Tbilissi a déclenché la guerre Russo-Georgienne.Téléchargez le rapport ici
Georgia started war with Russia. Download the full rapport here
“La nouvelle etape est parfois definie comme «post-americaine». Mais, certes, ce n’est pas le «monde d’apres les USA» et d’autant plus sans les USA. C’est un monde, ou, a la suite de la montee d’autres centres globaux de la force et de l’influence, l’importance relative du role de l’Amerique se reduit, comme cela avait deja eu lieu au cours des dernieres decennies dans l’economie et le commerce globaux. Le leadership est un tout autre probleme, avant tout celui de l’obtention de l’entente parmi les partenaires, de la capacite d’etre premier, mais parmi ses égaux”.
” Pour definir le contenu de l’ordre mondial en formation, on avance aussi les termes comme multipolaire, polycentrique, non-polaire”.
“Nous ne partageons pas les craintes, que la reconfiguration actuelle qui se passe dans le monde mene inevitablement « au chaos et a l’anarchie ». On observe le processus naturel de la formation d’une nouvelle architecture internationale – tant politique, que financiere et economique, qui repondrait aux realites nouvelles”.
“La Russie se voit comme une partie de la civilisation europeenne, qui possede les racines chretiennes communes”.
“Le dur modele anglo-saxon du developpement socio-economique presente de nouveau des rates, comme dans les annees 20 du ХХe siecle.l’Occident avait pour beaucoup cree l’architecture financiere et economique globale a son image. Et actuellement, ou l’on est en presence du deplacement reconnu par tous de la force financiere et economique vers les nouvelles economies en croissance rapide comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Bresil, il devient evident que ce systeme n’est pas adequat aux realites nouvelles. Au fond, on a besoin d’une base financiere et economique, qui correspondait au polycentrisme du monde contemporain”.
A l’heure ou les lignes de fractures sont de plus en plus illisibles, il est bon de rappeler que la seule chance de survie des peuples Européens survivent est de sortir de l’ornière atlantiste suicidaire et de développer une collaboration poussée et intégré avec la fédération de Russie, afin que ce binôme “Euro-Russe” contribue à maintenir la paix sur le Heartland, au sein de ce nouveau monde multipolaire et polycentrique.
Dans un monde polycentrique et multipolaire, l’unite Européene est inévitable
Loin de l’idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par l’économie et la démographie. La baisse d’influence de l’Amérique se traduit également par une augmentation de l’influence de nombres d’autres acteurs (BRIIC, monde arabo-musulman riche en énergie et en capital humain ..). La population de la planète atteint aujourd’hui 6,5 milliards d’habitants et devrait dépasser les 9 milliards en 2050. L’europe, qui compte aujourd’hui 728 millions d’habitants (dont 1/3 hors de l’UE) devrait voir sa population tomber à entre 564 millions et 632 millions d’habitants, soit représenter entre 7 et 8% de la population mondiale et moins de 20% du PIB soit à peu près autant que la Chine seule (!). La France pour prendre un exemple devrait compter elle 70 millions d’habitants en 2050, soit 0,8% de la population mondiale, un habitant sur trois ayant plus de 60 ans (!) et la moitié la plus jeune de sa population étant à cet moment la d’origine extra-européene, principalement Afro-maghrébine.
Dans ce contexte, et malgré les discours percutants de personnalités crédibles et intéressantes (nicolas dupont aignant, paul marie couteaux ou jean pierre Chevènement pour ne citer qu’eux) la sortie de l’UE et le retour au « souverainisme » national est probablement la dernière des solutions à envisager. L’UE est certes imparfaite à 99% mais elle est imparfaite en ce qu’elle est dirigée par Bruxelles, qui est une officine du « parti américain » qui traite l’Europe en colonie américaine.
Pire les Américains (qui souhaitent avant tout maintenir leur position dominante et défendre leurs interets) ne souhaitent pas une Europe unie et puissante, apte à ne pas les suivre dans leurs offensives militaires illégales ou même à s’y opposer, diplomatiquement, voir militairement. C’est la raison pour laquelle les Américains font « tout » pour rentrer leur cheval de troie (Turque) dans l’Europe, afin d’y semer la discorde et de déstabiliser un ensemble homogène en création. N’oublions pas enfin que la Turquie, seconde armée de l’OTAN, est avec Israêl le pion de l’Amérique au proche orient, et que celle-ci occupe militairement l’Europe (Chypre).
C’est la raison pour laquelle les Américains ont tout fait pour dissuader De Gaulle d’obtenir l’indépendance nucléaire et de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Parcequ’une France indépendante, prélude à une Europe indépendante pouvait entraîner la pire des situations envisageables pour les stratèges US, perdre l’avantage pris à la fin de la guerre (l’occupation de l’europe de l’ouest) et donc la main mise sur la façade « ouest » du heartland.
C’est également la raison pour laquelle certains stratèges du « parti américain » en Europe ont parfaitement compris l’interet a appuyer les « refus » de l’UE en soutenant des partis « anti UE » et Europhobes comme ce fus ouvertement le cas en Irlande avec le candidat Libertas par exemple. Plus récemment, le Bruxellophobe Philippe de Villiers a lui aussi rejoint le parti Atlantiste de Nicolas Sarkosy, l’UMP, pourtant ouvertement Europhile et après que celui ci ai fait rejoindre à la France le commandement intégré de l’OTAN.
La perte de souveraineté des pays Européens est un processus qui a traversé deux stades principaux.
* Le premier est celui de la fin des empires, issu du traité de westphalie et qui prône l’identité nationale (l’état nation) comme identité première. Cette ‘nationisation’ des identités Européennes a crée les conditions de la guerre de 30 ans qui a ravagé notre continent dans la première moitié du 20ième siècle. Curieux hasard, le traité de westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans.
* Le second stade est celui de la régio-fragmentation. Ce processus que l’on nous affirme comme éminemment politico-progressiste (les régions seraient le stade ultime de l’intégration politique européenne) est en fait le résultat d’un processus politique extérieur volontaire afin d’affaiblir l’Europe en la morcelant en entité qui de par leur petite taille n’ont plus aucune autonomie économique ni de souveraineté militaire. Cela a été particulièrement le cas pour l’est de l’Europe comme en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou en URSS, pour des raisons évidentes : ces nations ne « baignant » dans le bain Occidental que depuis peu elles étaient suspectes de réticence à l’alignement euro-atlantique.
Quoi alors de plus étonnant que les partis Européens les plus éminemment régionalistes soient les partis les plus européistes et les actifs en faveur de l’extension de l’OTAN et de l’intégration euro-atlantique. Ces mêmes « lignes » politiques sont partagées par les commissaires de Bruxelles, agents zélés des intérêts Américains en Europe.
Evidemment cette Europe de Bruxelles est évidemment l’inverse de l’Europe puissante et indépendante que nous voulons. L’union Européenne charnelle et réelle (et non légale) est néanmoins le seul objectif à défendre pour que les Européens maîtrisent leur destin et redeviennent acteur et non seulement spectateurs. Hors le monde de demain ne sera probablement pas un monde plus « ouvert » que celui que nous connaissons, ce sera plausiblement un monde d’affrontements, de conflits de blocs, de territoires, de zones et de civilisations. Dans ce monde de tension croissante, la clef pour l’Europe est de se doter d’une structure de défense qui lui appartienne et lui permette de protéger ses intérêts et ses citoyens. En ce sens, les propositions du président Medvedev sur la nécessité de créer une structure de sécurité Pan-Européenne (remplaçant l’OTAN) sont un défi réellement intéressant pour l’Europe.
Dans un monde polycentrique et multipolaire, sortir de l’OTAN et créer une défense continentale non atlantique.
L’OTAN est une alliance militaire constituée en 1949 pour faire face à l’URSS mais aussi au risque futur d’une nouvelle situation pour l’Europe comme celle-ci avait connu avec l’Allemagne. Rapidement, cette alliance sous la coupe des anglo saxons entraîna la constitution d’une alliance concurrente dans l’autre bloc (soviétique) en 1955 : « le pacte de Varsovie ». Cette double alliance scinda le monde en deux blocs rivaux jusqu’en 1958, lorsque la France de De Gaulle décida de quitter le bloc anglo-saxon et de développer son propre programme nucléaire. En 1966, la France quitte le commandement de l’OTAN, et le siège de l’OTAN est déplacé de Paris à Bruxelles, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, Bruxelles hébergeant donc et les institutions Européennes, et celles de l’OTAN. Retour dans le giron moins de 30 ans plus tard puisqu’en 1995, le président Français Chirac entama les négociations de retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, retour avalisé et effectué par le président Nicolas Sarkosy le 17 mars 2009.
Il convient dès lors de se demander quelles sont les raisons de ce retour de la France en tant qu’acteur essentiel au sein de l’OTAN. Celle-ci n’a en effet aujourd’hui que deux fonctions principales, qui sont les deux dans le pur intérêt de l’Amérique mais vont toalement à l’encontre des intérêts Européens.
Tout d’abord elle est devenue une arme de conquête du heartland Eurasien par l’Amérique et en ce sens, son extension à l’est, vers les frontières de la Russie, passe par l’adhésion de nations nouvelles (nouvelle Europe) pour des motifs erronés, qui sont la crainte historique d’un impérialisme Russe qui n’existe pas mais que les stratèges américains entretiennent parfaitement.
Sous couvert d’entrée dans le « partenariat euro-atlantique », l’OTAN s’installe directement dans le cœur de l’Europe afin de pousser la Russie dans ses retranchements orientaux et de diviser une nouvelle fois l’Europe en installant ses bases militaires devant la frontière Russe. C’est le but réel de la campagne de Serbie (la Serbie étant un pion Russe dans la logique du Pentagone) avec la base bondsteel mais également de la révolution orchestrée en Ukraine, le but étant d’installer une base Américaine en crimée, en lieu et place de la base Russe actuelle.
Depuis le 11/09/2001 également, l’OTAN s’est transformée en « armée » de croisés au yeux du monde musulman, les mêmes stratèges tentant de nous persuader que l’OTAN est un rempart contre l’islamisme agressif et terroriste. Pourtant nul besoin d’être savant pour comprendre que la campagne d’Irak et celle d’Afghanistan, si elles devaient être gagnées (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas) ne vaincraient pas le « terrorisme Islamique ». L’Islamisme est aujourd’hui utilisé comme bouclier et paravent pour justifier des objectifs géopolitiques bien antérieurs. Ne suspecte t’on pas que l’attaque de l’Afghanistan ait été justifié par le 11/09 mais planifiée bien avant et que son but réel soit l’implantation de troupes US au cœur de l’Eurasie ? Peut on sans rire croire que l’Irak baathiste de saddam hussein ai été un des vecteurs du terrorisme islamique mondial, ou plutôt visée pour ses puits de pétrole ?
Les guerres de domination de l’empire Américain sont des guerres pour la maîtrise des ressources naturelles, qui sont concentrées (hormis en Arctique) entre la péninsule Arabe, l’Irak, l’Iran, le golfe Persique, le sud Russie (caucase) et l’Afghanistan. Hors ces conflits énergétiques déclenchés sur des faux motifs ne sont pas ceux de l’Europe. Pire ils sont susceptibles d’entrainer l’europe dans des tensions ethniquo-religieuses sur « son » territoire. La désintégration de la Yougoslavie nous a montré à quel point une structure de sécurité était essentielle pour maintenir son harmonie et faire face aux déstabilisations de l’extérieur.
L’affaire récente du Kosovo a parfaitement démontré à quel point l’europe sert de tête de pont aux américains pour « attaquer » et « conquérir » l’Eurasie, et donc la Russie tout en créant des tensions entre peuples Européens et surtout avec la Russie, à qui « l’avertissement » Serbe était adressé. Point d’orgue de cette politique de conquête, le vote du Silk road strategy Act par le congrès US en 1999 destiné à « favoriser l’indépendance des pays du Caucase et d’Asie centrale et à créer un pont terrestre détournant le commerce de ces pays avec l’ouest (qui passe actuellement par le territoire russe) vers le trajet de l’antique Route de la Soie aboutissant aux ports turcs, donc à un pays de l’OTAN. L’oléoduc BTC qui passe par la Georgie s’inscrit dans cette stratégie et explique en partie le développement de l’assistance militaire à la Géorgie depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili.
Dans un monde polycentrique et multipolaire, éviter la désintégration continentale.
Toujours en 1999, malgré l’attaque de la Serbie, et après 10 ans d’effondrement total, la prise de pouvoir de Vladimir Poutine va redresser la Russie et replacer celle ci sur le devant de la scène politique mondiale. L’Europe ayant basculé vers l’OTAN (participation des nations européennes à l’agression contre la Serbie), la Russie, la Chine et les nations musulmanes d’Asie centrale créent en 2001 l’Organisation de Shanghai ainsi que l’OSTC en 2002. Ces alliances militaires eurasiatique et inter-religieuses ayant pour but de répondre au double encerclement Russe et Chinois par l’armée Américaine et à défendre le pré-carré régional eurasiatique. Comme le disait Zbigniew Brezinski : « La stratégie eurasiatique des Etats Unis a suscité en réaction un rapprochement entre la Russie et la Chine. Les deux puissances continentales sont en train de construire une véritable alliance militaire face à la coalition anglo-saxonne et à ses alliés. »
Cette offensive Américaine vers l’est (de Berlin à Kiev) s’est matérialisée en deux étapes essentielles, de 1996 à 2009.
* En 1996 est créé l’organisation GUUAM qui regroupe Géorgie, Uzbékistan , Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie. Ces nations désirent à l’époque « sortir » du Giron post soviétique après la chute du mur et dans un contexte d’effondrement de l’état Russe. Il n’est pas surprenant que ces nations aient des positions géographiques stratégiques et par conséquent aient été victimes des révolutions de couleur financées par les ONG proches de la CIA (révolution orange, des tulipes, des roses et récemment en Moldavie après les élections) ainsi que des changements de régimes pro Occidentaux liés. Symbole de la « couleur » de cette association, les membres observateurs sont la Turquie et la Lettonie (!). Néanmoins ces régimes renversés n’ont pas obtenu les résultats escomptés par leur supporters (intégration dans l’OTAN et l’UE, amélioration du niveau de vie ..) mais au contraire ont entrainé une dégradation de la situation économique et aucune intégration dans le système euro-atlantique. C’est la raison pour laquelle le départ de l’Ouzbékistan en 2005 et l’absence de réalisation concrète de l’organisation l’ont mise en sommeil politique et qu’en mai 2006, le politologue azerbaïdjanais Zardust Alizadé exprimait encore ses doutes quant aux « perspectives de développement de l’alliance, et l’obtention de résultats pratiques ».
* Aujourd’hui, la seconde étape se matérialise agressivement via l’apparition d’un nouveau front, que l’on peut appeler le GUA (Georgie, Ukraine, Arctique).
En Géorgie : l’incapacité politique du président a incité les stratèges Américains à lancer une opération militaire en août 2008, celle-ci ayant néanmoins échoué puisque l’armée Russe a répondu avec force et a « libéré » les territoires d’Ossétie et d’Abkazie. Ce conflit est le premier conflit de la Russie avec l’Amérique hors des frontières Russes (la précédente étant la déstabilisation Wahabitte en Tchétchénie, fomentée en grande partie par la CIA).
En Ukraine les récents conflits gaziers témoignent des tensions grandissantes et un observateur éclairé jugeait récemment que « un conflit limité, sous le prétexte d’un litige territorial, devrait éclater entraînant une rupture des fournitures de gaz pour une période plus ou moins lingue, les crises gazières sont provoquées afin d’entraîner les consommateurs européens à une telle coupure ».
L’arctique nécessitant un développement propre, j’incite mes lecteurs à lire mes précédents articles à ce sujet (ici et la) et à consulter le blog de « zebrastationpolaire » à ce sujet.
Ces manœuvres d’encerclement, d’endiguement et de déstabilisation ont divers objectifs :
– Contrôler les pourtours des mers noire, caspienne et baltique, zone essentielles et de transit entre l’orient et l’occident.
– Maîtriser les futurs corridors énergétiques, notamment via un projet de construction d’oléo- et gazoducs contournant la Russie mais reliant les régions de la Caspienne, de la mer Noire et de la Mer Baltique.
– Etendre l’influence de l’OTAN le plus à l’est, au cœur de l’Eurasie afin de réduire la sphère d’influence de la Russie (sur son étranger proche) mais surtout en Europe et empêcher un éventuel développement de l’influence Chinoise vers l’asie centrale
Évidemment un lecteur non averti me dira que les russes et les américains n’ont cessé de s’affronter depuis 1945 et que globalement, ce n’est pas l’affaire de l’Europe et des Européens. Hors c’est précisément l’inverse…
Dans un monde polycentrique et multipolaire, l’alliance Euro-Russe, clef de voute de la paix sur le continent.
Les conséquences sus cités sont absolument dramatiques pour l’Europe. Elles ont pour conséquences de nous couper de la Russie sur un plan civilisationnel, géopolitique, politique et énergétique ou encore de créer un nouveau mur en Europe, non plus à berlin mais au cœur de l’Ukraine, en séparant l’Ouest (ensemble sous influence Américaine) de l’Est (ensemble sous influence Russe). Plus prosaiquement, cette ligne de fracture coupe « presque » l’Europe orthodoxe de l’europe catholico-protestante, reprenant la vision des civilisations séparées de S. Hungtinton dans son ouvrage « le choc des civilisations ». Enfin il est à noter que la Chine, acteur géopolitique et économique majeur, juge probablement l’Europe (via l’OTAN) co-responsable de la situation d’encerclement total qu’elle subit, que ce soit à l’ouest (ring centro-asiatique) et à l’est (dans le pacifique devant ses côtes). Cette rupture avec deux acteurs essentiels que sont la Russie (le pays le plus grand du monde) et la Chine (le pays le plus peuple du monde) sont doublement graves. En cas de tension croissante entre l’OTAN et l’OCS, la France et les pays d’Europe Occidentale seraient en conflit avec une organisation qui regroupe presque un homme sur trois dans le monde, couvret 32,3 millions de km² et comprend au niveau des ressources énergétiques 20 % des ressources mondiales de pétrole, 38 % du gaz naturel, 40 % du charbon, et 50 % de l’uranium.
Cette stratégie de séparation de la Russie et de l’Europe de l’ouest et du centre a en outre comme conséquence de « limiter » l’Europe dans un micro territoire encastré à l’ouest du continent et de la couper des possibilitées immenses que lui offriraient un partenariat avec la Russie.
· L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel humain avec ses 140 millions d’habitants, que géographique avec ses 17 millions de Km² et le débouché sur le pacifique. Elle deviendrait ainsi un acteur de premier plan notamment avec le monde asiatique, qui en en plein développement.
· La Russie à également besoin de l’Europe et des Européens, tant pour l’acheminement de ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’oural. Enfin et surtout, elle a besoin de l’Europe comme d’un allié naturel, complémentaire car issu de la même civilisation.
En effet cette unité Euro-Russe (seule garante de paix et d’indépendance pour les peuples du continent) n’est pas seulement vitale, elle est souhaitable car les Européens d’Occident ou de Russie appartiennent avant tout à la même civilisation.
Comme le disait récemment Natalia Narotchnitskaïa lors d’un colloque à Paris : « La vraie coopération entre la Russie et l’Europe pourrait cependant donner un nouvel élan à notre continent à l’aube du troisième millénaire. Les grandes cultures romano-germanique et russe-orthodoxe partagent un seul et même fondement apostolique, chrétien et spirituel. Les Européens, qu’ils soient Occidentaux ou Russes, ont donné au monde les plus grands exemples de la spiritualité latine et orthodoxe ».
Voilà pourquoi l’avenir de l’Europe, c’est la Russie.
US. It is a world where as a result of the rise of other global centers of power and influence the relative significance ofAmerica’s role dwindles, as was already the case over recent decades in the global economy and trade. Leadership is an entirely different question though; it’s above all the question of achieving harmony within a circle of partners, of the ability to be the first, but among equals.”“To define the content of an emerging world order, such terms as multipolar, polycentric and nonpolar are also put forward”
“We do not share the concerns that the current reconfiguration in the world will unavoidably lead to “chaos and anarchy.” There goes the natural process of the formation of a new international architecture – political as well as financial-economic – which would correspond to the new realities.”
“Russia conceives itself as being a part of European civilization having common Christian roots”
“The rigid Anglo-Saxon model of economic and social development is again, as it did in the 1920s, beginning to wobble.the global financial-economic architecture was largely created by the West to suit its own needs. And now that we watch the generally recognized shift of financial-economic power and influence towards the new fast-growing economies, such as China, India, Russia and
Brazil, the inadequacy of this system to the new realities becomes obvious. In reality, a financial-economic basis is needed which would conform to the polycentricity of the contemporary world. The manageability of world development can’t be restored otherwise.”
Comme je l’explique depuis près d’un an maintenant (article publié sur Yahoo actualités en juin 2008) le “plan medvedev” pour la natalité en Russie est efficace. Celui ci a annuellement depuis 205 réduit la chute démographique pour arriver à une quasi stabilisation de la population cette année (2009).
It’s been one year have been trying to demonstrate that the “Medvedev plan” for demographia is efficient and that since 2005 every year, the population is less and less decreasing. This article (in french) have been published on french yahoo news on June the 12Th, 2008.
I recently explained that from january to june 2008, natality was increasing despite the crisis and that 1.000 more children than last year were borned in Russia. Yesterday, this very good news appeared :
– In Russia the first time in 15 years recorded a natural population growth, said today the Minister of Health and Social Development Tatyana Golikova. According to the Minister at a meeting of the interdepartmental working group on the national project “Health”, in August 2009 was marked by natural population growth of 1 thousand people.
Experts still find it difficult to give a clear assessment of the figures named Golikova. At birth could have a positive impact “unpacking” maternal capital, as well as the fact that it is now fixed by the wave of births, which was “programmed” in 2008 – at sunset of the “cloudy years”.
Some also noted the paradoxical effect of the crisis had an effect to improve the demographic situation. The fall of population decline, noted in the January-August 2009, may be associated with a decrease in alcohol consumption because of economic turmoil.
Le président Lybien à en outre appellé à la création d’une alliance militaire du sud (une OTAN du sud) , qui devrait être opérationnelle en 2011.
Après le discours de Munich du 10/02/2007 , veuillez trouver ci dessous des extraits du “discours de new york” (24/09/2009) du président Russe .. Quelques extraits :
” The Cold War is over, as we all believe, but the world has not become more secure. Today we need genuinely modern solutions. We also need clear legal framework for already existing political commitments. We need no declarations, or appeals, or empty talk, but really clear legal frameworks which will, among other points, strengthen one of the principles of the international law, the principle of not ensuring one’s own security at the expense of security of others“.
Les premières études statistiques sur la population de la ville datent du 17ième siècle, en 1638 la ville avait a peu près 200.000 habitants. La population diminuera tout au long du siècle suivant pour ne retrouver ce chiffre de 162.000 qu’en 1776.
A la veille de la guerre de 1812 la population de la ville est de 270.000 et de seulement 212.000 à la fin de la guerre. La population est alors composée de 92 orthodoxes pour 100 habitants et de 8 infidéles.
La population augmentera au cours du 19ième siècle pour atteindre en 1882 753.649 habitants. La population est orthodoxe à 91%, il y a 2,28% de vieux croyants, 2,05% de protestants, 2% de juifs, 1,24% de catholiques et autant de musulmans … 96% de la population s’exprimait en langue Russe. 73% de ses habitants n’étaient pas “nés” à Moscou et étaient principalements originaires de : Tula, Kaluga, Riazan ou encore Smolensk.
En 1926, la population atteignait près de 2 millions d’habitants et la moitié n’étaient pas nés à Moscou. Les “Russes ethniques” représentaient 87,5% de la population, les tatares 8%, les Ukrainiens et les juifs à peu près 6,5%.
Le recensement de 1959 voit une augmentation de la population “Russe” (de 87,4 à 89,5%), une diminution de la proportion de Juifs (6,0 à 4 , 1%) mais une hausse de la proportion de Tatars, d’Ukrainiens et de Biélorusses.
En 1989 Moscou comprend 8.972.300 habitants dont près de 89% de Russes, moins de 3,% d’Ukrainiens, moins de 2% de Tatars et quelques autres minorités (juifs, citoyens d’asie centrale …). Pour infos cette année la ont été recencés dans la capitale :
– 7.963.246 Russes
– 252.670 Ukrainiens
– 174.738 Juifs
– 157.376 Tatars
– 73.000 Biélorusses
– 43.989 Arméniens
– 39.916 Mordves
– 20.727 Azéris
– 19.608 Georgiens
– 18.358 Chouvaches
– 9.183 Ouzbeks
– 8.825 Kazaques
– 7.270 Ossètes
– 6.997 Polonais
– 5.417 Bashkirs
– 4.670 Allemands
– 3.986 Lettons
– 3.693 Grecs
….
– 1.275 Arabes
– 1.261 Karèles
– 597 Adygues
– 372 Chinois
– 270 Afghans
– 145 Turcs
– 117 Francais
Après l’effondrement de l’URSS, des bouleversements démogaphiques sans précédents ont frappés la Russie, notamment la capitale Moscou. En 15 ans seulement, la situation s’est totalement inversée. De nombreux migrants se sont installés à Moscou, certains clandestins pour le travail (nombre d’asiatiques Gaustarbeiters), d’autres pour des raisons politiques, d’autres par “mariage” ou tout simplement recherche d’une activité économique quelle qu’elle soit. Les chiffres qui suivent tentent d’intégrer des variables type tel que l’immigration clandestine ou les étrangers non recencés.
Le recencement de 2002 a été effectué par la gazette réputée “arguments et faits”, étayé par les chiffres fournis par le “ministère de l’intérieur” (ГУВД). Il faut noter que selon les estimations officielles de la ville de Moscou, le nombre de clandestins varie de 900.000 à 3 millions de personnes. Il est également à noter que 50 religions sont recencés dans la ville.
Les principaux groupes recencés et estimés en quantité sont les suivants :
Azéris : 1.500.000 personnes
Tatares : 900.000 personnes
Arméniens : 600.000 pesonnes
Juifs : 200.000 personnes
Georgiens : 350.000 personnes
Tsiganes : 300.000 personnes
Moldaves : 300.000 personnes
Tchéchènes : 250.000 personnes
Vietnamiens : 240.000 personnes
Tadjiks : 200.000 personnes
Ouzbeks : 150.000 personnes
Chinois : 350.000 personnes
Afghans : 100.000 personnes
Bachkirs : 100.000 personnes
Daguestanais : 100.000 personnes
Chouvaches : 60.000 personnes
Ingouches : 50.000 personnes
Africains : 50.000 personnes
Yougoslaves : 50.000 personnes
Turcs : 20.000 personnes
Kurdes : 15.000 personnes
Grecs : 20.000 pesonnes
Koréens : 15.000 personnes
Assyriens : 15.000 personnes
Kazaques : 10.000 personnes
Les nombreux ressortissants d’autres groupes, représentent eux près de 200.000 personnes.
Le total de ces “minorités” non Slaves est donc d’approximativement 6,3 millions de personnes sur 10,5 millions d’habitants à Moscou intramuros. Les Russes / Ukrainiens / Biélorusses ne représentent donc à Moscou que 4 millions de personnes soit 40% de la population.
Il est également à noter que les Ukrainiens sont entre 600 et 800.000 et les Biélorusses plus de 100.000.
– La chasse aux gaspillages;
Le président en outre soulève certaines questions “clefs”:
“Devons-nous traîner vers l’avenir une économie primitive basée sur les matières premières, une corruption endémique, notre vieille habitude de compter sur l’Etat, sur l’étranger, sur une +doctrine universelle+, sur n’importe quoi sauf sur nous mêmes? La Russie chargée de tels fardeaux a-t-elle un avenir?”
“ La crise économique mondiale a montré que “les choses ne vont franchement pas très bien” pour la Russie, qui n’a pas réussi “ces vingt dernières années à se débarrasser d’une dépendance humiliante des matières premières” et dont l’économie “ignore comme à l’époque soviétique les besoins de l’Homme “.
Pourtant dans le même temps voila les déclarations de Vladimir Poutine, occultées par nos médias :
” Il n’y aura pas de concurrence entre nous en 2012. Nous nous mettrons d’accord, parce que nous sommes des gens de même sang et que nous partageons les mêmes vues politiques.” (source)
ou encore (5 jours après l’article ci dessus) :
” L’état de la culture technologique est à un niveau très bas dans notre pays. Pour cela, il faut payer un prix, non seulement en versant de l’argent mais aussi, malheureusement, par des vies humaines” (source)