Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

La fin de la crise en Russie ?

Je me permets de vous retranscrire une analyse intéressante de Jacques SAPIR sur la crise et la Russie, datant de janvier 2010 et intitulé : “un phénomène d’une durée limitée et aux causes diverses“.
Extraits :
La crise économique est en train de s’estomper en Russie. À l’exception du taux de croissance des investissements fixes, qui continue d’être déprimé, quoique en progrès relatif, les autres indicateurs témoignent de la sortie de la phase de dépression brutale que le pays a connue.

Medvedev en France, mars 2010

Dans le cadre de l’année croisée, le président de la fédération de Russie Dimitri Medvedev est en déplacement en France. Vous pouvez suivre l’évolution intégrale de sa visite via le dossier de Ria Novosti ici.


A cette occasion le  collectif France-Russie animé par le très dynamique André Chanclu à organisé une manifestation de intitulée : “bienvenue monsieur le président“. Vous pouvez trouver quelques photos sur la page Facebook du collectif, en voici quelques unes ci dessous :

La Grece quitte l’Europe et rejoint l’OTSC ..

 … C’est bien sur de la science fiction, mais c’est une idée intéressante imaginée par Le Kergoat sur Agoravox.  Le résumé :
 
2 avril 2012. Il est 20 heures. Flash spécial, la Grèce vient de quitter l’Union Européenne. Pendant une partie de la soirée, les analystes vont se succéder sur les écrans de télévision pour expliquer la décision d’Athènes.A Berlin, les Vingt-Six réunis en sommet extraordinaire viennent de publier une déclaration qui se veut rassurante. L’avenir de l’Union est assurée. Paraît-il…
Demain, le Figaro titrera : « L’Europe orpheline. La Grèce s’en va ».
En réalité, la décision était attendue depuis plusieurs semaines comme une fatalité après le départ de la Grèce, d’abord de l’OTAN puis de la zone euro. Dans quelques jours, la Grèce rejoindra l’OTSC, l’alliance militaire nouée entre Moscou et ses anciens satellites qui lui sont resté fidèles. La popularité du gouvernement d’Athènes atteint des sommets. A Thessalonique, l’homme de la rue se félicite que son pays ait abandonné une alliance avec la Turquie pour en rejoindre une englobant la Russie et l’Arménie.
La suite ? C’est ici

Vancouver c’est fini, résultats analyse et commentaires ..

Les jeux de Vancouver se sont terminés. Pour les Russes le résultat n’a pas été très brillant. Un résultat mitigé qui a fait couler beaucoup d’encre et de critiques sur les méthodes d’entrainements, à tel point que les officiels Russes ont appelé à se poser les “bonnes questions” et espèrent que les sportifs Russes se ressaisiront à Sotchi. Des jeux illustrables par cette image :
La presse Occidentale a encore fait preuve d’une mauvaise foi hors du commun puisque on a pu lire (en lien avec la “piètre” prestation de la Russie) que les 4 gagnants en nombre de médailles étaient des “libres démocraties de marché”. Je tiens très sincèrement à apporter mon commentaire et une analyse un peu plus poussée. Observons ensemble le classement et faisons les conclusions qui s’imposent :
– L’Ukraine n’a pas gagné une médaille pendant que la Biélorussie a remporté une d’or, une d’argent et une de bronze .. Notre journaliste affirmerait t’il ce que je dis depuis plusieurs mois à savoir que la Biélorussie serait plus démocratique que l’Ukraine ?
– Le Luxembourg n’a pas gagné une médaille, mais la Chine 11.
– La Géorgie n’a pas gagné de médailles et perdu tragiquement un athlète
etc etc etc
Point Goodwin pour l’article le plus stupide de l’année.
*
Pour ma part je retiens deux choses de ces jeux :
Le message de la la biathlète russe Olga Zaitzseva et de sa collègue : faites des enfants !  « Mon enfant est mon plus grand bonheur et ma plus belle petite médaille d’or. Je recommande aux Françaises et aux Allemandes de faire comme moi, n’ayez pas peur, allez-y, faites des enfants – et vous serez encore meilleures en sport ! ». Sa coéquipière Anna Boulygina ne dit pas autre chose : « Je pense que les enfants sont ce que les femmes sont destinées à faire, donc oui, je pense qu’être une maman m’aide (dans mon sport). » 

Enfin l’extraordinaire médaille d’argent de la Snowboardeuse Iekaterina Ilyukhina. La Russie brille dans le snowboard ça me fait rudement plaisir. 

Marek Halter et l’annéee croisée

Marek Halter (président des collèges universitaires de France en Russie) s’est récemment fendu sur Ria Novosti d’une déclaration Gaullienne, fort bienvenue pour cette année croisée. Je la retranscris ci dessous :

Ce n’est pas suffisant de déclarer une Année croisée pour que les choses deviennent claires entre deux pays, entre deux histoires parallèles. C’est important qu’on voie l’art français en Russie et l’art russe en France, cela dit, on aurait pu organiser tout cela en dehors de l’Année croisée.

Il y a, je crois, un problème en France par rapport à la Russie : c’est ce que les Russes appellent l’image de la Russie en France. Dans une entreprise aussi importante que cette Année croisée, qui a demandé tant d’efforts, sur le plan culturel, politique, financier, moi, qui aime beaucoup la Russie car elle m’a sauvé la vie pendant la Guerre, j’aurais aimé que l’on sente de l’enthousiasme des gens. 

L’enthousiasme populaire, dans la presse, dans les médias. Un intérêt particulier, différent de celui que la Russie suscite en France normalement. C’est un  grand pays, un immense pays, qui joue un rôle important par rapport à l’Iran, à la Chine, etc. Je n’ai pas senti cette fébrilité que j’aurais aimé sentir. En France, et peut-être même pas en Russie. 

Le problème, c’est que les Russes en veulent à la France parce que, aujourd’hui, il y a parmi les Russes 50 millions de personnes qui lisent les nouvelles grâce à l’ordinateur, et ils savent très bien comment la presse et les médias français voient la Russie. Et ils s’énervent. 
Je ne sais combien de fois j’ai croisé des dirigeants russes et, à chaque fois, ils me disent : oui, en France, on parle comme ça et comme ça de nous. Et je sais aussi qu’ici – j’habite dans le Marais, un vieux quartier de Paris – un certain nombre de dirigeants politiques français, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, qui me croisent quand je prends mon petit-déjeuner, me disent : “tes amis russes”, “ton ami Poutine”. 

Il y a une sorte d’incompréhension réciproque et j’aurais aimé que cette année puisse réparer cela. Ce n’est pas sûr. Ce n’est pas suffisant d’envoyer un ballet. Nous admirons le ballet russe depuis Diaghilev. Ca ne sera pas une nouveauté. Nous admirons en France le cinéma russe depuis Poudovkine. Il y a Eisenstein, dont Français Truffaut disait “Sa Majesté Eisenstein”. Ce n’est donc pas une nouveauté. Et quand nous, on envoie notre Comédie Française, les gens vont l’applaudir debout. Ca ne sera pas une nouveauté non plus. 

Ce que j’aurais aimé, c’est qu’il y ait un autre regard en France sur la Russie d’aujourd’hui. Et c’est vrai que sur le plan politique il y a un changement. Encore que Nicolas Sarkozy – je me souviens, quand il était ministre de l’Intérieur, je l’ai invité à l’Université française de Moscou – parlait déjà de l’association entre la Russie et l’Europe. Donc, ce n’est pas nouveau. 

Je pense, je continue à penser, et je l’ai toujours écrit, que la Russie fait partie de l’Europe. Il ne fallait pas attendre le général de Gaulle pour dire que l’Europe, c’est de l’Atlantique à l’Oural. 

Et il n’y aura pas d’Europe en tant que puissance politique et économique dans le monde face à ces nouveaux géants que sont l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Amérique, sans la Russie. 

L’Europe n’existera pas. Elle existera sur le plan culturel, comme elle a toujours existé, mais pas sur le plan politique. Donc, l’Europe a besoin de la Russie, et la Russie a besoin de l’Europe. Et ça, pour l’instant, ce n’est pas encore apparu aux yeux de la plupart des Français.


*


A noter l’ITV vidéo de Ria Novosti 
http://rian.ru/press_video/20100225/210861401.html

26 modern mítosz Oroszországról

Mítoszok és cáfolataik Alexandre Latsa szerint

A 2010-es év Oroszország éve Franciaországban. Ennek apropóján is Alexandre Latsa az Oroszország kapcsán leggyakrabban elhangzó sajtóbeli mítoszokat vette elemzés alá az agoravox francia internetes kiadványban, amit alább rövidítve ismertetünk. Íme a mítoszok és cáfolataik:

1. Putyin alatt csak a gazdagok és oligarchák életszínvonala emelkedett, a szegények nem éreztek semmit a gazdasági növekedésből.
Ez nem így van: Putyin alatt a szegénység jelentősen csökkent. A szegénységi küszöb alatt élő oroszok aránya 35 %-ról 23 %-ra csökkent 2000 és 2004 között, 2004 és 2008 között pedig 13,5 %-ra. Összehasonlításképpen, 2007-ben Franciaországban a lakosság 13,7 %-a élt a szegénységi küszöb alatt.

2. Oroszországban olyan mély demográfiai válság van, hogy a lakosság száma rövid időn belül 100 millió alá csökken a jelenlegi 142 millióról.
Helytelen. 2005-ben 760 ezer fővel csökkent Oroszország népessége. Ez abszolut rekord. 2006-ban a népességcsökkenés „csak” 520 ezer főt tett ki. 2007-ban már „csak” 280 ezer fővel csökkent a népesség. 2008-ban 116 ezer emberrel csökkent Oroszország népessége, 2009-ben pedig, noha gazdasági válság volt, már 12 ezer emberrel nőtt Oroszország lakossága. Azaz Oroszország demográfiai helyzete semmivel sem rosszabb, mint például Németországé.

3. Putyin elnöksége idején romlott az emberi jogok helyzete Oroszországban, több mint 200 újságírót öltek meg. Oroszország visszatért a totalitárius múlthoz.
Ezt csak az oroszok 3 %-a véli így. Putyin elnöksége idején 17 újságírót öltek meg, Jelcin elnöksége alatt 30-at.

4. Az orosz gazdaság kizárólag a nyersanyagexportból él. Emiatt érintette olyan súlyosan Oroszországot a válság.
Tagadhatatlan, hogy az orosz gazdaságban nagy szerepet játszik a nyersanyagexport. Azonban ehhez az is hozzájárult, hogy 2008-ban a grúziai háború után Amerika Oroszország elleni szankciókra hívott fel, s nagyarányú tőkekivonás kezdődött Oroszországból még a válság előtt.

5. Oroszország áruló módon megtámadta Grúziát.
Grúzia támadta meg Dél-Oszétiát, a grúzok kezdtek békés polgárokat és ENSZ-felhatalmazással Dél-Oszétiában lévő katonákat öldökölni. Nemzetközi vizsgálóbizottság is igazolta, hogy Grúzia kezdte a háborút, ő nyitott először tüzet. És még egy kérdés: miért nem izgat senkit, hogy Grúziában ellenzékieket tartóztatnak le, hogy grúz ellenzékieket halnak meg?

6. Az orosz liberálisok nem foglalkozhatnak politikával, a Kreml akadályozza őket.
Nem igaz: az orosz liberálisok mindig is részt vehettek a választásokon, egyszerűen felélték népszerűségüket. 1993-ban 12 %-ot kaptak a parlamenti választásokon, 1995-ben és 1999-ben 7 %-ot, 2003-ban 4 %-ot, 2007-ben 2 %-ot.
A nyugati liberális modell többé nem vonzó az orosz társadalom számára. Ráadásul az orosz liberálisok, például Kaszparovék illegális utcai akciói, melyek során szándékosan keresik az összetűzést a hatóságokkal a nyilvánvalóan a külföldi sajtó számára címzett angol nyelvű táblákkal, nem éppen bizalomgerjesztő akciók.

7. Az oroszok rasszisták, szexisták, gyűlölik a Nyugatot.
Oroszországban nincs több rasszista, mint a „civilizált” országokban. Az orosz kultúrában a nők hagyományosan fontos szerepet töltenek be. Az orosz nők 30 évvel a francia nők előtt választójoggal rendelkeztek!

8. Oroszország agresszív, szomszédait fenyegeti.
Latsa szerint Oroszország fegyverrel a kezében soha nem hódította meg szomszédait. Egyébként meg sok, Oroszországgal szomszédos ország polgára örülne annak, ha ismét orosz fennhatóság alá tartozhatna.

9. Oroszországban AIDS-járvány van.
Oroszországban az AIDS helyzet a fejlett nyugati országokéhoz hasonlítható, és nagyon messze van attól, ami például Afrikában észlelhető.

10. Egy európai demográfiai tendenciákkal ás afrikai mentalitással rendelkező népnek nincs jövője.
A posztszovjet demográfiai katasztrófa a ’90-es évek liberális politikájának eredménye. Azóta jelentős javulás észlelhető.

11. A szociális egyenlőtlenség a cári Oroszországot idézi, amihez kiterjedt korrupció párosul. A korrupció Putyin alatt csak elmélyült.
Az orosz gazdaság meglehetősen specifikus. Nem nevezhető sem liberálisnak, sem autoriternek. Egy félig nyitott, félig zárt gazdaságról van szó, erős állami szerepvállalással. A korrupció meglétét senki nem tagadja.
Putyin hatalomra kerülésével harcot indított az oligarchák ellen. A ’90-es években a nyugati sajtó még oligarcha-ellenes volt, de mihelyst Putyin háborút kezdett ellenük, hirtelen a pártjukra áll. Vajon miért?

12. Oroszország kegyetlenül elnyomja a csecsen szabadságharcosokat.
Miután 1995-ben az oroszok kivonultak Csecsenföldről, a csecsenek de facto függetlenné váltak. Ám az iszlám szélsőségesek hatalomra jutva a saját lakosságukat kezdték terrorizálni, rajtaütéseket hajtottak végre a szomszédos régiók ellen, az egész Kaukázusra kiterjedő kalifátust akartak alapítani. A csecsenek többsége nem függetlenséget, hanem békét akart.

13. A szovjet kozmikus ipart német hadifoglyok teremtették meg.
A szovjet űripart oroszok teremtették (mint például Koroljov). Az Egyesült Államok volt az, ahol fogoly németek alapozták meg az űrhajózást, mint például Werner von Braun.

14. Oroszországban nem voltak demokratikus választások. Putyin a saját bábját, Medvegyevet beültette az elnöki székbe.
A választások előtt a sajtó azzal volt tele, hogy Putyin diktátor, hogy harmadik ciklusára készül. Semmi nem lett ebből. A Putyin-Medvegyev tandem már 10 éve létezik.

15. A Távol-Keletet a kínaiak kolonizálják, Szibériát el fogják veszíteni az oroszok.
A szociológiai kutatások megállapították, a tipikus kínai bevándorló Oroszországban felsőfokú végzettséggel rendelkező vállalkozó férfi. 2007-ben 320 ezren érkeztek, köztük sok idénymunkás. Az illegálisan érkezőket is beszámítva félmillió kínairól lehet szó Oroszországban. Ha pedig Kína konfrontálódna Oroszországgal, ami kevéssé valószínű, az orosz nukleáris erővel kell szembenéznie.

17. Oroszország megbízhatatlan partner, főként ami a gázszállításokat illeti.
Ki kezdte elsőnek? Oroszországnak reagálnia kellett a NATO keleti bővítésére, Koszovó elismerésére, a baltikumi orosz kisebbség elnyomására, a grúz agresszióra, a CIA által szponzorált színes forradalmakra. Ugyanez a helyzet az ukrajnai gázszállításokkal, miután az ukránok megkezdték az orosz gáz „elvételét”. Oroszország már régóta szállít gázt Törökországnak is a Kék Áramlaton keresztül, probléma mégsem volt eddig.

18. Az orosz kisebbség diszkriminációja Észtországban és Lettországban csak túlzás.
Az oroszokat diszkriminálják a nevezett balti államokban, gátakat gördítenek tanulmányaik, karrierjük elé. E politika eredményeképpen ezeket az embereket megfosztották állampolgárságuktól, másodrangú emberekké tették őket, s mindezt Európa kellős közepén! Ezekben az országokban SS-meneteket tartanak, miközben megtiltják a szovjet szimbolikát.

19. Az orosz hadsereg teljesen elavult, nem képes kivédeni a Kína és a NATO felől érkező kihívást.
A valóságban minden más. Oroszország nagy ütemben dolgozza ki a legfejlettebb haditechnikai eszközöket. A grúziai háború bebizonyította, hogy az orosz hadsereg felülmúlja azt a sereget, amelyet 5 évig a NATO készített föl.

20. A civil társadalmat Putyin megsemmisítette. Az igazságszolgáltatás ellenőrzés alatt.
A valóságban a bírósági ügyek száma megnőtt. A keresetek 71 %-a az állam ellen irányul. A civil szervezetek közül azokat tiltották be az első adandó alkalommal, amelyek szerepet vállaltak a „színes forradalmak” kirobbantásában.

21. Hodorkovszkijt igazságtalanul vetették börtönbe, mert jó üzletember, nyugatbarát liberális volt.
Hodorkovszkijt gazdasági bűncselekmények elkövetése miatt vetették börtönbe. Hodorkovszkij az orosz nemzetbiztonsági érdekeket veszélyeztette, amikor a JUKOSZ-t el akarta adni az Exxon társaságnak, azaz az orosz nyersanyagexportot amerikai kézre akarta juttatni.

22. Jelcin igazi demokrata volt.
Jelcin szétlövette a parlamentet, amely szembeszállt liberális reformtörekvéseivel. Háborút indított Csecsenföld ellen és vesztett. Inkompetens tolvajokat nevezett ki miniszteri pozíciókba, az oligarchák dőzsöltek, miközben a nép elszegényedett.

23. Oroszország az energiafegyvert használja arra, hogy szomszédait megfélemlítse.
A szállítónak joga van meghatározni az árakat – a kliensnek, hogy fizessen vagy ne. Ha van ország, amely az energiakérdéseket átpolitizálja, akkor az Amerika, amely Irakot és Afganisztánt bombázza.

24. Oroszországot Nyugat-gyűlölő neokommunisták, nacionalisták kormányozzák.
Az orosz politikai rendszer nagyon különbözik a nyugatitól, de minden orosz pártra jellemző ideológiától függetlenül a patriotizmus. Vlagyimir Putyin maga jelentette ki, hogy minden ideológia káros, Szergej Lavrov pedig azt mondta, hogy Oroszország az európai civilizáció része.

25. 2050-re Oroszország kalifátus lesz.
Az etnikai oroszok Oroszország lakosságának 80 %-át teszik ki. Felmérések szerint csak Oroszország lakosságának 6 %-a tartja magát muzulmánnak.

26. Berezovszkij juttatta hatalomra Putyint, s miután összeveszett vele, emigrálni kényszerült.
Lebegy generális mondta: „Berezovszkij az aljasság megtestesülése állami szinten: ennek a kicsiny klikknek, amely a hatalomban van, nemcsak az a fontos, hogy lopjanak – nekik az a fontos, hogy mindenki lássa: ők büntetlenül lophatnak.” Lebegy meghalt egy repülőgépszerencsétlenségben.
Paul Hlebnyikov, a Forbes újságírója könyvet írt Berezovszkijt és a maffia kapcsolatairól. Hlebnyikovot megölték.

Une autre image de la Russie, l’affaire des Russes

J’incite mes lecteurs à lire les articles du projet Russia Beyond the Headlines. Ce jumelage entre Российская газета et divers organes de presses du monde a pour but de mieux faire connaitre la Russie et lui permettre d’améliorer son image. En France, le jumelage est fait avec le Figaro. J’ai contribué avec plaisir à ce projet en écrivant un article sur l’image de la Russie intitulé : “une autre image de la Russie, l’affaire des Russes“.

Extrait :

À propos du groupe qu’elle vient de créer sur Facebook (« Fin des préjugés sur les Russes »), Sofia tient à préciser que« l’URSS a bien disparu en 1991 », qu’elle (Sofia) « n’habite pas dans une isba, ne boit pas de vodka (et jette encore moins les verres) », que son voisin « n’est pas un ours blanc » et qu’accessoirement elle « n’est pas blonde!»
……………..
La suite ici

La Russie face à la crise systémique ..

Le LEAP dont je ne partage pas du tout toutes les analyses a dans son dernier numéro tenu à souligner que la Russie était de loin le pays le mieux préparé pour affronter les prochaines années, je me permets de retranscrire le texte car les exemplaires sont payants ..
La Russie : Mieux préparée que les autres grands acteurs globaux pour affronter les années à venir
Cela peut paraître paradoxal ; notamment si on se contente de lire les médias occidentaux, pourtant ce pays a connu sa grande période de transition vers le monde qui succèdera à celui construit après 1945 … dès 1989. Avec une probable domination du pouvoir russe par Vladimir Poutine pour l’essentiel de la décennie à venir (comme Président ou comme Premier Ministre), la Russie est a priori assurée d’une période durable de stabilité du pouvoir central, ce qui est loin d’être le cas pour les autres grands acteurs globaux.Les revenus du gaz et du pétrole (qui ne connaîtront plus de repli significatif durable par rapport aux prix moyen de l’année 2009) lui permettent de planifier son développement stratégique interne et externe. Trois exemples illustrent le fait que nous voyons dès aujourd’hui une Russie qui est en train de reprendre la maîtrise de son environnement direct : 
* L’ouverture fin Décembre 2009 du Sapsan, premier train à grande vitesse russe entre Moscou et Saint Petersbourg, ouvre ainsi ce qui va être une décennie de forte modernisation des infrastructures de transport, y compris sous formes d’oléoducs et gazoducs.
* Les projets de pipelines visant à « contourner » la Russie, à l’image de Nabucco (1), sont en train de faire long feu puisque, sans le soutien actif politique et financier américain (2), ils dérivent lentement mais sûrement vers de simples logiques économiques qui vont conduire à y réintégrer la Russie ou à abandonner le projet.
* Et l’ouverture en décembre 2009 du premier terminal pétrolier russe, à Kozmino sur la côte pacifique (seuls deux terminaux sur la Baltique et la mer Noire existaient jusqu’à présent), va permettre au pays de s’impliquer pleinement dans la croissance asiatique des années à venir (3).
C’est d’ailleurs le grand enjeu de cette décennie charnière pour le Kremlin : être en mesure de profiter du dynamisme de l’Asie sans se faire bousculer par les Asiatiques (et notamment les Chinois de plus en plus présents en Sibérie) et assurer une forte relation stratégique avec l’Union européenne tout en tenant les prétentions européennes sur l’avenir de la Russie à distance (4). Français et Allemands ont un rôle-clé à jouer dans la relation UE-Russie des prochaines années : tout équilibre européen sera impossible sans une étroite coordination de ces trois partenaires, surtout à un moment où le « cousin d’Amérique » est en train de plier définitivement bagages (5). Français et Allemands ensemble occupent la plus grande part de l’imaginaire russe en terme d’ « Occident » et ils possèdent donc une force d’attraction et de partenariat sans équivalent du point de vue de Moscou. Mais cela n’est vrai qu’à la condition expresse que cet intérêt européen soit bien celui de l’UE et non pas un faux-nez de Washington ou d’ailleurs.
Le refus marquant de la France, l’Allemagne et la Russie (6) d’être entrainées dans la guerre et le mensonge historique de l’invasion de l’Irak en 2002/2003, donne un bon exemple du type de partenariats structurants au niveau mondial qu’Européens et Russes peuvent orchestrer s’ils trouvent des finalités communes. Il en existe une que la Russie met sur la table de négociations potentielles depuis le Sommet du G20 de Londres, c’est le remplacement du Dollar comme devise internationale de référence. C’est l’intérêt objectif de l’Euroland que d’entreprendre une telle démarche afin de faire cesser le chaos monétaire mondial actuel. Si la France et l’Allemagne avaient actuellement des dirigeants possédant une réelle vision stratégique et un sens de l’Histoire comme pouvaient en posséder des De Gaulle et Adenauer, ou Mitterrand et Kohl, nul doute que le tandem franco-allemand aurait déjà poussé l’UE à saisir cette occasion d’en débattre avec Moscou et que ce tandem (représentant officieux de l’UE) serait l’invité spécial du prochain Sommet BRIC.
Source : Global Anticipation Bulletin N°42 du 15 février 2010
(1)  Ce projet censé contourner la Russie n’a toujours pas de fournisseurs clairement engagés et est en train de voir ses partenaires se joindre également au projet russe South Stream (soutenu par l’Italie) … qu’il était pourtant censé concurrencer. De l’Autriche à la Slovénie, en passant par le géant énergétique français EDF, la Russie accumule ainsi les partenaires au détriment du projet Nabucco que soutient officiellement l’UE. Ce dernier est un « projet otanesque » de pipeline officiellement lancé en 2002 avec le soutien de Bruxelles et de Washington. Sources : F Bordonaro, 11/01/2010 ; Rzd Partner, 11/11/2009 ; Reuters, 03/12/2009

(2) Et les Etats-Unis n’ont désormais plus ni les moyens financiers ni la puissance diplomatique pour le faire.

(3) L’ouverture de ce terminal en Décembre 2009 marque en effet une étape majeure dans la diversification des débouchés pétroliers de la Russie et la clé de voute d’un des plus grands projets d’infrastructures de la Russie contemporaine (près de 20 Milliards € au total). Source : Reuters, 27/12/2009

(4) Un éminent membre de l’Académie des Sciences de Russie a résumé admirablement ce dilemme à notre équipe en disant : « Au XXI° siècle, soit nous gèrerons efficacement notre relation avec Bruxelles, soit nous tomberons sous l’influence de Pékin ». Derrière les déclarations parfois très provocatrices du Kremlin, il y a en effet la conviction profonde que c’est à l’Ouest qu’un partenariat solide peut se nouer. Aux Européens, et à ces deux partenaires privilégiés que sont les Français et les Allemands, de s’y atteler honnêtement.

(5) Pour ceux qui doutent encore de cette évolution, il faut lire l’article très intéressant de Judy Dempsey dans le New York Times du 08/02/2010 qui décrit la manière discrète dont le gouvernement allemand, pourtant atlantiste, organise, malgré les protestations de Washington, la suppression définitive des 200 dernières armes nucléaires américaines sur le sol de la RFA.

(6) C’est d’ailleurs un bon exemple de ce que pourrait donner, de manière très constructive, une participation européenne à un  sommet BRIC.
**
La phrase “Cela peut paraître paradoxal ; notamment si on se contente de lire les médias occidentaux ” est révélatrice de la propagande sournoise distillée sur la “mauvaise santé Russe”. Pourtant, l’économie Russe, malmenée par la crise comme tous les autres états a passé le “choc” des 18 derniers mois en limitant la casse. La dévaluation a été contrôlée, les colossales réserves de change habilement utilisées pour soutenir l’économie et la stabilité politique (essentielle) a été maintenue. Je rappelle que les réserves de change du pays ont en effet baissées de 568 milliards de dollar en aout 2008 à 384 milliards en avril 2009. Depuis elles sont remontées et s’établissent à 437 milliards de dollars (janvier 2010).

La Russie, seul Européen des BRIC devrait en effet faire partie des 6 économies dirigeantes de la planète, selon les analyses de PricewaterhouseCoopers LLP. D’après eux, le E7 (Chine, Inde, Brésil, Russie,  Mexique, Indonésie et Turquie) devrait remplacer le G7 et en 2030, la Russie être une des 6 premières puissances économieques mondiales.

Les prévisions économiques indiquées ci dessous par un panel d’experts sont également rassurantes, la Russie devant être le pays avec la croissance économique la plus forte d’Europe cette année 2010. Des chiffres économiques liés à une bonne gestion économique …

Indicator Average Median Min / Max
GDP, % 3.3 3.3 -1 / 7
Inflation, % 8.3 8.5 5.5 / 11
Industrial Production, % 4.1 4.7 -3 / 8.2
Fixed capital investment, % 5.3 4.2 -4 / 20
Retail goods sales, % 4.2 4 0.5 / 10
Nominal wages, & 8.5 9.3 1.2 / 16.6
Real household incomes, % 3.4 3.1 1 / 8.4
Exports, $Bln 358 353 290 / 413
Imports, $Bln 230 226 184 / 270
Current account balance, $Bln 56 61 16 / 103
Capital inflows / outflows, $Bln 10 16.5 -60 / 60
Direct foreign investment, $Bln 39 45.5 6 / 70
Central Bank refinancing rate 7.9 8 6.5 / 9
Lending rate to nonfinancial sector 12 12.3 10 / 13.6
Increase in lending volume to nonfinancial sector, % 11.4 10 6 / 18
Increase in consumer lending volume, % 9.5 7.6 2 / 18
Average Urals crude price, $ / barrel 72.1 73.4 60 / 90
Ruble / dollar rate at the end of 2010 28.4 28.5 26.2 / 33
Unemployment, % 7.7 7.6 7 / 9
Participants: Alfa Bank, Bank of Moscow, BDO Unicon, Center for Macroeconomic Analysis and Short-Term Forecasting, Citibank, Higher School of Economics’ Development Center, HSBC, ING, Merrill Lynch, Otkritie, Renaissance Capital, Sberbank Macroeconomic Forecasting Center, Troika Dialog, Trust National Bank, UralSib
— Vedemosti