Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Le racisme en Russie (II)

Je tente de donner une image dissonante de la Russie et cela sur les points clefs que les médias Occidentaux brandissent comme des épouvantails.
En milieu d’année dernière j’avais expliqué le côté “Multi-ethnique et Multi-confessionel” de la Russie mais également parlé du “racisme en Russie“.
Je reviens sur ces sujets qui “gênent” les journalistes Occidentaux car le journal “le courrier de Russie” (qui n’arrête pas depuis quelques mois sa chute vers les bas fonds du journalisme , ou journalisme d’égout à publié récemment un article absolument ahurissant intitulé “éloge de l’hypocrisie“.
Cet article est un article de Dmitrii Goubine, publié dans la revue Kommersant et traduit par Julia Breen.

Je vous retranscris un “best-off” du contenu de l’article :

Et j’ai expliqué à Tamara qu’en Russie, il n’était pas seulement question de prix, mais également du fait que quelqu’un qui s’appelle Ahmed, ou, disons, Anzor, rencontrera des difficultés à louer un appartement. Parce que, dans un bon tiers des annonces, il sera signifié « seulement à des Slaves ».

Tamara a achevé son looping et quelques autres voltes guerrières puis atterri et, secouant sa crinière, a asséné: ” Alors, vous êtes des fascistes. “

.. Dans toute sa pureté le trait originel qui distingue le Russe moyen de l’Européen. Notre peuple est habituellement persuadé que la race supérieure est la race blanche, européenne, à laquelle il s’identifie et dans laquelle il cherche passionnément sa place, incroyablement complexé face à ce qu’il nomme « l’Occident ». C’est-à-dire qu’il considère que l’Europe comme l’Occident, tout comme lui, haïssent tranquillement les Arabes, les Nègres et toute la « nationalité caucasienne », ne se décidant pas à exprimer leurs sentiments en public, simplement à cause du principe, inculqué par la force, du politiquement correct. Mais, dès lors que l’on est entre nous, on parle franchement.
.. Il ne faut pas, à la télévision, seriner que l’on recherche un criminel « de nationalité caucasienne », parce que la nationalité caucasienne est depuis longtemps, chez nous, synonyme d’apparence non russe, du type de celle, par exemple, de l’actuel président français.

J’ai connu quelqu’un, à Saint-Pétersbourg, qui clamait à qui voulait l’entendre que la ville devenait « musulmane et noire », tant que le besoin d’argent ne l’avait pas contraint à mettre son appartement en location. Il a eu plusieurs locataires, se plaignant d’absolument tout, jusqu’à ce qu’il doive le louer, non seulement à un Caucasien, mais à un musulman convaincu. C’est le seul qui lui a payé un supplément pour la proximité de la mosquée. Et que croyez-vous ? Il ne veut plus, depuis, entendre parler de clients autres que les musulmans. Parce que le musulman ne boit pas, ne fume pas, n’amène pas chez lui des timbrés et maintient une propreté idéale.

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No comment !

Une analyse dissonance de la décennie post Soviétique

Je vous traduit ci dessous un texte de Sublime Oblivion, l’étude est très intéressante et va bien à l’encontre des aprioris que nos médias nous donnent sur l’espace Eurasien.
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Cela fait 20 ans que l’URSS a disparue et que les pays de l’ex bloc de l’est sont devenues des acteurs à part entière de l’économie de marché. Cela fait 20 ans que l’on nous présente ses pays divisés en 3 groupes principaux, ceux qui ont parfaitement réussis leur transition démocratique et libérale (les tigres Baltes), et les autres, soit des états qui seraient des états socialistes de marché (Biélorussie) et ceux qui seraient des économies fondées uniquement sur les matières premières (Russie).

 

Sublime Oblivion a utilisé de nombreuses sources (les statistiques de Angus Madison, les chiffres de la CIA et les projections du FMIpour 2010 afin de créer un nouvel indice : “Indice post soviétique de l’analyse de l’évolution du produit intérieur brut annuel par habitant, en parité de pouvoir d’achat (PPA)“, cet indice est basé sur une référence départ de “100” pour l’année 1989 (chute du mur). 

 

De façon “surprenante”, la Biélorussie, nation décriée et que l’on nous fait passer pour une économie 1/3 mondiste et une dictature politique, cette économie socialiste de marché est plus productive qu’elle ne l’était en 1989 et devance largement ses pairs de l’espace post soviétique. En outre, la Biélorussie reste un des états les plus “équilibrés socialement” du monde. Après le chaos des années 90 (suite à la chute du mur) l’économie Biélorusse s’est bien redressée (bénéficiant certes de ressources pétrolières à bas prix par le voisin et ami Russe) mais également sachant parfaitement développer une industrie assez efficace (tracteurs, frigidaires, camions, réfrigérateurs, produits électroniques ..) dont la production est écoulée dans tout l’espace Eurasiatique. Evidemment, l’évolution part d’assez bas, la Biélorussie était un des états les plus pauvres du monde industrialisé et si le pays est attractif pour les retraités et les pensionnaires (les pensions y sont par exemple plus élevées qu’en Russie) ce n’est pas (encore?) un état jugé attractif pour les jeunes européens.
Les tigres Baltes ont subi une très forte croissance dans les années 2000 et cela jusqu’en aout 2008.

Ces états que l’on nous présentait comme des modèles de stabilité et de démocratie (sauf pour les 30% de citoyens Russophones) ont en effet attirés les investissements financiers étrangers et finalisés et réussis leur intégration dans l’UE. Et puis dès le début de la crise, les investisseurs ont pris peur et les crédits ont été retirés du pays. Dès lors le château de cartes d’est effondré. Les états Baltes ont été de loin les états les plus touchés en Europe par la crise économique. Leur totale fragilité et l’illusoire solidité économique est alors apparue au grand jour. Aujourd’hui les pronostics les plus optimistes envisagent un retour à la situation de 2007 au mieux 2014 (!). D’ici la il est plausible que les états subissent une grosse émigration de population, tout comme l’Ukraine, vers l’ouest mais aussi vers la Russie ce qui à terme renforcerait le poids politique / économique de la Russie dans ces différents pays.

 

La Russie justement, à de loin la plus importante économie de la région post soviétique.  Suite à cela, on peut différencier 2 périodes différentes :

 

1989 – 1999 : un tzar faible (Eltsine) était soumis à de puissants Boyards (les Oligarques) qui défendaient chacun leurs intérêts (personnels) mais surtout une vision politique (en partie dictée de l’étranger) : ne pas permettre de retour à un pouvoir politique fort (qui les auraient empêcher de piller le pays) et surtout empêcher le retour des communistes au pouvoir (afin de pouvoir se présenter comme rempart contre ces derniers devant l’Occident et ainsi justifier leur existence).

 

2000 -….. : un tzar fort a repris le pouvoir et inversé les tendances. Grâce à un retour en force du politique et en bénéficiant du prix élevés des matières premières, ce tzar fort (poutine) a relancé la machine économique et transformé les boyards insoumis en servants dociles ou en les neutralisant complètement.
Bien sur la performance économique de la Russie est insuffisante encore aujourd’hui mais c’est le pays qui revient du plus loin et la décennie Poutine à sauvé le pays du néant et de la catastrophe, ce qui aurait déstabilisé tous les pays voisins. En outre la Russie, comme les pays Baltes était déjà relativement industrialisée et n’a donc pas pu bénéficier d’une croissance ultra forte comme les pays Baltes (investissements financiers bien plus faible) ou la Biélorussie (croissance par une industrialisation forte).  les lecteurs doivent bien comprendre que pendant la première partie de son règne, le pouvoir Russe n’a pas pu se focaliser sur le développement économique mais sur empêcher l’implosion du pays. Il est relativement accepté aujourd’hui que Poutine a empêché l’effondrement mais que c’est Medvedev qui va désormais guider la barque et se charger de la modernisation du pays.

 

Il a été dit partout que la Russie allait s’effondrer et que la crise allait la frapper de plein fouet. Pourtant j’ai répété ci et la que la crise a touché la Russie “avant” les pays Occidentaux, les sorties de capitaux (poussés par les Américains dès la crise en Georgie) et la baisse des matières premières, ainsi que l’effondrement boursier ayant commencé dès le mois d’aout 2008. Il n’est pas secret non plus que la très grande majorité des gros groupes Russes (d’état notamment) avaient concocté des crédits auprès de banques et d’organismes de crédits Occidentaux et Américains et que les marchés émergents ont été les premiers touchés par les “coupures” de crédits par ces mêmes organismes lorsque la crise a commencé a réellement se faire sentir. Dès lors les coup bas des spéculateurs ont contribué à affaiblir la Russie. Pourtant la Russie se trouve aujourd’hui dans une situation bien meilleure que ses voisins et tous les pronostics sérieux envisagent une sortie de crise pour ce premier trimestre, voir une croissance relativement fortepour l’année 2010 en Russie. Sa solidité politique et ses énormes réserves de change (les 3ièmes au monde) sont en effet deux atouts majeurs pour les années qui viennent (lire à ce sujet cette analyse sur la crise en Russie).

 

La pire performance de l’espace post soviétique vient de l’Ukraine que l’on nous montre depuis 2005 comme éventuel futur membre de l’UE (!). Pourtant, jusque dans les années 2004, 2005 ce pays était dans la situation de la Biélorussie et recevait autant de gaz à très bas prix que la Biélorussie. Sa position proche de l’UE (via la Pologne marché en plein développement) est également un “plus” non négligeable. En outre le pays à depuis 2005 les faveurs de l’UE et des Occidentaux (Américains en tête, surtout depuis la révolution Orange), alors comment se fait il que ce pays soit moins dynamique que ses voisins ?

 

La raison essentielle est que l’Ukraine n’a jamais réellement décollé ni quitté ses réflexes désastreux des années 90. Cet problème grave d’identité qui frappe le peuple (tiraillé entre son est orthodoxe et son Ouest “uniate”) à de graves conséquences. Tout d’abord il enlève toute légitimité (à hauteur de 50%) à tous les politiques (d’ou la faiblesse du Tzar Ukrainien de l’après chute du mur). Cette absence de stabilité politique empêche tout investissement étranger, notamment dans sa partie pauvre et Occidentale, pro Européenne, alors que son est riche et industriel bénéficie lui des crédits et des investissements Russes. C’est une des raisons de l’échec des Orangistes, qui en plus totalement fait cesser la croissance (jusque la pourtant à 2 chiffres), d’avoir ruiné l’état en tentant d’appliquer des réformes libérales sous forme d’un copié collé archaïque, ont laissé une corruption “bien plus” endémique qu’en Russie ou dans les autres états de l’espace post Soviétique, tout en coupant une partie de population de ses racines et de liens amicaux avec son créditeur le plus puissant et le mieux disposé : la Russie. Peut être que l’élection de Ianoukovitch est la meilleure chose qui puisse arriver à ce pays, a savoir un nouveau tzar (moins faible) car adoubé par et l’est et l’ouest et qui tente de replacer l’Ukraine la ou elle doit être, hors de l’OTAN, hors d’une UE ruinée et en décomposition, et dans le nouvel espace douanier Eurasiatique en construction.
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Ci dessous un schéma des autres principales économies (moins développées) d’ex URSS.

 

L’Azerbaïdjan est en tête de ces pays, principalement grâce au développement de sa production pétrolière, qui a été multipliée par cinq depuis le début des années 2000. L’utilisation des revenus de ces matières premières à largement contribué à la hausse des revenus / habitants. Une explication identique prévaut pour le Kazakhstan, dont l’évolution de 1991 à 2010 est une croissance supérieure à la Russie (la production de pétrole du Kazakhstan à été multipliée par 4 entre 1991 et 2008).

 

En comparaison, la Russie ne produit que 22.6% d’énergie combustible de plus en 2008 que en 1992. La production de pétrole a atteint son apogée en 1998 (11,5 millions de barrels) et à baissé en 1992 (7,8 millions de barrels) pour remonter en 2008 (9,8 millions de barrels).  Des facteurs géologiques mais également politiques (affaire Youkos) ont contribué à ce fait. Depuis le milieu des années 2000, la croissance repose grandement sur une croissance intérieure stimulée par la grande distribution, les transports, la production et la finance ..).
L’Arménie a également connu une croissance relativement forte malgré l’absence de ressources naturelles et une situation géographique difficile notamment un voisinage Turque hostile, un conflit militaire avec un autre voisin hostile, l’Azerbaïdjan, une frontière avec une Georgie s’éloignant de la Russie et au sud l’Iran. (Il est facile d’imaginer que la très forte diaspora Arménienne à travers le monde a contribué à financer l’économie nationale et cela un peu sur le modèle Chypriote ou Libanais).

 

La Georgie n’a pas de résultats très probants. Le dynamisme de la révolution des roses a été un peu plus fort que après la révolution Orange en Ukraine mais le résultat est très faible pour une nation partant de très bas. Le comparatif avec l’Arménie est sans pitié, et la Georgie ne peut que se contenter d’un mieux que la Moldavie, qui n’est pas une référence en soi. Selon l’analyse de Irakli Rukhadze and Mark Hauf, la Georgie depuis 2003 a en effet été victime d’une émigration massive, d’une hausse de la pauvreté conséquente, accompagnée et poussée par une désindustrialisation violente. La corruption d’état y règne selon les auteurs, le gouvernement faisant payer les business indépendants (de l’état) pour leur éviter toutes poursuites. Cette pression politique n’est pas le fait de la Georgie, elle est relativement présente dans l’ex espace soviétique, néanmoins concernant la Georgie on peut se poser la question de l’image qu’on souhaite en donner dans les médias Occidentaux et la réalité du terrain.

 

Enfin l’Ouzbékistan a connu une croissance et une évolution bien meilleure que le Tajikistan. L’Ouzbékistan est pourtant une économie non réformée, autoritaire (bien plus que la Biélorussie) mais qui part vraiment de très bas. Le Tadjikistan a lui subi une terrible guerre civile dans les années 1990 (entre communistes et Islamistes) qui a tué près de 100.000 personnes et aujourd’hui c’est le pays le moins avancé de l’espace post soviétique en ce qui concerne la transition démographique (revenu utilisé / nouveau né). Le Kyzgyzstan se situe entre l’Ouzbékistan et le Tajikistan, les résultats du Turkménistan sont eux du niveau de l’Ouzbékistan, je rappelle à mes lecteurs que le Turkménistan est un régime politique très autoritaire et stable qui base ses revenus sur le pétrole et le gaz (5ème producteur au monde) mais également le coton.
L’avenir ?

 

La Russie a un plan de modernisation, et le ressources financières, administratives et humaines pour le mener à bien, ainsi que la volonté politique nécessaire. Il est plausible que si le pouvoir se maintient dans ces états, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan continueront à connaître des taux de croissances élevés et un fort développement économique. Ces états ont un fort capital humain et semblent travailler en commun, comme le démontre la récente union douanière. Il est plausible et même certain que l’Ukraine rejoigne cet ensemble Eurasien dans les prochaines années.

La Russie et l’espace Eurasiatique, analyse de STRAFOR

La Russie d’aujourd’hui est très différente de la Russie d’il y a 10 ou 20 ans. A la chute de l’URSS, l’Occident à commencé une offensive géopolitique avec de grands succès. Néanmoins depuis deux mois une réorganisation sans précédent de l’espace Russo-Eurasien est en cours. Il y a tout d’abord cet espace douanier commun qui s’est créé entre 3 états que sont la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan. Mais il y a également la prise de pouvoir d’un gouvernement pro-Russe en Ukraine. Cela fait que la Russie est en bonne place pour devenir la superpuissance dominante en Eurasie et mettre à mal les infiltrations Occidentales sur cette zone. La question est : jusqu’où la Russie peut et veut aller ?
 

 

Le dilemme Russe
La Russie par la définition de sa géographie n’a pas de frontières naturelles. Pour compenser cela, la Russie a historiquement toujours opéré de la même façon : installer un pouvoir fort et purger toutes influences extérieures déstabilisatrices et créé des zones tampons autour de ses frontières. La Russie a quelque fois poussé cette influence trop loin mais elle n’a jamais été aussi forte (localement comme internationalement) que lorsque cette zone tampon a existé. Le meilleur exemple est l’union soviétique qui a permis à Moscou d’étendre son influence dans un grand nombre de pays, en Europe ou en Asie centrale. L’effondrement de l’Union Soviétique en 1991 a fait retourner la Russie à ses frontières du 17ème siècle, celle ci redevenant faible et vulnérable. A ce moment la, les Etats Unis ont tenté de saisir l’opportunité d’empêcher la Russie de redevenir “forte” en tentant de la neutraliser à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.
De façon interne, les EU ont tenté de soutenir des forces politiques progressistes afin de changer la “nature” même du pouvoir politique en Russie, la nature du Kremlin.
De façon externe, les EU ont tenté d’empêcher la résurgence de l’influence Russe en Eurasie, notamment par le biais de l’extension de l’OTAN et l’implantation de bases en europe de l’est et en asie centrale, mais également des révolutions de couleurs dans les états frontaliers avec la Russie.

 

Sous le règne de Vladimir Poutine, la Russie s’est reconsolidée intérieurement et re centralisée politiquement. Cette étape étant terminée (facilitée par la hausse des matières premières), la Russie renforcée cherche désormais à reconstituer sa zone tampon.
 

 

La fenêtre de tir
Pendant que la Russie se reconsolidait, les EU devenaient préoccupés eux par le monde Islamique, s’impliquant dans des guerres en Irak et en Afghanistan. La Russie a très justement vu dans cette évolution le “bon” moment pour repousser l’influence Occidentale en Eurasie et à ses frontières. Il est difficile de dire ce qu’il se serait passé sans cette obsession Islamique à la maison blanche et au Pentagone. Les connexions Russes dans le monde musulman ont été un levier de négociations importants pour en contrepartie inspirer les EU à alléger la pression en Eurasie. La Russie il est vrai a su souffler le chaud et le froid en complexifiant habilement l’attribution d’une route militaire pour l’Afghanistan tout en soutenant ouvertement l’Iran.
 

 

Certes la guerre géopolitique entre Washington et Moscou n’a pas été facile. Mais il est maintenant visible que Moscou a su parfaitement conserver et même renforcer son influence dans des pays qui lui sont frontaliers comme la Biélorussie et le Kazakhstan  La Russie a aussi prouvé la difficulté pour l’Occident  cesser sa militarisation de l’espace frontalier avec la Russie (CF la guerre en Georgie) et à également marqué des points cruciaux en Ukraine ou les 4 candidats en tête aux dernières élections étaient relativement pro Russes, achevant ainsi définitivement la “période orange”.
 

 

La question qui se pose donc est la suivante : qu’est ce que la Russie doit se dépêcher d’accomplir avant que les EU n’aient terminé leurs affaires prioritaires en Irak, Afghanistan ou Iran ?
 

 

L’idée Russe
Contrairement à ce que l’on peut lire ici ou la, le Kremlin ne cherche absolument pas à rétablir l’URSS. La Russie regarde plutôt l’ancien monde Soviétique en essayant d’y déterminer les impératifs pour y maintenir sa puissance et la stabilité. La Russie a semble t’il essentiellement placé les pays de l’ancien espace Soviétique dans quatre catégories :
 

 

    • D’abord la catégorie de pays dans lesquels la Russie doit totalement reconsolider son influence : Biélorussie, Kazakhstan, Ukraine et Georgie. Ces pays protègent la Russie de l’Europe de l’ouest et de l’Asie et donnent à Moscou un accès aux mers Noire et Caspienne. Elles sont aussi le point essentiel intégré autour du Heartland industriel et agricole Russe. Sans ces quatre pays, la Russie est en effet relativement impotente. Jusqu’ici, la Russie a reconsolidée son influence dans 3 des quatre pays, et la Georgie est dans une situation particulière avec une partie de son territoire occupée. En 2010 il est plausible que la Russie cherche avant tout à renforcer ses liens avec ces pays.
       

 

  • Il y a ensuite 6 pays dans lesquels Moscou souhaiterait reconsolider son influence si elle a l’opportunité de le faire avant que Washington ne se re-focalise sur l’Eurasie. Ce sont les 3 états Baltes, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et l’Uzbékistan. Ces pays ne sont pas nécessaires à la Russie pour qu’elle reste une puissance forte, mais s’ils basculaient dans l’orbite Occidentale, cela placerait l’Occident à une trop forte proximité de la Russie. C’est le cas par exemple de l’Estonie dont la capitale est proche de la frontière Russe et de la seconde ville du pays : Saint pétersbourg.
    Il est plausible que Moscou agisse vers ces pays mais uniquement si elle a au préalable assuré son influence dans les 4 premiers états cités au paragraphe précédent.

 

  • Le 3ième groupe n’est pas du tout essentiel pour le Kremlin, ni politiquement, ni géographiquement, ni économiquement, mais le pouvoir Russe sent qu’il pourrait développer son influence dans ces pays de par leur grande faiblesse naturelle. Il s’agit de la Moldavie, du Kyrghistan, du Tadjikistan et de l’Arménie. Certains de ces états sont déjà plu ou moins sous l’influence de Moscou mais leurs faiblesses et leur instabilité naturelle peut les rendre plus créateurs de troubles qu’autre chose, c’est pourquoi le pouvoir Russe préfère “avoir un oeil dessus”.

 

  • Enfin le dernier groupe consiste dans des états qui n’appartiennent pas à l’ancien bloc Soviétique mais sur lesquels Moscou pense pouvoir influer. Il s’agit de l’Allemagne, de la Turquie, de la France et de la Pologne. Ces pays sont tous des puissance régionales (ou sont en passe d’accroitre leur puissance régionale) et pourrait donc si ils étaient en conflit avec  Moscou lui mettre de sérieux bâtons dans les roues. Le Kremlin sent donc une nécessité impérieuse de ne pas être en contentieux avec ces pays et de faire passer le message de sa nécessaire influence prééminente dans l’ancien espace Soviétique. En outre ces états sont tous des membres de l’OTAN et ont des relations “complexes et particulières” avec les Etats-Unis. Le grand jeu pour Moscou sera de s’assurer que ces états ne deviennent pas des “adversaires”, voir des “ennemis”.

 

Le compte à rebours
Les succès Russes ne doivent pas faire oublier que les Américains vont tôt ou tard s’émanciper de leurs affaires pesantes en Irak, Afghanistan et Iran. L’horloge tourne pour la Russie et le décompte à commencé. La Russie a un gros avantage qui est que il sera beaucoup plus difficile pour les EU de se réinstaller en Eurasie face à une puissance régionale déjà existante que d’empêcher une puissance régionale d’émerger (comme cela aurait pu être le cas il y a 10 ans). Néanmoins il est trop tôt pour crier victoire du côté Russe.
Les impératifs géopolitiques Russes restent les mêmes : le pays doit se développer, se maintenir dans une certaine zone d’influence pour devenir une puissance régionale et cela même si la conséquence est la création de problèmes dans le coeur Russe. Cette tâche difficile pourrait s’annoncer encore plus dure si les EU se mettaient à leur mettre des bâtons dans les roues en voulant re développer leur influence en Eurasie.
 

 

Stratfor se propose donc d’étudier chaque pays sus cités et d’examiner quelle stratégie et de quels leviers d’actions la Russie dispose sur ces pays. La version .pdf du rapport de Stratfor est disponible la

Mikhalkov, la France et la Russie

Nikita Mikhalkov a donné une ITV a Telerama que vous pouvez trouver ici


Extraits :

“Le monde ressemble de plus en plus à la boutade géniale de Woody Allen : « J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai pu lire Guerre et paix en vingt minutes : ça parle de la Russie. » C’est vrai que vous cliquez sur Internet et hop, vous avez Anna Karénine résumé en cinq lignes. Ça devient franchement débile”.
“La Russie a connu une crise grave. Et elle commence à s’en relever. Ce pays, je l’ai parcouru de fond en comble – contrairement à certains dirigeants qui croient le connaître parce qu’ils vont de Moscou à Saint-Pétersbourg. Je ne peux plus supporter ces supposés intellos qui discutent entre eux de problèmes qui les concernent”.

” Après la perestroïka, l’Europe s’est réjouie. Puis, elle a été saisie d’effroi : qu’est-ce que ces sauvages de Russes allaient bien pouvoir inventer, maintenant qu’ils étaient libres ?… La chère Europe panique vite. Et elle a tendance à s’illusionner sur elle-même : elle croit que vingt-sept vieillards pourront, par miracle, se métamorphoser en un seul adolescent sain et vigoureux. Elle commence juste à s’apercevoir que ça ne marche pas ainsi”.

“L’Europe aurait dû accueillir cette Russie déboussolée, empêtrée dans les excès d’un capitalisme sauvage. Lui sourire, l’aider. Mais vous avez choisi de rester fidèles à d’autres amitiés. Pas sûr que vous ayez eu raison : vous allez voir comment Obama va traiter l’Europe, d’ici quelque temps”.

“Qu’est-ce qu’il vous reste, en France ? Votre gastronomie, géniale. Votre culture, magnifique : Orsay, le Louvre… L’Europe est un musée. Qu’elle le reste. L’énergie, aujourd’hui, vient de l’Inde, de la Chine, demain de l’Afrique… C’est avec eux désormais que la Russie va traiter”.

“Poutine un autocrate ? Mais c’est incroyable, cette certitude que vous avez de savoir, mieux que les autres, ce qui convient à tout le monde ! Poutine, que vous méprisez tant, a rendu aux Russes leur dignité perdue. Si vous ne comprenez pas ça, vous ne comprendrez rien à ce pays”. 

“J’ai regardé la façon dont l’Europe se fichait de lui lorsqu’en 2007, à Munich, lors de la conférence sur la politique de sécurité, il mettait en garde les Américains contre leur politique dans les Balkans et en Albanie, qui pouvait selon lui provoquer une nouvelle guerre froide. Je regardais les participants et je voyais que, même s’ils étaient d’accord avec le discours de Poutine, ils le démoliraient pour ne pas déplaire aux Américains, qui, pour la plupart, ne connaissent rien aux Balkans et ne sauraient pas où situer l’Albanie. Mais voilà : tout était joué d’avance”.

“Mais, encore une fois, qui vous dit que votre mode de vie est meilleur que celui… des Afghans ? Ou des Arabes” ?

” La démocratie est plus facile à appliquer quand on est calé sur le même fuseau horaire. En France, il est 13 heures à Paris, à Lyon et à Marseille. Chez nous, quand 21 heures sonnent à Moscou, il est midi au Kamtchatka “.

“La Russie c’est un continent à part, la Russie. C’est l’Eurasie.”

” Je suis russe, orthodoxe. Je me sens russe et orthodoxe où que j’aille : voilà ma vérité. Je suis un patriote … Je suis prêt à accepter n’importe quelle opinion et n’importe quelle culture, à condition qu’on ne me l’impose pas. Mais si quelqu’un m’oblige à suivre sa voie, je l’envoie se faire foutre”.

Die 25 MYTHEN der Russophobie

Anlässlich des bevorstehenden Jahrestags zwischen Frankreich und Russland in 2010 habe ich beschlossen, das Jahr 2009 ’mit einer kleinen Zusammenstellung , Neubetrachtung und Dechiffrierung der russischen Szene zu beenden.(…). Die Idee zu diesem Artikel wurde mir durch einen großartigen Vorschlag von Anatoly, bei dem ich mich an dieser Stelle bedanken möchte.
Dieser Artikel passt gerade jetzt, weil der Figaro mit einem mit orangener Tinte geschriebenen Artikel herauskommt, der es mir erlaubt, dem Autor den Preis für den Russophoben des Jahres anzubieten.
Ich rege alle meine Leser an, ihr Missfallen über den Artikel gegenüber dem Figaro zu äussern, entweder durch einen Leserbrief oder einen Kommentar zu dem Artikel. Nur so kann durch gemeinsame und vielköpfige Arbeit ein Einfluss auf Inhalte von Artikeln genommen werden, also äussern Sie sich !  (…)

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Vers la guerre dans le grand nord ?

Cela fait longtemps que je regarde attentivement les développements d’une région du globe à laquelle peu de gens pensent, car elle est inhabitée, il s’agit du grand nord, de l’arctique.  J’ai écrit en juillet 2008 un texte intitulé “bataille pour l’arctique” dans lequel je prédisais que cette zone serait le théâtre d’un conflit militaire entre la Russie et “l’ouest”.
Depuis quelques “mois” la température ne cesse de monter en arctique .. Les soldats de l’OTAN intensifient la préparation de leurs différentes composantes aux conditions de combat dans l’arctique et les exercices d’acclimatation et d’aguerrissement aux conditions arctiques se multiplient.  
En novembre 2009, le gouvernement Conservateur Canadien reprend une réthorique belliciste contre la Russie sur le dossier arctique affirmant que :” le Canada est prêt à défendre ses régions arctiques contre les nations qui ” dépasseraient les bornes  .. C’est pour cela que nous allons continuer à réagir de manière si forte quand d’autres nations comme la Russie s’engagent dans des exercices qui apparaissent mettre en jeu notre sécurité dans le Nord ” .. ” Nous allons , aussi , continuer à travailler avec nos alliès comme les Etats-Unis avec qui nous partageons des intêrets communs et nous allons répondre de manière appropriée lorsque d’autres nations * dépassent les bornes * quand il devient question de l’arctique Canadien “. 
Ce regain de réthorique belliciste survient aprés la tenue à Halifax , du 20 au 22 novembre, d’un raout sécuritaire Atlantiste organisé par l’ultraconservateur German Marshall Fund of The United States  et le gouvernement Canadien. Lors de cette conférence, les participants ont discuté  des dossiers chauds de l’actualité internationale, qu’il s’agisse de la situation politique en Afghanistan, au Pakistan, en Iran et au Proche-Orient, ou de piraterie maritime, de prolifération nucléaire, de la sécurité en Arctique et de l’avenir de l’OTAN. Parmi les participants  on a noté la présence du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, et ses homologues allemand, belge, brésilien, colombien, hollandais et néo-zélandais, le directeur exécutif du Fonds monétaire international Arvind Virmani, le commandant en chef des forces de l’OTAN en Europe, l’amiral James Stavridis, le sénateur américain John McCain et le conseiller pour la défense à la présidence française, l’amiral Édouard Guillaud, lui qui s’oppose actuellement vivement à la vente des frégates MISTRAL par la France à la Russie. MISTRAL qui (comme le rappelle Ariel Cohen) pourraient très bien être déployés non sur la mer noire mais également ailleurs ou le gouvernement Russe le souhaiterait, à savoir sur la mer du nord.
A noter que sans doute pour cette raison, l’OTAN cherche à rassurer les pays Baltes inquiets (mais on se demande sincèrement de quoi) et va procéder à des exercices aériens avec les 3 républiques.
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COLD RESPONSE est un exercice OTAN sous le commandement de l’Armée Norvégienne et avec la participation de certains états de l’auto-proclammé ” Partenariat pour la paix ” et qui se focalise sur des opérations amphibies par condition de grand froid, l’interopérabilité des différentes forces expéditionnaires , les opérations terrestres spéciales et conventionnelles. Des manoeuvres avaient eu lien en 2009, il s’agissait de COLD RESPONSE 2009.  Durant le mois de décembre 2009 , des Marines du 2eme bataillon du 25 éme régiment de Marines ( réserve ) ont été déployés en Norvège pour les exercices COLD RESPONSE 2010 qui ont eu lien en ce début mars 2010. Cet exercice COLD RESPONSE 2010 sont annoncés comme étant d’une “ampleur inégalée”. Plus de 9000 soldats de 14 pays y ont participés, provoquant la colères des éleveurs de rênes de la région.Juste après ces manoeuvre, des exercices Dano-Canadiens ont eu lieu, sous le nom d‘exercices Syrius

Ces derniers exercices  ont provoqué l’irritation de la diplomatie Russe, le représentant de la Russie au sein du COR, Dmitry Rogozin a d’ailleurs à ce sujet posé la question de savoir ” qui l’OTAN se préparait à affronter dans le nord arctique : l’Iran, les Talibans ou Ben Laden ?”. Cette irritation est bien compréhensible, on peut se demander pour quelles raisons les troupes Américaines font leurs exercices militaires en Norvège et non en Alaska par exemple. Est ce du à ce rapport du CFR qui affirme l’impérieuse nécessité d’une présence militaire de l’OTAN en arctique ?  Ou plutôt de l’interet porté par l’OTAN aux routes maritimes nouvelles ? 

Ces manoeuvres militaires “devant” les frontières Russes de la péninsule de Kola (nord) sont à rajouter au déploiement du bouclier antimissile Américain en Pologne, Roumanie et peut être Bulgarie et enfin à la pression qui a été faite par l’OTAN pour intégrer l’Ukraine et la Georgie, ce dernier pays ayant été entraîné dans un conflit militaire contre la Russie. 


Du nord au sud, la Russie fait face à un arc de cercle dressé par l’OTAN, qui multiplie les provocations et augmente la militarisation à outrance des états frontaliers de la Russie. Comment après cela, après la guerre dans le Caucase de aout 2008 due à la militarisation de la Georgie par l’OTAN, s’étonner du contenu de la doctrine militaire Russe qui affirme que l’expansion militaire de l’OTAN à ses frontières représente une menace principale ?
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Pour les spécialistes en géopolitique de l’arctique Rick Rozoff et Daniel Besson, cette zone du monde est la zone clef des décennies à venir, et sera le théâtre d’opposition des puissances mondiales, Amérique, Canada, Norvège et Russie mais aussi  la Chine qui souhaite bénéficier des voies de navigation qui vont apparaitre en arctique. Une vision intéressante alors que l’UE a été débouté de sa demande d’avoir un statut d’observateur de l’arctique

Oleg Deripaska joue la carte de l’Europe Continentale

Oleg Deripaska, directeur de Rusal a été interviewé par le journal “les échos” après l’introduction de sa société aux bourses de Paris et Hong Kong. 

Oleg Deripaska, l’un des hommes les plus riches au monde, est un industriel chevronné. Il est à la tête d’un géant des mines et de la métallurgie, le groupe russe Rusal. Les actions de son entreprise font leur entrée aujourd’hui aux Bourses de Paris et Hong Kong. Oleg Deripaska explique aux « Echos » son parcours et sa vision.

Extraits :

– Sur le recentrage des activités de RUSAL vers l’Asie et l’extrême orient, notamment la Chine – 
“L’existence d’anciennes relations de bon voisinage entre les deux pays a certainement joué un rôle positif. Les Chinois à Hong Kong ont fait preuve d’un grand professionnalisme, d’une excellente connaissance des atouts de Rusal et se sont révélés d’excellents partenaires. Comment être absent d’un marché de telles dimensions ?”

Oui, en Russie, aujourd’hui, il est possible d’être un acteur économique sans faire de la politique. J’en suis l’exemple“.

– Sur le choix de la bourse de Paris plutôt que de Londres –
Je prends le pari de l’Europe continentale. Vous avez une grande industrie, des compétences avérées et reconnues. Au Royaume-Uni, l’industrie n’est pas en bonne forme malgré la qualité indéniable de ses travailleurs. Vous êtes mieux placés pour comprendre la problématique de Rusal” .

Villepin interrogé sur la Russie

Dominique de Villepin était l’invité de Marc Tronchot sur RTL ce 3 mars 2010. Il a été interviewé sur divers points dont la Russie et la visite du président Russe. L’interview est en lien la, je ne retranscris que les passages concernant la Russie : 


Je pense que c’est bien vu (la vente des Mistrals) dès lors que l’on apprécie l’importance du partenaire russe à sa juste mesure et je pense qu’il y a deux éléments dont il faut se souvenir. Le premier, c’est que la relation avec la Russie est incontournable. Pour l’Union européenne, le partenaire russe est un partenaire d’avenir. C’est vrai sur le plan politique, c’est vrai sur le plan économique, c’est vrai sur le plan géostratégique.”

Le deuxième élément dont il faut se souvenir et qui est important quand on voit les commentaires qui accompagnent cette visite, c’est que tout calcul qui viserait à jouer monsieur Medvedev contre Vladimir Poutine serait une erreur. La Russie est un pays qui est engagé à faire face à de grands défis et nous devons accompagner la Russie et l’ensemble de ses dirigeants”
Les Droits de l’Homme doivent être rappelés. Nous sommes et nous devons être exemplaires et insister sur cette question. Nous devons le faire avec l’ensemble des interlocuteurs russes mais je ne suis pas sûr que cela doive être une condition, sans quoi nous serions amenés à avoir peu de relations avec beaucoup de grands pays du monde, donc c’est un sujet qui doit être en permanence intégré dans nos relations avec ces pays, de façon volontaire mais de façon incitative sans pour autant que ce soit un élément de blocage dans ces relations“.
C’est un calcul important, mais il n’y a pas que l’Iran. Il y a aussi des grands sujets comme l’Afghanistan, le conflit israélo-palestinien. Nous avons besoin des Russes, de la voix de la Russie sur l’ensemble des grands conflits de la planète“.



Le Nouvel Obs et la visite de Medvedev

La presse Francaise n’a pas été avare de commentaires sur la visite de Dimitri Medvedev en France. André Gluksman l’oracle de la Russophobie en France n’a pas non plus été avare de commentaires, permettez moi de vous faire part de mes impressions après lecture de deux articles essentiels.
Nos amis du Kremlin (nouvels obs, semaine du 25 février 2010)
L’inattendue conversion prorusse de « Sarko l’Américain » date de la crise géorgienne – le grand fait d’armes du président français en politique étrangère. Nicolas Sarkozy est sûr d’avoir réussi, cet été-là, un tour de force : dompter l’ours russe. «En août 2008, nous sommes arrivés à retenir la Russie »,assure son conseiller diplomatique Jean-David Levitte. Depuis, le président de la République croit savoir comment traiter avec les hommes du Kremlin, particulièrement avec Dmitri Medvedev, le prétendu réformateur, avec lequel il pense avoir noué une grande complicité. Il dit même à son entourage que, fort de ce savoir-faire, il va « civiliser les Russes ».

Oui vous avez bien lu : Sarkozy souhaite “civiliser les Russes”.

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Le virage de Sarkozy (toujours le Nouvel Obs ..)


Sarkozy m’a écouté, mais il a fait le contraire.”

” Avec la chute du mur de Berlin, on a créé un nouveau paradigme : celui de la révolution de velours, de la révolution douce. On a là un mouvement révolutionnaire qui, certes, a eu des échecs, mais qui, sur la longueur, a changé la carte de l’Europe. A l’Est (Ukraine, Géorgie), mais aussi à l’Ouest (Portugal, Espagne). Et maintenant en Iran. C’est une mutation très forte qui fait passer d’un ancien à un nouveau régime. Cette mutation, je m’en réclame. Elle passe par des mouvements d’intellectuels et de dissidents”.


Oui vous avez bien lu : ainsi parle Glukman.