Propagande a la francaise ….

Marie Jégo, correspondante de l’immonde en Russie s’est encore fendue d’un article EXTRAORDINAIRE le 24 octobre dernier ou et alors que je suis résidant a Moscou j’y apprends que : “Ces derniers jours, les grands supermarchés de Moscou affichent des rayonnages vides. Les clients se ruent sur les pâtes, l’huile, le sucre et le thé, pour constituer des stocks avant l’arrivée… de la crise, de la dévaluation du rouble, ou de l’inflation, personne ne sait trop bien “… Diantre !

Je pense prochainement convoquer tous les correspondants locaux de “canards” francais pour déjà m’assurer qu’ils résident bien à Moscou et ensuite avec leurs best-off d’articles leur demander de me “montrer” OU a Moscou les rayonnages seraient vides car j’ai beau jongler entre le Auchan de Bjela Datcha, mon Billa et mon Sedmoi Kontinent, et le Perekriostok de fin de ligne je ne “vois pas” d’échelonnage vide .. SIC … Alors propagande ou propagande ?

BRIC uber Alles !

MOSCOU, 20 octobre – RIA Novosti. Les économies émergentes du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) restent la locomotive de la croissance mondiale, a déclaré lundi le premier ministre russe Vladimir Poutine lors d’une réunion du Conseil pour les investissements étrangers.

Les pays du BRIC – le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine – sont la locomotive de l’économie mondiale“, a-t-il indiqué. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance de la Chine atteindra 9,3% en 2009, 6,9% pour l’Inde, 5,5% pour la Russie et 3,5% pour le Brésil.

Eurasie et pipelines : Moscou remporte une importante victoire

Source : Eurasia Info

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Après que l’Iran ait déclaré son opposition, sur des « bases écologiques », à la construction de pipelines sous la Caspienne et qu’elle bloquerait toute délimitation des fonds marins le permettant ainsi que la décision de Bakou de ne pas soutenir le projet NABUCCO de pipeline favorisé par l’Ouest, Moscou peut se prévaloir de sa première victoire politique importante après la guerre de Georgie.

La signification de ces actions c’est que le gouvernement russe aura maintenant le contrôle entier et incontesté sur les pipelines entre le bassin de la Caspienne et l’Ouest passant à travers le territoire russe et pourra perturber, soit directement soit via ses proxys comme le PKK, les seuls corridors comme celui de Bakou-Tbilisi-Ceyhan qui contourne la Fédération de Russie. Bien sûr cela ne veut pas dire que Moscou ait effectivement rétabli son contrôle sur les états de cette région – tous ont d’autres intérêts en dehors du pétrole et du gaz – mais cela veut dire que la Russie a gagné une victoire importante et que l’Ouest, qui trop souvent ces dernières années s’est concentré exclusivement sur le pétrole et le gaz, a souffert d’une importante défaite.
Hier, Mehti Safar, le vice ministre des affaires étrangères d’Iran, a dit aux journalistes que Téhéran s’oppose à la construction de tout pipeline sous la mer dans la Caspienne parce que « cela peut endommager le système écologique sous marin ». Il a noté que les pays exportateurs peuvent transporter leur gaz soit via la Fédération de Russie soit via l’Iran. Compte tenu de l’existence de telles possibilités, le diplomate iranien a dit : « pourquoi endommager » le délicat éco système de la Caspienne ? Mais en faisant cette déclaration, Téhéran soulignait sa volonté de détruire toute chance de réalisation du pipeline de gaz NABUCCO à court terme, projet auquel sont favorables les Etats Unis et certains pays d’Europe de l’Ouest.
Et parce que Washington s’oppose à la livraison d’hydrocarbures du Bassin de la Caspienne via l’Iran, l’action de Téhéran rend maintenant possible le choix des pays exportateurs de pétrole et de gaz du transport à travers la Fédération de Russie, un but géopolitique de longue date de Moscou.
Les changements géoéconomiques et géopolitiques dans le Caucase, résultant des actions russes en Georgie (réponse à la guerre contre le peuple d’Ossétie du Sud déclenchée par le président georgien Saakashvili soutenu par Washington ndlt), ont paru encore plus évidents lors de la brève visite du Vice Président US Dick Cheney dans la capitale d’Azerbaïdjan. Selon ce qui a été rapporté dans les médias russes, cela ne s’est pas très bien passé à la fois sur le plan protocolaire et dans sous l’angle d’une perspective positive. D’abord, ni le Président Ilham Aliyaev, ni le Premier Ministre Artut Rasi-zade, n’ont accueilli Cheney à l’aéroport. A la place, c’est le Vice premier et le ministre des Affaires étrangères qui l’ont accueilli. Après cela, il n’a pas été immédiatement reçu par le Président mais, en attendant, a rencontré des responsables de BP –Azerbaïdjan et de l’ambassade américaine. Puis, selon les dires de responsables du bureau du Président d’Azerbaïdjan au journal de Moscou Kommersant, Cheney a été suffisamment déçu de sa conversation avec le Président Aliyev que « résultat, il a même refusé de participer au dîner protocolaire organisé en son honneur » par le dirigeant d’Azerbaïdjan.
D’une part, Aliyev a fait comprendre qu’il n’était pas prêt à donner son aval à un démarrage du projet du NABUCCO tant que Bakou n’avait pas complété ses négociations avec le Russe Gazprom, ou à faire effectivement autre chose pour « soutenir Washington et (par conséquent) se confronter à Moscou » étant donné ce qui s’était passé en Georgie . Et d’autre part, immédiatement après la rencontre Aliyev Cheney, le Président russe Dmitri Medvedev a téléphoné au Président d’Azerbaïdjan. Ce qui a été l’occasion pour Medvedev , selon ce qu’ont révélé au journal des sources au Kremlin, d’expliquer les politiques de la Russie et de discuter des possibilités pour les présidents de Russie et d’Azerbaïdjan de se rencontrer dans un futur proche.
Bien sûr, tout ceci reflète à un certain niveau la continuité de l’engagement du Président Aliyev dans ce que lui et son gouvernement appelle « une politique étrangère équilibrée », qui cherche à naviguer entre Moscou et l’Ouest en évitant d’offenser quiconque, et en essayant de développer des liens forts avec les deux.
D’un autre côté, la façon dont les médias ont couvert la visite du Vice Président Cheney suggère que, si la politique de Bakou reste équilibrée, la balance n’est plus la même et que les règles du jeu ont changé depuis la guerre de Georgie et la reconnaissance par Moscou de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkazie.
Effectivement, en rapportant cette visite, l’un des journaux de Bakou a utilisé comme titre de sa Une des mots qui montrent à quel point les choses ont changé ce dernier mois.
Ce n’est pas par hasard, a fait remarquer le journal, que juste après le départ du Vice Président américain du bureau d’Aliyev, le Président russe a appelé.

Le discours d’Evian

(source photo : kremlin.ru)

Le dernier président Russe, Vladimir Poutine avait déjà en 2007 lors du discours de munich fait un discours que l’on qualifia de pierre angulaire de refonte du nouvel ordre international.

Dimitri Medevedev vient ce jour de prouver que la Russie est bien le pays le plus constructif quand à la nouvelle architecture des relations internationales. Son discours magistral fera date, ayant même été qualifié par le président suisse de : “30 merveilleuses minutes” !

Les grandes lignes ci dessous du “discours d’Evian” prononcé lors de la “World Policy Conference” organisée par l‘Institut français des relations internationales (Ifri).

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Je m’arrêterai tout d’abord sur les causes de l’accumulation du potentiel conflictuel. Je pense qu’il faut remonter aux événements d’il y a sept ans. A cette époque, les Etats-Unis cherchant à consacrer leur domination mondiale, une chance historique a été ratée, celle de désidéologiser la vie internationale et de construire un ordre mondial véritablement démocratique“.

Après le renversement du régime des talibans en Afghanistan, les Etats-Unis se sont lancés dans une série de démarches unilatérales qui n’ont été concertées ni avec l’ONU ni avec les partenaires de Washington, notemment la dénonciation du traité ABM et l’intervention en Irak. L’unilatéralisme américain a “renforcé la tendance à la division”, qui s’est traduite par la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo et le retour pratique à la politique de dissuasion“.

Les Alliés n’en finissent pas de rapprocher leurs infrastructures militaires de nos frontières, et ils creusent de nouveaux clivages en Europe. Il est tout à fait naturel que nous considérions ces démarches comme dirigées contre nous“.

Quand les décisions sont prises de cette façon, sans consultations, y compris avec ses propres partenaires de l’OTAN et de l’UE, sans consultations à l’intérieur de l’Europe, on a l’impression que demain de nouveaux boucliers antimissiles suivront“.

L’unilatéralisme exclue toute garantie“.

Il n’est pas possible d’ignorer le fait que ni la diplomatie multilatérale, ni les mécanismes régionaux, ni l’architecture européenne de sécurité n’ont fonctionné pour prévenir l’agression géorgienne. Le “NATO-centrisme” a prouvé son incapacité. Il faut en tirer les conclusions”.

L’Europe atlantique a besoin “d’un ordre du jour positif“.

Les événements dans le Caucase ont montré la fragilité de l’architecture européenne de sécurité et confirmé la justesse de l’idée d’un nouveau traité de sécurité européenne“.

“Quand la crise caucasienne est imposée à la Russie, à l’Europe et au monde entier, nous sommes parvenus à agir de manière déterminée et concertée, avec une nette conscience de notre responsabilité à l’égard de l’avenir européen”.

“Il faut accélérer la réparation du système de sécurité européen pour éviter sa dégradation ultérieure et l’aggravation de la crise dans le domaine de la sécurité et du contrôle des armements”.

De la nécessité de réglementer les institutions, nationales et internationales, de régulation, de niveler le décalage sérieux entre le montant des outils financiers émis et le rendement réel des programmes d’investissements, et de consolider le système de gestion des risques“.

Chacun des acteurs du marché doit assumer sa part de responsabilité dès le début. Il ne faut pas se faire d’illusion sur l’accroissement sans fin du coût des actifs. Cela n’a jamais lieu car cela contredit la nature même de l’économie“.

Il faut convoquer un sommet international sur la crise financière mondiale, et mettre en place un espace économique commun entre l’Union européenne et la Russie … Il est également important d’introduire dans le débat sur les moyens d’assainir le système financier international la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud“.

Le gouvernement français me fait penser à un rat qui monterait sur un navire en train de couler

Rencontre avec le politologue le moins conformiste de la communauté française
Petit-fils de l’écrivain Paul Nizan («J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie », Aden Arabie) et fils du grand reporter Olivier Todd, Emmanuel Todd est ingénieur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED). Ennemi farouche du « libre-échange » et partisan d’un « protectionnisme européen raisonnable », le politologue explique au Courrier de Russie qui est responsable du conflit géorgien et pourquoi la France devrait reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud.
Le Courrier de Russie : A qui faut-il imputer la faute dans la crise géorgienne ? Aux Russes, aux Géorgiens ou aux Ossètes ? Emmanuel Todd : Je propose d’observer le problème de la crise géorgienne d’une façon plus large, dans le cadre des enjeux géopolitiques internationaux. Il faut se rappeler qu’après la chute de l’URSS et le repli stratégique de la Russie, les Etats-Unis sont devenus l’unique superpuissance mondiale. Ils ont adopté, à partir de 1996-97 un comportement agressif vis-à-vis d’autres pays du monde. On en a vu les manifestations dans l’invasion de l’Irak, dans la campagne anti-iranienne de l’administration américaine ou encore dans l’attaque menée par Israël, pays satellite des Etats-Unis, au sud-Liban. La crise géorgienne n’est qu’une étape supplémentaire dans cette séquence agressive du système américain.
LCDR : Pourquoi une telle hostilité ? E.T. : Les Etats-Unis se comportent de façon agressive parce qu’ils sentent leur puissance s’affaiblir. Le monde américain subit une crise économique, sociale et culturelle grave. L’effondrement financier actuel n’en est qu’une nouvelle preuve. Entre-temps, nous observons d’autres pays du monde regagner leur puissance. On assiste à une montée spectaculaire de l’Inde et de la Chine. On voit également le rétablissement de la Russie qui retrouve son équilibre économique et enregistre des taux de croissance élevés. Le monde change à grande vitesse, mais tous ne s’en rendent pas compte. On trouve encore beaucoup de gens inconscients du déclin industriel des Etats-Unis et de la fragilité de leur système. Ce fut justement le cas des Géorgiens qui se sont lancés dans la conquête de l’Ossétie se croyant soutenus par le camp « occidental » mais se sont retrouvés victimes de l’impuissance matérielle de leur allié américain. Mikhaïl Saakachvili a sous-éstimé la nouvelle capacité d’action de la Russie. Celle-ci ne souhaite pas voir l’OTAN s’installer à toutes ses frontières et n’hésite plus pas à utiliser son armée pour faire entendre son « non ».
LCDR : Croyez-vous que les Etats-Unis aient incité la Géorgie à attaquer l’Ossétie ? E.T. : On ne sait pas exactement comment la décision a été prise et, probablement ne le saura-t-on jamais. Mais la vraie question, c’est comment la Géorgie a-t-elle pu s’imaginer qu’elle allait faire plier la Russie ? Comment Saakachvili a-t-il pu envoyer ses troupes en Ossétie, alors que la partie la mieux équipée de l’armée géorgienne était en train de soutenir les Américains en Irak ?
LCDR : Pourtant, la Géorgie a été écrasée par l’armée russe et les Etats-Unis, à supposer qu’ils ont effectivement joué un rôle dans le conflit, auraient dû prévoir ce scénario… E.T. : Il faut se rappeler que l’on ne connaît toujours pas l’issue de la crise. Elle semble avoir conduit les Polonais à finalement accepter l’installation du système anti-missile américain sur leur territoire. Elle pourrait pousser les gouvernements européens à affaiblir leurs liens avec la Russie et se rapprocher encore plus des Etats-Unis. Qui sait si les stratèges américains n’ont pas espéré entraîner la Russie elle-même dans une séquence agressive, la conduisant à adopter une posture revancharde et conquérante nuisible à son statut international. L’administration américaine aurait pu sacrifier le pion géorgien pour améliorer sa situation sur la scène internationale. Les Américains jouent au poker, vous savez. Les Russes jouent aux échecs. Ils ont pris le pion géorgien, montré que l’Amérique ne les impressionnait plus, mais ils ont fait du maintien de relations paisibles et utiles avec l’Europe de l’Ouest leur priorité.
LCDR : Comment expliquer la réaction de l’Europe au conflit géorgien ? E.T. : Les gouvernements européens sont pris dans un dilemme entre les intérêts de leurs peuples et ceux de leurs élites. Ce n’est pas un grand secret : les oligarchies occidentales sympathisent avec les Américains et soutiennent leur politique. Les peuples européens non. L’intérêt géopolitique de la France en tant que puissance moyenne et européenne serait une entente cordiale et stratégique avec la Russie.
LCDR : Pourtant, dans la société occidentale, on parle plus souvent de la me-nace russe… E.T. : La Russie n’est pas une menace pour l’Europe de l’Ouest. Je dis consciemment « Europe de l’Ouest » parce que les Russes sont des Européens. La Russie a terriblement souffert de la deuxième guerre mondiale et ne cherchera pas, j’en suis convaincu, à déclencher de nouveaux conflits. La Russie a par ailleurs constaté, du temps de l’URSS, que l’Empire était une entreprise peu rentable. Son déclin démographique interdit de toute façon un fantasme expansionniste. La menace militaire russe est un mythe. La mise au pas de la minuscule Géorgie ne démontre pas que l’armée russe est toute-puissante. Elle démontre simplement que, dans le Caucase, la puissance militaire américaine n’existe pas.
LCDR : Mais outre la sécurité militaire, il existe la sécurité énergétique… E.T. : Il ne faut pas oublier que la Russie et l’Europe de l’Ouest se retrouvent en état d’interdépendance. L’Europe a toujours besoin du gaz russe, mais la Russie a besoin des biens d’équipement européens, de technologies et de savoir-faire. Et ce n’est pas par hasard que les producteurs d’automobiles européens s’implantent en Russie et y travaillent avec beaucoup de succès.
LCDR : Si la France est intéressée à maintenir ses liens avec la Russie, pourquoi la presse occidentale adopte-t-elle une attitude aussi critique à son égard, notamment dans la couverture du conflit géorgien ? E.T. : Les journalistes européens se montrent souvent hostiles à l’égard de la Russie au nom d’une sorte de maximalisme libéral. Peu conscients de ce qu’ils vivent eux-mêmes dans des systèmes certes forts libéraux, mais de plus en plus inégalitaires, oligarchiques même, ils se croient obligés d’exiger, hors de chez eux, des démocraties parfaites, tout de suite, indépendamment du contexte économique ou social de transition. Avouons le aussi, les journalistes européens sont rarement compétents en géopolitique. Il sont souvent très naïfs. On pourrait aussi citer comme explication le peu d’efforts du Kremlin visant à séduire la presse occidentale. Habitués à l’attitude beaucoup plus séductrice de leurs propres hommes politiques, les journalistes européens et américains ne peuvent qu’être déçus par ce manque de ménagements. Pourtant, je peux vous assurer qu’en France, dans la communauté des experts, on trouve beaucoup de personnes qualifiées qui apprécient à sa juste valeur le rôle de la Russie dans le rétablissement de l’équilibre mondial.
LCDR : On trouve beaucoup d’adeptes de l’idée selon laquelle la Russie porte toujours l’héritage de l’Empire du Mal qu’elle représentait encore il y a une trentaine d’années… E.T. : Quant à moi, je considère que la Russie a joué un rôle plutôt positif dans l’histoire universelle. J’appartiens à la génération qui se rappelle encore que l’issue de la deuxième guerre mondiale s’est jouée à Stalingrad et que c’est aux Russes que nous devons notre liberté. L’histoire de la Russie démontre que sa vision du monde est spontanément égalitaire et multipolaire. A l’inverse des Etats-Unis qui se trouvent aujourd’hui dans un rapport asymétrique d’exploitation du monde. La France aurait dû s’en rendre compte et se rapprocher des puissances émergentes plutôt que de suivre l’Amérique dans une sorte de crispation « occidentaliste ». Le gouvernement français me fait penser à un rat qui monterait sur un navire en train de couler.
LCDR : Les Russes, ont-ils eu raison de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ? E.T. : Bien évidemment.
LCDR : Pourtant, juridiquement, ce sont deux provinces géorgiennes… E.T. : Dans le cas de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, nous assistions à une non coïncidence devenue dramatique entre l’état des faits réels et l’état juridique. Les populations de ces deux pays ne souhaitent pas être géorgiennes. Au stade actuel, la seule solution de paix à long terme est l’acceptation de la réa-lité. Sinon, le gouvernement géorgien va continuer d’envisager des solutions violentes, de domination ou même de nettoyage ethnique. Or l’intérêt réel des Géorgiens c’est la paix, le développement économique et une relation stable et positive avec la Russie dont ils ont tant besoin. En reconnaissant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, les Européens de l’Ouest libéreraient les Géorgiens eux-mêmes du fardeau de leur histoire et de leur rancune.
LCDR : La France devrait-elle reconnaître l’indépendance de ces deux états ? E.T. : C’est mon souhait le plus cher. Si je deviens président de la République, ce sera l’une de mes premières décisions.

Pour Serguei Lavrov !

Depuis la tentative de déstabilisation du Caucase par le pantin de Washington (porté au pouvoir par une révolution Orange), tentative avortée car gérée de façon magistrale par le trio « Medvedev-Poutine-Lavrov », pas une journée ne passe sans que le troisième ne fasse des déclarations qui si l’on les lit attentivement sont de loin les plus constructives qu’un homme d’état est proposée pour la sécurité et l’harmonie de la zone Euro-Russe, mais aussi du monde, depuis le Général de Gaulle.
 
Serguey Ivanovitch Lavrov (biographie ici), premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la Représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU de 1982 a 1988, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’ONU de 1994 a 2004 a ensuite été nommé en 2004 par Vladimir Poutine ministre des affaires étrangères Russes, position qu’il a occupée avec beaucoup de brillance et de courage lors des récents conflits mondiaux (Irak, Kosovo, Ossétie ..).
A la fin du mois de septembre 2008, Sergei Lavrov a mis en garde, contre la “privatisation” de la coalition anti-terrorisme et affirmé que : « la coalition anti-terrorisme née dans les ruines des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, fait face maintenant à une crise, puisqu’elle manque d’arrangements collectifs ou d’égalité entre ses membres dans la décision de stratégies et de tactiques opérationnelles, dans l’analyse conjointe et aussi dans la coordination ».
« Les mécanismes conduisant à un monde unipolaire ont commencé à être utilisés, cela signifie que toutes les décisions sont à prendre dans un seul centre tandis que le reste du monde doit les suivre » a indiqué M. Lavrov.
Selon lui, la guerre irakienne déclenchée sous le prétexte infondé de la lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes nucléaires a violé le droit international. « Quels sont les prix acceptables pour autant de morts parmi les civils dans les opérations contre le terrorisme en Afghanistan? Qui décide les critères sur la proportionnalité de l’usage de la force? Pourqoi les forces internationales ne veulent pas s’engager dans la lutte contre la prolifération de la drogue qui cause des souffrances croissantes dans les pays d’Asie centrale et d’Europe ? », a demandé le ministre russe.
Quant aux derniers développements de la situation au Caucase et des relations entre la Russie et l’Occident, M. Lavrov a réaffirmé que tous les pays ont des partenaires avec lesquels ils partagent les relations amicales traditionnelles, l’histoire et la géographie. Il a qualifié de “nuisibles” les tentatives de changer artificiellement ces relations au profit de la géopolitique.
M. Lavrov a déclaré que Moscou continuerait à travailler ensemble avec tous les pays voisins,
– En premier lieu les membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI).
– L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS)
– Le groupe BRIC ( Brésil, Russie, Inde et Chine)
– L’Union européenne
– L’Organisation des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean)
– L’Organisation de la conférence islamique
– Ligue arabe
Les organisations régionales en Amérique latine, a-t-il noté.  
Déclarant que les capacites de defense et de securite Europeene n’ont pas passé le test de l’epreuve en Géorgie, Sergei Lavrov a réitéré la proposition du président Dmitri Medvedev de juillet dernier concernant un : « nouveau traité sur la sécurité européenne proposant d’organiser pour cette occasion un sommet pan-européen. Il permettrait notamment de renforcer la paix et la stabilite entre états membres, proscrirait le recours a la force et défendrait le reglement pacifique des conflits, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la non ingerence dans les affaires nationales. Ce traité devant en outre permettre une meilleure integration de tous les etats au sein du vaste ‘espace euro-atlantique. Ce traite a rajoute Mr Lavrov pouvant etre compare a un « Helsinki 2 », en reference au traite d’Helsinki de 1975 entre les Etats Unis, le Canada et l’Europe ayant evolue vers l’actuelle OSCE, principale structure continentale de prevention des conflits ».
Cette initiative Euro-Atlantique a vivement été condamnée (le jour même) par Washington mais Sergueï Lavrov a qualifié « d’inconsistantes » les allégations selon lesquelles, avec son initiative de sécurité euro-atlantique, la Russie chercherait à créer une alternative à l’OTAN
 
Nous n’avons rien proposé de tel. Nous sommes réalistes et nous comprenons que l’OTAN est une réalité. La Russie n’a aucune intention de régler le sort de l’OTAN, ne serait-ce pour la seule raison que c’est une tâche par trop ingrate“, a noté M. Lavrov. Selon lui, “ce sort est réglé en Afghanistan, et nous verrons comment l’OTAN viendra à bout de sa mission qui ne sera couronnée de succès que si l’action de la communauté internationale à l’intérieur de l’Afghanistan s’appuie sur une analyse et des solutions conjointes et (…) et ne nuit pas à la contribution que de nombreux pays pourraient apporter à la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue“.
Peu de temps après, celui-ci en réaction a la crise financiere internationale a estimé que le : « L’enjeu prioritaire le plus urgent est de moderniser et de démocratiser le système financier. Le second est de remédier aux dérives économiques, et d’y remédier en privilégiant l’émergence d’une économie socialement orientée. Ce sont justement ces thèmes qui seront soulevés prochainement dans les discussions internationales ».
« Le ministre allemand des Finances l’a notamment mentionné, en appelant à reconnaître l’existence d’un système financier multipolaire. Et le président Sarkozy a rappelé la nécessité de mettre en place un capitalisme régulé », a indiqué M. Lavrov.
« L’ordre du jour financier international doit être traité de manière collective. Il convient que tous les pays reviennent vers une économie socialement orientée. C’est le modèle qui est apparu en son temps en Europe et qui constituait d’ailleurs pour beaucoup une réponse à la politique sociale de l’Union soviétique. Les congés payés, les retraites, la limitation du temps de travail, la médecine et l’enseignement gratuits – tout cela a incité l’Europe à mettre en place son modèle socio-économique », a-t-il poursuivi.
Selon lui, « les États-Unis doivent participer aux débats non plus en tant que pays déterminant l’ordre du jour et les conclusions auxquelles il faut arriver, mais sur un pied d’égalité, aussi puissant soient-ils ».
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Il faudrait sans doute conseiller à nos Kouchner et autres Barroso et Solana d’écouter Serguei Lavrov et de prendre des leçons de gestion des afffaires étrangères au lieu de recevoir leurs seules idées par fax directement du Pantagone, comme ce fut le cas pour l’affaire du Kosovo au moment de la présidence Slovène.

Moscow, Capital of the European civilisation

On the 25th August 2008 the Financial Times bitterly wrote that Washington was left watching other superpowers modify the world reality. In a 1991 FT edition, such an assertion would only have found its place in a rubric such as ‘’ Catastrophe scenario for the future’’ or ‘’science fiction’’.
It is true though that the American media in 1991 was focused on other events: USSR had just collapsed, together with the Berlin wall. In Iraq’s sands, Bush Senior promised Humanity a ‘’New World Order’’, a fair, marvellous and above all unilateral order, under the protection of the starry flag, while Europe was starting its reunification process. We had gone into an era of so called ‘’Pax Americana’’ with all its corollaries, would they be military, financial, or economical.
Some had even predicted the end of History. History taught us they were wrong. The ‘’unipolar period’’ did not last long. 10 years only were necessary in order for an unlikely attack happens on the American territory. From then, the Empire launched two military conflicts in Afghanistan and Iraq, in the name of the fight against terrorism, dragging along most European nations. This Europe, that pad twice a heavy tribute for its ‘’collaboration’’ with NATO, in 2004 an 2006.
Less than 20 years after the USSR collapse, one must notice that the FT title is very topical, as the country prepares itself to choose its new leaders. A 5 days defensive war in Southern Caucasus, cleverly won by Russia, was enough to jam the expansion process of NATO. For the first time, a superpower thwarted militarily the United States of America. In August 2008, the Russian tanks that defended Tsinvali had made the old unilateral and neo liberal world, totter.
Against NATO, the America’s weapon against Europe
As Novopress underlined it very well, it is usual to see America as the immutable ally of Europe- having saved it from the Brown and red totalitarianism. If this is partly true, we seem to permanently forget that the American hegemony has leaned on the takeover of Europe. The 1914 war, was the occasion for the USA to liquidate the European and continental empires of the Axis (German, Austrian, Ottoman), to impose the dollar reign against the Pound but also to confiscate the seas supremacy to England. Theodore Roosevelt even declared: ‘we have failed profiting of the war!’
His cousin Franklin Rooselvet learned his lesson and will bargain his incoming to war in 1943 at the Anfa conference, imposing his terms to De Gaulle and Giraud. Both had to dismantle the French colonial empire in the next 30 years. In 1945 in Yalta, Roosevelt knowingly and cynically delivered half of Europe to Staline, assuring the success of communism and its extension for 50 years, while maintaining Europe divided and therefore weakened. Today, this logic of Europe’s subdivision is found again, maintained again by the American strategists since the 2004 Iraq conflict (Old/New Europe opposition) and the short term politics of the EU newcomers, i.e. the new colonial states of America (would it be Poland, or the Baltic States). This short term policy adopted by the newcomers is irrational because it follows a post cold war logic, that is to say, before anything else, a nationalist, anti Europe and mainly anti Russia policy.
This military and economical black mail is reinforced by an energetic black mail, as this ‘’pressured’’ European sub division would justify the participation of the Europeans to brutal and violent actions world wide, in the name of Democracy. Those actions hide in fact control attempts of energetic fields rejecting Russia (Kosovo with AMBO, Afghanistan with UNLOCAL, battle for the Caspian Sea, Nabucco project, etc.)
Since the USSR and the Berlin wall falls, NATO has though no reason to be anymore. It is unable to get rid of terrorists and Afghan opium traffic, as reminded very recently Serguei Lavrov< NATO has become an archaic organisation, aimed at failing and not reflecting ‘’anymore’’ the European interests. It is true that the Soviet threat and the Varsow Pact has disappeared, and the new terrorist threat has diminished and is nearly inexistent (due to a Ben Laden trained by CIA), without a recurrent NATO participation across the world. Europeans must understand that their soldiers are just the completion of the American army and get killed for wars that are not theirs! Even worse, by collaborating with NATO, Europe is entering in a conflict position with actors that are essential to the peace and the stability, would it be in the Muslims world (where NATO is perceived as an ‘’alliance of modern crusaders’’) or the Eurasian world, where NATO is perceived like an American tool creating trouble, for instance by Russia, a tomorrow superpower, but also China, India, or Iran> All those powers are related the ones to the others through the Regional Organisation of the Shanghai Cooperation.
 
Towards the civilisation and continental gathering
This new multi axis order seems to take shape via the emergence of big civilisation and identity groups (EU, China, Russia, India…). This phenomena of ‘’gathering’’ above a regional level is opposed to the ‘’fragmentation’’ movement to which America works in Europe. This fragmentation process is aimed at creating small groups easily controllable economically, and militarily dependants (Yugoslavia, Czechoslovakia, project of dividing Russia into three parts…).
Those fragmentations are generated by NATO and are dogmatically attributed to the collapse of the USSR. Those new ‘’self centred’’ gatherings only occur in Eurasia but on all continents, in South America (Argentina, Brazil, Venezuela and Bolivia), in Africa or in the Muslim, Arab or pan Turkish world.
Those gatherings were born via historical, civilisation and economical hearts. Those imperial hearts are generally the big ethno capitals of the concerned zones, e.g. Pekin for China, Tokyo for Japan, Caracas or Rio for South America,, ‘’Muslims’’ living since a long time between Mecca, Teheran and Istanbul, with a empowering of the Muslims from Asia.
One must note that Russia has a unique place, at the intersection of all worlds: the Islamic one via OCI, the western one via COR, the Asian one due to its geography and OCS participation.
 
The Euro- Russian continental alliance, source of peace across the world
Among those gatherings or groups that represent an economical and even military competition, America fears the big Europe, the ‘’continental front’’, much more. This economical and military giant, this gigantic empire from Reykjavik to Vladivostok, laid on 11 time zones is the potential economical and military leader of the world. The division that was wished and wanted by American Strategists has one aim only: impede by all means a pan European unity! John O’Sullivan wrote in 1845 in ‘’ dans “Our Manifest Destiny’’: With the collapse of Europe, America will become the world Master.’’ In 1890 the book ‘’our country’’ underlines that ‘’ the ageing Europe does not have the means to safeguard the civilisation values of the West, retaken in hand by a dynamic emergent America’’ and the conclusion is ‘’Europe must perish!’’
All across the 20th century America having taken the control of the seas (over England) strategists will theorize the second essential step: the control of the lands, and mainly of the Eurasian ‘’Heartland’’. The work art of it has been explained more than 10 years ago by Bzezinski in his book ‘’the big chessboard’’.
America being isolated form the world in between two oceans knows that the world future will be played on the Eurasian continent as this is where most civilisations, human beings but also resources, are aggregated. For America to remain a world leader ist must impede another leader to emerge (German-Russian alliance) and must protect itself from an alliance between the future leaders of this zone (Europe and Russia for instance). America is therefore opposed more and more aggressively to any rapprochement between Europe and Russia (North Stream for instance as an economical one) or military (Helsinki2?). They also try to increase the fracture between the Europeans and the Russians (NATO expansion to the East and creation of military conflicts like in Georgia and probably tomorrow in Ukraine..)
 
Moscow : Capital of Europe
5000 years ago the European civilization was nested in the Slavic, Mediterranean and Greek cradle, and it was so for 3000 years, from the Mycenaeans to the Greeks, then to the Macedonians, from Knossos to Athens. The Europe became roman. This was the Pax Romana that lasted 6 centuries and led to the creation of two Christian empires, so called Western and Eastern. After the panic of the Germanic invasions, an embryo of Europe got created, mixing Christianity and Germanity, a Frank Barbarian being baptised in Roma.
After Knossos, Athens, Roma and Aix les Bains, it will be Byzance /Constantinople that will remain the united capital (of the East) during 8 more centuries, founding its unity on Christianity and the Greek language, relocating the heart of Europe on the Mediterranean shores. The 5 next centuries will see the east topple under the Ottoman darkness while the Western Europe was preparing its auto genocide of the 20th century. After the big civil war of 30 years (1914-1945), the fracture between the East and the West is done. Even worse, the hearts of the European civilizations that were in war, are not territorial anymore. For Western Europe, this is now Washington that federates the freed Western world of the allies, and East, this is Moscow that becomes the heart of the Western Soviet Europe. Those two hearts both have a plan of world domination but only one will make it through the 21st century. After the Berlin wall fall, for the first time the concept of Europe disappears and is replaced by the one of West. America becomes the center of the Western world and Brussels a simple subsidiary of the Pentagon that reorganizes the fragmented Europe, in pace with its NATO military integration.
Recent events though reveal how urgent it is for Europe to emancipate itself from the American guardianship and understand that this Atlantis project (Washington- Brussels) is built on the European ruins. This project is not acceptable for the European people who wish to live in peace. Europeans have the choice today, to defend the ruins of the old western world under the NATO flag, in a logic of total confrontation with the rest of humanity, Russia to start with; Or to collaborate continent wise, viA Russia, and overcome the Visionary pan European project of De Gaulle General (Paris Berlin Moscow Axis).
Russia has felt asleep under Eltsine but has woken up. It has become the hyper centre of resistance to the forced Americanisation and to the criminal and aggressive NATO extension. Russia has proved us recently that it is ready to defend its interests but also to collaborate with Europe and participate actively to a pacifist society project, a multilateral project, based on consultation. Just like the Russians in 1999, the 2009 Europeans must wake up and free themselves from the NATO chains that now expand until the Ukrainian and Belo Russian borders. This could lead them to a conflict with Russia.
Europe is located ‘’on’’ the Eurasian continent and takes up the Atlantic front. Russia occupies the majority of the lands and the Pacific front. Europe and Russia are per se linked and belong to the same continent, Eurasia! Eurasia is the common house of the Europeans and of the Russians, from Reykjavik to Vladivostok (see the Maksim Mishenko speech on the subject). Grace of Russia another Europe, a Eurasian Europe, stands in front of the small Atlantist Europe of Brussels. After Athens, Byzance, Aix la Chapelle and Constantinople, Moscow is the new capital of Europe.
Moscow, third Rome, Anno Domini 2009.

L’axe Moscou Caracas ?

La semaine qui vient de s’écouler marque le rapprochement des liens entre la Russie et le Vénézuela. Le président CHAVEZ, après sa visite triomphante de l’été dernier vient encore une fois de prouver qu’il maitrise parfaitement la situation et donne une “lecon de géopolitique mondiale“.

En effet celui ci après avoir pris le pouvoir dans un pays en faillite et rongé par la corruption en 1999 à grace à l’argent du pétrole (explosion des cours du brut après le 11 septembre dont le Vénézuela est le 3ième exportateur mondial) relevé l’économie du pays (historique complet ici). Chavez a également subi une tentative de révolution Orange en 2002 qui a lamentablement échoué. Réélu en 2006 avec une large majorité, celui ci a notamment entamé et réussi de grandes réformes contre la corruptio, la faim, dans le domaine de la santé, des infrastructures … Pour un détail complet de ces réformes : cliquez ici ..

Mais la grande réussite de Hugo Chavez est d’avoir placé le Vénézuela comme un pion essentiel du Nouvel Ordre Multipolaire qui est en train de se dessiner. Le Vénézuela est en effet dopé par son économie fondée sur l’or noir et également en première ligne des “pays émergeants” qui contestent le leadership Américain sur la planète.

Chavez a signé un gigantesque contrat de livraison d’hydrocarbures avec la Chine mais également le Japon. Il a également entamé la création d’un projet de gazoduc transcontinental reliant le Venezuela à l’Argentine, au Brésil, à l’Uruguay et au Paraguay, long de 8.000 km, avec l’appui de Gazprom.

Le pétrole n’est cependant pas la seule ‘manne’ du Vénézuela pour les grandes puissances, le pays en effet le 3ième client de la Russie (après la Chine et l’Inde en armements), entre 2005 et 2007, Moscou a vendu l’équivalent de 4 milliards de dollars d’armes à Caracas, notamment des avions de combats, et 100 000 fusils d’assaut Kalachnikov, des hélicop­tères, es avions de surveil­lance des côtes, des tanks, des systèmes de défense aériens ainsi que des sous-marins non atomiques. La semaine dernière à Moscou, la Russie a offert au Vénézuela une coopération militaire ‘pacifique’.

La coopération militaire Russo_Vénézuelienne avait déjà fait parler d’elle au début du mois lorsque deux bombardiers stratégiques russes Tupolev-160 ont traversé l’Atlantique pour aller se poser au Vénézuela …….

… Et dans le cadre des exercices navals russo-vénézuéliens qui doivent avoir lieu d’ici fin 2008 en mer des Caraïbes.

Liberté – Liberty – Свобода

Aujourd’hui marque les 18 ans de la proclamation de la république d’Ossétie du sud, pendant 18 ans, le peuple d’Ossétie du sud a prouvé son droit à une place à égalité avec les autres nations du monde.” ” Aujourd’hui, nous avons commencé la cérémonie avec la levée des drapeaux nationaux de la République d’Ossétie du Sud et de la Fédération de Russie. Je vous demande de commencer ainsi chaque matin par cette cérémonie. Nous sommes forts, parce que nous avons toujours respecté nos traditions. Je crois que vous serez toujours fidèles envers elles. C’est précisément le patriotisme et l’amour de la nation qui nous ont sauvés“.
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Today marks 18 years since the Republic of South Ossetia was proclaimed, for 18 years, the people of South Ossetia have been proving their right to an equal place among other nations” Today, we began the ceremony by lifting Ossetian’s and Russian’s flag. I ask you to begin each morning by this ceremony. We are strong because we have always respected our traditions. I think you’ll always be faithful to them. Precisely patriotism and love of nation that saved us “.

Vers la guerre au dessus du continent blanc ?

En juillet, je tentais d’expliquer via mon article “bataille pour l’arctique” l’intêret grandissant que portait les grandes puissances au grand nord a cette zone cruciale d’un point de vue énergétique (Un quart des ressources d’hydrocarbures non découvertes de notre planète se situerait dans l’Arctique, selon l’US Geological Survey et 84% de ces réserves se situent au large) mais aussi géostratégique, CF la carte ci dessous.

Il semble que la situation se détériore très rapidement. Les principaux pays concernés prenants des mesures radicales concernant cette zone. Comme l’afirmait BBC récemment un risque réel de conflit se dessine dans cette zone, notamment à cause de la non définition précise des frontières. La Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège sont tous engagés – à différents degrés – dans une course pour exercer et étendre leur souveraineté sur l’Arctique pour des raisons stratégiques, politiques et énergétiques.
Le canada vient donc de ré-affirmer “sa” souveraineté sur l’arctique en tentant de faire passer sa ligne de souveraineté de 100 à 200 miles (soit disant en matière d’environement … SIC) ! Cette décision unilatérale et impérialiste a étéa affirmée par Steven Harper lui même lors des entrainements militaires Canadiens Nannok 2008 en août dernier. Il est à noter que le Canada ne dispose comme force militaire que de 4.200 rangers Inuits et que 3 brises glaces militaires suplémentaires sont en construction.
La Norvège est divisée sur la question. Les socialistes sont absolument contre l’ouverture de la région aux compagnies pétrolières pour des raisons écologiques, tandis que le Parti travailliste est, globalement, pour. Les ressources d’hydrocarbures actuelles du pays sont sur le déclin, et les travaillistes souhaitent ouvrir plus de gisements dans le nord du pays pour continuer à approvisionner une demande mondiale de plus en plus forte.
L’Alaska n’est pas en reste, la gouverneure de l’Alaska, Sarah Palin, choisie par John McCain comme colistière dans la course à la Maison blanche (tout un symbole), est une grande partisane de l’extension des forages pétroliers dans cet Etat américain. Elle est également commandeur en chef de la Garde nationale de l’Alaska.

La Russie n’est pas non plus en reste.
– Comme l’a parfaitement expliqué Dmitri Medvedev le 17 septembre dernier : “L’objectif de la Russie est de faire de l’Arctique une réserve de ressources pour la Russie du XXIe siècle et d’adopter dans les plus brefs délais d’une loi établissant le tracé de la frontière méridionale de la partie russe de l’Arctique“. (source ici).
– Pour le général Léonid Ivashov : “Pendant des siècles la Russie a été préservée d’une menace au nord . Il est tres important que du côté de l’Arctique n’apparaissent pas de nouvelles menaces pour nous, disons de la part de submersibles ou d’aeronefs appartenant à nos ennemis potentiels . Oui , pour nous il est important que le nord soit calme , et surtout l’Arctique – Elle est une enorme accumulation de ressources et donc d’assez dures disputes peuvent s’y enflammer . Une dispute pouvant facilement se transformer en un conflit armé , la Russie se doit de s’armer légalement d’autant plus que nous voyons apparaître dans cette region , autour de ces richesses , le potentiel militaire des autres pretendants . On peut prevoir de puissantes disputes politico-legales avec l’utilisation du levier economique et même des demonstrations de force militaire”.
– Enfin pour Nicolas Patrouchev : “L’Arctique doit être Russe. Elle doit devenir la base stratégique de nos ressources“. Il a rapellé le rôle essentiel des regions arctiques dans l’économie Russe “L’Arctique produit 11% de notre PIB et entre pour 22% dans les exportations Russes. Dans cette region nous produisons 90% de notre Nickel et de notre Cobalt ; 96 % de notre cuivre et des Platinoides. Un rôle essentiel dans cette région doit revenir à la route maritime du Nord qui est le chemin le plus court entre l’Europe du Nord , l’Extrême Orient et les ports fluviaux de la Siberie. Nos competiteurs , les Etazunis , le Canada , le Danemark et la Norvège accroisent leur activités, y compris leurs activités militaires , nous devons répondre à cette menace” a t’il ajouté en snobant tout simplement l’existence de l’ Union Européenne“.
Ces déclarations montrent très bien la réorientation de la politique Russe, vers le nord donc mais aussi vers l’est et la Sibérie. Le développement du grand nord est une des priorités de l’administration Russe comme l’explique très bien cet article qui décrit l’afflux financier dans le grand nord.

En outre, il est à noter que la fonte des glaces “fortes” envisagées dans les années à venir devrait développer la circulation marine dans le grand nord. Selon les estimations de glaciologues, l’océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d’ici à 2030 en raison du réchauffement climatique, dont l’effet est plus intense aux pôles. A ce titre, outre les grands acteurs cités, les autres grandes puissances s’intéressent de plus en plus à la région, j’avais déjà cité le cas de l’Iran, de la Chine, désormais c’est la Corée du Sud qui développe des brises glaces à destination du grand nord.
Plus que jamais, comme l’explique très bien Palpatine, le grand nord : “c’est là que se prépare la guerre de demain, la guerre au dessus du continent blanc ” .

A lire pour mieux cerner les enjeux de cette région stratégique :
– le site de la fondation pour la culture stratégique
– le site de Palpatine : zebrastationpolaire