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Réarmer pour mieux se protéger ?

” Les tentatives d’élargir les infrastructures militaires de l’Alliance de l’Atlantique Nord à proximité des frontières de notre pays se poursuivent.
– Une analyse de la situation militaire et politique dans le monde montre qu’un sérieux potentiel de conflit demeure dans plusieurs régions du monde.
La menace de crises locales et de terrorisme internationale persiste également. Tout cela implique de mener une modernisation de qualité de nos forces armées qui doivent acquérir une nouvelle architecture prometteuse et, pour cela, malgré les difficultés financières courantes, les conditions sont réunies “.
source RIA Novosti

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Ya t’il un lien avec les manoeuvres en Norvège de 7.000 soldats de l’OTAN , ce mardi 17 mars, dans une simulation d’invasion de l’arctique et de sécurisation des champs pétroliers ?
(source)

A lire également “l’OTAN en guerre en Arctique” ?

l’Ukraine au bord du gouffre ?

RIA Novosti reportait que au moins 2.500 manifestants se sont rassemblés hier samedi 14 mars devant le Conseil suprême de Crimée, à Simferopol (Ukraine), pour réclamer le rétablissement de l’union avec la Russie et la Biélorussie, ainsi que le départ du président, du premier ministre et du gouvernement ukrainiens, selon la police.

“Il y a déjà 5 millions de chômeurs en Ukraine, les gens n’ont pas assez d’argent pour combler leurs besoins fondamentaux. La situation ne s’améliorera pas en Ukraine sous le diktat des États-Unis. L’Ukraine est perdue. L’union avec la Russie et la Biélorussie est le seul moyen de survivre“, a déclaré Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d’Ukraine, pendant la manifestation organisée à l’occasion du 18e anniversaire du Référendum soviétique sur le maintien de l’URSS (17 mars 1991).

Samedi à midi, les manifestants portant des banderoles :”On ne peut plus vivre ainsi”,”A bas les cochons oranges, vive l’unité slave!” et ” Vivre en amitié avec notre frère russe et pas à la botte de l’OTAN!” se sont dirigés vers la place Lénine, la plus grande à Simferopol. Ils ont scandé “Renversons le pouvoir orange!”, “A bas Iouchtchenko” et “Valise-gare-Amérique” en passant devant la représentation du président ukrainien en Crimée.

“Les habitants de l’Ukraine ont voté pour la conservation de l’Union soviétique en mars et en décembre 1991. Aucun président ou fonctionnaire n’a le droit d’annuler le résultat d’un référendum. Les autorités cherchent à nous faire oublier que nous n’avons pas renoncé à l’union avec la Russie et la Biélorussie”, a indiqué Mme Vitrenko.

Des manifestations se déroulent samedi à Lougansk, à Zaporojie, à Nikolaïev et à Kharkov dans le cadre de l’action ukrainienne “On ne peut plus vivre ainsi”.

Au même moment, le parti NOTRE UKRAINE du président Ukrainien semble traverser les pires problèmes.

De l’eurovision en 2009

Décidemment l’Eurovision n’est plus ce que c’était, après deux années consécutives très réussies, le prochain concours à Moscou risque d’être “pimenté”. Tout le monde est au courant du scandale Georgien, un groupe ayant prévu de chanter une chanson a forte consonnance politique et anti-poutine pour finalement être interdit, la Georgie ayant décidé de se retirer du concours. La Russie s’est trouvée une ambassadrice “Ukrainienne” pour l’Eurovision en la personne de Anastassia Prikhodko, âgée de 21 ans, et va donc interpréter le 16 mai prochain la chanson “Mamo” (“Maman”) réunissant des couplets en russe et un refrain en ukrainien. Les Russes ont donc choisi une ballade chantée en partie en ukrainien pour représenter leur pays, signe que les tensions, gazières ou non, entre les gouvernements russes et ukrainiens, ne déteignent pas nécessairement sur la population.”Mamo”, a reçu par téléphone samedi soir les suffrages de 25% des “électeurs” russes, bien plus que les 14% qui ont soutenu la pop star russe Valeria.
Sur son site internet http://anastasya-prihodko.com/, la chanteuse a déclaré ” le prouverai que je suis digne de l’Eurovision, que je ferai tout mon possible pour que la Russie soit dignement représentée.”Son producteur, Konstantin Meladze, d’origine géorgienne, a déclaré que cette sélection était “correcte et opportune” et a ajouté que : “c’est une chanson très internationale parce que la musique a été écrite par un Géorgien, chantée par une Ukrainienne et la moitié du texte a été écrite par un Estonien.”
Pourtant un autre scandale semble se profiler puisque celle une vidéo sur internet montre celle ci lors de la “Star factory” de 2007 affirmant : ” je n’aime ni les noirs, ni les Chinois“. Une photo de son frère circule également sur le net le montrant dans un défilé de l’Una-Unso, organisation ultranationaliste Ukrainienne. Son producteur Georgien, Konstantin Meladze, à pris sa défense, affirmant que tout cela n’était que des pales tentatives de déstabilisation de gens qui refusaient sa nomination pour l’Eurovision. En attendant, et c’est sans doute le principal, nul doute que la Russie a toutes ses chances de s’imposer chez elle cette année :

L’Afghanistan 20 ans après le retrait des troupes soviétiques

Le cyprus mail publiait le 15 février dernier un article extrêmement intéressant sur les 20 ans du retrait des troupes Soviétiques d’Afghanistan, un Afghanistan qui reste dramatiquement au coeur de l’actualité. L’article original est en Anglais ici.

Et je me suis permis d’en faire une traduction en Francais ci dessous, pour mes lecteurs non anglophones.

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L’Afghanistan 20 ans après le retrait des troupes soviétiques
Par Benon SEVAN

Dimanche 15 février va marquer le 20ième anniversaire du retrait des troupes Soviétiques d’Afghanistan. Ce jour la, le dernier soldat Soviétique (le lieutenant général Boris V Gromov), commandant des troupes Soviétiques d’Afghanistan, traversa le “pont de l’amitié” qui relie la ville frontalière Afghane de Hayratan avec la ville de Termez, en URSS, marquant ainsi la fin de 9 ans de désastreuse compagne militaire Soviétique en Afghanistan, campagne militaire qui commença en décembre 1979.


Le retrait des 100.000 soldats d’Afghanistan fut terminé le 15 février 1989, poussé par les accords de Genève signés le 14 avril 1988 entre le Pakistan et l’Afghanistan, avec les États Unis et l’Union Soviétique comme garants.


J’étais présent à Kaboul durant la parade militaire du 15 mars 1988 qui marquait le début du retrait des troupes Soviétiques. L’union Soviétique ne considéra pas le retrait de ces troupes comme une défaite mais plutôt comme l’affirma le général Gromov comme “l’achèvement d’une mission internationale et le respect des accords de Genève; aucune de nos unités, même la plus petite n’a battu en retraire, c’est la raison pour laquelle nous ne parlons pas de défaite militaire“.


Lors d’un meeting tenu à l’ambassade Soviétique fortifiée de Kaboul, une semaine avant le retrait des troupes soviétiques, mon ami l’ambassadeur Yuliy Vorontsov, avec son sens de l’humour habituel, attira mon attention sur le très grand nombre de médias massés devant l’ambassade. “Je suis désolé qu’ils soient décus” dit il. “Ils attendent que je quitte Kaboul. Mais nous n’allons pas abandonner l’Afghanistan comme les Américains ont quitté Saigon en hélicoptère, alors même que la ville s’écroulait autour d’eux” ajouta t’il.

L’union Soviétique a échoué en Afghanistan non pas à cause de la persévérance militaire des combattants moujahidins soutenus par les États Unis et le Pakistan, mais parce que avant tout elle n’a pas réussi à conquérir les coeurs et les esprits des Afghans. Au lieu de cela, les Soviétiques ont concentré leurs efforts sur une solution militaire.

L’intervention militaire Soviétique n’a pas été coûteuse qu’à l’union Soviétique mais également au peuple Afghan : 1,5 millions de morts, 3 millions de réfugiés au Pakistan, 2 millions en Iran; 1 million de déplacés en interne et des milliers de mutilés, veuves et orphelins, le pays étant dévasté et infesté de mines.


Dès que les Soviétiques ont laissé l’Afghanistan, le peuple Afghan a été oublié et l’attention du monde s’est déplacé ailleurs. Il est regrettable que personne n’ai compris la leçon du retrait Soviétique d’Afghanistan. A ce jour, un prix très élevé est payé pour cette faute.


Dans le même temps, les Talibans se sont déversés sur tout le territoire Afghan et ont créé le chaos au Pakistan. Le faible gouvernement de Hamid Karzai n’a en plus pas contribué à amélioré la situation. Il semble que le président Karzai est perdu sa position acquise sous le règne de Bush et soit abandonné comme un citron pressé.

Le Pakistan paye lui le prix de son “engagement” dans les affaires Afghanes sous l’occupation Soviétique, lorsqu’il servait de ligne de front de la guerre froide. Le Pakistan procurait des caches et des abris aux moujahidins Afghans et les services secrets Pakistanais (ISI), qui dirigeait quasiment le conflit en Afghanistan, étaient eux impliqués dans le recrutement et l’entrainement de ces mêmes moujahidins.


Le Pakistan a également servi de courtier de transferts des fonds et de l’approvisionnement militaire (fourni à la base par la CIA et l’Arabie Saoudite), favorisant les leaders moujahidins les plus extrêmes comme Gulbuddin Hekmatyar, Ustad Abdul Rabi Rasul Sayyaf (tenu comme étant un des premiers à avoir invité Ossama Ben Laden en Afghanistan) et Mawlawi Mohammad Yunus Khalis.

J’ai régulièrement alerté les représentants des États Unis, du Pakistan et d’Arabie Saoudite, autant que d’autres impliqués dans l’aide aux groupes extrémistes Afghans en leur disant qu’ils feraient mieux de supporter les leaders Moujahidins plus modérés. je les ai alerté sur le fait que les “frankensteins” qu’ils étaient en train de créer viendraient un jour les chasser dans leur propre pays.

Lors d’un meeting avec le président du Pakistan de l’époque (Ghulam Ishaq Khan), il m’a été dit que le Pakistan était intéressé à avoir une “amicale république islamique d’Afghanistan”. j’ai répondu que la politique menée allait au contraire mené l’Afghanistan a devenir un cimetière Islamique, et que les cimetières ne connaissant pas les frontières, il allait s’étendre au Pakistan.


J’ai eu des conversations similaires avec les anciens premiers ministres Benazir Bhutto et Nawaz Sharif. L’Afghanistan est devenu, et continue de devenir le terrain d’entraînement pour tous les groupes extrémistes du monde entier, de l’Algérie aux Philippines.

Il ne peut y avoir aucune solution militaire en Afghanistan. Il est regrettable que durant les années récentes, les États Unis et leur alliés se soient appuyés sur la même stratégie d’échec que celles des Soviétiques en Afghanistan. Durant les récentes discussions tenues à Munich malheureusement, l’accent à plus été mis sur une solution militaire impliquant que l’OTAN augmente ses troupes stationnées et l’engagement armé en Afghanistan.

Pendant que l’Afghanistan pose le “plus grand challenge militaire” aux États Unis, comme l’a récemment affirmé le secrétaire à la défense Robert Gates, il ne faut pas sous estimer le challenge que représente le risque grandissant dans certains cercles au Pakistan, particulièrement dans les cercles militaires , la résistance grandissante aux critiques Américaines sur le gouvernement Pakistanais afin qu’il accentue sa lutte contre le terrorisme. Selon certains rapports, il y a en effet une suspicion grandissante envers l’Amérique et ses intentions, particulièrement depuis l’établissement des relations stratégiques établies entre l’Amérique et l’Inde.

Avec le départ de l’administration Bush, obsédée par la lutte contre “le terrorisme” sans faire aucune distinction entre Islam et terroristes Islamiques, il y peut être un espoir que la nouvelle administration Américaine va modifier sa politique envers l’Afghanistan, en évitant les erreurs commises non seulement en Irak mais également en Afghanistan. La nomination de Richard Holbrooke comme représentant du président Obama en Afghanistan et au Pakistan est bienvenue. Il a l’expérience et le courage de dire les vérités dérangeantes. Les Afghans apprécient les fortes personnalités, ce qu’est Holbrooke.

Répéter la stratégie et la politique Irakienne en Afghanistan n’apporterait pas les mêmes résultats. Les énormes sommes d’argent distribuées aux chefs de tribus Afghans pour qu’ils empêchent l’évasion des Talibans et membres d’Al Qaida n’ont pas servi à grand chose, les mêmes chefs de tribus acceptant des sommes encore plus importantes du camp d’en face pour “aider” ces mêmes membres d’Al Qaida et Talibans à s’évader au Pakistan.
Cela me rappelle le proverbe : “Vous pouvez louer un Afghan, mais vous ne pouvez pas l’acheter“.

Pendant que la sécurité en Afghanistan est impérative – donc il est impératif d’avoir des forces armées – celles ci devraient être utilisées pour supporter l’effort diplomatique et le processus de développement. Si l’actuelle option militaire se développe, l’Afghanistan deviendra l’Irak de la nouvelle administration Américaine.

Il est par conséquent essentiel d’établir un programme coordonné d’assistance humanitaire, fournissant des fonds suffisants dans le domaine social et économique, incluant l’éducation, des projets ou la réforme essentielle des institutions gouvernementales. Il y a un besoin majeur de programme de reconstruction d’infrastructures. Il est essentiel de comprendre et respecter les traditions Afghanes, en y incluant les structures tribales.

Les Afghans doivent complètement participer au développement des programmes concernés et être les maîtres du processus dans son ensemble. Simultanément, des négociations doivent être entamés avec tous les Talibans qui ne sont pas membres d’Al Qaida, et qui sont “prêts” à une réconciliation. Cela est parfaitement soutenu par le président Karzai.

Dans un de mes premiers rapports de kaboul au siège des Nations Unies à New-York, j’ai un jour écrit : “Je vois la lumière, mais pas le tunnel. j’ai bien peur que nous ne devions creuser le tunnel nous mêmes.”

Voila ambassadeur Holbrooke, c’est exactement ce qui doit être fait sans délais. je vous souhaite bonne chance. Il est impératif néanmoins d’impliquer tous les voisins de l’Afghanistan, incluant l’Iran, pour creuser ce tunnel.

Benon Sevan, ancien secrétaire général adjoint aux Nations Unis, a servi comme représentant du secrétaire général des Nations Unis en Afghanistan et au Pakistan (1989-1992).

Copyright © Cyprus Mail 2009

Le printemps du Patriarche (????)

A lire cet article concernant kirill dans le courrier de Russie de cette semaine (début mars 2009). Extraits :
« l’amour charnel sert à remplir la vie de bonheur »

« ne pas employer le terme « multi-confessionnel » à propos de la Russie. C’est un pays majoritairement orthodoxe possédant des minorités nationales et culturelles »

« Benoit XVI est le plus grand théologien de Rome de ces cent dernières années »

« Je ne vous le cache pas, révèle-t-il dans une interview, nous nous entendons très bien avec certains catholiques allemands »

La lettre de Steinmeier

MOSCOU, 12 janvier – RIA Novosti. La lettre ouverte du vice-chancelier et ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, au président américain élu, Barack Obama, publiée lundi dans l’hebdomadaire Der Spiegel, est un document opportun à tous les égards, a déclaré à RIA Novosti le sénateur russe Mikhaïl Marguelov.

“Ce texte renferme des idées réalistes et rationnelles de M.Steinmeier sur la future politique mondiale, tout en traduisant le caractère amical des relations entre l’Allemagne et la Russie”, a indiqué M.Marguelov, président du Comité pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (Chambre haute du parlement russe).

Dans cette lettre, le chef de la diplomatie allemande appelle le président élu des Etats-Unis à accepter l’initiative du président russe Dmitri Medvedev visant à rénover l’architecture de la sécurité européenne et insiste sur la nécessité d’une nouvelle orientation pour l’Alliance de l’Atlantique Nord, rappelle le sénateur russe.

M.Steinmeier se montre très critique vis-à-vis de la situation qui règne actuellement au sein de l’OTAN, exigeant une réforme profonde de l’Alliance. Les pays membres “ont trop longtemps esquivé une franche discussion sur les tâches (de l’OTAN)”, a-t-il estimé.

M.Steinmeier promet au futur locataire de la Maison Blanche le soutien des Allemands et de l’ensemble de la communauté internationale en cas de changements positifs dans la politique extérieure des Etats-Unis, qu’il s’agisse de l’amélioration de la situation en Irak (les Allemands sont prêts à accorder une assistance réelle dans l’édification d’une nouvelle société) ou de la fermeture envisagée du camp de détention de Guantanamo (les Européens pourraient accueillir les anciens détenus).

“Si l’Amérique tend la main aux autres, je promets que la communauté internationale et l’Europe n’abandonneront pas la nouvelle administration dans l’accomplissement de cette tâche“, souligne le ministre.

Selon M.Marguelov, la lettre du chef de la diplomatie allemande montre que le monde, et notamment la Vielle Europe, en ont assez des démarches unilatéralistes des Etats-Unis et veulent des décisions collectives. Néanmoins, a fait remarquer le sénateur, l’Allemagne figure parmi les principaux alliés américains en Europe.

Il faut gommer les petits égoïsmes nationaux", dans le domaine énergétique

Après 5 jours de pause, le blog de alexandre latsa est de retour ! Pour un concentré des nouvelles dissonantes de la Russie, lisez DISSONANCE !
 
En novembre dernier, le sénateur du Gers Aymeri de Montesquiou publiait sur Ria Novosti ce texte prémonitoire intitulé ” Russie-EU : l’énergie en commun” (a lire). Celui ci vient de publier une interview extrêmement intéressante sur le site “euractiv” Retranscription ci dessous : 
Vous avez récemment déclaré que, dans le domaine de l’énergie, Vladimir Poutine avait « raison ». Qu’entendez-vous exactement ?  
Tout d’abord, cela signifie que Vladimir Poutine veut renforcer toutes les liaisons gazières avec l’UE. C’est l’intérêt de l’Europe. Quand l’essentiel du gaz passe par l’Ukraine et qu’il y a un conflit entre l’UE et la Russie, cela a des incidences sur l’Union européenne. La diversification des trajets me semble donc nécessaire pour les deux parties. C’est en outre un élément de solidarité et je suis convaincu qu’il ne peut y avoir d’indépendance énergétique sans solidarité.
Parmi les projets de gazoducs, celui de Nabucco sous entend qu’au-delà du gaz des pays d’Asie centrale, il y aura besoin d’un apport iranien et je suis de ceux qui estiment nécessaire de faire rentrer à nouveau l’Iran dans le concert des Nations. C’est une très mauvaise idée de tenir ce pays à l’écart même si cette théocratie ne correspond pas à notre modèle de gouvernement.
Enfin, il faut essayer de gommer un paradoxe. On ne peut pas dire à la Russie : vous vous intégrez totalement dans l’économie de marché et dans le même temps lui demander de vendre son gaz à certains pays hors UE ou dans l’UE au tiers du prix du marché. Ce n’est pas cohérent.
Ce qui signifie que le problème est interne à l’Europe. Au sein de l’UE tout le monde est d’accord sur les objectifs (diversification des sources, diversification des réseaux) mais pas sur la façon d’y parvenir…  
Ce n’est pas anormal car ces initiatives nécessitent des investissements colossaux et ces infrastructures génèrent des retombées économiques, tout le monde veut donc être sur le trajet. Il en est de même pour chaque projet, que ce soit le Nord Stream ou le South Stream. Les Polonais sont très mécontents que leur pays soit contourné par le gazoduc Nord Stream et il en est de même pour les Ukrainiens, le South Stream évite leur pays en passant sous la Mer noire. La solution de bon sens serait de définir la priorité de ces projets par l’urgence de la diversification gazière, les coûts de réalisation et leur faisabilité. Loin d’être en opposition, ces tracés doivent être complémentaires. 

 

Il y a donc un problème de volonté politique en Europe au départ ? Oui, mais la présidence de Nicolas Sarkozy a montré qu’avec beaucoup de volontarisme il était possible d’agir et d’être concret. Pour avoir un grand projet européen, il faut gommer les petits égoïsmes nationaux.

 

Que faudrait-il faire pour faire avancer le marché intérieur du gaz ? Les négociations actuelles avec la Russie peuvent-elles donner des résultats concrets ?
Il faudrait tout d’abord une certaine harmonisation des politiques nationales au sein de l’UE. Déjà on diabolise beaucoup moins l’atome. Quand on constate qu’un pays notoirement prudent comme la Suède accepte de nouveau le nucléaire, c’est un signe extrêmement fort. Et la tendance est la même dans les pays du sud. Au-delà de la question nucléaire, j’espère que les Européens se rendent compte, en particulier pour le gaz, qu’on ne peut dissocier sécurité et solidarité. Si on doit y parvenir au niveau électrique, on doit y parvenir aussi au niveau gazier.
Il existe aujourd’hui une véritable révolution culturelle. On assiste à un changement d’Etat d’esprit en Europe dans le domaine énergétique dû à l’abandon des dogmes et au développement durable. De même, la France doit évoluer dans ses positions vis-à-vis de la Russie quant aux importations de carburant nucléaire. La déclaration de Corfou – qui prévoit la restriction à 20% du quota d’importation d’uranium russe dans l’UE – est devenue obsolète, elle est aujourd’hui contournée par les Etats, en dépit des accords.
La sortie de Siemens du capital d’Areva est enfin un événement à considérer car Siemens va vraisemblablement faire un très gros effort de coopération avec la Russie. Il existe sans doute un axe politique fort entre Paris et Moscou mais il est indispensable que le politique entraîne l’économique.

 

Tout d’un coup on revient à une vision nationale ? 
 Non, l’état d’esprit que traduit ce vocable ne convient pas. Areva et Siemens sont des entreprises considérables, qui ont forcément une incidence sur la politique économique de leur pays. Siemens ne peut pas faire abstraction d’Areva, et vice-versa, dans leurs stratégies d’entreprises

2009 : année de la jeunesse ! (Год молодежи)

2009 c’est l’année de la jeunesse en Russie (Год молодежи).
Une année qui sera marquée par des projets sur différents thèmes :
— le succès
— les projets Zvorykine (commercialiser les inventions des jeunes),
— le leadership (donner la possibilité à chaque jeune de réussir dans chaque domaine de sa vie)
— la tolérance (garantir une coexistence pacifique des peuples vivant sur le territoire russe).

D’autres sujets seront traités : la technologie du bien, le territoire, la tradition …

Kosovo : 1 an d’infamie !

365 jours : une année. C’est l’âge du monstre créé par la communauté internationale (l’Occident) au coeur de l’Europe. 365 jours pour arriver à cette sordide définition : “Le Kosovo, également francisé en Kossovo (Kosova ou Kosovë en albanais, Косово и Метохија ou Kosovo i Metohija en serbe), est une république non universellement reconnue de l’Europe du Sud“. L’expreSS tente de synthétiser son histoire, mais comment synthétiser l’histoire d’un pays qui n’existe pas ?

Au jour d’aujourd’hui : 54 des 192 pays membres de l’ONU reconnaissent l’indépendance du Kosovo. Principalement les pays de l’OTAN et les pays Occidentaux. Néammoins quelques nations résistent, incarnant la vraie Europe. En ce soir du 17 février 2009, seuls quelques mots me viennent très naturellement à l’esprit :
TRAHISON – INFAMIE – INJUSTICE.

Heureusement, au fond de moi, je sais ‘une’ chose : ” Le Kosovo c’est la Serbie” !


Peut être le moment d’écouter le morceau de musique ci dessous très fort et d’aller à l’exposition organisée par les associations “vérité et justice” et “solidarité kosovo” les 20 et 21 février prochain à Paris.

Etats Unis : la conquête de l’est !

Au jour actuel, les états qui ont été “victimes” de révolutions colorées (georgie, serbie, ukraine ..) sont plutôt dans un situation “terne”. Leurs gouvernements ont tous échoués. La Serbie et l’Ukraine sont en crise politique (qui n’a d’ailleurs pas cessé depuis les prises de pouvoir Orangiste), la Georgie a été conduite à la guerre et globalement, la “clef” du système : la prise de contrôle de la Russie a échoué. Je reviendrais bientôt sur cette “contre révolution colorée” Russe. Le reportage ci dessous est un “joyau”, il m’a été envoyé par un lecteur (que je remercie) et explique le mécanisme des révolutions de couleurs et l’implication des services Américains dans ces révolutions, destinées grossièrement a anéantir les régimes “non dociles” et à surtout permettre l’extension de l’OTAN. Vous pouvez trouver la source ici A regarder (partie 1 et partie 2) et surtout à diffuser !
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