Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Combien de russes n’habitent pas ou ils sont nés?

30% des russes ne vivent pas dans la région où ils sont nés, a révélé une grande étude tandis que 10% ont déménagé de l’étranger, notamment des ex-République de l’URSS.

La plus grande proportion de “migrants internes”colons” vit dans la région de Moscou. Seulement 32% y sont nés, tandis que 54% ont déménagé d’une autre région de la Russie et 14% d’un autre pays.

À la deuxième place sur la part des visiteurs — Saint-Pétersbourg, et à la troisième — le territoire de Krasnodar.

Parmi les habitants de la capitale, 55% y sont nés, 35% sont venus d’autres régions et 10% d’autres pays.

La région où vivent le plus de personnes originaires d’autres pays est la région de Lipetsk: 21% des habitants y sont nés dans d’autres États, le plus souvent au Kazakhstan (15%) ainsi que le territoire de Krasnodar (21%) avec à peu près la même proportion d’habitants originaire du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l’Arménie (3%) et de l’Ukraine (5%).

Selon le recensement de 2021, 74,8% de la population vit dans les villes (110,08 millions de personnes), alors que le recensement précédent de 2010 a montré que la population urbaine était de 73,7% (105,3 millions).

Les régions leaders de la croissance migratoire en 2021 étaient la région de Moscou, la région de Leningrad et le territoire de Krasnodar.

Au cours du premier semestre de 2022, l’augmentation migratoire la plus élevée due aux échanges avec d’autres régions russes a été observée dans la région de Leningrad et à Sébastopol.

La ville de Moscou se dote de Robots urbains

L’année dernière, j’avais mentionné l’apparition potentielle d’un Chien Robot.

C’est chose faite.

185.000 personnes ont participé au vote en ligne sur la plateforme : “Citoyens Actifs” pour lui trouver un nom.

Le nom choisi est Arti. Arti pèse 30 kilos et peut atteindre une vitesse de 11 kilomètres par heure. Il peut diffuser en ligne du contenu qu’il filme et comprends un module GPS et un radar. Arti grimpe en outre facilement les escaliers et franchit les obstacles.

Sa mission première sera de photographier et filmer les panoramas de la ville, de les comparer avec la carte téléchargée et déterminer s’il y a des bâtiments illégaux ou des incohérences.

Il est prévu qu’environ 10 robots chiens apparaitront, ce nombre étant suffisant pour couvrir toute la ville.

Ci dessous, Arti avec Pixel, le robots nettoyeur de la capitale

Pixel est le premier robot de nettoyage en Russie lancé dans les rues de Moscou.

Toute la partie logicielle, la carrosserie, le châssis et la conception du robot ont été réalisés en Russie.

“Pixel” peut faire du nettoyage humide et balayer les trottoirs pendant 16 heures, il dispose d’accessoires interchangeables, ce qui permet d’utiliser le robot toute l’année.

La Russie rejoint la médecine traditionnelle orientale asiatique.

Un nouveau projet de loi de la Douma d’Etat va introduire le concept de “médecine traditionnelle” dans la législation, russe.

Selon le premier vice-président du Comité de la protection de la santé : “Ce projet de loi devrait créer une définition plus précise de la médecine traditionnelle. En matière de soins de santé, nous avons toujours été orientés vers l’Occident et la médecine dite factuelle. Nous savons pourtant qu’il existe une médecine traditionnelle notamment en Chine et en Inde qui est très efficace et aide les gens depuis des milliers d’années. Nous devons rejoindre ces méthodes orientales de traitement des maladies et des gens“.

Surmortalité comparative 2014 – 2023

En bleu la mortalité moyenne en Russie entre 2015 et 2019.

En Orange la surmortalité sur 2020 – 2023.

La mortalité moyenne pour la période 2015-2019 était de 1 850 435 personnes par an.

En 2020, 2 124 479 personnes sont mortes, soit 274 044 personnes de plus que la mortalité moyenne (+14,81%) mais si on prend la période de la pandémie soit entre avril et décembre 2020, la surmortalité sur 2020 était de 301 848 personnes (+22,15%).

En 2021, 2 445 509 personnes sont mortes, soit 595 074 personnes de plus que la mortalité moyenne (+32,16%).

En 2022, 1 905 778 personnes sont mortes, soit 55 343 personnes de plus que la mortalité moyenne (+2,99%).

Pour 2 mois de 2023, 301 227 personnes sont décédées, soit -21 560 personnes de moins qu’au cours de la moyenne des deux premiers mois de l’année sur la période allant de 2015 a 2019 (-6,68%).

Source

450 jours d’opération spéciale russe en Ukraine : bilan des pertes russes chez Wagner et des pertes ukrainiennes

Artemovsk (Bakhmut) a donc été libéré par WAGNER.

Evgueny Prigozhine, qui dirige Wagner, a donné un grand entretien, donnant des informations factuelles sur les pertes des deux cotés.
Les chiffres annoncés, donnent le vertige.

A Artemovsk, il est estimé que les forces ukrainiennes aurait engagé 80 mille hommes et Wagner 35 000 hommes au début, puis 50 mille à l’apogée de la bataille, aux côtés d’un nombre indéterminé de personnels des troupes régulières russes.

  • Les forces ukrainiennes auraient eu quelques 50.000 tués et 60 000 blessés graves, soit un total de 110 mille pertes.
  • Wagner, au moment du début du siège de Bakhmut, avait quelques 35.000 combattants plus 50 000 prisonniers recrutés. 20% d’entre eux (quelques 10 000) — sont morts dans les combats et quelques 10 000 autres (combattants de Wagner mais pas des prisonniers) ont également été tué. En tout Wagner aurait aussi eu quelques 10 000 blessés graves, soit un total de 30 mille pertes.

Prigozhin évoque deux scénarios :

  • Un optimiste auquel il ne croit pas : l’Europe et les États-Unis se fatigueront, la Chine mettra tout le monde à la table des négociations, la Russie dira “ces territoires-ci sont à nous”, et tout le monde l’écoutera.
  • Un scénario pessimiste est que les Ukrainiens reçoivent toujours plus d’armes, d’instruction militaire, de matériels, et continuent à se battre, et contre-attaquent avec succès, jusqu’à rétablir leurs frontières de 2014.
    Pour la Russie, ce scénario ne sera pas bon. Une guerre difficile est donc attendue.

Autre déclarations de Evgueny Prigozhine : ​​

« L’« opération spéciale » a été menée dans un objectif de dénazification… Et nous avons fait de l’Ukraine une nation connue dans le monde entier. Nous avons légitimé l’Ukraine… ».​​​​​

« Ce n’est pas nous qui avons inventé cette « opération spéciale ». Mais si nous sommes allés f*** la m*** chez nos voisins, il faut le faire jusqu’au bout. Autrement, les gars se battent pendant que d’autres s’éclatent. Comment le gendre de Choïgou peut-il se rendre aux Émirats arabes unis pour y secouer ses fesses ? »​​​​​​

« Nous avons commencé la bagarre. C’est quoi un conflit nucléaire ? Prenons des voisins. Ils se disputent. Tu peux casser la figure de ton voisin. Ou casser la vaisselle. Tout est possible. Mais si ton voisin te dit d’aller te faire f***, et toi tu prends une hache et tu lui fracasse le crâne, là, c’est quand même une drôle de situation. La bombe nucléaire, c’est comme la hache. Faut pas courir après son voisin avec une hache ».​​​​​​

« Si nous voulons ramener l’Ukraine dans le « giron pro-russe », nous devons changer les dirigeants, nous mettre à plat ventre devant le peuple et les appeler à nous suivre. Qu’avons-nous fait à la place ? Nous avons traversé tout le territoire avec nos grosses bottes à la recherche de nazis. Pendant qu’on cherchait les nazis, on a flingué tous ceux qu’on pouvait. Nous nous sommes approchés de Kiev, puis, pour dire les choses clairement, nous nous sommes c*** dessus et nous nous sommes repliés ».​​​​​

« Ce que nous devons faire pour ne pas perdre la Russie : nous devons instaurer la loi martiale, déclarer de nouvelles vagues de mobilisation, envoyer tous ceux qui le peuvent à la production de munitions, nous serrer la ceinture, construire des tours de verre (Gazprom), de nouvelles infrastructures, travailler uniquement pour la guerre, stabiliser le front et, après cela, passer à l’action. Vivre quelques années à l’image de la Corée du Nord : fermer toutes les frontières, cesser d’être frileux, de faire des mariages en Géorgie, faire rentrer tous les jeunes de l’étranger et bosser dur ».