Georgie : qui a piégé qui ?

Extraits :

La crise Osséto-Géorgienne a suscité divers commentaires quant à ses causes. Dans Le Monde du 4 septembre 2008, Bernard Dreano soutient l’idée que les autorités Géorgiennes seraient tombées dans un piège que Moscou leur aurait tendu, en faisant croire que la Russie était sur le point d’abandonner l’Ossétie du Sud.
Inversement Bernard Henri-Levy prétend que la Géorgie aurait attaqué pour préempter une attaque russe et que 150 chars russes auraient déjà été présents en Ossétie du Sud. Cette thèse est celle utilisée par le gouvernement Géorgien qui affirme désormais que son action du 7 août fut une réaction à une entrée massive de l’armée russe via le tunnel de Roki “
.

Je conseille aux lecteurs de lire les 7 démonstrations de Jacques SAPIR

Riga on fire

Il y a quelques semaine YAHOO faisait passer cette “nouvelle” aussi extraordinaire que tragique qui décrivait les émeutes en europe de l’est, émeutes en réponse à la dégradation économique due a la crise. On pouvait y lire que : “De violents affrontements se sont produits en Europe de l’Est cette semaine entre manifestants et forces de l’ordre, notamment en Lituanie, où la police est intervenue sans ménagement vendredi à Vilnius devant le Parlement…D’autres émeutes ont eu lieu en Bulgarie et en Lettonie, où les habitants manifestaient contre les difficultés économiques, les réformes de leur gouvernement et la corruption. Dans les trois pays, des rassemblements pacifiques se sont terminés dans le vandalisme et la violence pendant plusieurs heures.

Les analystes prévoient que les pays baltes entrent en récession cette année. Les experts parlent d’une contagion possible des violences à toute l’Europe, en particulier aux anciens pays communistes, en pleine crise économique, après avoir enregistré une croissance soutenue ces dernières années.

Deux jours plus tôt, mercredi, de violents affrontements avaient fait des dizaines de blessés en Bulgarie, où les tensions sont exacerbées par la crise de l’approvisionnement du pays en gaz naturel russe.

Mardi, plus de 100 personnes avaient été arrêtées et quelque 40 autres blessées en Lettonie au cours de manifestations. Ce pays balte a les plus mauvais résultats économiques de toute l’Union européenne, son taux de chômage ayant grimpé de 1% au cours du seul mois de décembre.

“C’est tout à fait spectaculaire d’avoir un PIB qui chute de 10% et passe à -5%, comme en Lettonie”, observe Thorbjorn Becker, le directeur de l’Institut de Stockholm pour la transition économique (SITE). “Les gens se retrouvent sans emploi et voient leurs revenus chuter cette année. On va régulièrement assister à des incidents de ce genre.”

La crise économique fait des ravages dans d’autres pays d’Europe de l’Est, particulièrement en Hongrie, en Ukraine et en Roumanie. La monnaie roumaine a ainsi perdu 17% de sa valeur en un an. La réduction des dépenses sociales en Estonie pourrait aussi provoquer des protestations dans cet autre pays balte.

“L’élite politique n’a pas de tradition de dialogue avec la société et ne sait pas comment faire”, analyse Raimundas Lopata, directeur de l’Institut des relations internationales et de sciences politiques de Vilnius. “Est-ce que le gouvernement retiendra la leçon, pour que cette violence n’éclate pas de nouveau? J’en doute.”

“Les gens voient comment l’Amérique a élu Barack Obama, symbole d’espoir et de changement, ils aspirent à quelque chose de semblable chez eux”, ajoute Ivars Ijabs, professeur adjoint de sciences politiques à l’Université de Lettonie. AP

Quelques photos ci dessus et ci dessous (source)


Bataille pour l’énergie, de l’Ukraine à l’Arctique

En juillet, mon article “bataille pour l’actique” repris sur Yahoo actualités prévoyait que le grand nord serait une des zones de bataille du siècle qui commence, une bataille qui pousserait les puissances dominantes actuelles (occident et russie) mais également les puissances émergentes comme la Chine a “nordiser” leur politique géo-énergétique. Cette théorie est partagée avec un certain nombre de mes confrères, géopoliticiens et bien d’autres journalistes avisés.
Les tensions vers l’arctique sont liées a la futur guerre pour l’énergie entamée il y a déjà bien longtemps mais qui va plausiblement s’intensifer de façon drastique dans les mois et/ou les années qui viennent. La situation de “tension” actuelle liés à la crise du Gaz est également un symptôme annonciateur.Kommersant. titrait récemment que L’administration US a rendu publique le 12 janvier la directive du président Georges W. Bush sur la politique américaine en Arctique. Repris sur Ria Novosti et traduit en Francais, voila globalement le contenu de l’article que je vous retranscris ici titré : “Vers une confrontation en Arctique ? ”

Le document exige que le Sénat ratifie dans le plus bref délai la convention internationale sur le droit de la mer, qui réglera le partage de l’Arctique. Seulement, le Conseil de sécurité de Russie a lui aussi élaboré une nouvelle stratégie de mise en valeur de la région. Selon le représentant spécial du président russe pour la coopération en Arctique, Artur Tchilingarov, son essence réside dans les paroles suivantes: “Nous ne cèderons l’Arctique à personne”.

On ne sait pas encore au juste quels sont les réserves de gaz et de pétrole de l’océan Arctique, mais selon le Service géologique américaine, il possède 20% des hydrocarbures mondiaux.

La demande de ratifier la convention internationale sur le droit de la mer est le point le plus important de la directive du président sortant, a indiqué une source du Kommersant au ministère russe des Affaires étrangères. Les Etats-Unis restent jusqu’à présent le dernier pays arctique à n’avoir pas ratifié la convention, ce qui constitue un des obstacles au partage international de l’Arctique.

Artur Tchilingarov a confirmé hier que la présence russe dans l’océan Arctique serait activement élargie. Il a également indiqué que le travail sur l’argumentation des prétentions russes au plateau continental arctique continuait et même touchait à sa fin. Tous les documents prouvant que le Pôle nord appartient à la Russie pourraient être transmis à l’ONU dès 2010. M.Tchilingarov a déclaré auparavant que si l’ONU ne reconnaissait pas le droit de la Russie sur le Pôle nord, le pays se retirerait de la convention sur le droit de la mer.

“Il est évident qu’un “front arctique” sera une réalité dans quelques années: les enjeux sont trop importants”, fait remarquer le directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense Andreï Fedorov. “Les positions de la Russie sont pour le moment plus solides que celles des autres pays, mais il ne faut pas s’imaginer que cela va durer très longtemps”.

Un signal rouge qui vire au violet alors que la Cour internationale de justice (CIJ) de l’ONU vient au même moment affirméee être “disposée” (compétente ?) à trancher les litiges susceptibles de surgir autour du plateau continental de l’océan glacial Arctique, riche en hydrocarbures et que la guerre du gaz fait rage au coeur de l’Ukraine, véritable partie d’échec a trois entre la Russie, l’Union de Bruxelles et l’Ukraine Orange. Rappellons par une carte la position pour l’instant essentielle de l’Ukraine pour le transfert du gaz Russe vers l’Europe :


C’est parceque l’Ukraine Orange (sous pression lobbiyque de forces qui tentent de saper les relations Russo-Européenes ) n’est pour l’instant pas un partenaire fiable (preuve en est les évenements actuels) que le gouvernement Russe souhaite “diversifier” les approvisionnements vers l’Europe et ne pas être dépendant des humeurs d’un président en carton nommé par la CIA et Soros ! Pour cela, les projets NORTH STREAM et SOUTH STREAM semblent être des solutions sures et fiables pour garantir l’approvisionnement vers l’Union Européenne (CF carte).

démocratie à la Russe ?

« Démocratie à la russe » est un ouvrage passionnant. Jean-Robert Raviot, maître de conférences à Nanterre et à Sciences-Po, y procède à un froid décryptage de la vie politique russe. Avant de nous livrer à une comparaison décapante avec la « démocratie à l’européenne », livrons-nous à quelques explications :
En moins de vingt ans la Russie est passée du « parlementarisme balbutiant de la fin de l’empire » à la « démocratie présidentialiste post-soviétique » (1) et les Russes sont rapidement devenus des adeptes de l’ « athéisme démocratique » (2), sceptiques sur les élites qui les représentent.
Le nombre des partis siégeant au Parlement n’a cessé de se réduire : dix dans la chambre élue le 12 décembre 1993 ; quatre seulement dans la Douma d’Etat élue le 2 décembre 2007.
Le vote « de conviction » ou « d’élimination » qui marquait les scrutins du début des années 1990 a cédé la place à un vote « clientéliste » et d’ « allégeance » (3), un « vote d’allégeance » qui s’est porté, en 2007, à 70% sur Russie Unie, la grande force centrale, « centriste », qui a émergé, puis s’est imposée, comme force dominante en renvoyant sur les marges extrêmes les libéraux et les communistes. Pour Russie Unie, « la démocratie est au service de la souveraineté nationale et de la puissance » (4) ; la démocratie vise moins à « être représentative que constructive ».
C’est ainsi que la Russie est devenue avec Russie Unie un pays à parti dominant. Cette situation était déjà connue auparavant dans d’autres pays réputés démocratiques tels que le Japon, avec le Parti libéral-démocrate depuis 1945, Taiwan, avec le Kouo-Min-Tang de 1950 à 1991, le Mexique, avec le Parti révolutionnaire institutionnel de 1930 à 2003, et la Suède, avec le Parti social démocrate de 1932 à 1976.
Bien sûr, la tentation est grande dans les médias occidentaux de condamner l’évolution de la Russie dont la vie politique s’éloignerait à leurs yeux de l’idéal type de la démocratie. Jean-Robert Raviot ne cède pas à ce confort intellectuel facile. Bien au contraire, il se plaît à souligner – horresco referens – les points de convergence entre la démocratie post-soviétique et la post-démocratie européenne :
– l’inégalité d’accès aux grands médias ; – la vie politique qui se transforme en feuilleton télévisé à épisodes ; – le débat politique simplifié à l’extrême et n’ayant qu’une incidente réduite sur la délibération ; – le changement des modes de scrutin ; – la lutte contre l’ « extrémisme » pour mobiliser ses partisans et déconsidérer son opposition : certes, en Russie ce sont les « libéraux » qui jouent le rôle d’ « extrémistes » dévolu en Occident aux « nationaux », mais la mécanique de manipulation de l’opinion est la même ; – la dictature du politiquement correct même si le politiquement correct n’est pas le même à l’est et à l’ouest : c’est le patriotisme en Russie (Russie Unie se définit comme « le parti de la réussite, du redressement national ») ; c’est le mondialisme et l’antiracisme en Occident (où l’on veut construire « une humanité hors sol et hors histoire », selon Marcel Gauchet) ; – des procédures électives qui dans les faits visent moins à permettre au peuple de choisir ses dirigeants qu’à assurer une légitimité à l’élite au pouvoir.
A rebours du « démocratiquement correct », Jean-Robert Raviot estime finalement que loin « d’accuser un quelconque retard la Russie post-soviétique est au contraire en avance sur son temps » (5). Et d’enfoncer ainsi le clou : « Le vernis de la modernité démocratique triomphante craque et les innombrables faux-semblants politiques de l’Occident apparaissent en pleine lumière. Aux Etats-Unis, le césarisme et le népotisme, qui constituent depuis toujours la part d’ombre du système politique, se manifestent avec une évidence sans pareille. Le « phénomène bureaucratique » se déploie avec un systématisme presque caricatural dans la « construction européenne ». Les préceptes du « politiquement correct » ont partout pris les apparences d’une nouvelle religion civile officielle. Les clientélismes de toute nature semblent constituer les vrais arcanes de la décision politique. La connivence des fortunes privées et des pouvoirs publics semble devenir la règle et la possession d’un patrimoine important est la clef du succès d’un nombre croissant d’entreprises de conquête du pouvoir politique. Enfin, l’impératif de sécurité est invoqué à l’appui de dispositions généralement plébiscitées qui substituent progressivement un état d’exception permanent à l’ordre constitutionnel. A l’heure où les recettes de la « gouvernance » se substituent à l’art du gouvernement des hommes, « la démocratie occidentale redescend du piédestal sur lequel l’histoire de l’après-1945 l’avait placée dans une comparaison, forcément avantageuse, avec les totalitarismes national-socialiste et communiste (6) ».
Les Occidentaux jugent sévèrement la démocratie à la russe au regard de l’idéal démocratique. Mais la démocratie à la russe renvoie en miroir à l’Occident la vision de sa propre réalité, toujours plus éloignée des grands principes censés la fonder.
Et pourtant l’Occident continue à s’ériger en donneur de leçons alors même qu’il est plus que douteux que les chefs politiques occidentaux bénéficient auprès de leur peuple d’une estime et d’une popularité réelles aussi flatteuses que celles dont bénéficient Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev !
(1) « Démocratie à la Russe », p. 5. (2) Op. cit., p. 8. (3) Op. cit., p. 48. (4) Site Internet de Russie Unie, cité dans « Démocratie à la russe », p. 10. (5) Op. cit., p. 118. (6) Ibid.Jean-Robert Raviot, « La Démocratie à la russe », Ellipses, avril 2008, 160 p., 17,10 euros

On parle souvent de désinformation…

La désinformation, c’est-à-dire le fait de désinformer, est un mot apparu dans la langue française au cours du dernier quart du XXe siècle. Il est bâti sur un mot russe. Vladimir Volokoff la définissait comme ceci : ” la désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés “. Bref exemple cette dernière semaine :  


Lundi 5 janvier
, Poutine devant toutes les caméras disait qu’il demandait la présence d’observateurs internationaux le long des tuyaux car accusait l’Ukraine (bénéficiant d’un tarif gazier le plus avantageux du continent) de non seulement trainer des impayés mais prélever sur le gaz à destination de l’europe …

Jeudi 7 janvier à la télé française (France24): “La commission européenne a fini par arracher à Poutine l’autorisation de placer ses observateurs le long des tuyaux”. Tout est dit, nos médias cafardeux tentent d’accuser la Russie et pour cela regardez l’actu Google sur l’affaire du conflit Russo-Ukrainien : dès la page 2 regardez les titres accusateurs à l’égard de la Russie et les morts qu’on y retrouve :
– le chantage au gaz de la russie

– poutine ordonne
– la russie coupe le gaz

– les risques de la stratégie Russe

– La russie n’est pas un partenaire fiable

– La Russie souffle le chaud et le froid
– Iouchenko appelle la Russie a reprendre ses livraisons de gaz

– Le chantage de Poutine

– La Russie cesse d’alimenter
– La Russie réduit a nouveau ses livraisons

– La Russie sévit de nouveau (SIC)
etc etc etc Rêves t’on ? Sur les 2298 articles recencés par Google, seuls 3 remettent un tant soi peu en cause cette “vérité officielle” :
– la presse Suisse qui relève que c’est “l’Ukraine qui a bloqué l’arrivée des observateurs Européens

– La presse bretonne via un article absolument remarquable du télégramme “Moscou n’est pas la seule coupable
(remarquable analyse politique du duo orangiste ukrainien au passage) – Ria Novosti enfin qui affirme que “l’Ukraine veut paralyser le traffic du gaz Russe vers l’Europe

On pourrait en rire mais il faut plutôt en pleurer ou lire … Dissonance le blog d’Alexandre Latsa, a diffuser le plus possible autour de vous … Il est à noter en ce qui concerne l’Ukraine que les spasmes actuels ne sont que la fin de règne du régime orangiste mis en place par la CIA afin de “tenter” de perturber les relations grand continentales “Euro-Russes”. Tentative qui n’aura pas duré 5 ans, l’état étant en banqueroute, la population affamée, l’Ukraine désormais loin de l’UE et de l’OTAN a cause des âneries bassement politiciennes du grand guignol empoisonné .. Les prochaines élections seront fatales pour les Orangistes ! Ci dessous, en mémo thématique, une carte montrant la position ESSENTIELLE de l’Ukraine pour le transit du gaz ..

Les Finno-Ougriens de Carélie veulent parler ……….Russe !

Lu sur ZEBRASTATIONPOLAIRE Voilà une nouvelle qui va desespérer les Promethéistes de tout poil ,au premier rang desquels Paul Goble : La totalité des associations représentant les ” petits peuples ” de Carélie à savoir le Congrés Carélien , ” Jeunesse Carélienne ” ( Nuori Karjala ) , La société culturelle des Veps , l’Union d’ Ingermarland des Finnois Caréliens , les sociétés culturelles Géorgiennes et Grecques ont entammé des démarches auprés de la chaîne Kanal Rossiya pour le maintien des programmes en Russe et contre leur remplacement par des langues minoritaires . ” Diminuer les programmes en Russe va raviver les tensions ethniques en Carélie “ ont ils ajouté lors de leur visite au gouverneur Sergey Katanandov,au contrôleur fédéral A. Hyunninen et au réprésentant fédéral des ” drouâdelôms ” . 

Les Russes ( ” Russki ” ethniques ) représentent 73% de la population de cette région du Nord-Ouest de la Russie , les Caréliens 10% , les Finnois 2.3% et les Vépes 0.8 % . Dans cette région on note aussi la présence de populations d’origines Biélorusses et Oukrainiennes . Ces groupes demandent le maintien des programmes en Russe sur ” Radio Karelia ” , une filiale du groupe ” Kanal Rossyia “ ( que vous pouvez voir en France sur RTR Planeta ) . Et ne croyez pas que cette information provienne d’un quelconque ” organe controlé par le pouvoir” mais part la Fondation pour la Défense de la GLASNOST, financée par Soros !

De la crise en Ukraine

La Crise, la crise me disent mes amis Russes ! Certes les derniers chiffres officiels du gouvernement sont inquiétants, la Russie devrait connaitre pour 2009 un taux de croissance a peine supérieur a 2% et un budget lourdement déficitaire.

Pour autant, la situation ne semble pas aussi dramatique qu’en Ukraine, pays au bord de la faillite mais aussi de l’explosion, entendez de la sécession. Il y a quelques jours, j’écrivais sur ce blog un article intitulé “l’Ukraine au bord du gouffre”.

Il semble que cet article avait lourdement sous estimé la dégradation de la situation.L’état n’a comme chaque année pas honoré ses dettes et cette gestion calamiteuse va encore avoir des conséquences néfastes sur les Européens, l’Ukraine étant un point de passage du gaz vers l’UE. L’état Ukrainien a de plus voté un budget digne d’un film de science fiction alors même que le pays s’enfonce dans une situation alarmante, lisez le témoignage d’un francais résidant en Ukraine depuis 15 ans, c’est absolument effroyable, à lire la

Plus inquiétant sans doute, les connivences et manipulations politiques de certains hauts responsables Russes avec des hommes d’influences et de lobby, comme on peut le lire sous GoogleNews

A mettre en exergue avec dans le même temps la logique politique de l’administration Serbe qui a bien compris le rôle que pouvait s’attribuer la Serbie en devenant un maillon de South Stream et en permettant d’acheminer le gaz Russe vers l’UE !

2009 année de contre révolution de couleur ?

De la crise financière ..

Deux commentaires intéressants du commentateur Igor Panarin (Игорь Панарин) :

La crise financière Russe comme conséquence des médias Occidentaux
” La panique sur le marché boursier russe a été créée artificiellement par d’habiles opérations médiatiques auxquelles les dirigeants russes des sphères économiques et financières ne s’opposent pas. En effet 70 % des investisseurs sur le marché des valeurs russes étaient des étrangers. Et leur fuite de « l’îlot de stabilité » s’est produite jour pour jour après le discours virulent de Condoleeza Rice qui appelait à punir la Russie de sa reconnaissance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. Nous en voyons les conséquences. La Russie ne pouvait être touchée que par l’effondrement de son marché boursier. Les autres ripostes possibles, exclusion du G8 ou sanctions économiques n’auraient eu sur nous aucun effet “.

La « théorie du complot » contre la Russie n’est pas un pur produit de notre imagination, écrit KM.ru. Il suffit de se rappeler comment a été imposé le « marché » en Russie. En 1990, le G7 réuni à Huston a approuvé un programme de réformes économiques pour l’URSS. En 1992, la Russie est entrée au FMI. Le gouvernement Eltsine –Gaïdar a signé avec le Fond une « Lettre d’intention », s’engageant à appliquer les programmes de la « période de transition », les lois et les codes établis unilatéralement par les experts du FMI. Cela signifie que l’installation de l’économie de marché et de ses institutions a été entièrement remise entre les mains du FMI, qui représente les intérêts des USA et de l’UE. Dans la Constitution russe de 1993 a été inscrite cette clause : « Si des accords internationaux de la Fédération de Russie prévoient d’autres règles que celles qui sont fixées par la loi, on appliquera les règles des accords internationaux ». Autrement dit, la Russie est gouvernée de fait par l’extérieur.

En été 1991, le « Groupe de travail commun » (dont le coprésident du côté russe était Grégori Yavlinski) a présenté à la commission sénatoriale pour les relations extérieures des USA un plan de réformes « Une fenêtre d’opportunité. Transition de l’Union soviétique vers une démocratie à économie de marché ». Il réclamait pour sa mise en œuvre de 60 à 250 milliards de dollars. Le Congrès a décidé qu’il fallait « aider » la Russie à élaborer et mettre en place les programmes de la « période de transition », mais seulement sous forme de crédits commerciaux. Afin de garantir ces crédits, le gouvernement de Tchernomyrdine a confié aux USA et à l’UE les réserves en or et en devises (ROD) de la Russie.

Ce que les USA ont gagné grâce à la période de transition a été magnifiquement exprimé en 1995 par le président en exercice Clinton : « Les dix dernières années de notre politique envers l’URSS … ont démontré la justesse de nos prises de décisions visant à écarter l’une des plus grandes puissances du monde… Nous avons réussi ce que s’apprêtait à faire le président Truman à l’aide de la bombe atomique… A une différence près : nous avons gagné un réserve de matières premières… Oui, nous avons dépensé pour cela des milliards de dollars, mais dès aujourd’hui nous sommes pratiquement rentrés dans nos fonds ».

(La suite a lire ici)

L’Amérique vers une nouvelle guerre de sécession ?
La crise économique mondiale risque de provoquer l’éclatement des Etats-Unis, a estimé le politologue Igor Panarine dans une interview publiée lundi dernier par le quotidien russe Izvestia. Docteur en sciences politiques et doyen de la faculté des relations internationales à l’Académie diplomatique du ministère russe des Affaires étrangères, M. Panarine est persuadé que les Etats-Unis se scinderont d’ici l’automne 2009 en six parties: la côte pacifique, les Etats hispanophones, la côte atlantique, les cinq Etats peuplés par des Indiens et le Nord pro-canadien.

D’abord, il s’agira du littoral pacifique des Etats-Unis. Il suffit de citer San Francisco où 53% des habitants sont d’origine chinoise*. Cette région passe progressivement sous l’influence de la Chine, c’est évident. Le Sud est peuplé par des Mexicains, et l’espagnol est par endroits une langue officielle, alors que le Texas lutte ouvertement pour son indépendance. La côte atlantique est ethniquement et mentalement tout à fait différente par rapport au reste du pays. Enfin, il y a les Etats dépressifs du centre. Je vous rappelle que cinq Etats du centre des Etats-Unis, peuplés par des Indiens, revendiquent leur indépendance. Le nord du pays est sous l’influence du Canada.

M. Panarine juge vulnérable l’organisation politique des Etats-Unis où chaque Etat possède sa propre législation. Enfin, d’après lui, la crise a révélé d’importants clivages entre les différentes élites. “Aux Etats-Unis, il y a deux groupes: les “mondialistes” et les “étatistes” (…). Des représentants de ces deux clans figurent aussi bien dans le Parti démocrate que dans le Parti républicain”.

Les problèmes financiers s’aggraveront aux Etats-Unis. Des millions d’Américains ont déjà perdu leurs épargnes, alors que l’inflation et le chômage sont en hausse. General Motors et Ford sont au bord de la faillite, ce qui veut dire que des villes entières se retrouveront sans emploi. La grogne monte, elle n’a été enrayée jusqu’à présent que par la campagne électorale et l’espoir d’un miracle Obama. Mais, d’ici le printemps, il sera clair qu’il n’y aura pas de miracles.

Après le crash de Wall Street, les Etats-Unis céderont leur place de régulateur mondial à la Chine et à la Russie, deux pays disposant d’énormes réserves de change. Pour éviter des bouleversements en raison d’une éventuelle paralysie économique aux Etats-Unis, la Russie devrait développer le rouble en tant que monnaie régionale et créer une bourse du pétrole en roubles.

(La suite à lire la)

* NDLR du 21 janvier 2009 : le chiffre de 53% d’habitants d’origine Chinoise annoncé par Mr PANARIN “peut” sembler excessif, Wikipédia annonce lui un timide 20%, ici

L’Ukraine au bord du gouffre ?

Alors que la fin de l’année se profile et que l’hiver s’abat sur l’ex URSS, l’Ukraine a toujours une dette conséquente et pas soldée envers la Russie, dette avoisinant les 2 milliards de dollars. Cet impayé, additionné à la crise politique de plus en plus violente qui frappe le pays et à la crise économique violente de ces derniers jours, pourrait rapidement amener à un conflit ouvert entre ces deux pays.
La monnaie Ukrainienne a dévissée ces jours ci de façon importante, entrainant en grande partie l’explosion de la toute fraiche coalition entre orangistes foncés et orangistes bleutés, Ioulia Timoshenko ayant même déclarée : ” se situer dans l’opposition aux fonctionnaires tels que le président ukrainien, le président de la Banque nationale Ukrainienne et tous les groupes criminels qui les entourent .. Et regretter d’avoir soutenu M. Iouchtchenko lors de la révolution “orange” de 2004“.

Cette tension croissante pourrait amener l’état à une situation critique selon le parlement de la Rada (la chambre des députés Ukrainiens) Vladimir Litvine : ” La situation actuelle pourrait provoquer l’effondrement de l’Etat ukrainien. Nous traversons une crise non seulement économique et politique, mais également identitaire (…). Notre Etat état a été bâti selon un modèle étranger, sans tenter de l’adapter ni d’en développer l’idée à notre manière. La faiblesse de notre Etat n’a fait qu’aggraver les conséquences du cataclysme mondial dont nous ne faisons que commencer à sentir les effet. Nous sommes arrivés à un seuil critique au-delà duquel soit nous entrerons dans une nouvelle ère, soit ce sera la Ruine “.

Tout aussi symptomatique, l’émergence identitaire de la communauté des Russyns.

Drapeau Rusyn

Celle ci est en tension croissante avec l’état Ukrainien et certains parlent même des germes d’une Ossétisation de l’Ukraine.

Carte historique de la communauté Rusyn

A voir notamment, le discours du “barde” de cette communauté Dmitry Sedor

Pour en savoir plus sur les Rusyns, vous pouvez consulter ce blog ou encore le “Rusyn Media Center

*********************

Une autre nouvelle extrêmement intéressante, trouvée sur le site de l’abominable fasciste Paul GOBLE : ” Moscou peut désormais offrir la nationalité Russe à plus de 8 millions d’Ukrainiens .. Les citoyens habitant en Ukraine, et qui sont des citoyens de l’ex URSS souhaitant recevoir la nationalité Russe auront à prouver qu’ils ne vivent pas depuis au moins 5 ans au sein de la fédération Russe dans les cinq dernières années, ainsi qu’à justifier leurs revenus et démontrer une connaissance de la langue Russe. Un grand nombre de citoyens d’Ukraine pourraient demander la nationalité Russe (en plus de leur nationalité Ukrainienne) et se trouver alors en conflit avec la loi Ukrainienne qui interdit scrupuleusement la double nationalité. Dès lors Paul Goble y voit une préparation d’une ossétie géante, en vue de préparer la scission du territoire entre sa partie Européeene (à l’ouest en Orange) et sa partie pro Russe (à l’est en bleu).

Le ministre des affaires étrangères a séchement affirmé que si Moscou n’avait pas d’intentions belliqueuses et cachées à l’égard de l’Ukraine (les experts pensent que la mesure en question est plus un coup de pouce pour répondre aux problèmes démographiques que rencontre la fédération Russe). Néammoins le ministre y répète le mécontentement de la Russie face au comportement de l’état Ukrainien face à ces minorités (notamment Russe soit 30% de la population), mais aussi son obsession d’adhérer à l’OTAN malgré l’opposition de sa population, (violant ainsi les règles élémentaires de démocratie populaire) tout en faisant le choix de s’éloigner de son voisin Russe. Il y explique aussi l’incompréhension de Moscou face aux prises de positions virulentes en soutien de l’agression Georgienne en Ossétie, ainsi que face aux mesures d’exclusions de la langue Russe des médias officiels, bafouant ainsi le droit à l’information de plusieurs millions de citoyens. Enfin Moscou rappelle Kiev à l’ordre sur le traitement historique des évenements de la seconde guerre mondiale, appellant génocide organisée par Moscou la famine des années 30 (NDLR tout en ne se choquant pas d’ériger des monuments de mémoire aux nazis) et en constatantle développement de la Russophobie et de l’anti-sémitisme.

Pour information juste : ci dessus la carte de front de l’ukraine en …. 1918 !

Finalement, tout est illustré dans cette vidéo ci dessous, ou les cow_boys adjoints du pentagone auraient mieux fait de ne pas agresser l’ours paisible !

Enfin ce commentaire très intéressant d’un voyageur “innocent” et de son ressenti sur l’Ukraine pré-anarchique de Iouchenkon, celle qui prétend adhérer à l’Union de Bruxelles .. Ce commentaire va dans le sens de cette analyse TRES juste qui constate l’effondrement des révolutions de couleurs partout ou elles ont eu lieu.