Category Archives: Articles en francais
Le meilleur rempart contre les révolutions oranges: le suffrage universel!
La Russie face au problème de l’immigration (Рartie 2)
L’article original a été publié sur le site de Voix de la Russie
La Russie face au problème de l’immigration (Partie 1)
L’article original a été publié sur le site de Voix de la Russie
La fin du monde, non, mais la fin du monde unipolaire, oui
L’article original a été publié sur RIA-Novosti
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Russie et Allemagne : les poids lourds de l’Europe sont ils des sosies démographiques? /
Suite au second volet de mon article sur l’immigration en Russie, un lecteur m’a indiqué sa grande surprise quand a ce chiffre de 10 millions de travailleurs nécessaires d’ici à 2020 en Russie, soit 770.000 / an.
D’après lui ce chiffre est surestimé et pondérable puisque dans de nombreuses industries russes, la marge d’optimisation des gains de productivité est réelle, ce qui pourrait faire baisser le besoin en capital humain.
C’est sans doute vrai, mais le creux démographique de la période 1992 – 2008 va se faire sentir et entrainera malheureusement qu’en 2025 par exemple, le nombre de jeunes russes de 25 ans devrait être de 30% inférieur à aujourd’hui. D’où un besoin crucial en capital humain pour compenser ce gap démographique. Pourtant le catastrophisme mystico-médiatique qui entoure la situation démographique et migratoire russe ne concerne curieusement pas la situation de l’Allemagne, frappée elle aussi d’un double manque de main d’œuvre, et d’une crise démographique avancée. Continue reading
Obélix en Russie?
La Syrie, la Russie et la France
L’article original a été publié sur RIA-Novosti
La Russie, qui est le principal obstacle pour une intervention efficace afin d’arrêter les combats et les meurtres, est en train de perdre“.
La bataille pour l’Eurasie va-t-elle s’accélérer?
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“Les Etats-Unis s’opposeront à des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique”. Hillary Clinton – 2012
donc la volonté de la Russie de vouloir reprendre le contrôle du cœur del’Eurasie, que Russie et Occident, via l’Angleterre puis l’Amérique, se disputent depuis prés de 150 ans.
Un retour en arrière s’impose pour comprendre ce que signifie la bataille pour le contrôle de l’Eurasie, qui est tout sauf un fantasme ou une légende. Il s’agit au contraire d’une réalité géopolitique quiconstitue un volet important de la politique étrangère américaine et occidentale depuis la chute du mur de Berlin.
L’Europe de l’ouest représente la partie occidentale sous contrôle de cet anneau. Comme on peut le voir ici, La zone qui s’étend du pourtour de la caspienne jusqu’à l’Asie centrale constitue sa partie orientale et c’est précisément cette zone qui est visée par les propos d’Hillary Clinton.
sont tous dans des logiques de regroupements économiques, politiques et militaires, que ce soit au cœur de l’Europe, par dessus l’Atlantique, en Amérique du sud ou encore en Asie. Ces alliances pourraient rapidement voir l’émergence de blocs souverains tant sur le plan militaire, qu’économique ou politique, et la fragmentation du monde en zones d’influences souveraines.
La grande Albanie : un projet américain contre le monde orthodoxe ?
Mercredi dernier, le Premier ministre albanais Sali Berisha a prôné l’octroi de la nationalité albanaise à tous les Albanais, où qu’ils résident. Cette déclaration a été faite lors d’une visite de la ville de Vlora où l’indépendance de l’Etat Albanais a été prononcée, il y a juste 100 ans. A l’époque l’Albanie venait tout juste de se libérer du joug ottoman.
Cette déclaration fait suite a une autre déclaration, commune cette fois, que Sali Berisha avait fait avec son homologue Kosovar Hashim Thaçi il y a quelques semaines, promettant l’union detous les Albanais. L’endroit était, il faut le dire bien choisi, puisque l’immense majorité des habitants du Kosovo y est aujourd’hui d’origine albanaise, ce qui n’a pas toujours été le cas. Lors de la guerre des Balkans en 1913, les serbes constituent encore la majorité de la population. En 1941, le Kosovo est rattaché à la Grande Albanie (déjà) sous protectorat fasciste italien. Après la guerre, lemaréchal Tito interdira l’immigration albanaise car la Yougoslavie ne pouvait selon lui être forte qu’avec une Serbie la plus faible possible.En 1974, c’est du reste lui qui attribue au Kosovo le statut deprovince autonome, statut qui sera supprimé par Slobodan Milosevic en 1989, alors que les Serbes ne représentent déjà plus que 15 % de la population.
Lorsqu’en 2008 le Kosovo se déclare indépendant, prés d’une décennie après l’intervention militaire occidentale, peu de commentateurs mettent le doigt sur l’Albanité dominante de ce nouveau petit état. L’heure est au contraire à la fête pour ce peuple soi disant oppressé et qui accède enfin à la liberté. Au sein de la plupart des pays Occidentaux et de l’Union Européenne, la reconnaissance est instantanée, sans que ne se pose la question du traitement de la minorité serbe et de l’avenir qui lui était réservé, malgré le terrible précédent de 2004, lorsque les chrétiens avaient été victimes de pogroms, les églises brulées, et les droits humains les plus élémentaires bafoués. Il est vrai que l’Europe, pardon l’UE, avait à cette époque d’autres priorités : l’organisation essentielle d’une gaypride a Belgrade.
allumette qui pourrait créer une étincelle et déclencher un nouvel incendie dans le brasier balkanique. Cet incendie aurait pour conséquence d’affaiblir un peu plus l’Europe, mais aussi de déstabiliser un peu plus le monde orthodoxe (Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie…)
et de freiner son rapprochement avec la Russie. Par ricochet, c’est donc l’influence russe en Europe de l’Est qui serait remise en cause, et
donc son rapprochement avec l’Europe de l’Ouest.



