L’avenir de l’Europe, c’est la Russie!

“Nul doute deja, que la fin de «la guerre froide» a marque la fin d’une etape plus longue du developpement international – 400-500 ans, durant lesquels la civilisation europeenne a domine dans le monde. L’Occident historique s’est toujours propulse a la pointe de cette domination”.

“La nouvelle etape est parfois definie comme «post-americaine». Mais, certes, ce n’est pas le «monde d’apres les USA» et d’autant plus sans les USA. C’est un monde, ou, a la suite de la montee d’autres centres globaux de la force et de l’influence, l’importance relative du role de l’Amerique se reduit, comme cela avait deja eu lieu au cours des dernieres decennies dans l’economie et le commerce globaux. Le leadership est un tout autre probleme, avant tout celui de l’obtention de l’entente parmi les partenaires, de la capacite d’etre premier, mais parmi ses égaux”.

” Pour definir le contenu de l’ordre mondial en formation, on avance aussi les termes comme multipolaire, polycentrique, non-polaire”.

“Nous ne partageons pas les craintes, que la reconfiguration actuelle qui se passe dans le monde mene inevitablement « au chaos et a l’anarchie ». On observe le processus naturel de la formation d’une nouvelle architecture internationale – tant politique, que financiere et economique, qui repondrait aux realites nouvelles”.

“La Russie se voit comme une partie de la civilisation europeenne, qui possede les racines chretiennes communes”.

“Le dur modele anglo-saxon du developpement socio-economique presente de nouveau des rates, comme dans les annees 20 du ХХe siecle.l’Occident avait pour beaucoup cree l’architecture financiere et economique globale a son image. Et actuellement, ou l’on est en presence du deplacement reconnu par tous de la force financiere et economique vers les nouvelles economies en croissance rapide comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Bresil, il devient evident que ce systeme n’est pas adequat aux realites nouvelles. Au fond, on a besoin d’une base financiere et economique, qui correspondait au polycentrisme du monde contemporain”.

***
Plus d’un an après ses propos tenus par Sergei Lavrov (en juin 2008) un seul constat s’impose, la crise financière les a totalement confirmés. A l’aurore de cet automne 2009, l’occident s’apprête à sortir de l’histoire par la petite porte, après avoir transmis ses métastases à l’humanité toute entière. Dans ce monde en re-configuration, il est bon se se demander quelle est la place que les peuples du continent Européen entendent jouer.

A l’heure ou les lignes de fractures sont de plus en plus illisibles, il est bon de rappeler que la seule chance de survie des peuples  Européens survivent est de sortir de l’ornière atlantiste suicidaire et de développer une collaboration poussée et intégré avec la fédération de Russie, afin que ce binôme “Euro-Russe” contribue à maintenir la paix sur le Heartland, au sein de ce nouveau monde multipolaire et polycentrique.

Dans un monde polycentrique et multipolaire, l’unite Européene est inévitable
Loin de l’idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par l’économie et la démographie. La baisse d’influence de l’Amérique se traduit également par une augmentation de l’influence de nombres d’autres acteurs (BRIIC, monde arabo-musulman riche en énergie et en capital humain ..).  La population de la planète atteint aujourd’hui 6,5 milliards d’habitants et devrait dépasser les 9 milliards en 2050. L’europe, qui compte aujourd’hui 728 millions d’habitants (dont 1/3 hors de l’UE) devrait voir sa population tomber à entre 564 millions et 632 millions d’habitants, soit représenter entre 7 et 8% de la population mondiale et moins de 20% du PIB soit à peu près autant que la Chine seule (!). La France pour prendre un exemple devrait compter elle 70 millions d’habitants en 2050, soit 0,8% de la population mondiale, un habitant sur trois ayant plus de 60 ans (!) et la moitié la plus jeune de sa population étant à cet moment la d’origine extra-européene, principalement Afro-maghrébine.

Dans ce contexte, et malgré les discours percutants de personnalités crédibles et intéressantes (nicolas dupont aignant, paul marie couteaux ou jean pierre Chevènement pour ne citer qu’eux) la sortie de l’UE et le retour au « souverainisme » national est probablement la dernière des solutions à envisager. L’UE est certes imparfaite à 99% mais elle est imparfaite en ce qu’elle est dirigée par Bruxelles, qui est une officine du « parti américain » qui traite l’Europe en colonie américaine.
Pire les Américains (qui souhaitent avant tout maintenir leur position dominante et défendre leurs interets) ne souhaitent pas une Europe unie et puissante, apte à ne pas les suivre dans leurs offensives militaires illégales ou même à s’y opposer, diplomatiquement, voir militairement. C’est la raison pour laquelle les Américains font « tout » pour rentrer leur cheval de troie (Turque) dans l’Europe, afin d’y semer la discorde et de déstabiliser un ensemble homogène en création. N’oublions pas enfin que la Turquie, seconde armée de l’OTAN, est avec Israêl le pion de l’Amérique au proche orient, et que celle-ci occupe militairement l’Europe (Chypre).

C’est la raison pour laquelle les Américains ont tout fait pour dissuader De Gaulle d’obtenir l’indépendance nucléaire et de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Parcequ’une France indépendante, prélude à une Europe indépendante pouvait entraîner la pire des situations envisageables pour les stratèges US, perdre l’avantage pris à la fin de la guerre (l’occupation de l’europe de l’ouest) et donc la main mise sur la façade « ouest » du heartland.

C’est également la raison pour laquelle certains stratèges du « parti américain » en Europe ont parfaitement compris l’interet a appuyer les « refus » de l’UE en soutenant des partis « anti UE » et Europhobes comme ce fus ouvertement le cas en Irlande avec le candidat Libertas par exemple. Plus récemment, le Bruxellophobe Philippe de Villiers a lui aussi rejoint le parti Atlantiste de Nicolas Sarkosy, l’UMP, pourtant ouvertement Europhile et après que celui ci ai fait rejoindre à la France le commandement intégré de l’OTAN.

La perte de souveraineté des pays Européens est un processus qui a traversé deux stades principaux.
* Le premier est celui de la fin des empires, issu du traité de westphalie et qui prône l’identité nationale (l’état nation) comme identité première. Cette ‘nationisation’ des identités Européennes a crée les conditions de la guerre de 30 ans qui a ravagé notre continent dans la première moitié du 20ième siècle. Curieux hasard, le traité de westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans.
* Le second stade est celui de la régio-fragmentation. Ce processus que l’on nous affirme comme éminemment politico-progressiste (les régions seraient le stade ultime de l’intégration politique européenne) est en fait le résultat d’un processus politique extérieur volontaire afin d’affaiblir l’Europe en la morcelant en entité qui de par leur petite taille n’ont plus aucune autonomie économique ni de souveraineté militaire. Cela a été particulièrement le cas pour l’est de l’Europe comme en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou en URSS, pour des raisons évidentes : ces nations ne « baignant » dans le bain Occidental que depuis peu elles étaient suspectes de réticence à l’alignement euro-atlantique.
Quoi alors de plus étonnant que les partis Européens les plus éminemment régionalistes soient les partis les plus européistes et les actifs en faveur de l’extension de l’OTAN et de l’intégration euro-atlantique. Ces mêmes « lignes » politiques sont partagées par les commissaires de Bruxelles, agents zélés des intérêts Américains en Europe.
Evidemment cette Europe de Bruxelles est évidemment l’inverse de l’Europe puissante et indépendante que nous voulons. L’union Européenne charnelle et réelle (et non légale) est néanmoins le seul objectif à défendre pour que les Européens maîtrisent leur destin et redeviennent acteur et non seulement spectateurs. Hors le monde de demain ne sera probablement pas un monde plus « ouvert » que celui que nous connaissons, ce sera plausiblement un monde d’affrontements, de conflits de blocs, de territoires, de zones et de civilisations. Dans ce monde de tension croissante, la clef pour l’Europe est de se doter d’une structure de défense qui lui appartienne et lui permette de protéger ses intérêts et ses citoyens. En ce sens, les propositions du président Medvedev sur la nécessité de créer une structure de sécurité Pan-Européenne (remplaçant l’OTAN) sont un défi réellement intéressant pour l’Europe.

Dans un monde polycentrique et multipolaire, sortir de l’OTAN et créer une défense continentale non atlantique.
L’OTAN est une alliance militaire constituée en 1949 pour faire face à l’URSS mais aussi au risque futur d’une nouvelle situation pour l’Europe comme celle-ci avait connu avec l’Allemagne. Rapidement, cette alliance sous la coupe des anglo saxons entraîna la constitution d’une alliance concurrente dans l’autre bloc (soviétique) en 1955 : « le pacte de Varsovie ». Cette double alliance scinda le monde en deux blocs rivaux jusqu’en 1958, lorsque la France de De Gaulle décida de quitter le bloc anglo-saxon et de développer son propre programme nucléaire. En 1966, la France quitte le commandement de l’OTAN, et le siège de l’OTAN est déplacé de Paris à Bruxelles, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, Bruxelles hébergeant donc et les institutions Européennes, et celles de l’OTAN. Retour dans le giron moins de 30 ans plus tard puisqu’en 1995, le président Français Chirac entama les négociations de retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, retour avalisé et effectué par le président Nicolas Sarkosy le 17 mars 2009.

Il convient dès lors de se demander quelles sont les raisons de ce retour de la France en tant qu’acteur essentiel au sein de l’OTAN. Celle-ci n’a en effet aujourd’hui que deux fonctions principales, qui sont les deux dans le pur intérêt de l’Amérique mais vont toalement à l’encontre des intérêts Européens.
Tout d’abord elle est devenue une arme de conquête du heartland Eurasien par l’Amérique et en ce sens, son extension à l’est, vers les frontières de la Russie, passe par l’adhésion de nations nouvelles (nouvelle Europe) pour des motifs erronés, qui sont la crainte historique d’un impérialisme Russe qui n’existe pas mais que les stratèges américains entretiennent parfaitement.

Sous couvert d’entrée dans le  « partenariat euro-atlantique », l’OTAN s’installe directement dans le cœur de l’Europe afin de pousser la Russie dans ses retranchements orientaux et de diviser une nouvelle fois l’Europe en installant ses bases militaires devant la frontière Russe. C’est le but réel de la campagne de Serbie (la Serbie étant un pion Russe dans la logique du Pentagone) avec la base bondsteel mais également de la révolution orchestrée en Ukraine, le but étant d’installer une base Américaine en crimée, en lieu et place de la base Russe actuelle.
Depuis le 11/09/2001 également, l’OTAN s’est transformée en « armée » de croisés au yeux du monde musulman, les mêmes stratèges tentant de nous persuader que l’OTAN est un rempart contre l’islamisme agressif et terroriste. Pourtant nul besoin d’être savant pour comprendre que la campagne d’Irak et celle d’Afghanistan, si elles devaient être gagnées (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas) ne vaincraient pas le « terrorisme Islamique ». L’Islamisme est aujourd’hui utilisé comme bouclier et paravent pour justifier des objectifs géopolitiques bien antérieurs. Ne suspecte t’on pas que l’attaque de l’Afghanistan ait été justifié par le 11/09 mais planifiée bien avant et que son but réel soit l’implantation de troupes US au cœur de l’Eurasie ? Peut on sans rire croire que l’Irak baathiste de saddam hussein ai été un des vecteurs du terrorisme islamique mondial, ou plutôt visée pour ses puits de pétrole ?

Les guerres de domination de l’empire Américain sont des guerres pour la maîtrise des ressources naturelles, qui sont concentrées (hormis en Arctique) entre la péninsule Arabe, l’Irak, l’Iran, le golfe Persique, le sud Russie (caucase) et l’Afghanistan.  Hors ces conflits énergétiques déclenchés sur des faux motifs ne sont pas ceux de l’Europe. Pire ils sont susceptibles d’entrainer l’europe dans des tensions ethniquo-religieuses sur « son » territoire. La désintégration de la Yougoslavie nous a montré à quel point une structure de sécurité était essentielle pour maintenir son harmonie et faire face aux déstabilisations de l’extérieur.

L’affaire récente du Kosovo a parfaitement démontré à quel point l’europe sert de tête de pont aux américains pour « attaquer » et « conquérir » l’Eurasie, et donc la Russie tout en créant des tensions entre peuples Européens et surtout avec la Russie, à qui « l’avertissement » Serbe était adressé. Point d’orgue de cette politique de conquête, le vote du Silk road strategy Act par le congrès US en 1999 destiné à « favoriser l’indépendance des pays du Caucase et d’Asie centrale et à créer un  pont terrestre détournant le commerce de ces pays avec l’ouest (qui passe actuellement par le territoire russe) vers le trajet de l’antique Route de la Soie aboutissant aux ports turcs, donc à un pays de l’OTAN. L’oléoduc BTC qui passe par la Georgie s’inscrit dans cette stratégie et explique en partie le développement de l’assistance militaire à la Géorgie depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili.

Dans un monde polycentrique et multipolaire, éviter la désintégration continentale.
Toujours en 1999, malgré l’attaque de la Serbie, et après 10 ans d’effondrement total, la prise de pouvoir de Vladimir Poutine va redresser la Russie et replacer celle ci sur le devant de la scène politique mondiale. L’Europe ayant basculé vers l’OTAN (participation des nations européennes à l’agression contre la Serbie), la Russie, la Chine et les nations musulmanes d’Asie centrale créent en 2001 l’Organisation de Shanghai ainsi que l’OSTC en 2002. Ces alliances militaires eurasiatique et inter-religieuses ayant pour but de répondre au double encerclement Russe et Chinois par l’armée Américaine et à défendre le pré-carré régional eurasiatique.  Comme le disait Zbigniew Brezinski : « La stratégie eurasiatique des Etats Unis a suscité en réaction un rapprochement entre la Russie et la Chine. Les deux puissances continentales sont en train de construire une véritable alliance militaire face à la coalition anglo-saxonne et à ses alliés. » 

Cette offensive Américaine vers l’est (de Berlin à Kiev) s’est matérialisée en deux étapes essentielles, de 1996 à 2009.
* En 1996 est créé l’organisation GUUAM qui regroupe Géorgie, Uzbékistan , Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie. Ces nations désirent à l’époque « sortir » du Giron post soviétique après la chute du mur et dans un contexte d’effondrement de l’état Russe. Il n’est pas surprenant que ces nations aient des positions géographiques stratégiques et par conséquent aient été victimes des révolutions de couleur financées par les ONG proches de la CIA (révolution orange, des tulipes, des roses et récemment en Moldavie après les élections) ainsi que des changements de régimes pro Occidentaux liés. Symbole de la « couleur » de cette association, les membres observateurs sont la Turquie et la Lettonie (!). Néanmoins ces régimes renversés n’ont pas obtenu les résultats escomptés par leur supporters (intégration dans l’OTAN et l’UE, amélioration du niveau de vie ..) mais au contraire ont entrainé une dégradation de la situation économique et aucune intégration dans le système euro-atlantique. C’est la raison pour laquelle le départ de l’Ouzbékistan en 2005 et l’absence de réalisation concrète de l’organisation l’ont mise en sommeil politique et qu’en mai 2006, le politologue azerbaïdjanais Zardust Alizadé exprimait encore ses doutes quant aux « perspectives de développement de l’alliance, et l’obtention de résultats pratiques ».

* Aujourd’hui, la seconde étape se matérialise agressivement via l’apparition d’un nouveau front, que l’on peut appeler le GUA (Georgie, Ukraine, Arctique).
En Géorgie : l’incapacité politique du président a incité les stratèges Américains à lancer une opération militaire en août 2008, celle-ci ayant néanmoins échoué puisque l’armée Russe a répondu avec force et a « libéré » les territoires d’Ossétie et d’Abkazie. Ce conflit est le premier conflit de la Russie avec l’Amérique hors des frontières Russes (la précédente étant la déstabilisation Wahabitte en Tchétchénie, fomentée en grande partie par la CIA).
En Ukraine les récents conflits gaziers témoignent des tensions grandissantes et un observateur éclairé jugeait récemment que « un conflit limité, sous le prétexte d’un litige territorial, devrait éclater entraînant une rupture des fournitures de gaz pour une période plus ou moins lingue, les crises gazières sont provoquées afin d’entraîner les consommateurs européens à une telle coupure ».

L’arctique nécessitant un développement propre, j’incite mes lecteurs à lire mes précédents articles à ce sujet (ici et la) et à consulter le blog de « zebrastationpolaire » à ce sujet.

Ces manœuvres d’encerclement, d’endiguement et de déstabilisation ont divers objectifs :
–  Contrôler les pourtours des mers noire, caspienne et baltique, zone  essentielles et de transit entre l’orient et l’occident.
– Maîtriser les futurs corridors énergétiques, notamment via un projet de construction d’oléo- et gazoducs contournant la Russie mais reliant les régions de la Caspienne, de la mer Noire et de la Mer Baltique.
– Etendre l’influence de l’OTAN le plus à l’est, au cœur de l’Eurasie afin de réduire la sphère d’influence de la Russie (sur son étranger proche) mais surtout en Europe et empêcher un éventuel développement de l’influence Chinoise vers l’asie centrale
Évidemment un lecteur non averti me dira que les russes et les américains n’ont cessé de s’affronter depuis 1945 et que globalement, ce n’est pas l’affaire de l’Europe et des Européens. Hors c’est précisément l’inverse…

Dans un monde polycentrique et multipolaire, l’alliance Euro-Russe, clef de voute de la paix sur le continent.
Les conséquences sus cités sont absolument dramatiques pour l’Europe. Elles ont pour conséquences de nous couper de la Russie sur un plan civilisationnel, géopolitique, politique et énergétique ou encore de créer un nouveau mur en Europe, non plus à berlin mais au cœur de l’Ukraine, en séparant l’Ouest (ensemble sous influence Américaine) de l’Est (ensemble sous influence Russe). Plus prosaiquement, cette ligne de fracture coupe « presque » l’Europe orthodoxe de l’europe catholico-protestante, reprenant la vision des civilisations séparées de S. Hungtinton dans son ouvrage « le choc des civilisations ». Enfin il est à noter que la Chine, acteur géopolitique et économique majeur, juge probablement l’Europe (via l’OTAN) co-responsable de la situation d’encerclement total qu’elle subit, que ce soit à l’ouest (ring centro-asiatique) et à l’est (dans le pacifique devant ses côtes). Cette rupture avec deux acteurs essentiels que sont la Russie (le pays le plus grand du monde) et la Chine (le pays le plus peuple du monde) sont doublement graves. En cas de tension croissante entre l’OTAN et l’OCS, la France et les pays d’Europe Occidentale seraient en conflit avec une organisation qui regroupe presque un homme sur trois dans le monde, couvret 32,3 millions de km² et comprend au niveau des ressources énergétiques 20 % des ressources mondiales de pétrole, 38 % du gaz naturel, 40 % du charbon, et 50 % de l’uranium.

Cette stratégie de séparation de la Russie et de l’Europe de l’ouest et du centre a en outre comme conséquence de « limiter » l’Europe dans un micro territoire encastré à l’ouest du continent et de la couper des possibilitées immenses que lui offriraient un partenariat avec la Russie.

·         L’Europe à besoin de la Russie au niveau énergétique car la Russie dispose des réserves de gaz et de pétrole dont l’Europe à besoin. La Russie est un fournisseur stable comme le prouve sa relation avec la Turquie qui ne souffre elle d’aucun problème d’approvisionnement (il faut rappeller que les coupures d’approvisionnement lors de la guerre du gaz avec l’Ukraine étaient dus à cette dernière mais que les « médias » ont curieusement désignés la Russie comme coupable). La  question énergétique est essentielle car l’Europe sous commandement Américain se voit proposer des alternatives à hauts risques, comme celui de remplacer la Russie par la Turquie (pays de l’otan candidat à l’UE !) comme fournisseur énergétique (Nabucco au lieu de south stream) ou encore de participer à des conflits pour l’énergie (Irak) dont elle pourrait se passer.

·         L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel humain avec ses 140 millions d’habitants, que géographique avec ses 17 millions de Km² et le débouché sur le pacifique. Elle deviendrait ainsi un acteur de premier plan notamment avec le monde asiatique, qui en en plein développement.

·         La Russie à également besoin de l’Europe et des Européens, tant pour l’acheminement de ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’oural. Enfin et surtout, elle a besoin de l’Europe comme d’un allié naturel, complémentaire car issu de la même civilisation.

En effet cette unité Euro-Russe (seule garante de paix et d’indépendance pour les peuples du continent) n’est pas seulement vitale, elle est souhaitable car les Européens d’Occident ou de Russie appartiennent avant tout à la même civilisation.

Comme le disait récemment Natalia Narotchnitskaïa lors d’un colloque à Paris : « La vraie coopération entre la Russie et l’Europe pourrait cependant donner un nouvel élan à notre continent à l’aube du troisième millénaire. Les grandes cultures romano-germanique et russe-orthodoxe partagent un seul et même fondement apostolique, chrétien et spirituel. Les Européens, qu’ils soient Occidentaux ou Russes, ont donné au monde les plus grands exemples de la spiritualité latine et orthodoxe ».

Voilà pourquoi l’avenir de l’Europe, c’est la Russie.

37 thoughts on “L’avenir de l’Europe, c’est la Russie!

  1. Anonymous

    l article est genial. Je suis meme etonnee comment un tel jugement est paru dans la presse. je suis roumaine, tres interessee par la region, motif pour lequel j ai ecrit un livre sur l Asie Centrale, je suis en train de publier un autre sur l Afganistan. Votre point de vue correspond a 100% au miens.Felicitations!

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  2. Anonymous

    Merci beaucoup de cet article édifiant. Quand à savoir que les USA cherchent sans cesse à accuser la Russie de tous les maux, ce n’est certe pas nouveau. Je suis à 200 % d’accord avec vous sur les points évoqués.
    Mon mail : trinaoned@live.fr.

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  3. Anonymous

    Excellent article mais l’Europe et sa civilisation, c’est la race blanche. Or, dans la seconde moîtié du XXIème siècle, l’Europe occidentale (surtout la France, l’Angleterre et la Belgique) sera majoritairement arabo-nègre…
    Qui de l’influence très forte des organisations juives telles que la LICRA ou SOS-Racisme qui militent pour l’immigration de masse en Europe ?

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  4. alexandre.latsa@gmail.com

    Bonjour

    j’ai oublié votre commentaire car je suis par principe anti censure .. Néammoins je vous demanderais la prochaine fois de bien vouloir “signer” un tel commentaire …

    Si la population de l’europe Occidentale devient majoritairement non Européene, ce ne sera plausiblement pas le cas de la Russie, il sera alors encore temps d’écrire un article : “l’europe, c’est la Russie !”

    Pls sérieusement, l’immigration en europe n’est pas le fait de la LICRA ou SOS RACISME (un peu de sérieux) et ces associations n’existent pas en Russie.

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  5. Anonymous

    L’idée du groupement de l’Europe et la Russie donnera la rupture dans le développement économique à tous les pays de l’Europe et la Russie. Créera 3-ème selon la force la valeur économique dans le monde l’ambassadeur des États-Unis et la Chine. C’est en principe deux proches cultures européennes peuvent assurer le monde et la prospérité au continent. Particulièrement c’est important après la crise actuelle financière provoquée par les États-Unis, comblant tout le monde par rien par les titres non renforcés. Plusieurs pays commencent à comprendre déjà et commencent à négocier de l’exception dans les sphères définies du dollar US. Le groupement de l’Europe et la Russie peuvent assurer крупнейщие les pays de l’Europe : la France, l’Allemagne, la Russie, l’Italie – par ceux-ci doit commencer le groupement de l’Europe. Les premiers temps, il est nécessaire d’exclure l’influence sur le procès du groupement de l’Europe de petits États souffrant de la crise de croissance de la structure de l’État et la démocratie, tels que la Pologne, les pays des pays Baltes, l’Ukraine etc., qui empêcheront seulement le procès du groupement.

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  6. Anonymous

    Comme votre logiciel refuse mon url et m’oblige à publier comme “anonyme”, voici mon url :
    aveclotanvatoutsenva@orange.fr

    Pourquoi donc tant de Français éprouvent-ils maintenant toujours le besoin de s’accrocher au giron de l’un ou de l’autre et d’être systématiquement pro untel ou alors pro untel ?…

    Leur a-t-on à ce point lavé le cerveau qu’ils ont oublié que la France est encore (pour peu qu’elle le veuille) un grand pays, parmi les plus puissants et les plus riches du monde, qui a ses propres horizons et SES PROPRES INTÉRÊTS qui ne sont, ni ceux des USA, ni ceux de l’Allemagne, ni ceux de la Russie ?

    L’Allemagne est une puissance continentale, l’Angleterre est une puissance maritime.
    La France est les deux à la fois.

    Quelle naïveté de croire que les peuples européens forment un seul peuple ou que c’est en faisant risette aux Allemands ou aux Russes que la France retrouvera sa liberté et son honneur !
    La seule vraie façon de délivrer la France de l’emprise anglo-saxonne et de lui rendre son indépendance et sa grandeur est qu’elle sorte de l’Union européenne (outil créé par les USA pour domestiquer les pays d’Europe) ; mais pas pour aller ensuite s’épuiser dans la poursuite d’une nouvelle chimère d’Europe “continentale” (rappelons au passage que depuis 2002, l’Allemagne est liée aux USA par un accord de partenariat stratégique…).

    Il est heureux de voir la Russie de retour au premier plan (pour équilibrer les forces) et la France doit savoir faire de la Russie un partenaire et un allié privilégié, mais parce que le monde est grand et va devenir davantage multi-polaire, l’intérêt de la France est de retrouver SA place sur l’échiquier mondial et non pas de s’enfermer (et se s’aliéner, car il s’agit de ça…) dans un nouveau bocal européen.

    Perdre son temps à jouer à une dinette géopolitique puérile en rêvant d’Europe puissance ne sert en fait qu’à faire le jeu de ceux qui travaillent depuis des décennies à réduire la France à un rôle de second plan (pour ne pas dire à la détruire).

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  7. alexandre.latsa@gmail.com

    Bonjour,

    “mon” logiciel accepte déjà les commentaires ‘anonyme’, regardez les autres, et je trouve que c’est déjà beaucoup, du reste ce n’est pas le “mien” mais celui de google à qui vous pouvez sans nul doute vous plaindre 😉

    Pour le reste : je ne suis pas d’accord avec vous, sans l’europe la france n’a AUCUNE chance d’influer dans le monde de demain, qui comme vous le dite justement sera multipolaire et dirigé par des grands espaces civilisationnels (regroupements autarciques ..)

    Quitter l’Europe parce qu’elle est inféodée au monde anglo-saxon ne me parait pas une solution, pourquoi ?
    – Car l’europe sans la france sera “toujours” inféodée au monde anglo saxon.
    – Car la France sans l’Europe n’aura AUCUN poids face à la Chine, l’Inde ou l’Amérique.

    La solution est une union européenne non dirigée par Bruxelles (c’est à dire Washington) mais qui soit une alliance civilisationelle et continentale, acteur de premier plan dans un monde multipolaire et surtout “dégagé” de l’asservissement culturel ,économique et militaire Américain.
    La clef est donc à l’est (moscou) et non à l’ouest (washington).

    Aujourd’hui, celle alliance Euro-Russe (franco-Russe ?) est la solution qui gêne le plus ceux que vous citez et qui sont regroupés dans le cloaque atlantiste ..

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  8. Criticus

    « La Russie se voit comme une partie de la civilisation européenne, qui possède les racines chrétiennes communes ».

    À cela on peut répondre que depuis le Schisme de 1054 (qualifié, en Occident, de Schisme d’Orient, et inversement), la Chrétienté occidentale (catholique et protestante*) et la Chrétienté orthodoxe ont suivi des routes divergentes. Si les racines, et le tronc chrétiens sont communs, ce sont deux branches bien disjointes.

    La Chrétienté occidentale réunit aujourd’hui Europe de l’Ouest et Amérique du Nord.

    À l’inverse, la Russie ne se voit pas comme un pays européen, mais eurasiatique, pour des raisons géographiques, mais aussi et surtout historiques, le contact avec les Mongols l’ayant fortement influencée.

    Que ces propos aient été tenus par un ministre russe, celui des Affaires étrangères, n’annule pas la réalité de la césure historique entre mondes occidental et orthodoxe.

    « Loin de l’idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par l’économie et la démographie. »

    C’est pourquoi s’allier avec un pays à la natalité atone et à la mortalité galopante, dont la croissance économique ne repose pour une large part que sur les cours des matières premières (et est donc vulnérable en cas d’effondrement de ces cours), ne s’impose pas, si d’aventure l’on a une vision purement économiste et populationniste.

    Ce n’est pas mon cas. Même si la démographie et l’économie russes parvenaient à des niveaux satisfaisants, il resterait un obstacle majeur, qui est d’ordre identitaire.

    * À partir de la Réforme, au XVIe siècle

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  9. Criticus

    « La mortalité baisse drastiquement et la natalité augmente .. »

    Ça ne les empêche pas d’être catastrophiques…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Russie

    « Quel problème identitaire verriez vous avec la Russie ? »

    Je l’ai expliqué plus haut. C’est un pays orthodoxe, et donc oriental. Cela fait quand même mille ans que l’Occident et l’Orient sont séparés religieusement, après l’avoir été politiquement dès la fin du IVe siècle. À l’inverse, l’Amérique du Nord, elle, a été colonisée par des pays européens (Angleterre et France), appartient à la Chrétienté d’Occident.

    Reply
  10. alexandre.latsa@gmail.com

    excusez moi mais la natalité n’est absolument pas catastrophique contrairement à ce que dit le Figorange
    http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/12/les-26-mythes-russophobes.html
    ** point 2

    La Russie serait orientale car orthodoxe ?
    Mais la mère de l’Europe est la Grèce orthodoxe pourtant ;)))

    Les Européens de l’ouest sont plus proches des Russes orthodoxes que des anglo-saxons protestants. L’union des Europes ne passe ni par l’Amérique ni l’Australie mais bel et bien par l’union des chrétiens du continent.

    Venez en Russie, vous verrez que meme en extreme orient, a Krasnoyark ou Irkoustk ou Magadan sont des villes 100% Européennes, et non Occidentales.

    Reply
  11. Criticus

    « excusez moi mais la natalité n’est absolument pas catastrophique »

    Votre propre article que vous citez montre que la démographie russe n’a sorti la tête de l’eau qu’en 2009 (ce que je savais déjà, mais merci).

    C’est un peu récent pour tirer des conclusions.

    La tendance, sur le temps long, est à une très forte baisse de la population de la Russie…

    « la mère de l’Europe est la Grèce orthodoxe pourtant »

    Non, ce n’est pas la Grèce orthodoxe. C’est la Grèce antique, i.e. pré-chrétienne. Et surtout, c’est la Grèce d’avant la séparation de l’empire entre Orient et Occident, et le Schisme de 1054.

    Reply
  12. alexandre.latsa@gmail.com

    concernant la démographie Russe :

    En 2005 la population russe a décrue de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.
    En 2006 la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.
    En 2007 la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.
    En 2008 la baisse est de a peu près 116.000 habitants
    En 2009 la population a augmenté

    la situation a été rattrapée venant de “très” loin.

    Effectivement nous verrons les chiffres de 2010, 2011 et 2012.

    La population a baissé (choc post soviétique et émigration de masse) mais cela “semble” terminé.

    ***

    La Grece vous m’excuserez est membre de l’OTAN depuis 19521 de l’Union européenne depuis 1981 et de la zone euro depuis 2001.
    Et a cette époque déjà orthodoxe.

    La Grèce est considérée comme le berceau de la culture européenne. C’est sur son territoire et dans ses cités que dans l’antiquité seraient nés la philosophie, la démocratie, le théâtre. On lui doit aussi l’invention des Jeux olympiques.

    L’Empire byzantin fut aussi un empire grec, et plus encore ses États successeurs, le Despotat d’Épire, l’Empire de Nicée, l’Empire de Trébizonde, le despotat de Mistra.

    D’autres États chrétiens des Balkans eurent une importante composante grecque : despotat de Dobrogée au xive siècle, principautés de Valachie et de Moldavie à l’époque phanariote au xviiie siècle.
    etc etc etc

    Reply
  13. Criticus

    « Effectivement nous verrons les chiffres de 2010, 2011 et 2012. »

    C’est ce que je dis.

    « La Grece vous m’excuserez est membre de l’OTAN depuis 19521 de l’Union européenne depuis 1981 et de la zone euro depuis 2001.
    Et a cette époque déjà orthodoxe. »

    Je répète :

    C’est la Grèce antique, i.e. pré-chrétienne. Et surtout, c’est la Grèce d’avant la séparation de l’empire entre Orient et Occident, et le Schisme de 1054.

    Quant à l’Empire byzantin, il s’appelait aussi Empire romain d’Orient. Il résultait de la séparation de l’Empire romain entre Orient et Occident en 395. C’est cela qui fait que les pays de tradition byzantine sont orientaux et ceux de tradition occidentale sont occidentaux.

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  14. alexandre.latsa@gmail.com

    Donc vous reconnaissez que la Grece orthodoxe est partie intégrante de l’europe, sans probleme identitaire et bien que orientordhoxe (tout comme la roumanie, la bulgarie et demain la serbie), tout comme pourrait l’etre la russie mais je ne parle pas la d’UE, je parle ‘d’Europe’. Celle qui va de reykavij a vladivostok!

    Reply
  15. alexandre.latsa@gmail.com

    Je ne comprends pas ou vous souhaitez en venir, vous avez commencé avec la Russie qui “poserait un problème identitaire (orient – orthodoxie) puis la Grèce depuis qu’elle serait orthodoxe ..”

    La Grèce est la mère de l’Europe, et l’empire Byzantin était autant l’Europe que l’empire Romain. Et autant que l’emmpire Romain unifié dont les limites territoriales dépassaient le continent.

    La Grèce orthodoxe d’aujourd’hui est (à mon sens) tout autant Européenne que la Finlande ou le Danemark. Et ce à tous les points.

    Mais je ne parle pas la d’adhésion signée à une Europe croupion bruxelloise ou sous pavillon atlantiste (exclure les nations orthodoxes pour couper l’Europe en deux).

    Je parle des peuples à majorité chrétienne, à majorité de race blanche qui habitent ce continent et sont l’héritage de Rome et de la Grèce.
    Et cet héritage s’étend a Barcelone, à Athènes et à Irkoutsk.

    Reply
  16. Criticus

    En effet, vous ne comprenez pas. Ce qui compte, ce n’est pas la géographie, mais l’histoire. L’Europe byzantine orthodoxe et l’Europe occidentale sont sur le même continent, mais ont pris des chemins différents. Ce sont deux cultures différentes. À l’inverse, la culture nord-américaine est très proche de la culture ouest-européenne, puisqu’il n’y a pas eu de séparation. Bien, je pense avoir été assez clair. C’était mon dernier commentaire.

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  17. alexandre.latsa@gmail.com

    Je pense que au contraire j’avais bien compris en parlant “d’europe sous pavillon Atlantiste” qui s’arrêterait a sa composante catholico-protestante.
    Cette vision est celle des néo-cons, qui ont docilement appris par coeur les ouvrages de Samuel Hungtinton.
    Ce n’est pas celle des “continentalistes” dont je fais partie (école de pensée eurasienne).

    Contrairement à ce que vous affirmez, la géographie compte autant que l’histoire, et que l’appartenance à une “civilisation commune”.

    L’union des Europes, de Reykjavik à Vladivostok n’inclue ni n’Amérique ni l’Australie, mais elle comprend bien “tous” les états orthodoxes du continent, des Balkans au Caucase et à la Russie.

    Reply
  18. Anonymous

    Criticus a dit que la culture nord Américaine est très proche de la culture Ouest Européenne de quel pays d’Europe fait-il référence? beaucoup de Britannique ne s’identifie pas a cette culture US,pour conclure entre l’européen et Amérique du nord nous avons pas grand chose ne commun et cela depuis la révolution US, Georges Washington détester le peuple qui est venu a son secours pour devenir indépendant les Français.Vive la grande Russie et les peuples d’europe.

    Reply
  19. alexandre.latsa@gmail.com

    Criticus est un “atlantiste” (malgré lui ? 😉

    Pour lui l’europe de l’ouest est plus proche du monde anglo-saxon et de l’amérique que de la Grêce et de la Russie.

    Ce n’est pas mon cas.

    Reply
  20. Criticus

    Bref…

    Avez-vous lu la distinction atlantisme/occidentalisme ?

    PS : je ne me suis jamais dit libertaire, mais libéral-conservateur. Il y a une sacrée nuance.

    Reply
  21. alexandre.latsa@gmail.com

    Bonjour

    Je savais que ce n’était pas votre dernier post!

    vous êtes un atlantiste “parce que” l’occident que vous prétendez défendre s’est déterritorialisé et à quitté l’Europe pour s’installer en Amérique. Il sera demain à Shanghai !

    Défendre comme vous le faites dans votre blog l’Amérique, l’union transatlantique “Amérique-Europe” et le libéralisme fait de vous un Atlantiste pur et dur, mais peut être que comme je le disais, vous vous ignorez naïvement ? 😉
    Enfin j’en doute quand je vos que vous vous revendiquez “libertaire proche des conservateurs”
    http://criticusleblog.blogspot.com/2008/11/politique-personnelle.html

    Pour NEMO voila ce que je lis sur votre site :
    http://criticusleblog.blogspot.com/2008/12/quest-ce-que-loccident-de-philippe-nemo.html

    “l’Occident se compose donc de l’Europe occidentale (ancienne Union européenne à 15, moins la Grèce, plus la Suisse, la Norvège et l’Islande), l’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Québec), et l’Australie et la Nouvelle-Zélande”

    “les pays est-européens de cultures catholique et protestante, que sont la Pologne, les Pays baltes, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, intégrant l’Union européenne lors de la rédaction du livre, et la Croatie.”

    “bien qu’il existe des identités nationales distinctes dans les différents pays d’Europe et d’Amérique du Nord, il n’existe certainement pas une identité européenne opposable à une identité américaine.”

    ” Vouloir opposer Européens et Américains jusqu’à les camper en deux communautés différentes, rivales, vouées à se mésentendre, est une obsession politique de certains extrémistes des deux côtés de l’Atlantique qui ne correspond à aucune réalité culturelle profonde.”

    **

    Tout est dit :

    – Union transatlantique Catholico-Protestante via une fédération Occidentale incluant l’ensemble anglo saxon.

    – Rejet du bloc Orthodoxe comme l’a fait Hungtinton (regardez de nouveau “sa” carte)

    – Obsession de la non séparation de l’Amérique et de la façade ouest du continent Eurasien.

    Reply
  22. Anonymous

    Je ne comprends pas que sur notre continent inclus la Russie nous sommes divise en Occident ou tout autre nomination,les Américains vivent sur un autre continent et n’ont rien en commun avec nous Européens surtout avec les Français,d’ailleurs les Américains ont toujours la bible dans les mains,imprime sur le dollar” in god we trust” sans mentionne tous les slogans religieux et les sectes religieuses que compte l’Amerique

    Reply
  23. Anonymous

    bonsoir alexandre c’est le vilain petit canard de eric cusset je tiens a remercié de ton accueil(tu es le seul,déja je trouvais cela bizarre!!!!) dans ce” forum tres speciale ” mes propos n’etait nullement dirigé contre toi par rapport au mot secte,pour moi simple citoyen je ne pouvais pas laisser dire que les nazis et les communistes etaient pareil par rapport aux gens de ma famille et amis qui sont morts pour la france zut FRANCE c’est vrai je suis une personne entiere et un peu sanguin comme les gens du peuple!!! au faite j’aimerai retrouvé ANNA si ta ses coordonnées (je crois qu’on est du meme monde!!!)cordialement ERIC

    Reply

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