Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Молодцы !

Extrait du monde du 26 juin :
“Le succès inattendu de l’équipe nationale de football russe a déclenché parmi la population une effervescence et une vague de fierté jamais vues depuis la dislocation de l’URSS en 1991.La fédération russe de football et des hommes d’affaires ont décidé d’affréter des charters supplémentaires vers l’Autriche. Le président Dmitri Medvedev a promis une décoration à Guus Hiddink, l’entraîneur de l’équipe nationale. L’attaquant vedette Andreï Archavine, membre de Russie unie, le parti au pouvoir, est devenu un héros national.

Juste après la victoire sur l’équipe néerlandaise, samedi 21 juin, des millions de Russes ont défilé sans heurts toute la nuit dans les rues des grandes villes, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, agitant le drapeau national et scandant “La Russie en avant !”. Le slogan était le mot d’ordre de Russie unie au moment des législatives de décembre 2007.

A Moscou, la demande est forte pour les petits drapeaux tricolores. Cet engouement soudain a contraint la Douma, la chambre basse du Parlement, à amender la loi sur la symbolique nationale. Depuis 2006, la loi restreignait l’usage du drapeau aux jours de fête officiels. Désormais, au nom du “renforcement des sentiments patriotiques”, le drapeau peut être sorti à tout moment.

“DÉCLIN DE L’EUROPE”

Dans la foulée, le gouvernement a décidé, mercredi 25 juin, d’affecter 122,6 millions d’euros supplémentaires au budget uniquement pour le football. L’argent servira à construire des stades et des structures pour l’entraînement des joueurs. La mise en valeur du sport est à l’agenda du pouvoir en place.

Vladimir Poutine, ceinture noire de judo, donne l’exemple. Le livre Apprenez le judo avec Vladimir Poutine – assorti d’une vidéo depuis novembre 2007 – est un succès de librairie. “Volodia diminutif de Vladimir n’a jamais aimé perdre les compétitions”, explique le magazine populaire Taïny Zviozd dans un numéro spécial (juin-juillet 2008) consacré à l’ancien président. Le sport “élève le moral de la nation”, souligne le “leader national”.

La qualification russe en demi-finale a fait tourner quelques têtes. Dans les journaux, des commentateurs glosent sur le “déclin de l’Europe”, dépassée – en sport et en économie – par des pays plus compétitifs comme la Turquie et la Russie. “L’Europe perd sa passion et sa capacité à accumuler les victoires”, constate le quotidien Izvestiia du 24 juin. Si l’équipe de France est devenue “la plus faible et la plus terne” de toutes, c’est parce que “les Français ne la soutiennent plus. Au-delà du politiquement correct, ils voient en elle le reflet des confrontations ethniques des faubourgs parisiens”, explique le commentateur Sergueï Leskov. Le succès russe non plus n’est pas, selon lui, dû au hasard. “La trajectoire du ballon est programmée par notre réveil à tous”, conclut le journaliste.

Russie Suede, la revanche de Pierre ?

Les amateurs de Football savent sans doute que la Russie s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’euro 2008 pour la première fois depuis les temps de l’URSS. Mais pour les non-amateurs de Football, le match a présenté un immense interêt du côté des gradins ….. Et des ‘bannières’. Pour preuve ce portrait de pierre le grand déployé dans les gradins durant le match gagné 2 à 0 contre la Suède …. Ou encore ces supporters en uniformes de Marins …


Merci a PALPATINE Pour le lien vers les images, ici

Au coeur de Moscow city

Au cœur de Moscou, dans le district de Presnensky, se développe actuellement un quartier d’affaires ultra-moderne. Moskva-City est une ville dans la ville : Moskva-City (en russe Москва-Сити) est le diminutif du Centre de Commerce International de Moscou (Московский Международный Деловой Центр), une zone en construction à l’Ouest de Moscou dont le but est de combiner affaires, divertissements et espaces résidentiels.
« Moskva-City » prend place sur la berge Krasnopresnenskaïa, sur des vieux terrains industriels. L’ensemble du projet fait environ un kilomètre carré et ce, à seulement quelques minutes du centre-ville. déjà surnommé le “Manhattan de Moscou”, ce quartier de 60 ha comptera pas moins de 15 gratte-ciel (dont la Tour de Russie, plus haut immeuble d’Europe) et combinera appartements privés, bureaux et lieux de divertissements.

Pour des photos de l’architecture futuriste de ces tours, c’est ici
Pour quelques précisions techniques, c’est la

Symbole ce ce manhattan Russe, la Tour de Russie qui devrait atteindre 612,2 m, et devenir ainsi la plus haute tour d’Europe jamais construite, et la deuxième plus haute tour du monde, derrière celle de Dubai qui doit s’achever en 2009 et culminer à une hauteur d’environ 800m.

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940

En ce 18 juin 2008, l’heure est à la relecture attentive … En Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.
Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.

Sources : Charles de Gaulle.org

Recrudescence de Fight Clubs en Russie

La vidéo exclusive que s’est procurée la chaine Russia Today concernant les “combats illégaux” (ou fight clubs) organisés dans les tréfonds de la capitale Moscovite. Leurs membres, souvent des cols blancs, affirment que l’absence de “règles” est leur meilleur moyen de se défouler.

Aleksey est membre d’un de ces clubs. Avocat le jour, il boite de retour à son bureau le matin après ces combats du Week End. Il estime que la lutte contre un “adversaire consentant” n’est pas un crime.
“Nous avons des règles, mais généralement les combats sont sans limites. J’ai vu des nez cassés, des bras cassés, des machoires et des mains endommagées, mais je pense que c’est naturel pour un homme de se battre pour prouver sa valeur.”

Le lutteur professionnel Vladimir Turchinsky ajoute lui que ces “cols blancs guerriers” vivent dans un monde fantastique, influencé par la culture populaire.
“Pour les hommes d’affaires et les employés de bureau, il doit être une sorte d’univers parallèle, où ils peuvent vivre ressentir de l’adrénaline dont ils manquent dans leur vie réelle. Je pense que, ce sont des films comme” Fight Club “qui ont contribué à l’émergence de ce type de clubs ici en Russie », croit-il.

Toutefois, il existe des moyens plus sûrs pour pouvoir donner du pied en évitant les yeux aux beur-noir. Le Fight Club Arbat à Moscou est titulaire d’une licence de “combats” supervisés par la fédération de Kick Boxing. Il insiste sur les contrôles médicaux et tente de redorer l’image du kickboxing.

Pour Aleksey, cependant, c’est le caractère illégal de son club qui lui donne le buzz.
“Ces clubs professionnels sont orientés objectifs. Vous devez obtenir des permissions, il ya beaucoup de formalités administratives. Et vous devez avoir un gagnant et un perdant lors des matchs, mais à notre club il n’y a pas de victoire tant que tel.
Tout ceux qui se battent gagnent
», Indique Alexey.

Dans le Moscou d’aujour’hui, dans des entrepôts et des sous-sols insalubres, des amateurs de combats vont continuer à s’affronter, à coup de poing et de pied jusqu’à ce que l’un des deux combattants soit étendu en sang sur le sol.

Source : Russia Today

De Natalia Narotchnitskaïa

Laure Mandeville a récemment présenté via les pages du figaro magazine Natalia  Narotchnitskaïa, qui vient de fonder un Institut russe de la démocratie et de la coopération censé explorer les problèmes que le système démocratique rencontre en Europe occidentale et également à l’égard des minorités Russes dans les pays d’Europe de l’est. L’article fort peu agréable à l’encontre de madame Narotnitcheskaïa nous apprend que celle ci serait :”une pasionara du nouveau nationalisme à la russe mais également une grande adepte du complot occidental qui viserait à isoler la Russie“! Rien moins que ca … Il est vrai que pour le Figorange, le soutien aux politique atlantistes de nèo-containment sont une raison d’être, quand ce ne sont les aberrations du Gluscksmann de service sur Vladimir Poutine. Cette démarche nous apprend le figaro ne serait pas sans rappeller de vieux films soviétiques propagandistes (je cite : “ pour démontrer que le socialisme réel n’était pas seul à générer d’interminables files d’attente, ils s’attardaient sur les queues dominicaines devant le magasin Poilâne à Paris”) mais le pire reste encore à lire, ce serait Vladimir Poutine lui même qui aurait été le premier à évoquer la création de cet Institut, lors d’un sommet Russie-UE à Lisbonne, en octobre. 
Diantre ! 
Fustigeant les Occidentaux, donneurs de leçons, il avait estimé que l’Europe ferait mieux de se pencher sur ses problèmes de minorités et de démocratie plutôt que d’envoyer des observateurs juger les élections russes .. Laure Mandeville affirme en outre que :”Vladimir Poutine aurait en huit ans de présidence verrouillé les contre-pouvoirs et les libertés, et que donc l’initiative de sa part ne manquait pas de toupet”. Dès fois on peut se demander si nos journalistes sont bien conscients de leur ânerie, doublée de leur maladresse. 
On peut également se demander si depuis l’ère Sarkozy, la fièvre atlantiste et de retour au coeur de l’Otan de la France (la transformant ainsi en maquerelle de retour chez son maquereau tous les soirs) ne fait pas tourner la tête à nos “journalistes”. Il est vrai que Laure Mandeville n’a pas de quoi pavaner, c’est elle qui en décembre 2007 avait rigolée de l’idée de Vladimir Poutine à l’époque de créer un tel institut … Une idée “non sans humour” avait t’elle rajoutée avec beaucoup de finesse et un don inné pour la prévision. 6 mois plus tard, je conseillerais à Laure Mandeville de relire ses articles et de se rendre dans les pays baltes et de regarder comment sont traités les Russes d’Estonie ou de Lettonie, dans ces nouveaux pays Européens. Aucune minorité en Europe n’est traitée aussi mal (sous citoyenneté, non accès à l’emploi, discriminations administratives et sociales ..), si ce n’est les Serbes du Kosovo, ce nouvel état qui à la bénédiction des amis du figaro magazine, notre président en tête. 
Mais continuons, nous y apprenons que Natalia Narotchnitskaïa aurait fait coïncider son arrivée à Paris avec la publication d’un livre avec un “titre émotionnel” dans lequel elle gommerait avec une mauvaise foi presque “révisionniste” (On se demande si ce n’est pas Laure Mandeville qui jouerait sur l’émotif) la nature fondamentalement agressive du communisme totalitaire. Laure Mandeville reproche également à Natalia Narotchnitskaïa de rappeller les “permanentes offensives géopolitiques anglo-saxonnes et euro-impériales contre la Russie” ce qui seraient selon elle “exprimer la paranoïa obsidionale de l’élite poutinienne”. A la lecture des évenements mondiaux récents, il faut être Laure Mandeville ou Glucksman pour prétendre qu’il n’y a pas une seule paranoia obsidionale : la conquête du Heartland par les dirigeants militaires Euro-saxons ! Mais passons, un article très détaillé prochainement viendra éclairer ce fait.

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Natalia Narotchnitskaïa est née en 1948. Cette spécialiste des relations internationales, personnalité éminente de l’Orthodoxie politique, également membre de l’Académie des sciences, fut élue député du parti Rodina et occupa le poste de vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Douma. Farouche partisane d’une civilisation orthodoxe singulière fondée sur la prédominance des Russes ethniques, Natalia Narotchnitskaïa s’est signalée par ses critiques de la globalisation et des mécanismes supranationaux. Partisane d’un maintien des souverainetés étatiques et nationales, elle s’est fait aussi connaître par ses vigoureuses prises de positions contre la désagrégation de la Yougoslavie et l’implication de l’Otan, jusqu’à la récente proclamation d’indépendance du Kosovo. Son premier ouvrage traduit en français se présente comme un appel véhément lancé à l’opinion publique occidentale. Natalia Narotchnitskaïa  bâtit son propos autour de la question sensible de la victoire soviétique du 9 mai 1945 au terme de cette Grande Guerre Patriotique menée contre l’envahisseur “fasciste”. Cette dernière aurait rétabli le territoire de la Russie historique et de plus, sollicité le sentiment national et la solidarité spirituelle du peuple russe. Pour Natalia Narotchnitskaïa  : “le souvenir de la victoire est la pierre angulaire de la conscience nationale séculaire qui empêche la disparition de la Russie“. L’auteur en profite pour dresser une vaste généalogie des agressions occidentales contre la Russie sur la longue durée, en fait depuis la fin du XIXème siècle. Elle s’appuie, pour cela, sur une approche strictement géopolitique (thèses de Mackinder principalement) et toute une série de références glanées chez des auteurs russes autant qu’occidentaux pour démontrer la permanence d’une politique hostile de refoulement et d’affaiblissement de la Russie de la part d’un Occident souvent ingrat. Pour l’auteur, les représentants du “projet antirusse du XXème siècle” combattent la transmission de la “conscience russe et soviétique” car sans cela “la guerre cesse d’être patriotique, et donc les Russes du XXème siècle n’ont pas d’histoire nationale, ni de structure d’Etat légitimes. En conséquence, toute ingérence extérieure et toute révolte intérieure, tout séparatisme sont juridiquement valables”. Les catégories négatives englobant les ennemis de la Russie sont bien délimitées et comprennent, outre les Occidentaux précités, les ennemis de l’intérieur comme les “libéraux occidentalistes postsoviétiques” ou les “bolcheviks internationalistes” incarnés par le trio Lénine-Trotski-Boukharine. L’interprétation marxiste nihiliste de l’histoire russe” sous forme de “phraséologie libérale et anticommuniste” sous l’ère Eltsine est aussi dénoncée. Natalia Narotchnitskaïa  affirme que les diverses campagnes de propagande pour la défense du “monde libre”, de la Liberté et de la Démocratie ont servi à dissimuler l’enjeu véritable de la guerre froide, à savoir discréditer l’URSS en la privant de son statut de grande puissance rendu par la victoire de 1945 et la refouler à l’Est, loin des mers Noire et Baltique. 
L’auteur donne la clé qui sous-tend sa conception du monde lorsqu’elle décrit chez ses compatriotes “un sentiment d’appartenance à une Patrie sacrée qui ne s’identifie pas à l’Etat et relève d’une conscience orthodoxe inscrite dans “une perception de la continuité historique”. Au terme d’une démonstration désireuse de montrer que les responsabilités pour les affrontements et les malentendus des siècles passés sont équitablement partagées, notre historienne invite Français et Allemands, noyau dur “carolingien” d’une avant-garde européenne à tirer un trait sur la guerre froide en ouvrant la voie d’un véritable axe Paris-Berlin-Moscou. Pour commander cet ouvrage, cliquez ici

Pour accéder à son blog, c’est la !

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Note de rajout de janvier 2010, cet article a été traduit et reproduit sur le site de l’institut STOLETIE

С днём России

Hier 12 juin c’était la fête de la constitution, puisque le 12 juin 1990 le congrès russe adoptait la déclaration de la souveraineté étatique de la Russie, et que un an plus tard, le 12 juin 1991 avait lieu la première élection présidentielle de Russie, en l’occurrence celle de Boris Eltsine.

Pour l’évenement, plusieurs dizaines de milliers de Moscovites ont fêté au centre de la ville et 30.000 privilégiés ont pu assister sur la place rouge à un grand concert de rock avec les plus grandes stars Russes …

De la démographie en Russie

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Dimitri Medvedev, le nouveau président de Russie s’est fait connaître tout d’abord comme bras droit de Vladimir Poutine, président de la société Gazprom mais aussi comme celui des deux bras droits de Vladimir Poutine qui a géré (non sans succès ?) le problème de loin le plus sérieux qui attend la Russie d’ici le milieu du siècle.

Le pays devrait en effet traverser un hiver démographique comme il n’en a jamais connu.

Les chiffres donnent froid dans le dos : en 1979, la population de l’URSS était de 280 millions d’habitants, elle a augmenté de 10 millions en 20 ans pour atteindre 292 millions d’habitants en 1989, juste avant sa disparition.

A la chute de l’URSS, la Russie se retrouve amputée de presque la moitié de sa population, 30 millions de russes résidants dans les républiques devenus des nations autonomes furent exclus du grand « recensement » de 1990 qui comptabilisa alors 149 millions d’habitants.

La disparition de l’URSS et l’effondrement social et économique entraîna la Russie dans une crise économique d’une ampleur sans précédent. Les mesures de choc des réformateurs / libéraux de l’entourage du président Eltsine pour remédier à la « crise économique » qui frappait la Russie furent les principales causes de cet effondrement démographique. La thérapie de choc de Egor GAIDAR et Anatoli TCHOUBAIS créa en quelque sorte un véritable génocide démographique. L’octroi des manettes de l’économie via le contrôle de certaines banques et du commerce extérieur à une poignée d’initiés proches du Kremlin permit à ces derniers de mettre l’économie du pays en pièce et de ruiner le pays.

A côté le peuple lui mourrait.

L’effondrement démographique fut très rapide, et dura pendant toutes les années 90, jusqu’aux début du second mandat Poutine, en 2004.

Quelques chiffres pour illustrer cet incroyable déclin démographique, qui parlent d’eux mêmes …

Entre 1990 et 1995, le taux de mortalité infantile grimpa de 56% et le la mortalité féminine de 26%. L’espérance de vie masculine passa de 64 ans en 1990 à 57 ans en 1995 ! Le Russe a cette époque vivant moins longtemps que l’indonésien ou le péruvien. L’espérance de vie féminine elle baisse de 74 à 70 ans.

Entre 1990 et 1995, le démographe Américain jugea que l’excédent de décès durant cette période était de 3 millions d’habitants soit le double de l’excédent de décès dues aux difficiles conditions de vie des civils en Russie durant le second conflit mondial. L’effondrement Russe de 1990 à 2000 équivalait à l’effondrement démographique éthiopien lors de la famine de 1980 ou du cambodge de pol-pot …

Cet effondrement démographique frappa d’abord les personnes âgées puis les jeunes. L’effondrement économique frappa de plein fouet le système hospitalier Russe. La Russie connut un regain de maladies qui n’existaient même plus dans nombre de pays du 1/3 monde : diphtérie, typhus, choléra, fièvre typhoïde … Mais surtout la tuberculose qui frappa la population de plein fouet. En 1995, on estimait qu’un détenu sur dix était touché. Chaque année, selon l’institut de statistiques de Harvard et l’institut de la santé publique de New-York, chaque année entre 1990 et 1996, les prisons Russes relâchaient 30.000 porteurs de souche active et 300.000 porteurs de souche dormante. Si rien n’avait été fait, 12% de la population du pays auraient été contaminée en 2005.

Entre 1990 et 1998, les maladies sexuellement transmissibles montèrent en flèche. Le nombre de syphilis recensées passa de 8.000 à près de 400.000. Le SISA lui explosa littéralement et le chef de file de l’épidémiologie Russes estima que au rythme des années 90, 10 millions de personnes seraient contaminées en 2005 (NB on estime en 2008 que 500.000 personnes seraient porteuses du SIDA). Cette explosion du SIDA était aussi en grande partie due aux drogues. On estime qu’en 1998 le marché Russe était le principal marché du monde. En 1998 on estimait à 5 millions le nombre de drogués du pays (3% de la population).

Si les jeunes consommaient de la drogue, les plus vieux buvaient. Une enquête de 1998 prouva que 50 des hommes buvaient en moyenne plus de ½ litre de vodka par jour. Entre 30.000 et 40.000 personnes mourraient chaque année de vodka frelatée.

Rien qu’entre 1990 et 1998, furent recensés : 259.000 suicides, 230.000 décès par empoisonnement (de vodka), et 169.000 assassinats.

Alors que de plus en plus de Russes mourraient, surtout, de moins en moins naissaient. A la fin des années 1990, il y a avait 3 millions d’IVG / an en Russie, pour 1 millions de naissance. Mais le nombre réel d’avortements était 5 ou 6 fois plus élevés. Le principal institut statistique Russe estima qu’à la fin des années 1990, plus d’un adulte femme sur trois était stérile et une sur deux avaient des troubles du système reproducteur. Cet absence de natalité féminine fut accru par la hausse de la prostitution, en Russie mais aussi à l’étranger. L’émigration très élevée d’hommes vers l’étranger fut largement suivi par le nombre élevé de femmes devenues (par force ou nécessite) esclaves sexuelles, notamment en Europe de l’ouest.

Les enfants qui naissaient n’avaient cependant pas tout gagnés. En 1993, sur 1,6 millions de naissance, 5% des enfants qui naissaient été abandonnés par leurs parents. En 1998, on était passé a 1,3 millions de naissance et un taux d’abandon de 9%. En 1998, 1 million d’enfants erraient dans les rues.

Enfin les dernières guerres ont porté un coup dur à la jeune génération mâle, surtout la première guerre de Tchétchénie en 1995, ou des milliers de tous jeunes conscrits furent envoyés au carnage.

Tout cela entraîna un déclin démographique implacable.

En 1990 la Russie comprenait 149 millions d’habitants, 145 millions d’habitants en 2001 et 142 millions en 2007.

La Russie a perdu 7 millions d’habitants en moins de 20 ans. Le rythme de croisière de disparition du peuple Russe était de tranquillement lancé, à a peu près 400.000 citoyens de moins chaque année. En face, le pouvoir politique, en totale décomposition se révèle incapable de faire quoi que ce soit.

Les scénarios démographiques Russes les plus optimistes envisagent une population de 101,9 millions d’habitant en 2050, les plus pessimistes une population de 77 millions d’habitants, soit la moitié de la population actuelle.

Si rien ne changeait, le nombre de jeunes de 15-24 ans devrait être réduit de moitié en 2015.

Une telle chute est le seul exemple historique en temps de paix.

C’est un voyant mauve foncé qui clignote et indique que le capital santé des Russes est en très mauvais état. Ce carnage démographique sans précédent à fait comprendre aux autorités Russe l’urgence d’un plan démographique de très grande ampleur.

*

En 2005 Vladimir Poutine, alors président en avait fait la priorité de l’état et avait nommé son premier bras droit, Dimitri Medvedev responsable aux « projets nationaux », notamment le « projet santé » destiné à améliorer la natalité dans le pays. Ces tâches « sociales » on sans doute contribué à lui donner une image de « libéral » aux yeux des médias étrangers, hors il n’en est sans doute rien, celui ci est présenté en Russie comme un «homme dur qui n’hésiterait pas à prendre des décisions les plus impopulaires au nom de la nation russe».

Une batterie de mesure ont été prises pour aider à la natalité et aider les jeunes couples à faire un second voir un troisième enfant .. Les plus importantes sont des prime financières de l’état, des sociétés ou des administrations locales, mais aussi des aides aux crédits et aux logements, certaines régions, accordent aux jeunes ménages des prêts pour l’achat de logement qui peuvent être “effacés” à l’occasion de la naissance d’enfants, et prévoient des avantages fiscaux voir même des mesures de “clémence” pour les retards de loyers…

Les résultats du plan Medvedev ne se sont pas fait attendre et ont été même fulgurants :

En 2005 la population Russe a décrue de 760.000 habitants, ce qui était le record absolu.

En 2006 la baisse n’a été «que» de 520.000 habitants.

En 2007 la baisse n’a été «que» de 280.000 habitants.

La ministre de la Santé, Tatiana Golikova, s’est engagée début 2008 à ce que le déclin démographique cesse en 2011 avec une population stabilisée à 143 millions d’âmes. « Vers 2011, le taux de mortalité doit égaler le taux de natalité et s’élever à 12 ou 13 décès pour 1.000 habitants ». Selon elle, ce taux était de 14,7 pour 1.000 en 2007 et 15,3 pour 1.000. “Nos avancées sont visibles“, a encore estimé la ministre.

Les autorités savent que pour enrayer ce déclin, chaque famille doit avoir 3 enfants.

En 2007, le taux de natalité en Russie a battu un record vieux de 25 ans, augmentant de 122.000 naissances (+ 8,3%) par rapport à 2006 pour atteindre 1,6 million de naissances, selon les données communiquées par le ministère russe de la Santé publique. “C’est la première fois depuis 25 ans que nous avons enregistré une telle augmentation du nombre de naissances d’une année sur l’autre. Le nombre d’enfants nés en 2007 représente le meilleur chiffre depuis 1991“, est-il indiqué dans un rapport du ministère. La part des deuxièmes et troisièmes naissances a progressé de 33% au début de 2007 à 42% en fin d’année.

Dans son discours prononcé auprès du représentant du président russe pour la Région fédérale Nord-Ouest, M. Medvedev a déclaré en janvier 2008 que «la réalisation du projet national ‘Santé’ et les mesures supplémentaires adoptées à cet effet ont abouti à une augmentation de la natalité de 8% et à une réduction de la mortalité de plus de 5%, dont celle de la population active de 7%, des enfants en bas âge de plus de 9% et des accouchées de plus de 5%. Tout cela nous a permis de diminuer d’un tiers la décroissance naturelle de la population».

Néammoins malgré ces résultats « optimistes » n’ont pas pour autant réglé la situation, le gap des 15-24 ans dans la pyramide des âges risque de créer un « trou » sans précédent sur le marché du travail à très court terme. Les statistiques de l’ONU estiment qu’il faudrait chaque année 1.000.000 d’émigrants pour combler le gap démocratique mais les mesures restrictives de l’administration Russe à l’encontre des «émigrants de l’ancien espace soviétique» (Asie centrale, caucase, europe de l’est) mais aussi à l’égard des Européens (mesures Zurkov de juin 2007) ne permettent pas pour l’instant d’imaginer que l’état Russe semble accepter cette solution.

Ce déclin démographique a aussi des conséquences géopolitiques puisque si la partie Orientale de la Russie (est de l’Oural) se dépeuple, sa partie Occidentale et sud est devenue attractive. La conséquence est donc le dépeuplement de la zone frontalière avec la Chine, la Sibérie dont on dit déjà en 2008 qu’elle comprendrait en plus de ses 40 millions d’habitants, près de 10 millions de clandestins Chinois, soit un habitant sur quatre ….

A suivre …..

La Russie, bientot 6ième économie du monde ?

SAINT-PETERSBOURG, 8 juin – RIA Novosti.
D’ici fin 2008, la Russie occupera la sixième position du monde pour l’importance de son économie, a déclaré dimanche le premier vice-premier ministre russe Igor Chouvalov.
“Depuis huit ans, la Russie connaît un développement accéléré. D’ici la fin de l’année, nous deviendrons la sixième économie du monde“, a-t-il affirmé lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.