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La Russie lance son analogue de Wikipedia

L’analogue russe de Wikipedia, devrait être lancé en version BETA au premier trimestre de 2023 selon le chef du ministère de la Défense Maksut Shadaev et s’appellera “Savoir”.

L’idée du projet date de 2008, mais le tournant date de 2017, lorsque le président du conseil scientifique et éditorial de La grande encyclopédie russe a informé le président russe Vladimir Poutine de l’initiative de la communauté scientifique et de la maison d’édition «Grande encyclopédie russe» de créer un portail encyclopédique National d’enseignement général «Russie — territoire de la connaissance».

En 2019, 270 personnes travailleraient sur le projet et le premier ministre, Dmitri Medvedev, a signé le décret sur la création d’un “portail encyclopédique interactif à l’échelle nationale” et sur la création par le Gouvernement d’une organisation autonome à but non lucratif “centre National de recherche et d’éducation “Grande encyclopédie russe”, qui servira de colonne vertébrale au portail.

Initialement, la version de test du portail devait être lancée au printemps de 2022, mais le lancement réel de la version de test du portail a eu lieu le 8 juin 2022 et celui ci est donc déjà en ligne en version BETA.

Actuellement, plus de 100 000 articles sont hébergés sur le portail, tandis que plus de 1,8 million d’articles sont hébergés sur Wikipédia.

L’objectif principal du portail en 2023 est de créer une encyclopédie nationale qui sera basée sur le contenu de la grande encyclopédie russe.

En mai de cette année, le président Vladimir Poutine a déclaré que la Russie a besoin d’informations objectives et que Wikipedia ne peut pas être la seule source de contenu éducatif. En août, le pays a lancé un autre analogue de «Wikipedia«, appelé» Runiversalis.

“, mais son site a cessé de fonctionner quelques heures après le lancement, maintenant le site est disponible. Sur le projet, selon le député de la Douma Anton Gorelkin, ont travaillé anciens éditeurs de la langue russe «Wikipedia”.

MyOffice : l’office russe

La société New Cloud Technologies a été enregistrée en mars 2014 et, depuis 2016, elle est résidente de la ZES d’Innopolis, le technopole de Kazan et a des bureaux à Moscou et Saint Petersbourg.

L’entreprise est le développeur de la suite bureautique MyOffice dont la commercialisation a débuté en 2016 en Russie.

Parmi les clients actuels figurent la Garde nationale, la poste russe, les chemins de fer russes, l’Agence de la Réserve fédérale, Rostrud et un certain nombre d’autres départements fédéraux et régionaux.

Dmitry Komissarov est le fondateur et PDG de New Cloud Technologies, 47% des actions de la société appartiennent à Kaspersky Lab et 30,55% – à l’ancien vice-président de Rostelecom Andrey Cheglakov.

La gigantesque banque russe VTB vient d’annoncer l’achat de 100.000 licences du package Myoffice Professional en remplacement des logiciels Microsoft qui a annoncé réduire son activité en Russie.

Le portail internet de la ville de Moscou lance projet dédié à la mise en œuvre des technologies d’intelligence artificielle

Le portail mos.ru a lancé un grand projet dédié à la mise en œuvre des technologies d’intelligence artificielle permettant aux développeurs de créer des solutions utilisant l’IA.

L’objectif est de d’aider les développeurs à créer de nouveaux projets révolutionnaires dans tous les domaines de l’économie de la ville afin de rendre la vie des Moscovites encore plus confortable et sûre.

La page du projet contient des exemples détaillés de jeux de données.

En particulier, des informations sur les événements sportifs et culturels de la ville, qui peuvent être utilisées pour créer de nouveaux services utiles aux Moscovites.

Il existe aussi des données sur les chantiers, les sites de conteneurs, l’état de l’air atmosphérique, du sol et de l’eau.

Ces informations sont nécessaires pour aider l’intelligence artificielle à effectuer des analyses et des prévisions plus précises dans le domaine de l’écologie.

Pour accéder aux ensembles de données, les entreprises doivent remplir une demande en ligne et décrire le projet pertinent pour le développement de l’environnement urbain.

Actuellement, plus de 70 projets utilisant des technologies d’intelligence artificielle sont mis en œuvre à Moscou.

La capitale est l’un des leaders mondiaux dans la mise en œuvre de l’IA. Il s’agit de chatbots et d’assistants vocaux, de systèmes de contrôle intelligents pour le nettoyage, la construction et l’aménagement paysager, la vision par ordinateur dans les soins de santé ou encore les services de recommandation.

Interdiction d’utilisation de logiciels pour les agences gouvernementales en Russie

Le président Vladimir Poutine a interdit l’utilisation de logiciels étrangers par les agences gouvernementales et les prestataires gouvernementaux pour les infrastructures dites critiques.

L’interdiction sera introduite à partir de janvier 2025, date à laquelle il sera nécessaire de passer à un logiciel développé localement.

Cette mesure est introduite “afin d’assurer l’indépendance technologique et la sécurité de l’infrastructure informatique critique” du pays, précise le décret.

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Afflux d’informaticiens russes en Ouzbékistan

J’ai déjà parlé des migrations professionnelles russes vers l’extérieur et notamment celles concernant le secteur IT puisque nombre d’entreprises étrangères qui accompagnent le bal des sanctions imposent à leurs staff IT de se relocaliser notamment en Turquie, en Géorgie, en Arménie, à Chypre, au Monténégro, dans les pays baltes, en Thaïlande et aux États-Unis.

Un pays apparaît de façon un peu plus inattendu dans la liste : l’Ouzbékistan !

Selon Shukhrat Vafaev, le vice-ministre des Investissements et du Commerce extérieur de la République l’afflux d’informaticiens russes est perceptible visuellement et “très positif” pour le pays. “

Selon le chef de l’Association russe des communications électroniques, Sergey Plugotarenko, 50 à 70 000 informaticiens auraient quitté la Russie lors de la “première vague” et entre 70 000 à 100 000 pourraient avoir quitté le pays en avril 2022.

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Les informaticiens étrangers pourront obtenir des permis de séjour en Russie de manière simplifiée.

Des amendements à la loi “Sur le statut juridique des citoyens étrangers en Russie” ont été élaborés par le ministère de l’Intérieur et le ministère du Travail afin d’attirer activement des informaticiens étrangers en Russie.

Aujourd’hui, pour obtenir un permis de séjour, les étrangers doivent vivre dans le pays pendant au moins un an sur la base d’un permis de séjour temporaire.

Peuvent demander un titre de séjour sans délivrer de titre de séjour temporaire :
– Les anciens citoyens de l’URSS;
– Les enfants de citoyens russes;
– Les spécialistes hautement qualifiés et des membres de leur famille ;
– Les diplômés des universités russes;
– Certaines autres catégories d’étrangers.

Désormais les informaticiens qui travaillent dans des entreprises russes avec l’accréditation appropriée rejoindront cette liste.

Les employeurs auront le droit d’attirer des informaticiens étrangers sans autorisation d’utiliser des travailleurs étrangers, et les informaticiens étrangers de travailler sans permis / visa de travail ou autre Patent. Par contre si l’employé démissionne et ne trouve pas de nouvel emploi après 30 jours, le permis de séjour sera annulé.

Le document en pré-projet permettrait également que les membres de la famille, y compris le conjoint, les enfants, les parents, les parents des conjoints, les grands-parents et les petits-enfants de l’informaticien étranger puisse obtenir un permis de séjour selon une procédure simplifiée.

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Yandex, le Google russe, va reconvertir ses livreurs en informaticiens

L’économie russe fait face a d’énormes tensions dans le secteur IT et selon les autorités russes, il manquerait autour d’un million de spécialistes IT en Russie, manque qui ne devrait pouvoir se combler avant 2030.

Les autorités russes ont pris de nombreuses mesures pour ce faire et notamment la mise en place d’un projet fédéral “Développement des ressources humaines de l’industrie informatique” et notamment la création de « départements numériques » dans la majorité des universités, où les étudiants pourront acquérir des compétences en informatique. Il est prévu qu’en 2022, 80 000 étudiants étudient dans ces “départements numériques” contre 385.000 d’ici 2024 et que d’ici 2030 ce sont quelques 1,135 million d’étudiants qui recevront des qualifications supplémentaires en informatique.

Les autorités russes ont aussi prises de nombreuses mesures d’urgence pour éviter l’émigration des spécialistes IT de Russie, accélérée par les événements en Ukraine (voir ci-dessous).

Mais d’autres initiatives, privées, voient le jour.

Le google russe, Yandex, vient d’annoncer qu’il allait reconvertir nombre de ses coursiers / livreurs en informaticien.

Les coursiers / livreurs pourront participer à un programme éducatif lancé par l’entreprise. Les formations se dérouleront en ligne, sur la plate-forme Yandex Practicum.

Après avoir terminé cette formation, les diplômés seront formés à préparer un entretien et rédiger un CV, et se feront proposer des postes vacants appropriés.

Pour participer au programme, mais une condition préalable est une expérience de travail de plus de six mois chez Yandex.

Le lancement de la formation est prévu pour cet été et durera 4 à 10 mois et Yandex paiera 90% du coût de la formation, qui varie de 60 000 à 140 000 roubles

Cette année, seulement 70 personnes pourront obtenir ce changement de profession.

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IT en Russie ou en est-on au 01/04/2022 ?

Selon les statistiques disponibles, les évènements en Ukraine ont entraîné le départ d’entre 70 et 100.000 personnes de Russie dont autour de 20.000 ITs.

Les autorités russes envisagent le risque d’une potentielle seconde vague de départ au cours du printemps, qui pourrait ne concerner quasiment que des spécialistes du secteur IT, et se monter à jusque 100.000 personnes selon l’association russe des communications électroniques.

Ce ne sont pas que des départs volontaires, mais nombre d’IT russes travaillant pour des entreprises étrangères qui accompagnent le bal des sanctions imposent à leurs staff IT de se relocaliser notamment en Turquie, en Géorgie, en Arménie, à Chypre, au Monténégro, dans les pays baltes, en Thaïlande et aux États-Unis.
Nombre de ces départs ont été aussi majoritairement motivés par la crainte d’être enrôlés dans l’armée.

En même temps les tendances au départ des IT russes ne sont pas une nouveauté due aux évènements en Ukraine, durant l’automne l’année 2021 un grand sondage fait par la plate-forme éducative GeekBrains avait montré que 53% des sondés souhaitaient déménager de Russie, principalement pour des raisons de niveau de vie plus élevés en Occident et car ils pensent qu’il y a plus d’opportunité professionnelle au sein des HUBs IT d’Occident et d’Asie du sud est.

Pour tenter de limiter les dégâts, les autorités russes, et notamment le ministère du Développement numérique, ont pris un nouveau paquet de mesures exceptionnelles :
– toutes les entreprises informatiques seront exonérées d’impôt sur le revenu et d’inspections pendant trois ans ;
– leurs employés impliqués dans le développement de logiciels bénéficieront d’un sursis à la conscription militaire ;
– les développeurs d’applications mobiles et les organisations impliquées dans la mise en œuvre, l’installation et le test de solutions nationales bénéficieront de préférences fiscales ;
– les entreprises informatiques pourront bénéficier de prêts préférentiels à un taux n’excédant pas 3%;
– les employés de ces entreprises pourront demander des prêts hypothécaires préférentiels;
– Un référentiel de logiciels open source en Russie (similaire au GitHub international) sera crée;
– La procédure d’obtention d’un permis de travail et d’un titre de séjour pour les développeurs étrangers sera simplifiée;

Dans le même temps, le nombre d’offre d’emplois dans l’IT en mars 2022 a été multiplié par deux par rapport à mars 2021, boosté par les sanctions et les contraintes et volontés de développement et de mise en œuvre de produits numériques nationaux et l’accélération de la substitution des importations de logiciels au sein notamment des agences gouvernementales.

Conséquence directe : les salaires augmentent, avec des hausses moyennes de 6% sur Moscou, 13% en province et atteignant parfois 100% pour certains profils.

Les autorités russes imaginent ainsi qu’environ 30% / 50% du capital humain en IT qui est sorti de Russie, finira par revenir en Russie au cours de l’année 2022.

Le Wi-Fi gratuit est disponible dans 53 parcs de Moscou

Le nombre total de parcs où il est possible de se connecter à Internet en Wi-Fi gratuit est désormais de 53, selon le site officiel du maire de Moscou.

La vitesse moyenne des utilisateurs du réseau Wi-Fi urbain dans les parcs est de 10 Mbps, ce qui est suffisant pour écouter confortablement de la musique et des podcasts, regarder des vidéos, trouver et lire des informations.

Au total, plus de 1 000 points d’accès à Internet sans fil gratuit fonctionnent dans 53 parcs de Moscou.

L’Internet sans fil gratuit est disponible dans les dortoirs étudiants, les parcs de la ville, les institutions sportives, sociales et culturelles, les gares routières et les gares routières, les espaces de co-working gratuits pour les entrepreneurs, ainsi que dans les rues du Garden Ring et localement a l’intérieur du troisième anneau de transport.

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Moscou se dote d’une application de monitoring de l’insécurité

L’insécurité est devenu une forme d’obsession saine (objectif insécurité zéro) des autorités russes et notamment moscovites.

La mairie de Moscou dépensera 158 millions de roubles soit 1,8 millions d’euros avec une entreprise de Perm pour développer une application qui va monitorer l’insécurité de la capitale en temps réel.

L’application disposera d’une carte de Moscou, qui affichera les incidents, et il sera possible de suivre la chronologie des incidents et de trouver des informations à son sujet ou encore de classer les incidents en fonction de divers paramètres.

L’application publiera aussi des rapports statistiques sur le niveau de sécurité publique dans la ville, par zone.

Les autorités municipales et les agents de sécurité y auront accès et il est également prévu de collecter des informations sur les requêtes des Moscovites dans les moteurs de recherche de l’application via Yandex Wordstat et Google Trends.

Ce type de surveillance, par mots-clés, est déjà utilisé pour suivre les “cas de coronavirus” en Russie.

L’application devrait aussi permettre:

  • La formation d’un registre des incidents sous forme de fiches courtes avec des statistiques et la possibilité
  • L’affichage sur la carte interactive des caméras de surveillance de la ville et la possibilité de visualiser leur flux vidéo.
  • La génération de rapports quotidiens.

Ce dispositif sera un update important et une modernisation du système de surveillance de la situation criminelle créé dans la capitale en 2016 et qui effectue des analyses et des prévisions dans le domaine de la sécurité, collecte des informations à partir des caméras de vidéosurveillance et reflète déjà des informations sur toutes sortes d’incidents (accidents, crimes, incendies, inondations et autres).

Cette nouvelle application permettra de rendre ouvertes et accessibles au public les données du système de surveillance de la situation criminelle des autorités et notamment des caméras de surveillance de la ville, ainsi que le croisement des données avec le registre MOS.RU.

Sources 1,2, 3, 4