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Petite histoire de la démographie Russe, de 1897 à 2030


Il est encore fréquent de lire que la Russie perd 800.000 habitants / an. Selon un rapport des Nations Unies, la population de la Russie «pourrait» s’élever à 137 millions en 2035 et même 100 millions en 2050.

Pourtant, nous n’en sommes pas la, loin s’en faut. 
J’ai déjà démontré que la population avait en 2009 cessé de baisser pour augmenter, et que cette tendance semble se poursuivre en 2010. Indépendamment des statistiques semestrielles / annuelles, j’ai choisi de traiter le sujet sur la durée, afin de montrer l’évolution de la population Russe sur les 150 dernières années mais également d’étudier les projections «sérieuses» faites par l’état Russe lui même sur la période 2010-2030. Comme vous allez le constater, nous sommes assez loin des prédications hystériques que l’on peut lire, ici et la.

La Russie de 1987 à 1997

Regardons en détail l’évolution de la population de la Russie, de 1897 à 2009. Évidemment, l’analyse est basée sur la population «dans» les frontières de la Russie actuelle au sein de l’empire de 1897 mais également au sein de l’URSS. Les chiffres sont donnés au 01 janvier de l’année citée.

* En 1897, la population était de 67,5 millions et en 1914, de 89,9 millions.

Augmentation sur 17 ans :  22.235.000 habitants

Hausse moyenne de 1.315.000 habitants / an.

* En 1939, la population est de 108,4 millions et en 1959 de 117,2 millions.

Augmentation sur 20 ans : 8.800.000 habitants .

Hausse moyenne de 440.000 habitants / an.

* En 1959 la population est de 117,2 millions et en 1971 de 130,6 millions.

Augmentation sur 12 ans : 13.400.000 habitants.

Hausse moyenne : 1.115.000 habitants / an.

En 1971, la population est de 130,6 millions et en 1991 de 148,3 millions

Augmentation sur 10 ans : 17.700.000 habitants.

Hausse moyenne : 1.770.000 habitants / an.


Néanmoins, dès 1989 la hausse de la population se tasse.

- De 1983 à 1989 la population augmente de 7 millions d’habitants en 7 ans, soit 1.000.000 / an.

- De 1989 à 1996, la population augmente de 1,6 millions d’habitants en 7 ans (!) soit de 228.000 habitants / an.

Conclusion : en 100 an (de 1897 à 1997), la population Russe est passé de 67,5 millions à 147 millions d’habitants soit une augmentation de 79.5 millions d’habitants, c’est à dire une moyenne de 795.000 habitants / an. 

La hausse a même été plus forte (1.000.0000 de nouveaux citoyens / an) dans la période 1983 à 1989, soit pendant l’apogée de l’URSS.

Dès 1989 par contre les premiers signaux rouges commencent à clignoter, alors que le pays est en pleine pérestroïka. 


En 1991, année de la chute de l’URSS, la population cesse d’augmenter, elle stagne à un peu plus de 148 millions d’habitants, et cela pendant 5 ans, sa population au 1ier janvier 1996 étant de 148,3 millions d’habitants.

La Russie de 1997 à 2008

La baisse de la population à commencé dès 1997

- 1996 —> 148,3 millions d’habitants.

- 2001 —> 146,3 millions d’habitants.

Sur la période 1996 à 2001, la population à diminué de 2.000.000 d’habitants en 6 ans, soit une baisse de 350.000 habitants / an sur 6 ans.

- 2003 —> 145 millions

- 2004 —> 144,2 millions

- 2005 —> 143,5 millions

- 2006 —> 142,8 millions

Sur la période de 2001 à 2006 la population à diminué de 3.500.000 habitants, soit une baisse de 585.000 habitants / an en moyenne.

Pour la seule année 2005, la population à diminué de 800.000 habitants (780.000), 2005 est également la date à laquelle le plan démographique à été mise en place par l’état Russe.

Les résultats vont se faire sentir très rapidement, :

- 2007 —> 142,2 millions

- 2008 —> 142 millions

- 2009 —> 141,9 millions

- 2010 —> 141,9 millions

En 2006, la population à donc baissé de 600.000 habitants

En 2007, la population à donc baissé de 300.000 habitants

En 2008, la population à donc baissé de 100.000 habitants

En 2009, la population n’a pas baissé, elle a même légèrement augmenté (de 25 à 30.000 personnes).

Sur la période de 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / la population à donc diminué de 100.000 / an en moyenne mais cette baisse s’est arrêté en 2009, puisque pour la première fois depuis 15 ans, la population à augmenté de 30.000 personnes.

Conclusion : En 13 ans (de 1997 à 2010) la population Russe est passé de 148,3 millions d’habitants à 141,9 millions soit une diminution de 6,4 millions d’habitants, c’est à dire une baisse «moyenne» de 490.000 habitants / an. 

Synthèse de 1983 à 2010

De 1986 à 1996 la population a augmenté 4.700.000 habitants, soit une hausse de  470.000 habitants / an.

De 1996 à 2006 la population a baissé de 5.500.000 habitants, soit une baisse de 550.000 habitants / an.

La décennie 2006 — 2016 vient de commencer, seules 4 années se sont écoulées, on sait que sur ces 4 ans, la population à baissé de 900.000 habitants en 4 an, soit une baisse de 225.000 habitants / an.

Sur 2008-2009 : la population n’a baissé que de 100.000 habitants soit 50.000 habitants / an (!) , en comprenant une augmentation de 30.000 en 2009.

Une petite prévision de la démographie Russe

Prévision basse

Selon une prévision estimée mauvaise du ministère de la santé Russe, la population devrait continuer à baisser pour atteindre 139.630.000 en 2016, le «taux» de baisse devrait atteindre 500.000 habitants / an dès 2015, puis 700.000 / an dès 2020 et enfin 900.000 ou un million / an vers 2030, la population se «stabilisant» à 128.000.000 d’habitants en 2030.

Le taux d’immigration resterait «faible» autour de 200.000 / an pour les 20 prochaines années.

Prévision moyenne

Selon une prévision estimée moyenne du ministère de la santé Russe. La population Russe devrait légèrement augmenter jusqu’à 2016 (pour atteindre 142.160.000 d’habitants), puis recommencer à légèrement baisser, de 200.000 ou 300.000 habitants dès 2020, pour atteindre 139.372.000 d’habitants en 2030.

Le taux d’immigration serait contenu à une moyenne de 350.000 nouveaux entrants / an, ce qui est «à peu près» la moyenne de 2009, année durant laquelle 334.500 étrangers et apatrides ont reçu la nationalité Russe.

Prévision Haute

Selon une prévision haute du ministère de la santé, la population devrait augmenter a près de 144.000.000 d’habitants en 2016 et continuer à augmenter jusqu’à 148.000.000 en 2030.

Le taux d’immigration serait plus élevé dans cette variante, soutenant la hausse de la population et avoisinerait les 475.000 nouveaux entrants / an. Cela est néanmoins relativement faible, représentant 0,4% de la population du pays. Sur 20 ans, on arriverait à une « immigration » équivalente à 8% de la population du pays. Celle-ci sera en outre principalement du caucase et de la CEI, donc de populations post Soviétique, Russophones et dont des communautés sont déjà présentes en Russie.

Il est à noter que dès l’automne 2010, un grand recensement fédéral aura lieu en Russie.

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Petite histoire de la sexualité en Russie

IntroductionLe monde merveilleux et global nous donne une vision du sexe et de l’amour, il y a la version Hollywood, l’émancipation Occidentale et l’exotique Kama Sutra. La libération des nations et des moeurs intégrées a aussi ses variantes types : le Kama Sutra Indien, l’amour à la Francaise, la famille à la suédoise … Et la Russie dans tout ca ? L’histoire violente de la Russie et les nombreuses guerres ont fait perdre beaucoup de traces écrites, mais il est malgré tout possible de trouver des traces.

 

Les anciens temps

 

Les historiens Byzantins considéraient les Slaves comme une branche des «huns». Procope de Caesare décrivait les anciens habitants comme des hommes de grande taille, imposants et lourds et avec une grande force physique. Dès le 6ème siècle ils sont décrits comme blonds, aux cheveux clairs. La société était très patriarcale et la polygamie prédominait , les hommes avaient en moyenne 2 à 4 épouses, mais les épouses n’étaient pas considérées comme propriété de leurs maris. Par exemple une femme qui se jugeait «mal aimée» pouvait librement et sas honte aller voir ailleurs. Et si cette dernière retrouvait un jeune partenaire prêt à lui offrir son coeur et faire d’elle sa première épouse, elle pouvait parfaitement quitter (divorcer) le mari.

 

Un autre observateur Byzantin du 6ème siècle, Mavrikios le stratège étaient surpris par l’habitude des anciens Slaves à copuler dans l’eau, dans les lacs ou les zones peu profondes des rivières .. Cela se retrouve dans les pratiques d’avant mariage pour les jeunes femmes (bains de filles) et la nuit de noce pour le époux (bain d’époux).
Il a été également surpris par l’indigence des pratiques sexuelles avant les évènements comme les fiançailles ou les mariages, la virginité raconte t’il n’a que peu d’importance, que ce soit pour les jeunes hommes ou les jeunes filles.

 

* Jusqu’au 12ième siècle, les anciens Russes associaient le sexe avec les fêtes, le rire, la musique et les grands évènements. Une de ces fêtes était celle en l’honneur de la prêtresse de l’amour, Lada, fête qui devint plus tard la fête de Ivan Kupala. Il est difficile pour l’observateur étranger de même décrire l’état d’abandon sexuel en l’honneur de cette déesse, alors que les popes orthodoxes décriront la célébration de Ivan Kupala comme respectable dès le 17ième siècle : » et les hommes et les jeunes garçons s’abattent littéralement sur les jeunes filles et les femmes, souillant ainsi la condition de mariées pour ces mêmes femmes.»
Le concept de fille de joie (Bludnitsa / Блудница) apparait dès le 7ième siècle et ne signifie uniquement que la jeune fille «errait», autrement dit était en recherche d’un mari. A la fin du 8ième siècle, la défloration des jeunes filles a été confié aux Chamans, tout du moins la défloration des jeunes filles qui n’avaient pas «pu» perdre leur virginité lors des fameux «bains de femmes», qui avaient lieu quelques jours avant le mariage. Dès lors, toutes les filles qui avaient perdus leur virginité furent définies de cette façon.

 

* Du 12ième au 17ième siècle, les jeunes femmes non mariés ou les veuves qui avaient des relations privées étaient traitées de cette façon furent considérées comme des «filles de joie». Ce n’est qu’au 18ième siècle et après des efforts énormes de l’église que ce terme devint un «juron». L’église contribua grandement à graduer, et en comportement et en vocabulaire, ces différents «statuts», par exemple, «blud» définissait une relation avec une femme non mariée, alors que «prelyubodejstwo» (adultère) définissait une relation avec une femme mariée. Les prostituées étaient appelées «sramnye devki» (donzelles éhontées ;) .
Une autre particularité des relations intimes du monde Slave est l’absence notable et totale de traditions homosexuelles et zoophiles, mais également la grande pudeur des hommes Russes de parler de leurs «exploits» intimes, alors que c’était commun et valorisant parmi les anciens héros d’Inde ou les chevaliers d’Europe de l’ouest.
Les tabous sexuels
* L’initiatrice de «règles» d’intégrité morale a été la princesse Olga au 10ième siècle, première Rus à se convertir au Christianisme. En 953 elle a pris un «édit du mariage» qui donnait des amendes ou des obligations de compensations matérielles à la femme si il s’avérait qu’elle n’était pas vierge.

 

* En 967 le prince Sviatoslav a interdit aux Chamans de prendre la virginité des jeunes filles, en affirmant que «dorénavant, la défloration était la responsabilité directe mais également l’honneur du mari». Sviatoslav a également tenté de bannir les célébrations festives (tournant à l’orgie) lorsque celles ci n’étaient pas directement liées à une fête Russe. En effet ces fêtes et danses étaient extrêment érotiques et lors de sauts par exemple les parties génitales des danseurs étaient visibles. Ces derniers par leurs fortes protestations firent annuler le décret de ban des danses par le prince.

 

Les tentations sataniques

 

* Dès le 12ième siècle, l’église Orthodoxe a commencé à lutter contre toute influence ou tentation jugée «satanique». Les Chamans ont disparus de la société en tant que «classe avec des fonctions sociales publiques et officielles». Les sages femmes ou sages hommes ont été qualifiés de sorciers défiant dieu et devant être anéantis, les interdictions allant jusqu’à qualifier les contraceptions par breuvage d’homicides.

 

Le joug tatar-mongole n’a pas empêché l’église orthodoxe de sérieusement régenter les rapports hommes / femmes en supprimant notamment les anciennes traditions comme les «bains de femmes» (la veille du mariage) et les «bains du mariage» (le bain partagé entre époux d’après le mariage, sorte de nuit de noce). Ce dernier fut remplacé par un bain obligatoire et séparé après la nuit de noce, pour se laver du «pêché provisoire» qui suit le mariage. Ensuite les relations sexuelles entre époux furent bannis, sauf pour la reproduction.

 

L’église se mit à interdire aux femmes de porter des couleurs trop attrayantes et du maquillage car «la beauté d’un individu ne réside pas dans la chair». De fréquentes obligations de «jeûne» ainsi que des jours de jeûne obligatoire (mercredi et vendredi) ne laissaient aux époux que 50 jours de «sexe» / an, et une relation sexuelle / jour était autorisée, même lors de mariages.

 

Les «positions sexuelles» étant jugées par l’église comme non adaptés pour tomber enceinte, une seule position fut toléré, face à face, allongée, la femme se situant sous l’homme, il était formellement interdit d’embrasser le corps de l’autre. L’église définissait la femme idéale comme «asexuelle, voyant l’acte sexuel avec dégoût». En outre les relations dans l’eau furent interdites.

 

Les couples de jeunes mariés qui s’étaient mariés selon l’ancienne coutume Slave (qui impliquait d’écarteler un poulet vivant) se voyait réprimandé car cette coutume était jugé satanique par l’église. Pendant la confession, il fallait tout évacuer et les «popes» étaient directs et rudes, comme le témoigne cette question : «avez vous inséré vos doigts ou votre bouche dans des endroits qui ne sont pas destinés à ce fait» ?

 

Les habitants ont mal réagi aux sermons des popes. Ils ont alors développé un argot riche en mot issu des «édits» de l’église. Cet argot a donné lieu à des jurons qui n’ont pas d’équivalent dans aucune autre langue et ont été introduit dans la langue plus commune via les «comptes» ou les «chansonnettes traditionnelles» ou même les «proverbes».  Puis plus tard intégré dans les conversations de tous les jours et dans les blagues. Dès le 18ième siècle un dicton populaire célèbre affirmait : » Le pêché est lorsque les jambes sont écartées (remontées) mais lorsqu’elles retombent, le seigneur pardonne».

 

A cette époque, l’église attaqua énormément les femmes a poitrine opulente, en iconant des femmes a gros seins et visages hideux. La réaction populaire fut forte et l’effet inverse de celui escompté : les hommes épousèrent des femmes aux poitrines opulentes et les femmes se mirent à utiliser diverses «recettes» pour se faire augmenter (en taille) la poitrine. Une des astuces des filles dans les villages du centre de la Russie qui estimaient leurs seins trop petits était de boire régulièrement une cuillère de miel, une cuillère d’huile végétale et un bol de menthe poivrée, cocktail qui dit on contribuait à faire grossir la poitrine.

 

* Intéressant également, l’étrange et changeante relation entre l’homme et la belle mère à partir du 16ième siècle. A cette époque et pour diverse façon, les pères Russes souhaitaient marier leurs filles aussi tôt que possible, dès qu’elles atteignaient 12 ou 13 ans. Lors de la première nuit du mariage, la mère de la marié dormait avec les époux pour préserver la jeune fille des assauts du mari. La belle mère pouvait ainsi continuer à dormir avec les époux pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle estime que la mariée soit «prête». Ces comportements furent des réactions instinctives à laquelle l’église ne s’opposa pas.
A cette même époque, les relations adultères étaient punis d’une lourde peine à partir de 10 ans de travaux forcés et le sexe hors mariage de 10 à 15 ans de repentance journalière à l’église. Enfin, la relation entre un homme et sa «belle-mère» était puni de 5 ans de repentance journalière (le pêcheur allant à l’église tous les jours, s’agenouillant et faisant le signe de croix pendant deux heures, implorant le pardon de dieu).

 

Orgie démoniaques

 

Selon l’ethnographe Nikolay Galkovsky, notre pays a atteint son apogée sexuelle durant justement ce 16ième siècle. La dépravation des moeurs, après la reprise en main de l’église les quelques siècles précédents. A cette époque, l’église est même considérée comme coupable et collaboratrice de ces moeurs décadentes, portées en premier lieu par la noblesse Russe, particulièrement sous le règne de Ivan le terrible.
Les adultères étaient courants et commis souvent dans les tavernes ou les bains, qui étaient à cette époque publics et mixtes. Les «bordels» étaient généralement ces mêmes bains publics.

 

Les mariages populaires par exemple duraient en général 2 à 3 jours et le second jour il était impossible de trouver quelqu’un de sobre. Peu d’invités quittaient la cérémonie sans avoir eu de relations sexuelles avec  3 ou 4 invités du sexe opposé.
Les choses étaient encore aggravés dans les mariages de la bourgeoisie et de la noblesse, ou les cérémonies duraient jusqu’à une semaine et ou les miliciens «oprichniks» étaient le coeur et l’âme des mariages, mais également les meneurs des comportements les plus déviants, notamment de la généralisation publique de la sodomie. Les choses ont même atteint l’église, le leader de l’église Russe (le métropolite Zosima) étant lui même impliqué dans ces comportements et cela dès le 15ième siècle.

 

Le summum étant atteint avec les mariages royaux, pouvant durer 3 semaines et ou les gens ne craignaient que le regard du diable ! Par exemple la troisième épouse de Ivan le terrible, Martha Sobakin, qui mourut 2 semaines après le mariage. Les gens y virent l’oeil du diable mais personne ne put estimer combien elle mangea et but durant son mariage ni qu’elle était atteinte de Syphilis, une maladie qui fut apportée en Russie par les étrangers au 16ième siècle (d’après l’historien Nikolai Kostomarov) et qui à la fin de ce siècle était une maladie très répandue en Russie, faisant de gros ravages dans la population, autant que la peste ou le choléra.

 

L’arrivée des femmes

 

La bataille décisive contre le «pêché»  et l’effondrement des moeurs en Russie fut initiée par une femme : Catherine la grande. Tout le monde sait qu’elle prit un décret pour instaurer le premier campement Russe en Alaska en 1874, mais personne  ne sait que la même année, elle bannit la mixité dans les bains publiques…. Par la suite, les règnes de Alexandre III et Nicolas II verront un retour complet de l’autorité de l’église orthodoxe et d’une morale très forte.

Source

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Les Deschiens en Russie ..

DeschiensLes Deschiens est une série télévisée française diffusée à partir de 1993 sur Canal+. Cette série de sketches courts met en scène toute une galerie de personnages interprétés par les comédiens de la troupe de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Les dialogues, en langage courant voire relâché, font surgir l’absurde dans le quotidien de personnages incarnant un certain bon sens populaire, mais virant parfois à la folie. Chaque comédien des Deschiens représente les stéréotypes d’une région.
 
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Réflexions d’un Deschien en Russie :
 
… La vie en Russie est usante à la longue … 

 

 

 

…. Au début, c’est grisant, nouvelle vie, nouveau dynamisme, pour les hommes en général une rencontre féminine agréable rapide …
…. A la longue, les pesenteurs de la société russe deviennent à mon sens insupportable ….
…. Instabilité constante, administration délirante, irresponsabilité, alcoolisme (à un moment il faut arrêter de se voiler la face, l’alcoolisme fait des ravages en Russie depuis des siècles), galère financière et recherche du profit, corruption, et pire que tout, féodalité dans la tête qui fait que les russes «serfs» supportent tous les excès des russes «dirigeants»…
… On ne peut rien faire avec un enfant en bas age à moscou, à part utiliser le pauvre jardin de jeux en bas de l’immeuble, au milieu des crottes de chiens et tout près des poubelles avec des rats….
… A côté passe une sorte d’autoroute 4 voies super dangereuse et polluante …
…. Bref, jeux et dessins animés à la téloche toute la journée, bonjour l’épanouissement …
… Mais je suis usé par la dureté constante du système, même au sein des familles ….
… Pour le tourisme en tout cas, la Russie c’est vraiment cher et nul. Les infrastuctures sont inexistantes, les arnaques très courantes, les hotels sont minables, et l’enregistrement est une plaie, les villes sont quasi identiques à part certaines grandes villes, et la population est peu accueillante voir hostile …
… Certains paysages sont magnifiques, mais comment être sur qu’il n’ont pas été iradiés par exemple ou qu’une autre polution chimique proche «empoisonne» ce que vous y mangez ? …

 

 
… Il il y a des points noirs que je n’ai pas abordé: les urgences sanitaires et incendie, le danger routier…

 

 

 

… Par contre, comme je le disais il y a des choses que j’aime en Russie et dont la France devrait parfois s’inspirer : j’aime voir des chiens sauvages se balader dans le métro….

 

 
….Pour l’instant en Russie c’est n’importe quoi, tant au niveau de la pollution chimique que nucléaire. Moscou par exemple est entourée de poubelles radioactives….
 
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Chers lecteurs je vous rassure ces phrases ne sont bien évidemment pas de moi … 
 
Pour savoir qui les a écrit, vous pouvez cliquer ici.
 
Pour information et même si ça ressemble au blog du courrier de Russie ce n’est pas Juliette Rabat, non plus Marie Jégo, ni Pierre Avril .. 
Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Démographie, France 8 Comments

Démographie en Eurasie

Il est fréquent de lire que la Russie est mal en point démographiquement. J’ai dans un article précédent démontré l’amélioration évidente de la situation et également fait un comparatif Allemagne / Russie pour montrer que l’Allemagne est dans une situation bien plus critique que la Russie. Le taux de natalité de 1,6% pour 2009 en Russie est aujourd’hui équivalent à celui du Canada. 
Étudions  la situation des autres pays d’Eurasie.
Cet article est une traduction d’un article de Anatoly Karkin, posté sur Sublime Oblivion le 19 mai 2010.L’Ukraine dont j’ai déjà parlé la est dans une situation plus critique que la Russie, mais finalement assez similaire. Le taux de natalité y est en 2008 plus bas qu’en Russie (1,4 contre 1,5) mais l’espérance de vie plus élevée 68,3 contre 67,8 en Russie. La crise qui a frappé l’Ukraine a été bien plus forte que en Russie (baisse de 15% du PIB contre une baisse de moins de 9% en Russie).

Le taux de natalité en Ukraine a ainsi légèrement augmenté entre janvier 2008 (11,1/1000) et janvier 2009 (11,2/1000) mais a ensuite baissé entre janvier 2009 (11,2/1000) et janvier 2010 (10,7/1000). Pendant ce temps le taux de mortalité a continué à baisser, passant de 17,2/1000 en janv-fev 2009 à 16,4 en janv-fev 2010. La population du pays va néanmoins continuer à baisser car l’immigration en très faible en Ukraine et l’émigration relativement importante. On peut néanmoins imaginer que l’atténuation de la crise économique, les mesures intelligentes de pacification et d’accueil de capitaux Russes vont contribuer a rendre la situation économique plus viable et maintenir l’évolution démographique sur un modèle à la Russe mais avec 2,3 ans de retard : un freinage de l’émigration, une baisse de la mortalité, une remontée douce de la natalité (vers 1,7 ou 1,8 comme en Russie de 2013) et une population en stabilisation vers 2014, 2015.

 

Biélorussie : grâce à son isolement économique et son éloignement du système économique mondial, la Biélorusse n’a quasiment pas ressenti la crise. Son PIB a même augmenté de 1,5% en 2009 (!). De janvier à avril 2010, le taux de croissance a augmenté de 6,1% par rapport à janvier — avril 2009. La démographie a elle augmenté puisque le nombre de naissances est passé de 107.900 en 2008 à 109.800 en 2009 (une hausse de 1,8%), par contre les trois premiers mois de 2010 ont vu une légère baisse par rapport aux trois premiers mois de  2009 mais cette faiblesse du premier trimestre est récurrente en Russie également, ce que je n’explique pas. A noter que le taux de natalité est passé de 11,1/1000 en 2008 à 11,6/1000 en 20009. l‘état ayant appliqué un programme tout a fait similaire à la Russie en incitant les familles a faire des enfants via des aides en tout genre (avantages économiques, aides financières ..). Cette méthode est aussi appliqué en Ukraine et en Finlande, avec les résultats positifs que l’on connait.
L’absence d’immigration permanente explique la baisse de la population mais le renouveau de la natalité cumulé avec la baisse de la mortalité fait que depuis 2002, la décroissance de la population diminue. Le taux de fertilité de 1,5 en BiéloRussie est néanmoins plus bas que en Russie (1,6) et à peine plus haut que en Ukraine (1,45, 1,5). L’espérance de vie est élevée : 70,6 ans en 2008, comparé à 68,3 en Ukraine et 67,8 en Rusie.
 

 
Lettonie. La Lettonie a été le pays le plus touché par la crise économique, son PIB à baissé de 18% en 2010 et l’écconomie du pays a été décimé comme nulle part en Europe. 

En 2009 par rapport à 2008, les naissances ont baissé de 9,5% et les marriages de 23,3%. Le premier trimestre 2010 comparé au premier trimestre 2009 montre néanmoins une rémontée des naissances, mais qui n’est pas encore au niveau de fin 2008. 


[Source: Latvijas Statistika]. 

Positif néanmois : le taux de mortalité est en baisse, baissant de 3,6% de 2009 par rapport à 2008. Après le boom économique (et démographique lié) des années 90, la Lettonie a perdu 7.058 habitants en 2008 et 8.220  en 2009. 

Conclusion : ces 3 états ont une évolution démographique très proche, malgré des situations géo-économiques différentes. 

[Source: World Bank Development Indicators].

Estonie : l’Estonie a également été duirement frappé par la crise, ce qui se ressent sur sa démographie, le taux de fertilité était de 1,66 enfants / femme en 2008, ce taux a baissé de 2,6% en 2009 et cette baisse s’est freinée en 2010 mais le Q1 2010 est de 0,9% plus bas que le Q1 2009. Le taux de mortalité à lui également baissé de 3,7%  en 2009 (comparé à 2008), et de 3,5% dans le Q1 2010 comparé auQ1 2010. 

 
Lithuanie : le site internet concerné ne donne pas de données claires. 

 
Caucase : 

·        En Arménie, le taux de mortalité reste élevé à 8,5/1000 en 2008 et 2009 alors que le taux de natalité ne cesse d’augmenter : de 10,6/1000 en 2009, à 12,7 en 2008 et à 13,7 en 2009.
·        En Georgie, la population a augmenté de 2008 à 2009, le taux de natalité augmentant de 2006 à 2008, passant de 10,9 à 12,9/1000.
·        La Moldavie n’a pas de statistiques à jour, mais sa population à diminué de 5.000 âmes en 2009 par rapport à 2008, ce qui est moins que les années précédentes, la baisse étant annuellement de 10.000 personnes. Ces statistiques sont dures à évaluer au vu de l’émigration massive de Moldaves à l’étranger, notamment en Russie.
·        L’Azerbaidjan (pour le Caucase) tout comme l’Asie centrale ont des démographies très dynamiques et n’ont pas à être inclues dans cette étude ! ;) 

 
The Balkans : taux de natalité et de mortalité n’ont que peu bougés pendant la crise (de 2008 à 2009) spécialement en Bulgarie et Roumanie, qui semblent n’avoir absolument pas été touché démographiquement par la crise.
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Russie, la démographie maitrisée ..

Il y a exactement 2 ans, je publiais sur Agoravox un article intitulé : «Russie l’effondrement démographique inquiète«. Repris le jour même sur Yahoo actualités, cet article était une synthèse de l’évolution démographique Russe, doublée d’un prévisionnel sur la réussite assurée des mesures que l’état Russe avait pris dès 2005 dans le cadre du «plan démographique». Je me basais sur les premiers bons chiffres des 6 premiers mois de l’année 2008.
Voila la suite des évènements, une analyse chiffrée et avec des sources de l’évolution positive démographique Russe en 2008, 2009 et sur les 3 premiers mois de 2010.
1/ Feedback : démographie de la Russie, de 1990 à 2008
 
En 1990 la Russie comprenait 149 millions d’habitants, 145 millions d’habitants en 2001 et 142 millions en 2007. La Russie a perdu 7 millions d’habitants en moins de 20 ans. Le rythme de croisière de disparition du peuple russe était tranquillement lancé, à a peu près 400 000 citoyens de moins chaque année. En face, le pouvoir politique, en totale décomposition, se révélait incapable de faire quoi que ce soit. Les scénarios démographiques russes les plus optimistes envisagent une population de 101,9 millions d’habitants en 2050, les plus pessimistes une population de 77 millions d’habitants, soit la moitié de la population actuelle. Si rien ne changeait, le nombre de jeunes de 15-24 ans devrait être réduit de moitié en 2015. Un tel carnage démographique a fait comprendre aux autorités russes l’urgence d’un plan démographique de très grande ampleur.

En 2005 Vladimir Poutine, alors président, en avait fait la priorité de l’Etat et avait nommé son premier bras droit, Dimitri Medvedev, responsable aux « projets nationaux », notamment le « projet santé » destiné à améliorer la natalité dans le pays. Une batterie de mesures a été prise pour aider à la natalité et aider les jeunes couples à faire un second voire un troisième enfant. Les plus importantes sont des primes financières de l’Etat, des sociétés ou des administrations locales, mais aussi des aides aux crédits et au logement ; certaines régions accordent aux jeunes ménages des prêts pour l’achat de logements qui peuvent être « effacés » à l’occasion de la naissance d’enfants, et prévoient des avantages fiscaux voire même des mesures de « clémence » pour les retards de loyers… Les résultats du plan Medvedev (lancés en 2005) ont été fulgurants, couplés avec une politique migratoire efficace :

- En 2005 la population russe a décrue de 760 000 habitants
- En 2007 la baisse n’a été « que » de 238 000 habitants
- En 2008 la baisse n’a été « que » de 116.000 habitants

Au début de cette même année 2008, la ministre de la Santé, Tatiana Golikova, s’est engagée à ce que : « le déclin démographique cesse en 2011 avec une population stabilisée et un taux de mortalité égal au taux de natalité (12 ou 13 décès pour 1 000 habitants) ».

Toujours durant cette même année 2008 il a été enregistré 1.718.000 naissances, soit une hausse de 107.400 par rapport à 2007. Le nombre des décès s’est élevé à 2.081.000, en augmentation seulement de 600 personnes par rapport à 2007.

 

2/ L’année 2009 : la stabilisation

 
En 2009 pour la première fois depuis la chute de l’URSS, la population Russe cesse de diminuer et a même augmenté de 23.300 personnes soit de 0,002%, a indiqué le Service fédéral russe des statistiques (Rosstat) dans un rapport. Le service a rappelé que la population du pays avait reculé de 104.800 habitants (-0,07%) en 2008 et s’établissait donc fin 2009 à 141,9 millions d’individus.
En 2009, Rosstat a constaté un accroissement des naissances dans 70 territoires de la Fédération et la réduction des décès dans 73 territoires sur les 83. L’accroissement naturel de la population a été enregistré dans 25 territoires en 2009 contre 21 en 2008, toujours selon Rosstat. Symbole de cette renaissance démographique, la Sibérie puisqu’entre 2000 et 2009 la natalité y a augmenté fortement  : en 2000 98.000 enfants sont nés en Sibérie et en 2009 174.000.
Selon la ministre russe de la Santé et du Développement social Tatiana Golikova la stabilité démographique s’explique principalement par l’accroissement des naissances : 1,76 million de Russes ont vu le jour en 2009, c’est-à-dire plus de 2,8% que en 2008 : 1,714 million. La ministre a en outre souligné que la mortalité restait encore importante, 1,95 millions de personnes en 2009. Ainsi, bien que légèrement inférieure à la tendance enregistrée en 2008, la décroissance naturelle de la population se poursuit. Toutefois, cette dépopulation a été compensée par l’accroissement des migrants à hauteur de 59%, puisque selon les données fournies par le Service fédéral des migrations témoignent qu’en onze mois de l’année 2009, la citoyenneté russe a été accordée à 333,474 étrangers. Le résultat est une démographie en stabilisation après 20 ans de baisse ininterrompue,suite à la chute du mur.
Le taux de mortalité est lui aussi en baisse, passant de 14.2 /1.000 en 2009, contre 14.6/1.000 en 2008. Cet effet conjoint «baisse de la mortalité + hausse de la natalité» est constant depuis 4 ans. En outre l’espérance moyenne de vie est en hausse, de 69 ans en 2009 dans le pays contre 65 ans en 2000, il est aujourd’hui de 62 ans pour les hommes et de 74 ans pour les femmes.
La mortalité infantile est tombée en 2009 à 8,1/1.000, ce qui se rapproche de la moyenne américaine de 2007 : 7/1.000. En 2009 2000 enfants ont été assassinés, 2000 sont morts dans des accidents de circulation et 2000 dans d’autres types d’accidents (source).
3/ Objectifs de la prochaine décennie
Désormais, le plan démographique entre dans sa seconde phase, la première ayant été le renouveau de la natalité. Cette seconde phase consistera à faire baisser la mortalité, une baisse de la mortalité annuelle de 5% pendant 5 ans (jusqu’à 2015) étant envisagé nécessaire pour que le taux de natalité actuelle, s’il était stable suffise à ce que la population se maintienne. Il est à noter qu’une troisième phase du plan (encore secrète) est fixée pour la période allant de 2016 à 2025.
Cette seconde phase a pour objectif de stabiliser la population autour de 142 millions d’habitants d’ici 2016 et comprend quelques grandes étapes :

 

La baisse des avortements
L’évolution de la pyramide des âges en Russie montre une potentiellement inévitable réduction de la quantité de jeunes femmes de 20 à 29 (soit en âge de procréation) qui devrait diminuer de 35% d’ici à 2020.
Pour atténuer ce «choc», le ministère de la santé Russe souhaite réduire le nombre d’avortements, qui est un des plus élevés du monde : en 2008, pour 1,714 million de naissance, ont été recensés en Russie près de 1,234 million d’avortement, soit un taux de 72 avortements pour 100 naissances, à, comparer au 20 avortements pour 100 naissances en 2008 aux états unis. Selon tatyana Golikova, une réduction drastique du taux d’avortement est essentielle pour contribuer à régler le problème démographique futur que peut rencontrer le pays. Néanmoins le taux d’avortement est en baisse conséquente et n’a jamais atteint des sommets comme dans d’autres pays comme la Roumanie par exemple.
En effet, le nombre d’enfants de moins de 18 ans est passé de 38 millions en 1995, à 33,5 millions en 2000 et à 26,5 millions en 2008. En outre le ministère de la santé à fait valoir que si le nombre d’enfants déclarés «invalides» à la naissance est passé de 555.000 en 1995 à 506.000 en 2008, 37% des enfants nés en 2008 sont malades à la naissance ou rapidement après la naissance, contre 28,5% en 1995. Cette information est néanmoins à prendre avec précaution car pour des raisons culturelles la Russie n’a pas un taux de natalité élevé dans la tranche d’âge > 28 ans. Or c’est le cas de la plupart des pays industrialisés qui ont une démographie réputée bonne, comme la France notamment en rose sur le schéma ci dessous.
Baisse de la mortalité
Le taux de mortalité étant trop élevé (lire ici les répartitions), plusieurs axes sont visés :
* la baisse des maladies cardiovasculaires : baisse de 4,6% en 2009 par rapport à 2008.
* la baisse de décès causés par la Tuberculose :7,8% de baisse en 2009 par rapport à 2008.
La baisse du taux de mortalité sur les routes qui est déjà flagrant, en 2009 la police a enregistré 26.084 décès pour toute la fédération, contre 33.308 décès en 2007.
* La lutte contre les morts par consommation de drogues : 70.000 morts / an en 2008 sont liés à l’usage de stupéfiants et 30 à 40.000 directement d’overdoses. La Russie comptant autant de consommateurs de stupéfiants que toute l’Europe occidentale.
* La lutte contre les décès dus à l’alcool : la mortalité du à des intoxications à l’alcool frelaté a diminué de 32%. Le gouvernement à dans la partie sanitaire du plan 2020 comme objectif de diminuer par deux la consommation d’alcool par habitant d’ici 10 ans, l’alcool étant responsable de la mort de 500.000 personnes par an.
Il est à noter qu’en 2009 les jeunes mamans ont seulement pu commencer à bénéficier du « mat-kapital » (la et la), ces différents avantages que le pouvoir a mis en place pour favoriser la natalité.
Une immigration choisie, et naturelle ..
L’embellie démographique de 2009 à été due à 59% par l’immigration, a annoncé le directeur du Service fédéral des migrations (FMS) Konstantin Romodanovski. Selon lui, cet indicateur atteignait à peine 4% en 2003 et 22% en 2006.
Si l’on étudie les migrations liées à la Russie on peut constater que depuis 1999 (fin du mandat Eltsine), le taux d’émigration des Russes (soit de départ de la Russie) est en constante baisse, d’une émigration de 250.000 personnes / an en 1998 et 1999 on est passé en 2008 à moins de 20.000. En comparaison le taux d’arrivants, après avoir baissé de 1998 (500.000) à 2004 (120.000) est remonté mais stable depuis 2007 à 280.000 personnes.
Cette immigration est nourrie par la diaspora des Russes de l’étranger, ou des habitants de la CEI pour sa très grande majorité, rappelons que 20 millions de Russes vivent encore dans l’ex URSS et près de 10 millions »à l’étranger».
Les plus grandes diasporas russes vivent dans les anciens États soviétiques, comme l’Ukraine (environ 8 millions), le Kazakhstan (environ 4 millions), la Biélorussie (environ 1 million), l’Ouzbékistan (environ 700 000), Lettonie (environ 700,000), Kirghizistan (environ 600 000) et la République de Moldavie (environ 500 000).

 

Il y a aussi de petites communautés russes dans les Balkans principalement en Serbie (environ 5000), dans les nations de l’Europe centrale et orientale comme la République tchèque, et dans d’autres régions du monde, comme en Chine et en Amérique latine.
Un nombre significatif de Russes ont émigré au Canada, en Australie et aux États-Unis d’Amérique. Brighton Beach, dans le district de Brooklyn de New York, est l’exemple d’une grande communauté d’immigrants Russes récents.
Le Kremlin a lancé depuis 2 ans un ambitieux programme de rapatriement de ses compatriotes partis à l’étranger, visant ainsi la quasi-totalité de ses citoyens à l’étranger, soit près de 25 millions d’éligibles (lire cet exemple fort intéressant), depuis 2 ans 22.000 Russes de l’étranger en ont bénéficié mais ce mouvement risque fort d’être amplifié par la crise économique qui touche moins la Russie que ses voisins et donc devrait avoir pour conséquence d’augmenter le retour de Russes de l’étranger en Russie (c’est déjà le cas par exemple en Lettonie..) mais également d’attirer des migrants économiques en Russie, d’Asie centrale bien sur sans doute également d’Ukraine ou d’Europe.
L’année dernière, près de la moitié des étrangers qui ont émigrés en Russie étaient d’origine Ukrainienne soit près de 3,6 millions de personnes, mais comprenait également un grand nombre de Russes ethniques des d’États d’Asie centrale et du Caucase. Cette main d’œuvre étrangère représentait en 2009 10% de la main d’œuvre du pays.

 


4/ Prévisionnels sur 2010
 
Les données pour le premier trimestre de 2010 sont accessibles la, il s’agit d’une synthèse en Russe des naissances et décès sur la période de janvier — février — mars 2010, recensées par l’institut fédéral d’état (Федеральная служба государственной статистики).
Les données pour le premier trimestre 2010 sont bonnes, elles maintiennent les tendances constatées en 2008 et 2009 et démontent les affirmations trop répandues selon lesquelles la hausse de la natalité ne serait du qu’aux craintes de licenciements des jeunes filles Russes, se servant de leur grossesse pour protéger leur emploi (la loi Russe permet un congés maternité jusqu’à 3 ans pendant lequel l’emploi est protégé.

 

* Janvier 2010
Janvier 2010 a vu 132.371 naissances contre 137.503 en janvier 2009.
Janvier 2010 a vu 176.316 décès contre 185.479 en janvier 2009.

 

* Février 2010
Février 2010 a vu 135.015 naissances contre 133.343 en février 2009
Février 2010 a vu 160.701 décès contre 157.744 en février 2009.

 

* Mars 2010
Mars 2010 a vu 160.950 naissances contre 151.027 en mars 2009.
Mars 2010 a vu 178.600 décès contre 174.100 en mars 2009.
Quel est donc le bilan du premier trimestre 2010 ?
La hausse de la natalité est maintenue, elle est de 1.53%, puisque dans le Q1 2010 sont nés 428.336 enfants contre 421873 dans le Q1 2009.
La baisse de la mortalité se poursuit, elle est de 1,02% puisque 515.638 personnes sont mortes dans le Q1 2010, contre 526.371 dans le Q1 2009.
Il est également intéressant de noter que si les morts naturelles stagnent, par rapport à 2009 les morts pour raisons externes elles sont en baisse de 6%, les suicides/meurtres de 15 à 20% et les morts par empoisonnement de 10%. Les morts dans les transports elles ont baissé de 20%.
illustration à Moscou (hausse des naissances de 7% sur les 3 premiers mois de 2010) et autour de Moscou (pod moskovie) ou la hausse a été de 4%.
Le solde migratoire pour le premier trimestre 2010 est lui également en très légère hausse : il est rentré en Russie 7.100 étrangers de plus que l’année dernière, soit une hausse de 1,9%.
Les pays dont les ressortissants sont de façon significative plus nombreux sur le Q1 2010 que sur le Q1 2009 (plus d’entrées en Russie ) sont notamment :
- Les moldaves (3.824 entrées en Q1 2010 contre 3.613 entrées en Q1 2009)
- Les ukrainiens (10.357 entrées en Q1 2010 contre 10213 entrées en Q1 2009)

- Les américains (132 entrés en Q1 2010 contre 109 entrées en Q1 2009)

- Les Chinois (621 entrées en Q1 2010 contre 138 entrés en Q1 2009)
- Les baltes des 3 pays (393 entrées en Q1 2010 contre 344 entrés en Q1 2009)
- Les Finlandais (41 entrées en Q1 2010 contre 33 entrées en Q1 2009)
Etrangement, ces pays sont également ceux qui ont le taux de sortie le plus faible, leurs ressortissants semblent donc rester en Russie et ne pas être des migrants saisonniers, ou provisoires.

 

Les pays dont les ressortissants significative moins nombreux sur le Q1 2010 que sur le Q1 2009 (plus d’entrées en Russie ) sont notamment
- Les georgiens (1.510 entrées en Q1 2010 contre 1.795 entrés en Q1 2009)
- Les kazakhes (7.494 entrées en Q1 2010 contre 11.279 entrées en Q1 2009)
- Les israéliens (131 entrées en Q1 2010 contre 178 entrés en Q1 2009)
- Les Arméniens (7.491 entrées en Q1 2010 contre 7.813 entrées en Q1 2009).

 

On constate que les ressortissants d’Asie centrale (18.839 entrées en Q1 2010 contre 21.271 entrées en Q1 2009), quand aux ressortissantes du Caucase non Russe ils sont également moins nombreux (12.275 entrées en Q1 2010 contre12.571 entrées en Q1 2009). Le solde de la CEI est donc globalement en baisse : 53.650 entrés en Q1 2010 contre 60.288 entrées en Q1 2009
En revanche, augmente considérablement l’immigration d’autres pays du monde : 828 entrées en Q1 2009 contre 1111 entrées en Q1 2010.
Conclusion :

 

On peut donc imaginer que le graphique ci-dessous qui prévoit un arrêt de l’effondrement de la population dès le premier semestre 2011 (soit dans un an) soit totalement réaliste. Pour 2011, une projection de 1,9 million ou 2 millions de morts et 1,8 ou 1,9 million de naissances est envisageable, soit une quasi stabilisation naturelle de la population, sans immigration, et une inversion des tendances en 2011.
Évidemment cette année 2010 verra une augmentation plus forte de la population de part le taux d’immigration qui devrait être maintenu, on peut imaginer que 300.000 étrangers seront naturalisés, et que donc la population augmentera de 200.000 âmes cette année.

 

Pour information : comparaison Allemagne et Russie (1945-2010)
Le comparatif de l’évolution démographique Russie (rouge) — Allemagne (orange) — Allemagne de l’ouest (vert) — Allemagne de l’est (rose) est un indicateur intéressant. L’involution démographique Allemande se poursuit de façon continue depuis les années 2002, 2003 alors que depuis la même époque la remontrée démographique Russe est entamée. Phénomène intéressant, la natalité en Allemagne de l’est qui s’est écroulée de 1980 à 1995 remonte considérablement depuis 1995 et égale aujourd’hui (2010) la natalité en Allemagne de l’ouest. En 2010 le taux de fertilité devrait être en Russie de 1,6 contre 1,3 en Allemagne.
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Le Kremlin contre le sida

Avec la démographie et l’Islam, le sida serait le 3ème point faible de

la Russie. Il suffit de taper «sida en russie» pour comprendre à quel point la situation y serait catastrophique voir jugée irréversible. J’ai dans ce blog  traité depuis un an de la démographie en Russie et montré chiffres à l’appui que l’image qu’en donnait la presse Occidentale était totalement erronée. 
Je me pencherais prochainement sur la «menace musulmane» pour montrer que ce fantasme était complètement faux et pour le coup fondé sur la crainte d’un effondrement démographique qui lui également n’existe tout simplement pas.
Pour l’instant, penchons nous sur le «sida en Russie». Cet article est une traduction updatée et améliorée de l’article : » myth of russia aid’s apocalypse«, trouvé sur sublimeoblivion.
De nombreux analystes (appelons cela des Russophobes) ont d’une manière un peu déraisonnable décrit l’inévitable explosion de la mortalité en Russie due au sida. En 2002 par exemple, Vadim Pokrovki prédisait dans le NY Times que le nombre de personnes infectés serait de plus de 1,5 millions de personnes en 2009 alors que dans ce même article les «spécialistes étrangers» prédisaient eux que ce nombre pourrait atteindre … 7 millions de personnes !

Nous sommes aujourd’hui fin 2009 et le nombre de personnes contaminées par le virus du sida est officiellement d’un peu moins de 500.000 personnes, dont plus des 2/3 par injection de stupéfiants source et source). Chaque année, 35.000 à 40.000 personnes seraient contaminées, bien loin des 80.000 de la sombre année 2001.  En d’autres termes la situation démographique, l’effondrement économique et géopolitique de

la Russie était soit disant imminente et inévitable, mais elle n’est finalement pas arrivée. Plus précisément, la carte ci dessous montre les répartitions des infections sur le territoire Russe fin décembre 2007.

Le premier cas de VIH a été découvert en 1987, la maladie est restée relativement en sommeil pendant la première décennie. Puis dans les années 90, l‘explosion du sida a correspondu avec l’effondrement économique et moral du pays. L’explosion en 1996 traduit néanmoins déjà que le principal vecteur d’infection est bel et bien l’utilisation d’instruments non stérilisés pour l’injection de drogues par voie intraveineuse (83% des cas enregistrés). L’épidémie à ce stade était concentrée parmi les jeunes hommes. Ces dernières années, la situation a changé puisque la maladie frappe désormais plus les femmes. En 2007,  34% des infections sont imputables aux rapports hétérosexuels dont 63% des femmes, dont la part des nouveaux cas est en augmentation, notamment via les «prostituées, régulières ou occasionnelles.

Le gouvernement a considérablement augmenté son budget d’aide à la protection contre le sida. De 33 millions de dollars en 2005, à 254 millions en 2006 et à 445 millions en 2007 et à 1200 millions d’euros pour la période 2008-2010. En 2008, 82% des écoles offraient une éducation VIH / SIDA rendant caduque la «méconnaissance» de la société Russe sur le sujet. L’UNAID relevait en 2009 les progrès de

la Russie dans la lutte contre le SIDA notant l’accès à la prévention (le budget concerné à la prévention doublant en 2008 et 2009) mais également l’accès universel au soin. En outre, en 2007, 93% des personnes infectées recevaient des traitements anti-viraux dont 87% des femmes enceintes, 39% des «travailleurs sexuels», 17% des homosexuels pratiquants et 24% des utilisateurs de drogues par intraveineuses.

En 2007 donc, 83% des infections étaient dus à l’injection de drogues par intraveineuses, 6% des personnes infectées étaient les «travailleurs sexuels» et 5% les prisonniers. Ces chiffres ne devraient que peu changer puisque un sondage fait en 2007 montre que 7% des moins de 15 ans ont déjà eu des relations sexuelles, et que 15% des 15-49 ans ont eu au moins deux partenaires l’année précédente. Idem, dans ce même sondage, 92% des «travailleurs sexuels», 60% des mâles homosexuels et seulement 37% des utilisateurs de drogues par intraveineuses ont utilisé un préservatif lors de leur dernière relation sexuelle.

Chaque année, depuis la découverte du premier cas de sida en 1987 en Russie, entre 20 et 25 millions de personnes sont testées, ce qui est un des taux les plus élevés au monde de «contrôle» de la population. La hausse du nombre de personnes contaminées a augmenté rapidement et atteint vers 2002 un plateau, pour lentement depuis, décliner, aidé par la généralisation de l’aide aux soins. Le graphique ci-dessous qui met en parallèle le nombre de décès et de nouveaux cas de SIDA est en ce sens plutôt rassurant.

Plus symbolique, le lien entre femmes enceintes testées et infectées, schématisé ci-dessous et qui démontre bien ce plateau en 2002 atteint et la baisse qui a suivie depuis et se prolonge actuellement à l’orée 2010. Il est également possible d’observer sur ce schéma la baisse de la natalité des années 90 (post effondrement soviétique) et la hausse de la natalité des années 2000.
Evidemment, ces résultat ne signifient pas que la situation est réglée (loin de la).  La hausse sensible du nombre de personnes potentiellement contaminées en 2009 par rapport à 2008 est la pour nous le rappeler mais cette hausse devrait être nuancée par le fait qu’elle traduit une augmentation de contamination chez les catégories à risques, notamment les toxicomanes.

Par conséquent, il est aujourd’hui possible d’affirmer que l’épidémie semble sous contrôle et ne créera pas l’effondrement démographique que l’on pouvait craindre il y a 2 ans.  Tout comme pour la démographie et la reprise de la natalité, les mesures énergiques du gouvernement y sont « sans doute » pour beaucoup.

Enfin, 3 centres de recherche Russe unissent leurs efforts en vue de créer un vaccin pour les années 2020.

Sources annexes :

-          Rapport de lutte contre le sida en Russie (université libre de Londres)
-          Rapport 2008 du gouvernement Russe sur la question
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Hausse du nombre de mariages à Moscou

Par rapport à la même période de 2008, le nombre des mariages conclus au cours des onze premiers mois de 2009 a augmenté de 9,5%, quant aux divorces, un léger recul de 1,9% a également été constaté, a annoncé à RIA Novosti une source municipale se référant aux bureaux de l’état civil de la capitale.
«A Moscou, le taux de mariages est en augmentation depuis 9-10 ans. Cette année, le nombre des unions a augmenté de 7.500  pour atteindre 86.233″, a précisé la source.
L’année n’est pas terminée et l’on s’attend à ce que le nombre des mariages dépasse 91.000.
En outre, la source a souligné que l’initiative avancée par les autorités de la capitale de célébrer les mariages sur une place historique de la ville, a trouvé un écho favorable parmi les Moscovites: le nombre des couples ayant préféré une des dix places historiques de la capitale au bâtiment de l’état civil est passé de 238 à 700 en 11 mois.
Toutefois, le nombre des unions résiliées dans la capitale reste important: malgré un léger reflux des dissolutions de mariages en 2009, il est encore trop tôt pour parler de tendance.

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Toujours moins de mariages mixtes en Russie

Le nombre de mariages conclus entre ressortissants russes et étrangers sur le territoire russe est en baisse régulière ces trois dernières années, selon les données du ministère de la Justice citées lors d’une table ronde à la Douma lundi.

Si 68.499 mariages internationaux ont été enregistrés en Russie en 2007, leur nombre s’est élevé à 60.627 en 2008 et à 29.317 au cours de la première moitié de 2009.

D’après les données ministérielles, les Russes préfèrent épouser des habitants d’ex-républiques soviétiques, dont l’Ukraine (18.984 mariages en 2007, 16.143 en 2008 et 7.298 au cours du premier semestre de 2009) et l’Arménie (9.452 en 2007, 8.851 en 2008 et 4.144 au cours des six premiers mois de l’année).

Le Tadjikistan, l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan, la Moldavie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Géorgie et le Kirghizstan font partie du Top 10 des pays dont les ressortissants s’unissent dans les liens du mariage avec des Russes.

Côté Europe, ce sont les Allemands, les Britanniques, les Lituaniens, les Italiens et les Français qui viennent le plus souvent se marier en Russie.
Les ressortissants turcs, israéliens, américains et chinois officialisent souvent leurs relations avec des Russes.


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2009 : la natalité augmente ;)

La natalité en Russie continue d’augmenter, c’est ce qu’à indiquée la ministre de la Santé et du Développement social, Tatiana Golikova.

«La natalité en Russie continue de croître, de 2,8% sur la période janvier-octobre 2009 en glissement annuel.»

«Au cours des dix premiers mois de l’année, 1.475.000 enfants sont nés dans notre pays, soit 40.500 environ de plus qu’au cours de la période correspondante de l’année dernière», a précisé la ministre devant la Douma.
Quant à la mortalité, le nombre de décès a reculé sur la même période de 75.700 en 2009, portant le coefficient de dépopulation à 1,7 contre 2,7 au vu des résultats des 10 premiers mois de 2008, selon la ministre.
Le coefficient de mortalité infantile s’est chiffré durant cette période à 8,1 pour 1000 naissances, soit 8% de moins qu’en 2008, a-t-elle ajouté.
Parmi les régions où la mortalité infantile est la plus élevée en Russie, on trouve la Tchétchénie (16,7 pour 1000 naissances), la République de Touva (Sibérie du sud, 15,4), le Daghestan (Caucase du Nord, 14,7), la région du fleuve de l’Amour (Extrême-Orient, 12,5) et le Territoire de Krasnoïarsk (Sibérie, 10,3).

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Prospective démographique

Une analyse intéressante de l’évolution démographique Russe, trouvée sur Sublimeoblivion :
Que peut on y lire ?
Beaucoup de choses en contradiction avec les apprioris et affirmations des journalistes occidentaux, mais qui vont dans le sens de mes articles sur la natalité Russe, articles que je publie régulièrement depuis près de 18 mois maintenant. Par exemple :
On nous avait dit que la démographie Russe était en chute libre depuis la chute du mur : j’avais dans un précédent article expliqué que au contraire depuis 2005 les mesures Medvedev avaient relancé la natalité.
On a lu partout que la crise économique allait effrayer les ménages et casser cette relance de la natalité, ces commentaires étaient ceux de journalistes occidentaux ne connaissant pas les lois Russes, la natalité à encore augmenté pendant la crise, avec notamment le record de aout 2009 ou pour la première fois depuis 15 ans la population a augmenté.
Il semblait certain pour les journaleux occidentaux que la hausse du chômage allait augmenter la consommation d’alcool. Pas de chance, la aussi les mesures d’états fonctionnent et sur les 12 derniers mois, la consommation d’alcool a baissé de 16%.
Que peut on en conclure ? Que si l’évolution de natalité se maintient et l’involution de mortalité également, dès 2012 la première devrait dépasser la seconde de façon permanente et la population Russe augmenter. Peut être que à ce moment la les journalistes arrêteront d’affirmer que » la Russie perd 700.000 habitants / an » (!)
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