Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Démographie en Russie, aout 2010

Les résultats démographiques de Aout sont en ligne http://www.gks.ru/free_doc/2010/demo/edn08-10.htm.
La mortalité en hausse de 27,4% comparé à aout 2009. Le taux de mortalité mensuel observé est sans équivalent depuis janvier 2008, la mortalité étant plus élevé en général en hiver qu’en été, c’est dire.
La natalité est néanmoins aussi en hausse, de 5,2% ce qui est une bonne nouvelle.

Pour la période de janvier à aout 2010, les naissances sont donc en hausse de 1,9% mais les décès également en hausse de 2,8%.
Pourquoi ?

Bien sur la mortalité inhabituelle due à la canicule qui a frappé la Russie a beaucoup joué, rien qu’à Moscou par exemple, il y a eu 68,6% de décès supplémentaires qu’en aout 2009. Cette hausse est de 24,7% dans la région de Moscou. La hausse est de 71,1% à Lipetsk, de 68,7% à Voronej, de 75,2% à Volvograd, de 67,5% à Samara ou encore de 78,8% à Samara (!).

La surmortalité malheureusement exceptionnelle de “aout 2010” (41.000 décès de plus qu’en aout 2009) a fait que il y a 32.000 décès de plus que de naissances. Cette mortalité exceptionnelle prive la Russie d’une hausse de population pour ce mois d’aout 2010.

Ce mauvais été (juillet et surtout aout) fait que il pourrait y avoir plus de 1.800.000 naissances cette année, mais la mortalité pourrait finalement dépasser 2 millions de personnes. A noter que cela semble confirmé par le fait que sur la période Janvier à juillet 2010, il y a 50.000 entrées de moins que sur la période de janv à juillet 2009. La conséquence de tout cela : la population pourrait stagner cette année, voir très peu augmenter (comme en 2009) et ne pas augmenter de 80.000 ou 100.000 personnes, comme cela était prévisible de façon cohérente avant ces évènements tragiques.

Les commentaires dissonants de Victor Balabine

Le courrier de Russie à récemment publié un article intéressant, en citant des extraits de la correspondance de Viktor de Balabine (correspondance dont l’intégralité de l’oeuvre peut être lue la). Je vous incite à lire ces lettres extraordinaires et l’analyse des Français faite par Victor de Balabine.

Mai 1842. Lorsque Victor de Balabine prend son poste de secrétaire d’ambassade à Paris, les relations franco-russes sont des plus médiocres. Le champion de l’autocratie qu’est Nicolas Ier goûte fort peu la politique libérale du Roi des Français. De son côté, la France ne pardonne pas à la Russie la répression du soulèvement de Pologne. De part et d’autre, les ambassadeurs ont été rappelés, et les deux puissances ne sont plus représentées que par des chargés d’affaires. Pour autant, ces relations orageuses entre les gouvernements n’empêchent pas certains Russes, aristocrates fortunés pour la plupart, de voyager et de séjourner en France. Les lettres de Balabine à sa famille, écrites en français, sont un témoignage passionnant sur cette petite communauté.

Les Russes à Paris… À ces mots, un Français d’aujourd’hui imagine volontiers l’irruption d’invités bruyants et incontrôlables, capables de bouleverser en un instant le bel ordonnancement de la vie parisienne, mais aussi, en dépensant des fortunes sur un coup de tête, de faire le bonheur des commerçants locaux… Ces représentations ne sont pas nouvelles, et Balabine s’amuse ainsi en septembre 1842 de l’effarement que suscite l’arrivée de ses compatriotes : « Il pleut, dépleut, et repleut sans discontinuer ; gris, froid, humide, crotté : voilà actuellement Paris ; rhume, toux, catarrhe, voilà ses habitudes. Et quelle est la cause de cette bise précoce, sinon l’invasion des Russes ! A tout moment, clac, clac, et l’on voit s’arrêter devant l’hôtel deux ou trois berlines pyramidales, écrasées sous le poids des vaches et des malles, noires ou jaunes, et dans ces arches patriarcales, des familles entières, enfants, nourrices, bonnes et le diable et son train… »
Pour la plupart, ces arrivants sont des familles de la haute aristocratie venues passer l’hiver à Paris. Ils trouvent généralement à se loger sur la rive droite, vers la rue de la Paix, la rue de Rivoli ou le boulevard des Italiens. Quoique depuis 1834 le séjour à l’Etranger des sujets du Tsar soit limité à cinq années, il semble que certains aient été autorisés à rester plus longtemps, comme ce vieux viveur de Toufiakine, qui meurt en 1845, « et que le peuple même connaissait à cause de sa petite tête penchée et de ses jockeys rouges à Longchamp ». Avec lui disparaît une antique lignée de princes qui, d’après Dolgoroukov, « pendant toute la durée de la longue existence de leur famille, s’en sont tenus rigoureusement au principe de ne point mettre au monde de gens d’esprit »… 

Grandes dames et renégats

Balabine note la place enviée de plusieurs dames de la noblesse russe – les Galitzine, Narichkine, Choiseul, Wittgenstein, ou Davidoff. Plusieurs d’entre elles font partie des reines de beauté de la ville, et ce n’est que justice pour le jeune diplomate russe pour qui ses compatriotes soutiennent sans rougir la comparaison avec les Parisiennes : « Les Françaises, dans leur accoutrement de promenade, à la fois simple et élégant, ont sur elles un avantage marqué ; mais en revanche, le soir dans un salon et au bal, les nôtres l’emportent par leurs toilettes d’abord, toujours fraîches et de bon goût, ensuite par un certain bel air, une certaine tenue un peu raide peut-être, mais qui leur donne un je ne sais quoi de distingué et de grande dame ; enfin il y a souvent entre elles et le sexe indigène, à quelques exceptions près toutefois, la différence qu’il y a entre moi et le duc de Richelieu auprès duquel, sans me vanter, j’ai l’air d’un duc et pair. »

Très imbu de sa caste, Balabine ne mentionne pas les Russes d’autres catégories sociales, par exemple les marchands qu’il a pu à l’occasion côtoyer de par ses fonctions. De même il ne parle pas des exilés politiques, des Bakounine, Herzen, Dolgoroukov, Tchitchakov ou Golovine. S’il a certainement dû rendre compte de leurs activités dans ses dépêches officielles, il eût été peu prudent de le faire dans une correspondance privée. En revanche, il est amené à évoquer d’autres proscrits, ces Russes convertis au catholicisme et désormais personæ non gratæ au pays de l’orthodoxie. Balabine, fort hostile à la foi romaine, ne cache pas sa réprobation à l’égard de tels itinéraires spirituels. Quelques grandes dames ont lancé le mouvement, comme la comtesse Rostopchine. Plusieurs jeunes gens suivent cet exemple à l’époque de l’arrivée de Victor à Paris : le bruit court que son prédécesseur à l’Ambassade, Ivan Gagarine, dont il a repris l’appartement, veut se faire jésuite ! Plus tard, le propre frère de Balabine aura le même parcours. Le jeune attaché d’ambassade doit reconnaître, un peu à son corps défendant, l’excellent accueil que lui fait Madame Swetchine, sans doute la Russe la plus influente de Paris avec la princesse de Liéven. Les deux tiennent des salons en vue, où, par goût autant que par devoir, Balabine est amené à se rendre souvent.

Journée d’un diplomate

Un diplomate est en effet tenu par sa charge à de nombreuses obligations mondaines. Victor s’y plie avec une belle énergie. Qu’on en juge par son emploi du temps en 1845 : « Le lundi l’on va au grand Opéra ou chez le duc de Galliéra, chez Rothschild où l’on est certain de trouver de la bonne musique, puis chez Mme Alexis de Saint-Priest, chez Mme d’Aramon ; le mardi aux Italiens ou chez M. Guizot, chez le comte Molé, la duchesse de Poix, la marquise de la Grange ; le mercredi, entre autres chez Mmes Narichkine, de Chastenay ; le jeudi aux Italiens et chez le prince de Ligne… » et ainsi de suite jusqu’au dimanche. À peine trouve t- il le temps de piquer une tête dans la Seine, le matin, avant de commencer son travail à la chancellerie ! Heureusement, l’été est un peu plus calme entre deux sessions parlementaires.

Au cours de ses années parisiennes, Balabine a été partout, à la Cour comme aux séances de l’Assemblée, dans les prisons et asiles aussi bien que dans les églises et salons de peinture. Ses lettres font la part belle aux spectacles auxquels il a assisté, aux artistes qu’il a admirés ou qui l’ont déçu. Il a écouté les cours de Blanqui et les prêches de Ravignan, parlé politique avec Guizot, Thiers et Molé, littérature avec Dumas, Hugo, Mérimée et Sainte-Beuve, musique avec Berlioz… 

De toutes ces rencontres il a fait des portraits, drôles, méchants, brillants. 

– De Salvandy, futur ministre de l’Instruction publique : « ne pas s’extasier sur la beauté de Salvandy est déjà différer d’opinions avec lui, car évidemment il s’admire ». 

– De l’épouse d’Alfred de Vigny : « Imprégnée du souvenir des poétiques inspirations de cet élégant poète, mon imagination s’apprêtait à voir apparaître une femme dont la beauté pure et esthétique réaliserait, sous une forme saisissable, les rêves de son jeune mari. Quelle erreur ! une masse informe, grande, grasse et rouge, tenant le juste milieu entre la bonne et la cuisinière anglaise. » 
– Ou encore de Balzac, venu faire viser son passeport pour Saint-Pétersbourg. « Faites entrer, dis-je au garçon de bureau. Aussitôt m’apparaît un petit homme gros, gras, figure de panetier, tournure de savetier, envergure de tonnelier, allure de bonnetier, mise de cabaretier, et voilà. Il n’a pas le sou donc il va en Russie ; il va en Russie, donc il n’a pas le sou. »

Custine à l’inverse

En fin diplomate, Balabine s’efforce d’orienter l’opinion publique française dans un sens plus favorable à sa patrie. Il parvient à convaincre le publiciste Paul de Julvécourt de gommer quelques passages insultants de son roman Les Russes à Paris. Certes, il ne peut rien contre le succès de Custine en 1843. Il reconnaît d’ailleurs que l’ouvrage se lit avec intérêt, tout inexact et excessif qu’il soit. Et de remarquer : « Si j’avais du temps et de l’espace, je m’amuserais à montrer comment l’on pourrait s’y prendre pour traiter, à la manière du marquis de Custine, la France et les Français. 

* S’agirait-il des douanes : vous arrivez, votre enfant a un ABC (édition de Bruxelles) entre ses mains, confisqué, voilà pour la libre circulation de la pensée ; 

* Avec vous quelques cigares dans votre poche, confisqués, du thé, confisqué ; des dentelles, des soieries, etc.., confisqué, voilà pour la liberté du commerce. 

* Le régime de nos prisons russes est cruel ! Et le Mont-Saint-Michel avec ses détenus dont le National nous donne tous les jours le bulletin de santé ? et dans ce bulletin que lisons-nous ? Jacques s’est pendu, Pierre s’est étranglé, Jasmin est devenu fou… »

S’il s’efforce de corriger les idées reçues concernant les Russes, Balabine n’est en effet pas exempt de préjugés à l’égard des Français, qu’il n’apprécie guère. Il est moins virulent que le comte Rostopchine qui, lors de son séjour à Paris, pouvait affirmer péremptoirement : « Le Français est créé pour danser beaucoup, rire souvent, se moquer toujours et ne penser jamais ». Mais chez lui aussi on retrouve les accusations habituelles de légèreté, d’ignorance (« hors de sa sphère, le Français ne connaît rien »), d’égocentrisme et de friponnerie, les remarques classiques sur la « nature essentiellement maniable et malléable des Français ». 

Peut-être l’homme intelligent n’est-il pas celui qui n’a pas de préjugés – qui n’en a pas ? –, mais celui qui reste spirituel lorsqu’il est injuste, et c’est bien le cas de Victor de Balabine tout au long de ses lettres. 

Nicolas Ier l’appréciait à sa juste valeur, d’autant qu’il partageait tout à fait ses préventions à l’égard des Français : en 1848, Balabine, qui se trouvait en Russie, fut chargé de porter à ses compatriotes de France l’ordre de quitter un pays en proie à la Révolution. Lors de son audience de congé, l’Empereur, lui frappant sur l’épaule, lui aurait dit ces mots qui ont dû lui aller droit au cœur : « Prends bien garde au moins de ne pas te faire écharper par ces Parisiens : toutes leurs peaux ensemble ne valent pas la tienne »…

A very clear analysis from Timothy Post

Since this last 3 years, i have been reading comments from pseudo specialists about Russia which sometimes made me laugh, sometimes upseted me and sometimes were making me feel totally depressed .. Many of those comments were made by people who weresupposed to be “specialists” )).. Whatever today i red this short analysis from Timothy POST and i founded that is was so clear and logical that i decided to post it ! You can find Timothy on Facebook.

Think of the Russian presidents since perestroika as a continuum which started with a closed society and a planned economy and has as its destination a modern liberal democracy (think: France).
– The first 8 years of Yeltsin’s rule was a messy dismantling of the old system. The dislocation was perhaps unnecessarily rough but the job was finished. 
– Putin’s 8 years were about regrouping and stabilization. The key goal and accomplishment of Putin’s was that Russia was able to stand on its own two feet and was beholden to no organization (IMF, World bank, etc.) or country (USA, Germany, China, etc.). 
– Medvedev’s 8 years are all about modernizing (i.e. bringing Russia up to Western European standards)“.

One possible scenario would be for Putin to shift over to become head of the Supreme Court and a women appointed Prime Minister with the expectation that she will become President after Medvedev in 2016. This will enable Putin to continue to play a stabilizing role and also for him to take his place his unique place in history as the only person to have served as head of FSB, President, Prime Minister, and head of Supreme Court.

These guys are all on the same team and want the same thing- to ensure that Russia is self-sufficient  (economically and militarily), a full partner amongst the leading nations of the world, and to improve living standards. 

So far they have executed very well on this plan.

Vox Populi : la Russie et l’ouest

 

Cet article fait partie du projet Vox POPULI

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D’après vous que devrait faire la Russie avec l’ouest ?

En 2000, 74% des sondés pensaient que la Russie devrait renforcer ses relations avec l’Occident, contre  57% des sondés en 2008. En 2000, 13% des sondés pensaient que la Russie devrait se distancer de l’occident, ils sont 26% en 2008.
 
Comment pensez vous les relations avec l’occident ?
En 1999 52% des sondés envisageaient la relation Russie/occident comme amicale, ils ne sont que 34% en 2008. En 1999 38% des sondés envisageaient la relation basée sur une absence de confiance, ils sont 52% en 2008.
 
Les critiques émises à l’encontre de la Russie sur les “droits de l’homme” et la “démocratie” sont elles une immixion dans les affaires intérieures Russes ?
Pour 51% des sondés c’est le cas, et pour 28% ce n’est pas le cas.
 
La démocratie à l’occidentale pour la Russie ?
Pour 9% des sondés elle est impérative pour la Russie, pour 44% pas essentielle et pour 35% néfaste.
 
Le modèle démocratique Occidental est t’il bon pour la Russie ?
Pour une majorité de sondés (51%) ce modèle n’est pas adapté et pour 35% c’est un bon modèle.
 
Vous sentez vous Européens ?
Sondage intéressant : en 2008 : 59% des Russes ne se sentent pas Européens et 54% ne ressentent pas appartenir à la culture Occidentale. 

 

Sentez vous que vous appartenez à la culture Occidentale ?
54% des Russes ne le ressentent pas et pour 32% ce n’est pas important.
 
Que pensez vous du “way of life” occidental ?
62% en avaient une image positive en 1991, ils ne sont plus que 46% en 2008.
10% en avaient une image négative en 1991, ils sont désormais 30%.
 
Si vous aviez le choix, iriez vous vivre à l’ouest ? 

Le mythe de l’émigration à l’ouest s’effondre, 67% des Russes ne souhaitent pas migrer à l’ouest, et seuls 24% le souhaiteraient migrer.
 
Si l’on parle des gens ordinaires, pensez vous que la vie était t-elle meilleure en URSS ou à l’ouest ?
En 2000 49% des sondés pensaient que le niveau de vie était meilleur en URSS que à l’ouest, et 29% meilleur à l’ouest. Ce taux s’est équilibré, passant de respectivement 38% à 30%.
 
D’après vous qu’est ce qui rendait la vie des gens meilleure à l’ouest que en URSS ?
Pour une majorité croissante de sondés (62% en 2008) les standards de vie étaient plus élevés à l’ouest que en URSS. 
A noter que de moins en moins de sondés pensent que le niveau d’éducation, de santé et de garanties pour le future est en baisse assez forte.
A noter également que a peine  20% des sondés pensent que la “démocratie” et les “droits” étaient des facteurs qui rendaient la vie meilleure à l’ouest.
 
Pensez vous que 75 ans de communisme ont modifié l’homme Russe en le différenciant de l’européen de l’ouest et que c’est irrémédiable ?
Plus de la moitié des Russes -53%) en sont plutôt convaincus et 32% n’en sont plutôt pas convaincus.

Merdias et désinformations

Une fois n’est pas coutume, un petit article sur un événement qui est arrivée récemment en France et qui montre une fois de plus le HAUT NIVEAU de “non professionnalisme” et de “propagande” de nos journalistes Français.
A mettre en parallèle avec ce qui est désormais la fameuse jurisprudence Olliéric 😉 …. Je pense d’ailleurs à créer un “indice Olliéric” de la désinformation ..

Le Point en flagrant délit de bidonnage – @si
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Détails sur le projet "Tunnel sous Béring"

J’ai publié deux textes, le premier en mai 2008 intitulé le “pont ferroviaire eurasiatique” et le second en juillet 2010 intitulé “le tunnel sous Béring“.

RIA Novosti a publié récemment du matériel intéressant à ce sujet, notamment une Interview accordée par Alexandre Bgatov, directeur adjoint de l’Institut russe de recherches scientifiques pour l’étude des forces productives, et par Aslambek Aslakhanov, membre de la chambre haute du parlement russe, à RIA Novosti.
Je retranscris la version vidéo ci dessous, vous pouvez trouver la version “texte” ici

Vox Populi : la voie Russe

Cet article fait partie du projet Vox POPULI
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Etes vous fiers de vivre en Russie ?
 

83% des sondés sont fiers de vivre en Russie en 2008, ce taux est stable depuis 2006, 12% ne sont en 2008 pas ou peu fier d’y vivre.
 
Etes vous fier de la Russie actuelle ?
62% sont fiers ou plutôt fiers de la Russie actuelle, 29% ne sont pas ou peu fiers de la Russie.
 
Quelle est la principale menace interne pour la Russie aujourd’hui ?
L’abus de pouvoir et la trop grande centralisation, ainsi que les difficultés économiques et la transition après Poutine étaient vus comme les menaces pour la Russie pour 55% des sondés 😉
A noter que : la perte de l’extrême orient par la Chine (4% des sondés), l’instabilité du Caucase (4%) ou l’extrémisme politique (4%) sont en dernière position, alors que nos médias francais nous le vende comme les grandes menaces de demain ..
 
Avec quoi êtes vous le plus d’accord ?
En 1991, 43% des sondés pointaient le retard de la Russie sur les pays développés, ils ne sont que 29% en 2008.
Par contre 20% des sondés pensent en 2008 que la Russie est un des pays développés (contre 8% en 1994) et 46% que la Russie a sa propre voie de développement, incomparable avec les autres pays, contre 31% en 1994.
 
Comment envisagez vous la Russie dans 50 ans ? 

35% l’envisagent en 2008 développé comme les pays Occidentaux dans 50 ans, contre 25% en 2000.
2% estiment qu’elle sera pauvre et seulement 1% que la Russie s’effondrera.
 
A quoi est du la situation de la Russie actuelle ?
Pour 25% des Russes les problèmes rencontrés par la Russie sont du à la mauvaise gouvernance Soviétique et pour 35% aux tentatives amateurs de démocrates de s’inspirer du modèle occidental.
 
 
Quelle voie historique la Russie devrait suivre ?
58% des sondés pensent que la Russie doit suivre ‘sa’ propre voie, 14% qu’elle doit revenir à un modèle Soviétique et 21% suivre la voie des pays Européens.
 
On dit que les Occidentaux n’arrivent pas à appréhender la Russie, pourquoi d’après vous ?
Pour 42% cela est du au fait que les Russes ont un autre système de valeurs, pour 37% car la relation individu / état est différente et pour 26% car l’occident a l’habitude de traiter/penser la Russie comme un pays de second rang et ne pas évaluer sa réalité.