Forza Italia !

Malgré cette année croisée franco-Russe, c’est toujours en Italie qu’il se passe des choses intéressantes, comme vous pouvez le voir, pas besoin d’année croisée Russie / Italie pour que Berlusconi affiche les bonnes couleurs !

J’en profite également pour signaler la version Italienne de mon article sur les “Mythes Russophobes” par nos collègues de la revue Eurasia, qu’ils en soient remerciés.

10 ans déjà

En cette journée d’élections en Ukraine, veuillez trouver une traduction en Francais du dernier article de Patrick AMSTRONG sur Russia Other Points of view
 
Patrick_Armstrong Déjà 10 ans.

Poutine est devenu président dans les derniers jours de 1999 et a été “élu” en Mars 2000. Lorsque celui ci est arrivé au pouvoir, il s’est fixé quatre tâches essentielles, comme indiqué dans son ouvrage :

1) Inverser le déclin économique
2) Inverser la désintégration de la Russie
3) Augmenter l’influence de la Russie dans le monde
4) Re-instaurer un “ordre légal”
A ce moment la, dans les premiers mois de 1999, les indicateurs économiques s’effondraient littéralement et la Russie semblait sur le point de s’écrouler (cela était une crainte répétée et très palpable dans ses premiers discours). La Russie était vue comme une puissance négligeable par le reste du monde et la règle de droit en Russie était la corruption et l’incompétence.
Aujourd’hui personne ne peut dire nier les progrès dans ces domaines.
L’économie tout d’abord s’est redressée, certes la hausse du coût des matières premières a été une aide précieuse mais cette manne financière n’a pas été gaspillée.

La restauration du pouvoir central de l’état (un peu trop forte à mon avis) fait que plus personne ne parle de la désintégration de la Russie. La Russie est désormais prise au sérieux avec la encore un double effet contradictoire : pour ceux qui voient une Russie faible comme un danger et une Russie forte comme une menace, l’effet Poutine aura de toute façon été négatif, mais ces gens la ne seront jamais satisfaits par la Russie, qu’elle soit forte ou faible.
La Russie doit être aujourd’hui prise plus au sérieux (même si je pense que Poutine et son équipe surestiment sa puissance et son influence).

Peu de politiques peuvent se vanter de tant de succès dans la réalisation de leurs plans.

L’équipe est donc encore au pouvoir et la deuxième partie du pouvoir est désormais lancée. Poutine a stoppé le déclin et c’est à Medvedev de “moderniser” la Russie. L’économie certes peu continuer à augmenter mais elle a besoin de “fondements modernes”, la centralisation de l’époque Poutine doit être assouplie, la Russie doit désormais sa position et son image pour être vu comme un  “problem solver” plus que comme un “problem causer” ce qui implique un changement d’attitude de la Russie face au monde mais également du reste du monde envers la Russie.
Et bien sur la “loi” doit remplacer le nihilisme légal. Medvedev ne verra sans doute pas la résolution de ces problèmes mais les améliorera considérablement. Je me souviens d’une remarque du professeur Léonid  Abalkin il y a 15 ans environ qui estimait que dans le cadre de l’évolution de la Russie, le premier palier prendrait 1 an, le deuxième 5 ans et le troisième 30 ans. L’équipe Poutine est très populaire en Russie aujourd’hui et cela pour une bonne raison : cette équipe a fait ce que les gouvernements sont nommés pour faire. Le renversement a été total dans les 10 dernières années, plus personne n’écrit que “la Russie est finie“, mais au contraire on parle de la “résurgence Russe” (notez que malgré tout cela reste un problème).
la réalité est que la Russie fait “mieux” que les 12 membres de l’URSS et que l’équipe au pouvoir actuellement à un support réel et persistant de la part des Russes qui ne font que constater l’évolution de la société dans laquelle ils vivent, et l’évolution “réelle” des choses autour d’eux. C’est la raison pour laquelle les élections en Russie semblent si peu surprenantes, les Russes votent pour le ‘maintien’ d’un système lié à l’équipe en place. Ce n’est pas le cas avec l’Ukraine ou la même chose n’existe pas, le pays ayant le taux de support à son gouvernement le plus “faible” au monde.

Les révolutions de couleur à l’assaut du Heartland

A la chute du mur, l’Europe pense enfin se réunifier sur les décombres du dernier des “totalitarismes” et rêve d’unité. Sur l’espace postsoviétique, le lobby Américain tisse sa toile et pour ce faire, n’hésitera pas à utiliser les fameuses “associations” pour noyauter les élites, “lobbyer” activement et surtout trouver un subterfuge à la guerre militaire pour renverser les régimes jugés “gênants”, via ce que l’on appelle un processus appelé “révolutions de couleur“.

Le concept à été popularisé dans les années 2000, pour définir les ” transformations politiques dans l’espace post soviétique”. C’est du moins la façon dont cela nous a été présenté. En fait, le concept est bien plus ancien, puisqu’il date des années 80, en pleine guerre froide. A l’époque le gouvernement Reagan nous l’avons vu a financé et développé une kyrielle d’institutions, d’organisations destinées à “contrer” par tous les moyens non violents l’influence Soviétique. La plupart étant nous l’avons démontré liées structurellement et bénéficiant de financement indirect du gouvernement Américain via l’USAID. En plus de  la NED et de son réseau tentaculaire, en 1983 sera créé l’USIP, et l’Albert Einstein Institution. Cette dernière organisation était initialement chargée d’imaginer une forme de défense civile pour les populations d’Europe de l’Ouest en cas d’invasion par le Pacte de Varsovie. Elle a rapidement pris son autonomie et modélisé les conditions dans lesquelles un pouvoir étatique, de quelque nature qu’il soit, peut perdre son autorité et s’effondrer. Le concept des révolutions de couleurs, soit d’organiser des coups d’états sans violences était né.

(Ce texte est une reprise updatée d’une synthèse de plusieurs articles publiés notamment sur le Réseau Voltaire).

Historique des révolutions de couleurs

 


En Bulgarie en 1990, la première « révolution colorée » réussit. Mécontent du résultat des élections (victoire des communistes), l’opposition hurla à la fraude électorale et descendit dans la rue, instaurant le chaos dans le pays, et ce pendant plusieurs mois.. D’intenses pressions firent céder le parlement Bulgare et un candidat jugé “fiable” par Washington pris le pouvoir après un tapage médiatique appuyé par  la NED

En Serbie en 2000, les réseaux Soros, l’Open Society, Freedom House et  la NED organisèrent de grandes manifestations entre les deux tours de la présidentielle de l’année 2000. Soutenu par les nationalistes, la révolution pris le nom de révolution des bulldozers car des milliers de mineurs utilisèrent des bulldozers pour prendre d’assaut la capitale et le parlement et ce sans attendre le résultat des élections, (!). Le nouveau gouvernement nommera un premier ministre qui sera assassiné pour avoir “donné’” Milosevic au TPI, ou ce dernier y mourra avant son éventuel jugement. Les troupes Américaines installeront la plus grosse base militaire US au Kosovo et achèveront de faire de cette province Serbe un état indépendant qui n’est toujours 10 ans plus part par reconnu par la majorité des pays du monde.


Géorgie 2003 : Washington, Londres et Paris organisent la “révolution des roses”. Selon le schéma classique, l’opposition dénonce des fraudes électorales lors des élections législatives et descend dans la rue. Les manifestants contraignent le président Edouard Chevardnadze à fuir et prennent le pouvoir. Son successeur Mikhaïl Sakashvili ouvre le pays aux intérêts économiques US et rompt avec le voisin russe. 5 ans plus tard, en août 2008, Sakashvili bombarde la population d’Ossétie du Sud, tuant de nombreux Ossètes, dont la plupart ont la double nationalité russe et des soldats Russes du maintien de la paix sous mandat de l’ONU. Moscou riposte. Les conseillers états-uniens et israéliens présent s’enfuient, le pays est dévasté.


En 2004 en Ukraine : l’élection présidentielle en Ukraine a donné lieu à une manipulation médiatique pour démontrer que les Ukrainiens se sont retrouvés spontanément, bravant le froid et les obstacles du pouvoir pour exiger un changement de régime et plus de démocratie en Ukraine. En effet dès la clôture du scrutin, des résultats divergents sont donnés et des milliers d’Ukrainiens se regroupent sur la place centrale de Kiev ou Viktor Iouchenko appellera à la résistance non-violente contre la dictature. L’OSCE et Freedom House condamneront les falsifications électorales pendant que Vladimir Poutine et Loukachenko reconnaitront la victoire du candidat désigné vainqueur par la commission électorale Ukrainienne. Après 15 jours de manifestation et de pression médiatique (OSCE, OTAN, Conseil de l’Europe, Parlement européen … etc etc) le résultat des élections sera finalement annulé et un troisième tour organisé qui verra la victoire du candidat « Orange ».


Kirghizstan 2005 : l’opposition kirghize conteste le résultat des élections législatives et amène à Bichkek des manifestants du Sud du pays qui renversent le président Askar Akaïev. C’est la “révolutions des tulipes”. L’Assemblée nationale élit comme président le pro-US Kourmanbek Bakiev. Ne parvenant pas à maîtriser ses supporters qui pillent la capitale, il déclare avoir chassé le dictateur et feint de vouloir créer un gouvernement d’union nationale. Il fait sortir de prison le général Felix Kulov, ancien maire de Bichkek, et le nomme ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre. Lorsque la situation est stabilisée, Bakaiev vend les quelques ressources du pays à des sociétés US et installe une base militaire US à Manas. 


La même année, Inosmi titrait cette phrase de Nuri Turkel : “cette révolution a fait naître de grands espoirs pour le futur de plus de 10 millions d’Ouïgours qui vivent au Turkestan Oriental (Xinjiang) …. “



Liban 2005 : dans les heures qui suivent l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafik Hariri, la rumeur se répand au Liban qu’il a été tué par « les Syriens ». L’armée syrienne, qui — en vertu de l’Accord de Taëf — maintient l’ordre depuis la fin de la guerre civile, est conspuée. Le président syrien est personnellement mis en cause par les autorités états-uniennes, ce qui tient lieu de preuve pour l’opinion publique.  La Syrieretirera alors ces soldats. Des élections législatives sont organisées qui voient le triomphe de la coalition « anti-syrienne ». C’est la “révolution du cèdre”. Lorsque la “ferveur” retombe, chacun se rend compte que le départ de l’armée syrienne ne change rien économiquement et que le pays n’a plus les moyens de se défendre. Le principal leader « anti-syrien », le général Michel Aoun, se ravise et passe dans l’opposition. Furieux, Washington multiplie les projets pour l’assassiner mais celui-ci s’alliera au Hezbollah autour d’une plate-forme patriotique.



Kenya 2006 :  la NED réorganise l’opposition au président kenyan Mwai Kibaki et finance la création du Parti orange de Raila Odinga. Celui-ci reçoit le soutien du sénateur Barack Obama, accompagné de spécialistes américains. mais perdra les élections législatives de 2007. Soutenu par le sénateur John McCain, il conteste la sincérité du scrutin et appelle ses partisans à descendre dans la rue. C’est alors que des messages SMS anonymes sont diffusés en masse aux électeurs de l’ethnie Luo. « Chers Kenyans, les Kikuyu ont volé l’avenir de nos enfants…nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Le pays, pourtant un des plus stables d’Afrique, s’embrase soudainement. Après des journées d’émeutes, le président Kibaki est contraint d’accepter la médiation de Madeleine Albright, en sa qualité de présidente du NDI (le pseudopode démocrate de  la NED). Un poste de Premier ministre est créé qui revient à Odinga. Les SMS de la haine n’ayant pas été envoyés depuis des installations kenyanes, on se demande quelle puissance étrangère a pu les expédier.


Grèce 2008
 : des manifestations estudiantines paralysent
  la Grèce 
à la suite du meurtre d’un jeune homme de 15 ans par un policier. Rapidement des casseurs font leur apparition. Ils ont été recrutés au Kosovo voisin et acheminés par autobus. Les centres-villes sont saccagés. Washington cherche à faire fuir les capitaux vers d’autres cieux et à se réserver le monopole des investissements dans les terminaux gaziers en construction. Une campagne de presse va donc faire passer le gouvernement Karamanlis pour celui des colonels et entrainer un changement de premier ministre pour permettre la nomination de Papandreaou.

Les révolutions de couleur qui ont échoué


La première tentative de « révolution colorée » a échoué en 1989 en Chine. Il s’agissait de renverser Deng Xiaoping afin d’ouvrir le marché chinois et à faire entrer  la Chine dans l’orbite US. Les jeunes partisans de Zhao envahirent la place Tienanmen. Ils furent présentés par les médias occidentaux comme des étudiants a-politiques se battant pour la liberté face à l’aile traditionnelle du Parti, alors qu’il s’agissait d’une dissidence à l’intérieur du courant de Deng entre nationalistes et pro-US. Après avoir longtemps résisté aux provocations, Deng décida de conclure par la force. La répression fit entre 300 et 1000 morts selon les sources, et la première révolution de couleur échoua.



Au Vénézuela en 2002 : la bourgeoisie de Caracas descend dans la rue pour conspuer la politique sociale du président Hugo Chavez. Par d’habiles montages, les télévisions privées donnent l’impression d’une marée humaine. Ils sont 50 000 selon les observateurs, 1 million d’après la presse et le département d’État. Survient alors l’incident du pont Laguno. Les télévisions montrent clairement des pro-Chavistes armes à la main tirant sur la foule. Dans une conférence de presse, le général de  la Garde nationale et vice-ministre de la sécurité intérieure confirme que les « milices Chavistes » ont tiré sur le peuple faisant 19 morts. Il démissionne et appelle au renversement de la dictature. Le président ne tarde pas à être arrêté par des militaires insurgés. Mais le Peuple par millions descend dans la capitale et rétablit l’ordre constitutionnel. Une enquête journalistique ultérieure reconstituera en détail la tuerie du pont Llaguno. Elle mettra en évidence un montage fallacieux des images, dont l’ordre chronologique a été falsifié comme l’attestent les cadrans des montres des protagonistes. En réalité, ce sont les Chavistes qui étaient agressés et qui, après s’être repliés, tentaient de se dégager en utilisant des armes à feu. Les agents provocateurs étaient des policiers locaux (formés par une agence US).


 



Birmanie 2007 : de nombreux Birmans s’insurgent contre l’augmentation des prix du fuel domestique. Les manifestations dégénèrent. Les moines bouddhistes prennent la tête de la contestation. C’est la “révolution safran”. En réalité, Washington n’a que faire du régime de Rangoon ; ce qui l’intéresse, c’est d’instrumenter le Peuple birman pour faire pression sur  la Chine qui a des intérêts stratégiques en Birmanie (pipelines et base militaire de renseignement électronique). Les manifestations dégénèreront et le pouvoir les réprimandera violemment pour rétablir l’ordre et depuis la situation est instable.



Ouest de  la Chine, 2009  : le Xinjiang est une région riche, productrice de matières premières et une futur zone de transit des approvisionnements énergétiques de  la Chine dont le pipeline Chine-Russie. Des incidents avaient déjà eu lien en 2008 mais pas de l’ampleur de ceux de 2009. Les incidents ont été présentés comme des heurts interethniques violemment réprimandés par les autorités Chinoises. Pourtant nombres de commentateurs avisés voient la main de Washington derrière ces événements ( la NEDfinancant officiellement « l’Association américaine des Ouïghours » et le « Congrès ouïghour mondial ») et cela afin de :


– Créer une ” Ukraine Ouighoure “
– Priver  la Chine des ressources de la région
– Mettre la main sur ces ressources comme cela a été tenté en Russie
– Empêcher une projection de  la Chine vers l’espace Centre-Asiatique .
– Desenclaver  la Mongolie par rapport à  la Chine et à  la Russie

Comme ailleurs, internet sera utilisé par la diaspora de l’étranger, pour diffuser des « faux » et des « manipulations », relayés par les ONGs connues et ce afin de déstabiliser l’opinion.


Il ne faut pas oublier cette phrase prophétique de Nuri Turkel : “cette révolution a fait naître de grands espoirs pour le futur de plus de 10 millions d’Ouïgours qui vivent au Turkestan Oriental (Xinjiang) …. “


Moldavie 2009 : lors des élections parlementaires, le parti communiste moldave, pro Russe remporte les élections à la majorité absolue. Les observateurs internationaux affirment que les élections sont conformes mais l’opposition refuse sa défaite et sur le modèle Ukrainien conteste les résultats. Dès lors des émeutes éclatent et 50.000 manifestants attaquent les bâtiments officiels, appellent à la réunification avec  la Roumanie et scandent des slogans pro Occidentaux. Les autorités accuseront  la Roumanie d’avoir poussé des nationalistes Roumains pour déstabiliser le pays. Le président de  la Moldavie acceptera de nouvelles élections qu’il remportera de nouveau mais sans obtenir la majorité. Les partis d’opposition se coalisent et tentent depuis juillet d’élire un président mais sans succès. Le pays déjà le plus pauvre d’Europe est dans une impasse politique.

Iran 2009 : la révolution verte s’inscrit dans cette longue liste de pseudos révolutions. L’administration Bush prend la décision de commanditer une « révolution colorée » en Iran après avoir confirmé la décision de l’état-major de ne pas attaquer militairement ce pays, ce choix étant validé par l’administration Obama. Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi par l’ayatollah Rafsandjani, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l’ayatollah Khamenei et l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Moussavi. Ce scénario est ancien (2002), et un séminaire a eu lieu à l’American Enterprise Institute, autour du sénateur Joseph Lieberman à propos du « grand marchandage » : Moscou accepterait-il de laisser tomber Téhéran en échange du renoncement de Washington au bouclier anti-missile en Europe centrale ?



Méthode et analyses

Dans tous les cas, Washington prépare à l’avance le gouvernement « démocratique », ce qui confirme bien qu’il s’agit d’un coup d’État déguisé. Le but de Washington des régimes qui lui ouvrent sans conditions les marchés intérieurs, s’alignent sur sa politique étrangère, voir pour indirectement affaiblir des états concurrents. Le mécanisme principal des « révolutions colorées » consiste à focaliser le mécontentement populaire sur la cible que l’on veut abattre, mais en utilisant une majorité manipulée qui croit lutter pour le « bien », la « démocratie » et la « justice », ces impératifs que l’occident à normé comme étant les référents essentiels de notre civilisation.


Pour “tenir” ces semaines de manifestations de rue jusqu’à l’assaut sur le parlement, des permanents existaient, révolutionnaires professionnels regroupés au sein de mouvements de jeunesses, réels fer de lance et gestionnaires pratiques des révolutions de couleurs. Financés par les ONGs oranges (de  la NED, à Freedom House à l’Open Society), ces mouvements sont par exemple Otpor, Pora, OK98, Kmara,Mjaft, Oborona, My, Kahar, Kelkel ou encore Zubr.


Otpor à par exemple envoyé ses cadres se former dès les années 2000 aux techniques de coup d’état non violent (techniques de Gene Sharp et de l’Albert Einstein Institute). La formation aura lieu à Budapest et sera dispensée par Robert Helvey, mandaté par l’IRI de McCain. Après le renversement du régime Serbe (700.000 personnes le 05 10 2000), OTPOR échouera en politique et se fondra dans le mouvement politique au pouvoir de Boris Tadic. Certains cadres choisiront de monter un institut de promotion de leur méthode d’action non violente (filiale locale de l’AEI). Deux cadres de ce « centre », Aleksandar Maric et Stanko Lazendic seront notamment employés par Freedom House pour dispenser des cours de formation en Ukraine. Pour déstabiliser le régime Ukrainien (kouchma-Ianoukovitch), plus de 10 000 cadres de Pora et du Committee on Voters of Ukraine perçoivent un salaire à hauteur moyenne de 3 000 dollars par mois. Ces « salaires » sont entièrement financés par les États-Unis, via l’USAID et  la NED. Egalement des milliers de tentes et de couvertures ont été mises à disposition des manifestants pour camper place de l’Indépendance où des repas gratuits sont servis. L’ensemble de la logistique a été préparée par l’USAID. Ces jeunes sont aussi des spécialistes de l’utilisation des « nouveaux réseaux » de type Facebook, ou Twitter, voir de contrôle du SMS (avec l’aide d’hyper structures Américaines) afin d’influer massivement sur une population désemparée. Cela a été particulièrement flagrant en Iran lors de la contestation anti Amadinedjad via Twitter.


Nous l’avons vu ces mouvements de jeunesses ont au préalable reçu des stages de formation à l’action non violente (théories de Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution) ainsi qu’à la communication et à ne « jamais » nommer le bouc émissaire réellement visé. Cette théorie de la « non violence » s’est développée en Amérique dans les années 80 (également au ceur de la guerre froide) pour préparer une éventuelle résistance en Europe en cas d’invasion de l’armée rouge. Ce philosophe assez peu connu à publié de 1985 à 2005 de nombreux ouvrages sur ces théories de résistance non violente.  La CIA prendra rapidement en main l’AEI en installant à sa direction un de ses hommes : Robert Helvey et l’institut disposera de financements abondants de l’International Republican Institute (IRI), l’une des quatre branches de  la National Endowment for Democracy (NED). Gene Sharp formera les leader des principaux coup d’états softs de ces 15 dernières années.


Certaines de ces révolutions de couleur ont échouées, en Iran, mais également en Russie (ou pourtant les militants de Kmara ont commencé à former leurs collègues de Oborona) ou en Biélorussie. Il est difficile de clairement expliqué pourquoi la « recette » n’a pas fonctionné à un endroit alors qu’elle marchait ailleurs, néanmoins en Serbie ou en Ukraine, le pouvoir politique était bien évidemment moins solide et plus naïf que en Iran ou en Russie. Egalement, la méthode est aujourd’hui connue. Si en Iran, la personnalité de l’autorité suprême (le guide ) à suffit pour maitriser les ardeurs populaires, le pouvoir Russe lui a réagi bien en amont en créant un anti-mouvement Orange via la jeunesse Russe qui a atteint son apogée avec la manifestation monstre des Nashis en 2005 à Moscou, après les événements en Ukraine.


La popularité des leaders semble aussi importante, le principal déclencheur des mouvements étant la focalisation de l’opinion sur le « leader » devenant soudainement responsable de tous les maux. Ce n’est pas le cas avec des leaders comme Poutine, Chavez ou Loukachenko, dont les états connaissent des croissances économiques notables et une amélioration de niveau de vie. La situation était peut être différente en Ukraine et Serbie d’après guerre.


Le bilan des révolutions de couleur

Qu’en est t’il des révolutions de couleur à l’heure ou j’écris ces lignes ? Dans tous les pays, elles sont plus ou moins des échecs. Aucun régime post-révolution de couleur n’a bénéficié (de par cette révolution) d’un essor, d’un tremplin vers une situation économique ou politique plus stable. Bien au contraire, les gouvernements Orange ont tous échoués.


  La Serbie n’a pas intégré l’UE et seul une manœuvre politique de bas étage (couper le principal parti d’opposition en deux) permet au pouvoir Orange de Tadic de garder le pouvoir. N’oublions pas que l’homme phare issu de la révolution Orange, Vojislav Kostunica est retourné dans l’opposition à l’Amérique et que Dzinzic a été assassiné. Enfin le Kosovo est perdu et les criminels de guerre toujours pas arrêtés.


– En Ukraine, la situation économique s’est aggravé, le président Orange est crédité de 5% des voix aux prochaines élections en 2010 et son bras droit, la nationaliste Ioulia, renégocie avec Moscou.


– Le pouvoir Orange de Georgie est au bord du gouffre après s’être lancé dans une offensive militaire insensée, attaquant des civils et des militaires sous mandat de l’ONU en 2008. Le pays est ruiné, Sakachvili sur un siège éjectable.


– Au Liban le départ de l’armée Syrienne n’a rien arrangé et la terrible guerre de 2006 avec Israel a renforcé l’image du Hezbollah comme défenseur naturel du pays, qui n’a presque pas d’armée.


– Au Kirgistan, le gouvernement est plus ou moins tombé mais la base de Manas est maintenue, au grand dam de Moscou, néanmoins le pays est toujours dans l’instabilité la plus totale.


– En Grèce, la nomination de Papandreaou (candidat des états-unis) suite aux émeutes n’a pas du tout réglé le grave problème économique du pays et les rapprochements Euro-Turcs envisagés par l’Amérique n’ont pu avoir lieu,  la Turquie de son côté donnant de nombreux signes d’impatience et de désaccord, notamment que ce soit suite à l’affaire du Xingjang (ou des turcophones ont été maltraité) ou dans ses relations avec Israël.



L’avenir des révolutions de couleur


Pour Karine Ter Sahakian les régimes nés de ces révolutions de couleur n’ont aucun avenir. De la déclaration de l’OTAN qui affirme que Géorgie et Ukraine ne sont pas prêts à rejoindre l’OTAN, à la désintégration de structures totalement superficielles comme le GUAM (destiné uniquement à fédérer les états Orangisés et contrer les intérêts Russes), ou l’échec des régimes politiques Oranges (aggravé par la crise économique), cette dernière affirme que : « L’effondrement des « révolutions de couleur » dans l’espace post-soviétique est tout à fait naturel, voir simplement inévitable. L’enjeu de la démocratie et du libre marché, dont George Bush se gargarisait avec beaucoup d’enthousiasme, s’est avéré prématuré ».


Certes la crise financière a considérablement affaibli les régimes déjà fragiles, dont le principal donateur, à savoir l’Amérique. Mais également la rhétorique des « honnêtes manifestations spontanées et démocratiques » a été parfaitement décryptée et décodée par les régimes politiques s’estimant menacés. Des contre mesures efficaces ont facilement pu être mises en place et ont fait leur preuve en Russie ou en Biélorussie par exemple.


Coup d’arrêt enfin, l’habile défense militaire Russe de août 2008 ou  la Russie à démontré qu’elle était prête à militairement s’opposer à ces viols démocratiques et protéger ces citoyens, mêmes à l’extérieur de ses frontières. Les chutes prévisibles et très proches des régimes « symboliques » des révolutions de couleur, à savoir les régimes Sakashvili et Iouchenko « pourraient » même marquer une sorte de reflux de l’influence Américaine en Eurasie. Enfin, il ne faut pas oublier de préciser que les principales victimes sont les « peuples » de ces pays, tout autant les opposants que la majorité manipulée.


Néanmoins, il convient d’être vigilant car le plan de conquête du Heartland si il manque (provisoirement ?) de crédits n’est pas pour autant arrêté, par un miraculeux effet Obama. En effet, les récentes déclarations de Joe Biden laisse penser que les révolutions de couleur sont clairement déjà « envisagées ». Elles devraient évidemment viser les alliés de Moscou (Biélorussie et Kazakhstan en tête) mais également l’Azerbaïdjan que se disputent  la Russie, l’Amérique et l’Iran pour son pétrole bien sûr mais également pour son emplacement géo-stratégique au bord de la Caspienne, seul des états touchant cette mer que Washington peut tenter de renverser. Azerbaïdjan ou en 2005 furent fondés trois organisations étudiantes : « Yox (Non) », « Magam (C’est le moment) » et « Yeni Fikir (Nouvelle Pensée) », organisations pour l’instant en sommeil ?



A lire également : les ONGs et la démocratie par l’IDC.

A l’assaut de l’Eurasie

Au début du siècle dernier, stratèges et théoriciens Anglo Saxons définissent les impératifs pour l’Angleterre, puis l’Amérique afin de maintenir leurs positions dominantes. Très succinctement, ces puissances “navales”, géographiquement isolées doivent éviter l’émergence d’un concurrent fort, surtout si celui-ci est sur le continent. L’effondrement de l’Angleterre et l’avènement des empires en Europe confirmera aux Américain l’impérieuse nécessité pour eux de ne pas s’en faire expulser du continent, mais au contraire d’y prendre position.
Dès le milieu du siècle, la seconde guerre mondiale offre une occasion inespérée pour l’Amérique, dans une Europe affaiblie et divisée, puisque des deux rivaux continentaux (Allemagne nazie et Russie soviétique), il n’en reste qu’un. Cette lutte contre l’URSS a en fait un autre objectif : la prise de pouvoir économique par l’accès aux matières premières et aux ressources naturelles, concentrées au cœur de l’Eurasie. Pour ce faire, l’Amérique propose à l’Europe dévastée le “plan marshall” (1947) destiné à sa reconstruction. 16 états Européens, et la Turquie se partageront les fonds en créant l’OECE dont le but public était “la coordination de l’effort de reconstruction et la libéralisation du commerce et des échanges monétaires”. Ce plan Marshall nous le verrons était en fait un cheval de troie, pour “infiltrer” le continent et assouvir la domination Américaine en Europe de l’ouest dans un premier temps, puis vers l’est, au fur et à mesure de l’effondrement de l’URSS. 
Pour ce faire, les stratèges Américains n’utiliseront pas la « guerre », mais des méthodes plus subversives d’entrisme et de prise de contrôle de l’intérieur. Pour ce faire de nombreuses “associations”, “institutions”, “fonds” ou “ONGs” vont apparaître, qui serviront à “défendre les intérêts Américains” et ” promouvoir la vision Américaine du monde”, notamment sur le continent. Ces associations apparaissent en trois temps : une première vague pendant le second conflit mondial (destinées à lutter contre le nazisme), une seconde pendant la guerre froide (lutte contre l’URSS) et enfin depuis la chute du mur pour étendre l’influence Américaine à l’est et de façon bien plus offensive, servir de fer de lance à de réels coups d’états (révolutions de couleur), présentés via les relais médiatiques (dont les leurs nous le verrons) comme de simples “basculements démocratiques” dans des zones du monde en “transition démocratique”.

Qu’elles soient d’obédience démocrates ou républicaines, les objectifs, méthodes et modes de financements sont très similaires. Celles ci en fait compléter le travail officieux de la CIA et permettre l’installation de gouvernements aux ordres, généralement dans des zones jugées stratégiques. Il est enfin intéressant de noter que les cerveaux de ces associations sont très régulièrement d’anciens Trotskystes, reconvertis à l’Atlantisme forcené, souvent via le néo-conservatisme (america uber alles). Ces « intellectuels » viennent en fait presque tous de la gauche, radicale et ce jusqu’en 1970 date à laquelle l’évolution de l’ultra gauche contre la guerre du Vietnam heurte la perception de l’Amérique qu’ont ces enfants d’immigrants qui ont fuit l’Europe pour le nouveau continent. Ceux-ci rallieront donc dans un premier temps Reagan, puis Clinton et Bush après le 11/09. On peut traduire ce courant comme étant un : « produit de l’influente branche juive du trotskysme américain des années 30 et 40, qui a évolué en libéralisme anticommuniste des années 50 aux années 70, puis en une sorte de droite impériale et interventionniste sans précédent dans l’histoire politique ou la culture américaines. » Parmi les « noms » les plus éminents de ces anciens rebelles de gauche passés à l’interventionnisme évangélique militaire et à une vision unilatérale du monde, on peut citer Paul WolfowitzAlbert WohlstetterIrving KristolWilliam KristolDavid HorowitzMichael Ledeen,Danielle PletkaDavid FrumMichael NovakElliott AbramsRobert KaganJames WoolseyWilliam BennettZalmay KhalilzadGary SchmittNorman Podhoretz, ou encore Richard Perle.
Cette infiltration et prise de contrôle des anciens trotskystes au sein d’associations qui orientent la politique intérieure et extérieure Américaine, influent sur les politiques ou les dirigeants de la CIA voir de grandes multinationales présente une similitude avec les pays Européens, France en tête. En France en effet de nombreux « ex Trotskystes » ont des positions influentes d’intellectuels renommés (Bernard henry levy, Finkelkraut, Gluksman, Goupil, Brukner..) ou encore sont à la tête de mouvements politiques majoritaires (Kouchner, Cohen-Bendit, José Bové ..). Ces « nouveaux intellectuels » sont rangés au cœur du système et non plus dans sa périphérie et ont la faveur de nos médias nationaux, voix du « système » qu’ils étaient si prompt à critiquer. Du soutien à Mao ils sont passés au soutien à l’Amérique. Ils ont combattu les Soviétiques et applaudi la désintégration de la Russie sous Eltsine. Ils ont soutenu la révolution indépendantiste Tchétchène, même si elle était en partie dirigée par des Wahabites, se faisant l’écho des indépendantismes ethnico-religieux tant rêvés par les ennemis prométhéistes de la Russie. Fidèles à la volonté de leur maitres, ils ont religieusement soutenu la guerre de l’OTAN contre la Serbie, et soutenu les nationalismes Croates et Bosniaques, fondé sur la le sang et la religion. Ils se voudraient les guides moraux d’une république qui vient affirme sous le gouvernement Sarkozy son asservissement Atlantiste. Ils sont partisans d’une ligne « dure » contre le Kremlin et les fer de lance d’une Russophobie suintante dans nos médias nationaux. Enfin deux des plus fameux (BHL et Gluksmann) étaient les conseillers Russie des deux finalistes de la présidentielle Française, respectivement Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

L’après guerre …

Freedom House à été créé en 1947 pour répondre à la menace nazie et pousser l’opinion publique à l’interventionnisme dans le conflit mondial. FH soutiendra le plan Marshall en 1949 et se fera rapidement et vigoureusement l’avocat de la politique Américaine en soutenant l’action militaire en Irak, le développement de l’OTAN et en aidant les sociétés postcommunistes dans l’établissement de « médias indépendants, groupe de réflexion non gouvernementaux, et des institutions de base pour des élections politiques ». En 1982, Paul Wolfowitz et les néoconservateurs font entrer en nombre les militants trotskistes dans ces divers organismes, spécialistes de l’entrisme, les seconds défendront les premiers. En 1986, Freedom House met en place à Londres une officine de diffusion d’articles de commande dans la presse internationale via un programme financé par la CIA et lequel seront employé Vladimir Bukovsky, Adam Michnik, André Glucksmann, Jean-François Revel, et quelques autres. Les articles sont repris au Royaume-Uni dans The Daily Mail, The Daily Telegraph et The Times et dans le Wall Street Journal. En 1999, Freedom House a créé le Comité américain pour la paix en Tchétchénie (The American Committee for Peace in Chechnya – ACPC), dirigé par un trio (Zbigniew Brzezinski, Alexander Haig et Stephen J. Solarz) qui a organisé, financé et soutenu le Jihad contres les Soviétiques en Afghanistan. FH compte 120 permanents dans 12 pays (Jordanie, Ukraine, Serbie ..), dirigés par un board de directeurs composé de démocrates comme de républicains et dans lequel on retrouve à la fois l’ancien directeur de la CIA ou encore des stratèges comme Brezinski. FH affirme avoir soutenu des citoyens engagés dans des révolutions en Serbie, en Ukraine, et au Kirghizistan, mais à également œuvré en Jordanie, Algérie, Ouzbékistan et Vénézuela. FH se veut une organisation non lucrative et est financée en grande partie par le gouvernement Américain, mais également par de nombreux donateurs. FH a longtemps été présidé par le représentant démocrate du Nouveau Mexique, Bill Richardson qui cumulait ses fonctions avec celles de vice-président de l’Institut démocrate pour les Affaires internationales (NDI), aux côtés de Madeleine K. Albright. James Woolsey, l’ancien patron de la CIA et inventeur du Congrès national irakien, lui a ensuite succédé et depuis 2005 Freedom House est dirigé par Peter Ackerman (dont nous reparlerons, gardez bien ce nom en tête).

Toujours lié au plan Marshall sera créé en 1972 une institution qui porte son nom : le German Marshall Fund of the United States. Elle se développera rapidement (dès la chute du mur) en Europe de l’est, pour “contribuer” à la transition démocratique des ex-pays communistes. L’institution qui se veut indépendante et apolitique qui a pour ambition de promouvoir les relations transatlantiques, en encourageant un échange d’idées et une coopération accrue entre les États-Unis et l’Europe.

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L’USAID , créé en 1961 sous le gouvernement Kennedy gère l’aide économique et humanitaire dans le monde. Le directeur de l’USAID est nommé par le président des états-unis et confirmé par le sénat Américain. L’USAID finance de nombreuses autres ONGs comme la NDE ou Freedom House, chargées de soutenir par des moyens légaux le travail de la CIA et notamment l’infiltration des partis politiques pro Occidentaux. L’organisation est soupçonnée de soutenir les partisans de l’Amérique à tous les niveaux (notamment politique). Un exemple ? Lorsque le Yémen a voté contre la résolution américaine d’utilisation de la force en IRAQ en 1990, l’ambassadeur des nations unies Thomas Pickering a trouvé l’ambassadeur Américain en lui disant ” ce non vote va vous coûter cher”. Dans les jours qui suivirent, l’aide Américaine via USAID fut coupée, le Yémen eu des problèmes avec la banque mondiale et le FMI, et 800.000 yéménites furent exclus d’Arabie Saoudite.

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En 1961 sous la coupe de Kennedy fut également créé le “corps pour la paix” et “l’alliance pour le progrès” paravent destiné à oeuvrer contre la menace communiste en Amérique du sud. L’alliance fut néanmoins un échec et disparu en 1973.

La connection Washington ?

Egalement lié au plan Marshall, la “Brookin institution” à un rôle important. L’institution connu son heure de gloire lorsqu’un de ses membres, léo pasvolsky, également membre du Conseil des Relations Etrangères (un think tank qui a pour vocation a analyser la politique mondiale et comprend plus de 4.000 membres issus du milieu des affaires, de la politique et de l’économie) contribuera dès 1942 à conseiller le président Roosevelt, notamment pour l’établissement du système de “nations unies” (il en rédigea la charte) mais également pour le fonctionnement du “plan marshall”. Les experts de l’institution démontreront leur influence après le 11/09 en “témoignant devant le congrès et l’opinion publique Américaine pour réaffirmer le rôle moteur de l’Amérique à l’étranger“.

En face de celle ci, de l’autre côté de massachusset avenue à Washington, se situent deux autres “institutions” intéressantes : L’institut Peterson et également la fondation Carnégie qui est une organisation non gouvernementale ainsi qu’un cercle de réflexion et d’influence global dédiée au développement de la coopération interétatique et à la promotion d’un engagement actif des États-Unis sur la scène internationale. Devenu l’un des plus riches et importants think-tanks libéraux du monde, la fondation à joué un rôle prédominant en Russie en ouvrant une filiale à Moscou en 1993 qui a conseillé l’ex président Eltsine dans le processus de privatisation de l’économie ex-soviétique, grâce à l’interface de personnalités comme Yegor Gaidar, récemment disparu. La fondation prendra ensuite position pour défendre Mikhail Khodorkovsky, qui était régulièrement orateur dans les locaux de Moscou.

Néanmoins la Brookin institution (citée plus haut) ayant été jugée très proche des démocrates, elle à son miroir de droite, libéral avec l’American Enterprise Institute (AEI) a été fondé en 1943 pour faire concurrence à la Brookin Institution (citée plus haut et été jugée très proche des démocrates, ) et a été un des architectes majeurs des politiques du gouvernement Républicain de Georges Bush. L’institution se veut défendre le “capitalisme démocratique”. L’AEI a longtemps eu comme mentor Irving Kristol ancien trotskyste reconverti, fondateur s’il en est de l’idéologie néoconservatrice. Décédé en septembre dernier, son fils william kristol ayant largement repris le flambeau familial puisque fondateur de la revue néo-conservatrice “weekly standard”, fut un des artisans de la réélection de G. Bush, de l’attaque de l’Irak en 2003, mais également fondeur du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) et membre du comité de l’American Enterprise Institute, fondé par son père. Anecdote : celui ci titrera un article “vive la France“, pour se féliciter du votre contre le traité Européen, démontrant ainsi la gêne des américains face à l’émergence d’un concurrent politique et économique. L’AEI héberge dans ses locaux le PNAC fondé par Kristol serait arrêté depuis 2006 et avait pour objectif d’assurer le leadership mondial des états-unis.

Enfin dans la même zone géographique, on trouve également la Hoover Institution qui est à la base une bibliothèque financée par la fondation Rockefeller pour collecter un maximum d’archives sur l’arrivée des communistes au pouvoir en Russie. La bibliothèque deviendra un think tank formant une partie de l’élite républicaine, et recevant des fonds de divers multinationales comme Merryl linch, JP Morgan, Exxon etc etc et partageant ses directeurs avec l’AEI (ci dessus). La fondation a également sponsorisé un groupe de chercheurs 
En 1998, un groupe de chercheurs de la Hoover Institution pour former George W. Bush aux questions internationales dans sa maison d’Austin (Texas). Ce groupe comprenait de nombreuses personnalités comme Condoleezza Rice., Dick Cheney, Stephen Hadley, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et même Colin Powell. En retour, en 2001, Condoleezza Rice a été nommée conseillère de sécurité nationale et sept salariés de la Hoover Institution ont été nommés au Pentagone parmi les trente membres du Comité consultatif de politique de Défense (Defense Policy Board Advisory Committee). 
Au cœur de la guerre froide

Le New Endownment for Democracy a été créé en 1983 sous le gouvernement Reagan et son financement passe par le congrès Américain via l’USAID. Elle redistribuerait l’argent reçu du gouvernement pour moitié à ces quatre organisations qui agissent au niveau international :

* National Democratic Institute for International Affairs, lié au Parti démocrate, et présidé par l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright.
* International Republican Institute, lié au Parti républicain et présidé par le sénateur John McCain, rival malheureux de George Bush aux primaires de 2000 et aujourd’hui candidat républicain à la présidence des États-Unis.
* American Center for International Labor Solidarity, fondé par l’AFL-CIO. 
* Center for International Private Enterprise, fondé par la Chambre de commerce des États-Unis.
L’autre moitié des fonds va à plusieurs centaines d’ONG réparties dans le monde. Le NED a financé ou financerait des groupes politiques luttant officiellement pour la démocratie en Europe occidentale dans les années 1980 ainsi que dans les années 2000 dans les pays de l’ex-union soviétique comme en Ukraine, ou encore dans les pays d’Asie centrale comme le Kirghizistan ou l’Ouzbékistan. La NED a développé un système d’institut satellite qui s’inspire de ce qui avait été mis en place par les États-Unis, en tant qu’armée d’occupation, en Allemagne avec la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naumann Stiftung, la Hanns Seidel Stiftung et la Heinrich Böll Stiftung. Aussi, utiliserait-elle ces fondations comme relais financiers dans ce pays plutôt que ses propres instituts. Sur le même principe, la NED aurait trouvé des partenaires dans divers États alliés, membres de l’OTAN ou de l’ex-ANZUS, notamment : la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), Droits et Démocratie (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert Schuman (France), l’International Liberal Center (Suède), l’Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas).

La NED publie le Journal of Democracy et organise des conférences avec les intellectuels qu’elle sponsoriserait (par exemple l’historien François Furet et le journaliste Jean Daniel pour la France). Celle ci forme également des cadres politiques et syndicaux, partout dans le monde, à l’exercice de la démocratie. La NDE finance et encadre actuellement plus de 6.000 organisations politiques et sociales dans le monde. Elle revendiquerait avoir entièrement créé le syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie. Ces mouvements ont animé les révolutions de couleur dans les pays concernés, ou été des meneurs dans la lutte anti-Soviétique et par défaut pro-Américaine. Le financement de ces syndicats a comme corollaire que les gouvernements qui découlent de ces renversements de régimes entraine une politique pro-US sans faille (commandes militaires de F16 malgré l’entrée dans l’UE, alignement total sur les positions de la Maison Blanche en Europe de l’Est, participation au partenariat pour la paix en 2005 pour la Serbie, collaboration avec le TPI ..) Enfin, le NED aurait été impliqué dans les campagnes de référendum et le coup d’Etat avorté d’avril 2002 contre la présidence d’ Hugo Chávez au Venezuela.

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On peut citer également l’institut Aspen , Atlantiste et dédié au “commandement éclairé, à l’appréciation d’idées et valeur éternelles, et pour un dialogue ouvert sur des thèmes actuels“. En France il organise des débats avec des intellectuels Atlantistes comme le président Nicolas Sarkosy. L’institut est financé par des sociétés comme CapGémini ou encore la chaine d’information (!) Euronews.

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La Jamestown fondation a été créé par la CIA sous le règne Reagan pour mettre en scène les transfuges communistes à l’époque Reagan, elle édite des bulletins spécialisés sur le monde post-communiste et sur le terrorisme qui servent de référence aux think tanks de Washington. A la chute du mur, l’institution reprend du service via le responsable de l’époque de la CIA James Woosley et également par Zbigniew Brzezinski pour ajuster le discours guerre froide (3ième guerre mondiale) à un discours préparant une 4ième guerre mondiale. L’institution publie des bulletins informatiques notamment :

* Chechnya Weekly : bulletin officiel de l’American Committee for Peace in Chechnya (Comité américain pour la paix en Tchétchénie) de Zbigniew Brzezinski et Alexander Haig, lequel est une filiale de la Freedom House.
* Eurasia Daily Monitor enfin qui est la publication phare de la Fondation est devenu le quotidien de référence pour les intérêts US dans l’espace post-soviétique. Il stigmatise la Russie de Poutine et célèbre la « démocratisation » en marche des « révolutions » des roses, orange, des tulipes etc.

En réalité la Jamestown Foundation est un élément d’un dispositif plus vaste chapeauté par la Freedom House et connecté à la CIA et est en réalité devenu une agence de presse spécialisée sur les États communistes et postcommunistes et sur le terrorisme.

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Toujours dans le domaine de la communication, la fondation héritage a également été l’un des plus actifs soutiens de la politique Reagan, axée sur le soutien aux mouvements anticommunistes notamment en Afghanistan ou en Angola. Depuis, la fondation a légèrement basculé du côté démocrate et à été listé comme l’un des think tank les plus influent du pays. Jusqu’à 2001 la fondation publiait une revue (foreign review) qui a depuis été acquis par la Fondation Hoover (voir plus haut). En 2006, la fondation a créé le Margaret Thatcher Center for Freedom pour renforcer les liens “Américano-Anglais”. En 2009, la fondation a créé un “scandale” en affirmant que l’armée rouge n’avait pas “libéré” l’europe de l’est du fascisme mais instauré un nouveau totalitarisme. Cette affirmation confirme l’offensive anti-Russe en cours, passant par une révision totale de l’histoire destinée à a terme décrédibiliser tout rôle de la Russie dans l’histoire récente de l’Europe, et ce afin de “repousser” la Russie hors d’Europe, physiquement mais également dans les esprits.

Après la chute du mur

Après la chute du mur, profitant du flottement général et de l’aspiration des nouvelles nations d’Europe de l’est à intégrer l’Europe, ces diverses associations vont bien évidemment contribué à étendre l’influence Américaine en Europe centrale et de l’est, occupant le terrain abandonné par les Soviétiques. Pourtant depuis 1990 leur activité ne s’est pas arrêtée, pas plus que ne s’est arrêté l’activité de Freedom-House après la chute du régime nazi. Toutes ces fondations, institutions, ONGs ont continué à œuvrer “vers l’est”, dans un “drang nach osten” sous bannière étoilée et dirigé contre la Russie, l’URSS n’étant plus. Dans cette offensive, il faut citer comme acteur phare le milliardaire Soros, qui a créé en 1993 et 1994 de nombreuses organisations trop peu connues du grand public : l’Open Society, ou encore Human Right Watch, le democracy coalition project. Ou encore l’International Crisis Group. Cette dernière a d’abord été actif en afrique, puis en ex-Yougoslavie et est aujourd’hui présidée par l’ancien président Finlandais Martti Ahtisaari, qui sera nommé par l’ONU envoyé spécial pour le Kosovo. L’ICG a dans son conseil d’administration des anciens conseillers nationaux de sécurité (Richard Allen et Zbigniew Brzezinski), on trouve le prince koweïtien Saud Nasir Al-Sabah, l’ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie Louise Arbour, ou l’ancien commandeur suprême de l’OTAN pendant la guerre de Yougoslavie le général Wesley Clark. Quelques relations financières comme l’ex-président philippin Fidel Ramos ou l’oligarque russe Michail Khodorkovsky, tous membres du Carlyle Group. Figurent aussi des personnalités françaises : Simone Veil, présidente du mémorial de la Shoah, et la journaliste Christine Ockrent, épouse de l’ex-gouverneur du Kosovo Bernard Kouchner.

Le project syndicate enfin est une agence de presse indépendante qui a racheté différents organes de presse, a financé des radios « indépendantes » (comme B92 en Serbie ou alors radio free europe) et se pose comme un des fers de lance médiatique de la guerre énergétique contre la Russie et cela depuis de longues années. Il est enfin à noter que les organisations de Soros ont été expulsées de Russie fin 2003 et qu’en 2006 un réseau d’espionnage anglo saxon a été démantelé en Russie, dans lequel les agents étaient liés à des organisations étrangères, l’Open Society ayant été impliqué dans l’affaire.

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Nous reviendrons dans un prochain article sur les implications de ces diverses associations dans les révolutions de couleurs et notamment sur le trio : « freedom house » « réseau soros » et « albert einstein institute » dans l’organisation des révolutions de couleurs, ces coups d’états démocratiques destinés à « placer » des gouvernements aux ordres du Pentagone, et ce afin de servir de tête de pont pour l’Amérique dans sa lutte contre la Russie.
Enfin, pour terminer cette étude sur l’agression larvée permanente (toujours basée sur des principes trostkystes de « révolution permanente »), nous nous intéresserons à la pénétration du lobby Américain dans la scène politico-médiatique Française et la conséquence pratique pour la France : servir de tête de pont à l’Amérique, au même niveau qu’une Géorgie ou qu’une Serbie renversée militairement ou par une révolution de couleur.

Du prométhéisme au Heartland

L’histoire du mouvement prométhéen remonte au début du siècle, lorsque des responsables de « républiques Russes », notamment musulmanes se concertent afin de discuter leur “indépendance”. Au début du siècle, lors de ces premiers congrès, deux lignes s’opposent, les partisans d’un nationalisme territorial et les partisans d’une union panturque (le rôle d’intellectuel Turc appelant à la réunification panturque étant relativement importante au sein de ce mouvement). Rapidement, ces questions d’indépendance gagneront les républiques non musulmanes de Russie, notamment dans le Caucase.
 
Au sein de cette ligne, l’Ukraine jouera un rôle fondamental, en effet les idées prométhéennes se développent rapidement dans l’entourage du président Petlioura et l’Ukraine enverra même une mission en Géorgie négocier avec le Khanat de Kokand (Turkestan Russe, aujourd’hui Ouzbékistan et dirigé à l’époque par Mustafa Tchokay). Le but de ces “indépendantistes” étaient de s’attirer les grâces des démocraties Occidentales et à ce titre un “appel” fut lancé dans au congrès de Versailles, supposé promouvoir l’émergence des nations. Les Bolcheviques ne laissant guère de place à de quelconques volontés indépendantistes, en 1922, les principaux responsables politiques indépendantistes (Ukrainiens, Georgiens, Bashkirs, Tatars, Azéris …) s’exilent dans deux directions différentes :

 

– Une première vague vers Istanbul, mais en lien avec les pays d’Europe de l’ouest. Cette relocalisation forcée contribuera à développer la “conscience Turque” au sein du mouvement Prométhéen mais le discréditera en le diluant dans un rêve expansionniste panturque, nationaliste et impérialiste et jugé peu crédible par les Européens (sur les décombres de l’empire Ottoman) ni par les Bolcheviques. 

– Une seconde vague émigre en Europe (ce sera le cas de Tchokay) notamment en France et en Allemagne. Des réseaux se créeront entre Georgiens, Ukrainiens, Russes blancs exilés et de nombreux Azéris. La France est déjà qualifié à cette époque par le Bachkir Zeki Velidov de “centre de combat Turco-musulman” (!) contre la Russie. 

En 1924, à Berlin, une rencontre à lieu entre Velidov et un officiel Polonais (Stempovsky) qui lui explique l’idée de la Pologne de lancer un mouvement des “indigènes” de Russie et d’aider ces peuples à obtenir leur indépendance. Les liens entre ces deux personnages datent de la guerre Russo-Polonaise de 1921 durant laquelle la Pologne a engagé de nombreux soldats musulmans des républiques de Russie afin de lutter contre l’armée rouge. 

En 1926, Petlioura est assassiné et c’est Pilsudksi qui prend le pouvoir en Pologne et se fera le chantre de la protection des “peuples” contre l’URSS. La même année, Veki Selidov repart en Turquie apporter son soutien au mouvement prométhéen à Istanbul. 

La revue Prométhée se développera dès lors dans de nombreux pays (France, Allemagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, Pologne, Turquie, Roumanie..) mais la montée du nazisme en Allemagne rend l’anti-communisme (pierre angulaire du prométhéisme) caduque et cet argument n’est désormais plus repris que par l’extrême droite Européenne. Jusqu’à 1938, le mouvement prométhéen est dirigé par le Georgien Gvazawa et les colonnes de la revues publient des articles de partisans d’Hitler ou de Doriot en France … Le mouvement semble totalement au mains des fascistes Européens jusqu’en 1938 ou l’Ukrainien Alexandre Choulguine prend les commandes du mouvement, et de la revue. Après le pacte Germano-Soviétique le mouvement se déclare ’anti nazi et anti soviétique’ et les prométhéens se rangeront du côté de l’Angleterre et de la Pologne, contre l’Allemagne et l’URSS. 

Dès lors le mouvement bénéficiera de soutiens forts en Pologne (soutien financier) et en France (comité France-orient) sous le parrainage du président du sénat Paul Doumer. Le principal projet sera la création de cette fédération du Caucase (sur le modèle helvétique) mais qui n’aboutira pas, la SDN reconnaissant finalement les frontières de l’URSS, et surtout les tenants de ce prométhéisme se révélant incapables d’unité contre un double front (blanc et rouge) ni même de solidarité. 

En 1939, la perte de la Pologne fut un choc pour le mouvement qui fut rapidement happé par l’Allemagne et le gouvernement de Hitler qui dans une logique “post pacte Molotov-Ribbentrop”, les stratèges nazis envisageant très bien un éventuel morcellement de l’URSS en petites entités, plus faciles à contrôler, dominer, ou à vaincre militairement. Les Allemands créeront notamment une légion Turkestan constituée de Tatars et Turkestanais mais celle-ci échouera, tout comme l’offensive Allemande à l’est. 

A la fin de la guerre, l’URSS est plus forte que jamais et les Prométhéens se tournent vers l’Amérique avec la création d’une “ligue prométhéenne de la charte de l’Atlantique”. Le mouvement deviendra un élément au main de la CIA et de lutte contre l’URSS en pleine guerre froide via la création d’organisations tel que ” l’institute for the study of URSS” ou ” l’american comitee for liberation of bolchevism” (lire à ce sujet la manipulation des mouvements nationalistes Ukrainiens par la CIA à cette époque). 

La grande confusion idéologique qui ressort de cette période amènera au développement d’une ligne “prométhéenne” qui se définira par défaut comme “antirusse 

Cette analyse d’un mouvement peu connu du grand public doit nous amener à quelques réflexions essentielles pour une bonne compréhension des évènements géopolitiques récents. 

Réflexions sur les morcellements territoriaux  

Tout d’abord le projet fondé sur le nationalisme ethnico-régional est un projet “contre” la stabilité de la fédération, c’est le projet de son démembrement et de son éclatement en entités de petites tailles, facilement contrôlables et dominables. Cette tactique que les Polonais et les Allemands souhaitaient appliquer contre la Russie (ou plutôt l’URSS à l’époque) et est très curieusement la “même” tactique qui a été appliqué par l’Amérique et Bruxelles pour l’intégration dans l’Union Européenne et l’OTAN : éclatement de la Tchécoslovaquie, éclatement de la Yougoslavie, demain éclatement probable de l’Ukraine ? 

Encore plus curieux pour un novice c’est également le but avoué de certains stratèges militaires anglo-saxons : l’éclatement de la Russie en 3 entités (russo-européenne, centro-sibérienne et extrême orientale), tel qu’expliqué dans le livre le grand échiquier de Zbigniew Brezinski, car la Russie serait : “le seul pays à ne pas avoir été occupé ni soumis à la rééducation politique des vainqueurs“. 

En parallèle à cette évolution souhaitée mais inachevée contre la Russie, regardons l’évolution en Europe : 

– La première guerre mondiale à achevé l’ère des empires et affirmé l’ère des nations en Europe, notamment via la Société des nations (ancêtre de l’ONU) alors sous patronage Américain, et bien que l’Amérique n’en fit “jamais” partie. 

– Le second conflit mondial entérine le processus de perte d’autonomie de ces mêmes nations et ouvre la voie à une hyper-intégration supranationale (du traité de Paris au traité de Lisbonne) tout en favorisant à l’émergence des régions (niveau infranational). 

– La fin de la guerre froide entraîne l’extension de cette hyper structure Européenne à l’Europe centrale (2004) et l’Europe de l’est (2007), en morcelant les entités réfractaires (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Ukraine demain ?). 

Il serait peut être bon de se demander si le processus de morcellement et de perte d’autonomie de chaque sous entité au sein du territoire Européen est bien comme l’on nous le répète une étape inévitable de l’intégration euro-européenne « ou bien » si au contraire il s’agit d’un processus voulu, souhaité et mis en œuvre afin d’éviter que l’Europe ne devienne une zone du monde autonome, souveraine et capable de volonté politique ainsi que d’indépendance économique et militaire. 

L’idée en vogue (notamment chez les centristes radicaux et les écologistes européens) de renforcement des prérogatives des régions est hautement suspect précisément dans le cas européen ou l’entité comprenant ces régions n’est elle même dotée d’aucune souveraineté réelle. Doit on rappeler que ceux la sont les soutiens inconditionnels de l’Amérique et de l’OTAN et les piliers de la Russophobie qui frappe la planète politique et médiatique Française et Européenne ? 

La politique Américaine et la division de l’Europe 

Ensuite, l’histoire nous apprend que les voisins proches de la Russie ont souvent été en conflit avec elles et visiblement les complots ne sont pas que d’un côté, pour preuve l’alliance à l’échelle turco-européenne pour “découper la Russie“, projet repris par les Allemands lors du second conflit mondial, puis pendant la guerre froide et depuis par les Etats-Unis. 

Cet évènement n’est pas anodin et est à mettre en lien avec trois choses : 

– Le rôle éminent des Américains dans la déstabilisation politique et militaire de l’Europe (révolutions de couleurs) et de la “Russie” (co-participations à des opérations militaires en Tchétchénie et en Géorgie ..) 

– L’analyse Américaine d’une Europe de nouveau divisée entre une “vieille Europe” et une “Nouvelle Europe” n’est en effet pas satisfaisante ni facteur d’apaisement et contribue à asseoir dans l’opinion l’idée que l’Europe n’est pas unie. En réalité cette nouvelle Europe est un ensemble regroupant les nations les plus hostiles à la Russie, de la Pologne aux états Baltes, et la nouvelle vague d’entrant dans la communauté transatlantique et au sein de l’OTAN- Bien plus qu’au sein de l’Europe. 

– Le but Américain inavoué est d’utiliser ce territoire de la nouvelle Europe (plus proche de la frontière Russe) pour y installer des bases militaires et des rampes de missile, comme il l’ont fait en Serbie (Bondsteel) et projetaient de le faire en Pologne.. 

 

Cet objectif fait partie d’un plan plus large dans lequel le contrôle des frontières Russes est essentiel pour maitriser les futurs zones énergétiques mondiales, des frontières Européennes (bondsteel en Serbie, contrôle des mer noire et baltique) au Caucase (Géorgie, bataille des projets de gazoducs ..) et Asie centrale (contrôle du Kirgystan et de l’Afghanistan et donc de la route de la soie). 

La prise de contrôle de territoires passe par la prise de contrôle des peuples 

L’histoire du mouvement prométhéen est également instructive en ce sens qu’elle témoigne parfaitement de l’objectif ultime que les Américains se sont fixés, à savoir affaiblir la Russie et utiliser les réseaux et les systèmes de lobbies pour affaiblir leur adversaire. Après l’effondrement de la puissance navale anglaise le 20ième siècle voit la montée en force de la puissance Américaine qui s’immisce désormais dans les affaires continentales alors que c’était l’inverse avant. 

A la fin de la guerre civile Européenne donc, l’Europe est divisée en deux et les Américains ont parfaitement saisi l’importance capitale de rester dans la course pour maitriser le monde et de vaincre leur ennemi unique : l’union soviétique. Pour cela il faut avant tout contrôler l’espace géographique essentiel que représente le Heartland et que les stratèges anglo-saxons (issus d’école de pensée d’états non continentaux rappelons le) ont théorisés comme étant la clef pour ne pas être isolés des affaires du monde. 

La confrontation militaire n’étant que peu réalisable, et les Européens pouvant être insoumis (l’exemple de De Gaulle étant le plus parlant), les américains ont parfaitement compris le rôle de la prise de pouvoir politique par tous les moyens et notamment le reformatage des esprits. Nous ne rentrerons pas dans les détails “mais” indiquerons que cette conspiration Prométhéene a été aspirée et utilisée par la CIA à la fin de la guerre via des ONGs destinées à lutter contre l’URSS … 

Pour la première fois dans notre histoire commune, Polonais, Ukrainiens, Géorgiens, Azéris vont servir les intérêts Américains et être utilisés comme fusible dans le plan géopolitique de maitrise de l’Eurasie. L’échec “provisoire ?” du mouvement prométhéen en tous les cas n’a absolument pas signifié l’arrêt de l’agression Américaine contre l’Europe et le vieux continent. 

Sources : 

Demography in Russia, history, situation and prediction

Demography is one of Eurasia’s key topic. Within the Eurasian continent, which can be separated into two sides, the ‘European’ side and the ‘Asian’ one, the demographic gap is becoming obvious: the Asian side contains nowadays more than 50% of the world citizens while the European side contains less than 10%. 

Russia is now facing a really harsh demographic situation, but as opposed to the west-European countries facing those difficult decades without solving the problem (using a quiet uncontrolled immigration), Russia seems to prefer a Japan’s like solution to a France’s like solution.It is very common in the lot of propaganda and disinformation we are being given by the mainstreams concerning Russia to read / hear that the country is losing 700.000 citizens every year and is engaged in a demographic decline that will last for decades. A recent World Bank and even a UN report ensure that the Russian population should shrink by 30% and probably reach only 100 million in 2050 (!), from its actual 141,9 million (2010).

As we shall see, this is absolutely absurd and will not happen.

The Russian demographic evolution, from 1897 to 1991

Looking at the Russian demographic evolution from 1897 to 2009 is very instructive. The analysis is based on the population «inside» the borders of the present Russia, in the Empire of 1897 but also in the USSR. The figures are given as of 01 January of the quoted year:

* In 1897, the population was 67.5 million and in 1914, 89.9 million.Increase over 17 years: 22,235,000 inhabitantsAverage increase of 1.315 million inhabitants / year.* In 1939, the population is 108.4 million and reach 117.2 million in 1959.Increase over 20 years: 8.8 million inhabitants.Average increase of 440,000 persons per year. The average is obviously lowered by the dramatic events in Europe, during which the USSR has lost nearly 23 million citizens (military and civilian

* In 1959 the population was 117.2 million and about 130.6 million in 1971. 

Increase over 12 years: 13.4 million inhabitants.Average increase: 1.115 million inhabitants / year.

* In 1971, the population is 130.6 million and 148.3 million in 1991.Increase over 10 years: 17.7 million inhabitants.Average increase: 1.77 million inhabitants / year.
Of course in 1989 Russia was the center of the USSR.

The population of the USSR in 1992 amounted to 292 millionsagainst 148 million in Russia the same year. One can clearly discern that the strongest grothw of population was the within the USSR after 1970, during the last 20 years of existence of this political entity.

Strangely (?), in 1989, the population increase is slowing down.

— From 1983 to 1989 the population increased from 7 million in 7 years, 1 million / year.
— From 1989-1996, the population increased from 1.6 million in 7 years (!) is 228,000 inhabitants / year.

The demographic collapse, 1991 – 2005

After the fall of the Soviet Union, Russia lost almost half its population. 30 million Russians, residents in the Russian republics (that became independent nations) were excluded from the general «census» of 1990 which counted 149 million inhabitants.

The fall of the USSR and the social and economic collapse led Russia to a giant economic crisis. Drastic measures of reformers / liberals in the entourage of President Yeltsin were the main causes of this demographic collapse. The drastic therapy of Yegor Gaidar and Anatoly Chubais led to an economical collapse wich led to a demographic genocide. This happened very fast, tooking only a large decade. 

Between 1990 and 1995 the infant mortality rate raised from 56% and the rate of female mortality by 26%. The male life expectancy fell from 64 y.o. in 1990 to 57 y.o. in 1995, leading to a situation where the Russians then lived less long than the Indonesians. Female life expectancy dropped from 74 y.o. to 70 y.o. 

Between 1990 and 1995, « excess deaths » was three million people, which is twice the excess deaths of the Russian civilians during the Second World War, due to the difficult living conditions.

The collapse of Russia from 1990 to 2000 could be compared to the demographic collapse of Ethiopia during the famine of 1980 or cambodia Pol Pot …

The demographic collapse first struck the elderly and then the youth. It struck with full force the Russian hospital system. Russia experimented a resurgence of diseases that existed in many countries of the third world: diphtheria, typhus, cholera, typhoid fever and also tuberculosis, hit the population hard. 

In 1995 the estimation was that one inmate out of ten was contaminated. Each year, according to the Harvard Institute of Statistics and the Institute of Public Health of New York, between 1990 and 1996, Russian jails relaxed some prisoners carrying 30,000 active strains and 300,000 carrying dormant strain. 

If nothing had been done, 12% of the population could theorically have been infected in 2005.Between 1990 and 1998, sexually transmitted diseases soared. 

The number of recorded syphilis rose from 8,000 to nearly 400,000. 

AIDS literally exploded, if the 90’s pace of expansion had continued, 10 million of people would have been infected in 2005 (Note from Alexander Latsa: It is estimated that 500,000 people in 2009 are infected with AIDS virus).

This explosion of AIDS spread was also largely due to drugs. In comparison with the5 million of addicts in the country in  1998 (3% of the population), this figure had since then been «reduced» by half.

If  young people took drugs, older strongly drank. A 1998 survey showed that 50% of men drank an average of more than half a liter of vodka a day. Between 30,000 and 40,000 people died each year of poisoned vodka. 

Between 1990 and 1998, were counted: 259,000 suicides, 230,000 deaths from poisoning (of Vodka), and 169,000 murders.But mostly, the more Russians died, the less were born. In the late 1990s, there were about 3,000,000 abortions / year in Russia, and around one milion birth. 

The main Russian Statistical Institute estimates that in the late 1990s, more than one adult woman in three was sterile and had two reproductive disorders. 

This lack of female fertility was increased by the rise of prostitution in Russia but also abroad. The high emigration of men to foreign countries was largely followed by the high number of women who became (by force generally) sex slaves, especially in Western Europe.  In 1993, out of 1.6 million birth, 5% of newborn were abandoned by their relatives. In 1998, it had risen for 1.3 million birth to a rate of 9%. I

]n 1998, one million children roamed the streets. In the end, the recent wars have dealt a blow to the young male generation, especially the first Chechen war in 1995, where thousands of young unprepared conscripts were sent to carnage

.All this led to an inexorable population decline. Russia lost seven million people in less than 20 years. The cruising speed was launched quietly with about 400 000 people less each year ! The political power, in total decomposition, proved its incapacity of doing anything. If nothing would have changed during this last decade, the number of young people aged 15-24 should be reduced by half in 2015. 

Such a « fall » is the only historical example in peacetime.

Gosplan : toward demographic’s balance (2005 – 2009)

By 2004, the year of his second term, Russian President Vladimir Putin launched a federal initiative designed to restore the population’s demography. 

The plan included a series of measures to help the birth rate and help young couples to make a second or a third child. Some measures include financial help, from state, companies or local government but also aid and housing credits or vouchers for purchases in department stores. Some regions gave young families loans for house purchase, which may be «erased» during the birth of children, and provide tax advantages or even measures of «clemency» for late rent. In addition, the state launched a massive media campaign to appeal to «have children for the motherland

The results were really fast, as the population’s evolution is showing. Within 5 years, the decline was stopped.

— 01 January 2002 —>145,2 millions
— 01 January 2003 —> 145 millions
— 01 January 2004 —> 144,2 millions
— 01 January 2005 —> 143,5 millions
— 01 January 2006 —> 142,8 millions
— 01 January 2007 —> 142,2 millions
In 2005, loss of population reached 780.000 people.
In 2006, loss of population was around 600.000 people.From 2002 to 2006  the loss of population was 2.400.000 people, meaning a yearly average of 600.000 pepole (!), to compare with the increase from 1 million from the 1970-1990’s period.However things then got better :

— 01 January 2008 —> 142 millions
— 01 January 2009 —> 141,9 millions
— 01 January 2010 —> 141,9 millionsIn 2007, the population fell by 300,000 soIn 2008, the population then declined 100,000In 2009, the population has for the first time in 15 years increased in Russia.

This curve shows the Russian demography. The first vertical bar is the fall of the USSR and the second is the the establishment of demographic measures by the Russian state. This increase of births concerned 70 territories of the Federation and the reduction of deaths concerned 73 territories out of 83.

The natural increase in population was registered in 25 territories in 2009 against 21 in 2008 still according Rosstat. Siberia was the symbol of demographic rebirth, as between 2000 and 2009 its birth rate has increased sharply: 98,000 children were born in Siberia and 174,000 in 2009

According to Russian Minister of Health and Social Development Tatyana Golikova demographic stability is mainly due to the increase of births:

1,760,000 Russians were born in 2009, that is to say more than 2, 8% than in 2008: 1.714 million. 

The Minister also stressed that mortality remained high, 1.95 million people in 2009. The mortality rate is also down from 14.2 / 1,000 in 2009, cons 14.6/1.000 in 2008. The combined effect «decline in mortality + higher birth rate »  is constant for four years. In addition, the average life expectancy is increasing, from 69 countries in 2009 against 65 in 2000, today it is 62 for men and 74 for women.

Now, demography is entering its second phase, the first having been the revival of the birth rate. This second phase is to reduce mortality, as a lower mortality rate of 5% over 5 years (until 2015) is considered necessary if the current birth rate remains more or less stable. 

The objective of this second part, is to stabilize the population around 142 million inhabitants by 2016 through two main steps that are lower abortions and reduced mortality:

— Lower aborptions

Russian’s age pyramid is showing an unavoidable reduction in the number of young women aged 20 to 29 (procreation age), that should reach 35% by 2020. To deal with this problem, the Russian Ministry of Health wants to reduce the numbers of abortions, which is one of the highest in the world. In 2008 1.714 million birth, were recorded in Russia and 1, 234,000 of abortion, a rate of 72 abortions per 1000 births, to compare to 20 abortions per 100 births in 2008 to the United States. 

According Tatyana Golikova, a drastic reduction in the rate of abortion is essential in order to try solving this problem. Nevertheless, the abortion rate is falling consistently and never reached the heights or other countries such as Romania.

However it is true that the number of childrens under 18 went from 38 millions in 1995, to 33,5 millions in 2000 and 26,5 millions in 2008.

—   Reduce mortality

The mortality rate is too high (read here repartition), several areas are covered:
* cardiovascular disease: down 4.6% in 2009 compared to 2008.
* The decline of deaths caused by tuberculosis: 7.8% decline in 2009 compared to 2008.
* The lower rate of road deaths is already evident in 2009 the police recorded 26,084 deaths throughout the federation, 33 308 deaths in 2007.
* The fight against drug deaths: 70,000 deaths / year in 2008 are related to drug use and 30-40000 directly from overdoses. Russia counted as many consumers of narcotics than Western Europe.
* The struggle against death due to alcohol: the mortality due to intoxication with alcohol adulterated already decreased by 32%. 

The government in the health plan of 2020 as the target of halving the per capita alcohol consumption in 10 years, alcohol was responsible indirectly for the deaths of 500,000 people per year. However, the natural population decline continues but depopulation was offseted by the increase in migrants. According to data provided by the Federal Migration Service, in eleven months during the year 2009, the Russian citizenship was granted to foreigners 333.474. 

Since 1999 (the end of Yeltsin’s term), the rate of emigration of Russians (or departure from Russia) is in constant decline, emigration reached 250,000 people per year in 1998 and 1999 but fell in 2008 to less than 20,000 person. In comparison the rate of arrivals, after dropping in 1998 to about 500.000 fell in 2004 to around 120.000.

Then in 2007 it bounced back to about 280,000 people. From 1990 to 2008, immigration to Russia totalized 5,347,027 people. 

Not all stayed, but migration service says that would have remained in Russia 4,168,980 person or around 75%. This corresponds to an average net inflow of 231,610 persons per year. I would like to remind that the population of Russia is 142 million and also that these immigrants are 90% of CIS countries as can be seen here. From 1992-2007, the bulk of immigration to Russia consisted of ethnic Russians returning from former Soviet republics to 65% and 11% of citizens of various minorities in Russia, 24% are migrants from other origins.


In 2003, the share of ethnic Russians was 65%, and Slavs (including Ukraine and Belarus) 72%.In 2007, the share of Slavs decreased to 50%, the share of nationals in the Caucasus has increased by 9-21%, and Central Asia 4-14%. The Center surveys GKS gives us a detailed breakdown of the immigration through the entries for the years 2003-2008, but also throughout the territory of the federation.

Illegal immigration by cons is a different problem, in the words of Vladimir Putin in 2006: «The number of illegal migrants in Russia could reach $ 15 million. It’s more than in America and Europe taken together …

According to current estimates, there are 500,000 people registered on the 10 million foreigners working in our country. 10 million is not a final figure because « nobody knows exactly how much they are at work here ».  In 2008, according to figures from the Federal Immigration Service (FMS), there were 9.2 million foreign citizens in Russia, 80% would come from a country of the CIS. Of these 9 million, two thirds worked illegally. 

Demography in Russia in 2010

The first half of 2010 is quite positive, the number of births (868,936) is 2.3% higher than during the same period in 2009 (849.267), with 19,569 births more. 

Mortality significantly decreased with a fall of 1.8% between  S1 2010 (1,010,988 deaths) and the H1 2009 (1,029,066 deaths) so 18,078 fewer deaths. The loss of population during the first semester of 2010 is 142,152 inhabitants, against a loss of 179,799 inhabitants for the first semester of 2009.  On the comparative six first months of both year, deaths from cardiovascular disease  fell by only 2% and deaths from cancer of 0.7% only. Death for « external reasons » also reduce for 6.1%. Within this group, road deaths, poisonings, suicides and murders fell by 10-15%. For the first time since 1998, the number of deaths in 2010 «Should» be less than 2 million. (Links).This year, it is possible, without being to much optimistic, to say that the population should grow maybe by 100.000 people.

Russian’s demography, previsions from 2010 to 2030

Three major demographic projections have been considered for the population until 2030, by the Russian’s health ministry.

low projection considers that the population should continue to decrease, to reach 139.630.000 inhabitants in 2016, the rate of decline should reach a medium yearly 500.000 person until 2015, and then top to 700.000 / year until 2030, where the population should stabilize around 128.000.000,  with a very low immigration rate around 200.000 people / year, which represents from 2010 to 2030 less than 4% of the population from 2030.

medium projection sees the population growth until 2016 as reaching 142.160.000 inhabitant and then reducing 200 or 300.000 / year to reach 139.730.000 in 2020. Immigration would be more consequent than in a low projection: around 350.000 /year. For memory, in 2009 334.500 citizens received the Russian nationality.

high prevision considers that the growth of population will lead to 144.000.000 citizens in 2016 and then 148.000.000 in 2030. In this prevision, immigration would be stronger, at around 475.000 / year, but that remains relatively weak, leading after 20 years to less than 8% of population, which is a « normal » actual European’s rate. 

However the big difference is that within those potential 8% should be a strong proportion of Russian speaking people, and even ethnic Slavians from Ukraine / Baltic countries… which means people from non destabilizing communities, unlike in western Europe.

Motherland / Mère patrie

Un post intéressant trouvé sur Takimag intitulé “motherland“. Celui ci (en Anglais) va globalement dans le même sens que mes articles sur la démographie améliorée par les mesures du Kremlin, mais soulève également d’autres points, comme le fait de se demander pourquoi en Europe de l’ouest aucun politicien ne soulève le problème épineux de la démographie et des substitutions de populations en cours …   Quelques extraits et traductions  :   ” La politique nataliste de l’USSR n’a pas été oubliée. Ce que la Russie d’aujourd’hui partage avec ” l’Europe ” est un passé colonial et une situation démographique catastrophique. Néanmoins plutôt que de copier le défaitisme Européen, le gouvernement Russe n’à pas que choisi de saisir le taureau par les cornes mais également de le forcer à s’accoupler”.  ” L’URSS est un cas particulier car dès la prise du pouvoir des Bolcheviks, ceux ci ont appliqué les principes de l’idéologie Marxiste, passant par la légalisation de l’avortement, facilitant les procédures de divorce et promouvant la “nouvelle femme”. Néanmoins un grand nombre de citoyens ont choisi de préserver la famille comme unité socio-économique essentielle. “Si dans les années 20 l’immoralité marxiste a prédominé, dès les années 30 on assiste à un retour de la politique de l’état vers un “conservatisme social”. L’avortement est banni, le divorce rendu plus difficile .. Le gouvernement vante la “mère héroïque” qui relance la natalité et sauve la nation.”     Des affiches soviétiques reflètent ces changements comme celle ci qui appelle les femmes Russes à prendre soin de leurs seins ..  

… Une autre affiche de 1934 vante le travail paysan d’une honnête famille Slave ..

Après 1945, le gouvernement Russe continue sa politique nataliste pour relancer la démographie après les 22 millions de morts dus à la guerre, comme cette affiche affirmant : “grandis guerrier, l’armée rouge te protège” …  

Dans la Russie moderne, des bébés joufflus et blonds apparaissent aussi sur les murs de la ville, surtout depuis 2005 ou Vladimir Poutine à fait de la natalité un problème national (NDLR lien ici). Au rythme d’avant la reprise en main par le Kremlin, le pays était censé (selon les projections de l’OCDE) perdre 11 millions d’habitants d’ici 2025.   Non sans rapeller la “mère héroïque” des années 30, le gouvernement à instauré une batterie de mesures destinées à inciter les jeunes femmes à faire des enfants. Malgré les nombreuses critiques (immoralité de relancer la natalité par appât du gain, absence de mesure pour la santé des mâles … etc etc) les chiffres sont positifs et le pays à enregistré son record de naissances en 2008 (NDLR : l’article date de fin 2008 mais en 2009 l’augmentation a continué et pour la première fois depuis 15 ans, en aout 2009 le solde démographique a été positif et la population Russe à cessé de décliner !).   S’inspirant des affiches des années 30, le gouvernement Russe à puisé sa méthode de communication dans les traditions Russes en utilisant des slogans “patriotiques” et en visant principalement les Russes de souche (NDLR : communauté la plus en proie à la chute démographique).   Il faut noter que l’état en Russie utilise beaucoup le syndrome patriotique, en offrant à ses citoyens nombre d’évènements, tels que les fêtes religieuses, les évènements sportifs, les défilés militaires ou des évènements culturels et cela au nom du patriotisme, bref tout ce qui est jugé à l’ouest comme “dépassé ou “oppressant”. Aucune surprise par conséquent à ce que celui ci se mêle de démographie. De la même façon les Russes sont assez conservateurs pour ce qui concerne le mariage ou les affaires familiales, dès lors aucune surprise à ce que le modèle de la femme au foyer, ou avec beaucoup d’enfants soit montré par les médias d’état comme un modèle social adéquat.   (NDRL : voir par ex au camp des NASHIS en 2007 ou  les jeunes filles sont incitées à ne pas porter d’habits serrés ou courts, ou l’alcool est prohibé et ou le sexe est ..   Fortement conseillé, sans préservatifs ! Cette année la, 25 couples ont profité du camp d’été pour se marier.)   Les messages natalistes pullulent dans le métro moscovite et attire l’attention des 6 millions de Moscovites qui empruntent chaque jour ses interminables couloirs et escalators.    Parmi les plus fréquents on peut voir ceux ci :   ” Le pays a besoin de votre record , chaque minute 3 individus naissent en Russie”  

  ” L’amour de la patrie commence avec une famille ”  

                                    “La famille, un des chefs d’oeuvre de la nature”

Le “problème” de la natalité étant pris en main, et le gouvernement s’attaquant désormais aux problèmes complémentaires de l’alcool et de la santé publique, il est plausible que cela fonctionne avec la même réussite. Il faut alors se demander pourquoi ce qui est “tabou” en Europe de l’ouest est une priorité nationale dans la “mère patrie” !  

25 мифов о России

2010 год объявлен во Франции годом России, и я решил закончить 2009 год небольшим информационным обзором, в котором собираюсь показать, что многие цифры, которыми оперирует традиционная пресса, когда речь идет о России, совершенно ошибочны. Вот доказательства

1. При Путине только богачи и олигархи стали жить лучше, а бедные люди не ощутили роста уровня жизни

Это не так. Во время правления Путина бедность значительно уменьшилась. Количество россиян, живущих за чертой бедности сократилось в 35% до 23% с 2000 года по 2004 и упало до 13,5% в 2008 году (до кризиса).
2000 (Путин приходит к власти): 35%
2004 (окончание первого срока правления Путина): 23%
2008 (окончание второго срока): 13,5%
Обратите внимание, что в 2007 году во Франции за чертой бедности жили 13,7% населения.



2. Демографические тенденции в России таковы, что население страны сократится как минимум до 100 миллионов против нынешних 142 миллионов

Неверно. Часто можно прочесть о том, что в России низкий уровень рождаемости и высокий уровень смертности, а также велико число абортов и самоубийств, в результате чего Россия ежегодно теряет 700 тысяч жителей. Но это не так.
В 2005 году население России сократилось на 760 тысяч жителей – абсолютный рекорд.
В 2006 убыль населения составила «всего лишь» 520 тысяч человек.
В 2007 – «лишь» 280 тысяч.
В 2008 – население сократилось приблизительно на 116 тысяч
А в 2009 население увеличилось на 12 тысяч, рождаемость выросла на 3%, и это при том, что 2009 год был годом экономического кризиса. То есть меры, предпринятые Медведевым в 2005 году, имели просто ошеломляющий результат.
Таким образом, демографические перспективы России выглядят не более пессимистично, чем китайские или других стран Большой Семерки, как например Германии.


3. При Путине в России ухудшилась ситуация с правами человека, были убиты более 200 журналистов, и Россия вернулась к своему тоталитарному прошлому

Но эту точку зрения разделяют лишь 3% россиян! Во время правления Путина к несчастью были убиты 17 журналистов, но ведь это значительно меньше чем при Ельцине (30 журналистов).
По данным самого ЦРУ Россия стоит на 4 месте в мире по числу журналистов, убитых с 1992 года, но уже на 14 по соотношению убитых журналистов на душу населения, перед Израилем и Алжиром и сразу за Турцией, которая претендует на вступление в ЕС.
А по сравнению с другими постсоветскими странами Россия стоит на 5 месте (из 13), сразу за Латвией – страной-членом ЕС .


4. Российская экономика базируется исключительно на сырье, что и подтвердил размер рецессии в 2009 году

Никто никогда не отрицал, что Россия (наряду с другими странами) добывает и экспортирует сырье. Однако экономический кризис затронул Россию вовсе не из-за этого: поскольку эта страна с относительно закрытой экономикой, внутренний спрос там остался достаточно сильным, и в теории это может поддержать экономику.
А вот западные кредиторы, у которых брали в долг российские предприятия, весьма поспособствовали тому, что экономическое развитие страны было заморожено. Помимо этого, призывы Америки наложить на Россию санкции после операции в Грузии в 2008 году также вызвали рост экономической нестабильности, спровоцировав отток капитала (преимущественно англо-саксонского) с конца 2008 года по конец 2009.


5. Россия предательски напала на Грузию в августе 2008

В реальности же через несколько часов после того, как по телевидению всем жителям Грузии пообещали мир, танки открыли огонь по Южной Осетии. Действуя по наущению американских, украинских и израильских военных советников, грузины должны были убивать мирных жителей и солдат-миротворцев, которые находились там по мандату ООН. Несмотря на поток пропаганды, согласно которой агрессором была Россия, она лишь дала пропорциональный ответ. Более того, большая часть грузинской инфраструктуры (особенно энергетическая) не пострадала, не была затронута и столица Тбилиси.
Согласно результатам международного расследования, зачинщиком конфликта была Грузия – именно она первой открыла огонь по Осетии.
И еще вопрос: почему никто не обеспокоен тем, что в Грузии запрещают выступления оппозиции, арестовывают оппозиционеров и убивают грузинских оппозиционеров за границей?


6. Российские либералы и правозащитники не могут свободно заниматься политикой, потому что им мешает Кремль

Это не совсем так. Российские либералы всегда имели возможность участвовать в выборах, но их политическая популярность постоянно падала: 12% на парламентских выборах 1993 года, 7% на выборах 1995 и 1999, 4% в 2003, 2% в 2006…
Тем более, западная модель общества больше не привлекает россиян, которые много путешествовали (1/4 граждан России уже побывали в Европе), они больше сосредоточены на сохранении национального суверенитета. И, наконец, методы Каспарова и его сотоварищей – проведение нелегальных силовых акций протеста (они сознательно идут на аресты) с лозунгами на английском (которые без сомнения адресованы иностранной прессе) не внушают россиянам доверия.


7. Россияне расисты, сексисты и ненавидят Запад

Россияне не расисты уже постольку, поскольку живут в многонациональном и многоконфессиональном государстве. В России не больше (если не меньше) расистов, чем в других цивилизованных странах (Америке, Германии, Украине…)
Что до отношения к женщинам, то славянские общества матриархальны, и женщины играют здесь ведущую роль в экономике, и уже давно пользуются избирательным правом и правом на аборты. Россиянки начали голосовать на 30 лет раньше француженок!


8. Россия агрессивна по отношению к своим ближайшим соседям

В отличие от других империй, Россия никогда никого не завоевывала с оружием в руках. Кстати, многие граждане соседних государств были бы согласны на то, чтобы их страны вновь стали частью России.


9. В России эпидемия СПИДа

Повсюду пишут о том, что в России огромное число ВИЧ-инфицированных. На самом деле проверка населения уже практически закончена, то есть большая часть ВИЧ- инфицированных уже выявлена. Потолок был достигнут в 2002 году, с тех пор количество больных сокращается, если не считать группы риска (инъекционные наркоманы, проститутки, заключенные). Таким образом, несмотря на то, что эпидемия СПИДа остается важным фактором (как и во всех развитых странах), ситуация в России все же очень далека о того, что можно наблюдать в Африке южнее Сахары.


10. У народа с европейской рождаемостью и африканской ментальностью нет будущего

С чего вдруг? Падение рождаемости в постсоветский период – это результат ситуации 1990-х: экономического и психологического шока от распада СССР. С тех пор рождаемость поднялась до уровня нынешней европейской (см. пункт 2), и ничто не говорит нам о том, что завтра или послезавтра она не станет еще выше.
Что до сверхвысокой смертности, то она сейчас тоже снижается, и затрагивает только пожилых людей, что никак не сказывается на рождаемости, потому что у них уже есть дети и даже внуки.

11. Уровень социального неравенства приближается к царской России и усугубляется повсеместной коррупцией. С приходом к власти Владимира Путина эти тенденции только усилились

Российская экономика достаточно своеобразна – ее нельзя назвать ни абсолютно либеральной, ни абсолютно авторитарной. Это полуоткрытая и полузакрытая экономика, ее отличительной особенностью является сильное государственное присутствие и достаточно высокий уровень коррупции – этого никто не отрицает.
Тем не менее, с приходом Владимира Путина началась успешная война против олигархов. В 90-е годы западная пресса обличала олигархов, но переключилась на Путина, как только он начал борьбу с ними. Почему?
Как сказал один эксперт в области экономической безопасности во время форума во французском Сенате, «Время, когда в дверь стучали плохие парни в черных куртках, закончилось в 1995 году. В 2000-е годы на смену рэкетирам пришел административный ресурс (милиция и бывшие сотрудники спецслужб). В настоящее же время российский рынок практически вплотную приблизился к стандартам цивилизованного».



12. Россия самым жестоким образом подавляет чеченских борцов за независимость

Это неправда. После первой Чеченской войны (1995) и отступления русских, чеченцы de facto обрели независимость. Ситуация резко ухудшилась: пришлые исламисты (ваххабиты) начали терроризировать местное население и организовывать вооруженные рейды в соседние регионы, чтобы дестабилизировать весь Кавказ и создать там независимый от России исламский халифат. Поскольку Чечня находится внутри России, большинство чеченцев хотят не независимости, а мира. После окончания второй Чеченской войны республику держит в ежовых рукавицах Рамзан Кадыров, зато в регионе восстановлены мир и законность.


13. Советская космическая программа была создана руками немецких военнопленных

К несчастью для Германии, советская космическая программа была создана русскими (такими как Королев), и при этом у них не было плана Маршалла, который помог бы им восстанавливать страну после Второй мировой войны. А вот в Соединенных Штатах работали захваченные в плен нацистские ученые, один из самых известных – Вернер фон Браун (Wernher von Braun).

14. В России не было демократических выборов – Путин посадил на своем место марионетку-Медведева

Путина регулярно неточно переводят, вольно интерпретируют, часто называют диктатором и противником демократии. После того как Медведев был избран, пресса убеждала нас, что он ничего из себя не представляет, быстро уйдет в отставку или изменит законодательство так, чтобы Путин снова возглавил страну. В итоге ничего такого не случилось. Ни о какой отставке речи не идет. Дуэт Путина и Медведева существует с 2000 года (вот уже 10 лет).



15. Дальний Восток колонизирован китайцами, ситуация просто катастрофическая: скоро вся Сибирь отойдет Китаю!

Отношения России и Китая никогда не были плохими, несмотря на утверждения «западных экспертов». Для начала нет никакой китайской экспансии, о которой так любят рассуждать. Исследование, проведенное в 2008 году, позволило составить портрет типичного китайского иммигранта, вот что получилось: 60% – мужчины, у 20% есть высшее образование (в среднем по Китаю 12%), 94% работают и подавляющее большинство приехали из приграничных городов. Больше половины – предприниматели.
Главный вопрос: сколько их? По данным ФМС в 2006 году было 200 000, в 2007 – 320 000, причем многие – сезонные рабочие. Конечно, это без учета нелегалов, однако до сих пор, несмотря на вопли некоторых (Латынина, Гольц), на Дальнем Востоке России еще не было обнаружено ни одного китайского города-миллионера. Скорее всего, на Дальнем Востоке на 5 миллионов русских приходится порядка полумиллиона китайцев (2/3 из которых легальные мигранты и сезонные рабочие).
Даже если предположить, что китайцы решат выйти из Азии (что маловероятно) и пойти на конфликт с Россией (что еще более маловероятно), то российское военное превосходство (особенно ядерное) их быстро разубедит.


16. Россия показала себя ненадежным партнером, особенно в том, что касается поставок энергоресурсов (см. перебои в поставках газа)

Если мы попробуем как следует разобраться и понять, кто первый начал, окажется, что все как наоборот. Как русские должны были реагировать на расширение НАТО на восток, на признание независимости Косово, на отношение к русскому меньшинству в странах Балтии, на грузинскую агрессию, на цветные революции, которые спонсировало ЦРУ и т. д.?

То же самое и с перебоями в поставках газа, которые были спровоцированы Украиной, которая не заплатила России за газ, и начала «отбор» газа на своей территории.
Россия уже давно снабжает газом Турцию (с 2003 года по газопроводу Blue Stream) и никогда не было никаких проблем – это доказывает, что Россию нельзя считать ненадежным поставщиком и партнером.



17. Дискриминация русских в Эстонии и Латвии – это сильное преувеличение

Нет, многие европейские правозащитные ассоциации тыкали пальцем в ужасающее положение русского меньшинства. Русским чинят административные препоны, дискриминируют их язык, препятствуют трудоустройству и т. д.
В результате четверть населения этих стран лишена права на образование и даже права на получение гражданства! Не все они русские (но с советскими паспортами), и они становятся лицами без гражданства, апатридами, к которым относятся, как к гражданам второго сорта, и все это в самом сердце Европы.
В тех же странах терпят марши ветеранов СС, но запрещают советскую символику. Русских убивают, а ЕС молчит.


18. Российская армия абсолютно устарела, равно как и ее военная доктрина. Россия не в состоянии будет выдержать удар Китая или НАТО

В реальности все иначе: в настоящее время Россия активно развивает высокотехнологичное оружие – самолеты-истребители, тяжелые бомбардировщики, системы слежения, а также оружие массового поражения (ракеты булава, воевода) и т. д.
Война с Грузией доказала превосходство российской армией над армией страны, которой 5 лет помогало НАТО.
Новая военная доктрина вполне современна и связана со «стратегией 2020», недавние предложения Кремля относительно новой стратегии Европейской безопасности весьма разумны и плодотворны. А планы по модернизации армии впечатляют.



19. Гражданское общество было уничтожено при Путине, вся судебная система «под колпаком»

На самом деле количество судебных исков значительно возросло с 1999 года. За последние 10 лет их стало в 6 раз больше! В России прошла судебная реформа и истцы выигрывают 71% исков против государства. Существуют и бесплатные юридические консультации.
Представление о том, что в России притесняют неправительственные организации сложилось после того, как в 2004 из страны выставили Freedom House – за то, что НПО не платила арендную плату. Но ведь мы знаем, что подобные НПО участвовали в организации оранжевых революций, поэтому вполне естественно, что власти воспользовались первой же возможностью, чтобы их запретить.


20. Ходорковский был арестован и несправедливо осужден из-за того, что он был эффективным менеджером, западником и либералом

Ходорковский был осужден за мошенничество (коррупция, подкуп, уход от налогов). Более половины россиян считают, что он осужден справедливо (54% в 2006 году).
Ходорковский поставил под угрозу российские национальные интересы, потому что собирался продать ЮКОС компании Exxon, то есть собирался продать российское сырье, ему не принадлежащее, американской компании, и все это накануне холодной войны. Более того, после ареста, его личные средства были переданы Ротшильду, и это вполне естественно, поскольку Ходорковский связан с американскими неоконсерваторами, приближенными к Бушу.


21. Ельцин был настоящим демократом

Он даже влез на танк вместе с теми, кто стрелял по Думе, где депутаты (коммунисты) противостояли его либерально-коррупционным реформам. Потом он без подготовки объявил войну Чечне и проиграл. Министрами он назначал некомпетентных воров, олигархи обогащались в то время как народ нищал, а кавказская мафия захватывала контроль над страной.


22. Россия использует свои энергоресурсы, чтобы держать в узде соседей и извлекает политическую выгоду из энергетической экспансии

Поставщик имеет право устанавливать тарифы, а клиенты – платить или нет. Если уж какая страна и использует энергетику в политических целях, то это Америка, которая позволяет себе бомбить Ирак и Афганистан.


23. Россией правят неокоммунисты, евразийцы и националисты, которые больше всего ненавидят Запад и Европу

Российская политическая система очень отличается от европейской. Политический спектр очень широк даже в рамках одной партии. Однако правда, что русские очень патриотичны и это проявляется в партиях как правого, так и левого толка.
Когда у Владимира Путина спросили, какой идеологии он придерживается, он ответил: «Не кажется ли вам, что идеологии причинили уже достаточно зла?» Недавно Сергей Лавров заявил, что Россия является частью европейской цивилизации.


24. К 2050 году Россия станет исламским халифатом

В реальности все совсем иначе: этнические русские составляют 80% населения страны. Согласно проведенному в 2006 году опросу, лишь 6% граждан России считают себя мусульманами, подтверждая пословицу: «В России Коран растворился в водке». Тем более что даже в традиционно мусульманских регионах России (Татарстан, Башкортостан) «россияне славянского происхождения» составляют более 50% населения.


25. Березовский позволил Путину прийти к власти, а потом они поссорились и теперь он не может вернуться в свою страну

Генерал Лебедь сказал: “Березовский — апофеоз мерзости на государственном уровне: этому представителю небольшой клики, оказавшейся у власти, мало просто воровать — ему надо, чтобы все видели, что он ворует совершенно безнаказанно”. Лебедь погиб в авиакатастрофе.
Журналист журнала Forbes Пол Хлебников написал книгу «Крестный отец Кремля Борис Березовский, или История разграбления России», в которой рассказал о связях Березовского с мафией. Пола Хлебникова убили.
Березовский был замешан во многих грязных делах и нераскрытых убийствах. Ордеры на его арест выписаны в России и в Южной Америке. Не удивительно, что многие на Западе защищают этого «великого демократа».

Les 25 mythes Russophobes

A l’occasion de l’année de la France en Russie, en 2010, j’ai choisi de terminer l’année 2009 sur une petite synthèse du travail de re-information et de décodage de la scène Russe, effectué via ce blog. 
L’idée de cet article m’a été soufflée par Anatoly de sublime oblivion, qu’il en soit remercié. 
 
Cet article tombe à point puisque le Figaro vient de publier avec de l’encre “orange” un article qui me permet d’attribuer à son auteur le prix du Russophobe de l’année. J’incite tous mes lecteurs à signaler leur mécontentement au Figaro, soit en contactant directement le journal, soit en postant un commentaire à la suite de l’article. Seul ce travail commun et quantitatif peut avoir une influence sur les contenus des articles, alors manifestez vous !
 
Voila ce sera tout pour 2009. 
 
Je souhaite à tous mes lecteurs une bonne fin d’année, je les remercie de leur soutien grandissant et leur confirme ma grande détermination à continuer mon travail en 2010, avec de nombreux projets pour rendre le blog plus populaire, plus interactif, et avec sans doute l’arrivée de nouveaux participants 😉

 

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1 – Sous Poutine, la vie ne s’est améliorée que pour les Riches et les Oligarques, et les pauvres n’ont pas vu une augmentation de leur niveau de vie.

 

Faux, sous le gouvernement Poutine, la pauvreté a considérablement diminué. Le taux de Russe vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 35 à 23% de 2000 à 2004 et était tombé à 13,5% en 2008 (avant la crise). 

2000 (arrivée de poutine au pouvoir): 35% 

2004 (fin du premier mandat Poutine): 23%
2008 (fin du second mandant Poutine): 13,5%
Mémo : Il est à noter que en France en 2007 : 13,7% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. 
 
2 – La spirale démographique Russe devrait voir la population de ce pays diminuer à moins de 100 millions d’habitants contre 142 millions aujourd’hui. 

Faux. Il est très fréquent de « lire » en effet que le taux de natalité est bas, que le taux de mortalité est élevé, ainsi que le taux d’avortements et de suicides, et que la Russie perdrait inexorablement 700.000 habitants par an. Pourtant ce n’est pas le cas.
En 2005 la population russe a décrue de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.
En 2006 la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.
En 2007 la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.
En 2008 la baisse est de a peu près 116.000 habitants
En 2009 la population a augmenté de 12.000 personnes, la natalité ayant augmenté de 3% sur l’année 2009 et ce malgré la crise économique. Les mesures Medevedev de 2005 ont donc eu un résultat absolument foudroyant.
Mémo : Aujourd’hui les prévisions démographiques Russes ne sont donc pas plus pessimistes que celles de la Chine ou bien de pays du G7 comme l’Allemagne.
 
3 – Sous Poutine en Russie il y a une baisse des droits de l’homme, plus de 200 journalistes ont été assassinés etla Russie revient à son passé « totalitaire ». 

Pas de chance seulement 3% des Russes sont d’accord avec ce point de vue ! En plus si sous le règne de Poutine 17 journalistes ont malheureusement trouvé la mort, c’est bien moins que sous Eltsine (30 morts).
Selon la CIA elle-même , si la Russie est le 4ième pays au monde pour le nombre de journalistes tués depuis 1992, elle n’est que 14ième au ratio du nombre de journalistes assassinés / nombre d’habitants dans le pays, devant Israël et l’Algérie et juste devant la Turquie qui prétend entrer dans l’UE.
Egalement, au classement des pays ex URSS, la Russie n’est que 5ième (sur 13) derrière un pays membre de l’UE, la lettonie.
Enfin il faut rajouter que en 2009, au classement du nombre de journalistes emprisonnés, la Russie est  au même niveau que le Vietnam ou encore la Turquie, candidat à l’UE.



4 – L’économie Russe est basée uniquement sur les matières premières, et la sévérité de la récession de 2009 l’a bien montré.

 

Personne n’a jamais nié que la Russie (comme d’autres états) est  extracteur et exportateur de matière première. Néanmoins ce n’est pas cela qui a contribué à ce que la Russie subisse la crise de 2009, puisque son économie est relativement fermée et que la demande intérieure est restée forte, ce qui  permet théoriquement de soutenir l’économie.
Par contre les coupures de crédits par les banques occidentales (chez qui les sociétés russes avaient empruntés) ont grandement contribué à freiner le développement économique du pays. En outre, les  appels du département Américain en 2008 a sanctionner la Russie  après l’affaire Georgienne ont grandement contribué à accroitre l’instabilité économique et faire sortir les capitaux de fin 2008 à fin 2009 (anglo saxons en grande partie).



5 –

La Russie a brutalement envahie la Géorgie en aout 2008.

 

En réalité quelques heures après son discours télévisé promettant à tous les habitants de la Georgie la « paix », les chars ouvraient le feu sur l’Ossétie. Aidé par des conseillers militaires et mercenaires Américains, Ukrainiens et Israéliens, ces attaques allaient tuer des civils et des soldats de maintien de la paix sous mandat de l’ONU. Malgré toute la propagande à vouloir laisser paraitre que c’était la partie Russe l’agresseur, la réponse militaire Russe a été juste et proportionnée. Plus que tout, le gros des infrastructures Georgiennes a été épargné (notamment énergétiques) et la capitale pas touchée.
Le rapport de la mission internationale sur ces événements à rendu un rapport le 01 10 2009 affirmant que la Géorgie était à l’origine du déclenchement des troubles militaires et avait la première ouvert le feu (sur l’Ossétie).
En outre, de nombreux trucages photos à destination des Occidentaux ont été fournis, par exemple ici, la ou ici.

Question : pourquoi personne ne s’émeut des manifestations interdites de l’opposition Georgienne, des arrestations d’opposants et des assassinats d’opposants Georgiens à l’étranger ?


6 – Les « libéraux » Russes sont les défenseurs des libertés individuelles et ne peuvent librement agir politiquement car le Kremlin les en empêche.

 

Ce n’est pas tout à fait exact, les libéraux Russes ont toujours pu librement participer aux élections et exister politiquement en Russie mais leur influence politique ne cesse de baisser (12 % aux élections législatives de 1993, 7 % aux élections législatives de 1995 et 1999, 4 % en 2003, 2 % en 2006 ..)
En outre le modèle de société calquée sur l’occident n’attire « plus » une population Russe qui a beaucoup voyagé (1/4 des citoyens est déjà allé en Europe) et est consciente de ses intérêts a ne pas brader la souveraineté nationale. Enfin les méthodes des kasparov et consorts à organiser des manifestations coup de poing manifestation déclenchées sans autorisations légales (de façon à être délibérément arrêtés) et avec des banderoles en Anglais (à destination des médias étrangers sans doute) ne le rendent pas du tout crédible aux yeux des Russes.



7 – Les Russes sont des racistes, sexistes et haïssent l’Occident.
Les Russes ne sont pas racistes puisque leur pays est absolument multi ethnique et multi confessionnel. Il n’y a pas plus (sinon moins) de racistes en Russie que dans les autres pays dits civilisés (Amérique, Allemagne, Ukraine ..).
Quand aux femmes, les sociétés Slaves sont matriarcales, les femmes y jouent un rôle économique essentiel, et jouissent du droit de vote et à l’avortement depuis bien longtemps. Pou le droit de vote : 30 ans avant les Françaises !


8 –

La Russie est agressive avec ses voisins géographiques proches.

 
Contrairement aux autres grandes superpuissances, la Russie n’a jamais envahi militairement un autre état. Enfin, de nombreux ressortissants des états voisins seraient d’accord pour que leur état ré-intègre la fédération de Russie .


9 –  La Russie est frappé par un SIDA endémique.
On lit partout que la Russie comprendrait une part énorme de sa population séropositive etc En réalité, le scan (test) de la population est presque terminé et le gros des séropositifs à été identifié (donc testé). Le plateau a été atteint en 2002 et la tendance depuis est à la baisse sauf dans certaines populations très identifiés (narcomanes par injections, prostituées, prisonniers..)
Par conséquent l’épidémie de sida si elle reste importante (comme dans tous les pays développés) semble sous contrôle et ne devrait pas prendre une tournure sub-saharienne. 


10 – Une nation avec une natalité de type européenne et une mortalité à l’Africaine ne peut avoir aucun avenir.

 

Et pourquoi cela ?
La baisse de la natalité post soviétique est due à la situation économique des années 90 et au choc moral et économique créé par l’effondrement de l’URSS, hors depuis cette période la natalité est remontée et de type Européenne aujourd’hui (point 2), rien ne dit qu’elle ne soit pas plus élevée demain ou après demain.
Quand à la surmortalité, elle est aujourd’hui est néanmoins en baisse et ne touche que les hommes âgés de cette période, hors ceux la ne contribuent pas à la natalité Russe (ils sont déjà pères, voir grand pères).



11 – L’inégalité est en Russie très forte, du niveau de

la Russie Tsariste et cela est aggravé par une corruption endémique. Tout cela s’est aggravé depuis l’arrivé de Poutine au pouvoir.

 

L’économie Russe est une économie originale, ni totalement libérale, ni  totalement autoritaire. Elle est une économie mi ouverte, mi fermée, est marquée par un très fort  interventionnisme de l’état et une corruption relativement élevée, ce que personne ne le nie.
Néanmoins depuis l’arrivé au pouvoir de Vladimir Poutine, la guerre contre les « oligarques » a été menée avec succès. La presse Occidentale, qui fustigeait ces oligarques enrichis dans les années 90 s’et mise très curieusement a fustigé Poutine lorsque celui-ci à commencer à les mettre au pas. Pour quelles raisons ?
Plus sérieusement, comme le précisait le président d’un groupe de sécurité économique lors d’un forum au sénat Français : «  le temps où de méchants garçons en blouson noir venaient frapper aux portes est révolu depuis les années 1995. Le temps est également révolu -depuis les années 2000- où les acteurs informels « rouges » (c’est-à-dire les administrations telles que la police ou les associations des anciens des Services spéciaux) remplaçaient les acteurs informels « noirs ».  L’époque actuelle est presque celle des relations de marché civilisées en Russie ».



12 –

La Russie a réprimée dans la violence la plus terrible l’insurrection tchétchène dont les combattant ne souhaitaient que l’indépendance et sortir du Giron Russe.

 

Faux, après la première guerre en Tchétchénie (1995) et le retrait Russe, les Tchéchènes vivaient une indépendance de facto. La situation a terriblement dégénèré, des groupes mafieux islamistes sous influence étrangère (wahhabites) ont commencé à terroriser la population et des raids militaires ont été effectués par des milices dans les états voisins pour tenter de déstabiliser le Caucase et établir un califat islamiste, indépendant de la Russie. Hors la Tchétchénie se situe « en » Russie et la grande majorité des Tchétchènes ne veut pas l’indépendance mais la paix.
Depuis la fin de la seconde guerre de Tchétchénie, le pays est dirigé par Ramzan Kadyrov d’une main de fer, mais un état légal existe, le pays est presque pacifié et la reconstruction quasi terminée.



13 – Le programme spatial Soviétique a été développé par des « prisonniers » de guerre Allemands.

 

Malheureusement pour l’Allemagne, le programme Spatial Soviétique est le fait des Russes (comme Korolev), qui n’ont eux pas bénéficié du plan Marshall pour reconstruire le pays après la seconde guerre mondiale. A l’inverse, de nombreux prisonniers Allemands ont été capturés et utilisés aux Etats-Unis pour contribuer au développement, le plus célèbre étant le savant nazi Von Braun.
 

14 –

La Russie n’a pas permis de transition démocratique, Poutine à mis en place sa marionnette Medevedev.

 

Poutine est régulièrement mal traduit, volontairement mal interprété et systématiquement présenté comme un « dictateur », un « non  démocrate ». Lorsque Medvedev a été élu, la presse nous a assuré qu’il n’en était rien, que rapidement celui c i allait démissionner, ou changer la loi afin que Poutine soit de nouveau au pouvoir. Au final il n’en a rien été, il ne s’agissait une fois de plus que de dénigrements. Le duo Poutine-Medvedev marche main dans la main depuis les années 2000 (il y a 10 ans). 



15 – La situation est catastrophique en extrême orient, colonisé par les Chinois, demain

la Sibérie sera entièrement Chinoise !

 

Les relations Russo-chinoises n’ont jamais été mauvaises, malgré ce qu’affirment les « spécialistes Occidentaux ».  Tout d’abord il n’y a pas une “invasion” de Chinois comme on aimerait nous le faire croire. Plus surprenant, une étude de 2008 a tracé le portrait d’un “migrant Chinois Typique, en interrogeant 1000 personnes dans toutes les grandes villes de Russie. Voila ce qu’il en ressort : 60% sont des hommes, 20% ont une éducation supérieure (la moyenne Chinoise étant de 12%). 94% travaillent et la grande majorité est issue des villes frontalières dela Russie. Plus de la moitié sont auto entrepreneurs et font du commerce. 

La grande question est “combien” sont-ils ? D’après le FMS, 200.000 en 2006 et 320.000 en 2007, dont de nombreux travailleurs saisonniers. Bien sur cela ne compte pas les clandestins mais jusqu’à présent, malgré les hurlements de certains (Golts, Latynina..) pas de ville millionnaire Chinoise n’a été découverte en extrême orient Russe. Néanmoins un chiffre de 500.000 (dont les 2/3 de migrants légaux et saisonniers) semble être un chiffre raisonnable.  “ En face” de cela il y a 5 millions de Russes.  

 
Même si les Chinois devaient abandonner leur « objectif » du sud est asiatique (ce qui est improbable) et chercher un conflit avec la Russie (encore plus improbable), la supériorité militaire Russe (notamment nucléaire) est largement dissuasive.



16 –

La Russie à prouvée qu’elle n’était pas un partenaire fiable pour l’oues, notamment pour les approvisionnements énergétiques (cf : les coupures de gaz).

 

Lorsque l’on regarde en détail  « qui » à réellement agressé l’autre on est en droit de penser l’inverse en fait. S’est t’on posé la question de savoir ce que due doivent penser les Russes de l’extension à l’est de l’OTAN, de l’affaire du Kosovo, du traitement des minorités Russes dans les pays Baltes, de l’agression militaire Georgienne, des révolutions de couleurs financées par la CIA etc) ?
De la même façon, les coupures d’approvisionnements de l’hiver dernier ont été déclenchées par l’Ukraine qui n’a pas payé la Russie pour le gaz qu’elle a acheminée sur « son » territoire.
La Russie alimente depuis très longtemps la Turquie en gaz (depuis 2003 via Blue Stream) et il n’y a jamais eu de tels problèmes, preuve s’il en est que la Russie est un partenaire et un fournisseur fiable.



17 – Les Russes exagèrent les accusations de « discriminations » qui frapperaient leurs ressortissants en Estonie et en Lettonie.

 

Non, de nombreuses associations des droits de l’homme Européennes ont pointé du doigt la terrible situation de ces minorités Russes, brimées à différents niveaux : administratifs, linguistiques, pour l’accès au travail etc.
La conséquence est que dans ces états ¼ de la population est coupée d’un droit à l’enseignement et n’a même pas accès à la citoyenneté ! Certains n’étant pas Russes (ils ont les passeports Soviétiques), ils se retrouvent « sans » nationalités, apatrides et traités comme des citoyens de seconds rangs, le tout au cœur de l’Europe.
Dans ces mêmes états, des marches de vétérans SS sont tolérés et les monuments Soviétiques sont effacés, des russes sont tués et l’UE ne dit rien.
 
18 – Le potentiel militaire Russe est totalement obsolète, sa doctrine militaire également et la Russie serait incapable de « tenir » une éventuelle confrontation avec la Chine ou l’OTAN.
La réalité est autre : la Russie développe actuellement une quantité d’armes de toutes sortes et de très hautes technologies, que ce soit les chasseurs militaires, les bombardiers lourds, le matériel de surveillance ou encore les armes de destruction massive (boulava, voivoda).. etc.
La guerre en Géorgie a prouvé la supériorité militaire de l’armée Russe sur une armée entrainée et « aidée » par l’OTAN depuis 5 ans.
La nouvelle doctrine militaire Russe est tout sauf obsolète et liée au « plan 2020 », les propositions récentes du Kremlin sur un « nouvel ensemble de sécurité continental » étant au contraire visionnaires et futuristes.  Enfin, le plan de modernisation de l’armée est considérable.



19 – La société civile a été annihilée par Poutine, et le système judiciaire est « tenu ».

 

En réalité, le nombre de plaignants allant au tribunal à considérablement augmenté entre 1999 et 2009 puisqu’il a été augmenté par six ! Le système des « jurés » a été introduit en Russie et les plaignants gagnent désormais 71% de leurs procès contre l’état. De plus un système d’aide juridique gratuite existe.
L’image des ONGs brutalisées par le pouvoir vient de l’expulsion de la Freedom House en 2004 pour non paiement de loyer. Mais quand on sait les activités révolutionnaires oranges de telles associations, il est normal que le pouvoir est saisi la « première » occasion pour les faire interdire.



20 – Khodorkovsky  a été injustement arrêté et détenu alors que c’était juste un entrepreneur efficace et ouvert aux idées libérales de l’Ouest.

 

Khodorkovsky est détenu pour des comportements frauduleux, illégaux (corruption, soudoiement, détournement et évasion fiscale..). Plus de la moitié des Russes jugent normal son arrestation. (54% en 2006).
Khodorkovsky a également mis en péril l’intérêt national Russe puisqu’il avait prévu de céder Youkos à Exxon, cédant ainsi les matières premières Russes (qui ne lui appartenaient pas) à une société Américaine, le tout au lendemain de la guerre froide. En outre, ces avoirs « personnels » ont été après son arrestation été transférés à Rothschild ce qui semble normal finalement, Khodor est lié aux néo conservateurs US et siégeait à Carlyle avec les proches de Bush.



21 – Eltsine a été un vrai démocrate.

 

Il a même posé sur un tank, comme ceux qui ouvraient le feu sur la Douma dont les députés (communistes) s’opposaient à ces réformes « libérales / corrompues ».
Il a ensuite déclenché une guerre non préparée en Tchétchénie, qu’il a perdue. Il a nommé des ministres incompétents et voleurs, permis aux oligarques de s’enrichir, pendant que le peuple s’appauvrissait et que des mafias caucasiennes prenaient le contrôle du pays.
Il était alcoolique et ridiculisait la Russie. Il était pour tout cela extrêmement apprécié par les occidentaux.



22 –

La Russie se sert de l’énergie pour « tenir » ses voisins et utilise son expansion énergétique au profit de projets politiques.

 

Un fournisseur a le droit de choisir son tarif, et les clients de payer ou non. Le pays au monde qui utilise l’énergie à des fins politiques est l’Amérique qui se permet de bombarder des pays comme l’Irak et l’Afghanistan.



23 –

La Russie est dirigée par des néo-communistes, eurasiens, nationalistes et qui sont avant tout contre l’Ouest et l’Europe.  

 

Le système politique Russe est très différent des systèmes politiques Européens. Le spectre politique est très large même au sein d’un seul parti. Mais oui c’est vrai les Russes sont très patriotes et cela dans les partis de droite comme de gauche.
Lorsqu’il a été demandé à Vladimir Poutine de quelle idéologie il se réclamait celui-ci a répondu : « vous ne trouvez pas que les idéologies ont fait assez de mal ?»  Récemment, Sergueï Lavrov affirmait que la Russie se sentait part de la civilisation Européenne.



24 –

La Russie sera un califat islamique en 2050.

 

La réalité est tout autre, les russes ethniques représentent 80% de la population du pays.  Selon un sondage de 2006 seulement 6% des citoyens de Russie se considèrent comme « musulmans », confortant l’adage que « en Russie la vodka a dissous le Coran ». En outre, même au cœur des zones musulmanes de Russie (tatarstan, bachokorstan..) les « russes de souche slave » représentent plus de 50% de la population.
En outre la fertilité des « Russes de souche » est désormais plus élevée que celle des « musulmans » Russes, hormis dans certaines régions comme la Tchétchénie, mais sa population ne représente que «1% de la population Russe.



25 – Berezovsky a permis l’arrivée de Poutine au pouvoir et est désormais soumis à un harcèlement des autorités Russes, l’empêchant de revenir dans son pays.

 

Comme le général Lebed disait: “Berëzovski est l’apothéose de cette petite clique au pouvoir qui n’est pas satisfaite par montrer qu’elle vole mais qu’elle le fait en toute impunité. Lebed est mort dans un accident d’hélicoptère.
Le journaliste de Forbes Paul Khlebnikov a écrit un livre sur lui « parrain du Kremlin », en mettant en évidence ces liens avec les mafias, celui-ci est également mort assassiné.
Berëzovski a été mis en cause dans de nombreuses affaires scabreuses et meurtres non résolu. Il a des mandats d’arrêts contre lui en Russie mais également en Amérique du sud.
Il n’est pas surprenant que ce « grand démocrate » soit défendu par nombre d’occidentaux.Article publié sur Agoravox

Le Kremlin contre le sida

Avec la démographie et l’Islam, le sida serait le 3ème point faible de la Russie. Il suffit de taper “sida en russie” pour comprendre à quel point la situation y serait catastrophique voir jugée irréversible. J’ai dans ce blog  traité depuis un an de la démographie en Russie et montré chiffres à l’appui que l’image qu’en donnait la presse Occidentale était totalement erronée. 
Je me pencherais prochainement sur la “menace musulmane” pour montrer que ce fantasme était complètement faux et pour le coup fondé sur la crainte d’un effondrement démographique qui lui également n’existe tout simplement pas.
Pour l’instant, penchons nous sur le “sida en Russie”. Cet article est une traduction updatée et améliorée de l’article : ” myth of russia aid’s apocalypse“, trouvé sur sublimeoblivion.
De nombreux analystes (appelons cela des Russophobes) ont d’une manière un peu déraisonnable décrit l’inévitable explosion de la mortalité en Russie due au sida. En 2002 par exemple, Vadim Pokrovki prédisait dans le NY Times que le nombre de personnes infectés serait de plus de 1,5 millions de personnes en 2009 alors que dans ce même article les “spécialistes étrangers” prédisaient eux que ce nombre pourrait atteindre … 7 millions de personnes !

Nous sommes aujourd’hui fin 2009 et le nombre de personnes contaminées par le virus du sida est officiellement d’un peu moins de 500.000 personnes, dont plus des 2/3 par injection de stupéfiants source et source). Chaque année, 35.000 à 40.000 personnes seraient contaminées, bien loin des 80.000 de la sombre année 2001.  En d’autres termes la situation démographique, l’effondrement économique et géopolitique de la Russie était soit disant imminente et inévitable, mais elle n’est finalement pas arrivée. Plus précisément, la carte ci dessous montre les répartitions des infections sur le territoire Russe fin décembre 2007.

Le premier cas de VIH a été découvert en 1987, la maladie est restée relativement en sommeil pendant la première décennie. Puis dans les années 90, l‘explosion du sida a correspondu avec l’effondrement économique et moral du pays. L’explosion en 1996 traduit néanmoins déjà que le principal vecteur d’infection est bel et bien l’utilisation d’instruments non stérilisés pour l’injection de drogues par voie intraveineuse (83% des cas enregistrés). L’épidémie à ce stade était concentrée parmi les jeunes hommes. Ces dernières années, la situation a changé puisque la maladie frappe désormais plus les femmes. En 2007,  34% des infections sont imputables aux rapports hétérosexuels dont 63% des femmes, dont la part des nouveaux cas est en augmentation, notamment via les “prostituées, régulières ou occasionnelles.

Le gouvernement a considérablement augmenté son budget d’aide à la protection contre le sida. De 33 millions de dollars en 2005, à 254 millions en 2006 et à 445 millions en 2007 et à 1200 millions d’euros pour la période 2008-2010. En 2008, 82% des écoles offraient une éducation VIH / SIDA rendant caduque la “méconnaissance” de la société Russe sur le sujet. L’UNAID relevait en 2009 les progrès de la Russie dans la lutte contre le SIDA notant l’accès à la prévention (le budget concerné à la prévention doublant en 2008 et 2009) mais également l’accès universel au soin. En outre, en 2007, 93% des personnes infectées recevaient des traitements anti-viraux dont 87% des femmes enceintes, 39% des “travailleurs sexuels”, 17% des homosexuels pratiquants et 24% des utilisateurs de drogues par intraveineuses.

En 2007 donc, 83% des infections étaient dus à l’injection de drogues par intraveineuses, 6% des personnes infectées étaient les “travailleurs sexuels” et 5% les prisonniers. Ces chiffres ne devraient que peu changer puisque un sondage fait en 2007 montre que 7% des moins de 15 ans ont déjà eu des relations sexuelles, et que 15% des 15-49 ans ont eu au moins deux partenaires l’année précédente. Idem, dans ce même sondage, 92% des “travailleurs sexuels”, 60% des mâles homosexuels et seulement 37% des utilisateurs de drogues par intraveineuses ont utilisé un préservatif lors de leur dernière relation sexuelle.

Chaque année, depuis la découverte du premier cas de sida en 1987 en Russie, entre 20 et 25 millions de personnes sont testées, ce qui est un des taux les plus élevés au monde de “contrôle” de la population. La hausse du nombre de personnes contaminées a augmenté rapidement et atteint vers 2002 un plateau, pour lentement depuis, décliner, aidé par la généralisation de l’aide aux soins. Le graphique ci-dessous qui met en parallèle le nombre de décès et de nouveaux cas de SIDA est en ce sens plutôt rassurant.

Plus symbolique, le lien entre femmes enceintes testées et infectées, schématisé ci-dessous et qui démontre bien ce plateau en 2002 atteint et la baisse qui a suivie depuis et se prolonge actuellement à l’orée 2010. Il est également possible d’observer sur ce schéma la baisse de la natalité des années 90 (post effondrement soviétique) et la hausse de la natalité des années 2000.
Evidemment, ces résultat ne signifient pas que la situation est réglée (loin de la).  La hausse sensible du nombre de personnes potentiellement contaminées en 2009 par rapport à 2008 est la pour nous le rappeler mais cette hausse devrait être nuancée par le fait qu’elle traduit une augmentation de contamination chez les catégories à risques, notamment les toxicomanes.

Par conséquent, il est aujourd’hui possible d’affirmer que l’épidémie semble sous contrôle et ne créera pas l’effondrement démographique que l’on pouvait craindre il y a 2 ans.  Tout comme pour la démographie et la reprise de la natalité, les mesures énergiques du gouvernement y sont « sans doute » pour beaucoup.

Enfin, 3 centres de recherche Russe unissent leurs efforts en vue de créer un vaccin pour les années 2020.

Sources annexes :

          Rapport de lutte contre le sida en Russie (université libre de Londres)
          Rapport 2008 du gouvernement Russe sur la question