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Détails sur le projet "Tunnel sous Béring"

J’ai publié deux textes, le premier en mai 2008 intitulé le “pont ferroviaire eurasiatique” et le second en juillet 2010 intitulé “le tunnel sous Béring“.

RIA Novosti a publié récemment du matériel intéressant à ce sujet, notamment une Interview accordée par Alexandre Bgatov, directeur adjoint de l’Institut russe de recherches scientifiques pour l’étude des forces productives, et par Aslambek Aslakhanov, membre de la chambre haute du parlement russe, à RIA Novosti.
Je retranscris la version vidéo ci dessous, vous pouvez trouver la version “texte” ici

Vox Populi : la voie Russe

Cet article fait partie du projet Vox POPULI
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Etes vous fiers de vivre en Russie ?
 

83% des sondés sont fiers de vivre en Russie en 2008, ce taux est stable depuis 2006, 12% ne sont en 2008 pas ou peu fier d’y vivre.
 
Etes vous fier de la Russie actuelle ?
62% sont fiers ou plutôt fiers de la Russie actuelle, 29% ne sont pas ou peu fiers de la Russie.
 
Quelle est la principale menace interne pour la Russie aujourd’hui ?
L’abus de pouvoir et la trop grande centralisation, ainsi que les difficultés économiques et la transition après Poutine étaient vus comme les menaces pour la Russie pour 55% des sondés 😉
A noter que : la perte de l’extrême orient par la Chine (4% des sondés), l’instabilité du Caucase (4%) ou l’extrémisme politique (4%) sont en dernière position, alors que nos médias francais nous le vende comme les grandes menaces de demain ..
 
Avec quoi êtes vous le plus d’accord ?
En 1991, 43% des sondés pointaient le retard de la Russie sur les pays développés, ils ne sont que 29% en 2008.
Par contre 20% des sondés pensent en 2008 que la Russie est un des pays développés (contre 8% en 1994) et 46% que la Russie a sa propre voie de développement, incomparable avec les autres pays, contre 31% en 1994.
 
Comment envisagez vous la Russie dans 50 ans ? 

35% l’envisagent en 2008 développé comme les pays Occidentaux dans 50 ans, contre 25% en 2000.
2% estiment qu’elle sera pauvre et seulement 1% que la Russie s’effondrera.
 
A quoi est du la situation de la Russie actuelle ?
Pour 25% des Russes les problèmes rencontrés par la Russie sont du à la mauvaise gouvernance Soviétique et pour 35% aux tentatives amateurs de démocrates de s’inspirer du modèle occidental.
 
 
Quelle voie historique la Russie devrait suivre ?
58% des sondés pensent que la Russie doit suivre ‘sa’ propre voie, 14% qu’elle doit revenir à un modèle Soviétique et 21% suivre la voie des pays Européens.
 
On dit que les Occidentaux n’arrivent pas à appréhender la Russie, pourquoi d’après vous ?
Pour 42% cela est du au fait que les Russes ont un autre système de valeurs, pour 37% car la relation individu / état est différente et pour 26% car l’occident a l’habitude de traiter/penser la Russie comme un pays de second rang et ne pas évaluer sa réalité.

Russes et citoyens de Russie

En decembre 2009 je republiais un article de RIA Novosti demontrant la baisse du nombre de mariages mixtes en Russie. Сet article est à mettre en “lien” avec ces sondages sur les liens entre communautés en Russie.
Par exemple la question : ressentiriez vous comme positif un mariage de l’un de vos proches (fils, filles, petits enfants) avec un ressortissant des communautés suivantes, les chiffres sont ceux de 2002 et de 2010 :
– Russes 79% – 70%
– Ukrainiens / Biélorusses 49% – 37%
– Francais / Anglais / Allemands 27% – 17%
– Baltes 25% – 14%
– Américains .. – 14%
– Juifs 15% – 10%
– Georgiens, Arméniens, Azéris 12% – 7%
– Kazakes, Tadjiks, Ouzbeks, Kirgizes 6%
– Arabes 6%
– Tchétchènes 5%
Une autre question : pour les gens de quelle communauté ressentez vous le plus et le moins de sympathie (chiffres de 2005 et 2010)
Le plus de sympathie :
Russes – ( 33% – 36%)
Ukrainiens (12% – 10%)
BiéloRusses (12% – 9%)
Européens (6% – 8%)
Slaves en général (2% – 8%)
Caucasiens (4% – 1%)
Américains (1% – 1%)
Juifs (2% – 1%)
Citoyens d Asie centrale (2% – 0%)
Le moins de sympathie
Caucasiens (23% – 29%)
Asie centrale (4% – 6%)
Chinois / Juifs (2% – 3%)
Européens (1% – 1%
Africains (1% -0%)

Vox Populi : la grande guerre et Staline

 

Cet article fait partie du projet Vox POPULI

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Pensez vous que la Russie aurait pu gagner la guerre sans les alliés ?

Les 2/3 des Russes pensent que l’URSS aurait pu gagner la guerre sans les alliés en 2008, 1/4 des sondés pensent l’inverse.
 
Pensez vous que après 1991, le pays s’est développé dans le bon sens ?
Le plus grand nombre de sondés en 2008 pense encore que le pays s’est développé dans le mauvais sens.
 
 
Regrettez vous la disparition de l’URSS ?
66% des sondés regrettaient la chute de l’URSS en 1992, ils sont encore 60% en 2008.
 
 L’effondrement de l’URSS aurait il pu être évité ?
Pour 55% des sondés cela aurait pu être évité, contre 30% qui pensent l’inverse, ces taux sont stables depuis 10 ans.
 
Joseph Staline a eu quel rôle pour notre pays ?
En 2008, pour 41% des Russes Joseph Staline a eu un rôle plutôt positif et pour 37% un rôle négatif
 
Quel est votre ressenti à l’égard de Staline ?
31% des sondés en 2008 ont de l’admiration ou de la sympathie pour lui, contre 38% en 2001.
23% des sondés en 2008 ont des sentiments très négatifs à son égard, contre 41% en 2001.
37% des sondés sont indifférents à son égard en 2008 soit 3 fois plus qu’en 2001 (12%)
 
 
D’après vous dans 50 ans comment les gens se rappelleront de Staline ?

 

7% positivement, 9% négativement, 45% avec des sentiment mélangés et 23% n’y penseront pas.

Etat Russe et pensions, de 2008 à 2010 : promesses tenues !

En 2009, les retraites russes ont augmenté de 10,8% par rapport à 2008, a annoncé le Service fédéral russe des statistiques (Rosstat). “En décembre 2009, la retraite moyenne se chiffrait à 6.170 roubles (148 euros), augmentée de 35,9% par rapport à 2008”, lit-on dans le communiqué. Malgré la crise économique, les retraites en Russie ont été indexées quatre fois en 2009, la pension vieillesse se chiffrant en moyenne à 6.280 roubles (151 euros) et l’allocation pour un adulte handicapé ayant atteint le minimum vital qui se monte à 4.268 roubles (102 euros). 
Toutefois, même cette augmentation n’a pas permis d’atteindre un niveau de retraite digne de ce nom. Selon les calculs de l’Organisation internationale du travail, la pension ne doit pas être inférieure à 40% du dernier salaire moyen du retraité. Le ministère russe de la Santé et du Développement social prévoit que la Russie ne pourra se rapprocher de cet indice qu’en 2012. L’âge de la retraite en Russie est de 55 ans pour les femmes et de 60 ans pour les hommes.
Pour cette raison, en juillet 2009 il était dit par l’état que les pensions de vieillesse accuseront une hausse de 45,9% en 2010, leur montant moyen franchira la barre des 8.000 roubles par mois (180 euros) mais également que : “En 2010, la retraite vieillesse mensuelle doit dépasser la barre des 8.000 roubles (180 euros) avec un minimum vital pour retraités égal à 5.030 roubles à Moscou (120 euros) au premier trimestre” (Vladimir Poutine).
Ou en est t-on à mi course en 2010 ?
Le montant de la pension de retraite moyenne en juillet 2010 était de près de 7.600 roubles (195 euros), soit une augmentation de 46,82% par rapport à juillet 2009, a annoncé mardi Service fédéral russe des statistiques (Rosstat). “En juillet 2010, la pension de retraite moyenne se chiffrait à 7.588 roubles, soit une augmentation de 1,5 fois par rapport à juillet 2009”, lit-on dans un communiqué de Rosstat.
La retraite moyenne en juillet 2010 était égale à 35,5% du salaire moyen, précise le communiqué

Le tandem indestructible

Une excellente analyse de Nikolaï Troïtskyintéressante sur Ria Novosti :
” Le maire de Moscou Iouri Loujkov court au suicide politique en raison de sa négligence. Étant un combattant expérimenté, aguerri dans les guerres impitoyables de l’information de la fin des années 90, habitué aux intrigues les plus complexes, il a commis une erreur bien simple. Probablement, la seule de sa carrière. Mais cette erreur pourrait lui être fatale.
Loujkov s’est servi d’une technique, jusqu’à présent utilisée seulement par les leaders des partis d’opposition, à l’instar du chef des communistes Guennadi Ziuganov et des ” dissidents ” hors système: il a tenté d’opposer le président Dmitri Medvedev au premier ministre Vladimir Poutine.
Il a tenté d’enfoncer un coin dans le tandem indestructible” .

La questione demografica in Russia

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La questione demografica in Russia
La demografia è uno dei soggetti chiave della storia del mondo Eurasiatico. All’interno del territorio eurasiatico, che si può dividere in due parti “europeo” ed “asiatico”, il divario demografico, è evidente: la parte asiatica raggruppa più del 50% degli abitanti del pianeta, mentre la parte europea comprende meno del 10%. L’inverno demografico, che ha colpito l’Europa, non ha risparmiato la Russia, che sta considerando di affrontare i suoi problemi demografici come il Giappone, lasciando invecchiare e stagnare la sua popolazione, vedendola progressivamente diminuire; ma non mantiene assolutamente la sua demografia sull’immigrazione, contrariamente alle nazioni dell’Europa dell’ovest. In tal senso tutte le esperienze russe, come il Giappone, sono da osservare strettamente.

È frequente leggere in Russia, nella lotta di propaganda e di disinformazione, attraverso i nostri sistemi d’informazione, che la popolazione russa si disperderà, perdendo 700.000 abitanti all’anno, e che questo paese dovrà conoscere nei prossimi decenni, un declino demografico massiccio. L’ONU fornisce la stessa stima, cioè che la popolazione dovrà attendere di vedere gli stessi 100 milioni d’abitanti nel 2050 (!) Contro i 141,9 milioni del 2010. Pertanto sarebbe auspicabile, un’analisi dei fatti corretta, che permettesse di chiamare nuovamente in causa queste affermazioni. 

 

Sintesi della demografia russa dal 1897 al 1991

Riguardiamo attentamente l’evoluzione della popolazione in Russia dal 1897 al 1991. L’analisi è basata sulla popolazione “nelle” frontiere dentro la Russia attuale, all’interno dell’impero del 1897 e ugualmente all’interno dell’URSS. Le cifre fanno riferimento al primo gennaio dell’anno citato:

 

 

* Nel 1897 la popolazione fu di 67,5 milioni e nel 1914 di 89,9 milioni.
Un aumento in17 anni: 22.235.000 abitanti
Un incremento medio di 1.315.000 abitanti l’anno.

 

* Nel 1939 la popolazione è di 108,4 milioni e nel 1959 è di 117,2 milioni
Un aumento in 20 anni : 8.800 000 abitanti
Un incremento medio di 440.000 abitanti all’anno
La media è evidentemnete ponderata a causa dei drammatici avvenimenti in Europa durante i quali L’URSS ha perduto più di 23 milioni di cittadini (militari e civili).

 

* Nel 1959 la popolazione è di 117,2 e nel 1971 di 130,6 milioni
Un Aumento su 12 anni : 13.400.000 abitanti
Un icremento medio di 1.115.000 abitanti per anno.

 

* Nel 1971 la popolazione è di 130,6 e nel 1991 è di 148,3 milioni
Un aumento su 10 anni: 17 .700.000
Un incremento medio di 1.770.000 abitanti l’anno.
Naturalmente, nel 1989 la Russia è il centro dell’URSS, la popolazione dell’URSS nel 1992 si eleva a 292 milioni, contro 148 milioni in Russia nello stesso anno.
Si può chiaramente comprendere, come l’incremento demografico sia stato il più elevato sotto l’URSS dopo il 1970, durante i successivi anni di esistenza di questa unità politica.
Stranamente dal 1989 la media della popolazione si comprime.
Dal 1983 al 1989 la popolazione aumenta di 7 milioni di abitanti, in 7 anni sono 1.000.000 all’anno
Dal 1989 al 1996 la popolazione aumenta di 1,6 milioni di abitanti in 7 anni si parla di 228.000 abitanti all’anno.

 

 
Il crollo demografico 1991-2005

 

Alla caduta dell’URSS, la Russia si ritrova senza poco meno della metà della popolazione. Trenta milioni di russi, residenti nelle repubbliche, divenute paesi autonomi, furono esclusi dal “ricensimento” del 1990, che allora contava 149 milioni d’abitanti.
La scomparsa dell’URSS, il crollo sociale ed economico trascinò la Russia, in una crisi economica, di un’ampiezza senza precedenti. Le misure scioccanti dei riformatori liberi, dell’amministrazione del presidente Eltsin, per rimediare alla “crisi economica” che colpì la Russia, furono le principali cause di questo crollo demografico. Le soluzioni proposte da Egor Gaidar e da Anatoli Tchoubais, crearono involontariamente, per rimbalzo, un vero genocidio demografico. La concessione di “manette″ per l’economia, attraverso il controllo di certe banche e del commercio esterno, cioè un pugno di iniziative vicine al kremlino, permisero a successori di ridurre l’economia del paese in pezzi e di rovinare il paese. Intorno il popolo moriva.

 

Il crollo demografico fu molto rapido, e durò attraverso tutti gli anni ‘90 fino al secondo anno del secondo mandato di Putin, dove fu messo da parte il piano demografico giunto con successo all’attuale presidente russo Dimitri Medvedev. Tra il 1990 e il 1995 il tasso di mortalità è cresciuto del 56% ed il tasso di mortalità femminile del 26% . la speranza di vita maschile è passata da 64 anni nel 1990 a 57 nel 1995 ! la popolazione russia durante questi, anni viveva meno lungamente dei cileni o peruviani. La speranza di vita femminile si abbassa da 74 a 70 anni. Tra il 1990 ed il 1995, l’eccedenza dei decessi durante questo periodo è di 3 milioni d’abitanti, il doppio dei decessi dovuti alle difficili condizioni di vita dei civili in Russia, durante il secondo conflitto mondiale. Il crollo della Russia dal 1990 al 2000 equivale al crollo demografico etiope poi della carestia del 1980, o della Cambogia… questo crollo demografico ha colpito prima le persone anziane poi i giovani. Il crollo demografico ha, inoltre colpito in pieno il sistema ospedaliero russo. La Russia ha conosciuto un nuovo sviluppo di malattie che non esistevano, se non in ⅓ dei paesi del mondo. Difterite, tifo, colera, febbre tifoide… ma soprattutto la tubercolosi, che colpì la popolazione come una frusta. Nel 1995 si stima che almeno un prigioniero su dieci, è stato contagiato. Ogni anno secondo l’istituto statistico di Harvard e l’istituto della salute pubblica di New York, tra il 1990 ed il 1996, le prigioni russe rilasciarono 30.000 portatori sani della malattia in stato attivo e 300.000 portatori della malattia allo stato dormiente, se non fosse stato fatto nulla circa il 12 % della popolazione sarebbe stato contaminato nel 2005.

 

Tra il 1990 ed il 1998 le malattie sessualmente trasmissibili aumentano. Il numero di casi di sifilide recensiti passa da 8.000 a più di 400.000. l’AIDS esplode letteralmente e studiosi dell’epidemiologia russa stimano che al ritmo attuale, 90,10 milioni di persone saranno contaminate nel 2005. (nota di Alexandre Latza: si stima che nel 2009, 500.000 persone saranno colpite dal virus dell’AIDS). L’esplosione dell’Aids ha avuto luogo anche per l’utilizzo delle droghe. Nel 1998 si stima a 5 milioni il numero di tossicodipendenti della popolazione, ( il 3% della popolazione totale) queste cifre sono poi state “diminuite” alla metà.

 

Se i giovani consumano la droga, i più vecchi la bevono. Un’inchiesta del 1998 prova che il 50% degli uomini bevono, in media più di mezzo litro di vodka la dì. Ogni anno muoiono dalle 30.000 e 40.000 persone a causa della vodka alterata. Nulla che interessi gli anni dal 1990 al 1998 è stato censito. 259.000 suicidi, 230.000 decessi (per avvelenamento da vodka) e 169.000 assassinati.

 

Ma soprattutto man mano che i russi muoiono, sempre di più le nascite calano. Alla fine degli anni ‘90 ci sono 3 milioni di aborti all’anno contro un milione di nascite. Ma il numero reale di aborti è cinque o sei volte più elevato. Il principale istituto statistico russo stima, che alla fine degli anni ‘90 più di un adulto donna su tre è sterile, e una su due ha avuto problemi all’apparato riproduttore. Questa assenza di natalità femminile, fu attribuita all’aumento della prostituzione in Russia, e anche all’estero. L’emigrazione molto elevata di uomini verso l’estero fu seguita dall’amento delle donne che diventavano (per necessità o per forza) schiave sessuali, notoriamente dell’Europa dell’est.

 

I bambini che nascevano non potevano essere tenuti. Nel 1993 su 1,6 milioni di nascite, il 5 % dei bambini che nacquero furono abbandonati dai loro genitori. Nel 1998 si è passati da 1,3 milioni di nascite ad un tasso d’abbandono del 9%. Nel 1998 circa 1 milione di bambini era per le strade. Infine le guerre successive hanno causato un duro colpo alle generazioni successive, soprattutto la prima guerra di Cecenia nel 1995, dove alcune migliaia di giovani furono mandati a morte.

 

Tutto ciò ha provocato un declino demografico implacabile. La Russia perse 7 milioni di abitanti in meno di 20 anni. Il ritmo della scomparsa della popolazione russa è balzato facilmente, ad un pò più di 400.000 cittadini in meno di cinque anni.
All’opposto, il potere politico, in totale disgregazione, si rivelò incapace di fare qualsiasi cosa. Se nulla cambierà, il numero il numero dei giovani dai 15 ai 24 anni, si ridurrà di molto nel 2015. Una tale caduta è l’unico esempio storico in tempi di pace. 

 

Il Gosplan: verso l’equilibrio demografico (2005-2009) 

 

Tale carneficina demografica senza precedenti, ha fatto comprendere alle autorità russe, l’urgenza di un piano demografico di più grande ampiezza. Dal 2004, l’anno del suo secondo mandato, il presidente russo Vladimir Putin lancia un progetto federale demografico destinato a ristabilire la demografia del paese. Questo piano, lanciato nel 2005, comprende una serie di misure per aiutare la natalità e le giovani coppie a fare due , tre figli. Le prime e più importanti misure che si posso citare, sono incentivi finanziari dallo stato, dalle società o dalle amministrazioni locali, ma anche aiuti di credito e all’alloggiamento o ancora, buoni d’acquisto nei grandi magazzini. Alcune regioni hanno concesso ai giovani, prestiti alle famiglie, per l’acquisto di alloggi che posso essere favorevoli alla nascita dei bambini, dando anche vataggi fiscali e misure di “clemenza” per i ritardi sul pagmento degli affitti. Inoltre lo stato ha lanciato una grande campagna mediatica d’appello volta a “fare bambini per la patria”.

 

I risultati si fanno sentire velocemnte :

 

– 01 gennaio 2002 –>145,2 milioni
– 01 gennaio 2003 –> 145 milioni
– 01 gennaio 2004 –> 144,2 milioni
– 01 gennaio 2005 –> 143,5 milioni
– 01 gennaio 2006 –> 142,8 milioni
– 01 gennaio 2007 –> 142,2 milioni
– 01 gennaio 2008 –> 142 milioni
– 01 gennaio 2009 –> 141,9 milioni
– 01 gennaio –> 141,9 milioni

 

Nel 2005 la popolazione è calata a 780.000 abitanti
Nel 2006 la popolazione è calata a 600.000 abitanti
Nel periodo che va dal 2002 al 2006 la popolazione è diminuita 2.400.000 abitanti su una base di 600.000 (abitanti) all’anno, in media, comparando gli aumenti di 1 milione o riguardo più annualità già citate nella prima parte di questo articolo.
Nel 2007, la popolazione si è abbassata 300.000 abitanti
Nel 2008, la popolazione è diminuita a 100.000 abitanti
Nel 2009, in Russi, la popolazione, per la prima volta dopo 15 anni è aumentata.
Questa curva, mostra l’evoluzione demografica russa, il crollo dell’Urss è stato il primo traguardo e il secondo è costituito dalla messa in opera del piano demografico Putin\Medvedev.
Nel 2009 il Rosstat (istituto russo di statistica) ha constatato un accrescimento delle nascite in 70 territori della federazione e una riduzione dei decessi in 73 territori su una totalità di 83.

L’aumento naturale della popolazione è stato registrato in 25zone nel 2009 contro le 21 (zone) del 2008, misurando ogni giorno, sempre secondo le stime del Rosstat. Simbolo di questa rinascita demografica è la Siberia, dove la natalità tra il 2000 ed il 2009 è aumentata fortemente considerando il 2000 : 98.000 bambini nacquero in Siberia, e nel 2009 i bambini nati sono 174.000. Secondo il ministro russo della sanità e dello sviluppo sociale, Tatiana Golikova, la stabilità demografica si esplica principalmente attraverso la crescita delle nascite. 1,76 milioni di russi hanno visto la luce nel 2009 vale a dire più del 2,8 % del 2008 : 1,714 milioni. Il mimistro ha inoltre sottolineato che la mortalità resta ancora considerevole : 1, 95 milioni di persone nel 2009. il tasso di moratalità si è inoltre abassato, passando dal 14,2 della natalità su 1.000 nel 2009 contro i 14,6 nel 2008. questo effetto congiunto ” abbassamento della mortalità + aumento delle nascite” è costante da quattro anni. Inoltre la speranza media è in aumento, da 69 anni nel 2009, contro i 62 nel 2000, è oggi 64 per gli uomini e 74 per le donne.

 

Ora il piano demografico, è alla sua seconda fase, la prima è stata il rinnovo della natalità. Questa successiva fase, consisterà nel far diminuire la mortalità annuale del 5 % durante 5 anni (fino al 2015) è ritenuto necessario per il tasso di natalità attuale, che sia stabile affinchè la popolazione si mantenga. E’ da notare che una terza fase del piano (ancora sconosciuta) è fissata per il periodo dal 2016 al 2025. l’obiettivo di stabilizzare la popolazione intorno 142 milioni d’abitanti dal 2016 comprende, due tappe principali, che sono il declino degli aborti e l’abbassamento della mortalità.

 

 
Il declino degli aborti 

 

L’evoluzione della piramide dell’ età in russia, mostra una considerevole riduzione delle giovani donne dai 20 ai 29 anni (in età di procreazione) che dovrebbero diminuire del 35 % da qui al 2020. Per attenuare questo colpo il ministero della sanità russa si auguara di diminuire il numero di aborti, che è il più elevato del mondo : nel 2008 per 1,174 milioni di nascite sono stati recensiti in Russia più di 1,234 milioni di aborti, un tasso di 72 aborti su 100 nascite, comparando i 20 aborti su 100 nascite nello stesso anno, negli Stati Uniti. Secondo Tatyana Golikova, una riduzione drastica del tasso degli aborti è essenziale per contribuire a regolare il problema demografico futuro, che potrebbe colpire nuovamente il paese. Tuttavia, il tasso degli aborti è in calo, e non hai mai raggiunto vette che altri paesi, come la Romania ha toccato.

In effetti il numero di bambini al di sotto dei 18 anni è passato da 38 milioni nel 1995 a 33,5 nel 2000 e a 26,5 nel 2008.

 

L’abbassamento della mortalità

 

Il tasso di mortalità è stato troppo elevato ( leggi qui le distribuzioni) diverse aree sono interessate :
-abbassamento di malattie cardiovascolari , abbassamento del 4,6 nel 2009 rispetto al 2008
– abbassamento dei decessi causati da tubercolosi, diminuzione del 7,8 nel 2009 rispetto al 2008
-abbassamento del tasso di mortalità sulle strade, che è già evidente, nel 2009 la polizia ha registrato
26, 084 decessi in tutta la federazione contro 33,308 decessi nel 2007.
– lotta contro le morti dovute al consumo di droghe : 70.000 morti all’anno nel 2008 sono
Soliti fare uso di stupefacenti e (sono state registrate) da 30 a 40.000 morti per overdose. La Russia conta molti consumatori di stupefacenti rispetto all’intera Europa orientale.
-la lotta contro i decessi dovuti ad alchool : la mortalità dovuta ad intossicazioni da alchool alterato è già diminuita del 32%. Il governo, nella sezione sanitaria, del piano 2020 si è prefissata come obiettivo di diminuire della metà, il consumo d’alchool per abitante ; da qui a dieci anni, l’achool è stato responsabile indirettamente della morte di 500.000 persone all’anno.
Pertanto anche se in forte calo, la diminuzione naturale della popolazione continua. Ogni volta questa depopolazione è stata compensata dall’accrescimento delle immigrazioni secondo le cifre effettuate dal servizio federeale di immigrazione, che mostra come solo negli 11 mesi del 2009 la cittadinanza russa è stata concessa a 333,474 stranieri. Una parola veloce su questa immigrazione, dopo aver attentamente analizzato l’argomento.

Dal 1999 (fin dal mandato di Eltsin), il tasso di emigrazione dei russi è in costante abbassamento, da un’emigrazione di 250.000 persone all’anno durante il 1998-1999 si è passati nel 2008 a meno di 20.000. Comparando la percentuale degli arrivi, dopo essersi abbassato dal 1998 (500000) al 2004 (120.000), è salito nuovamente, ma stabile dal 2007 con circa 280.000 persone all’anno. Dal 1990 al 2008 l’immigrazione in Russia relativa ai paesi stranieri, è salita a 5.347.027 persone. Non tutti sono restati, 4.168.980, ovvero il 75%. Tale dato corrisponde apporto, netto medio di 231.610 persone all’anno. Ribadisco, inoltre, che la popolazione russa è stata di 142 milioni d’abitanti, che annualmente costituisce meno dello 0,2 % della popolazione totale. Questi immigrati sono per il 90% cittadini del CEI (comunità degli stati indipendenti – ex URSS-) come si può vedere qui. Dal 1992 al 2007 la gran parte dell’immigrazione verso la Russia è composta da etnie russe che sono di ritorno dalle ex repubbliche 65%, cittadini di differenti minoranze russe 11%, infine 24% di immigrati di altre origini. Nel 2003 la componente etnica russa ha costituito dal 65%, e i slavi (incluse Ukraina e Bielorussia) il 72%. Nel 2007 la componente slava, è diminuita del 50%, la parte spettante al Caucaso è salita invece da 9% al 21%, dell’Asia centrale da 4% a 14%. Il centro di sondaggi, GKS (servizio statale federale statistico) fornisce un dettaglio sulla ripartizione delle migrazioni attraverso le entrate dall’anno 2003 al 2008, ma anche attraverso le uscite del territorio della federazione. L’immigrazione clandestina, costiutisce, poi tutto altro problema, secondo i propositi di Vladimir Putin nel 2006 : il numero di immigrati illegali in Russia, potrebbe superare la cifra di 15 milioni. Maggiore dell’Europa e dell’America, messe insieme…in primo luogo le valutazioni attuali contano 500.000 persone registate su 10 milioni di stranieri lavoranti nel nostro paese. Inoltre, 10 milioni non è una cifra definitiva, poichè “nessuno sa esattamente in che modo stiano lavorando per noi”.

nel 2008, secondo le cifre del servizio nazionale di immigrazione (FMS) ci sarebbero 9,2 milioni di cittadini starnieri in Russia, di cui l’80% provengono da un paese della CEI (comunità degli stati indipendenti – ex URSS-), di questi 9 milioni i ⅔ lavorerebbero illegalmente. 

 

Demografia in russia nel 2010
Il primo semestre del 2010 è stato altrettanto positivo, il numero di nascite ( 868.936) è 2,3% superiore al primo semestre del 2009 ( 849.267) con 19,569 nascite in più. La mortalità è in netto abbassamento, con una crescita dell’1,8% durante il primo semestre del 2010 (1.010.988 decessi) rispetto (1.029.066) al primo semestre del 2009, sono 18.078 decessi in meno. La parte netta della popolazione calcolata nel primo semestre del 2010 è di 142.152 abitanti, contro i 179.799 abitanti per il primo semestre del 2009. In riferimento alla comparazione dei due semestri, le morti avvenute per malattie cardiovascolari sono diminuite del 2% solamente, e le morti di cancro dello 0,7% solamente. Diversamente, si può constatare un abbassamento del 6,1% di morti per ragioni esterne. All’interno di questo gruppo, le morti per strada, avvelenamenti, suicidi e omicidi si sono abbassate del 10-15%. Per la prima volta dal 1998, il nuero di decessi per l’anno 2010, dovrebbe essere inferiore a due milioni.

 

La demografia russa, previsioni dal 2010 al 2030

 

Sono tre le previsioni demografiche che sono state considerate per la demografia in Russia nel 2010.
Secondo una previsione meno accreditata, del ministero della sanità russa, la popolazione dovrebbe continuare ad abbassarsi fino a raggiungere i 139.630 nel 2016, il tasso di abbassamento dovrebbe toccare 500.000 abitanti all’anno nel 2015, poi 700.000 nel 2020, ed infine 900.000 o un milione verso il 2030. la popolazione si stabilizzerà a 128.000 abitanti nel 2030. il tasso di immigrazione resterebbe intorno ai 200.000 all’anno per i prossimi 20 anni.

 

Secondo un’altra previsione del ministero della sanità russa, la popolazione russa dovrebbe legermente aumentare fino al 2016, ( per raggiungere i 142.160.000 abitanti), poi cominciare nuovamente a diminuire 200.000 o 300.000 abitanti nel 2020, per raggiungere e 139. 372.000 abitanti nel 2030. Il tasso di immigrazione sarà contenuto, con una media di 350.00 nuovi entranti all’anno, che è un pò più superiore della media del 2009, anno durante il quale 334.500 stranieri e apolidi hanno ricevuto la cittadinanza russa.

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Secondo una ulteriore, accreditata previsione del ministero della sanità, la popolazione dovrebbe aumentare fino a 144.000.000 abitanti nel 2016 e continuare ad aumentare fino a 148.000.000 nel 2030. il tasso di immigrazione sarebbe più alto in tale ambito, prevedendo l’aumento della popolazione, raggiungendo i 475.000 nuovi entranti all’anno. Anche se (il tasso di immigrazione) rimane ancora relativamente basso, rappresentando lo 0,4% della popolazione del paese. Nell’arco di 20 anni si giungerà ad un’ “immigrazione” equivalente all’8% della popolazione totale del paese. Sarà tuttavia, (l’immigrazione) principalmnte costituita da cittadini del Caucaso e della CEI, dunque da popolazioni post-sovietiche, russofone , le cui comunità sono già presenti in Russia, dunque sostanzialmente simili.

 

(Traduzione di Giulia Vitolo)

Vox Populi : le conflit au moyen orient

 

Cet article fait partie du projet Vox POPULI

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Quelle partie soutenez vous dans le conflit au moyen orient ?

De 1997 à 2008, le taux de sondés qui soutiennent plutôt le côté palestinien augmente (de 10% à 12%), alors que le taux de sondés soutenant Israël baisse (de 13% à 10%).
Une majorité de de sondés ne soutiennent aucune partie : 57%.
 
Quelle est votre attitude à l’égard d’Israël ?
56% des sondés ont une attitude plutôt positive à l’égard d’Israël en 2008, contre  65% en 2003.
24% des sondés ont une attitude plutôt négative à l’égard d’Israël en 2008, contre 17% en 2003.
 
Souhaiteriez vous aller en Israël ?
Plus que 31% des sondés souhaitent aller en Israël en 2008, contre 52% en 1992.
En face, 64% ne souhaitent pas y aller, ils n’étaient que 36% en 1992.
 

Cyber-guerres

Le président Russe, Dimitri Anatolievitch à toujours affirmé et mis en avant son attrait pour les nouvelles technologies, internet en tête. Ayant son propre blog depuis 2008 (duquel il communique avec des dizaines de milliers de Blogueurs), son propre compte Twitter (depuis sa visite de juin 2010 à la silicon-vallée), le président Russe est bien en phase avec une population très net-orientée. 

La spécialiste Marie Mendras affirmait récemment que “internet en Russie est relativement libre” et constitue un réel contre-pouvoir, par ailleurs parfois très critique des autorités.  Cette course en avant que le président Russe impose en permanence a son pays n’est pas du tout un hasard, elle est une des variantes du système de défense globale qu’un pays commela Russie se soit de posséder, afin de pouvoir faire face à d’éventuelles agressions ou être entendu surla Cyber-scène mondiale, mais également pouvoir se défendre en cas de cyber-attaque.

Occident, Monde, Russie – Bataille sur les grands écrans  

Dès la première guerre mondiale, alors que l’Amérique qui a pris militairement la maitrise des mers (à l’angleterre) s’apprête à prendre militairement la maitrise des terres (continent), certains stratèges comprennent bien qu’un Hollywood devient une arme essentielle pour promouvoir le pouvoir politique des États-Unis comme première puissance mondiale à travers le monde, en vendant “l’american way of life” et en désignant des ennemis mi-imaginaires, mi réels. Dans les années 80, la ligne conductrice de Hollywood est la lutte contre l’URSS, de nombreux films mettent en affrontement l’Amérique contre des complots Soviétiques visant à renverser l’ordre mondial. L’ennemi communiste est longtemps resté vivace qu’il soit Russe, Chinois ou Coréen. Exemples parmi d’autres, les « Rambos » bien sur (ou le soldat Américain aide les Moujahidins Afghans contre l’occupant Soviétique), mais également le film “Top Gun” que l’armée de l’US Air Force est allé jusqu’à co-financer, afin de promouvoir le statut de pilote de l’air de l’US Army. Pinewood (basé à Londres) s’illustrera également dans cette promotion d’une vision Occidentale anti Soviétique via la série des James bond, dans lequel l’ennemi est de façon permanente “de l’est” et cela pourtant bien après la chute du mur. Cette catégorisation d’un ennemi par le cinéma s’est poursuivi dans les années 90 ou beaucoup de films sont sortis dans lesquels les Serbes sont montrés comme un peuple cruel et sanguinaire, et cela même dans des films qui ne sont en aucune manière liés à la politique. Le film « Extreme Ops » de 2002 en est un exemple tout comme le film « Behind Enemy Lines » de 2001.      Certes le cinéma Soviétique durant la même époque n’est pas en reste :  le célèbre Sergueï Eisenstein avec son « Alexandre Nevsky » et surtout « Le cuirassé Potemkine », mais aussi « la jeunesse de Pierre le Grand », « Lénine à Paris », « Boris Godounov » ou encore « la bataille de Moscou » qui sont de réels chefs d’oeuvres, trop souvent méconnus du grand public Européen. Toutefois à la chute du mur, l’URSS est considérée comme perdante. Et la machine Occidentale submerge l’ancien monde Soviétique de “sa” vision du monde, de ses films et de ses Mac-Donalds.     Cette bataille du cinéma, lancée par l’Amérique a rapidement trouvé réponse en Russie, avec la prise de pouvoir de Vladimir Poutine (1999), qui a insufflé au cinéma Russe le répondant nécessaire. L’accession de Nikita Mikhalkov au statut de président de la société Russe de cinématographie (2000) est une des cartes maitresses de ce renouveau national et cinématographique. Dans les années 2000, de nombreux films sortent, mettant en valeur divers éléments qui seront constitutifs de la nouvelle identité Russe, exsangue suite à la terrible décennie Eltsine :  les idées de patrie et de patriotisme, une dénonciation de l’idée  d’un Occident paradis, et enfin un retour sur les guerres historiques de la Russie, fut ce t-elle contre l’Occident. On peut citer des films comme La neuvième compagnie,  Le Prince Vladimir, Brat 2, Un nouveau Russe, 1612, Taras Bulba ou encore Admiral ..    Enfin, il faut noter que de nombreuses et très complètes séries historiques sont sorties pour ré-éduquer la population en lui rappelant son histoire. En 2009, dans le document “stratégie pour 2020”, la culture est d’ailleurs définie par le pouvoir Russe comme un élément de la sécurité nationale.    

Russie – Ré-information et communication  

Entre l’effondrement de l’URSS et la décennie Eltsine,la Russie s’est forgée une image terriblement négative à l’étranger. Implosion de l’état, émergence des mafias, guerres dans le Caucase, explosion des inégalités sociales et de la pauvreté, effondrement démographique (depuis maitrisé) ont contribué à dresser un portrait très « noir » de ce grand pays.     Le premier quinquennat de Vladimir Poutine (2000-2004) lui permettra de restaurer l’état et son image à l’intérieur de ses frontières. La Russie prend dès lors conscience de la nécessaire correction de l’’image qu’elle véhicule, et qui lui est faite de l’étranger.   Son second mandat (2004-2008) lui permettra notamment de travailler à la restauration de l’image dela Russie en dehors de ses frontières.     En décembre 2005,  l’agence de presse gouvernementale russe RIA Novosti lançait sa chaîne anglophone destinée à devenir une sorte de CNN russe.  Dotée d’un budget conséquent, Russia Today est un projet personnel du Président Poutine. Le but avoué de cette chaîne, où travaillent plus de 500 personnes, est d’améliorer l’image de la Russie, souvent caricaturée dans les médias occidentaux. Elle émet tout d’abord en anglais, puis en arabe à partir de 2007 et en espagnol depuis décembre 2009.  Le contenu des émissions montre l’agressivité de RT qui envisage de devenir un média mondial, et une réelle arme de communication massive. RT est en outre le seul organe de presse officiel à traiter de certains sujet très sensible, que ce soit par exemple le 11 septembre ou les traffics d’organe au Kosovo. Elle joue en outre sur le politiquement incorrect : a la fin de l’année 2009, la campagne de publicité de RT, diffusée dans les aéroports anglais et américains, est placée sous le signe de la provocation, mettant sur un pied d’égalité les Présidents Armaninedjad et Obama face à l’arme nucléaire. Cette campagne a d’ailleurs été censurée aux Etats-Unis – sans doute le but recherché.  

La bataille pour Tsinvali : télévision et guerre de l’image  

Aujourd’hui le développement des nouvelles technologies a créé de nouvelles zones de tensions et donc d’affrontements. Internet et les Cyber-médias sont devenus un théâtre d’opération soumis à une guerre totale de l’image et de la communication.   En 2008, l’armée Géorgienne attaque militairement les zones séparatistes d’Ossétie et d’Abkhazie, ouvrant le feu sur des populations civiles et des casques bleus Russes sous mandat de l’ONU. Cette attaque militaire est lancée en parallèle d’une immense campagne de communication Russophobe, destinée à présenter la Russie comme l’agresseur.  Il faudra des efforts surhumains de communication à une coalition hétéroclite de spécialistes, de médias militants et même de simples bloggeurs très actifs pour qu’une autre vision soit « un peu » entendue dans le flux médiatique des « médias conventionnels » (mainstream). Seul le quotidien Allemand « Der Spiegel » avait dès la fin du mois d’août écrit que les responsabilités étaient du côté de l’état Géorgien. Pourtant pour beaucoup, l’agression a été préparée et structurée de longue date, dans le but de déstabiliser la Russie. Il faudra attendre 18 mois pour que le rapport Heidi de l’Union Européenne affirme que : “ c’est bien la Géorgie qui a déclenché la guerre dans la nuit du 7 au 8 août 2008 “.   Pour autant le mal est fait : pour une grosse partie de l’opinion publique, la Russie est l’agresseur, et la petite Géorgie la victime. Cette guerre a démontré un retour à un niveau de propagande atteint uniquement contre les Serbes dans les années 90. Mais en 2010, ce sont bien des « images », via les nouvelles technologies qui permettent à cette propagande d’exister. De fausses zones seront photographiés,  des mises en scène grotesques (les planches sont encore sur Reuters ici et la), de faux témoignages comme celui de Bernard Henri Lévy publié dans les principaux journaux Francais… La manipulation des images et la pression pour attribuer les responsabilités à la Russie sera telle que de nombreux médias continuent 2 ans après les évènements d’accuser la Russie d’avoir déclenché les hostilités.  Une synthèse intéressante de ces médias mensonges peut être trouvée sur l’excellent site Vivre en Russie 1fr1.     Clairement, la Russie a remporté une victoire militaire mais perdu la bataille de la communication. Consciente de cette défaite d’image, 6 mois plus tard, sort sur les écrans Russes Olympus Inferno : un film extrêment bien réalisé qui retranscrit ces évenements tragiques en insistant sur le rôle de soutien étrangers, notamment Américains.   La réponse ne se fait pas attendre, un projet de film Américain est lancé, qui retrace les quelques jours de la guerre en Géorgie, du “point de vue Américain”, le film vient d’être tourné à Tbilissi, par la “midnigh sun production”.       Enfin “devrait” prochainement ouvrir une chaine de télévision nommée “Pervy Kavkazky” (Caucase première), financée en partie par Boris Berezovski (opposant en exil de la première heure à Vladimir Poutine et à l’qctuel pouvoir Russe) et co-dirigée par Gia Chantouria, un proche du ministre de l’intérieur Géorgien Vano Merabichvili. La chaine (inspirée de Al-Jazeera) aurait pour objectif d’être fortement  « Occidentale », et de jouer sur les solidarités Caucasiennes contre l’influence Russe dans la région. Néanmoins, la diffusion est pour l’instant bloquée par le principal opérateur satellite Régional, Eutelsat, qui à choisi de rompre  avec la télévision Géorgienne, et cela afin de ne pas avoir à diffuser “Pervy Kavkazky“.     Il est intéressant de noter que Eutelsat (dirigé par Michel de Rosen, réputé proche du premier ministre Français François Fillon), a par contre conclu un accord in extremis avec Interspoutnik, pour diffuser, via son satellite W7, les chaînes de la branche médias de Gazprom, qui aurait racheté quatorze canaux pour toute la durée de vie du satellite pour la bagatelle de 100 millions $, s’assurant ainsi le monopole de l’information en langue russe dans le Caucase et l’Asie centrale pendant quinze ans. Pour la petite histoire, c’est par le biais de la petite agence de communication NoE Com que la Géorgie est parvenue à alerter les médias européens sur la soit disant « censure » de la chaîne Pervy Kavkazky par Eutelsat. NoE com est proche du fils du philosophe André Glucksmann, Raphaël Glucksmann, également conseiller du président Mikheïl Saakachvili. Tbilissi a signé avec NoE Com peu après avoir rompu avec ses précédents conseillers d’Euro RSCG, qui assurent la communication autour de l’année croisée France-Russie.   

2007-2010, cyber conflits : Talinn – Tsinvali – Chisinau – Téhéran    

Ce n’est pas la première fois que la Russie fait parler les lignes de codes an lieu de la poudre à canon. Lorsqu’en avril 2007 les autorités Estoniennes décidèrent de déplacer le “soldat de bronze“, de violents affrontements de rue éclatèrent entre patriotes Estoniens et Russes, puis l’Estonie sera soumise à une réelle attaque informatique de très haute intensité, que beaucoup de commentateurs ont attribué à des groupes de “Hackers Patriotes Russes”. Le niveau de cette attaque paralysera même provisoirement l’internet Estonien.      Un an après la guerre en Géorgie, une attaque informatique massive perturbe Twitter, Facebook et Live-Journal, attaque qui sera attribuée à la Russie pour les “un an” de la guerre, puisque un Blogger était visiblement visé, et que des messages favorables à l’indépendance de l’Abkhazie étaient lisibles via l’attaque. Néanmoins, comme le précise le spécialiste en nouvelles technologies Yannick Harrel : ” tracer l’origine exacte d’une cyber-attaque est quasi-impossible pour peu que l’auteur est agi avec un minimum de professionnalisme“.     Cet intérêt pour la Russie vers les réseaux sociaux (qui sont une réelle arme d’information / désinformation) est du aux cyber-évènements de 2009, en Moldavie et en Iran. Pour protester contre la victoire des Communistes aux élections législatives de avril 2009, des milliers de jeunes se sont rassemblés et ont protesté violemment, via des ONGs “humanitaires” et “démocratiques”. Si le modus operandi est très similaire de celui des révolutions de couleur qui ont frappé la Serbie en 2001, la Géorgie en 2003 et l’Ukraine en 2005, on a cette fois parlé de “révolution Twitter” tant le réseau Américain de communication en était devenu le centre névralgique. L’instantanéité des publications et des appels à manifestations ont fait que Twitter est devenu pendant quelques semaines la source d’activité principale mais également d’information des journalistes du monde entier. Le pouvoir a été je le précise contraint de couper Internet et le téléphone pour que les Twitter-troubles se calment. Plus tard, il sera prouvé que moins d’une centaine d’activistes Twitter seulement était derrière cette révolution Moldave, activistes qui se sont mystérieusement retirés de Twitter après les évènements, soi disant par crainte de représailles.      En juillet de la même année, en Iran, des cyber-actions similaires, furent déclenchés en signe de “résistance” aux résultats des élections et entrainèrent les incidents et manifestations diverses. De nombreux sites gouvernementaux furent attaqués et piratés. Facebook, Twitter devinrent les principaux canaux de résistance et de critique au pouvoir en place, et la encore des cyber-activistes (bénévole ?) envoyèrent informations et photos par milliers en ligne, aux yeux d’une opinion mondiale et journalistique ne pouvant que difficilement vérifier ces sources. Comme en Moldavie, le pouvoir fit couper l’accès à internet et au téléphone, ce qui le desservit tout autant que les contestataires. Néanmoins le “mal” était fait, l’archivage automatique d’internet et l’accès à l’information sans pouvoir en vérifier la véracité est désormais possible pour le plus grand nombre.     Ces deux « évènements » ont pu avoir lieu, grâce à deux armes principales : des téléphones portables et une connexion internet.     En Iran l’Amérique est intervenue de façon assez claire puisque l’un des conseillers du nouveau département d’état,  Jared Cohen a organisé un sommet Alliance of Youth Movements à New York – sponsorisé par Facebook et HowCast, appuyé par la Voix de l’Amérique et l’Electronic Frontier Foundation – afin d’assister les jeunes activistes d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie dans leur usage des médias sociaux. Ce sommet aboutit à la création d’une plate-forme en ligne dédiée au cyberactivisme et à la cyberdissidence… Au nez et à la barbe de la répression gouvernementale grâce à un tutorial vidéo anti-censure disponible en page d’accueil. Au matin du 15 juin 2009, Jared Cohen émit par téléphone et par e-mail une requête apparemment anodine auprès de Jack Dorsey, co-fondateur de Twitter : retarder la prochaine opération de maintenance et mise à jour de la fameuse plate-forme de microblogging afin que les contestataires iraniens « twittent » sans interruption. Dorsey accepta sans rechigner et reporta cette opération de deux jours*.   Charles Bwele a parfaitement résumé la situation :  En arrière-plan, l’administration Obama intègre peu à peu la cyberstratégie dans sa politique étrangère.

La Russie, au coeur du cyber-conflit.    

La Russie n’a certes pas attendu la milieu des années 2000 pour se doter d’une cyber-force. Dès la fin des années 90, la Russie devient le centre des “hackers” et autres voyouseries du net. Méfaits internets, vols par cyber-effractions, Hacking violents, pirates de l’est … Ces termes ont collé à l’image de la Russie durant une décennie, autant que le mot Vodka ou grandes blondes. Depuis 2000 les délits informatiques sont en augmentation constante : 3000 en 2001, 6000 en 2002, 12000 en 2003, 15000 en 2004 .. En 2008, 8000 poursuites ont été engagées. Cette année (2010) le représentant de la Russie à l’ONU a appelé à la création d’une convention internationale pour la lutte contre le cyber crime sous égide de l’ONU.     La reprise en main de 1999 entraina la création d’une division cybersécuritaire du FSB chargée de concevoir une stratégie cybersécuritaire et une doctrine cyberguerrière en collaboration étroite avec l’armée russe. En 2001, le Général Vladislav Sherstyuk, membre du Conseil de Sécurité russe, déclara au sous-comité infosécuritaire de la Douma que « la nouvelle ère de l’information provoquera la prochaine spirale de la course aux armements. Contrairement aux armes nucléaires stratégiques, le développement de capacités de frappe cybernétique nécéssitera des compétences s’étendant au-delà de la sphère militaire ».       La Russie a notamment lancé en 2000 (en commun avec la BiéloRussie) le projet SKIF, soit la création d’un supercalculateur capable de traiter de 0,5 à 5 pétaflops. 1 Téraflop c’est à dire mille millards d’opérations en virgule flottante. Soit 166 666 fois plus d’opérations que tous les êtres humains de la Terre réunis capables de trouver le résultat de l’opération sans dépasser une seconde de réflexion. Le projet SKIF / СКИФ a été décidé pour doter les centres de recherche civils et militaires de superordinateurs capable de concurrencer puis dépasser à terme leurs homologues occidentaux qui viennent cependant avec l’IBM Roadrunner de dépasser le pétaflop (1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde) l’an dernier.      Les autorités Russes comme Biélorusses conscientes de leur distanciation dans le domaine de l’informatique saisirent rapidement toute l’importance d’une autonomie dans ce domaine : la disposition d’un réel réservoir d’ingénieurs de qualité, fruit de la tradition d’enseignement scientifique soviétique, facilita la mise en route du projet qui nécessita ensuite coordination et injection de fonds par les deux Etats.      Cette cyber-agitation croît donc au rythme de développement tentaculaire des réseaux sociaux qui sont doucement en train de devenir des “points cardinaux” de l’information et de la communication des états. Comme l’a écrit Y.Harrel : “la Cyber-génération prendra le pouvoir“.  Il a fallu 38 années à la radio pour atteindre une audience de cinquante millions d’auditeurs, la téléphonie mobile a conquis plus de 3 milliards d’abonnés en 15 ans et les réseaux sociaux (Facebook, MySpace, LinkedIn, etc) ont engrangé plus de 350 millions d’inscrits en quatre ans.    En 2008, plus de 43 milliards de SMS furent échangés.  En 2012, plus de cinq milliards d’individus disposeront d’un téléphone mobile, même les plus démunis auront accès à cette technologie grâce à l’incontournable bienveillance de la microfinance en matières d’information et de communication*.      Comme dans l’énergie, l’état Russe, devenu plus prospère a pu mettre en oeuvre ses ambitions géostratégiques, et lancer des acquisitions significatives.  Digital Sky Technologies une société d’investissement Russe proche du Kremlin a pris des parts importantes dans le gigantesque réseau social Russe Vkontakte (équivalent de Facebook en Russie) , le réseau Balte Forticom et son équivalent Polonais Nasa Klassa. Enfin en mai 2009 (après les évènements en Moldavie ?) le groupe a acquis 2% de Facebook pour une valeur de 200 millions de dollars. En avril 2010, DST acquiert la messagerie instantanée ICQ,  racheté à son propriétaire du moment AOL. La même année, le géant du net Chinois, Tencent, a acquis 10% de DST, partageant donc ses parts avec Goldman Sachs ou encore l’oligarque Russe Alicher Usmanov, par ailleurs propriétaire de l’influent journal Kommersant.     Juste un petit mot sur la “presse”, on peut citer les rachats récents de France-soir en2009 par le richissime Alexandre Pougatchev, le rachat de The Independant en 2010 par Alexandre Lebedev et l’offre de rachat du monde cette année également par Gleb Fetissov.Un dernier mot, en 2011, les Russes entendent créer leur “propre” système d’exploitation informatique, qui devrait être fonctionnel dès 2013.  

Le Kremlin à la pointe de la Cyber-communication    

Les autorités Russes l’ont bien compris, la cyber-présence sur le net est essentielle pour entrer dans le 21ième siècle.      

Le blog du président Russe (ouvert sur la plateforme Live Journal qui est plus populaire en Russie que Twitter aux Etats-Unis) étant l’un des plus lus du pays.  Exemple parlant : en mai 2010 le lendemain du jour de la Victoire de la Seconde guerre mondiale, un commentaire sur son blog informait le président que le monument était en restauration depuis 6 mois, et que les vétérans ont du déposer des fleurs autour d’une palissade aveugle. Quelques jours plus tard, Medvedev publie en ligne un document rédigé de sa main : « A l’attention de A. Tkatchev [gouverneur de la région de Krasnodar, NDLR]. Réglez ce problème. Trouvez les responsables. Faites un rapport sous trois jours ».      Le ministère de la Communication Russe serait prêt à investir 5 millions de roubles [plus de 110 000 euros] dans « l’étude des principales possibilités de promouvoir les intérêts des organes fédéraux de pouvoir par le biais des réseaux sociaux spécialisés ». Un appel d’offres a même été lancé en septembre par les autorités. En clair, il s’agit de rechercher, parmi les sites Internet russophones et les réseaux sociaux spécialisés, et de trouver le moyen de s’en servir pour promouvoir les intérêts du pouvoir exécutif. Cela implique aussi d’étudier les expériences et initiatives des Etats et des entreprises ailleurs dans le monde. Un responsable du ministère explique que, techniquement, cela passerait par la conception d’un programme capable de repérer, dans les blogs et les réseaux sociaux, des idées originales et utiles.     Pour Anton Nossik, un blogueur connu, rédacteur en chef de bfm.ru [portail d’informations économiques], l’objectif est clair, sensé et accessible. Il évoque l’Américain Dane Carlson, le patron de business-opportunities.biz, qui s’est rendu célèbre en publiant tous les jours sur son site des idées géniales pour le monde des affaires piochées sur Internet. Pour Anton Nossik, les hauts fonctionnaires russes peuvent réaliser la même chose au profit des grandes causes nationales au lieu des petites entreprises.     On assiste à un changement d’attitude, car jusqu’à présent, le pouvoir ne voyait dans la blogosphère qu’un champ de propagande pour ses propres idées. Ainsi, en 2007, Vladimir Tchourov, président de la Commission électorale centrale, avait-il rencontré des blogueurs afin de leur proposer de faire de la publicité électorale. De même, Sergueï Mironov, le président du Conseil de la Fédération [le Sénat russe] avait invité des membres influents de la communauté Internet. Récemment encore, le roi du blog russe, Roustem Adagamov, alias Drougoï, directeur des blogs chez SUP Fabrik [propriétaire de LiveJournal] a été convié par la société hydroélectrique Rousguidro à venir en Sibérie sur le site de la centrale de Saïano-Chouchenskoïé, gravement endommagée lors d’un accident survenu à la mi-août 2009, qui avait fait 75 morts. Celui ci est régulièrement invité à se joindre aux déplacements présidentiels dans les voyages de presse à travers le pays.  

Encore plus fort, dans un pays ou Google ne perce toujours pas (à la traine derrière son concurrent Russe, Yandex), l’état Russe à proposé de développer un moteur de recherche qui bannirait tout simplement l’accès à des informations jugés “inopportunes“, par exemple les liens ou informations touchant à la pornographie, la drogue ou le terrorisme.

La cyber guerre dans le monde    

Evidemment, la Russie n’est pas le seul pays à se projeter dans le futur en ligne. L’OTAN a par exemple organisé début mai 2010 des manoeuvres virtuelles, baptisées Baltic Cyber Shield, impliquant six pays membres. Cet exercice a eu lieu sous l’égide du Cooperative Cyber Defence Centre of Excellence  (CCDCOE), basé à Tallinn (Estonie) et qui regroupe déjà l’Allemagne, l’Italie,la Slovaquie, l’Espagne, les Etats-Unis et les trois pays Baltes. Dans les prochains mois,la Hongrie etla Turquie deviendront les 9e et 10e pays membres de cet organisme créé par l’Estonie en 2004.La France, quant à elle, prévoit de rejoindre le CCDCOE dans les deux à trois prochaines années.  Ce centre est voué à l’échange d’informations entre experts. Il conduit des exercices réguliers où des équipes “rouges” de hackers tentent de paralyser des serveurs défendus par des militaires “bleus” de pays participants. Pionnière en matière d’usage de l’Internet, l’Estonie a été visée par une cyber-attaque de grande ampleur en 2007, et tente depuis d’acquérir le leadership européen en matière de cyberdéfense.       En Israël Peu après la fin de l’opération “Plomb durci” (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a souhaité compenser le déficit d’image dont souffrait le pays. Pour ce faire, A été mis sur pied une armada d’internautes, payés pour donner une meilleure image de leur pays et répondre sans arrêt, via des réactions et commentaires postés sur les sites internet, les forums, les blogs, et autres réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.  L’équipe en question serait sous la direction d’un vaste service relevant de ce que les Israéliens appellent « hasbara », littéralement « explication publique ».  Dans une interview récente, le directeur adjoint du département de la « hasbara » au ministère, a admis que son équipe travaillait clandestinement. « Nos gens ne diront pas ‘salut, je fais partie du département de la hasbara du ministère des affaires étrangères israélien. Voilà ce que je veux vous dire’. Et ils ne s’identifieront pas forcément non plus en tant qu’Israéliens », a-t-il déclaré. « Ils parleront comme des surfers du net et comme des citoyens, ils écriront des réponses qui auront l’air personnelles, mais qui se baseront sur une liste de messages tout préparés que le ministère des affaires étrangères aura élaborés ». […] L’armée israélienne intervient également sur l’un des espaces les plus populaires, le site de vidéo-partage YouTube, y téléchargeant régulièrement des clips, dénoncés comme des mensonges par les organisations israéliennes de défense des droits de l’homme. Shturman a précisé que durant la guerre, le ministère avait concentré ses efforts sur les sites web européens, où l’audience était plus hostile à la politique israélienne. En haut de la liste des sites visés par ce nouveau projet, la BBC Online et les sites arabes du Web. En outre, un manuel intitulé The Israël Project’s 2009 donne la vision “Israélienne” de la situation” et est diffusé via une agence de “communication”. Cette cyber brigade pro Israélienne à sa branche Francaise,  qui a pour missions de veiller et combattre les informations antisémites, négationnistes et mensongères (illégales) à propos d’Israël et du Peuple Juif sur Internet. Cette Force affirme s’être donné comme mission d’éliminer toutes les informations odieuses (articles, vidéos, groupes,…) sur ce qui est devenu le premier vecteur de propagande : Internet.     En France toujours, la conférence annuelle SSTIC de juin2010 a été ouverte par le directeur technique dela DGSE qui a affirmé cherché à recruter des hackers. Une grande partie des dépenses de budget de personnel de cette année (31 millions d’euros pour 145 postes) devrait en effet bénéficier à ce service technique. Celui ci a rappelé à l’auditoire que “en cas d’attaque, le meilleur moyen de se défendre est de tuer numériquement l’adversaire”.     La guerre au proche orient a pris une cyber-tournure lorsqu’il s’est avéré selon le portail d’information israélien MySay.co.il, dont l’information est relayée par le Spiegel, qu’une certaine Reut Zukerman aurait ainsi convaincu 200 soldats ou réservistes israéliens de devenir ses « amis » sur Facebook et leur aurait soutiré nombre d’informations confidentielles : « Les hommes auraient rapporté à leur copine Facebook des noms de soldats, du jargon, des codes secrets et des descriptions détaillées des bases militaires, d’après le rapport [du site MySay, ndlr]. Ce n’est qu’un an après que certaines des victimes de Zukerman auraient commencé à trouver bizarre le nombre de militaires d’élite sur sa liste d’amis. Ils auraient alors prévenu leur hiérarchie, et en janvier les militaires auraient lancé une enquête. » La page Facebook de Reut Zukerman aurait été effacée par ses auteurs. Le Hezbollah apparaît comme le principal suspect. Pourtant, poursuit le Spiegel, l’armée israélienne était déjà consciente de ce type d’utilisation de Facebook.  Les soldats ne respectent pas les consignes. Les services secrets israéliens y ont eux-mêmes recours pour racoler des informateurs. Fin avril, le quotidien arabe « Aschark Al-Awsat » rapportait que les services secrets israéliens avaient utilisé Facebook et Twitter pour recruter des informateurs palestiniens dans la bande de Gaza.    L’armée israélienne a déjà été victime de tentatives d’espionnage via les réseaux sociaux, l’an passé, en provenance du Liban. Des dizaines de milliers de soldats ont alors reçu une lettre les alertant au sujet des amitiés liées sur Internet.   En janvier, l’armée a créé une « unité Facebook » dans le but de mieux utiliser les médias sociaux. Des actions dont les résultats se font attendre, note le Spiegel : « Pour les forces de défense israéliennes, la faille dans la sécurité serait particulièrement embarrassante, elle montrerait que les membres de l’armée ne respectent pas les consignes explicites dès qu’une jolie fille est en jeu. »     L’amérique, comme la Russie est à la pointe de l’utilisation des sites sociaux pour surveiller, influer et communiquer. La CIA investit dans des technologies qui permettent de surveiller les réseaux sociaux.  In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la CIA, a investi dans Visible Technologies et Attensity, deux sociétés qui proposent des moteurs de recherche spécialisés dans les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Flickr, YouTube, etc.).   Visible Technologies est, à l’origine, une société spécialisée dans la gestion de réputation sur l’Internet. Elle a développé son moteur de recherche pour permettre à des multinationales d’évaluer les réactions à leurs produits sur les médias sociaux, d’identifier les éventuelles critiques, puis de les marginaliser. Entre les mains des services de renseignement, et singulièrement des départements spécialisés dans les opérations psychologiques, cet instrument peut devenir un puissant catalyseur.   Lors des manifestations qui ont suivi l’élection de Mahmoud Ahmadinejad en juin, c’est sur Twitter que les médias internationaux, empêchés de couvrir les manifestations à Téhéran, mesuraient l’ampleur de la mobilisation contre la réélection du président iranien. Le renseignement américain veut être en mesure d’exploiter la masse d’informations disponible sur ces plateformes, utilisées par les activistes de tous bords, aussi bien les opposants à Mahmoud Ahmadinejad en Iran que les djihadistes au Moyen Orient. Ces moteurs de recherche d’un nouveau genre fonctionnent exactement comme leurs homologues sur Internet : ils scannent les réseaux sociaux, les indexent par mots-clés et les hiérarchisent.    

Conclusion : On peut se demander quelle sera la prochaine étape/méthode de pénétration  des idées du monde et comment les “puissances” pourront influer sur les esprits pour faire passer comme “logique”, “normale” et “naturelle” une vision du monde, et donc les actions (guerrières ?) qui vont avec. Les jeux vidéos semblent être l’étape sur laquelle la concurrence entre l’Amérique et la Russie est la plus flagrante.  Dès la fin de la guerre en Géorgie en 2008, inspiré par ces évènements, des informaticiens Russes décident de créer un jeu vidéo dans lequel les évènements sont repris et englobent certains pays Occidentaux, ou Européens hostiles àla Russie.  Le virtuel permet parfois de se défouler et d’apporter quelques modifications substantielles à la réalité.   En effet, selon les créateurs de ce jeu il y a quelques différences avec ce qui s’est vraiment passé. Parmi elles on note que la confrontation englobela Pologne, qui vient soutenir Tbilissi avant que Moscou riposte, que le président géorgien Mikheil Saakachvili reçoit le soutien de pays occidentaux qui ne sont pas nommés, que ce dernier décide de lancer une nouvelle offensive pour tenter de récupérer les deux provinces sécessionnistes géorgiennes, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Ou encore que l’Ukraine bloque la flotte russe de la mer Noire dans la rade de Sébastopol, que l’OTAN chargela Pologne de prêter main forte aux Géorgiens. Par réaction les Russes lancent alors une nouvelle guerre en riposte à ces agissements, selon la description faite par les créateurs du jeu, disponibles en téléchargement pour 6 euros.     En réponse (?) les studios de “jeux Américains” Activision ont donc développé un jeu jeu intitulé : “call of duty modern walfare” qui se déroule dans un futur proche.     ”  La Russie y est en pleine guerre civile qui voit la prise de pouvoir des ultra-nationalistes. En même temps au Moyen-Orient, un coup d’état mené par un mouvement anti-occidental eut lieu, et 30.000 soldats Américains furent décimés. Les commanditaires de cet acte sont en fait des chefs nationalistes Russes, qui commettront attentats et massacres au Royaume-Uni et en Russie. Pour lutter contre cette menace, une force multinationale anti-terroriste appelée « Task Force 141 » fut créée, regroupant des membres de forces armées américaines, britanniques, canadiennes et australiennes“. L’une des étapes du jeu intitulée « Pas de russe » « permet » au joueur peut massacrer des civils dans un aéroport russe (fictif) en incarnant un agent de la CIA qui a infiltré les rangs ennemis. La vidéo, et par conséquent le jeu en lui-même fait polémique avant même qu’il sorte. Par ailleurs, Square Enix qui a édité le jeu au Japon a commis des erreurs de traduction dont une dans cette mission : la phrase de Makarov « Pas de russe » a été traduite par « Tuez les russes », donnant l’impression qu’il ait commis un crime haineux ; En Russie, la mission a carrément été enlevée.   La suite de ce jeu, qui devrait sortir cette année s’intitule : “call of duty black opps” et semblé également mêler la Russie à l’action principale car malgré le secret qui entoure le jeu, des images ont déjà filtrés, qui laissent penser que l’action  du jeu se déroule notamment quelque part dans le grand nord, peut être en Arctique que certains imaginent être le prochain théâtre d’affrontement (réel ?) des grandes puissances. Surenchère ? Le projet Ethnogénèse, une gigantesque saga de science-fiction russe développée par le Kremlin directement et qui se veut lancer la mode de la culture russe via Internet, tout en exaltant la grandeur de la Russie. Ethnogenèse devrait prochainement être traduit en anglais, en chinois et en espagnol, afin de lancer ces « héros russes parfaits » à l’assaut du monde que le Kremlin juge « important » : le monde Anglo-saxon, l’Amérique du sud et l’Asie. On ne peut que déplorer l’absence de version Francaise.