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Vladivostok, une ville au bout du monde

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Vladivostok, une ville au bout du monde
La Russie a bien changé, depuis le chaos des années 1990, mais il est difficile de trouver des traces de ce changement dans les médias des pays occidentaux. On y trouve le plus souvent des reportages catastrophistes et des commentaires méfiants ou simplement hostiles à la Russie en général et à son système politique en particulier.
Dans un éditorial de juin 2009, les fondateurs du journal français Le courrier de Russie ont résumé ce déficit d’image à leur manière: “Quand nous nous rendons en France,  même en ignorant les questions stupides sur le temps qu’il fait à Moscou ou le rationnement dans les magasins, nous constatons que nous faisons figure de zombies et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Pas un journal, pas une chronique, pas un magazine, pas une émission de télévision en France qui ne parle de la Russie sans souligner atteintes aux droits de l’homme, misère de la population ou argent trop facile et viols, meurtres et pillages en tous genres“.
 
Plus récemment, le premier ministre russe Vladimir Poutine a affirmé que: “De nombreux clichés ont été hérités du passé, de la guerre froide. Ces clichés, tels des mouches, planent au-dessus de l’Europe et du monde entier, ils bourdonnent aux oreilles et effraient les gens. Pourtant, la réalité est autre“.
C’est dire si le problème d’objectivité concernant la Russie est devenu préoccupant. On constate que les méfiances héritées de la guerre froide et de la débâcle économique des années 1990 ont fait naître un certain nombre de clichés que tout le monde connaît, comme par exemple l’alcoolisme, la misère, la mafia, la corruption ou encore la prostitution. On ne peut que constater aussi que les reportages sur la Russie ont souvent tendance à noircir le tableau de toutes les manières possibles. Pourtant, les choses ont vraiment énormément changé et la Russie d’aujourd’hui n’a absolument plus rien à voir avec la Russie des années 1990. Bien sûr personne ne peut affirmer que la corruption, la prostitution ou l’alcoolisme n’existent plus, ou que le pays ne rencontre plus de problèmes sociaux et économiques. Mais ils sont réellement en voie de se résorber. Et ces dernières années ont été marquées par une amélioration significative de la situation générale, que l’on pense à la hausse du niveau de vie, à l’émergence d’une solide classe moyenne, à la baisse de la pauvreté ou encore aux énormes progrès réalisés dans le domaine de la santé ou de la démographie.
Autre exemple qui traduit ce défaut d’objectivité, pendant les incendies de forêt qui ont frappé la Russie l’été dernier, certains  reporters ou journalistes occidentaux ont transformé les reportages sur cette catastrophe climatique en critique de ce qu’ils appellent “le système Poutine”, comme si le premier ministre portait sur ses épaules la responsabilité de tous les évènements tragiques qui surviennent dans le pays. 
Il y a aussi cette légende selon laquelle Moscou aurait drainé tous les bénéfices de la croissance économique de la dernière décennie, pendant que les autres villes de Russie seraient restées dans la misère et la désorganisation.
 
J’ai ramené des images bien différentes de mon voyage en Extrême-Orient le mois dernier, voyage qui m’a mené à Vladivostok. Avec son port militaire et son statut de ville fermée pendant la période soviétique, cette ville a longtemps gardé un certain mystère, qui fascinait probablement les journalistes étrangers en quête de réalité dissimulée. Aujourd’hui, à 8 heures de vol de Moscou, la ville est atteignable en low cost russe, en Boeing-777 neuf, pour moins de 150 euros. Bien que située à 9.300 km en train de Moscou et bien plus proche des grandes capitales asiatiques, Vladivostok est totalement russe. La surprise est grande d’arriver dans une ville relativement moderne, toute en montées et descentes comme San Francisco, et où il est possible de trouver autant des magasins de vins français que des caves à cigares, ou encore de déguster des huitres de l’Extrême-Orient qui sont par ailleurs délicieuses. La différence avec la capitale est assez facile à ressentir, Vladivostok est une ville douce, comme l’est le rythme de la région, en phase avec une nature incroyable, et bien loin de l’ambiance fiévreuse de la capitale. L’activité économique intense est cependant constatable à travers les nombreux chantiers liés à la préparation du sommet de l’APEC en 2012. A cette occasion les infrastructures de la ville, mais également du Kraï vont être totalement modernisées, que ce soit les routes, les hôpitaux, l’aéroport, les hôtels ou encore les ponts. C’est d’ailleurs une société française qui se charge d’un projet unique: la construction du plus long pont à câbles du monde, pour relier la ville à une île, sur laquelle sera construit un campus universitaire moderne.
 
Lorsque j’ai déménagé en Russie, mes amis étaient sceptiques quand à mon choix. Je précise que mes amis d’enfance ont pour la plupart grandi au bord de l’océan Atlantique, dans une ville ou les seules activités disponibles étaient les sports de mer, surf en tête. Il est vrai que la Russie ne leur apparaissait pas comme l’endroit idéal pour sa pratique. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il était pourtant possible de surfer dans l’Extrême-Orient russe, que des Russes surfaient régulièrement sur place et que l’un des plus grand surfer du monde, Tom Curren, avait récemment fait un voyage sur place, domptant les vagues à Vladivostok, Nakhodka et Ioujno-Sakhalinsk. Je repense à la phrase du premier ministre russe Vladimir Poutine à la suite du choix de la Russie pour organiser la Coupe du monde de football 2018: “Venez pour la Coupe proprement dite et regardez la Russie, promenez-vous dans les villes, parlez avec les gens et ressentez le pays“.
Effectivement, la seule façon de ressentir la Russie est de s’y rendre, hors des sentiers battus, et de découvrir les incroyables atouts dont le pays dispose, même les plus inattendus.

Rio Grande

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Rio Grande
 

Depuis que je réside en Russie, il m’est souvent arrivé, lors de discussions avec mes amis russes, d’aborder le sujet du niveau de vie et aussi de la pauvreté. Bien sûr ce sujet est essentiel: tout le monde souhaite bien et en général mieux vivre qu’avant.

La mondialisation, grâce à la télévision et internet a permis à toute la planète de contempler et de souhaiter le niveau de vie jugé idéal: le niveau de vie occidental. Récemment dans la rubrique “Opinions des lecteurs” d’un journal russe, il était demandé à des étudiants quelle question ils souhaiteraient poser au président Medvedev. Une jolie étudiante, âgée de 23 ans avec des grands yeux d’écureuil posait la question suivante: “Dimitri Anatolievitch, quand allons-nous enfin bien vivre?”.

En Russie, le salaire moyen est d’approximativement 500 euros par mois en 2009 et de 1.000 euros par mois à Moscou. Ces chiffres sont assez déconcertants pour qui connaît le coût de la vie dans ce pays. Cependant, je dis souvent à mes amis que ces salaires moyens sont pourtant déjà bien supérieurs à ceux d’Etats de l’Union Européenne tels que la Roumanie (350 euros) ou la Bulgarie (150 euros).

La Russie, sur le papier, se situerait pour l’instant sous le niveau estonien (700 euros) ou polonais (875 euros). Evidemment, la Roumanie et l’Estonie, ce n’est pas la France. Il est vrai que le salaire moyen en France s’élève à 1.800 euros. En plus me rétorquent-ils le coût de l’immobilier en Russie (qui est un réel problème national) dépasse les niveaux de prix français! Bien sûr, ils semblent avoir raison d’un point de vue purement mathématique.

Pourtant d’autres indicateurs économiques sont plus flatteurs pour la Russie. Prenons par exemple la pauvreté. Celle-ci a reculé de moitié en dix ans, la part des Russes vivant sous le seuil de pauvreté ayant diminué de 29 à 15% de la population entre 2000 et 2009.
En France, le taux de pauvreté, qui était de 6,2% de la population en 2001 à la veille du passage à l’euro atteint aujourd’hui 13,7%. La moitié des Français en 2009 vit avec moins de 1.500 euros par mois, ce qui en France n’est vraiment pas beaucoup. Autre indicateur, le chômage. Celui-ci touche aujourd’hui 7% de la population active en Russie, alors qu’il avoisine 12% en France et presque 25% pour les moins de 24 ans.

Enfin, peut-on réellement comparer les niveaux de vie?

Il n’est pas du tout évident que 500 euros à Omsk confèrent moins de pouvoir d’achat que 1.500 euros à Bordeaux. Autre exemple, est-on plus riche à Paris qu’à Moscou avec, disons, 1.000 euros? Assurément non. En 2009, selon la Banque mondiale, la Russie se classait même devant la France pour le pouvoir d’achat par devise nationale.

Mais ces statistiques ne veulent pas tout dire. En France, par exemple, elles sont maquillées par des concepts comme la précarité, le temps partiel ou le surendettement qui explosent depuis quelques années et sont très significatifs du mal-être général. Alors bien sûr la France, via son généreux système d’aide sociale, ne laisse pas sans assistance financière les gens sans ressources ou les chômeurs. C’est encore vrai aujourd’hui mais le débat sur le coût d’un tel système (déficitaire de 23 milliards d’euros en 2010) est désormais lancé et il est plausible que la crise économique signe la fin de l’Etat providence (“Etat providence ” désigne la forme prise par l’intervention de l’État dans la vie économique et sociale-ndlr.) à la française.

Que se passera-t-il alors que l’Etat ne “peut pas” donner du travail à tous ces gens? Les Russes savent-t-ils que le niveau d’endettement de l’Etat français est tel que chaque nouveau né doit déjà 25.000 euros? En Russie a contrario, il est encore fréquent que les revenus réels soient plus élevés que les salaires, de nombreux Russes cumulant une seconde activité en parallèle à leur travail principal.

Cela est, malgré tout, possible dans une économie suffisamment souple et suffisamment dynamique, comme l’est la Russie. Une économie sans dettes mais avec des réserves financières massives. Les prévisions de croissance en Russie pour les deux ou trois prochaines années sont les plus élevées d’Europe et feraient rêver n’importe quel gouvernement de la zone Euro. Il semble donc que la Russie soit sur une phase ascendante, pendant que de nombreux pays européens, comme la France, soient dans une phase plutôt descendante.


Imaginons que durant les dix prochaines années, la situation perdure, que les niveaux de ” salaires ” continuent à augmenter en Russie et la pauvreté à diminuer, tandis que le phénomène inverse se passe en France.
Dès lors mes amis russes dans 10 ans tiendront t-ils le même discours?

Pour ma part, il me semble que l’évaluation du niveau de vie n’est pas définissable seulement par des indicateurs économiques linéaires. Cette sensation que l’avenir sera meilleur que le passé fait qu’il est devenu possible pour les Russes de ne plus regretter le passé, mais également de ne plus craindre l’avenir.
A l’inverse, les Français qui ont connu l’insouciance des “Trente Glorieuses” (cette période d’embellie économique allant de 1945 au choc pétrolier de 1973) ne cessent d’en parler comme d’un âge d’or, révolu.
La dégradation de la situation économique, sociale et identitaire a fait que les Français aujourd’hui ne sont plus sereins face à l’avenir.

Samedi soir, en allant dîner dans un restaurant de mon quartier, Rio Grande, je me suis plongé dans ces réflexions en observant les clients. Sur des morceaux de rock russe des années 1970 repris par un duo talentueux, les habitués dansaient, indépendamment de leur âge et de leurs origines sociales, pourtant très variées.

Je précise que j’habite dans un quartier excentré, un “spalniy rayon” classique au bout d’une ligne de métro. Finalement les gens avaient l’air relativement heureux et insouciant et j’en suis arrivé à la conclusion que le sentiment global de sécurité et de confiance est un indicateur fondamental du réel niveau de vie. Selon cet indicateur-là, les Russes en 2010 sont sans aucun doute parmi les premiers au classement européen.

Mistral Gagnant

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Mistral Gagnant
Lorsque la Russie a rendu public son souhait d’acquisition de Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral, la France a répondu par l’affirmative. Rapidement pourtant, des voix se sont élevées, exprimant des réticences à cette transaction. Ces réticences émanaient d’Etats impliqués dans des contentieux plus ou moins importants avec la Russie (Géorgie, Etats Baltes) et qui craignaient un risque de déséquilibre de la sécurité régionale, crainte accrue par le conflit d’août 2008 dans le Caucase.

Pourtant il semble irréaliste d’imaginer que la Russie de 2010 ait des intentions agressives envers un pays européen et ces réticences ont été interprétées comme une possible crispation de Washington, embarrassé par une acquisition de matériel aussi sensible. Mais le cadre est sans doute plus large et concerne l’évolution des rapports de force sur les mers, et l’affaiblissement de la domination militaire et maritime américaine, acquise durant la guerre froide. Pour mieux cerner la situation, il convient de comprendre l’utilité des Mistral et regarder dans quel contexte global la Russie souhaite cette acquisition.

Les BPC sont des outils de projection, permettant de réaliser depuis la mer des opérations terrestres. Multi-fonctionnels, ils peuvent servir au débarquement de troupes, à la lutte contre la piraterie maritime ou encore à des actions humanitaires. Le Mistral, qui appartient à cette classe BPC, peut transporter jusqu’à 1200 hommes, 16 hélicoptères, jusqu’à 120 véhicules (dont des blindés), deux aéroglisseurs et des navettes de débarquement.

Le navire comprend en outre des canons, des batteries de missiles, des installations médicales, et un centre de commandement. La forte capacité de projection et de déplacement sur des théâtres d’opérations lointains que permet ce BPC est essentielle pour la Russie qui ne possède plus à ce jour de matériel équivalent, depuis le retrait des navires de type Rogov, au début de la décennie.

Durant la guerre froide, l’URSS ainsi que les régimes non alignés rechignaient à l’acquisition de porte-avions et porte-aéronefs, guidés par un non interventionnisme et un anti-impérialisme dogmatique, lorsque ce n’était pas pour des contraintes matérielles. Dès la fin de la guerre froide, le monde a connu une décennie de domination militaire américaine totale, acquise justement par cette capacité de déplacement et projection de forces militaires à l’autre bout de la planète. 20 ans plus tard, l’émergence de puissances régionales contribue à entraîner la planète vers un multilatéralisme qui fait que désormais de nombreux pays ont  des ambitions de présence sur les océans du globe.

Hormis les traditionnelles flottes Occidentales, la Russie, la Chine, le Brésil, la Corée du sud, la Turquie ou le Japon souhaitent se doter de porte-avions ou porte-hélicoptères, ce qui devrait permettre à tous ces Etats une réelle capacité d’intervention à l’autre bout du monde au milieu du siècle. La Russie via l’amiral Vladimir Vysotsky avait montré  son intérêt pour les BPC français lors du salon Euronaval de 2008, expliquant que la Russie se préparait à construire une flotte de porte-avions, prévue pour être opérationnelle vers 2060.

Le barrage des réticences diplomatiques contourné, et les “resets” entre la Russie, l’Amérique, et l’OTAN confirmés, l’année franco-russe tombait à point. Vladimir Poutine, en confirmant dès le milieu de l’année, lors d’une visite à Paris, que Moscou ne fournirait pas de missiles S-300 à l’Iran après le vote de sanctions par l’ONU, avait en outre réglé cette épineuse question.  Les différends entre les parties au contrat portaient sur deux points : les technologies afférentes, et le lieu de fabrication. La France souhaitait une vente sans technologie de pointe et qu’au moins deux bateaux soient fabriqués en France. La Russie, elle, conditionnait l’achat aux technologies liées et souhaitait acheter un seul navire, et faire construire les trois autres en Russie.

Si l’on semble plutôt se diriger vers la formule française pour la fabrication, le premier bateau devrait être livré avec la technologie de pointe liée, et notamment les dispositifs de calcul de conduite des opérations aériennes, essentiels pour le développement ultérieur des porte-avions. Récemment, Vera Chistova, vice-ministre de la Défense pour les moyens économiques et financiers, a confirmé que les dépenses pour l’achat ont été pré-intégrées aux budgets russes des trois prochaines années.

Côté français, Le directeur de la DCNS (fabricant militaire du Mistral) Pierre Legros, a lui indiqué que ces navires disposeraient des mêmes équipements que ceux de la marine française et que les seules différences seraient un pont d’envol renforcé pour accueillir les hélicoptères russes et une coque plus résistante pour pouvoir naviguer dans des eaux glacées. Quand au PDG de l’association des chantiers où devrait être fabriqué le Mistral, il a affirmé que le premier navire pourrait être construit fin 2013 et le deuxième en 2015. Les chantiers navals russes devant être en mesure de construire seuls les autres bâtiments dès l’année 2016.

Il est donc plausible, et souhaitable, que l’année franco-russe se termine par un accord commercial et politique majeur.  Pour le président français l’enjeu est de taille, sur un plan financier, le prix d’un bateau avoisinant les 500 millions d’euros, mais également sur un plan politique, afin de prouver que la ré-intégration de l’OTAN en 2009 n’a pas ôté toute souveraineté à la France. Du côté russe, l’acquisition est importante d’un point de vue militaire, mais aussi sur le plan géopolitique, la Russie se donnant ainsi pleinement les moyens d’atteindre l’objectif de la politique entamée en mars 2000 : rester une puissance de premier plan.

Ria VS euobserver

On peut lire sur le blog de Alexandra et sur le forum de Arthur cette nouvelle assez étonnante :
The EUObserver affirme que “RIA Novosti aurait conclu un contrat avec une agence de communication Occidentale et cela afin de justifier les ambitions impériales de la Russie et de redorer l’image de Jospeh Staline” ..Rien que ca !

La réponse de Ria Novosti ne s’est pas fait attendre , je souligne les parties intéressantes:

” L’agence russe d’informations RIA Novosti dément catégoriquement les affirmations, avancées le 26 octobre dernier dans un article mis en ligne sur le site EUobserver.com, selon lesquelles l’Agence a conclu un contrat avec une société de communication occidentale afin de lancer “une campagne visant à justifier les ambitions impériales de la Russie et à améliorer l’image de Joseph Staline”.
C’est du délire. L’auteur de l’article m’a effectivement posé des questions au sujet de la coopération de RIA Novosti avec la société RJI. Pendant une quarantaine de minutes, j’ai évoqué les thèmes des conférences programmées dans le cadre du club de discussions Valdaï, ainsi que les autres projets de l’agence. Or, le journaliste d’EUobserver.com n’a retenu qu’une courte citation qui ne traduisait nullement l’essence de mes propos. Ce facteur atteste sa partialité politique et son manque de professionnalisme“, a déclaré le directeur général adjoint de RIA Novosti, Valeri Levtchenko.
L’article montre que le journaliste d’EUobserver.com a mélangé des informations de différentes provenances, dont les rumeurs qu’il avait recueillies au sujet de RIA Novosti à l’étranger.
RIA Novosti n’a lancé aucun nouveau projet visant à améliorer l’image de marque de la Russie. Elle exerce ses activités courantes liées à la réalisation de différentes mesures en matière d’information et d’expertise aussi bien en Russie que dans les autres pays membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI). Ces activités consistent notamment à organiser et à tenir des conférences et des forums, à mettre en oeuvre des projets médiatiques et à promouvoir des sites internet dans 14 langues étrangères.
L’agence a effectivement l’intention de réaliser plusieurs projets mentionnés dans l’article. Par exemple, on tiendra une conférence sur la sécurité au Proche-Orient en décembre en Jordanie, sous l’enseigne du club international de discussion Valdaï, à laquelle participeront des experts russes, de la région et occidentaux. En février 2010, RIA Novosti envisage d’organiser  une importante conférence internationale sur l’Arctique à Moscou.
La société de relations publiques RJI est effectivement partenaire de RIA Novosti dans l’organisation de certains événements à l’étranger, dont la conférence en Jordanie ainsi que la diffusion, dans seize pays du Proche-Orient, du journal en langue arabe Anba Musku (“Les Nouvelles de Moscou”), dont l’édition a été reprise par l’agence après 17 ans d’interruption.
Nous avons des raisons d’estimer que la parution simultanée dans la plupart des pays arabes du journal Anba Musku, prévue pour la semaine prochaine, a été perçue par le journaliste EUobserver.com, du fait de son piètre niveau professionnel et de ses connaissances limitées sur la Russie, comme le lancement d’un projet sur l’image de notre pays dans le monde.
Fait particulièrement cynique, cette campagne informationnelle contre RIA Novosti a été déployée à la veille de la Journée de commémoration des victimes des répressions politiques, une date très sensible pour notre pays. Dans une déclaration, le président Dmitri Medvedev a insisté sur le fait qu’il était inadmissible de justifier la répression stalinienne sous couvert de rétablissement de la justice historique.
Malheureusement, les déclarations incompétentes et irresponsables parues dans l’EUobserver, fondées sur des informations non vérifiées et mensongères, détruisent la confiance internationale en créant de nouvelles barrières informationnelles.
“Dommage que les médias qui ont repris cette information pour la relayer à leurs lecteurs n’aient pas trouvé le temps de remplir leur devoir professionnel, à savoir vérifier les faits exposés et s’adresser à RIA Novosti pour obtenir des commentaires”, a indiqué Valeri Levtchenko.

Je synthétise :

– c’est du délire
– partialité politique
– manque de professionalisme
– piètre niveau professionel
– connaissances limitées sur la russie
– déclaration incompétente et irresponsable

– informations non vérifiées et mensongères
– créations de barrières informationelles
– médias n’ont pas rempli leur devoir informationnel en vérifiant les faits exposés
….

C’est exactement ce que je dis sur mon blog depuis presque 2 ans concernant les journalistes Francais, mais visiblement c’est le cas pour une grande majorité de journalistes Occidentaux ……

Conférence sur l’arctique

Lu sur l’excellent blog ZEBRASTATIONPOLAIRE : 
L’agence RIA NOVOSTI  organise à Moscou les 25-26 novembre prochain une conférence sur l’Arctique. Il s’agit d’une déclinaison d’une autre initiative de l’agence, à savoir le Club de discussion Valdai , mais en version abrégée et sur une thématique spécifique.

Il y aura une trentaine de participants étrangers, spécialistes de renom du domaine arctique dans les quatre domaines suivants :
1/ Ressources naturelles
2/ partage du plateau continental
3/ Dimension politique et militaire
4/ Ecologie
Les lecteurs de ce blog, les spécialistes de géopolitique et des questions portant sur les ressources naturelles (universitaires, chercheurs, juristes,  responsables politiques et militaires, responsables économiques… ), peuvent se faire connaître auprés de la directrice de l’agence Parisienne de RIA NOVOSTI ou lui communiquer le nom d’une ou de personnes répondant à ces critères.
Il s’agit de Mme Alexandra Kamenskaya au 01 42 27 79 21.”


Conseillons Ria Novosti

Mail reçu hier soir de Alexandra Kamenskaya, directrice de l’agence RIA NOVOSTI à Paris et animatrice du blog “rien de neuf à moscou“. 

Chers confrères, consœurs et ami(e)s, Il était temps. Après les sites en russe et en anglais, c’est le tour du site de RIA Novosti en français d’adopter une nouvelle formule pour mieux répondre aux besoins de nos lecteurs.

Aidez-nous à le rendre meilleur, donnez-nous votre avis en répondant à ces trois questions:
1. Quels sont les trois sites d’actualités que vous préférez, que vous trouvez les plus pratiques, les plus commodes pour l’utilisation?
2. Qu’est-ce qui vous séduit plus particulièrement en eux?
3. Par rapport au site de RIA Novosti en anglais (voir le site), en quoi le site en français devrait être différent en termes de structure, de composition de rubriques, etc?
Faudrait-il reprendre la formule du site en anglais pour le nouveau site en français?
Faudrait-il y changer quelque chose? Quoi?

Laissez votre commentaire sur ce blog, ou écrivez-moi directement. Un grand merci d’avance à tous et à toutes qui se donneront la peine de partager avec nous leur avis (un double merci à ceux et à celles qui le feront rapidement)!..

Bien à vous,
Alexandra Kamenskaya Directrice du bureau de Paris RIA Novosti – 14, place du Général Catroux 75017 Paris – Tél. 01 42 27 79 21 – rian.rufr.rian.ru  

Blog: http://riendeneufamoscou.blog.lemonde.fr  

Vous pouvez donc porter vos commentaires la ou écrire à l’agence : agence-ria-novosti ATorange.fr

On parle souvent de désinformation…

La désinformation, c’est-à-dire le fait de désinformer, est un mot apparu dans la langue française au cours du dernier quart du XXe siècle. Il est bâti sur un mot russe. Vladimir Volokoff la définissait comme ceci : ” la désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés “. Bref exemple cette dernière semaine :  


Lundi 5 janvier
, Poutine devant toutes les caméras disait qu’il demandait la présence d’observateurs internationaux le long des tuyaux car accusait l’Ukraine (bénéficiant d’un tarif gazier le plus avantageux du continent) de non seulement trainer des impayés mais prélever sur le gaz à destination de l’europe …

Jeudi 7 janvier à la télé française (France24): “La commission européenne a fini par arracher à Poutine l’autorisation de placer ses observateurs le long des tuyaux”. Tout est dit, nos médias cafardeux tentent d’accuser la Russie et pour cela regardez l’actu Google sur l’affaire du conflit Russo-Ukrainien : dès la page 2 regardez les titres accusateurs à l’égard de la Russie et les morts qu’on y retrouve :
– le chantage au gaz de la russie

– poutine ordonne
– la russie coupe le gaz

– les risques de la stratégie Russe

– La russie n’est pas un partenaire fiable

– La Russie souffle le chaud et le froid
– Iouchenko appelle la Russie a reprendre ses livraisons de gaz

– Le chantage de Poutine

– La Russie cesse d’alimenter
– La Russie réduit a nouveau ses livraisons

– La Russie sévit de nouveau (SIC)
etc etc etc Rêves t’on ? Sur les 2298 articles recencés par Google, seuls 3 remettent un tant soi peu en cause cette “vérité officielle” :
– la presse Suisse qui relève que c’est “l’Ukraine qui a bloqué l’arrivée des observateurs Européens

– La presse bretonne via un article absolument remarquable du télégramme “Moscou n’est pas la seule coupable
(remarquable analyse politique du duo orangiste ukrainien au passage) – Ria Novosti enfin qui affirme que “l’Ukraine veut paralyser le traffic du gaz Russe vers l’Europe

On pourrait en rire mais il faut plutôt en pleurer ou lire … Dissonance le blog d’Alexandre Latsa, a diffuser le plus possible autour de vous … Il est à noter en ce qui concerne l’Ukraine que les spasmes actuels ne sont que la fin de règne du régime orangiste mis en place par la CIA afin de “tenter” de perturber les relations grand continentales “Euro-Russes”. Tentative qui n’aura pas duré 5 ans, l’état étant en banqueroute, la population affamée, l’Ukraine désormais loin de l’UE et de l’OTAN a cause des âneries bassement politiciennes du grand guignol empoisonné .. Les prochaines élections seront fatales pour les Orangistes ! Ci dessous, en mémo thématique, une carte montrant la position ESSENTIELLE de l’Ukraine pour le transit du gaz ..