Les âneries de Gluksman

r Glucksman, s’est récemment fendu d’un article sur la situation en Georgie et cela suite à sa participation à une manifestation qui à eu lieu devant l’ambassade de Russie à Paris, le jour de l’anniversaire de la chute du mur. Je me suis déjà il y a plus d’un an permis de répondre à ce malotru sur ce blog. Les Glucksman et autres BHL sont régulièrement auteurs d’articles, de carnets de route (on se souviendra de l’immense mensonge de BHL concernant la Georgie ou il y a avait vu des charniers et des massacres, commis bien entendu par l’armée Russe) et ont accès aux colonnes de nos journaux.   Quels sont les points communs ce ces sinistres cornichons ? – Je rappelle qu’ils sont respectivement les conseillers pour la Russie des “finalistes” de la présidentielle Francaise, Nicolas Sarkosy et Ségolène Royal. – Les deux ont un autre point commun en ce que leurs articles contiennent les germes de l’odieuse propagande russophobe (il n’y est d’ailleurs pas question d’URSS) qui infeste notre presse nationale.   Regardons la biographie de Mr Glucksman ensemble :   – 1937 : naissance en france dans une famille bourgeoise – 1968 : maoïste en et défenseur de la révolution Chinoise – 1972 : qualifie la france de pompidou de dictature fasciste et appelle à l’embrasement de l’Europe – 1975 : il affirme les points communs entre la nazisme et le communisme et soutient les dissidents qui luttent contre l’URSS – 1977 : signataire de la pétition pour la libération des adultes ayant commis des actes pédophiles (avec daniel cohen bandit)   Ensuite c’est le début du retournement de veste (les anciens maoïstes et mai 68ards rentrent dans le système pour le pourrir de l’intérieur et en prendre le contrôle) :   – 1981: il soutient avec Kouchner marie france garaud (ministre de Pompidou à ce moment) – 1985 :il soutient publiquement ronald reagan avec BHL contres les Contras en Amérique du sud – Jusqu’à 1990 : se fait le chantre de l’atlantisme, sur le fondement de la menace soviétique – 1995 : il soutient Chirac et la reprise des essais nucléaires – 1999 : il soutient, avec Kouchner et BHL l’agression de l’OTAN sur la république souveraine de Yougoslavie – 2003 : participation au cercle de l’oratoire (think tank néo-conservateur fondé en 2001 et destiné à la lutte contre l’américanisme) – 2004 : séjour illégal en Tchétchénie et prise de position anti poutine (pourtant NDLR l’URSS n’est plus) – 2004 : lettre de soutien au think tank né conservateur PNAC – 2007 : soutien du candidat Sarkosy à la présidentielle – 2009 : soutien inconditionnel de l’opération Israélienne en Palestine …………………………   Ce parcours qui semble chaotique ne l’est pas du tout, bien au contraire, il est tout a fait symptomatique du parcours de ces nouveaux cadres politiques, anciens cols maos et révolutionnaires étudiants, de BHL à Glucksman, et de Kouchner à Cohen bendit … Ceux la sont tous issus de l’extrême gauche, ce sont tous devenus des atlantistes forcenés et ils ont investis les partis au pouvoir (droite / gauche) avant d’opérer un ralliement instinctif vers Nicolas Sarkosy et l’OTAN. Enfin et surtout, ils sont devenus les adeptes les plus redoutables de la critique de la Russie depuis 1999, date à laquelle ils ont tous soutenus l’agression militaire contre la Serbie. Hasard ?   Je réponds à cette ITV dans le corps du message (texte en rouge), afin de bien montrer les points qu’un lecteur innocent pourrait ne pas discerner, et surtout afin de démontrer la manipulation et la clarté de la désinformation, pour qui sait plus ou moins lire entre les lignes … ***

Le philosophe, soutien actif des dissidents du bloc de l’Est, était le 10 novembre 1989 à Berlin. Dimanche, il manifestait contre la construction par la Russie d’un autre mur, dans le Caucase. Dans une interview à Nouvelobs.com, il dénonce “la politique de répression et d’expansion du Kremlin” dans la région. Vous étiez début novembre 1989 à Berlin. Dans quel cadre? Comme j’étais partisan des dissidents de façon remarquée depuis des dizaines d’années, je connaissais Havel, je l’avais vu à Prague semi-clandestinement pendant le communisme, j’avais soutenu la charte 77, j’avais participé à ces séminaire, j’avais aussi été en Pologne soutenir Solidarnosc. Et j’avais, le 15 octobre, fait la laudacio, c’est-à-dire l’éloge de Vaclav Havel qui recevait le prix de la paix à la foire de Francfort. Il y avait là Kohl, le président de la République Fédérale, Daniel Cohn-Bendit et mon discours a été diffusé à la télévision. Et plus tard, j’ai rencontré le Pasteur qui organisait les manifestations à Leipzig contre le régime de Honecker. Et il m’a dit que de m’entendre cela l’avait encouragé. Donc, par sympathie, par joie, par exubérance, je me suis précipité à Berlin dès le Mur tombé, c’est-à-dire le 10, le temps de prendre un avion. Et après, j’ai participé aux manifestations à Prague contre le régime communiste, ensuite je suis allé à Bucarest avant même que Ceausescu soit prisonnier et puis pendu. Donc j’ai vécu ça de très près.   Vous avez participé dimanche 8 novembre au rassemblement contre la construction d’un mur en Géorgie qui isole les Républiques du Nord. Pourquoi? Cela fait depuis les années 1970 que je suis contre l’oppression des peuples par le système issu du Kremlin. Ici le message est clair, presque trop transparent : l’ennemi c’est le Kremlin et non l’URSS. L’URSS n’est plus mais le Kremlin lui est toujours.  L’ennemi n’est donc plus l’URSS mais bel et bien la Russie, dont le Kremlin est le coeur.    Alors je sais, pour l’avoir fêté, que le Mur de Berlin est tombé, que le communisme en tant que doctrine a disparu officiellement de la Russie. Cela dit, il y a un choix, qui était marqué dès 1989 entre deux voies, la voie incarnée par Havel qui était la voie de la liberté, de la démocratie, et qui a permis la séparation, en douceur, de la Tchéquie et de la Slovaquie quand il est apparu que la Tchécoslovaquie n’unifiait plus les deux peuples. Et il y a l’autre voie, la voie de Milosevic, qui a réuni tous les appareils de force, l’armée, la police, la nomenklatura, qui a abandonné aussi officiellement le marxisme mais n’en a pas abandonné les méthodes. Et cela a déclenché les purifications ethniques et les guerres. Pour André Glucksman il y a deux voies, la voie havel et la voie Milosevic. Dans l’esprit d’un lecteur lamda, la première a amener à la prospérité et la paix, la seconde au génocide et à la guerre. Je souhaiterais donner une autre vue de ces deux voies : – La voie havel à amener à l’éclatement et au morcellement du pays en deux entités, et ce afin de faciliter l’aspiration de ces entités (plus petites, plus dépendantes ..) et leur intégration au sein de l’union de bruxelles. – La voie Milosevic a amené au même résultat, à ce détail prêt que le président Milosevic (démocratiquement élu je le rappelle) ne souhaitait pas intégrer l’Union de Bruxelles sous commandement Européen, ni même l’OTAN.  Une guerre plus tard, celui ci est destitué, une révolution de couleur installe un nouveau pouvoir et le président déchu est assassiné en prison dans un tribunal spécialement construite pour les yougoslaves, et instauré par ceux la mêmes qui ont bombardé la Yougoslavie.   La voie que suit Poutine est la même. Assimilation et appel subliminal à montrer que le destin du Kremlin doit être celui de Milosevic : être annihilé, détruit. Bombardé ou renversé.   A l’intérieur il réprime. Les assassinats de journalistes continuent. Mais pas seulement: les avocats, les combattants des droits de l’homme, les gens de Mémorial, et puis les simples citoyens quand ils interviennent d’une façon qui ne convient pas au pouvoir. Un magnifique plaidoyer mais penchons nous sur ces accusations : Le Kremlin réprimerait à l’intérieur de ses frontières, on est heureux de le savoir ca tout à l’heure se sera à l’extérieur. En suit une liste de gens assassinés dont finalement JAMAIS personne n’a pu prouver que le Kremlin en est le responsable et dont personne ne peut prouver que ce se sont pas des mafias que le Kremlin justement entend mettre au pas. Je rappelle que des procès ont eu lieu et que dans il est plus ou moins prouvé que les enquêtes des journalistes sur la mafia Tchétchène sont à haut risques (politkovskaia et estemirovna ??) et que pour le cas Markelov, un suspect membres des mouvances néo nazies à été arrêté .. Preuve que les enquêtes avancent.   Et puis, il y a cette agression continuelle que pratique le Kremlin à l’égard des peuples qu’il ne supporte pas. Alors, les Tchétchènes ont perdu un civil sur cinq depuis dix ans, et ensuite la Géorgie a été attaquée l’an dernier par les tanks russes. On est dans le coeur du sujet:   – Tchétchénie : Mr Glucksman sait de quoi il parle puisqu’il y a séjourné illégalement pendant un mois et que malgré cela les autorités Russes ne lui en ont pas tenu gré et l’ont remis en liberté.  Il est curieux que celui ci n’aborde pas le “premier” problème de la guerre en Tchétchénie qui est justement le contrôle des mafias et des islamistes étrangers, wahabites qui ont très grandement contribué à la déstabilisation du pays, avec l’aide de la CIA. Il est également curieux que celui ci n’avoue pas que le pays est aujourd’hui largement reconstruit et ce avec l’argent de Moscou. Ce qui est normal , la Tchétchénie c’est la Russie, comme le Kosovo est la Serbie.   – Georgie : Monsieur Glucksman “ment”, du pire des mensonges, tout le monde sait parfaitement que c’est l’armée géorgienne, épaulée par des militaires étrangers (américains, israéliens et ukrainiens) qui a attaqué l’ossétie du sud en ouvrant le feu et tuant des soldats Russes du maintien de la paix, sous mandant de l’ONU.  On retrouve dans cette opération les mêmes méthodes que contre la république de yougoslavie ou contre l’Irak, ou l’OTAN s’est permis d’attaquer sans mandat de l’ONU, en violant le droit international. Je rappelle que pas plus qu’un génocide de kosovars albanais n’a eu lien au Kosovo, pas plus que les armes de destructions massives n’ont été trouvées en Irak, pas plus les troupes Russes n’ont violé l’intégrité territoriale de la Georgie. C’est d’ailleurs l’avis de l’UE dans son dernier rapport.  Aujourd’hui la Georgie est le seul pays au monde a prétendre avoir été agressé par les troupes Russes.   Ce n’est d’ailleurs pas un commencement août de l’année dernière, c’est la continuation d’une politique d’intervention russe en Géorgie qui dure depuis 1991-1992. Elle a abouti aujourd’hui à l’annexion de fait de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud. Officiellement au nom des droits des peuples, mais le droit du peuple tchétchène, vue la manière dont il a été respecté par le Kremlin, indique assez bien que le Kremlin ne respecte pas du tout le droit des peuples. Mr Gluksman tente de mélanger les choses : Il n’y a aucune comparaison entre les tchétchènes, les “ossètes” ou les “georgiens”, puisque les premiers sont des Russes (doit on rappeller que la tchétchénie est en Russie ?), les seconds (ossètes) eux souhaitent être Russe et cela depuis le 17ième siècle. Rappelons qu’ils n’ont “jamais” souhaité être Géorgiens et depuis l’indépendance de la Georgie sont en lutte armés pour rejoindre la fédération de Russie, pourquoi Mr Glucksman obère t’il ce point crucial ?   Et d’ailleurs l’Abkhazie a perdu un cinquième de sa population en dix ans, non pas par la mort, mais par l’expulsion. Ils se retrouvent en Géorgie non Abkhazie, alors qu’ils habitaient, soient Abkhazes soient Géorgiens en Abkhazie depuis toujours. Il s’agit d’une annexion, d’un partage, et cela rappelle le mur de Berlin et la politique d’expansion, de clôture, d’enfermement qu’a connu l’Europe depuis 1945. Mr Glucksman affirme que l’abkazie expulserait des Géorgiens ?? Ou sont ces sources ??  Pourquoi ne dit il pas que 650.000 Géorgiens habitent Moscou sans problèmes ?  Que 250.000 Albanais habitent Belgrade en toute tranquillité ?   Le mur qui séparait l’est et l’ouest de l’europe n’est plus. Il est tombé en 1989 grâce notamment aux réformes de l’URSS en décomposition et la volonté de Gorbatchev de ne pas déclencher un conflit mondial, et ce alors que la grande majorité de la population en URSS n’était pas du tout préparé à ce changement.    Aujourd’hui un nouveau mur existe, c’est celui que l’Amérique créé via l’OTAN, avec la menace d’installer des roquettes qui menacent la Russie et coupe l’europe en deux. Le mur c’est celui que des pressions extérieures créent et qui divisent l’europe en traitant la Russie comme un paria alors que ce pays est l’avenir de l’Europe.   On alors l’impression à vous entendre que, quel que soit le pouvoir en place à Moscou, il y a une politique expansionniste russe… Oui, vous savez cela n’a pas commencé avec le communisme, cela a commencé avec les tsars. La conquête du sud par les troupes du tsar fut toujours d’une sauvagerie extrême et relève d’un colonialisme sans vergogne. Et cela continue. Mais il n’y a pas de fatalité à cela. Au début, la guerre en Tchétchénie a soulevé l’opposition de beaucoup de Russes. Simplement les deux vont ensemble. C’est un travail d’éducation de la population russe, il faut que le Kremlin démontre à tous ses sujets qu’il est le plus fort, qu’il n’hésite point. Donc, il n’hésite pas en Tchétchénie, il n’hésite pas en Géorgie. Et la preuve, c’est la qualification de Sahakachvili comme Hitler, ce qui quand même pour n’importe quel individu qui a mis un nez dans un livre d’Histoire relève de la fantasmagorie. Par contre vous le verrez plus bas : assimiler Poutine à un tyran exterminateur, comme ce fut le cas pour Milosevic est tout a fait normal ! Lecteurs, allez voir sur le site de l’ONU le nombre réel de victime au Kosovo et vous serez surpris, c’est moins que le nombre de tués par les bombes de l’OTAN en Serbie ..   Nicolas Sarkozy rencontre Vladimir Poutine à la fin du mois. Doit-il lui faire mention de tout cela? Oui. Je pense tout à fait qu’on peut rencontrer des puissants de ce monde car si on ne rencontrait que les gens bien lunés et les partisans des droits de l’homme cela ne ferait pas beaucoup de rencontres. Et à l’Onu les partisans sérieux, sincères des droits de l’Homme sont quand même en extrême minorité. Extraordinaire mensonge qui tendrait à discréditer une ONU malsaine et totalitaire, alors que l’OTAN dont on ne parle pas serait une référence ? Peut on sérieusement “croire” que les partisans sérieux des droits de l’homme à l’OTAN sont nombreux ?   D’autre part, bien sûr, non seulement il doit mais il faut qu’il objecte à la politique de répression et d’expansion du Kremlin. La Russie n’ayant annexé AUCUN état depuis 1989 on se demande de quelle “expansion” monsieur Glucksman parle …   Ceci à la fois par intérêt français -nous n’avons pas intérêt à ce que se reconstitue une puissance à la fois xénophobe prétentieuse à l’est de l’Europe- mais aussi dans l’intérêt des Russes eux-mêmes. Le lecteur se rend il compte de ce qu’il lit ?? Glucksman parle de l’intérêt francais .. Mais de quel intérêt parle t’on ? De l’intérêt francais des agents de la CIA (comme jean luc mélenchon a su si justement le faire) ?  L’interet francais ne serait il pas plutôt de quitter l’OTAN et de contribuer à pacifier et réunifier le continent, Russie avant tout ?   Manifester contre la construction par la Russie de ce mur en Géorgie, cela s’inscrit dans une continuation avec votre engagement précédent contre le communisme? J’ai manifesté pour la Tchétchénie pendant une bonne dizaine d’années. Que veut dire : manifester POUR la Tchétchénie ? Pour son indépendance ?  Quel est le but réel de ces “soutiens” émotionnels déguisés sous les droits de l’homme bafoués ? Ne serait ce pas plutôt de faire sortir la Russie du Caucase et de couper l’accès à la mer noire à la Russie ? L’accès à la baltique étant déjà coupé par les pays baltes, au mépris des populations Russes de ces pays qui ont un statut largement inférieur aux Géorgiens de Russie ?   Couper l’accès aux mers noirs et baltiques : vieux rêves géopolitiques des anglo-saxons visant à “repousser” au maximum la Russie vers l’est et l’asie, et avoir le contrôle des voies d’accès vers l’Eurasie, par les balkans (route du Kosovo) et ce en se servant de l’Europe comme “tête de pont” afin de pouvoir pénétrer l’Eurasie (occupation en Afghanistan, révolution de couleur au Kirghizstan pour y installer une base militaire US ..) etc etc   Evidemment, nos petites manifestations parisiennes n’ont pas changé la face du monde. Cela dit, je pense, qu’en définitive, cela a incliné Poutine à ne pas poursuivre une guerre d’extermination jusqu’au bout. De nouveau réduction ad hitlerum. Poutine serait en train d’exterminer .. qui d’ailleurs ? – La tchétchènie est grandement pacifiée et reconstruite et dirigée d’une main de fer (mais qui imagine cette république Russe dirigée par un mou comme Raffarin ??) – L’opération militaire en Tchétchénie visait des extrémistes Religieux Wahabites qui sont en train de déstabiliser d’autres parties du Caucase .. – Les civils ossètes bombardés à Tsinvali eux étaient des civils innocents, comme les civiles Serbes et Kosovars tués par les bombardements de l’OTAN.   Il s’est dit “ça la fout mal” en quelque sorte, “mes interlocuteurs me parlent toujours un tout petit peu de la Tchétchénie, je les rabroue, je leur dit qu’ils n’y connaissent rien etc… mais autant éviter ça”. Du coup, il y a une politique actuelle de tchétchénisation qui substitue à l’extermination massive, la chasse à l’homme individuelle. Pour les victimes, ce n’est pas mieux, pour la liberté, c’est discutable. Il y a des amis de Mémorial et d’autres ONG qui ont été exécutés ou qui sont en danger. Mais cela a mis un tout petit frein aux bombardements massifs de l’armée russe. L’interview date de 2009, les “bombardements” Russes ont cessés depuis 2006 et cela est “facile” à vérifier, il n’y a désormais que des opérations anti terroristes isolées, la vie a repris son cours plus ou moins paisible ..  Mais cela bien sur est oublié par ce cher Glucksman …   Donc, nos manifestations servent, y compris si elles ne sont pas aussi décisives que quelques fois elles le furent en Europe de l’Est. Mais il faut se souvenir, quand on fête la chute du Mur, que c’est un mouvement qui a commencé en juin 1953, le mouvement antitotalitaire européen, et il est allé d’échec en échec jusqu’à la victoire. Cette phrase est une belle tranche de propagande a elle même : on tente de faire croire au lecteur que deux mondes s’opposent, le monte totalitaire, et le monde non totalitaire.   Hors l’URSS n’est plus depuis 1989. Mais le mouvement dont Mr Glucksman parle (qu’il appelle mouvement anti-totalitaire Européen) continue sans interruption : il s’agit du mouvement d’extension de l’OTAN à l’est (et au sud est) et de prise de contrôle de l’eurasie, avec notamment son flanc sud, qui est le flanc énergétique (caucase, moyen orient, asie centrale ..).    Ce mouvement est la prise de contrôle de l’Europe par l’Amérique, qui passe par un asservissement total de l’Europe et qui a comme seul objectif à moyen terme : la soumission de la Russie, son morcellement en 3 ou 4 entités sur le modèle de la Yougoslavie (comme c’est parfaitement écrit dans “le grand échiquier”, comme c’était prévu par les tenants du “prométhéisme”) et enfin le pillage de ses matières premières, afin d’assurer sa soumission politique totale et d’ainsi réaliser le “vieux” rêve anglo saxon : prendre le contrôle de l’Eurasie, coeur du monde, car qui contrôle le Heartland, contrôle le monde.   La seule solution pour l’Europe est comme le demande le président Medvedev de développer son “propre” système de sécurité, système autonome et indépendant de l’OTAN.

Fedor Emilianenko, héros orthodoxe

A chaque combat la légende prend de l’ampleur.
 
La question reste :
 
y a t’il un homme sur terre qui puisse battre le Tsar, Fedor Emelianko ?
 
Depuis 9 ans, le début de sa carrière, les chiffres parlent : 32 combats, un match nul, une défaite contestable en 2000 au début de sa carrière (le combat ayant du être arrêté) mais surtout 30 victoires.

La dernière en date dimanche soir contre Brett Rogers, combat ci dessous :

Pour un best off de ce patriote qui n’oublie pas de saluer ses supporters orthodoxes :

Berlin 2009 .. Vers le monde multipolaire

Ici, à Berlin, nous espérons que la période de la confrontation est révolue. Le passage à un nouveau monde multipolaire est très important pour la plupart des pays” au moment où la communauté internationale fait face à de nouvelles menaces globales qu’on peut écarter uniquement par des efforts conjugués. 

Il y a 20 ans, Berlin est devenu un symbole de la réunification des peuples et des pays, a indiqué le président russe.
L’URSS a joué le rôle clé dans la victoire sur le nazisme et, 44 ans plus tard, dans la réunification pacifique de l’Allemagne, a souligné le président russe. Ces deux événements ont apporté la liberté et le progrès à l’Europe et ont changé les destins du monde, selon lui.

WORKING WITH RUSSIA TO PREVENT EURASIAN COLLAPSE

The Eurasian region continues to disintegrate, and neither Russia nor the West has been able to arrest the destabilizing dynamics. Evidence of rising instability throughout the region include the August 2008 Russia-Georgia war, renewed terrorist attacks in the North Caucasus, the persistent failure of Western forces to stabilize Afghanistan, the inability of Central Asian rulers to reign in local clans and drug lords, and the paralysis of legitimately elected bodies of power in Ukraine and Moldova. 
Violence is gradually spreading, waiting for an opportunity to erupt into a large-scale conflict. 
Transregional transportation routes may soon be choked due to Russia‘s conflicts with Ukraine, Georgia, and Turkmenistan. 
The West’s attempts to secure and stabilize Eurasia after the end of the Cold War must be recognized as a failure. In the mid-1990s, U.S. geostrategists such as Zbigniew Brzezinski recommended that the United States pursue a policy of replacing Russia as the referee and protector of the newly established non-Russian states in the region. After initial hesitation, the United States and other Western states followed this advice. Yet Eurasia has not become stable or peaceful and continues to disintegrate. The bureaucrats in Washington and Brussels have failed to understand that they lack the resources, the will, and the experience to stabilize the complex region. Today — after the Iraq war and the global financial crisis — the United States is beginning to recognize its overextension, but it is not at all clear if Washington and Brussels are prepared to act differently in Eurasia.


Russia‘s Absence Felt.


Russia, too, has contributed to the Eurasian meltdown. The Soviet collapse and the subsequent retreat of Russia from the region have greatly destabilized the area. By the time Vladimir Putin assumed power in 2000, Moscow‘s severely undermined position in the region was obvious to everyone, especially after a wave of terrorist attacks took place in Chechnya and other parts of Russia. The relative recovery of the Russian economy during the post-Yeltsin decade began to revive Russia‘s standing in Eurasia, yet Moscow could ill afford serious efforts to stabilize and pacify the region. At best, the Kremlin could defend its core interests abroad and begin to escape the alternative of an unstable society, dwindling population, and truncated sovereignty. By capitalizing on high oil prices, it could also advocate multilateral arrangements in the region and strengthen its presence in neighboring economies and energy companies worldwide. Preventing a collapse in Eurasia requires recognizing Russia‘s role in stabilizing the region. 

Once this is done in practice, and not rhetorically, many pieces of the region’s puzzle may start falling into place. Energy supplies may become more reliable; governments in politically contested areas — like Georgia, Ukraine, and Moldova — may obtain a greater legitimacy; and the so-called frozen conflicts may have a better opportunity to be resolved. Russia‘s recent resurgence is a response to its lacking recognition as a vital power and partner of the West. If Russia chooses to dedicate itself to obstructing Western policies in Eurasia, we will see more of the collapsing dynamics in the region. Ukraine and Moldova may disintegrate, as did Georgia. Central Asia and Azerbaijan are likely to be subjected to a much greater degree of instability with unpredictable consequences. Russia too will suffer greatly as its modernization processes will be derailed. In short, the region may change beyond recognition — and possibly through the use of force. 


Spirit Of Cooperation

Non-Russian powers too must become involved as participants in establishing a collective-security arrangement in Eurasia. From a security perspective, it is important that the two most prominent actors in the region — NATO and the Shanghai Cooperation Organization (SCO) — develop a joint assessment of threat and closely coordinate their policies. Instead of expanding its reach further, NATO ought to learn its limitations. 
Without the full-fledged involvement of the SCO, Afghanistan is likely to turn into another version of Iraq, with additional negative implications for the U.S. reputation in the world. Another key issue is energy security. A new, shared understanding of energy challenges must be reached that would encourage mutual respect for each side’s critical interests. 
Viewing Russia as a potentially reliable alternative to traditional Middle Eastern sources of energy may serve the West and members of the region better than the image of a “neo-imperialist” bully that only seeks to subvert its neighbors’ policies. Trying to persuade European countries to invest additional billions into the Nabucco pipeline in order to bypass Russia may well turn out to be a waste of money and time. A more important and potentially unifying idea for all the parties would be to engage in the development of acceptable rules and principles of energy security among Eurasia‘s powers. Finally, to restore the region’s capacity to function and perform basic services for its residents, it is critical to curb Russophobic nationalism. While rebuilding a Russia-centered empire would be very dangerous, there is hardly an alternative to the emergence of an economically and culturally transparent community of nations with strong ties to the former metropole. Russians and other ethnic minorities must be able freely to travel, develop their linguistic and religious traditions, and celebrate their historically significant events. The overall objective of the outside world should be to strengthen Russia‘s confidence as a regional great power, while discouraging it from engaging in revisionist behavior. 


Andrei Tsygankov is a professor of international relations at San Francisco State University. The views expressed in this commentary are the author’s own and do not necessarily reflect those of RFE/RL

Stronger than you think !

Un article très intéressant paru hier , sous forme d’une interviw de Gleb Pavloski

02 November 2009
By Gleb Pavlovsky
Western leaders and observers persistently repeat, like a mantra, that Russia is “weak.” This judgment is based on a flawed comparison between Russia and the Soviet Union.  Measured by Soviet standards, Russia has weakened, but as former United States National Security Adviser Brent Scowcroft noted, Russia still “has enormous capacities to influence the U.S. security strategy in any country.”
A country with such influence over a military superpower cannot be considered weak. In fact, the issue is not Russia’s strength per se, but whether Russia intelligently concentrates and applies it.
The new Russia has transcended its Soviet identity and managed to put down uprisings in the post-Soviet space as far away as Tajikistan. It has dealt with a new generation of security threats on its own territory — most prominently Chechen warlord Shamil Basayev — and prevented them from turning into a global force like al-Qaida.
Moreover, Russia has helped other new nations in Eastern Europe create their own identities.
Does this not demonstrate Russia’s global know-how? Is it not a contribution to international security?
The United States has recognized the Russian factor in post-Soviet state-building processes. Russia has not been the only beneficiary of its activities in the Caucasus, especially since 2000. By bringing recalcitrant minorities into a new security consensus, Russia helped transform local ethnic conflict into a constructive process of nation building.
So Russia’s claim to being a central element in Eurasian security, on par with the United States and the European Union, is not the blustering of a spent Leviathan. Rather, it is a demand for a fair international legal order.
The debate about whether the United States should allow Russia to have “special interests” in Eastern Europe is pointless. Russia’s interests are by necessity becoming global. The agenda of U.S.-Russian relations includes issues such as treaties on the reduction of strategic weapons and on nuclear nonproliferation, NATO, Afghanistan, Iran, Central Asia, North Korea and the post-Soviet space. These are all global issues, not local ones.
Russia can be effective in dealing with these issues only if it becomes a competent global actor.  Yet many assume that world politics should be designed to bypass Russia. Everywhere Russians are expected to support something without participating in creating it. We are supposed to help stabilize the region around Afghanistan, for example, but only in order to create a “greater Central Asia” that will not include Russia.
It is clear that modern Russia lacks a “global status” in the Soviet sense. But the United States has also been unable to achieve the global status of a “Yalta superstate.” The U.S. global military power is undisputed, although it is used with decreasing frequency.
Sprawled over 11 time zones — five of which border China — it is impossible to expect Russia to remain merely a regional power.
A state that is involved in four global regions — Europe, Central Asia, the Far East and the Arctic — and borders several others cannot be considered “regional.”
Moreover, because the regions in which Russia has interests face a number of problems, it must seek influence over the strategies for those regions pursued by other powers of various sizes, from China and the United States, to the EU and Iran. Russia is expected to act in ways that are beneficial to U.S. and Western interests. But it is in Washington’s interest to enhance Moscow’s capacity to act and to strengthen a globally competent Russia. This would be a Russia that acts in pursuit of its own interests — the same way that the United States and the EU act.
Americans sometimes suggest that Russia has a hidden strategic agenda. But the consensus that Vladimir Putin has created in Russia since he became president in 2000 is more than a question of interests. It is a value-based reality. It is based on the possibility of a free life in a secure environment — something that Americans take for granted.
For many years, we had to deal with the problem of Russia’s very existence rather than that of the quality of its governance.
Putin’s consensus made it possible to resolve both problems without foreign assistance and interference.
Now in order to solve other problems, we need to go beyond Russia.
Gleb Pavlovsky is head of the Russia Institute. © Project Syndicate

We are facing a time of harsh decisions, mobilization, and common fight for survival.

In the first part of his interview, Sergej Chelemendik, PACE member from Slovakia, spoke about the impact of the global financial crisis on Europe, about Russia’s image in European eyes and liberal superstitions influencing European mind. In the second part of his talks in Bratislava with RPMonitor’s senior staff writer Marine Voskanyan, Mr. Chelemendik presents his view on Russia’s potential role in the post-crisis world and ideas that Europe could borrow from Russia under new historical circumstances.


Q: What do you think Russia could propose to the post-crisis world as an idea, and what is its advantage before neoliberalism?

Sergej Chelemendik: I believe Russia could propose the idea of a strong, organized and militarily supported power that protects its part of the world from rivals. That is what China and the United States cannot propose. China is a self-locked civilization which is uninterested – at least today – in active foreign policy and export of any ideology. China’s ideology is to be China. In the United States, imperial ideas, once imported from Britain, have got into the hands of illiterate and ambitious persons who have distorted its essence. In this degenerate version, this imperial idea is reduced to printing dollars and buying up resources of other nations. Today, their exchange commodity is good for nothing: with banknotes, you could at least fire a stove.

I guess Russians don’t quite understand the change that happened – that money in the definition of Marx does not exist any longer. America has created a world of substitutes. America’s ideology is Coca Cola: we sell you poisoned water and you give us money.

Q: Still, the United States continues to export democracy and the image of “American dream”. Can Russia propose an alternative to this commodity? In fact, Russia has not yet formulated an articulate national idea even for domestic use.

S.C: Some persons in Russia have adopted liberalism but that is a tiny minority, if compared with Europe. Vacuum cannot exist for a long time: it will be filled with an adequate concept. Today’s “sovereign democracy” is not the best formulation but already a claim for an ideology of Russia’s own. Ideas emerge from real life. The new Russian idea is unlikely to develop from the existing constructions – Christian values, or leftist ideas. Today, Europe is interested in Russia as a reliable energy exporter. In a few years, Europe will face the problem of food, and Russia’s resources will become vitally important. In this situation, Russia, if its collects the required political energy, could introduce the idea of strong power.

Q: Will Europe really demand the idea that looks like the very totalitarianism that had been declared the enemy of the civilized society?

S.C: In the Europe of today, power as a possibility to compel someone to do something he wouldn’t like, does not exist. All the European schemes of seeking common solutions – tolerance, multiculturalism etc. are designed for a quiet oasis of well-to-do consumption. It is in fact the same as the consumerist version of communism.

The original concept of democracy was the idea of elected power of warriors which suggested that a person can pay his life and fate for his choice. Today’s European citizen is a person with a certificate, not more.

But in the times when European well-being is coming to an end, harsh decisions will be required – of which nobody in Europe is today capable.

Several months ago, groups of Albanians and Serbs collided in a physical fight in one of the quiet commercial streets of Vienna. Policemen were staying a side, not knowing how to intervene. What is Vienna, with the whole background of its imperial past, can do with this – while every eighth Austrian is an immigrant from the Balkans?

In fact, the Balkans were designed as a detonator for exploding Europe. There will be more mine fields. The European home will start to fall apart. Under these conditions, absence of power is fatal.

Q: Thus, Europe will require the same methods that it had taught Russia to get rid of?

S.C: The Europeans will have no alternative. The nations like France and Germany that have a tradition of strong power will revive it. For the rest of Europe, it will be hard to realize that we are returning to the age of larger and smaller wars.

Today’s France is the only European nation that still has a real military potential, and that is why it was reluctant to re-join NATO for so many years. France has got the Foreign Legion that is involved in real warfare. The Germans are the strongest European nation, but the shape of their army is miserable.

In the post-crisis world, Europe will be strongly interested in the idea of a strong centralized power resting upon a strong army. Russia will attract interest as the center of power of this kind, as it hasn’t lost the understanding of power. Russia will attract interest as a center of military industry, possessing also vital resources including oil, gas, and fresh water.

Therefore, Russia will also be compelled to correspond with this image, as otherwise it will be destroyed.

Q: Unfortunately, the idea of strong power often transforms in arbitrary rule of local officials, and thus discredits itself in the form of corruption.

S.C: This phenomenon is rather an indirect result of liberal influence. Corruption is a typical feature of today’s democracy, which in fact is nothing but division of money, collected from taxpayers, between a few major business players of a particular nation.

Most powerful business structures acquire the possibility to control part of the budget and distribution. Thus, Russians should not believe in the myth that European democracy is a remedy from corruption.

Q: It is true that many Russians believe that civil rights and decent behavior of officials, physicians, police inspectors etc. is available only in a “non-authoritarian” society.

S.C: I know that such illusions exist. But if Russians want to imagine the most refined implementation of today’s democracy, let them look at the powerless disaster of Ukraine.

Q: What would you say to a young Russian who believes that Europe is a society of fair and well-to-do life where individual rights are really guaranteed?

S.C: These young guys could acquire those illusions from a superficial impression of European life. But the world is rapidly changing, and young Russians will have to reassess the reality. They will have to ask themselves why the Russian and European stock markets are simultaneously collapsing, and why the recently powerful oligarchs are going bust one after another. They will have to ask themselves what to do when the American casino that everybody was playing has caught fire, the owners have promptly escaped with cash, the roulette is still turning but the whole thing does not work. And they will make their conclusions. They will change their attitude to the world and their life.

It will be a hard revelation. In my young age, a European citizen could chose between a cozy quiet life and struggle for big success. The youth of today will get a more limited choice .

We are facing a time of harsh decisions, mobilization, and common fight for survival.


La guerre de l’Amérique contre De Gaulle

Alain Peyrefitte : « Attendez-vous quelque chose de la session de l’OTAN ?
De Gaulle – Que voulez-vous que j’en attende ? L’OTAN ne sert à rien : il ne peut rien s’y passer ! Tout ça, c’est zéro, zéro, zéro. C’est fait pour faire vivre des fonctionnaires internationaux qui se font payer grassement à ne rien faire, sans verser d’impôt.
Alain Peyrefitte. – On ne reviendra pas sur le retrait de nos officiers de marine de l’OTAN ?
De Gaulle. – Pourquoi voulez-vous qu’on revienne là-dessus ? Il n’y avait aucune raison pour qu’ils y restent. C’était une anomalie qu’ils soient là. Bien sûr, ils se faisaient payer plus cher que s’ils étaient restés dans la marine française. Ces organismes internationaux sont bons pour y attraper la vérole. Nos représentants oublient le devoir d’obéissance à l’Etat. Ils y perdent le sentiment national.
Alain Peyrefitte. – La chose a été rendue publique à partir de l’Allemagne. Nous les avions prévenus de notre intention, dans le cadre des consultations prévues par le traité de l’Elysée ?
De Gaulle. – Non. Je ne crois pas. Pourquoi voulez-vous qu’on les prévienne ? Non. Il fallait bien que ça se sache un jour ou l’autre.
Alain Peyrefitte. – C’est le journal Die Welt qui a fait la fuite.
De Gaulle. – Les Anglais, qui sont des maîtres dans l’art de manipuler, ont colonisé la presse allemande. Adenauer était le premier à s’en plaindre. Les Allemands sont liés par leur presse aux mains des Anglo-Saxons. Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille. Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington. De Gaulle ne veut pas de ça. Alors, on n’est pas content, et on le dit à longueur de journée, on met la France en quarantaine. Mais plus on veut le faire, et plus la France devient un centre d’attraction. Vous nous voyez avaler la supranationalité, nous ? La supranationalité, c’était bon pour les Lecanuet !

Alain Peyrefitte. – On dit que vous allez recevoir Jean Monnet.
De Gaulle. – Pourquoi ne le recevrais-je pas ? Je l’ai toujours reçu quand il me l’a demandé. Il a été mon ministre. Ce n’est pas parce qu’il est devenu l’inspirateur des supranationalistes, c’est-à-dire des antinationaux, que je dois lui fermer ma porte. »