Innograd

La future cité russe de l’innovation, apellée INNOGRAD sera régie par un régime légal à part, aura sa propre force de police et également son propre régime fiscal, les compagnies y auront le statut de « résidents » (comme des citoyens) et seront exonérées de nombres de taxes fédérales. Innograd et sera dirigée par un fond et non un maire comme les autres villes Russes. Ce fond sera dirigé par Viktor Vekselberg, un riche homme d’affaire Russe actif dans le domaine de l’énergie notamment. 

Ce fond sera une organisation à but non lucratif établie par l’académie Russe des sciences, Rosnano, Vneshekonombank, la fondation pour la recherche et le développement des petites sociétés, et différentes ONGs et universités, dont l’institut Bauman.

La grande particularité de Innograd sera son cadre légal à part qui permettra aux acteurs de Innograd de se concentrer sur leur activité et ne pas subir les habituelles lourdeurs administratives et bureaucratiques. Ce régime légal propre sera développé par Elvira Nabiullina. Le fond édictera notamment son propre cadre légal en ce qui concerne les droits de constructions, d’importation de biens étranges .

Innograd est envisagé pour 30.000 personnes, et les premiers résidents devraient s’y installer d’ici 2 à 3 ans. Le complexe verra également la création d’écoles, de laboratoires, de maisons, de bureaux, de jardins d’enfants et d’hopitaux, mais également d’infrastructures (routières ..).
Le territoire devrait être d’a peu près 380 hectares et le projet global avoisiner les 200 millions de dollars. Le lieu choisi est à l’ouest de moscou, dans le territoire la business school Solkovo  qui est « un institut international d’innovation axé sur le développement du leadership et des compétences de communication requises pour le nouveau type de gestionnaire qui sera en demande dans le 21ème siècle . Skolkovo est le premier institut au monde à fournir un MBA orienté BRIC. »
Les différentes constructions sont prévues sur une logique de respect des facteurs énergétiques et écologiques, et Innograd devrait ne pas voir de buildings sur son territoire. Le projet sera financé en majorité par l’état et les premières tranches de paiement seront comprises dans le budget fédéral des 2 prochaines années. Un régime « free-tax » pour les entreprises sera mis en place pour certaines périodes (jusqu’à 10 ans) ou pour les entreprises qui n’atteignent pas un certain seuil de revenus. En outre, un « droit à l’échec » sera accord aux projets des start-ups qui se créeront sur le territoire d’Innograd, notamment des Start-ups étrangères.
Pour l’instant, Enel, Boeing, Nokia, Siemens et Cisco ont déjà répondu présent !

Ce projet du Kremlin va dans le même sens que celui d’Akamdegorodok en Sibérie(appelé Silicon Taiga) et destiné à faire de la Russie dès 2020 un pays à la point du développement et de l’innovation, un pays clef des nouvelles technologies. La Russie vise a rejoindre le club fermé des pays du progrès en faisant de Moscou un rival / partenaire de San Francisco, Dublin, Bangalore ou encore Hong-Kong. Innograd sera dédiée aux priorités définies par le président Medvedev : l’énergie, les technologies de l’information, les télécommunications, le biomédical et le nucléaire. Le site devra à terme héberger «  les quartiers généraux des entreprises les plus importantes et les plus modernes » et attirer des spécialistes du monde entiers. L’idée est d’attirer les scientifiques qui ont émigré en Occident (de Russie) mais également d’attirer des spécialistes Étrangers en Russie.

Source pour cet article le Moscow Times , RBTH , le Républicain Lorrain


Démographie en Russie, 1ier semestre 2010

***
Natalité et mortalité, juin 2010

Le mois de juin 2010 est un mois extrêmement intéressant, la natalité y a été très forte, avec 157.813 naissances contre 149.348 pour juin 2009, soit une hausse de 5,3%, et 8.465 naissances supplémentaires. 
La géographie de cette “hausse” de natalité est également intéressante : 
– Les régions ou cette augmentation est la plus forte sont les districts fédéraux (Okrugs) du centre (moscou / Voronej, Ryazan ..), de la Volga (Kazan, samara, Perm ..), de l’Oural (Tioumen, Tchéliabinsk, Ekaterinbourg..) et enfin le district du nord ouest (Saint pétersbourg, Novgorod, Mourmansk ..).
– Les districts ou cette hausse de natalité est la plus faible sont les districts du Sud de la Russie et du Caucase nord (Tchétchénie, Daguestan, Ingouchie ..) ainsi que la Sibérie (Krasnoiarsk, Irkoutsk..).

La mortalité par contre est restée relativement élevée, ne baissant que de 0,1%, avec 130 décès de moins en juin 2010 (169.169 décès) que en juin 2009 (169.039 décès).
La perte nette de population occasionnée en juin 2010 est donc de 11.126 habitants, contre une perte nette de 19.821 habitants en juin 2009.

Natalité et mortalité, 1ier semestre 2010

Le 1ier semestre 2010 est lui aussi assez positif, le nombre de naissances (868.936) y est de 2,3% plus élevé que sur le premier semestre 2009 (849.267), avec 19.569 naissances en plus. 

La mortalité est plus nettement en baisse avec une chute de 1,8% entre le S1 2010 (1.010.988 décès) et le S1 2009 (1.029.066 décès) soit 18.078 décès en moins.
La perte nette de population occasionnée pour le S1 2010 est donc de 142.152 habitants, contre une perte nette de 179.799 habitants pour le S1 2009. 
Sur le comparatif des semestres, les morts par maladie cardio-vasculaires baissent de 2% seulement et les morts par cancers de 0,7% seulement. Par contre on peut constater une baisse de 6,1% des morts par raisons externes. Au sein de ce groupe, les morts sur la route, empoisonnements, suicides et meurtres baissent de 10-15%.
Pour la première fois depuis 1998, le nombre de décès sur l’année 2010 “devrait” être inférieur à 2 millions. 

Prévisions

Si la tendance se maintient selon des évolutions saisonnières similaires à l’année précédente, la perte nette de population pour cette année 2010 devrait être de 160.000 personnes. Je parle la bien sur sans l’immigration qui devrait être légèrement inférieure à 2009, soit autour de 250.000 personnes. Il est donc plausible de “pronostiquer” une hausse de population pour 2010 de à peu près 100.000 personnes, contre 30.000 en 2009.

Happée par le conflit qui fait rage entre son président et son Premier ministre, la Russie …

… N’est pas en guerre à son sommet ! 🙂 …. Beaucoup de mes lecteurs (17 en une journée !!!!!!!) m’ont demandé ce qu’il en était d’une éventuelle “guerre” entre les partisans du président Russe Dimitri Medvedev et son premier ministre Vladimir Poutine. Leurs inquiétudes viennent de lecture de commentaires interprétant les derniers dénouements géopolitiques auxquels la Russie était liée. Pour parler plus franchement  il s’agit  principalement d’articles de presse sur RIA Novosti concernant la livraison ou non des S-300 en Iran, et le soutien Russe des sanctions contre l’Iran mais aussi d’articles offensifs récents du réseau Voltaire.  Que l’on juge :
Dans un article intitulé “quelle place pour la Russie au proche orient” du 28 juillet 2010, Thierry Messan écrit notamment: 
“Happée par le conflit qui fait rage entre son président et son Premier ministre, la Russie est en train de laisser passer une chance historique de se déployer au Proche-Orient. Les élites russes n’ont pas su élaborer de stratégie dans cette région lorsqu’elles en avaient la possibilité et ne sont plus en mesure de la définir aujourd’hui”
.
“Pour le moment, les élites russes ignorent les mises en garde de leur ancien chef d’état-major, le général Leonid Ivachov, sur la nécessité d’alliances asiatiques et proche-orientales face à l’impérialisme états-unien. Elles préfèrent penser avec le politologue Gleb Pavlovski que les antagonismes géopolitiques se dissoudront dans la globalisation économique. Aussi abordent-elles le Proche-Orient d’abord comme un marché”.

“Le président, issu d’une famille juive convertie à l’orthodoxie, envisage de réactiver cette unité administrative fondée par Staline en 1934 comme alternative à la création de l’Etat d’Israël. Ce qui fut, au sein de l’Union soviétique, une république juive pourrait accueillir des réfugiés. Ils seraient d’autant plus les bienvenus que la démographie russe est en chute libre”.
“En définitive, ce sont les atermoiements à propos du nucléaire iranien qui surprennent le plus. Il est vrai que les marchands iraniens n’ont cessé de contester les factures de la construction de la centrale de Busher. Il est également vrai que les Persans sont devenus susceptibles à force de subir les ingérences anglo-saxonnes dans leurs vies. Mais le Kremlin n’a cessé de souffler le chaud et le froid. Dmitry Medvedev discute avec les Occidentaux et les assure du soutien russe pour voter des sanctions au Conseil de sécurité.
Tandis que Vladimir Poutine assure aux Iraniens que la Russie ne les laissera pas sans défense s’ils jouent le jeu de la transparence. Sur place, les responsables se demandent si les deux dirigeants se sont répartis les rôles selon les interlocuteurs et font ainsi monter les enchères. Ou si la Russie est paralysée par un conflit au sommet. C’est en réalité, semble t-il, ce qui se passe : le tandem Medvedev-Poutine s’est lentement dégradé et la relation entre les deux hommes a tourné brutalement à la guerre fratricide”.
Un autre article intitulé : “Medvedev abandonne les retraités Russe de Transniestrie” du 24 juillet 2010, on peut y lire que :
Le président Dmitry Medevedev a décidé d’interrompre l’aide financière semestrielle russe à la Transnistrie. Selon le quotidien Kommersant, la Banque centrale russe aurait détecté des activités illégales de blanchiment d’argent par la banque transnistrienne, Gazprombank. (…) 1 650 soldats russes assurent la protection de la Transnistrie face à l’OTAN. En 2006, les Transnistriens se sont massivement prononcés par référendum pour leur rattachement à la Russie, mais ceci leur a été refusé. Depuis 2008, la Russie verse un complément d’allocation vieillesse aux 134 000 ressortissants russes âgés qui y résident (les « Poutinka », par référence à leur protecteur Vladimir Poutine). Gazprombank est la principale banque de Transnistrie. Elle est dirigée par Oleg Smirnov, fils du président-fondateur de l’Etat, Igor Smirnov“.
Dans un autre article intitulé “échange d’espions le dossier n’est pas clos” en date du 27 juillet 2010 :
A la Douma, certains partisans de Vladimir Poutine militent pour la destitution du président Dmitry Medevedev.
Entre autres motifs, ils évoquent sa responsabilité dans certains aspects de cette affaire. Etrangement, en violation de la Constitution, il n’a pas retiré la nationalité russe à un des agents états-uniens lors de l’échange d’espions effectué le 9 juillet”.
Enfin dans un dernier article du 23 juillet 2010 intitulé : “France Russie, les mistrals font des vagues
Selon le président français, le principe du contrat a été décidé par son homologue russe, Dmitry Medvedev, mais les « détails » sont en cours de négociations. En d’autres termes, le contrat n’est pas encore signé. A Moscou, cette annonce a provoqué la fureur de Vladimir Poutine. Le Premier ministre avait tenté de s’immiscer dans la transaction et avait désigné son adjoint Igor Sechin pour la « négocier ».
Selon une source moscovite proche du dossier, M. Medvedev aurait convenu avec M. Sarkozy d’importantes commissions et rétro-commissions (de l’ordre de 8 % du montant total de la vente). M.Medvedev pourrait ainsi financer sa prochaine campagne électorale contre « son ami de trente ans » et désormais rival M. Poutine, tandis que M. Sarkozy pourrait financer sa réélection” .
*
Qu’en comprendre ?
Le Réseau Voltaire semble affirmer qu’une guerre totale serait en cours entre les deux hommes et prend une position très critique contre le président Medvedev, l’accusant même de vouloir  par le biais de l’achat des MISTRALs bénéficier de rétrocomissions pour financer sa prochaine campagne (!).
Je suis un lecteur régulier du Réseau Voltaire, qui fournit régulièrement des articles très renseignés sur certains sujet.
Néanmoins, je suis assez surpris de l’agressivité non dissimulée dont le RV fait preuve à l’égard du président Medvedev.
De nombreux commentateurs se sont fait une obsession de vouloir à tout prix opposer les deux hommes, que ce soit au moment des élections de 2008, ou à propos des élections à venir de 2012. La Russie est aujourd’hui dirigée par un binôme, qui n’a jusqu’à présent “jamais” failli. La présidence Medvedev n’a en effet pas du tout modifié la ligne politique initiée par le président Poutine.
Quelle est t-elle ?
Reconstruire la Russie et en faire un pays fort, autonome et capable de se défendre, un pays dans lequel les citoyens vivent bien. Cette reconstruction se fait sur des fondements qui à mon sens diffèrent de celle que l’Europe connait depuis 1945. Les différences y sont tant morales, humaines que politiques ou encore économiques. 
La Russie depuis 1999 représente une 3ième voie, à tous les niveaux. Elle ne se transforme pas en sociale démocratie comme les pays d’Europe de l’ouest, ni en Zaire sous permafrost comme le prévoyait certains “spécialistes Américains” il y a une décennie.
Non, la Russie a émergé, rapidement, et est aujourd’hui dirigée de façon originale par un duo, véritable matérialisation humaine de l’aigle bicéphale Russe.
La Russie aujourd’hui en sortie de crise et en regain d’influence “partout” sur le continent, en Europe et dans son étranger proche, mais finalement également à l’international. Cet regain d’influence se fait au détriment de l’influence Américaine, notamment en Europe mais également en Amérique du sud.
La Russie n’a aujourd’hui qu’un intérêt : éviter une nouvelle course aux armements avec l’Amérique (qu’elle ne pourrait pas suivre financièrement ) tout en continuant à construire et développer du matériel militaire de haute qualité, pour rester un état militairement dissuasif et prêt si besoin se faisait sentir.
L’opération “de charme” de Medvedev, entamé dès son élection et principalement à destination des Occidentaux, Américains en tête fonctionne relativement bien. La Russie agrège un capital sympathie international grandissant, attire des capitaux étrangers (nécessaires après la crise pour renflouer son secteur privé très endetté) et améliore son image à l’international. 
Pour autant, le pays continue à se moderniser et se développer à “sa” façon et ne transige sur aucun points importants. 
Il conviendrait de se poser les bonnes questions et se demander quel est l’intérêt réel de ces articles, qui servent t-ils et surtout dans quel but ?

Petite histoire de la démographie Russe, de 1897 à 2030


Il est encore fréquent de lire que la Russie perd 800.000 habitants / an. Selon un rapport des Nations Unies, la population de la Russie “pourrait” s’élever à 137 millions en 2035 et même 100 millions en 2050.

Pourtant, nous n’en sommes pas la, loin s’en faut. 
J’ai déjà démontré que la population avait en 2009 cessé de baisser pour augmenter, et que cette tendance semble se poursuivre en 2010. Indépendamment des statistiques semestrielles / annuelles, j’ai choisi de traiter le sujet sur la durée, afin de montrer l’évolution de la population Russe sur les 150 dernières années mais également d’étudier les projections “sérieuses” faites par l’état Russe lui même sur la période 2010-2030. Comme vous allez le constater, nous sommes assez loin des prédications hystériques que l’on peut lire, ici et la.

La Russie de 1987 à 1997

Regardons en détail l’évolution de la population de la Russie, de 1897 à 2009. Évidemment, l’analyse est basée sur la population “dans” les frontières de la Russie actuelle au sein de l’empire de 1897 mais également au sein de l’URSS. Les chiffres sont donnés au 01 janvier de l’année citée.

* En 1897, la population était de 67,5 millions et en 1914, de 89,9 millions.

Augmentation sur 17 ans :  22.235.000 habitants

Hausse moyenne de 1.315.000 habitants / an.

* En 1939, la population est de 108,4 millions et en 1959 de 117,2 millions.

Augmentation sur 20 ans : 8.800.000 habitants .

Hausse moyenne de 440.000 habitants / an.

* En 1959 la population est de 117,2 millions et en 1971 de 130,6 millions.

Augmentation sur 12 ans : 13.400.000 habitants.

Hausse moyenne : 1.115.000 habitants / an.

En 1971, la population est de 130,6 millions et en 1991 de 148,3 millions

Augmentation sur 10 ans : 17.700.000 habitants.

Hausse moyenne : 1.770.000 habitants / an.


Néanmoins, dès 1989 la hausse de la population se tasse.

– De 1983 à 1989 la population augmente de 7 millions d’habitants en 7 ans, soit 1.000.000 / an.

– De 1989 à 1996, la population augmente de 1,6 millions d’habitants en 7 ans (!) soit de 228.000 habitants / an.

Conclusion : en 100 an (de 1897 à 1997), la population Russe est passé de 67,5 millions à 147 millions d’habitants soit une augmentation de 79.5 millions d’habitants, c’est à dire une moyenne de 795.000 habitants / an. 

La hausse a même été plus forte (1.000.0000 de nouveaux citoyens / an) dans la période 1983 à 1989, soit pendant l’apogée de l’URSS.

Dès 1989 par contre les premiers signaux rouges commencent à clignoter, alors que le pays est en pleine pérestroïka. 


En 1991, année de la chute de l’URSS, la population cesse d’augmenter, elle stagne à un peu plus de 148 millions d’habitants, et cela pendant 5 ans, sa population au 1ier janvier 1996 étant de 148,3 millions d’habitants.

La Russie de 1997 à 2008

La baisse de la population à commencé dès 1997

– 1996 –> 148,3 millions d’habitants.

– 2001 –> 146,3 millions d’habitants.

Sur la période 1996 à 2001, la population à diminué de 2.000.000 d’habitants en 6 ans, soit une baisse de 350.000 habitants / an sur 6 ans.

– 2003 –> 145 millions

– 2004 –> 144,2 millions

– 2005 –> 143,5 millions

– 2006 –> 142,8 millions

Sur la période de 2001 à 2006 la population à diminué de 3.500.000 habitants, soit une baisse de 585.000 habitants / an en moyenne.

Pour la seule année 2005, la population à diminué de 800.000 habitants (780.000), 2005 est également la date à laquelle le plan démographique à été mise en place par l’état Russe.

Les résultats vont se faire sentir très rapidement, :

– 2007 –> 142,2 millions

– 2008 –> 142 millions

– 2009 –> 141,9 millions

– 2010 –> 141,9 millions

En 2006, la population à donc baissé de 600.000 habitants

En 2007, la population à donc baissé de 300.000 habitants

En 2008, la population à donc baissé de 100.000 habitants

En 2009, la population n’a pas baissé, elle a même légèrement augmenté (de 25 à 30.000 personnes).

Sur la période de 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / la population à donc diminué de 100.000 / an en moyenne mais cette baisse s’est arrêté en 2009, puisque pour la première fois depuis 15 ans, la population à augmenté de 30.000 personnes.

Conclusion : En 13 ans (de 1997 à 2010) la population Russe est passé de 148,3 millions d’habitants à 141,9 millions soit une diminution de 6,4 millions d’habitants, c’est à dire une baisse “moyenne” de 490.000 habitants / an. 

Synthèse de 1983 à 2010

De 1986 à 1996 la population a augmenté 4.700.000 habitants, soit une hausse de  470.000 habitants / an.

De 1996 à 2006 la population a baissé de 5.500.000 habitants, soit une baisse de 550.000 habitants / an.

La décennie 2006 – 2016 vient de commencer, seules 4 années se sont écoulées, on sait que sur ces 4 ans, la population à baissé de 900.000 habitants en 4 an, soit une baisse de 225.000 habitants / an.

Sur 2008-2009 : la population n’a baissé que de 100.000 habitants soit 50.000 habitants / an (!) , en comprenant une augmentation de 30.000 en 2009.

Une petite prévision de la démographie Russe

Prévision basse

Selon une prévision estimée mauvaise du ministère de la santé Russe, la population devrait continuer à baisser pour atteindre 139.630.000 en 2016, le “taux” de baisse devrait atteindre 500.000 habitants / an dès 2015, puis 700.000 / an dès 2020 et enfin 900.000 ou un million / an vers 2030, la population se “stabilisant” à 128.000.000 d’habitants en 2030.

Le taux d’immigration resterait “faible” autour de 200.000 / an pour les 20 prochaines années.

Prévision moyenne

Selon une prévision estimée moyenne du ministère de la santé Russe. La population Russe devrait légèrement augmenter jusqu’à 2016 (pour atteindre 142.160.000 d’habitants), puis recommencer à légèrement baisser, de 200.000 ou 300.000 habitants dès 2020, pour atteindre 139.372.000 d’habitants en 2030.

Le taux d’immigration serait contenu à une moyenne de 350.000 nouveaux entrants / an, ce qui est “à peu près” la moyenne de 2009, année durant laquelle 334.500 étrangers et apatrides ont reçu la nationalité Russe.

Prévision Haute

Selon une prévision haute du ministère de la santé, la population devrait augmenter a près de 144.000.000 d’habitants en 2016 et continuer à augmenter jusqu’à 148.000.000 en 2030.

Le taux d’immigration serait plus élevé dans cette variante, soutenant la hausse de la population et avoisinerait les 475.000 nouveaux entrants / an. Cela est néanmoins relativement faible, représentant 0,4% de la population du pays. Sur 20 ans, on arriverait à une « immigration » équivalente à 8% de la population du pays. Celle-ci sera en outre principalement du caucase et de la CEI, donc de populations post Soviétique, Russophones et dont des communautés sont déjà présentes en Russie.

Il est à noter que dès l’automne 2010, un grand recensement fédéral aura lieu en Russie.

Vox Populi : mass médias et liberté de parole

 

Cet article fait partie du projet Vox POPULI

**
Pour vous qu’est ce qui est cohérent ?

De 2002 à 2008, le nombre de gens qui s’offusquerait d’une censure quelconque a baissé, de 24% à 18%.
Le taux de sondés qui souhaitent que l’état bannissent les livres et/ou films avec des insultes morales reste stable à 44%.
 
Pour vous les médias sont ils libres ?
En 2008 46% des sondés pensent que les médias sont plus ou moins libres en Russie et 45% qu’ils sont plus ou moins contrôlés.
 
Pensez vous que les médias donnent une couverture équitables des candidats aux élections ?

 

 
Aimeriez vous vois plus de débats pour les élections ?

Douce france de mon enfance …

Цыгане устроили беспорядки во Франции после гибели товарища от пули жандарма. Они пытались ворваться в здание жандармерии во французском департаменте Луар-и-Шер, сожгли несколько машин, повалили деревья и светофоры, передают французские СМИ. Эмигранты во Франции периодически устраивают погромы после того, как их друзья погибают, спасаясь от преследования полиции. Две ночи подряд в выходные дни жители эмигрантского квартала Гренобля жгли машины и вступали в стычки с полицией, по той же причине. .

27-летний выходец из Северной Африки попытался ограбить казино, а затем скрыться в своем квартале, где его настигли стражи порядка и в завязавшейся перестрелке убили. После этого на улицы Гренобля вышли несколько десятков молодых людей, одетых в белые футболки и черные маски. Они кричали: “Вы убили сына квартала! Мы будем убивать в ответ европейцев!”. Начались поджоги магазинов и автомобилей. Как сообщает телеканал TF1, все участники волнений были выходцами из стран Африки и Ближнего Востока. Приехавшие на место полицейские были обстреляны из огнестрельного оружия. Для восстановления контроля потребовалась помощь жандармерии.

Vox Populi : le cas Kodorkovski

Cet article fait partie du projet Vox POPULI

**
Que pensez vous du “cas Kodorkovski” ?

Sympathisez vous avec Kodorkovski ?
Le taux de sympathisants éventuels avec Kodorkovski est de 12% en 2009, soit le taux le plus faible depuis 2004 (14%) ..
 
Voteriez vous pour Kodorkovski comme président ?
12% des sondés pourraient voter pour Kodorkovski en 2009, soit moins le taux le plus bas depuis 2004 et depuis son arrestation (ce taux était monté à 20% en 2006).
 

Vers le tunnel sous Béring ?

Il y a presque deux ans j’ai écrit un article intitulé : “le pont ferroviaire Eurasiatique“. Cet article décrivait la création historique de la voie ferrée transcontinentale, son extension grand-est à travers la plaine de Sibérie et également les extension prévisibles hors Russie avec les deux géants économiques de la planète, à savoir la Chine et l’Amérique. 
Récemment l’actualité a confirmé ces prévisions, la Chine notamment à fait savoir qu’elle envisageait de connecter son réseau de train à grande vitesse à travers 17 pays d’Asie et d’Europe de l’est à travers la Russie. 
Ce projet monumental devrait prendre 10 ans et à terme permettre de relier Londres à Pékin. Cette ligne allant jusqu’à Singapour. 
Une seconde ligne à haute vitesse devrait être construite connectant le Vietnam, la Thaïlande, la Birmanie et la Malaisie. Cette ligne reliera l’Allemagne à la Chine, par la Russie, via la Sibérie. les tracés exacts ont encore à être définis et les financements du projet seront majoritairement Chinois et asiatiques, notamment Indiens.
Cette volonté des états de créer des réseaux de trains à grande vitesse pour relier les états et augmenter les liens entre les régions du monde est générale, elle touche autant l’Europe du nord que l’Amérique.
Je reviendrais rapidement sur ces différents projets.
Pour l’instant, je souhaiterais proposer aux lecteurs une traduction d’un texte de William Simpson posté le 15 février 2010 sur le site Russiablog.org qui concerne la traversée du détroit de Béring, que j’envisageais dans le dernier paragraphe de mon article intitulé “le projet fou : la jonction Eurasie-Amérique“.
La traversée du détroit de Béring, pourquoi nous devrions le faire


Il a beaucoup été question ces dernières années d’une traversée du détroit de Béring et d’un système ferroviaire intercontinental. J’ai commencé à parler et proposer un tel système dès 1995 pour différentes raisons. A l’époque j’étais inconscient que cette idée avait été développée un siècle plus tôt ! Depuis 1995, j’ai redéfinit le projet de façon plus réaliste.
Traverser le détroit de Béring et construire un système ferroviaire intercontinental n’a rien de simple, mais rien de bon dans la vie ne l’est. Les “pro” et “anti” ont chacun leurs arguments. Bien sur il y a le climat dans l’arctique et le détroit de Béring qui est très inhospitalier une grande partie de l’année et que la réalisation d’un tel projet y serait très difficile. Il y a aussi le fait que la Russie et l’Alaska se déplacent l’un vers l’autre de 16,5 mm / an et que la région est sismique, tout cela représente une somme de problèmes assez uniques. Ajoutons qu’il y a des troubles géopolitiques entre les entités concernés et des deux côtés des préoccupations environnementales. Enfin il reste à se poser la question de “l’utilité d’un tel projet” !
Mes propositions sont liés à la situation unique du détroit. Le détroit de Béring est large d’à peu près 84 Km au point le plus court entre la Russie de l’extrême est et l’Alaska. Ce passage est à moins de 2 kilomètres de l‘Ile de Ratmanova (grande diomède) ou l’eau n’est pas très profonde. J’ai proposé de construire une extension de cette île vers la seconde (petite diomède) afin de connecter les deux iles en étendant leurs péninsules via des amas de rochers, du gravier et du sable extrait des déblaiements nécessaires pour la construction des centaines de Kilomètres de voie ferré. Les péninsules seraient également prolongées des deux côtes.
Il y aura deux channels de 8 kilomètres chacun entre les péninsules artificielles. Des sections préfabriqués de tunnels (de 8 km chacune) seront placées au niveau du sol marin, qui se situe à a peu près 60 mètres de profondeurs. Leur design sera étudié afin d’accompagner et de parer aux mouvements tectoniques et aux chocs sismiques. Les sections seront inclinées de 0,5% (1 mètre de plus en vertical pour 200 mètres en linéaire), cette pente étant préférable pour l’efficacité de fonctionnement des locomotives, contrairement au système linéaire de tunnel creusé utilisé entre la france et l’angleterre par exemple : le Chunnel (pour plus d’information, visitez ce site). 
Ces sections préfabriquées pourraient être des tubes en béton ou en métal renforcé et anti corrosion. La forme cylindrique sera préférée pour sa solidité structurelle et sa relative facilité de construction. Ces coques sur le modèle des coques de sous marins pourraient également être intégrées pour procurer aux sections une enveloppe de stabilité. Ces structures pourraient être bien plus facilement linkés, puis déposés “sous” la surface de l’eau, l’eau pompée et l’ensemble serait bien plus simple et rapide à installer qu’un Tunnel creusé. En outre, les sections n’ont pas besoin d’être placées aussi profond que les tunnels creusés n’ont besoin d’être creusés pour des raisons de sécurité. 
Le projet de tunnel-section sous le détroit que je conçois comprend notamment plusieures passerelles d’accès et de sortie, tant pour la maintenance que la sécurité. La plus éloignés se situerait à environ 4 Km à pied du centre du tunnel et assez proche de la section péninsulaire des Iles.

Dans ma version originale en 1995 j’ai considéré les trains à sustantation magnétique (de type MAGLEV). Mais aujourd’hui je considère également une autre variante qui est le “quadrail train“. Ce quadrail train fonctionne sur 2 fois 2 paires de rails (avec des espacements standards à  56 1/2 par paire), il fait 25 pieds de large (2 fois et demi plus qu’un train standard) et peut transporter 3 fois plus de marchandises qu’un train standard. (voir ici pour une maquette de comparaison avec des trains standards). Son centre de gravité plus bas, ses capacités supérieures notamment en vitesse sont des atouts essentiels, surtout car les voies sont utilisables pour des trains standards. L’espacement des rails  diffère entre la Russie et le Canada, Chine et Amérique. Ce problème ne peut être résolu que par des trains avec des possibilités d’espacements variables afin d’utiliser les diverses largeurs de rails possible. L’espagne a déjà un tel système. 
Il y a des mots qui dans les médias américains me choquent comme “société post industrielle” ou “société post moderne”. En effet en Amérique, toutes les villes ou étaient localisés des industries sont devenues des guetthos de pauvreté. Post moderne sous entend en effet des termes comme “moyen âge” ou “âge sombre” et “absence d’électricité” etc. Selon mon analyse du mouvement environnementaliste, celui ci place la nature au dessus de la vie humaine. La vérité est que les humains ne peuvent pas survivre sur cette planète sans des méthodes pour se réchauffer l’hiver, survivre aux prédateurs, développer de l’élevage, de l’agriculture et de la construction. Les sociétés qui obèrent ces vérités fondamentales deviennent décadentes et disparaissent.
La construction de voies ferrés pour relier le monde à travers le détroit de Béring créerait un système de transport unique pour transporter les gens et les marchandises plus librement et plus efficacement. Le système pourrait dans son entier être alimenté de façon hydroélectrique ou par des centrales nucléaires, et ainsi pas par pétrole. 
Les Russes et les Américains ont plus en commun que leur différences. Nos deux pays ont expérimenté la terreur d’attaque terroriste. Nous avons des ennemis communs. Je souhaite que les états-unis élisent prochainement des gens qui gouverneront les pays pour notre interet, nous représentant “nous le peuple”. J’espère que les états unis et la Russie pourront dans l’avenir arrêter la prolifération nucléaire et faire cesser le terrorisme. Alors nous pourrons travailler sur des projets communs comme celui du détroit de Béring, et le projet ferroviaire intercontinental. Ces projets seront des contributions à créer une nouvelle ère de paix et liberté, loin de la peur.
William Simpson est un entrepreneur, ingénieur  en électricité. Il a travaillé sur des projets de créations de stations nucléaires pour des majors de la construction et a servie dans l’armée Américaine.