Дмитрий Медведев почтил память жертв взрывов в московском метро

Мы действительно за последнее время убедились в том, что эти люди – их и людьми-то нормальными назвать нельзя – это просто звери, и безотносительно к тому, какими мотивами они руководствуются, то, что они делают, является преступлением по любому праву и исходя из любой морали.
У меня нет никаких сомнений, что мы их найдём и всех уничтожим. Как мы уничтожили всех, кто организовал взрыв «Невского экспресса». Недавно всех уничтожили, дотла.
Но дело не в этом. Мы людей вернуть не можем – вот что самое страшное и самое болезненное, самое тяжёлое для каждого из нас. Поэтому наша задача – действительно сейчас объяснить нашим гражданам, нашим москвичам, как себя вести в такой ситуации, а с другой стороны, предпринять всё от нас зависящее – и от федерального центра, и от города, – для того чтобы создать современную систему оповещения и контроля за транспортом.
На это я собираюсь нацелить сегодня Правительство. И в ближайшее время подпишу на эту тему указ, с тем чтобы мы организовали эту работу по всей стране. Больше это терпеть нельзя. Здесь будем работать.
Что касается тех, кто пострадал, то я уверен, что Вы, конечно, полностью им поможете. Московская медицина сильная, и те, кто сейчас в больнице, восстановятся. Мы на это будем надеяться, мы за это будем молиться.

Теракт !

Je ne m’étendrais pas sur les évènements tragiques de ce lundi 29 mars 2010. Je présente mes sincères condoléances à tous ceux, Russes ou pas qui ont souffert des évènements de ce jour.

Je vous livre une analyse qui me semble intéressante, celle de Xavier MOREAU sur RealpolitikTV:

On retrouvera sans doute derrière cet acte, des terroristes caucasiens, peut-être tchétchènes ou ingouches, mais cela n’a guère d’importance. La situation en Tchétchénie est normalisée, et un attentat à Moscou, aussi sanglant soit-il n’a aucune chance de déstabiliser le pouvoir tchétchène. Il faudrait pour cela, s’en prendre directement au Président Khadirov. Ce n’est donc pas une action des indépendantistes, dans un but de reconnaissance politique. 
Cette opération est un acte de guerre contre la Russie, sans autre mobile que de déstabiliser son administration. Elle a été planifiée avec soin comme le confirme la simultanéÏté des attaques et la présence de femmes accompagnant les deux kamikazes. Les deux stations visées sont également symboliques, l’une correspond au siège du FSB, l’autre à l’agence de presse gouvernementale, RIA Novesti.
Cette constatation réduit les possibilités sur le ou les instigateurs présumés. La Russie ne manquera certainement pas de soupçonner son voisin géorgien, qu’elle accuse d’abriter des camps de terroristes, notamment dans les gorges de Pankisi. Le Président géorgien, abandonné peu à peu par l’Occident, chercherait ainsi à provoquer la Russie, en entraînant une riposte militaire, qui le ferait passer de nouveau pour une victime de « l’impérialisme russe ». Ce serait un élément supplémentaire pour maintenir la Géorgie dans un état de crise permanent, et de tenter ainsi de sauver son pouvoir chancellant.
Les services de sécurité intérieure russes ont été très efficaces ces dernières années pour retrouver les auteurs des différents attentats qui ont frappé la Russie. Il y a de fortes chances qu’ils réussissent une nouvelle fois à identifier les terroristes. Si la piste géorgienne s’avère être la bonne, il faut souhaiter que la Russie ne tombe pas dans le piège qui lui est tendu.

Soirée de l’amitié Franco-Russe par l’AFER

Ce 20 mars 2010, l’Alliance France Europe Russie a regroupé Cinq intervenants et plus de 120 personnes pour le dîner débat de l’Association Alliance France-Europe Russie (AAFER) : une réussite porteuse d’espoir pour l’avenir.

Ce dîner, placé sous le haut patronage de son altesse le prince Sixte Henri de BOURBON PARME, a été particulièrement honoré de la présence de M Alexander ANDREANOV, Conseiller à l’ambassade de Russie en France, M. Alexandre MILLER de la CERDA, Consul honoraire de Russie, Madame Irène COMEAU DAVIDOV, Présidente du Centre Linguistique et Culture Russe, de M. David MASCRE, Professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Intenationales, de M. Marc ROUSSET, docteur es sciences économiques, auteur de l’ouvrage “La nouvelle Europe. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations” et de M. Guy BERTHAUlT, polytechnicien sédimentologue qui poursuit des recherches avec l’Académie des Sciences de Moscou.

 

La question du partenariat franco-russe est plus que jamais d’actualité ; deux grands médias russes étaient d’ailleurs présents et ont interrogé les responsables de l’association et quelques intervenants de cette soirée. L’afflux massif des réactions et des messages d’encouragements prouvent les attentes nombreuses dans ce domaine.

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La Russie n’a pas à rougir de son passé

Bon article de Pierre Levy dans le figaro d’aujourd’hui sur la Russie, article spécialement pour la Russie d’aujourd’hui  :
 

Nul pays n’est au-dessus de la critique. La Russie pas plus qu’un autre. Dans son cas cependant, on est frappé par la tonalité caricaturalement négative qui domine souvent informations, analyses et commentaires“.

 
La politique extérieure ? Celle d’un empire finissant, brutal, agressif. L’économie ? Repliée sur l’exportation des hydrocarbures, gangrénée par la corruption, incapable de faire face aux défis de demain. La vie quotidienne de ses habitants ? Soumise à l’arbitraire et à l’autoritarisme. Certes, tous les travers décrits ne sont pas imaginaires. 
Mais étrangement, aucune bonne nouvelle, aucun fait sympathique ne semble jamais pouvoir parvenir de chez notre grand voisin oriental. On chercherait vainement un pays comparable qui soit l’objet d’un tel traitement.
Difficile de ne pas voir là le poids de l’histoire – en l’espèce, du vingtième siècle. Pourtant, sont-ce les Russes qui ont déclenché la terrifiante tragédie que fut la Seconde Guerre mondiale ? Qui ont utilisé l’arme nucléaire, pour la première (et espérons la seule) fois dans l’histoire de l’humanité ? Qui ont mené d’interminables guerres coloniales, afin de maintenir le pillage de pays, voire de continents entiers ?
Non, les Russes n’ont pas, plus que d’autres, à rougir de leur passé. Peut-on décemment oublier que le sort de la Seconde Guerre mondiale bascula à Stalingrad ? C’est-à-dire sur le « front de l’Est » où, au prix d’indicibles souffrances, l’héroïsme d’un peuple et de son armée amorça ce qui allait aboutir à l’écrasement du IIIème Reich (la seule bataille de Stalingrad élimina deux fois plus de divisions de la Wehrmacht que celles qui furent mises hors de combat à l’Ouest entre le débarquement et la capitulation ; 85% des pertes militaires allemandes durant toute la guerre sont dues à l’Armée rouge).
Dans de tout autres domaines, ce qui était alors l’URSS fut capable de :
– Promouvoir l’éducation, la science, la culture au sein du peuple, à un rythme et sur une échelle dont peu de pays peuvent se targuer. 
– Accès massif aux études supérieures.
– Premier vol non habité dans l’espace, puis premier cosmonaute 
– Prix dérisoire pour la fréquentation des théâtres ou des salles de concert… (est-il permis d’ajouter que la promotion de la langue française fut spectaculaire : aujourd’hui encore, qui parcourt la Russie rencontre force interlocuteurs, notamment de milieux populaires, qui parlent la langue de Molière et connaissent souvent notre littérature bien mieux que nous-mêmes).
Sans doute les actuels dirigeants russes n’attendent-ils pas que l’Union européenne renvoie une autre image de leur pays que la caricature évoquée plus haut. Aucun espoir de ce côté-là. Pour trois raisons notamment. D’abord, certains pays-membres de l’UE ont à leur tête des responsables dont la raison d’être est historiquement la russophobie (pour ne prendre qu’un exemple, les gouvernants lettons mettent en œuvre des politiques de discrimination, de vengeance judiciaire et de révisionnisme historique, dont on a peu idée ici). Ensuite, l’Union européenne est née de, dans, et pour la Guerre froide, un baptême qui la rend définitivement siamoise de l’OTAN (quarante ans plus tard, Javier Solana est passé directement du secrétariat général de l’Alliance au poste de Haut-représentant de l’UE, et personne n’imagine que la baronne britannique qui lui succède fasse quoi que ce soit qui pourrait s’éloigner de cette consanguinité, au demeurant rappelée explicitement par le traité de Lisbonne).
Enfin et surtout, l’essence même de l’intégration européenne est de former un bloc par-dessus la tête des peuples et de leur souveraineté.
À l’inverse, les Russes ont tout à gagner à coopérer avec les Français en tant que Français, les Allemands en tant qu’Allemands (et, serait-on tenté d’ajouter, entre autres : les Grecs en tant que Grecs…). Et vice versa. S’il en était besoin, l’expérience vient de le confirmer : ce n’est sûrement pas grâce à Bruxelles que les salariés des chantiers navals de Saint-Nazaire pourraient voir conforter leur emploi – bien au contraire, si l’on observe le tollé qu’a soulevé dans certaines capitales la perspective de commandes russes de bâtiments militaires. Et ce n’est pas quelque improbable musée communautaire, mais bien le Louvre, qui propose les remarquables richesses de « la Russie éternelle ».

 

La « belle et bonne alliance » dont parlait le Général de Gaulle passe nécessairement par les peuples. L’année de la Russie en France (et de la France en Russie) ne devrait pas manquer d’y contribuer. –

Paris-Berlin-Moscou / Париж – Берлин – Москва

Paris-Berlin-Moscou 
“Moi je dis qu’il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemands. (…) Une fois l’Europe faite sur ces bases (…), alors, on pourra se tourner vers la Russie. Alors, on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi. Voilà le programme des vrais Européens. Voilà le mien”.
Charles de Gaulle (1949)
Париж – Берлин – Москва 
“Я говорю, что нужно строить Европу на основании договора между французами и немцами. (…). Позле создания Европы на таком основании (…) можно будет обратиться к России. И тогда можно будет сделать попытку, раз и навсегда, создать Европу целиком, включая Россию. Вот программа настоящих европейцев. Вот моя программа.
Шарль де Голль (1949)

 

Jour de colère ?

Hier c’était  jour de colère à Moscou. L’opposition au Kremlin en a profité pour défiler dans tout le pays pour marquer son mécontentement de la politique économique du Kremlin. Ses manifestations étaient un enjeu pour “l’opposition” après des élections régionales ou contrairement à ce qu’il a été dit partout, Russie Unie à récolté 68% des sièges qui étaient en jeu ce qui est plus que aux dernières élections de Mars et Novembre dernier. Malgré cela, le parti a vu ses scores baisser dans certaines régions (oblast de Sverdlovsk avec 42% et République de l’Altai avec 43% des voix). 
Egalement la presse étrangère si elle a bien noté la victoire de deux candidats non issus de Russie Unie dans deux villes de Sibérie, Irkoutsk (parti communiste) et également Ust Ilimsk (Russie Juste), a oublié de signifier que c’était bien la preuve que les élections étaient “libres” puisque des citoyens pouvaient voter pour des candidats de l’opposition.
Mais revenons à notre “journée de la colère” sur laquelle les médias ont été beaucoup plus bavards comme vous pouvez le constater “ici“. 
La lecture des titres des articles fait ressortir “Vladivostok” comme il y a quelques semaines “Kaliningrad” ou “Mourmansk”. 1500 la, 5000 ici .. La presse étrangère tente de démontrer que la dislocation “politique et territoriale” du territoire serait inévitable, l’extrême est (Vladivostok), l’extrême ouest (Kaliningrad) et l’extrême nord (Mourmansk) étant en proie à des contestations populaires majeures. J’ai déjà traité ici de ces manifestations semi spontanées, qui rassemble une bien étrange coalition “orange-brun” que les médias occidentaux nous présentent comme des démocrates / libéraux. La manifestation de Kaliningrad , tout comme celle de Vladivostok ou celle de Moscou étaient activement sponsorisée par Iabloko, le parti communiste ainsi que le front de gauche ou solidarnosc.
Ce qui est intéressant, c’est la différence entre la réalité et ce que l’on nous dit 😉
Par exemple une manifestation à Arkangelsk nous est présentée en photos par Solidarnosc et radio liberty nous annonce que plus de 2000 personnes s’y sont rendues 🙂
Une photo aérienne de cette même manifestation donne une toute autre “idée” de la manifestation :
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Autre exemple, une manifestation ce 20 mars à Orel :
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Ces manipulations de l’image ne sont pas nouvelles, rappelez vous le déboulonnage de  la statue de Saddam à Bagdad par le “peuple” en colère :
Et la photo Aérienne liée :

L’année croisée, l’occasion de faire tomber les préjugés ?

A l’occasion de cette année, le journaliste Francais Thierry Gellée, qui travaille chez Ria Novosti et réside en Russie depuis très longtemps à accepter de répondre aux questions du Centre de Formation des Journalistes. Il en ressort quelques vérités bien placées :

“Il y a une Russophobie en France, les Francais n’aiment pas la Russie comme ils n’aimaient pas l’Union Soviétique…. C‘est des préjugés qui datent de très très longtemps par exemple le fait la Russie serait un pays sous développé, ce qui est absolument faux, mais cette idée est très présente et est véhiculé par la presse… Cette année croisée j’espère que elle permettra aux Francais de mieux connaitre la Russie et les Russes, c’est à dire à éliminer leurs préjugés “.

Marie Jégo dans le gaz ?

Le 2 décembre 2009, à Irkoutsk (Sibérie) la Toyota Corolla d’Anna Chavenkova, 28 ans, faisait une embardée à toute vitesse sur un trottoir du centre-ville, percutant violemment deux passantes, Elena et Ioulia Piatkova, 34 et 27 ans. Anna reconnaîtra plus tard avoir “confondu la pédale de la vitesse et celle du frein”. Filmées par une caméra de surveillance, les images de l’accident, d’une incroyable violence, ont été diffusées le 22 février, soit deux mois après les faits, à la TV russe (sur la chaîne Zvezda) puis sur Youtube.
Source : “l’immonde

Pas de bol c’est totalement FAUX !

Врачам не удалось спасти жизнь одной из пострадавших, сбитых машиной в Иркутске. 34-летняя Елена Пяткова скончалась в 3 городской больнице, куда её доставили в очень тяжёлом состоянии.
Трагедия произошла в среду. Иномарка, ехавшая изначально по трамвайным путям, вдруг вылетела на пешеходную дорогу и сбила двух сестёр. Елену в критическом состоянии увезли в горбольницу, а её младшую сестру Юлию “скорая” доставила в медсанчасть Иркутского авиазавода. Сейчас вторая пострадавшая в реанимации, у неё многочисленные переломы.
После того, как одна из сестёр скончалась, следователи намерены переквалифицировать заведённое уголовное дело – теперь речь идёт “о нарушении правил дорожного движения, повлёкшем по неосторожности смерть человека”.
Женщине, которая была за рулём, теперь может грозить до пяти лет лишения свободы. Впрочем, меру пресечения в отношении автовладелицы пока не избрали.

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Toujours dans le même article (lisez attentivement) : 3ième paragraphe :

les conducteurs moscovites, comme ceux des autres mégapoles, sont toujours impatients. Il n’est pas rare de les voir conduire tout en parlant au téléphone portable en même temps qu’ils fument et boivent un café.


Le Moscovite conduit et en même temps il fume, parle au téléphone et boit un café …  Marie Jégo nous prend t’elle pour des idiots ?


Merci à Arthur

La liberté d’Internet et la Russie

Il est habituel d’hurler à a totale censure en Russie. Je me permets de vous livrer ce “lien” de Marie-Mendras publié dans “la tribune” ce 16/03/2010.

Internet s’est développé très vite en Russie et ne fait pas l’objet de censure sauf dans la région du Nord Caucase (Tchéchénie…), où des directeurs de sites ont été assassinés. En dehors de cette dramatique exception, le traitement du web est relativement libre en Russie, ce qui contraste curieusement avec le contrôle très étroit exercé sur les médias audiovisuels et la presse écrite.
Pensons à l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, grand reporter pour le journal indépendant Novaïa Gazeta. Alors que le gouvernement verrouille l’espace médiatique traditionnel, celui du web est le seul lien réellement ouvert de la société russe, où l’on peut écrire à peu près tout ce que l’on veut. Il est vrai qu’un tiers seulement de la population a accès à internet quotidiennement. 

A l’intérieur de la Russie qui surfe, majoritairement jeune et urbaine, l’intérêt pour les sites politiques ou de défense des droits de l’homme, pourtant nombreux, reste modeste.
En fait, le web est d’abord utilisé dans une finalité professionnelle ou ludique : les jeux en ligne et les sites de rencontre pullulent. Parallèlement, les autorités russes sont en train d’investir l’espace du web et des blogs, pour en faire un instrument d’influence et de propagande, occupant ainsi l’espace.

Attention donc à éviter les contresens, notamment en comparaison de la situation en Chine. L’analyse doit aussi prendre en compte la mentalités des sociétés, ce qu’elles attendent de l’internet.