, discussion qui illustre parfaitement le naufrage de l’élite ouest européenne et sa déconnection d’avec les peuples qu’elle est pourtant censée représenter, mais surtout défendre. Celle-ci lui affirme qu’il y aurait «un gros problème ici, en Allemagne avec la propagande russe de Poutine qui sape tout » et qu’ils auraient reçu « beaucoup de courriels critiquant notre président pour ses politiques critiquant la Russie sur l’Ukraine, comme étant trop dures, et ainsi de suite. ».

Fedor Loukianov lui demande alors si elle considère les critiques envers la politique allemande en Europe de l’est comme « un produit de la propagande de Poutine ». Celle-ci lui répond: « Oui, bien sûr ». M. Loukianov la laissa vraisemblablement confuse en évoquant la possibilité vraisemblable que ces critiques soient celles d’authentiques citoyens allemands qui utilisent leurs droits fondamentaux au sein d’une société dite démocratique.

Cette affaire arrive juste après le scandale qui a frappé une chaîne de télévision allemande ayant diffusé une émission réalisée par la chaîne russe RT. La chaîne a fait l’objet d’une procédure des instances de régulation à l’initiative de parlementaires locaux, persuadés que l’émission diffusée ne présentait que « le point de vue russe », « ne contribuait pas à former un tableau objectif » tandis que selon certains députés de gauche, « la chaîne RT serait trop proche du gouvernement ».

La liberté d’expression s’applique-t-elle à tous, sauf aux médias russes? Continue reading

L’Ukraine au bord du gouffre démographique

imagesLorsque l’on parle de l’Ukraine, on a souvent tendance à aborder sa situation économique catastrophique, en négligeant d’aborder l’état démographique du pays.

Ukraine et France avaient respectivement 41,5 et 41,3 millions d’habitants en 1939, soit juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, pour un territoire d’une superficie quasi-équivalente. Apres la Seconde Guerre mondiale la population de la France est passée à 39.660.000 habitants tandis que celle de l’Ukraine, qui a terriblement souffert du conflit s’est réduite de près de 7,5 millions d’habitants, pour atteindre un peu plus de 34 millions d’habitants.

Au cours de sa période soviétique, la population de l’Ukraine augmentera de près de 18 millions de personne en 46 ans, soit une hausse moyenne de 319.000 habitants/an, pour arriver à presque 52 millions d’habitants en 1991.Ensuite, pendant la période d’indépendance qui a débuté en 1991, l’évolution démographique est devenue catastrophique et l’Ukraine est entrée dans un long hiver démographique dont elle n’est pas encore sortie, contrairement à la Russie qui a réagi après 2005. De 1991 à 2013, soit en 22 ans, la population du pays est passée de 51.944.000 à 45.553.000 habitants soit une baisse totale de 6.391.000 habitants, ce qui correspond à une baisse moyenne annuelle de 290.500 habitants.

Cette baisse a été particulièrement prononcée entre 1996 et 2005, puisqu’en une décennie la population a chuté de 3.425.108 habitants, soit à une moyenne annuelle de 342.510 habitants. Si l’on devait comparer avec la Russie, qui a une population environ trois fois plus importante, cela correspondrait à une baisse annuelle de plus d’un million d’habitants. Continue reading

Quel avenir pour l’Ukraine entre l’UE et Moscou ?

imagesAlors qu’au début des évènements en Ukraine les belligérants occidentaux ont imposé leur opération de captation de l’Ukraine en laissant la Russie hors de la table des négociations, la situation semble s’être aujourd’hui totalement inversée.

Si « l’instant Crimée » avait déjà été analysé par certains comme symbolisant la fin du moment unipolaire qui régentait l’ordre européen, imbriqué au sein de la coalition occidentale et américano-centrée, il semble bien maintenant qu’une tendance au rééquilibrage entre Moscou et l’Union européenne soit en train de prendre forme, en Ukraine.Comme l’a parfaitement relevé l’expert en droit international Alexandre Mercouris, l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE ne prévoyait pas d’être un simple accord de libre-échange. En réalité c’était un dispositif pour faire de l’Ukraine une partie de l’Espace économique européen et du Marché unique soumis à la réglementation de la bureaucratie européenne de Bruxelles et à la juridiction de la Cour européenne de justice au Luxembourg. En clair, un traité visant à séparer pour de bon Ukraine et Russie. Continue reading