Selon Rosstat, la population permanente en Russie au 1er janvier 2023 s’élevait à 146,447 millions de personnes.
Toujours selon Rosstat, la population russe, sans tenir compte des nouveaux territoires, diminuera d’environ 3,23 millions de personnes d’ici 2030 et atteindra 143,255 millions de personnes, soit quasiment le niveau le plus bas depuis 2012, lorsque la population était de 143,06 millions de personnes.
Cette prévision ne comprend cependant pas la population des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, les régions de Zaporijia et de Kherson, car les documents statistiques sur les régions ne sont pas encore intégrés dans les statistiques russes. On sait qu’en septembre, 2,8 millions de passeports de la Fédération de Russie ont été délivrés dans quatre régions affiliées et que la population prévue dans ces 4 sujets devrait atteindre 3,227 millions de personnes comblant ainsi la perte naturelle et amenant la population autour de 146,5 millions d’habitants.
La banque de Russie a décrit le scénario de deux ans de reprise économique pour remonter le choc de 2022.
L’» inertie ” des changements économiques créés au printemps 2022 devrait selon la banque centrale s’épuiser en 2024.
En 2022, la base de la croissance de l’économie a été l’utilisation de la capacité de l’industrie. En 2023, elle est la demande des consommateurs. En 2024, la croissance sera soutenue par les investissements réalisés au cours des deux années précédentes.
Selon la banque centrale, il y a une forte probabilité que la dynamique du PIB se stabilisera à une croissance trimestrielle faible (2%) jusqu’en 2025. Selon la banque centrale, l’inflation devrait atteindre 4,5–6,5% sur 2023, puis se stabiliser sur 2024.
L’adaptation coûteuse aux nouvelles conditions se terminera principalement en 2025 — lorsque l’investissement et la croissance se stabiliseront.
La cérémonie a été suivie par le Gouverneur de Saint-Pétersbourg Alexander Beglov, l’Ambassadeur de Russie en France Alexei Meshkov et la délégation française – membres des associations «amis de Jeanne d’Arc».
“Le monument donné à la ville par l’Association générale des amis de Jeanne d’Arc a été conçu il y a de nombreuses années. Mais sa découverte se produit maintenant, à un moment où les liens culturels et humanitaires de longue date entre la Russie et la France” (…) “Je suis très heureux de l’arrivée de la délégation française, cet acte est une preuve frappante que, en ces temps difficiles pour nos relations, les français ont toujours une volonté vive de maintenir et de développer des relations amicales fondées sur la proximité de nos traditions et de nos cultures.” Ambassadeur de Russie en France Alexei Meshkov
En septembre de cette année, les Journées de Saint-Pétersbourg ont eu lieu en France, qui a célébré son 320ieme anniversaire. Dans le cadre de leur concert de musique classique a eu lieu au centre spirituel et culturel orthodoxe Russe à Paris.
Une exposition de documents d’archives sur les liens entre Saint-Pétersbourg et la France a également été déployée, notamment des photographies et des documents sur la visite à Leningrad en 1966 du premier président français Charles de Gaulle.
Le musée russe a présenté l’édition “les Français à Saint-Pétersbourg”.
L’Ermitage a créé une étude vidéo en français et une exposition de photographies uniques «l’Ermitage la nuit».
Le musée du pain a préparé une exposition vidéo «chocolatiers Français à Saint-Pétersbourg”.
Lors du discours du président Vladimir Poutine au forum “One Belt – One Way” à Pékin, les diplomates français ont décidé de brusquement quitter la salle.
Alors que les pays occidentaux ont d’abord refusé de participer à l’événement en raison de la visite du leader russe, les français ont décidé eux de participer puis jouer la démonstration en quittant la salle.
La délégation française était notamment composée de l’ancien premier ministre Jean-pierre Raffarin et d’autres représentants de l’administration politique française.
Aujourd’hui, une newsletter sur les 5 livres que je vous conseille de lire sur la Russie.
Bien sûr, mon ouvrage un printemps russe dont on a parlé dans la dernière newsletter ne compte pas, mais je conseille bien entendu de le lire
Le premier livre que je vous conseille de lire est dans le domaine géopolitique, c’est le livre « Russie-Occident, une guerre de mille ans : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne » écrit par l’excellent Guy Mettan et publié en 2015.
Le second livre que je recommande pour comprendre la Russie est un livre écrit par l’historienne Natalia Narochnitskaya qui s’intitule « Que reste-t-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu » publié en 2008. Le livre analyse la responsabilité de la philosophie libérale occidentale, dans de nombreux malentendus historiques. Cliquez ici pour l’obtenir.
Le troisième livre qu’il faut lire est l‘incroyable ouvrage « Vie quotidienne en Russie au temps du dernier tsar » publiée en 1959 par Henri Troyat. Le livre raconte le voyage de Moscou à Kazan d’un Français, Jean Roussel, dans la Russie de 1903. Par ici pour en savoir plus.
Le quatrième livre que je conseille est le livre « La Russie entre deux mondes » publié en 2010 par Hélène Carrère d’Encausse. Le livre présente la Russie « entre deux mondes », mais aussi « le monde vu de Russie ». Cliquez ici pour le commander.
Enfin le cinquième livre que je conseille est l’incroyable « Rêves de Russie » (presque rêve russe) publié en 2005 par Yasushi Inoué. Le livre raconte l’histoire vraie d’un équipage japonais qui fait naufrage aux abords d’une île située juste au sud du détroit de Béring au 18ieme siècle. Toute la Russie éternelle y est décrite …
La moitié des survivants périt faute de pouvoir s’habituer au terrible climat. Les autres apprennent à y vivre en faisant comme les locaux. Le héros traversera lui la Sibérie, pour rejoindre Saint-Pétersbourg où il est reçu par la Grande Catherine en personne, avant d’être finalement autorisé à regagner, après mille tribulations, son Japon natal ou l’attendent l’incompréhension des siens et leur suspicion… Et donc une solitude pire encore que l’exil.
Sur les 9 premiers mois de l’année 2023, environ 4.500 personnes sont sorties de la citoyenneté russe, a déclaré le directeur du département consulaire du ministère des affaires étrangères, Alexeï Klimov, ce qui est comparable aux données de l’année Dernière.
En 2022, 4.306 personnes ont abandonné la citoyenneté russe, ils étaient 4.055 en 2021, 3.877 en 2020 et 4.356 en 2019.
Sur 9 neuf mois de 2023, 15,100 personnes ont par contre pris la citoyenneté russe à l’étranger, notamment 12.500 enfants, majoritairement issus de mariages mixtes.
Sur 12 mois de 2022, quelques 23.500 personnes ont pris la citoyenneté russe dont 13.600 enfants.
Mon discours du 19 octobre 2023 pour l’événement Welcome2Russia
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Chers collègues, chers amis, merci de me permettre de m’exprimer sur un sujet aussi fondamental que n’est la gestion réussie des processus d’immigration pour notre pays la Russie.
Lorsque j’ai décidé de venir vivre en Russie en 2008, je l‘ai fait avec convictions et accompagné d’une jeune femme russe de 22 ans, qui est devenue ma femme, et qui bien que russe, avait grandi en France. Ensemble, nous avons appris la Russie et réussi notre immigration sans nous noyer dans le marécage administratif migratoire russe ce qui, il faut bien le reconnaitre, était une sacrée épreuve il y a 15 ans pour un occidental qui pourtant était motive et ramenait avec lui de l’ADN russe pour fonder une famille en Russie.
15 ans plus tard, il faut le reconnaitre, les choses ont changées en profondeur.
Le monde occidental se transforme lentement mais surement en dictature sociétale tandis que dans le même temps une immigration de masse et de faible niveau modifie la structure civilisationnelle des pays occidentaux. On ne se rend pas compte bien souvent en Russie de la grande dégradation et de la fragmentation des sociétés en cours.
En Russie, les chosent vont dans la direction opposée. La Russie construit un monde russe plutôt libre et très traditionnel, au sein duquel la société y est apaisée. Un monde que j’appelle dans les vidéos sur YouTube, le monde normal.
Ce monde normal, malgré une faiblesse structurelle de notre pays à savoir se vendre et malgré la guerre médiatique qui lui est mené dans le monde occidental, apparait de plus en plus aux yeux du monde entier, en partie par le travail de gens présents ici, qui montrent les incroyables réalités de la Russie d’aujourd’hui, les incroyables réalités du monde normal.
L’opération militaire spéciale s’est transformée de facto, bien que ce n’était pas son but premier, en un incroyable accélérateur de ces grandes tendances.
La décomposition économique et morale des sociétés, l’essoufflement de leur systèmes d’exploitations et l’incompétence magistrale des élites politiques occidentales fait que le nombre de citoyens de ses pays qui ne voient plus leurs destins dans leur pays d’orrigine, augmente. A la différence des russes des années 90, les occidentaux ont Internet et peuvent voire ce qui se passe ailleurs et notamment dans le monde normal qu’est la Russie d’aujourd’hui.
Si la Russie post communiste n’a jamais été envisagée comme un pays ou immigrer, les choses changent aujourd’hui et ce pivot est une opportunité exceptionnelle. Une opportunité pour ce pays immense qui a tant besoin de mains, bras et cerveaux, surtout s’il s’agit de gens compétents, capables et qui veulent vivre en harmonie avec les valeurs du monde russe. Entre l’Ukraine et l’émigration, l’économie russe a besoin de capital humain pour la réalisation des immenses projets qu’elle doit réaliser.
Aujourd’hui des milliers, des dizaines de milliers de candidats à l’expatriation en Russie existent et ils sont de plus en plus actifs dans leurs recherches pour tenter de comprendre comment ils pourraient réaliser ce projet. A titre personnel depuis 3 ans j’ai échangé avec près d’un millier de candidats à l’émigration et cette année, ils sont plus nombreux que jamais et ce malgré la situation en Ukraine et les sanctions.
Je disais tout à l’heure que les choses avaient beaucoup changé sur le plan global, il faut reconnaitre que par contre pour un candidat a l’immigration en Russie, rien n’est devenu beaucoup plus simple. En 2023, trouver des informations officielles et claires, en langues étrangeres, sur comment émigrer, vire et travailler en Russie est quasi impossible tandis que les informations disponibles sont bien souvent confuses voire fausses.
La Russie n’a pas suffisamment cru en elle durant toutes ses années et n’a pu imaginer qu’elle deviendrait le rêve des conservateurs du monde entier. C’est pourtant le cas et pour transformer l’essai, il me semble qu’il y a beaucoup de choses à faire, qui ne sont pas du tout insurmontables et je voudrais donner quelques pistes, sur lesquelles je suis à titre personnel prêt à travailler
Il est par exemple grand temps, pour la Russie, d’enfin se doter d’un réel parcours lisible et clair pour les bons candidats à l’immigration, comme des pays tels que par exemple le Canada a su le faire. A ce titre : un simple site internet bien conçu suffirait largement permettant au futur migrant idéologique d’avoir également un point de contact officiel avec son futur pays d’accueil. Il faut créer ce parcours détaillé pour que chaque candidat sache à quoi il a droit, quels seront les délais et qu’il puisse ainsi s’organiser.
La procédure d’autorisation de travail pour ces étrangers, est également trop lourde. Les visas de travail classiques sont pénibles à obtenir tandis que les VKS sont (et surtout à compter du 01 mars 2024) beaucoup trop chers pour la grande majorité des entreprises de la majorité des sujets de la fédération de Russie. En outre beaucoup d’entreprises russes aujourd’hui ne peuvent et ne savent embaucher d’Européens mais même si elles le voulaient, elles ne le pourraient pas.
L’amélioration des dispositifs de séjours tels que le golden visa ou le visa idéologique me semblent etre deux « must do » pour permettre à un certain contingent de s’épargner des tracasseries administratives inutiles. Aujourd’hui il est quasiment impossible d’obtenir des titres de séjours ou résidences pour des gens qui, s’ils les obtenaient, seraient de facto employables de facon plus souple.
Le travail des jeunes, des étudiants étrangers, est aussi un sujet. Pourquoi n’est ce pas permis pour un jeune étudiant étranger qui souhaite travailler, de le faire ? Les lois sur le permis de résidence après le diplôme rouge ou les RVPO sont positives, mais elles interviennent après les études, et non pendant.
Une autre dimension problématique que je vois chez les gens que j’accompagne est la problématique liée à la langue russe et a la compréhension de la mentalité russe. C’est un fait, on apprend moins le russe en Occident. En France par exemple, la baisse est d’environ 7% par an sur les 10 dernières années. Quand a la mentalité russe, elle s’apprend sur place, avec la pratique des russes, dans le cadre personnel ou professionnel.
Je pense vraiment qu’il faut aussi réfléchir à l’ouverture de centres de préparation à la langue, la culture, à la vie et au travail en Russie. De tels centres pourraient voir le jour en Russie comme à l’étranger du reste et pourquoi pas hors d’occident, dans des pays sans visas pour les occidentaux. Ces centres pourraient de facon accélérée russifier et préparer les candidats à la vie en Russie mais aussi derrière, les accompagner sur le plan pratique, logistique, juridique etc.
Ces centres pour la RUSPATRIATION pourraient se voir placer sous l’égide d’une structure russe qui coordonnerait ensuite les profils avec des acteurs de l’écosystème économique russe. Pourquoi pas une authentique agence de l’emploi russe, spécialisée pour les profils qualifiés et idéologiques de l’étranger lointain.
La Russie devrait aussi selon moi utiliser l’expérience d’étrangers qui sont passés par toutes ces étapes d’intégration car c’est une expérience unique et utile.
Permettre la réalisation du rêve russe de milliers ou dizaines de milliers d’occidentaux ne présente pour la Russie que des avantages car au contact des russes, les occidentaux se russifient rapidement.
L’important pour la Russie est de ne pas faire l’erreur d’une immigration incontrôlée comme cette erreur fut faite en Europe par exemple.
Les temps sont incertains et nul ne peut prédire l’avenir. Mais une chose est certaine, nous avons besoin de toutes les ressources pour que la Russie ne continue de rayonner durant ce siècle.