Des critiques malgré les bombes

Cet article a été publié originalement sur Ria Novosti
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Ainsi l’abominable s’est encore produit. Vers 14h30 lundi dernier, un kamikaze a fait exploser sa bombe dans le hall d’arrivée de l’aéroport international de Domodedovo. L’attentat, qui survient après la visite du président Russe au Proche-Orient et à la veille du sommet mondial de Davos, visait clairement tant à fragiliser le pouvoir russe qu’à inquiéter la communauté internationale, notamment en ciblant des étrangers. Le bilan est lourd, 35 personnes sont mortes et 180 blessées. La Russie apprend-on aurait pu en outre plus mal terminer l’année 2010 puisque le kamikaze de l’aéroport serait lié à une cellule terroriste, en cours d’identification et de démantèlement, qui avait planifié un attentat sur la place rouge le 31 décembre au soir.

Même dans ce moment difficile, la Russie n’a encore eu droit qu’à beaucoup de critiques et peu de soutien.Mention spéciale à la presse française qui s’est encore distinguée. Pour Hélène Blanc sur France-info par exemple, il faut se montrer particulièrement prudent car nous dit-elle en citant la série d’attentats qui avait fait 293 morts en Russie en 1999 : “ces attentats n’étaient pas du tout l’œuvre des Tchétchènes auxquels on les a attribués mais l’œuvre du FSB”. Pour Anne Nivat: “Poutine comme Medvedev exploitent l’obsession sécuritaire pour gagner des votes et ils se sont fait élire grâce à leur rhétorique sur la Tchétchénie”. Pour le correspondant du Figaro en Russie, Pierre Avril: “le pays serait en proie à une quasi guerre civile”. Enfin pour Vincent Jauvert, l’attentat démontrerait “la faillite du système Poutine”. Cette affirmation nous a déjà été martelé cet été, lorsque les incendies qui ont frappé la Russie avaient soit disant démontré une faillite d’un hypothétique système Poutine. En outre, ce dernier ajoute: “corrompus et incompétents, les services de sécurité n’ont pas repéré le kamikaze”.
Pourtant, bien loin des bureaux des rédactions des quartiers huppés de Moscou ou Paris, sur le terrain, les résultats de la Russie en matière de lutte anti-terrorisme sont assez éloquents. Pour la seule année 2010, dans le Caucase du nord, 301 terroristes ont été abattus et 468 arrêtés, 4.500 raids ont été réalisés, ainsi que 50 opérations antiterroristes d’envergure. 66 attentats ont été déjoués, même si 500 actes terroristes (dont 92 explosions et attentats) ont coûté la vie à plus de 600 personnes. En Russie pour la seule année 2010, plus de 360 policiers russes sont  morts dans l’exercice de leurs fonctions.

Bien sur, le Caucase musulman, Tchétchénie en tête, à longtemps été présenté par les médias occidentaux comme une région du monde occupée par la tyrannique Russie, mais aspirant à l’indépendance et à la liberté. Le terrorisme dans le Caucase serait une sorte de réaction désespérée de peuples opprimés. Les Français, ayant la nostalgie du village Gaulois assiégé par la puissante Rome, et désinformés sur la réalité du terrain, ne pouvaient que se laisser séduire, du moins pour une grande partie d’entre eux. Pourtant, il n’en est rien. Le but des terroristes n’est pas de libérer des peuples opprimés mais de les asservir. Les terroristes du Caucase sont liés à une nébuleuse islamiste sous forte influence étrangère, Wahhabite, reliée elle à une idéologie révolutionnaire et destructrice, qui vise à l’établissement d’un émirat Islamique dans tout la région. Ce noyau Wahhabite a probablement ses racines dans la première guerre de Tchétchénie, lorsque de très nombreux supplétifs étrangers (Arabes, Afghans…) ont rejoint les rangs Tchétchènes, pensant transformer la guerre d’indépendance en un conflit religieux et amener la guerre sainte dans la région. On sait ce qu’il advint, les nationalistes Tchétchènes, s’ils ont perdu la guerre sur  le terrain contre l’armée fédérale, ont au final obtenu pour la Tchétchénie une autonomie très importante, politique et religieuse, mais au sein de la fédération. Les tensions entre caucasiens et étrangers ont même explosé au grand jour, les premiers ne reconnaissant que difficilement les méthodes des seconds et leur radicalité intransigeante, bien loin du soufisme du Caucase, qui s’est quand même un tant soi peu accommodé des traditions locales. Ramzan Kadyrov proclamait d’ailleurs récemment et symboliquement, la défaite du Wahhabisme en Tchétchénie.

La séparation du Caucase et de la Russie comme le souhaitent et les Islamistes Wahhabites et certains intellectuels étrangers ne représenterait en rien une solution. Il semble évident que la conséquence première d’une telle décision serait de livrer la région à des conflits internes avec la probabilité qu’elle ne devienne rapidement un foyer régional de terrorisme. Il faut aussi rappeler que ces régions du sud de la Russie sont pour la plupart russes depuis plus longtemps que Nice n’est définitivement devenue Française. Enfin, de très nombreux Caucasiens musulmans se sentent russes et citoyens à part entière de la fédération, dont ils représentent une des facettes de l’identité multiculturelle.

Il serait appréciable que les commentateurs étrangers concentrent leurs attaques et leur énergie sur les criminels et non sur l’Etat russe. A ce que je sache, de Madrid à Londres ou Moscou, les victimes sont les victimes d’un seul et même terrorisme. Je ne crois pas que lorsque des événements similaires ont frappé d’autres démocraties européennes, comme l’Espagne ou l’Angleterre, en 2004 et 2005, avoir lu de la part de commentateurs russes que les attentats signifiaient un échec des gouvernements de ces pays ou que les services de sécurité n’auraient pas bien fait leur travail. Cela pour la simple et bonne raison qu’il est quasiment impossible d’empêcher tous les attentats terroristes. Les Espagnols, les Israéliens, les Turcs ou les Indiens, dont les pays sont souvent visés par le terrorisme ont depuis longtemps compris la nécessité de mesures de sécurité drastiques pour prévenir au maximum ces attentats, avec plus ou moins de succès. Ces mesures même si elles entravent certaines libertés individuelles sont sans doute essentielles pour que la vie puisse suivre un cours paisible malgré la menace.

Les esprits sont préparés si de nouveaux attentats surviennent, en Russie et peut-être encore dans la capitale, ce qui semble malheureusement inévitable. Le but des terroristes est toujours d’effrayer la population et déstabiliser la société. Mais aucun cas nous ne devons nous citoyens russes et étrangers nous laisser déstabiliser. Bien au contraire, c’est la coordination d’un état volontaire et décidé, et d’une population soudée et attentive qui est le meilleur rempart contre le terrorisme. La Russie a la capacité de surmonter ces épreuves. Comme l’a parfaitement résumé Alexeï Pimanov, le présentateur du programme Chelovek i Zakon (Homme et loi) dans l’émission récente consacrée à ces évènements: “Ceux qui ont spontanément et bénévolement proposé leur aide suite à cet attentat, qui ont transporté gratuitement de l’aéroport au métro des passagers, ceux qui ont donné leur sang ou aidé les secours dans les premiers difficiles moments, ces gens la représentent la vraie Russie”.

Les finalistes pour le centre orthodoxe russe à Paris

Chers lecteurs, comme vous le savez l’ancien bâtiment de Météo France, construit en 1948 sur ce terrain de 4.245 m2 vendu en mars dernier à la Russie par l’État français, sera détruit en grande partie. A la place on y trouvera bientôt une église orthodoxe et un centre culturel russes. Compte tenu des règles d’urbanisme, l’église orthodoxe “ne pourra pas dépasser 25 ou 27 mètres de haut, croix comprise”, a indiqué l’ambassadeur de Russie. Elle sera entourée d’un jardin ouvert au public et pourra accueillir 500 à 600 personnes.

Le Centre culturel russe donnera sur le Quai Branly. Ce sera une construction moderne, peut-être en pierre, verre et acier, avec un café ouvert au public. Un séminaire pour former de futurs prêtres orthodoxes sera également construit et l’église sera rattachée au patriarche de Moscou. (source).
Vous pouvez voter pour l’un des 10 projets finalistes ici
Pour bien regarder en détail les projets, c’est ici

Одёжная полемика

Оригинальная статья была опубликована в РИА Новости

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«Petit futé» 2006-2007 годов в разделе с названием «Москва в 25 ключевых словах» devouchka (молодая русская женщина) описывается, как «вычурно одетое существо» и утверждается, что «туристы с Запада часто имеют жалкий вид, особенно зимой, когда трудно адаптироваться к возможным изменениям температуры». Раздел заканчивается следующим образом: «Вам будет очень трудно защитить репутацию элегантности, тяжелое бремя которой должна нести Франция». Я уточняю, рубрика в «Petit futé» была написана женщиной, и, очевидно, предназначена в основном для читательниц-женщин, потому что именно они принимают близко к сердцу тему элегантности.


Это война элегантности между француженками и русскими не нова. В 1842 году, когда секретарь посольства в Париже Виктор Балабин занимает свой пост, он отмечает соперничество в стиле между французскими и русскими женщинами, и очень интересно описывает его в своем дневнике. Он пишет, что «если француженки, в своих прогулочных нарядах, одновременно простых и элегантных, имеют явное преимущество (…), то вечером, в салоне и на балу, наши побеждают, во-первых, благодаря своим туалетам, всегда свежим и хорошего вкуса, а во-вторых, некой светскостью, манерой держаться, немного чопорной, возможно, но придающей им вид уточненный и знатный».


Это утверждение о превосходстве русского стиля становится очевидным для всякого, мужчины или женщины, путешествующего в России или в Москве в наши дни. У России с точки зрения элегантности женщин нет серьезных конкурентов и, конечно, это не Франция, где уже давно и по различным практическим соображениям наши соотечественницы убеждают нас, что современный и нейтральный вид (то есть широкие джинсы, кеды и спортивная куртка) более подходит для городской жизни, хотя действительно не слишком сексуален. Французские мужчины, которые приезжают в Москву, как правило, приятно удивлены, обнаружив дам, одетых очень женственно, как отмечает наша обозревательница в «Petit futé». Что касается французских женщин, они обнаруживают с изумлением и часто с некоторой ревностью, что москвички остаются очень элегантными, несмотря на то, что расстояния, которые нужно преодолевать пешком, бывают значительными, а городская архитектура менее благоприятна для прогулок, чем во французских городах.


Это элегантность в любое время года также часто удивляет иностранца, бывающего в России проездом. Зимой женская элегантность животная, в мехах и на высоких каблуках; москвички, с их достойным поведением, ясным и прямым взглядом, бесспорно, обладают классом и особым стилем. Распространение меха не страдает в России от этой недавней, так называемой экологической, но и очень буржуазной богемной моды, придуманной и распространяемой нашей Брижит Бардо, которая хочет, чтобы мы не носили меха во имя прав животных. Летом чрезмерная российская раздетость, вероятно, не имеет себе равных, неземная красота русских женщин настолько велика, насколько коротки мини-юбки. Иностранцы часто бывают поражены, увидев, до какой степени русские женщины могут свободно выбирать одежду, без всяких опасений. Правда, что российское легкомыслие в одежде не имеет аналогов в Западной Европе и, особенно, во Франции. Небезопасность и невежливость во французских городах, действительно, является главной причиной того, что многие женщины на Западе делают выбор не в пользу сексуального или привлекательного вида, а очень нейтрального и сдержанного.


Напротив, в России, отсутствие невежливости на улицах по отношению к полураздетым женщинам позволяет им, должен сказать, любые излишества, как правило, к большой радости для мужских глаз. Это формула русской женственности является, несомненно, одной из важнейших причин успеха русских женщин у мужчин всего мира, но до сих пор эта летняя мода не одобряется общественным мнением в России.


Недавно один из ведущих мыслителей православной церкви, протоиерей Всеволод Чаплин, потребовал установления дресс-кода для женщин в России, заявив, что «некоторые из них путают улицу со стриптиз-клубом». Этот памфлет против русских современных особенностей, какими являются микро-шорты или мини-юбка, был бы смешон, если бы священнослужитель не добавил, что «мини-юбки провоцируют межэтнические конфликты, насилие и преступления со стороны кавказцев, но также русских». Анализ последствий введения подобного дресс-кода должен быть связан с объявленной в прошлом году председателем комитета по вопросам межнациональных связей идеей о создании «кодекса москвича», направленного на регулирование поведения не-москвичей, для их успешной интеграции в столице. Кодекс предусматривает, в том числе, запрет на появление в городе в традиционной одежде.


Это стремление церкви влиять на поведение следует понимать в двояком смысле. В первую очередь, как попытку сохранить семейную структуру, как гарантию хорошего состояния демографии, в настоящее время разлагаемой соблазнами, абортами и разводами. Но особенно разрядить напряженность, возникающую из совместного проживания многих народов в Москве, с различными привычками и нравами. Протоиерей объявил в декабре прошлого года, что православная Церковь отныне будет влиять на политику, выступая в качестве гаранта мирного сосуществования и гармонии между общинами. Как я писал в предыдущей статье, поддержанию хрупкой российской мультикультурной модели угрожает противостояние современного и традиционного миров.


Разумеется, эта фраза протоиерея вызвало бурю негодования в светских кругах, феминистских и либеральных, но прежде всего, она сразу же нашла поддержку у мусульманского духовенства России, представителей еврейской общины страны или же президента Чечни Рамзана Кадырова. Что бы мы ни думали, индивидуально, по поводу такой инициативы против чрезмерности мини-юбок, нужно признать, что ее цели благородны, и поздравить себя с религиозным согласием, которое она позволила установить по этому вопросу.
 
Перевод : Уголин (Ursa-Tm)

Séminaire –> Russie : Terre d’opportunités

Chers lecteurs,

les étudiants du Master 2 Science du Management et Commerce à l’International de la faculté Jean Monnet à Sceaux (Université Paris Sud 11), vont organiser le séminaire « Russie : terre d’opportunités » le 9 février 2011, pour promouvoir la connaissance du marché russe.

L’entrée est libre et je joins le programme ci dessous :

9h15 : Ouverture par Jérôme FROMAGEAU, Doyen de la Faculté Jean Monnet.
Présentation : Florent PESTRE, Responsable de Master 2 Commerce International.
Animation : M. LUTIQUE, Président du Cercle Kondratieff
9h30 : Géopolitique
– Mutations économiques, sociales et politiques, Patrick DOMBROWSKY, Directeur de l’Observatoire d’Analyses des Relations Internationales Contemporaines (OARIC).
– Système des fédérations et exemple du Tartastan, Pascal K. MAS, Conseiller spécial du Ministre-représentant permanent de la République du Tatarstan à Paris.
11h00 : Economie rentière et modernisation  
– Une économie rentière mise à mal par la crise & Les atouts de l’économie russe, M. TRUEL, Vice président du cercle Kondratieff et directeur de la société IBD.
– Les défis de la modernisation, Anna TCHOUB, doctorante à l’Université Paris 1 Sorbonne.
12h30-14h00 : Déjeuner libre
14h00 : Les relations commerciales franco-russes
– Par le chef de la délégation économique et commerciale de l’Ambassade de Russie en France.

maître de conférences à l’Université Paris IV.
–Témoignage d’une expérience professionnelle, Yulia PELEVINA,  ex-commerciale export Russie.

15h30 : Les aspects sectoriels : agriculture et tourisme
– Les enseignements  des partenariats franco-russes dans les investissements agro-alimentaires en Russie, Maurice ROSSIN, ancien conseiller agricole auprès de l’Ambassade française à Moscou.
– Les perspectives du tourisme, Laure JACQUET, Directrice France de Tsar Voyages.
17h00 : Clôture du Séminaire par Florent PESTRE. 
Mail: seminaire.russie@yahoo.fr
Adresse : 
Université Paris Sud XI, Salle Vedel, 54 Bd Desgranges, 92330 Sceaux
RER B : ROBINSON

Polémiques vestimentaires

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Dans le petit futé 2006-2007, un paragraphe intitulé Moscou en 25 mots clefs décrit la devouchka (entendez la jeune femme russe) comme “une créature très apprêtée”  et affirme que “l’occidental en simple visite touristique fait souvent pâle figure, particulièrement l’hiver où il a du mal à s’adapter aux possibles changements de température”. Le paragraphe se termine de la façon suivante: “il vous sera bien difficile en face de défendre la réputation d’élégance dont la France doit porter le terrible fardeau”. Je précise que la tribune du petit futé était rédigée par une femme, et donc sans doute à destination des lectrices femmes en grande majorité puisque ces dernières ont bien évidemment à cœur ce sujet de l’élégance.

Cette guerre des élégances entre Françaises et Russes n’est pas nouvelle. En 1842 lorsque le secrétaire d’ambassade à Paris Victor de Balabine prend son poste, celui-ci remarque la compétition des genres, entre femmes françaises et femmes russes, et la décrit de façon très intéressante dans son journal. Il y note que: “si les Françaises, dans leur accoutrement de promenade, à la fois simple et élégant, ont sur elles un avantage marqué (…) En revanche, le soir dans un salon et au bal, les nôtres l’emportent par leurs toilettes d’abord, toujours fraîches et de bon goût, ensuite par un certain bel air, une certaine tenue un peu raide peut-être, mais qui leur donne un je ne sais quoi de distingué et de grande dame”.

Cette affirmation sur la supériorité de l’élégance russe devient une évidence pour quiconque, femme ou homme, voyage en Russie ou à Moscou de nos jours. La Russie n’a du point de vue de l’élégance des femmes aucun concurrent sérieux et certainement pas la France, ou depuis bien longtemps et pour diverses raisons pratiques, nos concitoyennes nous ont affirmé qu’un look moderne et neutre (entendez là jean large, basket et blouson sport) était le plus adapté à la vie urbaine, bien que vraiment peu sexy. Les hommes français qui viennent à Moscou sont donc généralement très agréablement surpris d’y découvrir une gent féminine très apprêtée, comme dirait notre commentatrice du petit futé. Quand aux femmes françaises, elles découvrent généralement avec stupéfaction et souvent une pointe de jalousie, que les Moscovites savent rester très élégantes, malgré le fait que les distances à parcourir à pied y soient souvent longues ou encore que l’architecture urbaine soit moins propice à la marche que dans les villes françaises.

Cette élégance marquée à travers les saisons, étonne également souvent l’étranger de passage en Russie. L’hiver, l’élégance féminine est animale, en fourrure et talons hauts, les femmes moscovites, avec leur comportement digne, le regard droit et clair ont indéniablement une classe et un style à part. La généralisation de la fourrure ne souffre pas en Russie de cette mode récente, soi disant écologique mais surtout très bourgeoise bohème, portée et propagée par notre égérie Brigitte Bardot, et qui veut qu’on ne porte pas de fourrures au nom du droits des animaux. L’été, le déshabillé excessif russe n’a sans doute non plus aucun égal, la beauté extra-terrestre des femmes Russes est aussi grande que les minijupes sont petites. Les étrangers sont d’ailleurs souvent estomaqués de voir à quel point les femmes russes sont libres de choisir leurs vêtements sans aucune crainte. C’est vrai que la légèreté vestimentaire russe n’a pas d’équivalent en Europe de l’ouest et surtout pas en France. L’explosion de l’insécurité et des incivilités dans les villes françaises est en effet sans doute la raison principale du choix de nombre de femmes à l’ouest de ne plus opter pour des looks sexy ou aguicheurs, mais au contraire très neutres et discrets.

A contrario en Russie, l’absence d’incivilités dans la rue à l’égard des femmes dévêtues permet je dois dire tous les excès, généralement pour le plus grand bonheur des yeux masculins. Cette équation féminine russe est sans doute un des raisons principales du succès des femmes russes auprès des hommes du monde entier, mais pour autant, cette mode vestimentaire estivale n’est pas approuvée par toute l’opinion en Russie.

Récemment l’une des principales têtes pensantes de l’Eglise orthodoxe, l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, a exigé l’instauration d’un dress-code pour les femmes en Russie, estimant que “certaines d’entre elles confondent la rue avec un club de strip-tease”. Ce pamphlet contre les spécialités Russes modernes que sont le micro-short ou la mini-jupe pourrait faire sourire si l’homme d’église n’avait rajouté que “la minijupe provoquerait des conflits interethniques et la violence et des crimes de la part de Caucasiens, mais aussi de Russes”. Cette analyse des conséquences d’un tel code vestimentaire est à mettre en lien avec l’idée de création d’un “code des Moscovites”, annoncé par le président du comité chargé des liens inter-ethniques l’année dernière, qui visait à réguler le comportement des non Moscovites, en vue de leur bonne intégration dans la capitale. Le code prévoyait notamment l’interdiction de marcher dans la ville en tenue traditionnelle.

Cette volonté de l’église d’influer sur les comportements est à comprendre dans une double logique. Tout d’abord tenter de sauver une structure familiale garante d’une démographie en bonne santé et qui est aujourd’hui gangrénée par la tentation, les avortements et les divorces. Mais surtout désamorcer les tensions pouvant résulter de la cohabitation à Moscou de nombreux peuples aux habitudes et mœurs très différentes. L’archiprêtre l’avait annoncé en décembre dernier, l’église orthodoxe va désormais interférer dans la politique et se poser en garant de la cohabitation et de l’harmonie entre les communautés. Comme je l’avais écrit dans une précédente tribune, le maintien du fragile modèle multiculturel russe est en effet menacé par la confrontation des mondes modernes et traditionnels.

Bien entendu, cette phrase de l’archiprêtre a provoqué un tollé dans les milieux laïcs, féministes ou libéraux, mais en revanche elle a immédiatement trouvé le soutien du clergé musulman de Russie, des représentants des autorités juives du pays, ou encore du président de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. Quoi qu’on puisse donc penser, individuellement, d’une telle initiative contre les excès de la mini jupe, on doit admettre que ses objectifs sont nobles, et se féliciter quand à la concorde religieuse qu’elle à permis d’établir sur le sujet.

Россия 1990-х годов – это сплошной бордель

Журнал Flash любезно попросил меня как француза, живущего в России, рассказать о причинах, которые побуждают моих соотечественников обустраиваться в России. Привожу свое интервью дословно.

В книге «Крестный отец Кремля», посвященной России девяностых годов, журналист Павел Хлебников описывает свою встречу с одним из первых европейцев, переехавшим жить в Россию после падения Берлинской стены. Изумленный житель Европы поведал автору о своих первых впечатлениях о Москве и о России того времени: «повсюду девушки, девушки и невероятные зарплаты». Место действия этого эпизода – ночной клуб на Арбате, знаменитой улочке в центре Москвы, среди славянских красоток, вихляющих бедрами на танцполе, с глазами, красными от наркотиков. Вот какой представлялась в девяностые годы новая «либеральная» и «свободная» Россия: гигантский бордель, страна, чьи энергетические, финансовые и генетические ресурсы подвергаются разграблению, становятся добычей различных мафиозных структур и гигантских международных корпораций. С этой историей все более или менее знакомы: у многих Россия ассоциируется с «оружием», «мафией», «девушками (проститутками)», «загрязнением среды» и «водкой».

Это описание прошедшей эпохи; сегодняшняя Россия ничего общего не имеет с Россией девяностых годов. Хотя проституция с тех пор никуда не делась и по-прежнему существует (как и повсюду), но молодые девушки больше не столь призывно улыбаются именно иностранцам: зарплаты обосновавшихся в России европейцев сильно упали, а уровень жизни российских жителей значительно повысился, и в городах нередко он превосходит уровень жизни иностранцев. Недавний опрос показал, что муж-иностранец остается заветной мечтой лишь для очень немногих российских женщин. И, что особенно важно, сегодня жители России (и женщины, и мужчины) могут гордиться своей страной, которая развивается со скоростью света. Это развитие поддерживается резким ростом цен на сырьевые ресурсы; но большая роль здесь принадлежит и весьма эффективной политической власти, которой удается использовать преимущества экономического подъема. Как прямое следствие этой ситуации, тысячи французов сегодня живут в России; в основном, в Москве и в Санкт-Петербурге, но и в
сибирских городах тоже; и нередко можно встретить франко-русские семейные пары или чисто французские семьи, которые приняли осознанное решение уехать с Запада и обосноваться в России. Конечно, в основе этого решения лежит любовь, работа, реальный интерес к стране; но это еще не все. Многие французы, живущие в России, считают сейчас, что жить «у Путина» – хорошо.  
Более того, это – их сознательный выбор.

На то есть свои причины. В 2000-х годах Россия, конечно же, изменяется с невероятной скоростью; но стране удается сохранить при этом свою душу. Сегодня Россия обладает неисчислимыми преимуществами. Перечислю только некоторые: в России, например, нет проблемы с безопасностью, и даже на самых дальних окраинах больших городов женщины спокойно могут ездить в метро или ходить в мини-юбках в любое время суток – они не слишком при этом рискуют. В крупных российских городах нет регулярных забастовок, нарушающих нормальное течение жизни. Повсюду магазины, бары, рестораны открыты круглосуточно, что сильно увеличивает степень свободы. А российская деревня, в отличие от городов, сумела сохранить традиционную, вневременную атмосферу. Россия сегодня  представляет тонкую смесь современности и традиции, здесь можно одновременно найти приметы XIX, ХХ и ХХI веков. Это по-настоящему многокультурная и многоконфессиональная страна, однако, в отличие от западного общества, напряжения на национальной и религиозной почве здесь практически не ощущается.  Добавлю, что местные жители очень доброжелательно относятся к иностранцам, пытающимся выучить русский язык. Наконец, Россия – это страна, в которой можно найти самые разнообразные условия жизни, колорит Востока и  Запада, здесь есть горячий Кавказ и ледяная Арктика, Европа и Азия. Такое разнообразие отражает, в частности, размеры страны, располагающейся в одиннадцати часовых поясах. Ощущение, что ты находишься в сильной стране, которая знает, куда идет, ситуация в которой улучшается, сильно отличается, например, от ситуации во Франции и от повсеместно присутствующего ощущения упадка. Наконец, скажем так, ощущать солидарность с огромным количеством решений, принимаемых политической элитой страны – это очень мощное чувство.

Конечно, всегда можно найти иностранцев, которые попали в некотором смысле вынужденно, строго по профессиональным причинам, и которые относятся к России критически. Их критика всем известна и сводится в основном к осуждению так называемой «диктатуры Путина». Прибывшие в эту страну с внутренней меркой «сделано во Франции», с неоколониальными настроениями и чувством превосходства нередко сохраняют свое критическое отношение в течение всего времени пребывания в России (контракты с иностранцами обычно заключают на срок от 2 до 4 лет). А кого-то жизнь в России заставляет идти в ногу со временем, побуждает осознать иную реальность, оценить жизнь при управляемой демократии, обеспечивающей стабильность и свободу. 

Если лет пятнадцать назад россияне, в первую очередь, женщины, бежали из России в поисках лучшей жизни, потому что тогда их родная страна находилась в состоянии полного развала. Сегодня многочисленные россияне, жившие прежде за границей, уже вернулись в Россию, здесь живут десятки тысяч граждан стран-членов ОЭСР (Организации экономического сотрудничества и развития). И, видимо, в ближайшее десятилетие это число будет расти, учитывая благоприятный экономический прогноз для  Евразии (Россия, Белоруссия и Казахстан, участницы нового таможенного союза) и относительно плохой прогноз для западных государств (Америка и Западная Европа). Уже сейчас Россия стоит перед Францией и сразу же после Германии в списке МВФ по объему ВВП страны, по паритету покупательной способности. Я же со своей стороны, как француз, живущий в Евразии, заявляю: да, мне очень хорошо «у Путина», и ни за что на свете я не собираюсь возвращаться на Запад!

Перевод : Иносми

Les préjugés sur la Russie sont irritants

Qui à écrit: 
“Au petit matin j’accède à internet (..) et lis les opinions sur la Russie, sur son gouvernement (..) Et je vous avoue que cela me réveille immédiatement (…) J’ai tout de suite envie de répondre, d’agir (…) afin de dissiper tout malentendu. 
Puis je me calme, car il ne faut jamais se précipiter (…) et la vérité finira toujours par triompher.” 
Réponse ici

Made in Russia

Cet article à été publié initialement sur Ria Novosti
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L’image du “made in Russia” change rapidement, décennie après décennie. Jusqu’à la fin de l’époque soviétique, la presse internationale voyait Moscou comme une ville bâtie autour du Kremlin et de la Lubianka, et l’URSS comme la patrie de l’idéologie marxiste, de la guerre froide, de l’industrie lourde et de la conquête spatiale.
Pendant les dix années qui ont suivi la désintégration de l’Union soviétique, avec la ruine de l’industrie et l’appauvrissement de la population, le made in Russia a toujours fait penser à des stéréotypes négatifs et dangereux: les mafias internationales, les oligarques richissimes, l’argent facile, les trafics en tous genres, l’exportation de vodka ou d’armes de guerre.
Pendant que le Japon vendait Toyota et Sony, l’Amérique Coca-cola, Microsoft et General-Motors, l’Allemagne Mercedes ou Bosch, la France avait toujours ses produits de luxe, Chanel, Vuitton ou Hermès, la  Russie elle n’offrait pas de modèles pour faire rêver les consommateurs de la planète.

 

 

Pire sans doute, la jeunesse russe et la nouvelle bourgeoisie ne rêvaient que des produits importés de l’étranger. Les années 1990 ont tout de même apporté en Occident une surprise de taille, à propos du made in Russia. Les marxistes disaient depuis longtemps que le modèle soviétique préparait en secret un prototype “d’homme nouveau”, mais ce sont les femmes russes qui sont devenues brusquement les produits d’exportation les plus prestigieux de la Russie. Sur les courts de tennis du monde entier ou dans tous les défilés de mode de la planète, elles ont imposé le modèle de beauté russe et donné une image éclatante du pays.
La décennie suivante, à partir de l’an 2000, a de nouveau profondément modifié l’image de la Russie à l’étranger, de même que l’image du made in Russia. La Lubianka et les tennis women ont été presque oubliées et pour la presse occidentale, la Russie est devenue la patrie de la marque Gazprom. Beaucoup d’analyses critiques se sont focalisées sur les exportations russes de gaz et de pétrole pour en tirer deux conclusions: l’explosion fulgurante du prix du baril serait la raison principale de la bonne santé économique du pays, et la Russie serait menacée par la “maladie hollandaise“. Ces analyses ne tiennent pas compte des progrès réalisés par d’autres secteurs de l’économie. La Russie est devenue le 3ème exportateur mondial de céréales, et de nombreux projets industriels sont en cours de réalisation, comme le système russe Glonass (système GPS par satellites).

La Russie qui était lourdement endettée au début des années 2000, a fini l’année 2010 avec presque 500 milliards de dollars de réserves de change, malgré la crise financière, et après avoir connu un fort taux de croissance du PIB pendant la décennie, d’une moyenne annuelle de 6 %. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, la Russie n’est plus obligée d’emprunter de l’argent à l’étranger pour payer ses fonctionnaires. Dire que ces réussites sont uniquement dues au pétrole est inexact. La méthode de management de l’économie, pragmatique et réactive, y est certainement également pour beaucoup. C’est un modèle  made in Russia qui a fait ses preuves, mais curieusement, ce n’est pas encore un produit d’exportation.

 

 

En Russie, en même temps que le redressement économique, la décennie a vu renaitre un engouement certain pour les produits made in Russia. Une petite révolution est en cours dans les esprits des consommateurs russes, et le Cheburashka a tenu une place importante dans cette évolution. Cette peluche qui ressemble à un ourson, conçue au temps de l’URSS, est devenue un véritable symbole national en Russie. Elle a ouvert la voie à ce qu’on appelle en Europe occidentale les produits ethniques. La société Russe Bosco, qui habille notamment les équipes de sport du pays, ainsi qu’une clientèle relativement huppée, ne s’est pas trompée et a fait du cheburaska un véritable symbole identitaire. D’autres exemples existent, par exemple le succès des produits vestimentaires de jeunes designers Russes jouant très habilement sur des symboles, motifs et designs nationaux, que l’on pense par exemple à Antonina Shapovalova ou bien encore à Denis Simachev.

 

Après une décennie de reprise en main, la ré-industrialisation, la modernisation et l’innovation sont redevenues des priorités nationales. Dans le domaine industriel, des nombreux chantiers sont lancés, que l’on pense par exemple au développement envisagé des nanotechnologies. On a aussi beaucoup parlé du projet de voiture électrique hybride russe à un prix défiant toute concurrence. Des informaticiens préparent un système d’exploitation russe et un nouvel iPhone 4g, à terme entièrement fabriqué en Russie, sera mis sur le marché dans quelques mois. Ce sera par ailleurs le premier téléphone avec une fonction GPS qui utilisera le système de satellites Glonass. Alors que l’année croisée franco-russe vient de se terminer, on peut citer également le rachat par le français Jacques Von-Polier, de la société de montres Raketa, dont l’usine est la plus ancienne du pays mais également la dernière usine de montres produites en Russie.

Il très important que désormais les Russes ne conçoivent plus le made in Russia comme quelque chose de dépassé ou d’has-been mais bel et bien comme quelque chose de moderne et que l’on peut être fier de porter. Egalement, le développement de marques et produits made in Russia contribuera à l’affirmation de la Russie à la place qui est la sienne: au sein des économies développées de ce monde. Il y a de la créativité dans l’air et on peut raisonnablement penser que le made in Russia a de l’avenir.

Made in Russia

Оригинальная статья была опубликована в РИА Новости

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Представление о «made in Russia» быстро меняется, от десятилетия к десятилетию. До конца советской эпохи международная пресса воспринимала Москву как город, построенным вокруг Кремля и Лубянки, а Советский Союз ― как родину марксистской идеологии, холодной войны, тяжелой промышленности и покорения космоса.На протяжении десяти лет, последовавших после распада Советского Союза, с разрушением промышленности и обнищанием населения, «сделано в России» всегда заставляло думать о стереотипах негативных и опасных: международная мафия, богатейшие олигархи, легкие деньги, незаконная торговля всех видов, экспорт водки или вооружения.

В то время как Япония продавала Toyota и Sony, Америка ― Coca-Cola, Microsoft и General-Motors, Германия торговала Mercedes или Bosch, Франция ― предметами роскоши, Chanel, Vuitton и Hermès, России не предлагала никаких товаров, о которых могли бы мечтать потребители в мире.

Еще хуже, несомненно, было то, что российская молодежь и новая буржуазия желали только товаров, импортируемых из-за рубежа. 1990-е годы все же преподнесли Западу большой сюрприз относительно «made in Russia». Марксисты давно говорили, что советская модель втайне готовила прототип «нового человека», но это были российские женщины, внезапно ставшие самым лучшим экспортным товаром России. На теннисных кортах или модных дефиле всего мира, они ввели образец русской красоты и показали ослепительный образ страны.

Следующее десятилетие, начиная с 2000 года, снова глубоко изменило образ России за рубежом, а также представление о «made in Russia». Лубянка и теннисистки были почти забыты, а для западной прессы Россия стала родиной «Газпрома». Многие критические анализы были сосредоточены на российском экспорте нефти и газа, и сводились к двум выводам: взрывной рост цены барреля является основной причиной экономического здоровья страны, а России угрожает «голландская болезнь». Эти анализы не принимают во внимание прогресс, достигнутый в других секторах экономики. Россия стала третьим по величине экспортером зерна, реализуются многие промышленные проекты, как, например, российская система ГЛОНАСС (спутниковая система GPS).

Россия, имевшая в начале 2000-х годов крупную задолженностью, закончила 2010 год с почти 500 миллиардами валютных резервов, несмотря на финансовый кризис, а рост ВВП в течение десятилетия составлял в среднем 6%. В отличие от многих западных стран, Россия больше не должна занимать деньги за рубежом, чтобы выплачивать зарплату государственным служащим. Говорить, что эти успехи обусловлены исключительно нефтью, неверно. Метод управления экономикой, прагматичный и активный, также очень важен. Это модель, «сделанная в России», зарекомендовала себя, но, что любопытно, все еще не является экспортным продуктом.

В России наряду с восстановлением экономики в последнее десятилетие возродился некоторый энтузиазм по отношению к товарам «made in Russia». В умах российских потребителей происходит маленькая революция, важное место в которой занимает Чебурашка. Эта мягкая игрушка, похожая на плюшевого мишку, разработанная в советское время, стала национальным символом в России. Она проложила путь для того, что в Западной Европе называется этническими товарами. Российская компания Bosco, которая одевает спортивные команды страны, а также относительно богатую клиентуру, не ошиблась, сделав из Чебурашки настоящий национальный символ. Существуют другие примеры, например успех одежды молодых российских дизайнеров, умело играющих символами, мотивами и национальными формами, например, Антонина Шаповалова или Денис Симачев.

После десятилетия восстановления контроля, реиндустриализация, модернизация и инновации вновь стали национальными приоритетами. В промышленности были запущены многие проекты, например, развитие нанотехнологий. Кроме того, много говорилось о российских гибридных электрических автомобилях по ценам, которые бросают вызов любой конкуренции. Компьютерщики создают российскую операционную систему, а новый iPhone 4G (так в тексте – прим. перев.), полностью сделанный в России, появится на рынке через нескольких месяцев. Это будет первый телефон с функцией GPS, использующей систему ГЛОНАСС. В то время как закончился перекрестный франко-российский год, можно также вспомнить покупку французом Жаком фон Полье часового завода «Ракета», являющегося не только старейшим в стране, но также последним заводом в России, производящим часы.

Очень важно, что теперь россияне воспринимают произведенное в России не как что-то устаревшее или отсталое, а как нечто современное, что можно носить с гордостью. Кроме того, развитие брендов и товаров «made in Russia» будет способствовать утверждению России на том месте, которое является ее собственным: среди развитых экономик мира. В воздухе витает дух творчества, и вполне разумно предположить, что у «made in Russia» впереди большое будущее.

Перевод : Уголин (Ursa-Tm)