Les médias et la Russie (II)

 

Avant hier, je recevais ceci de la part de mon ami ARTHUR :
Bonjour Alexandre,
Pour information : commentaire refusé par Le Figaro mais celui de raboliot “passe” !
———- Message transféré ———-
De : L’équipe du Figaro.fr <moderationweb@lefigaro.frDate : 26 octobre 2009 11:08
Objet : votre message a été rejeté À : vivrerussie@gmail.com
Bonjour -Arthur-,
et merci pour votre participation sur lefigaro.fr.
Votre message et/ou contenu a été modéré. Les propos résolument agressifs dirigés à l’encontre d’une marque, d’un produit, d’un organisme, ou d’une personne ne sont pas admis sur cet espace. L’agressivité est proscrite de la ligne éditoriale lefigaro.fr.
Message posté le:
26/10/2009 08:48:41
Votre message :


Raboliot007 rabache toujours la meme chose, une fois a l’endroit une fois a l’envers, quoique le plus souvent a l’envers ..

 

Sur l’article :
Cordialement,
L’équipe d’animation de la communauté Mon Figaro
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Reprenons :
Pour l’équipe de modération du FIGARO, le message suivant :
Dans la Russie de Putin, on tue tous le jours, conscencieusement, méthodiquement, efficacement
.. N’est donc pas un propos résolument agressif dirigé à l’encontre d’une marque, d’un produit, d’un organisme, ou d’une personne .. SIC
Alors que la réponse suivante (destinée à l’auteur du post précédent) :
Raboliot007 rabache toujours la meme chose, une fois a l’endroit une fois a l’envers, quoique le plus souvent a l’envers
… Est lui censuré car un propos résolument agressif dirigé à l’encontre d’une marque, d’un produit, d’un organisme, ou d’une personne …
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Ce web incident pourrait paraître anodin mais il ne l’est pas, il témoigne au contraire d’une ligné éditoriale totalitaire et orientée, respectant des pseudos chartes internets qui ne sont que de la poudre aux yeux pour internautes lambdas !
En ce qui concerne la Russie et je peux avec bien d’autres en témoigner le parti pris et la mauvaise foi sont absolument ahurissants. Pourquoi ?
Je reviendrais très bientôt sur les raisons réelles via un article que j’enverrais aux rédactions francophones ainsi qu’aux correspondants de presse des grands journaux en Russie ..
Néanmoins et c’est sans doute pour cette raison que l’organisation de jeunesse NASHI a décidé de poursuivre en justice 4 grands journaux Européens dont le monde et le JDD pour les articles en lien …
Relaté sur VivreenRussie l’incident est censuré par les rédactions Françaises ! Fait surprenant, l’article est bel et bien visible via le cache de Google mais la page liée du monde est mystérieusement devenue vierge !
Seul France soir et le Moscow times relèvent le dépôt de plainte sans le censurer, n’est ce pas extraordinaire ?
Pas pour les gens qui lisent les chroniques de marie jégo, violemment hostiles au pouvoir Russe et qui débordent régulièrement sur une Russophobie à peine cachée. Vous pouvez d’ailleurs écrire à cette dernière la ou/et contacter la rédaction du Monde pour vous plaindre du systématique parti pris hostile de cette dernière, indigne d’un journaliste digne de ce nom. Passez soit par le médiateur, soit par le courrier des lecteurs.
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Il n’y a néanmoins pas que en Russie que en Russie que le monde a des problèmes de relations avec l’état comme l’explique cet article qui raconte les péripéties de leur correspondante en Tunisie, Florence Beaugé, expulsée pour ses articles “scandaleux” qui ne visent qu’à “casser de la Tunisie” et jugée par les authorités “transie de haine” et “bonne pour la psychanalyse” .
Tout un programme, de la Tunisie à la Russie, le Monde n’a qu’à faire travailler des journalistes objectifs et compétents, mais lorsqu’on sait à qui appartient ” l’immonde …”

ITV Natalia Narotchnitskaïa

J’ai déjà parlé de l’énorme travail effectuée par cette intellectuelle de renom, qui avait été prise à partie (journalistiquement parlant) par Laure Mandeville. J’ai pris la défense de Natalia Narotchniskaia via une petite tribune publié sur le site de l’institut Stoletie.
Je ne peux qu’inciter mes lecteurs à lire l’ouvrage le plus récent de Madame Narotchnitskaïa , qui est un ouvrage de référence pour tout paneuropéen, ou continentaliste qui se respecte. Je reviendrais rapidement sur cet ouvrage absolument essentiel pour comprendre la Russie d’aujourd’hui, de hier et de demain.
Quelques extraits de l’interview :
Mme Narotchnitskaïa entretient également des liens étroits avec certains milieux nationalistes et conservateurs européens qui s’insurgent contre le « diktat des États-Unis et de l’Otan » et contre la mondialisation. Pour elle, une Russie forte représente le principal rempart contre un monde unipolaire dominé par l’Amérique. 

Depuis 2008, elle préside le bureau parisien de l’« Institut de la démocratie et de la coopération dont l’objectif à peine voilé consiste à relativiser les acquis de la démocratie occidentale.    

Dans les années 1920, l’Occident ne s’est pas spécialement opposé au régime bolchevik, jugé faible et guère dangereux. Mais quand, en 1945, l’URSS est devenue un géant géopolitique auréolé de sa victoire contre l’Allemagne nazie, la guerre froide a été déclenchée. N’est-ce pas curieux ? 

Et qu’on ne me dise pas que cette guerre froide était due exclusivement à la crainte et à la répulsion qu’inspirait Staline ! Après la mort de ce dernier, Khrouchtchev en a fini avec les répressions de masse. Des centaines de milliers de personnes ont été réhabilitées. Mais la guerre froide a continué. Alors, pourquoi l’attitude occidentale à l’égard de l’URSS n’a-t-elle pas évolué ? Bien sûr, c’était un régime rigide ; mais à partir de 1956, il avait complètement abandonné la logique d’extermination qui avait été la sienne pendant le premier quart de siècle après la révolution. Et vous devez admettre que, sous Brejnev, l’URSS s’est comportée comme un partenaire normal sur la scène internationale, un partenaire qui respectait les conventions et les traités internationaux. Alors, pourquoi l’Occident a-t-il tellement tenu à prolonger la guerre froide, pourquoi a-t-il toujours rêvé de démembrer ce géant, si ce n’est pour des raisons géopolitiques ?  
  
Lors de l’effondrement de l’URSS et pendant les dix années qui ont suivi, l’équipe au pouvoir a délaissé les vrais intérêts stratégiques du pays. Le régime du président Eltsine s’appuyait non pas sur les éléments « sains » de la nation, mais sur des libéraux qui, à l’instar des premiers bolcheviks, étaient prêts à sacrifier des territoires et, plus globalement, les intérêts nationaux au nom de l’affirmation de leurs idéaux. 

Nos libéraux ont agi comme si l’État russe d’avant la révolution n’avait jamais existé, comme si l’URSS n’avait jamais existé. Leurs slogans étaient d’une simplicité enfantine : ils souhaitaient « passer du totalitarisme à la démocratie ». Ils fantasmaient sur le marché et sur Coca-Cola. 

L’union soviétique n’est pas devenue une grande puissance à cause des répressions, mais grâce à sa victoire sur le nazisme. Et, pour vaincre, Staline, en homme rusé, a ressuscité l’idée de la Patrie, même si c’était la patrie socialiste. Nos parents et grands-parents se sont battus non pas pour l’État, mais pour la patrie ! 
Je me souviens très bien d’un discours que j’ai prononcé à l’Académie de l’état-major soviétique, trois jours après l’annonce des accords signés dans la forêt de Bélovej par les présidents russe, ukrainien et biélorusse (Boris Eltsine, Léonid Kravtchouk et Stanislav Chouchkevitch) – accords qui ont entériné la fin de l’URSS
……
J’étais à l’époque une assez jeune chercheuse à l’Institut des relations internationales de Moscou, et je vous assure que, devant un tel auditoire, j’avais les genoux qui tremblaient ! Voici ce que j’ai dit, en substance, à cette assistance composée uniquement de généraux et de colonels : « Ce n’est pas l’URSS qui vient d’être écartelée, mais l’État russe. En échange de la sortie du totalitarisme, on nous propose de renoncer à trois cents ans de l’histoire russe. Que feront les armées devenues nationales, alors qu’elles ont prêté serment à l’URSS ? En réalité, aucun des États nouvellement formés ne résulte d’un développement historique naturel conjuguant trois éléments : une nation, un territoire, un État. Je n’ai rien contre le fait de renoncer au marxisme ; mais qu’advient-il de notre patrie? » 
J’aimerais vous rappeler certaines thèses du discours que Vladimir Poutine a prononcé à Munich, en 2007. En substance, il a envoyé le message suivant aux pays occidentaux : « Cessez de dissimuler sous une feuille de vigne vos éternelles visées géopolitiques. Ne prétendez plus que votre action est guidée par des valeurs morales prétendument universelles ! »

Voyez l’activité de milliers d’ONG en Ukraine et en Géorgie qui, même si elles s’occupent, pour la plupart, de choses innocentes, n’en orientent pas moins la jeunesse et l’intelligentsia vers les valeurs occidentales. Leur propagande présente la Russie comme un pays arriéré, si bien que les Ukrainiens et les Géorgiens sont très surpris, quand ils ont l’occasion d’aller à Moscou, en découvrant qu’il s’agit d’une métropole ultramoderne. 

Il est indéniable que nous ne travaillons pas assez pour contrecarrer la propagande occidentale. Nous n’avons pas de véritable politique à l’égard de l’« étranger proche » alors même que ces pays sont nos voisins et nos frères. 
J’ai étudié des documents de la CIA datant de la première moitié des années 1950, qui évaluaient les appuis potentiels en cas de guerre américano-soviétique. Ces documents mentionnaient, parmi les alliés possibles, l’Ukraine occidentale (mais pas le reste de l’Ukraine) et la Géorgie. Ces deux contrées étaient dépeintes comme des territoires où le sentiment antirusse était profondément ancré. Je dis bien antirusse, et non seulement antisoviétique. Contrairement à l’idée romantique que se faisaient beaucoup de Russes à propos de la Géorgie – qu’ils voulaient voir comme une alliée orthodoxe fidèle -, une partie de l’élite géorgienne était prête, dès l’époque tsariste, à prendre les armes contre les Russes, même s’il fallait, pour cela, s’allier avec les Perses.  
Moi, je ne comprends pas pourquoi l’Occident n’a rien trouvé à redire aux crimes que le régime de Djokhar Doudaev (le premier « président » indépendantiste de la Tchétchénie) avait perpétrés bien avant le début de la première guerre tchétchène en 1994. Ce régime a commis d’innombrables violations des principes du droit international. Savez-vous que presque 200 000 habitants russes de Tchétchénie ont été chassés de cette république, lors d’un véritable nettoyage ethnique ? Savez-vous combien de jeunes filles et de femmes russes ont été violées par des Tchétchènes ? Or ce coup d’État organisé par un petit colonel, Djokhar Doudaev, dans les meilleures traditions de l’Amérique latine, a été présenté en Occident comme le « couronnement d’une lutte pour la libération nationale ». Mais quand Moscou a enfin réagi, nous avons été agonis d’injures ! 

 Imaginez que, au moment de l’attaque de l’Ossétie du Sud par Saakachvili, la Russie ait trahi les Ossètes et ses propres forces de maintien de la paix stationnées sur place. Le lendemain, nous aurions eu, dans tout le Caucase du Nord,  dix nouvelles prises d’otages semblables à celle de Beslan ! 
Si seulement vous saviez ce que j’ai enduré de la part de l’establishment à l’époque eltsinienne ! 
Plus généralement, pourquoi l’Occident s’intéresse-t-il, depuis deux cents, voire trois cents ans, au Caucase ? Selon plusieurs analystes, le pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan – une installation chère aux Américains, qui traverse le Caucase d’est en ouest en contournant la Russie – n’aura aucun impact sur les cours du pétrole dans les vingt-cinq ans à venir. Et, pourtant, cet oléoduc a été construit au prix d’investissements gigantesques.  L’explication est évidente : le « BTC », comme on l’appelle, existe avant tout pour des raisons géopolitiques. Il s’agit, toujours et encore, du partage du monde en sphères d’influence. 

Le moment est venu de mettre fin à la période d’instabilité mondiale qui a résulté de l’éclatement de l’URSS. Nous voulons contribuer à instaurer une période plus calme, propice à la mise en place d’un nouvel équilibre international. Ne serait-ce que parce que, sans stabilité, la démocratie sur le continent européen ne pourra pas être préservée.  
Lorsque des officiels bulgares pleurent d’émotion en hissant le drapeau de l’Otan, je pense avec tristesse à la mort de nos soldats qui les ont libérés de la domination turque… 
Je crois que la Russie possède quelque chose que les Américains n’auront jamais : la capacité de respecter l’autre, sa différence. En réalité, la Russie représente un « modèle réduit » du monde, bien plus que les États-Unis. La Russie vit en même temps au XIXe, au XXe et au XXIe siècle. Elle combine l’opulence et la misère ; la technologie de pointe y côtoie les conditions de vie les plus primitives ; on trouve, sur son territoire, tous les climats possibles ; de nombreuses religions et civilisations y cohabitent. La coexistence relativement harmonieuse de toute cette diversité confère à la Russie une expérience unique. En tout cas, nous n’avons jamais eu de guerres de religions comparables à celles qui ont sévi en Europe. Nous sommes à l’opposé de l’aspiration qui viserait à uniformiser le monde sur la base des valeurs libérales (une aspiration qui n’est pas si éloignée, dans l’esprit, de la vision trotskiste). Dans un tel monde, il n’y aurait de place ni pour l’orthodoxie slave ni même pour la grande culture européenne. Bref, je crois que le modèle américain a montré sa stérilité et ses limites : on ne peut pas bombarder un pays parce qu’il n’est pas organisé « comme il faut » ! Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que cette faiblesse américaine donne une chance au modèle russe. À nous d’en profiter !

Vers de nouvelles révolutions de couleur

L’immonde nous livre encore un joyau aujourd’hui :
 
Devant les étudiants de l’Université de Bucarest, Joseph Biden a lancé un appel à la poursuite de la démocratisation dans l’ancien espace soviétique qui sera peu goûté par les officiels russes :
Vous pouvez aider à guider la Moldavie, la Géorgie, l’Ukraine sur le chemin d’une stabilité durable et de la prospérité. Le temps est venu pour vous de montrer la voie. L’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Biélorussie peuvent profiter de vos expériences.”
 
Vous le lisez bien :  “la poursuite de la démocratisation sur le modèle de la Moldavie, de la Georgie et de l’Ukraine” et ce pour l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Biélorussie. Voila listés par les Atlantistes du Pentagone les zones du monde qui seront soumises à de nouvelles révolutions de couleurs.

What does Russia think ?

Un article intéressant à lire “ici“, ci dessous un résumé (en Anglais) :
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The EU’s Russia policy cannot succeed as long as it continues to rest on faulty analysis and mistaken assumptions.
This is the main conclusion of What does Russia think?, a collection of politically revealing essays by intellectuals whose views influence the Kremlin – many of whom have advised Putin or Medvedev – which the European Council on Foreign Relations has published today. The collection includes essays by Fyodor Lukyanov, Valery Fadeev, Vyacheslav Glazychev, Gleb Pavlovsky and Leonid Polyakov.  
Despite a tendency toward insularity, the policy debate in Russia as reflected through these essays is ongoing and lively. As ECFR Russia experts Ivan Krastev, Mark Leonard and Andrew Wilson write in their joint introduction: “If we want to influence and deal with Russia, we need to understand it. But if we want to understand Russia, we should be interested in it. Unfortunately, we are not. Taken together, these essays show that the EU will only be able to develop an effective approach to Moscow if its policy makers rediscover some of the curiosity for Russia’s internal debates that they had during the Cold War.”

According to the intellectuals: Russia does not want to be like the EU
The overarching quest for most Russian policy-makers is not to move closer to their Western neighbours, as many in the EU would like to think, but rather to free themselves from the West. Leonid Polyakov is the Chair of General Political Sciences at Moscow State University, and has worked on developing and publicising the controversial “sovereign democracy” concept. In his essay, An Ideological Self-Portrait of the Russian Regime, Polyakov writes: “the task before us is to turn Russia from an imitator of other civilisations into a model to be imitated by others.

There is mounting distrust towards the EU in Russia
Russia fears that its borders are vulnerable, which explains the ongoing drive to surround itself with buffer states. Fyodor Lukyanov is editor of the journal Russia in Global Affairs, which produces the most widely read analysis of Russian foreign policy.  As he writes in his essay Rethinking Security in ‘Greater Europe’, “not a single country in the former Soviet Union, including Russia, can say for certain that its borders are historically justified, natural and, therefore, inviolable”.

The West has lost interest in discovering what is really going on in Russia, and relies on obsolete perceptions going back to the end of the Cold War.
 
Gleb Pavlovsky is head of the Russia Institute and is one of the Kremlin’s leading strategists. He helped launch Putin as Yeltsin’s successor and ran Putin’s two election campaigns in 2000 and 2004. In his essay, Two missions in Moscow, Pavlovsky argues that western liberals focus stubbornly on what Russia lacks: “The West persistently repeats, like a mantra, that Russia is “weak”. The US refuses to recognise, and the EU refuses to accept, the reality of a global Russia. This is the biggest problem in relations between Russia and the West.

Russian political debate is far more complex than a struggle between democracy supporters and Putin followers.
 
There is an underlying “Putin consensus” in Russia – Putin’s approval rating hovers at around 70%, while support for the government he heads is not even a third of this figure. But in denouncing the “Putin consensus” as manifest authoritarianism, the West fails to appreciate its social and political origins. To understand it, one has to look back at the debilitating crisis resulting from the collapse of the Soviet Union and the anarchic democracy that followed.  Vyacheslav Glazychev is the Managing Director of the Evropa publishing house which specialises in books on Russian politics, philosophy and history. In his essay The ‘Putin consensus’ Explained’, he argues that “fear of empty space” is the essential reason for Putin’s majority support. According to Glazychev, “the Putin phenomenon has only an indirect relationship with the rational. Without a shadow of a doubt, Putin’s macho style has an almost magical effect on the majority of Russian citizens.”

The economic crisis has strengthened Putin’s R
ussia
Contrary to many predictions, the economic crisis has made the Russian state more powerful at home and abroad. Valery Fadeev is the editor of the influential business weekly Ekspert. In his essay, Has the economic crisis changed the world view of the Russian political crisis, he writes that when the economic crisis hit, “the authorities acted quickly and nearly always correctly. They preserved the financial system at a high level of functionality and prevented panic from entering the banking market.”

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La version Pdf est téléchargeable “la

Vladimir Poutine en France en novembre 2009

MOSCOU, 14 septembre – RIA Novosti. Le premier ministre russe Vladimir Poutine se rendra en France en novembre prochain, a-t-il annoncé lundi lors d’une rencontre avec son homologue français François Fillon. “Nous aurons l’occasion de discuter sur le plan pratique en novembre ainsi qu’aujourd’hui, lors d’un dîner informel”, a indiqué M.Poutine accueillant M.Fillon dans sa résidence de Novo-Ogarevo, dans la région de Moscou.
La Russie attache une grande importance à la coopération avec la France, a ajouté le premier ministre russe. Les relations russo-françaises se développent dans tous les domaines, les deux pays mènent un dialogue politique actif tout en resserrant leurs liens culturels, selon M.Poutine. En 2010, environ 130 manifestations seront notamment organisées dans le cadre de l’Année de la Russie en France et de la France en Russie, a précisé le premier ministre.

Conférence sur l’arctique

Lu sur l’excellent blog ZEBRASTATIONPOLAIRE : 
L’agence RIA NOVOSTI  organise à Moscou les 25-26 novembre prochain une conférence sur l’Arctique. Il s’agit d’une déclinaison d’une autre initiative de l’agence, à savoir le Club de discussion Valdai , mais en version abrégée et sur une thématique spécifique.

Il y aura une trentaine de participants étrangers, spécialistes de renom du domaine arctique dans les quatre domaines suivants :
1/ Ressources naturelles
2/ partage du plateau continental
3/ Dimension politique et militaire
4/ Ecologie
Les lecteurs de ce blog, les spécialistes de géopolitique et des questions portant sur les ressources naturelles (universitaires, chercheurs, juristes,  responsables politiques et militaires, responsables économiques… ), peuvent se faire connaître auprés de la directrice de l’agence Parisienne de RIA NOVOSTI ou lui communiquer le nom d’une ou de personnes répondant à ces critères.
Il s’agit de Mme Alexandra Kamenskaya au 01 42 27 79 21.”


С Днем Рождения, Владимир Владимирович Путин !

Vous vous souvenez peut être de “ca” : cette vidéo qui il y a un an avait choquée parce que Vladimir Poutine posait dans le far est Sibérien …
Cet été celui ci a récidivé, en allant se promener au sud de la Sibérie centrale, près de Touva, précisément à Kyzyl.
Ci dessous quelques photos de ce périple, que je “poste” à l’occasion de son anniversaire ainsi qu’une vidéo :

Il futuro dell’Europa è la Russia!

“Non c’è dubbio che la fine della Guerra Fredda” abbia segnato la fine della fase più lunga dello sviluppo internazionale – 400-500 anni, durante i quali la civiltà europea ha dominato il mondo. L’Occidente storico ha sempre portato aventi questa posizione dominante.”


“Il nuovo stadio è talvolta definito come ‘post-americano’. Ma certo questo non è il ‘mondo dopo gli Stati Uniti’ e tanto più senza gli Stati Uniti. Si tratta di un mondo, dove, in seguito alla nascita di altri centri di potere e influenza a livello mondiale, l’importanza relativa del ruolo d’America è ridotta, come era già avvenuto negli ultimi dieci anni nell’Economia e nel Commercio globali. La leadership è un altro problema, in particolare è quello di ottenere un accordo tra le parti, la capacità di essere il primo, ma tra uguali”.


“Per definire il contenuto dell’ordine mondiale in formazione, ci sono anche termini come multipolare, policentrico, non-polare”.


“Noi non condividiamo i timori che la riconfigurazione attuale stia inevitabilmente portando il mondo nel ‘caos e nell’anarchia’. “Vi è il naturale processo di formazione di una nuova architettura internazionale – sia a livello politico che finanziario ed economici, che soddisfano le nuove realtà.


“La Russia vede se stessa come parte della civiltà europea, che possiede delle comuni radici cristiane”.


“Il duro modello anglo-sassone di sviluppo socio-economico presenta di nuovo delle tare, come negli anni ‘20 del XX.mo secolo. L’Occidente aveva creato una architettura finanziaria e un quadro economico globale soprattutto a sua immagine. Ed ora, che siamo in presenza dello spostamento riconosciuto da tutte le forze economiche e finanziarie verso le nuove economie in rapida crescita di Cina, India, Russia, Brasile, diventa evidente che questo sistema non è adeguato alla nuova realtà s. Fondamentalmente, abbiamo bisogno di una base finanziaria ed economica, che corrispondeva al mondo policentrico di oggi.”


***

A più di un anno dall’intervento di Sergei Lavrov (Giugno 2008) una cosa è chiara, la crisi finanziaria è pienamente confermata. All’alba dell’autunno del 2009, l’Occidente si sta preparando a uscire dalla storia attraverso la porta sul retro, dopo aver mandato in metastasi tutta l’umanità. In questo nuovo mondo in configurazione, è bene chiedere quale sia il ruolo che le nazioni dell’Europa continentale vogliono giocare.

Nel momento in cui le linee di faglia stanno diventando sempre più illeggibili, vale la pena ricordare che l’unica possibilità di sopravvivenza degli europei autoctoni è quello di sopravvivere fuori dalla suicida carreggiata atlantista e sviluppare una collaborazione ampia e integrata con la Federazione Russa, in modo che la coppia “Euro-Russa” mantenga la pace nell’Heartland, in seno a questo nuovo mondo multipolare e policentrico.


In un mondo policentrico e multipolare, l’unità europea è inevitabile

Lungi dal contrastare l’idealismo politico, la realtà del mondo di domani passa attraverso l’economia e la demografia. Il declino dell’influenza americana si riflette anche nell’aumento dell’influenza di numerosi altri operatori (BRIC, mondo arabo-musulmano ricco di energia e di capitale umano). La popolazione mondiale ha ormai raggiunto i 6,5 miliardi di persone e prevede di superare i 9 miliardi entro il 2050. L’Europa, che ora ha 728 milioni di abitanti (1/3 al di fuori dell’UE) dovrebbe vedere la sua popolazione cadere tra i 564 milioni e i 632 milioni di abitanti, che rappresenta tra il 7 e l’8% della popolazione mondiale, e meno del 20% del PIL o quasi, quanto la Cina da sola(!). La Francia, per fare un esempio, dovrebbe avere 70 milioni di abitanti nel 2050, che rappresenteranno lo 0,8% della popolazione mondiale, uno su tre avrà più di 60 anni(!) e la metà dello strato più giovane della sua popolazione sarà, in quel momento, di origine non europea, principalmente afro-maghribina.

In questo contesto, e nonostante i discorsi decisi delle personalità più credibili e interessanti (Nicolas Dupont Aignant, Paul Marie Couteaux o Jean Pierre Chevènement, per citarne alcuni) l’uscita dall’UE e i ritorno al “sovranismo” nazionale è probabilmente l’ultima delle soluzioni da prendere in considerazione. L’Unione europea è certamente imperfetta al 99%, ma è viziata in quanto è guidata da Bruxelles, che è il portavoce del partito “americano“, che tratta l’Europa come una colonia americana.

Peggio ancora, gli americani (che vogliono prima di tutto mantenere la loro posizione dominante e difendere i loro interessi) non vogliono un’Europa unita e potente, in grado di non seguire la loro offensiva militare illegale, se non addirittura di opporvisi diplomaticamente o addirittura militarmente. È per questo che gli americani fanno di “tutto” per inserire il loro cavallo di Troia (turco) in Europa, a seminare discordia e destabilizzare in un insieme omogeneo. Né si deve dimenticare che la Turchia, il secondo esercito della NATO, con Israele il pedone dell’America in Medio Oriente, e quella che occupa militarmente l’Europa (Cipro).

Questo è la ragione per cui gli americani hanno fatto di tutto per dissuadere De Gaulle dall’ottenere l’indipendenza nucleare e lasciare il comando integrato della NATO. Perché una Francia indipendente è un preludio di un’Europa indipendente, che potrebbe portare ai peggiori scenari per gli strateghi americani, perdendo il vantaggio acquisito alla fine della guerra (l’occupazione dell’Europa occidentale) e quindi la presa sul “fronte occidentale” dell’Heartland.

Anche per questo motivo alcuni strateghi del “partito americano” in Europa, hanno pienamente compreso l’interesse a sostenere il “rifiuto” all’UE sostenendo i partiti “Eurofobi”, come è accaduto apertamente nel caso dell’Irlanda, con l’esempio dei candidato Libertas. Più di recente, il Bruxellofobo Philippe de Villiers ha anche aderito al partito atlantista di Nicolas Sarkozy, l’UMP, anche se apertamente europeista e dopo che aveva fatto reinserire la Francia nel comando integrato della NATO.


La perdita di sovranità dei paesi europei è un processo che ha vissuto due fasi principali.

* Il primo è la fine degli imperi, col Trattato di Westfalia, e la promozione dell’identità nazionale (Stato-nazione) come identità primaria. Questa nazionalizzazione dell’identità europea ha creato le condizioni per la guerra dei trent’anni che ha devastato il nostro continente nella prima metà del 20° secolo. Curieux hasard, le traité de westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans. Curiosa coincidenza, il Trattato di Westfalia messo fermare una guerra civile europea di 30 anni.

* La seconda fase è la frammentazione regionale. Questo processo politico che ci viene detto come eminentemente progressista (le regioni sarebbero la fase finale dell’integrazione politica europea) è infatti il risultato di un processo politico di una volontà esterna, per indebolire l’Europa tramite le fratture in entità delle loro piccole dimensioni e senza nessuna autonomia, né sovranità economica o militare. Questo era particolarmente vero per l’Europa orientale, come Cecoslovacchia, Jugoslavia e Unione Sovietica, per ovvie ragioni: queste nazioni non hanno ‘lambito’ il bagno occidentale, poiché erano sospettate per la loro riluttanza nell’allineamento all’area euro-atlantica.


Ciò che è più sorprendente, quindi, è che i partiti europei maggiormente regionalisti, siano i partiti decisamente più europeisti e più attivi in favore dell’espansione della NATO e dell’integrazione euro-atlantica. Queste stesse “linee” politiche sono condivise dai commissari di Bruxelles, gli agenti zelanti degli interessi americani in Europa.

Evidentemente l’Europa di Bruxelles si oppone all’Europa potente e indipendente che vogliamo. L’Unione europea carnale e reale (non legale) è comunque l’unico obiettivo da difendere affinché gli europei siano padroni del loro destino e, una volta ridiventati attori e non solo spettatori. Oltre al fatto che il mondo di domani non sarà probabilmente più “aperto” di quello che consociamo, sarà plausibilmente un mondo di confronti, blocchi in conflitto, di territori, zone e civiltà. In questo mondo di crescenti tensioni, la chiave per l’Europa sarà quello di costruire una struttura di difesa che le appartenga e gli permetta di proteggere i suoi interessi e dei suoi cittadini. In questo senso, le proposte del Presidente Medvedev sulla necessità di creare una struttura di sicurezza Pan-Europea (in sostituzione della NATO) è una sfida molto interessante per l’Europa.


In un mondo policentrico e multipolare, uscire dalla NATO e creare una di difesa continentale non atlantica

La NATO è un’alleanza militare formata nel 1949 per contrastare l’Unione Sovietica, ma anche il rischio di una futura situazione nuova per l’Europa, come s’è visto con la Germania. Rapidamente, questa partnership sotto il controllo Anglosassone, ha indotto la formazione di un’alleanza concorrente nell’altro blocco (URSS) nel 1955: ‘il Patto di Varsavia’. Questa duplice alleanza divideva il mondo in due blocchi rivali fino al 1958, quando la Francia di De Gaulle ha deciso di lasciare il blocco anglo-sassone e sviluppare il proprio programma nucleare. Nel 1966, la Francia lasciò il comando della NATO e il quartier generale della NATO si spostò da Parigi a Bruxelles, dov’è ancora oggi, dunque Bruxelles ospita le istituzioni europee e quelle della NATO. La svolta, meno di 30 anni dopo, nel 1995, del presidente francese Chirac che iniziò i negoziati per reintegrarsi nel comando unificato della NATO, è approvata e attuata dal presidente Nicolas Sarkozy, il 17 Marzo 2009.

È quindi opportuno chiedersi quali siano le ragioni per il ritorno della Francia come attore chiave nella NATO. Questa, in effetti, non ha oggi che due funzioni principali, che sono nel puro interesse dell’America, ma vanno totalmente contro gli interessi europei.

In primo luogo è diventata un’arma di conquista del cuore eurasiatico da parte dell’America, e in questo senso la sua estensione ad est, ai confini della Russia, passa con l’adesione di nuovi paesi (Nuova Europa) con motivazioni erronee, quali la paura dell’imperialismo storico russo, che non esiste, ma che gli strateghi statunitensi mantengono perfettamente in vita.

Sotto la copertura dell’ingresso nel ‘partenariato euro-atlantico’, la NATO si trasferì direttamente nel cuore dell’Europa, per spingere la Russia in un angolo dell’Oriente e dividere ancora l’Europa, stabilendo basi militare al confine con la Russia. Questo è il vero obiettivo della campagna di Serbia (la Serbia è una pedina russa nella logica del Pentagono), con la base Bondsteel, ma anche della rivoluzione orchestrata in Ucraina, il cui obiettivo è quello di installare una base americana in Crimea, al posto dell’attuale base russa.

Dall’11/09/2001 anche la NATO è stata trasformata in un “esercito di crociati“, agli occhi del mondo musulmano, e gli strateghi stessi hanno cercato di convincerci che la NATO è un baluardo contro l’estremismo islamico e l’aggressione terroristica. Non c’è bisogno di essere degli eruditi per capire che le campagne in Iraq e in Afghanistan, anche se fossero vinte (cosa improbabile) non sconfiggerebbero il terrorismo “islamico“. L’islamismo è ora usato come uno scudo e paravento per giustificare degli obiettivi geopolitici assai precedenti. Non è sospetto che l’attacco all’Afghanistan sia stata motivata dall’11/09, ma pianificata con largo anticipo e che il suo vero obiettivo è l’installazione delle truppe statunitensi nel cuore dell’Eurasia? Si può ridere senza credere che l’Iraq baathista di Saddam Hussein sia stato un vettore globale del terrorismo islamico, o piuttosto preso a bersaglio per i suoi pozzi di petrolio?

Le guerre di dominio dell’impero americano sono delle guerre per controllare le risorse naturali, qui sono concentrate (oltre all’Artico) tra la penisola Araba, l’Irak, l’Iran, il Golfo Persico, il sud della Russia (Caucaso) e in Afghanistan. Insomma questi conflitti per l’energia scatenati per falsi motivi, non sono quelli dell’Europa. Peggio ancora, essi possono provocare tensioni etnico-religiose sul territorio dell’Europa. La disintegrazione della Jugoslavia ha dimostrato quanto una struttura di sicurezza sia essenziale per mantenere l’armonia e affrontare la destabilizzazione dall’esterno.


Il recente caso del Kosovo ha dimostrato perfettamente come l’Europa sia la testa di ponte degli Stati Uniti per “attaccare” e “conquistare l’Eurasia” e, dunque, la Russia e creare tensioni tra i popoli europei e in particolare con la Russia, a cui l’‘avvertimento’ serbo era stato inviato. Il culmine di questa politica di conquista, il voto del Silk road strategy Act, da parte del Congresso US nel 1999, destinato a “promuovere l’indipendenza del Caucaso e dell’Asia centrale, e creare un ponte terrestre su cui deviare il commercio di questi paesi con l’Occidente (che attualmente passa attraverso il territorio russo) verso il percorso dell’antica Via della Seta, che conduce ai porti turchi, un paese della NATO”. L’oleodotto BTC, che passa attraverso la Georgia, fa parte della strategia e spiega in parte lo sviluppo dell’assistenza militare alla Georgia dopo l’avvento al potere di Mikhail Saakashvili.


In un mondo policentrico e multipolare, per prevenire la terraferma disintegrazione continentale

Sempre nel 1999, nonostante l’attacco alla Serbia, e dopo 10 anni di collasso totale, l’avvento al potere di Vladimir Putin porta la Russia a recuperare e a riprendersi la sua posizione nella scena politica mondiale. Con l’Europa oscillante verso la NATO (in cui le nazioni europee partecipavano all’aggressione contro la Serbia), la Russia, la Cina e le nazioni musulmane dell’Asia Centrale nel 2001 hanno creato la SCO, come anche l’OSTC nel 2002. Queste alleanze militari eurasiatiche e inter-religiose sono progettate per respingere il duplice accerchiamento di Russia e Cina, da parte dell’Esercito US e per difendere i confini regionali eurasiatici. Nelle parole di Zbigniew Brzezinski: “La strategia eurasiatica degli Stati Uniti ha generato una reazione col riavvicinamento tra la Russia e la Cina. Le due potenze continentali stanno costruendo una vera e propria alleanza militare contro la coalizione anglo-sassone e dei suoi alleati“.  Questa offensiva americana verso est (da Berlino a Kiev) s’è materializzata in due fasi essenziali, dal 1996 al 2009.

* Nel 1996 è stata creata l’organizzazione GUUAM comprendente Georgia, Uzbekistan, Ucraina, Azerbaigian e la Moldavia. Queste nazioni desideravano, in quel momento, uscire dal girone post-sovietico, dopo la caduta del muro e nel contesto del crollo dello stato russo. Non è sorprendente che queste nazioni abbiano posizioni geografiche strategiche e, pertanto, siano state vittime di rivoluzioni colorate finanziate da ONG vicine alla CIA (Rivoluzione Arancione, dei tulipani, delle rose e di recente, in Moldova, dopo le elezioni) come anche dei cambiamenti di regimi pro-occidentali. Simbolo del “colore” di questa associazione, i membri osservatori sono la Turchia e la Lettonia(!). Tuttavia, questi regimi rovesciati non hanno ottenuto i risultati desiderati dai loro sostenitori (integrazione nella NATO e nell’UE, miglioramento del tenore di vita ..), ma invece hanno portato ad un peggioramento della situazione economica e ad alcuna integrazione nelle strutture euro-atlantiche. E’ la ragione per la quale l’uscita dell’Uzbekistan, nel 2005, e il mancato raggiungimento di obiettivi concreti dell’organizzazione, l’hanno messa fuori servizio e per cui, nel maggio 2006, il politologo azero Zardust Alizade esprimeva ancora i suoi dubbi sulle ‘prospettive di sviluppo dell’alleanza e l’ottenimento di risultati concreti’.


* Oggi, il secondo passo si materializza aggressivamente con l’apparire di un nuovo fronte che potrebbe essere chiamato GUA (Georgia, Ucraina, Artico).

In Georgia: l’incapacità politica del presidente ha spinto gli strateghi americani a lanciare un’operazione militare nell’ agosto 2008, comunque fallito, perché l’esercito russo ha reagito con forza e “liberato” i territori dell’Ossezia e d’Abkhazia. Questo conflitto è il primo conflitto tra la Russia e l’America fuori dai confini della Russia (il precedente è la destabilizzazione Wahabita in Cecenia, fomentata in larga misura dalla CIA).

In Ucraina il recente conflitto sul gas riflette le crescenti tensioni e un osservatore perspicace ha pensato, recentemente, che “una guerra limitata con il pretesto di una disputa territoriale, dovrebbe esplodere conducendo all’interruzione delle forniture di gas per un periodo più o meno lungo, la crisi del gas dovrebbe portare i consumatori europei a un simile taglio”.

L’Artico richiede un proprio sviluppo, esorto i miei lettori a leggere i miei articoli precedenti in proposito e a visitare il blog “zebrastationpolaire“, al riguardo.

Queste tattiche di accerchiamento, di contenimento e di destabilizzazione hanno obiettivi diversi:

– Controllare Mar Nero, del Mar Caspio e del Baltico e le zone chiave per il transito tra Oriente e Occidente.

– Dominare i futuri corridoi energetici, attraverso un progetto di costruzione di oleogasdotti, che aggiri la Russia e che colleghi le regioni del Mar Caspio, Mar Nero e del Mar Baltico.

– Estendere l’influenza della NATO a est, nel cuore dell’Eurasia per ridurre la sfera di influenza russa (nel suo vicino all’estero), ma soprattutto in Europa, e prevenire un possibile sviluppo dell’influenza cinese in Asia centrale

Ovviamente un lettore ignaro dirà che i russi e gli americani hanno continuato a competere dal 1945 e, in generale, questo non è il caso dell’Europa e degli europei. I realtà è esattamente il contrario …


In un mondo policentrico e multipolare, l’alleanza Euro-Russa è la chiave di volta della pace nel continente

Le conseguenze di cui sopra sono assolutamente drammatiche per l’Europa. Esse hanno per conseguenza di dividerci dalla Russia sul piano della civiltà, della geopolitica e della politica energetica o, ancora, di creare un nuovo muro in Europa, non a Berlino, ma nel cuore dell’Ucraina, che separa l’Occidente (sotto l’influenza americana) dall’Oriente (sotto l’influenza della Russia). Più prosaicamente, questo linea di faglia “quasi” taglia l’Europa ortodossa da quella cattolica-protestante, riprendendo la visione delle culture separate di S. Hungtinton, nella sua opera ‘lo scontro delle civiltà’. Infine vale la pena notare che la Cina, l’attore geopolitico ed economico maggiore, giudica probabilmente l’Europa (attraverso la NATO), co-responsabile della situazione di accerchiamento che subisce, sia in Occidente (Asia Centrale) che ad est (nel Pacifico, al largo delle sue coste). La rottura con due attori-chiave come la Russia (il paese più grande del mondo) e Cina (il paese più popoloso del mondo) è doppiamente grave. In caso di crescente tensione tra la NATO e la SCO, la Francia e i paesi dell’Europa occidentale sarebbe in conflitto con una organizzazione che riunisce quasi un terzo degli abitanti del mondo, copre 32,3 milioni km quadrati e possiede il 20% delle risorse energetiche mondiali di petrolio, il 38% di gas naturale, il 40% di carbone e il 50% di uranio.

La strategia di separazione dalla Russia e dell’Europa occidentale e centrale, può anche aver come conseguenza la “limitazione” dell’Europa in un micro-territorio incastrato nell’ovest del continente e di tagliarla dalle immense possibilità che le offrirebbe un partenariato con la Russia.


· L’Europa ha bisogno della Russia per il livello energetico, perché essa ha riserve di petrolio e gas di cui l’Europa ha bisogno. La Russia è un fornitore stabile, come dimostra il suo rapporto con la Turchia, che non soffre di alcun problema di approvvigionamento (si deve ricordare che i tagli alle forniture durante la guerra del gas con l’Ucraina, erano dovuti a quest’ultima, ma i ‘media’ hanno curiosamente incolpato la Russia). La questione energetica è cruciale, poiché  l’Europa, sotto il comando americano, si vede offrire della alternative ad alto rischio, come la sostituzione della Russia con la Turchia (paese della NATO candidato all’adesione all’Unione europea!), in qualità di fornitore (Nabucco invece che South Stream) o, ancora, a partecipare a dei conflitti per l’energia (Iraq), che potrebbero esplodere.


· L’Europa ha bisogno il potenziale favolosa della Russia, tanto per il potenziale umano dei suoi 140 milioni di abitanti, che geografico, con i suoi 17 milioni di chilometri quadrati e il suo sbocco sul Pacifico. Diverrebbe un giocatore di primo piano nel mondo, come l’Asia, che è in pieno sviluppo.


· Anche la Russia ha bisogno dell’Europa e degli europei, sia per il movimento di materie prime che per le sue tecnologie o capitale umano, che potrebbe utilizzare per riempire lo spopolamento nelle zone a oriente degli Urali. Infine e soprattutto, ha bisogno dell’Europa come alleato naturale, complementare, poiché nata dalla stessa civiltà.


In realtà, questa unità Euro-Russa (sola garante della pace e dell’indipendenza dei popoli del continente), non solo è di vitale importanza, è auspicabile poiché gli europei occidentali e la Russia, in primo luogo, appartengono alla stessa civiltà.

Come ha detto Natalia Narochnitskaya recentemente, in una conferenza a Parigi: “La vera cooperazione tra la Russia e l’Europa potrebbe però dare un nuovo impulso al nostro continente all’alba del terzo millennio. Le grandi culture romano-germanica e russo-ortodossa condividono le stesse fondamenta cristiana, apostolica e spirituale. Gli europei, siano essi occidentali o russi, hanno dato al mondo i più grandi esempi della spiritualità ortodossa e latina.”

È per questo che il futuro dell’Europa è la Russia.


Traduzione di Alessandro Lattanzio