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Traité sur la sécurité Européenne

Le DRAFT proposé par le KREMLIN est disponible :
— en version anglaise
— en version Russe


Extrait :

Les pays signataires du Traité pour la sécurité européenne considéreront une attaque armée contre tout autre membre comme une attaque les visant, lit-on dans le projet de document publié sur le site du Kremlin.

«Un membre a le droit de considérer une attaque armée contre un autre membre comme une attaque contre lui-même. Conformément à l’article N° 51 de la Charte de l’Organisation des Nations unies (ONU), il a le droit d’accorder l’aide nécessaire, militaire notamment, à un membre attaqué jusqu’à ce que le Conseil de sécurité de l’ONU ne prenne les mesures nécessaires au maintien de la paix internationale et de la sécurité», lit-on dans le projet du document préparé par la Russie. 

Le 5 juin 2008, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de signer un Traité juridiquement contraignant pour la sécurité européenne afin de créer un espace euro-atlantique de sécurité collective qui donnerait des garanties de sécurité égales à tous les pays et organisations opérant dans cet espace.

L’Afghanistan 20 ans après le retrait des troupes soviétiques

Le cyprus mail publiait le 15 février dernier un article extrêmement intéressant sur les 20 ans du retrait des troupes Soviétiques d’Afghanistan, un Afghanistan qui reste dramatiquement au coeur de l’actualité. L’article original est en Anglais ici.

Et je me suis permis d’en faire une traduction en Francais ci dessous, pour mes lecteurs non anglophones.

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L’Afghanistan 20 ans après le retrait des troupes soviétiques
Par Benon SEVAN

Dimanche 15 février va marquer le 20ième anniversaire du retrait des troupes Soviétiques d’Afghanistan. Ce jour la, le dernier soldat Soviétique (le lieutenant général Boris V Gromov), commandant des troupes Soviétiques d’Afghanistan, traversa le «pont de l’amitié» qui relie la ville frontalière Afghane de Hayratan avec la ville de Termez, en URSS, marquant ainsi la fin de 9 ans de désastreuse compagne militaire Soviétique en Afghanistan, campagne militaire qui commença en décembre 1979.


Le retrait des 100.000 soldats d’Afghanistan fut terminé le 15 février 1989, poussé par les accords de Genève signés le 14 avril 1988 entre le Pakistan et l’Afghanistan, avec les États Unis et l’Union Soviétique comme garants.


J’étais présent à Kaboul durant la parade militaire du 15 mars 1988 qui marquait le début du retrait des troupes Soviétiques. L’union Soviétique ne considéra pas le retrait de ces troupes comme une défaite mais plutôt comme l’affirma le général Gromov comme «l’achèvement d’une mission internationale et le respect des accords de Genève; aucune de nos unités, même la plus petite n’a battu en retraire, c’est la raison pour laquelle nous ne parlons pas de défaite militaire«.


Lors d’un meeting tenu à l’ambassade Soviétique fortifiée de Kaboul, une semaine avant le retrait des troupes soviétiques, mon ami l’ambassadeur Yuliy Vorontsov, avec son sens de l’humour habituel, attira mon attention sur le très grand nombre de médias massés devant l’ambassade. «Je suis désolé qu’ils soient décus» dit il. «Ils attendent que je quitte Kaboul. Mais nous n’allons pas abandonner l’Afghanistan comme les Américains ont quitté Saigon en hélicoptère, alors même que la ville s’écroulait autour d’eux» ajouta t’il.

L’union Soviétique a échoué en Afghanistan non pas à cause de la persévérance militaire des combattants moujahidins soutenus par les États Unis et le Pakistan, mais parce que avant tout elle n’a pas réussi à conquérir les coeurs et les esprits des Afghans. Au lieu de cela, les Soviétiques ont concentré leurs efforts sur une solution militaire.

L’intervention militaire Soviétique n’a pas été coûteuse qu’à l’union Soviétique mais également au peuple Afghan : 1,5 millions de morts, 3 millions de réfugiés au Pakistan, 2 millions en Iran; 1 million de déplacés en interne et des milliers de mutilés, veuves et orphelins, le pays étant dévasté et infesté de mines.


Dès que les Soviétiques ont laissé l’Afghanistan, le peuple Afghan a été oublié et l’attention du monde s’est déplacé ailleurs. Il est regrettable que personne n’ai compris la leçon du retrait Soviétique d’Afghanistan. A ce jour, un prix très élevé est payé pour cette faute.


Dans le même temps, les Talibans se sont déversés sur tout le territoire Afghan et ont créé le chaos au Pakistan. Le faible gouvernement de Hamid Karzai n’a en plus pas contribué à amélioré la situation. Il semble que le président Karzai est perdu sa position acquise sous le règne de Bush et soit abandonné comme un citron pressé.

Le Pakistan paye lui le prix de son «engagement» dans les affaires Afghanes sous l’occupation Soviétique, lorsqu’il servait de ligne de front de la guerre froide. Le Pakistan procurait des caches et des abris aux moujahidins Afghans et les services secrets Pakistanais (ISI), qui dirigeait quasiment le conflit en Afghanistan, étaient eux impliqués dans le recrutement et l’entrainement de ces mêmes moujahidins.


Le Pakistan a également servi de courtier de transferts des fonds et de l’approvisionnement militaire (fourni à la base par la CIA et l’Arabie Saoudite), favorisant les leaders moujahidins les plus extrêmes comme Gulbuddin Hekmatyar, Ustad Abdul Rabi Rasul Sayyaf (tenu comme étant un des premiers à avoir invité Ossama Ben Laden en Afghanistan) et Mawlawi Mohammad Yunus Khalis.

J’ai régulièrement alerté les représentants des États Unis, du Pakistan et d’Arabie Saoudite, autant que d’autres impliqués dans l’aide aux groupes extrémistes Afghans en leur disant qu’ils feraient mieux de supporter les leaders Moujahidins plus modérés. je les ai alerté sur le fait que les «frankensteins» qu’ils étaient en train de créer viendraient un jour les chasser dans leur propre pays.

Lors d’un meeting avec le président du Pakistan de l’époque (Ghulam Ishaq Khan), il m’a été dit que le Pakistan était intéressé à avoir une «amicale république islamique d’Afghanistan». j’ai répondu que la politique menée allait au contraire mené l’Afghanistan a devenir un cimetière Islamique, et que les cimetières ne connaissant pas les frontières, il allait s’étendre au Pakistan.


J’ai eu des conversations similaires avec les anciens premiers ministres Benazir Bhutto et Nawaz Sharif. L’Afghanistan est devenu, et continue de devenir le terrain d’entraînement pour tous les groupes extrémistes du monde entier, de l’Algérie aux Philippines.

Il ne peut y avoir aucune solution militaire en Afghanistan. Il est regrettable que durant les années récentes, les États Unis et leur alliés se soient appuyés sur la même stratégie d’échec que celles des Soviétiques en Afghanistan. Durant les récentes discussions tenues à Munich malheureusement, l’accent à plus été mis sur une solution militaire impliquant que l’OTAN augmente ses troupes stationnées et l’engagement armé en Afghanistan.

Pendant que l’Afghanistan pose le «plus grand challenge militaire» aux États Unis, comme l’a récemment affirmé le secrétaire à la défense Robert Gates, il ne faut pas sous estimer le challenge que représente le risque grandissant dans certains cercles au Pakistan, particulièrement dans les cercles militaires , la résistance grandissante aux critiques Américaines sur le gouvernement Pakistanais afin qu’il accentue sa lutte contre le terrorisme. Selon certains rapports, il y a en effet une suspicion grandissante envers l’Amérique et ses intentions, particulièrement depuis l’établissement des relations stratégiques établies entre l’Amérique et l’Inde.

Avec le départ de l’administration Bush, obsédée par la lutte contre «le terrorisme» sans faire aucune distinction entre Islam et terroristes Islamiques, il y peut être un espoir que la nouvelle administration Américaine va modifier sa politique envers l’Afghanistan, en évitant les erreurs commises non seulement en Irak mais également en Afghanistan. La nomination de Richard Holbrooke comme représentant du président Obama en Afghanistan et au Pakistan est bienvenue. Il a l’expérience et le courage de dire les vérités dérangeantes. Les Afghans apprécient les fortes personnalités, ce qu’est Holbrooke.

Répéter la stratégie et la politique Irakienne en Afghanistan n’apporterait pas les mêmes résultats. Les énormes sommes d’argent distribuées aux chefs de tribus Afghans pour qu’ils empêchent l’évasion des Talibans et membres d’Al Qaida n’ont pas servi à grand chose, les mêmes chefs de tribus acceptant des sommes encore plus importantes du camp d’en face pour «aider» ces mêmes membres d’Al Qaida et Talibans à s’évader au Pakistan.
Cela me rappelle le proverbe : «Vous pouvez louer un Afghan, mais vous ne pouvez pas l’acheter«.

Pendant que la sécurité en Afghanistan est impérative — donc il est impératif d’avoir des forces armées — celles ci devraient être utilisées pour supporter l’effort diplomatique et le processus de développement. Si l’actuelle option militaire se développe, l’Afghanistan deviendra l’Irak de la nouvelle administration Américaine.

Il est par conséquent essentiel d’établir un programme coordonné d’assistance humanitaire, fournissant des fonds suffisants dans le domaine social et économique, incluant l’éducation, des projets ou la réforme essentielle des institutions gouvernementales. Il y a un besoin majeur de programme de reconstruction d’infrastructures. Il est essentiel de comprendre et respecter les traditions Afghanes, en y incluant les structures tribales.

Les Afghans doivent complètement participer au développement des programmes concernés et être les maîtres du processus dans son ensemble. Simultanément, des négociations doivent être entamés avec tous les Talibans qui ne sont pas membres d’Al Qaida, et qui sont «prêts» à une réconciliation. Cela est parfaitement soutenu par le président Karzai.

Dans un de mes premiers rapports de kaboul au siège des Nations Unies à New-York, j’ai un jour écrit : «Je vois la lumière, mais pas le tunnel. j’ai bien peur que nous ne devions creuser le tunnel nous mêmes

Voila ambassadeur Holbrooke, c’est exactement ce qui doit être fait sans délais. je vous souhaite bonne chance. Il est impératif néanmoins d’impliquer tous les voisins de l’Afghanistan, incluant l’Iran, pour creuser ce tunnel.

Benon Sevan, ancien secrétaire général adjoint aux Nations Unis, a servi comme représentant du secrétaire général des Nations Unis en Afghanistan et au Pakistan (1989-1992).

Copyright © Cyprus Mail 2009

C Новым Годом 2009 ! Bonne année 2009 !


Я надеюсь что 2009 принесёт Вам успех, счастье и оправдает Ваши надежды.

I hope that 2009 will provide you with success, happiness and will meet your expectations.

Je souhaite que 2009 vous apportera succès, joie et saura répondre à vos attentes.

De la crise en Ukraine

La Crise, la crise me disent mes amis Russes ! Certes les derniers chiffres officiels du gouvernement sont inquiétants, la Russie devrait connaitre pour 2009 un taux de croissance a peine supérieur a 2% et un budget lourdement déficitaire.

Pour autant, la situation ne semble pas aussi dramatique qu’en Ukraine, pays au bord de la faillite mais aussi de l’explosion, entendez de la sécession. Il y a quelques jours, j’écrivais sur ce blog un article intitulé «l’Ukraine au bord du gouffre».

Il semble que cet article avait lourdement sous estimé la dégradation de la situation.L’état n’a comme chaque année pas honoré ses dettes et cette gestion calamiteuse va encore avoir des conséquences néfastes sur les Européens, l’Ukraine étant un point de passage du gaz vers l’UE. L’état Ukrainien a de plus voté un budget digne d’un film de science fiction alors même que le pays s’enfonce dans une situation alarmante, lisez le témoignage d’un francais résidant en Ukraine depuis 15 ans, c’est absolument effroyable, à lire la

Plus inquiétant sans doute, les connivences et manipulations politiques de certains hauts responsables Russes avec des hommes d’influences et de lobby, comme on peut le lire sous GoogleNews

A mettre en exergue avec dans le même temps la logique politique de l’administration Serbe qui a bien compris le rôle que pouvait s’attribuer la Serbie en devenant un maillon de South Stream et en permettant d’acheminer le gaz Russe vers l’UE !

2009 année de contre révolution de couleur ?

De la crise financière ..

Deux commentaires intéressants du commentateur Igor Panarin (Игорь Панарин) :

La crise financière Russe comme conséquence des médias Occidentaux
» La panique sur le marché boursier russe a été créée artificiellement par d’habiles opérations médiatiques auxquelles les dirigeants russes des sphères économiques et financières ne s’opposent pas. En effet 70 % des investisseurs sur le marché des valeurs russes étaient des étrangers. Et leur fuite de « l’îlot de stabilité » s’est produite jour pour jour après le discours virulent de Condoleeza Rice qui appelait à punir la Russie de sa reconnaissance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. Nous en voyons les conséquences. La Russie ne pouvait être touchée que par l’effondrement de son marché boursier. Les autres ripostes possibles, exclusion du G8 ou sanctions économiques n’auraient eu sur nous aucun effet «.

La « théorie du complot » contre la Russie n’est pas un pur produit de notre imagination, écrit KM.ru. Il suffit de se rappeler comment a été imposé le « marché » en Russie. En 1990, le G7 réuni à Huston a approuvé un programme de réformes économiques pour l’URSS. En 1992, la Russie est entrée au FMI. Le gouvernement Eltsine –Gaïdar a signé avec le Fond une « Lettre d’intention », s’engageant à appliquer les programmes de la « période de transition », les lois et les codes établis unilatéralement par les experts du FMI. Cela signifie que l’installation de l’économie de marché et de ses institutions a été entièrement remise entre les mains du FMI, qui représente les intérêts des USA et de l’UE. Dans la Constitution russe de 1993 a été inscrite cette clause : « Si des accords internationaux de la Fédération de Russie prévoient d’autres règles que celles qui sont fixées par la loi, on appliquera les règles des accords internationaux ». Autrement dit, la Russie est gouvernée de fait par l’extérieur.

En été 1991, le « Groupe de travail commun » (dont le coprésident du côté russe était Grégori Yavlinski) a présenté à la commission sénatoriale pour les relations extérieures des USA un plan de réformes « Une fenêtre d’opportunité. Transition de l’Union soviétique vers une démocratie à économie de marché ». Il réclamait pour sa mise en œuvre de 60 à 250 milliards de dollars. Le Congrès a décidé qu’il fallait « aider » la Russie à élaborer et mettre en place les programmes de la « période de transition », mais seulement sous forme de crédits commerciaux. Afin de garantir ces crédits, le gouvernement de Tchernomyrdine a confié aux USA et à l’UE les réserves en or et en devises (ROD) de la Russie.

Ce que les USA ont gagné grâce à la période de transition a été magnifiquement exprimé en 1995 par le président en exercice Clinton : « Les dix dernières années de notre politique envers l’URSS … ont démontré la justesse de nos prises de décisions visant à écarter l’une des plus grandes puissances du monde… Nous avons réussi ce que s’apprêtait à faire le président Truman à l’aide de la bombe atomique… A une différence près : nous avons gagné un réserve de matières premières… Oui, nous avons dépensé pour cela des milliards de dollars, mais dès aujourd’hui nous sommes pratiquement rentrés dans nos fonds ».

(La suite a lire ici)

L’Amérique vers une nouvelle guerre de sécession ?
La crise économique mondiale risque de provoquer l’éclatement des Etats-Unis, a estimé le politologue Igor Panarine dans une interview publiée lundi dernier par le quotidien russe Izvestia. Docteur en sciences politiques et doyen de la faculté des relations internationales à l’Académie diplomatique du ministère russe des Affaires étrangères, M. Panarine est persuadé que les Etats-Unis se scinderont d’ici l’automne 2009 en six parties: la côte pacifique, les Etats hispanophones, la côte atlantique, les cinq Etats peuplés par des Indiens et le Nord pro-canadien.

D’abord, il s’agira du littoral pacifique des Etats-Unis. Il suffit de citer San Francisco où 53% des habitants sont d’origine chinoise*. Cette région passe progressivement sous l’influence de la Chine, c’est évident. Le Sud est peuplé par des Mexicains, et l’espagnol est par endroits une langue officielle, alors que le Texas lutte ouvertement pour son indépendance. La côte atlantique est ethniquement et mentalement tout à fait différente par rapport au reste du pays. Enfin, il y a les Etats dépressifs du centre. Je vous rappelle que cinq Etats du centre des Etats-Unis, peuplés par des Indiens, revendiquent leur indépendance. Le nord du pays est sous l’influence du Canada.

M. Panarine juge vulnérable l’organisation politique des Etats-Unis où chaque Etat possède sa propre législation. Enfin, d’après lui, la crise a révélé d’importants clivages entre les différentes élites. «Aux Etats-Unis, il y a deux groupes: les «mondialistes» et les «étatistes» (…). Des représentants de ces deux clans figurent aussi bien dans le Parti démocrate que dans le Parti républicain».

Les problèmes financiers s’aggraveront aux Etats-Unis. Des millions d’Américains ont déjà perdu leurs épargnes, alors que l’inflation et le chômage sont en hausse. General Motors et Ford sont au bord de la faillite, ce qui veut dire que des villes entières se retrouveront sans emploi. La grogne monte, elle n’a été enrayée jusqu’à présent que par la campagne électorale et l’espoir d’un miracle Obama. Mais, d’ici le printemps, il sera clair qu’il n’y aura pas de miracles.

Après le crash de Wall Street, les Etats-Unis céderont leur place de régulateur mondial à la Chine et à la Russie, deux pays disposant d’énormes réserves de change. Pour éviter des bouleversements en raison d’une éventuelle paralysie économique aux Etats-Unis, la Russie devrait développer le rouble en tant que monnaie régionale et créer une bourse du pétrole en roubles.

(La suite à lire la)

* NDLR du 21 janvier 2009 : le chiffre de 53% d’habitants d’origine Chinoise annoncé par Mr PANARIN «peut» sembler excessif, Wikipédia annonce lui un timide 20%, ici

L’Ukraine au bord du gouffre ?

Alors que la fin de l’année se profile et que l’hiver s’abat sur l’ex URSS, l’Ukraine a toujours une dette conséquente et pas soldée envers la Russie, dette avoisinant les 2 milliards de dollars. Cet impayé, additionné à la crise politique de plus en plus violente qui frappe le pays et à la crise économique violente de ces derniers jours, pourrait rapidement amener à un conflit ouvert entre ces deux pays.
La monnaie Ukrainienne a dévissée ces jours ci de façon importante, entrainant en grande partie l’explosion de la toute fraiche coalition entre orangistes foncés et orangistes bleutés, Ioulia Timoshenko ayant même déclarée : » se situer dans l’opposition aux fonctionnaires tels que le président ukrainien, le président de la Banque nationale Ukrainienne et tous les groupes criminels qui les entourent .. Et regretter d’avoir soutenu M. Iouchtchenko lors de la révolution «orange» de 2004«.

Cette tension croissante pourrait amener l’état à une situation critique selon le parlement de la Rada (la chambre des députés Ukrainiens) Vladimir Litvine : » La situation actuelle pourrait provoquer l’effondrement de l’Etat ukrainien. Nous traversons une crise non seulement économique et politique, mais également identitaire (…). Notre Etat état a été bâti selon un modèle étranger, sans tenter de l’adapter ni d’en développer l’idée à notre manière. La faiblesse de notre Etat n’a fait qu’aggraver les conséquences du cataclysme mondial dont nous ne faisons que commencer à sentir les effet. Nous sommes arrivés à un seuil critique au-delà duquel soit nous entrerons dans une nouvelle ère, soit ce sera la Ruine «.

Tout aussi symptomatique, l’émergence identitaire de la communauté des Russyns.

Drapeau Rusyn

Celle ci est en tension croissante avec l’état Ukrainien et certains parlent même des germes d’une Ossétisation de l’Ukraine.

Carte historique de la communauté Rusyn

A voir notamment, le discours du «barde» de cette communauté Dmitry Sedor

Pour en savoir plus sur les Rusyns, vous pouvez consulter ce blog ou encore le «Rusyn Media Center«

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Une autre nouvelle extrêmement intéressante, trouvée sur le site de l’abominable fasciste Paul GOBLE : » Moscou peut désormais offrir la nationalité Russe à plus de 8 millions d’Ukrainiens .. Les citoyens habitant en Ukraine, et qui sont des citoyens de l’ex URSS souhaitant recevoir la nationalité Russe auront à prouver qu’ils ne vivent pas depuis au moins 5 ans au sein de la fédération Russe dans les cinq dernières années, ainsi qu’à justifier leurs revenus et démontrer une connaissance de la langue Russe. Un grand nombre de citoyens d’Ukraine pourraient demander la nationalité Russe (en plus de leur nationalité Ukrainienne) et se trouver alors en conflit avec la loi Ukrainienne qui interdit scrupuleusement la double nationalité. Dès lors Paul Goble y voit une préparation d’une ossétie géante, en vue de préparer la scission du territoire entre sa partie Européeene (à l’ouest en Orange) et sa partie pro Russe (à l’est en bleu).

Le ministre des affaires étrangères a séchement affirmé que si Moscou n’avait pas d’intentions belliqueuses et cachées à l’égard de l’Ukraine (les experts pensent que la mesure en question est plus un coup de pouce pour répondre aux problèmes démographiques que rencontre la fédération Russe). Néammoins le ministre y répète le mécontentement de la Russie face au comportement de l’état Ukrainien face à ces minorités (notamment Russe soit 30% de la population), mais aussi son obsession d’adhérer à l’OTAN malgré l’opposition de sa population, (violant ainsi les règles élémentaires de démocratie populaire) tout en faisant le choix de s’éloigner de son voisin Russe. Il y explique aussi l’incompréhension de Moscou face aux prises de positions virulentes en soutien de l’agression Georgienne en Ossétie, ainsi que face aux mesures d’exclusions de la langue Russe des médias officiels, bafouant ainsi le droit à l’information de plusieurs millions de citoyens. Enfin Moscou rappelle Kiev à l’ordre sur le traitement historique des évenements de la seconde guerre mondiale, appellant génocide organisée par Moscou la famine des années 30 (NDLR tout en ne se choquant pas d’ériger des monuments de mémoire aux nazis) et en constatantle développement de la Russophobie et de l’anti-sémitisme.

Pour information juste : ci dessus la carte de front de l’ukraine en …. 1918 !

Finalement, tout est illustré dans cette vidéo ci dessous, ou les cow_boys adjoints du pentagone auraient mieux fait de ne pas agresser l’ours paisible !

Enfin ce commentaire très intéressant d’un voyageur «innocent» et de son ressenti sur l’Ukraine pré-anarchique de Iouchenkon, celle qui prétend adhérer à l’Union de Bruxelles .. Ce commentaire va dans le sens de cette analyse TRES juste qui constate l’effondrement des révolutions de couleurs partout ou elles ont eu lieu.

Le temps de penser

Extraits :Il y a un épuisement général du modèle américain, un petit peu comme la fin du 19ième et le début du 20ième siècle avec la fin de l’hégémonie de la Grande Bretagne. Quand a l’Europe, elle a une crise d’identité qui va bien au dela de la question de l’élargissement car elle est fondamentalement une création de la guerre froide. Il s’agissait en effet de créer un «pendant économique» de l’OTAN. Mais à la fin de la logique historique des blocs, l’Europe est devenue une sorte de traductrice de la politique Américaine sur le continent, promouvant ainsi au coeur du continent.
Aujourd’hui l’hégémonie Américaine est en crise et le mondialisme aussi, quelle est l’identité de l’Europe ?

L’intervention en Afghanistan si elle est légitime dans sa «volonté» de réduire l’influence globale des Talibans impliquerait logiquement de travailler avec les pays «limitrophes» et concernés, comme la Chine, la Russie, les pays d’asie centrale et l’inde qui n’a pas interet a un pakistan déstabilisé. Qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire se rapprocher de l’Organisation de la coopération de shanghai.
Il ne peut pas y avoir de démocratie si vous ne définisez pas un cadre… La démocatie implique la définion de ce qui est dedans et de ce qui est dehors. Et c’est ça fondamentalement la question de la souveraineté.
Il y a une tentative en Russie depuis l’intervention Américaine en Irak pour essayer de penser un cadre cohérent pour les relations internationales entre d’un côté la volonté de l’hyperpuissance Américaine et de l’autre l’idéologie de Bruxelles qui réduit les relations internationales à un simple respect de règles légales. Nous devrions regarder avec attention les textes Russes comme le discours de Munich de Vladimir Poutine qui traduit une pensée profondément Européenne mêlant démocratie, droit et souveraineté.
Mr Royal, Mr Bayrou et Mme Royal n’ont absolument pas repensé la politque étrangère de la France, nous sommes très loin du saut qualitatif nécessaire pour un réajustement de la position de la France dans le monde.Nous avons tous pensé le futur en regardant le passé, c’est le syndrome francais des années 30, il a mené à la défaite de 40.

Je suis par conséquent pessimiste sur l’avenir de mon pays.

On peut parler de cet espèce de parti de l’étranger pro-américain que nous avons dans notre pays. Ils ont détruits profondement le concept d’universalisme qu’il y avait dans les droits de l’Homme.

De 1945 aux années 1970, du point de vue spirituel, la Russie fut le plus grand pays du monde.

A lire dans le dernier courrier de Russie (N°135) , une interview pour le moins décapante de АЛЕКСАНДР ПРОХАНОВ, le rédacteur de la revue ZAVTRA.
Extraits :
L’âme Russe s’est concentrée dans la victoire de mai 1945. L’événement est une église en soi, immense, colossale, bâtie par les hommes soviétiques. La Russie des tsars est morte justement car elle avait perdu l’âme russe. Alors, cette dernière s’est fait pousser des ailes rouges et s’est envolée. Elle est tombée dans le piège de la guerre civile mais Staline l’en a fait sortir. Il a transformé la Russie en une grande puissance où les talents russes se sont épanouis. Des paysans qui labouraient la terre devenaient chercheurs et cosmonautes. Ensuite, ils ont pris Berlin ! De 1945 aux années 1970, du point de vue spirituel, la Russie fut le plus grand pays du monde.

Ensuite, des vers sont venus. De petits vers qui dorment la nuit et qui, dès qu’il commence à faire chaud, se mettent à grignoter la pomme russe. Et c’est alors que l’empire succombe.Ces vers sont les adeptes des idées libérales. Les ennemis de la centralisation russe, qui seule permet de rassembler des territoires, d’accumuler des ressources. C’est l’empire qui rend possible la construction de Saint-Pétersbourg ou la découverte du pôle Nord…Ces libéraux sont des gens qui ne souhaitent pas vivre dans un empire et appellent à le disloquer en quatre vingt états indépendants, sous prétexte que cela facilitera leur intégration dans l’Union Européenne…

 

Nous avons survécu aux années 1990 qui nous ont transformés en cochons. Ensuite, Poutine est arrivé. Il a fait revenir la Russie dans le contexte impérial, mais il a conservé une économie néo-libérale qui ronge les racines de notre état, le cinquième empire comme je l’appelle. Pour que le régime impérial actuel réalise pleinement son potentiel, la Russie doit se développer, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

La Russie est une alternative à la direction occidentale. La Russie doit redevenir un pays de créateurs, de héros et de chercheurs. Elle ne doit pas se mesurer au nombre de ses cuvettes de wc mais à celui de ses vaisseaux spatiaux. Elle ne doit pas aller gaspiller son argent à Courchevel, en compagnie de femmes aux pubis dorés, mais investir dans la résolution des pro-blèmes extrêmement complexes, comme la victoire sur la mort. Ces objectifs doivent mobiliser les Russes pour la création d’une grande science, d’une grande culture et d’une grande église.

 

Ce qui empêche la Russie de se développer sont les gens rassasiés, lourds et dénués de spiritualité que l’on trouve au pouvoir.

Aujourd’hui le monde n’a le choix qu’entre le fascisme et le socialisme. Le projet libéral est mort. Il a créé une surhumanité qui dévore les ressources du monde, laissant un grand terrain vague derrière elle. Il faut le délaisser complètement, comme on l’a fait déjà avec l’Afrique, ou bien le reconstruire d’après les paramètres de la justice universelle, voilà le nouveau socialisme du XXI siècle.

Regardez les Etats-Unis. Ils ont affirmé leur puissance uniquement dans le contexte impérial. Le jour où ils arrêteront d’être un empire, ils se transformeront en un tas de déchets dont personne ne voudra. La France a aussi connu ses heures de gloire quand elle était un empire, royal ou napoléonien. Le gaullisme a été une tentative ratée pour restaurer les principes spirituels qui fondent un régime impérial. À l’heure actuelle, la France fait de la peine. C’est un pays en perte d’identité qui subit une arabisation intense. Notre-Dame de Paris a toutes les chances de devenir un jour une mosquée. L’avenir de la France se joue entre une dictature fasciste, comme moyen de sauvegarder le patrimoine français, et la transformation en une masse informe. D’ailleurs, c’est un choix auquel toute l’Europe est actuellement confrontée.

L’empire est une union harmonieuse d’espaces, de peuples, de cultures et de religions ayant pour but de produire un effet créateur maximal. C’est justement ce que l’empire russe représente. L’individu ne peut réaliser pleinement son potentiel que dans un empire. En dehors, il se transforme en un consommateur qui n’a qu’une seule liberté, celle des membranes muqueuses. La liberté est une formule qui permet aux uns de devenir riches et transforme les autres en esclaves. Le monde n’est pas fondé sur les principes de la liberté, mais sur ceux de la justice.

Pour remporter la victoire de 1945, le peuple russe a dû parcourir en cinq ans la distance d’une centaine d’années. Il ne l’aurait jamais fait si l’on n’avait pas opprimé sa liberté. Dans le cas contraire, on n’aurait eu que des fours crématoires partout. Et, à la place de Moscou, il y aurait eu un lac, comme l’opération Barbarossa le prescrivait.

La suite ici

Forum international de jeunesse de la CEI

 

Le forum international de jeunesse de la CEI (Communauté des États indépendants, entité intergouvernementale composée de 12 anciennes républiques soviétiques) a tenu ses portes a Moscou à la fin du mois de novembre. L’organisateur de ce forum était l’association “http://www.molgvardia.ru/”, organisation de jeunesse Russe du mouvement “Edinaja Rossija” dirigé par Vladimir Poutine.

Douze délégations des pays de la CEI ont participé, de régions comme l’Ossétie, la Gagaouzie, la Crimée ou encore la Moldavie de façon indépendante via la présence du mouvement Proriv, le plus important des mouvements pro Russes de cette région.

Sa présidente Alena Arshivona et un membre du bureau exécutif, Anatoly Kowalskiy ont durant ce congrès présenté les mouvements de jeunesse de Transnistrie. Comme l’a affirmé sa présidente : «C’est un grand honneur pour nous de représenter les mouvements de jeunesse de Transnistrie à l’occasion de ce forum. Nous avons gagné et obtenu ce droit en préservant et renforçant la présence Russe en Transnistrie. Proriv depuis sa création ne soutient pas la Russie que par des mots mais aussi par des faits, notamment en nous battant pour la préservation des opérations de maintien de la paix russe en Transnistrie, en introduisant les fêtes nationales Russes dans la conscience générale et en présentant à la jeunesse de Transnistrie les valeurs culturelles éternelles Russes.»

La délégation a participé à une table ronde de négociations et de discussions sur la coopération des organisations de jeunesse inter CEI et a présenté nombre d’initiatives positivement accueillies par les participants. Proriv est ainsi devenu lors de ce congrès le représentant officiel de la Transnistrie et à ce titre a signé le «contrat de coopération» lié.

Comme l’a également rappelé Alena Arshinova : «tout cela n’était que le premier pas sur le chemin de la coopération, des projets communs et des victoires générales».
Et Dimitry Soin, l’un des leaders de Proriv, a précisé : «aujourd’hui notre mouvement justifie son nouveau format international. Notre jeunesse voyage beaucoup, se déplace et est apte aujourd’hui à effectuer la tache de ministère de jeunesse des affaires étrangères. Nos savons beaucoup de la diplomatie nationale mais des mots aux actes il y a une longue route. Nous pouvons prouver comment le faire de façon rapide et efficace.»

Source : http://www.tiras.ru/en