De l’indépendance des états

Un commentateurs anonymes sur mon blog me ‘tançait’ sur l’indépendance de L’abkhazie et l’ossétie en rigolant du manque de reconnaissance de ces “états” par les autre états du monde. Je lui réponds que le Kosovo n’a été reconnu “que” par les états de l’OTAN ou affiliés, et par de grandes démocraties occupées que sont par exemple l’Afghanistan et l’Irak moderne. 
Mais passons, cet article instructif de Ria novosti sous la plume de Andréi Fédachine remet les pendules à l’heure et nous apprend bien des choses, je cite : 

 — Dans le droit international, il y a deux théories principales de la reconnaissance de l’État : la « déclarative » et la « constitutive ». Les deux théories peuvent être appliquées au Kosovo, à l’Abkhazie, à l’Ossétie… Le droit international est conçu de telle façon que les juristes habiles peuvent tirer à eux la couverture dans tous les sens jusqu’à ce qu’elle se transforme en haillons ou se déchire en plusieurs morceaux. A en juger par les débats à l’ONU, cela concerne également les résolutions sur le Kosovo.

Les adeptes du « statut d’État déclaré » affirment que, pour qu’un État soit reconnu, il doit avoir un territoire fixe, une population permanente, un gouvernement et la capacité d’entrer en rapports avec d’autres États. Les partisans de la « théorie constitutive » estiment que, pour reconnaître l’indépendance d’un État, il suffit qu’il soit reconnu par d’autres ou même par un seul autre État. C’est d’ailleurs à cette théorie que le président Dmitri Medvedev s’est référé dans le cas de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, bien qu’il soit certainement exclu de le considérer comme un partisan de cette dernière théorie. Dieu l’en garde ! Il n’a fait que citer un exemple.

Comme cela arrive souvent dans la jurisprudence internationale, on peut choisir parmi ses « instruments » celui qui convient le mieux pour des situations géopolitiques concrètes (historiques, diplomatiques, militaires, économiques, territoriales litigieuses, etc.) C’est là que réside l’interprétation d’une décision ambiguë.

Mais le camp mondial des « États faux-jumeaux » du type du Kosovo ou de l’Abkhazie peut aussi interpréter les décisions de la Cour de La Haye de manières différentes. Or, ces « faux-jumeaux » sont bien plus nombreux dans le monde qu’on ne peut le penser à première vue.

Parmi les États non reconnus (ou reconnus par de nombreux États, quelques États ou par un seul État), on peut citer :
– le Kosovo (reconnu par 65 pays sur les 192 membres de l’ONU)
– l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud (reconnues par la Russie, le Nicaragua, le Venezuela et l’île de Nauru)
– Taïwan
– le Haut-Karabakh
– le Somaliland
– la Transnistrie
– la République turque de Chypre du Nord
– l’Arménie (non reconnue par le Pakistan)
– L’Autorité palestinienne
– Israël (n’est pas reconnu par 20 pays musulmans)
– la Corée du Sud (n’est pas reconnue par la Corée du Nord)
– la Corée du Nord (n’est pas reconnue par la Corée du Sud)
– la République arabe sahraouie démocratique (le Sahara occidental)
– La République tchèque et la Slovaquie, par exemple, ne sont toujours pas reconnues par le Liechtenstein (et vice versa), car des terres ont été enlevées à une famille princière dans ces pays.

Le nombre de mouvements séparatistes ou autonomistes est incroyablement grand dans le monde.
C’est en Europe qu’ils sont les plus nombreux avec 25 mouvements importants, petits et moyens, de l’Albanie à l’Allemagne, en Belgique, en Espagne et au Portugal.
L’Afrique n’occupe que la deuxième place : 24 groupements.
L’Asie occupe la troisième : 20.
On en compte 21 en Amérique du Nord, centrale et du Sud.
Même dans les Caraïbes des États-Unis, on en trouve qui voudraient se séparer de la métropole.
Et tous ont les yeux braqués sur ce qui se passe à La Haye–.

Vox Populi : les réformes des années 1990

 

Cet article fait partie du projet Vox POPULI
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Quelle est votre opinion sur les réformes de Gaidar ?
Comparé à 1997, un plus grand nombre de sondés pense en 2008 qu’elles n’étaient pas nécessaires et le nombre de gens qui pensent qu’elles étaient nécessaires ou positives n’a pas augmenté. Par contre, 1/3 des sondés pense que elles ont été destructrices sur l’économie de la Russie.
 
 
Les changements post 1992 ont ils été bénéfiques ou négatifs pour votre famille ?
10% seulement des sondés ressentaient avoir bénéficié des “changements économiques” des années 90, ils sont 36% aujourd’hui.
74% des sondés en 1999 ressentait avoir perdu de par ces réformes, ils ne sont plus que 37% aujourd’hui.
 
 
Votre appréciation de la situation économique d’aujourd’hui ?
Entre mars 2008 et mars 2009 (soit le coeur de la crise économique mondiale), les mécontents sont passés de 20 à 45% et les satisfaits de 21% à 6%. Ce sondage traduit bien que le peuple Russe exprime ouvertement son mécontentement de la situation, même si il soutient son gouvernement.
 
 
Quel système économique vous semble le plus adapté ?
Février 2009 voit le plus haut taux historique de sondés affirmer que le meilleur système est celui des planifications d’états et des distributions d’états, près de 58% contre 48% à la fin du mandat Eltsine. En parallèle, seuls 28% des sondés affirme que le meilleur système est celui basé sur la propriété privée et le marché.
 
Ce sondage n’est pas surprenant et est confirmé par celui ci : d’après vous la propriété privée est : 

Nécessaire pour 24% des sondés en 2008, ce qui est un peu supérieur à 2002. Néanmoins, 59% pensent que l’état doit au fond rester propriétaire de la terre.
 
 
L’utilisation des profits pétroliers ?
Pour un nombre croissant de sondés, ces profits doivent servir au développement des infrastructures et à la lutte contre la pauvreté ou le développement du  système de santé.
 
 La situation serait aujourd’hui bien moins problématique que dans les années 90, a quoi est ce du pour vous ?
Pour un nombre croissant de Russes (31%) cela est du à l’action du gouvernement, et un autre tiers affirme que c’est grâce aux prix élevés des matières premières.

Non a poutine ??

Le site putinavotstavku.ru (poutine va t-en) est destiné à recueillir des signatures et témoignages pour appeller le peuple Russe à sortir du “poutinisme” et faire en sorte que Vladimir Poutine quitte la vie politique.¨
Cette noble et démocratique action (quoi que les organisateurs cachent leur noms et ont mis en ligne leurs Requizits afin de pouvoir récupérer un peu d’argent 😉 n’a cependant visiblement pas du tout le succès escompté. Au 03 juin 2010, 47.751 personnes avaient affirmé en ligne leur soutien à cette action.
La revue newtimes à il y a quelques mois consacré une étude statistique sur les 35.000 premières signatures et il en ressorts quelques conclusions intéressantes 😉

– 80% des signataires sont des ressortissants de Russie
– 45% sont issus de Moscou et Saint Pétersbourg 
– 8% sont des étrangers (CEI ou alors étranger lointain)
– 12% n’indiquent pas leur lieu de résidence
– 9% sont du district nord de la Russie


– 21% sont des femmes, elles représentent 46% à Moscou et 17% à Saint Pétersbourg.


– 23% sont des travailleurs (cols bleus)
– 6% sont des hommes d’affaires
– 3% sont des chômeurs
– 19% sont des fonctionnaires ou militaires
– 12% sont des professions libérales


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Donc sur ces 35.000 premières signatures, il ressort 28.014 nouveaux opposants à Vladimir Poutine, soit à échelle Francaise une ville de la Taille de Bergerac !

L’opposant type est un Russe qui est d’une classe sociale relativement aisée, réside dans la partie Européenne de la Russie et notamment dans les grands centres que sont Moscou et Saint Pétersbourg. 

Bien sur vous pouvez consulter la liste des signataires, et voir de vous même que toute l’intelligentsia Iabloko et consorts à déjà signé 😉

Bref : Nihil novi sub sole !

Chronique d’Alexandre Latsa sur l’actualité Russe.

Les chroniques de la vieille Europe ont au l’amabilité de m’interviewer avant hier pour une brève intervention sur les “nouvelles de Russie”, vous pouvez écouter l’intervention ici

Je suis un peu surpris que le journaliste puisse affirmer qu’il n’y est pas faux pas de la France, alors que le président à simplement annulé sa visite au dernier moment. La visite du président Russe en France cette année n’avait pour autre but que de faire avance les négociations d’achat du MISTRAL par la Russie, ainsi que l’achat du siège de météo france par la Russie .. La seconde affaire a été finalement réalisée mais parce que la Russie à mis la plus grosse somme d’argent sur la table. L’achat du bateau n’est pas encore assuré.
La Russie cherche le pragmatisme dans ses relations avec la France, rien d’autre. 

Néanmoins, décommander sa présence à un évènement tel que le 9 mai me semble relever du “faux pas” et témoigner d’une absence totale de pragmatisme. Je n’ai pas trouvé une quelconque dépêche de l’Élysée justifiant une activité exceptionnelle qui aurait pu expliquer l’absence du président Français.

Démographie en Eurasie

Il est fréquent de lire que la Russie est mal en point démographiquement. J’ai dans un article précédent démontré l’amélioration évidente de la situation et également fait un comparatif Allemagne / Russie pour montrer que l’Allemagne est dans une situation bien plus critique que la Russie. Le taux de natalité de 1,6% pour 2009 en Russie est aujourd’hui équivalent à celui du Canada. 
Étudions  la situation des autres pays d’Eurasie.
Cet article est une traduction d’un article de Anatoly Karkin, posté sur Sublime Oblivion le 19 mai 2010.L’Ukraine dont j’ai déjà parlé la est dans une situation plus critique que la Russie, mais finalement assez similaire. Le taux de natalité y est en 2008 plus bas qu’en Russie (1,4 contre 1,5) mais l’espérance de vie plus élevée 68,3 contre 67,8 en Russie. La crise qui a frappé l’Ukraine a été bien plus forte que en Russie (baisse de 15% du PIB contre une baisse de moins de 9% en Russie).

Le taux de natalité en Ukraine a ainsi légèrement augmenté entre janvier 2008 (11,1/1000) et janvier 2009 (11,2/1000) mais a ensuite baissé entre janvier 2009 (11,2/1000) et janvier 2010 (10,7/1000). Pendant ce temps le taux de mortalité a continué à baisser, passant de 17,2/1000 en janv-fev 2009 à 16,4 en janv-fev 2010. La population du pays va néanmoins continuer à baisser car l’immigration en très faible en Ukraine et l’émigration relativement importante. On peut néanmoins imaginer que l’atténuation de la crise économique, les mesures intelligentes de pacification et d’accueil de capitaux Russes vont contribuer a rendre la situation économique plus viable et maintenir l’évolution démographique sur un modèle à la Russe mais avec 2,3 ans de retard : un freinage de l’émigration, une baisse de la mortalité, une remontée douce de la natalité (vers 1,7 ou 1,8 comme en Russie de 2013) et une population en stabilisation vers 2014, 2015.

 

Biélorussie : grâce à son isolement économique et son éloignement du système économique mondial, la Biélorusse n’a quasiment pas ressenti la crise. Son PIB a même augmenté de 1,5% en 2009 (!). De janvier à avril 2010, le taux de croissance a augmenté de 6,1% par rapport à janvier – avril 2009. La démographie a elle augmenté puisque le nombre de naissances est passé de 107.900 en 2008 à 109.800 en 2009 (une hausse de 1,8%), par contre les trois premiers mois de 2010 ont vu une légère baisse par rapport aux trois premiers mois de  2009 mais cette faiblesse du premier trimestre est récurrente en Russie également, ce que je n’explique pas. A noter que le taux de natalité est passé de 11,1/1000 en 2008 à 11,6/1000 en 20009. l‘état ayant appliqué un programme tout a fait similaire à la Russie en incitant les familles a faire des enfants via des aides en tout genre (avantages économiques, aides financières ..). Cette méthode est aussi appliqué en Ukraine et en Finlande, avec les résultats positifs que l’on connait.
L’absence d’immigration permanente explique la baisse de la population mais le renouveau de la natalité cumulé avec la baisse de la mortalité fait que depuis 2002, la décroissance de la population diminue. Le taux de fertilité de 1,5 en BiéloRussie est néanmoins plus bas que en Russie (1,6) et à peine plus haut que en Ukraine (1,45, 1,5). L’espérance de vie est élevée : 70,6 ans en 2008, comparé à 68,3 en Ukraine et 67,8 en Rusie.
 

 
Lettonie. La Lettonie a été le pays le plus touché par la crise économique, son PIB à baissé de 18% en 2010 et l’écconomie du pays a été décimé comme nulle part en Europe. 

En 2009 par rapport à 2008, les naissances ont baissé de 9,5% et les marriages de 23,3%. Le premier trimestre 2010 comparé au premier trimestre 2009 montre néanmoins une rémontée des naissances, mais qui n’est pas encore au niveau de fin 2008. 


[Source: Latvijas Statistika]. 

Positif néanmois : le taux de mortalité est en baisse, baissant de 3,6% de 2009 par rapport à 2008. Après le boom économique (et démographique lié) des années 90, la Lettonie a perdu 7.058 habitants en 2008 et 8.220  en 2009. 

Conclusion : ces 3 états ont une évolution démographique très proche, malgré des situations géo-économiques différentes. 

[Source: World Bank Development Indicators].

Estonie : l’Estonie a également été duirement frappé par la crise, ce qui se ressent sur sa démographie, le taux de fertilité était de 1,66 enfants / femme en 2008, ce taux a baissé de 2,6% en 2009 et cette baisse s’est freinée en 2010 mais le Q1 2010 est de 0,9% plus bas que le Q1 2009. Le taux de mortalité à lui également baissé de 3,7%  en 2009 (comparé à 2008), et de 3,5% dans le Q1 2010 comparé auQ1 2010. 

 
Lithuanie : le site internet concerné ne donne pas de données claires. 

 
Caucase : 

·        En Arménie, le taux de mortalité reste élevé à 8,5/1000 en 2008 et 2009 alors que le taux de natalité ne cesse d’augmenter : de 10,6/1000 en 2009, à 12,7 en 2008 et à 13,7 en 2009.
·        En Georgie, la population a augmenté de 2008 à 2009, le taux de natalité augmentant de 2006 à 2008, passant de 10,9 à 12,9/1000.
·        La Moldavie n’a pas de statistiques à jour, mais sa population à diminué de 5.000 âmes en 2009 par rapport à 2008, ce qui est moins que les années précédentes, la baisse étant annuellement de 10.000 personnes. Ces statistiques sont dures à évaluer au vu de l’émigration massive de Moldaves à l’étranger, notamment en Russie.
·        L’Azerbaidjan (pour le Caucase) tout comme l’Asie centrale ont des démographies très dynamiques et n’ont pas à être inclues dans cette étude ! 😉 

 
The Balkans : taux de natalité et de mortalité n’ont que peu bougés pendant la crise (de 2008 à 2009) spécialement en Bulgarie et Roumanie, qui semblent n’avoir absolument pas été touché démographiquement par la crise.

L’allégeance à la Russie Fédérale est notre force (Par Afaf Aniba)

Afaf Aniba est écrivain, conférencière et militante des droits de l’homme Musulman.Elle collabore avec plusieurs journaux indépendants Algériens depuis 1994 et tient une rubrique hebdomadaire à Albassaïr porte parole de l’Association des Oulémas Algériens. Elle est également contributrice pour plusieurs site entre autre chihab.net, binbadis.net, binnabi.net et alasr.ws, veecos.net, difaf.net, albassair.org et enfin tourath.org.

 

Vous pouvez lire ses nouvelles publiés sur inlibroveritas.net depuis le 16 juillet 2005. En novembre 2006 la maison d’édition Samar a publié mon premier livre, intitulé “Percée de lumière, préoccupation d’une femme musulmane” et le 16 juillet 2008 son premier recueil de nouvelles intitulé ” La Dame d’Ibiza” a été publié par Ilv-édition. Le 1 Avril 2010 son premier roman a été publié par ILV-éditions intitulé “Et la vie continue à Sarajevo…” 
Son blog est ici

 

Madame Ouneiba a accepté d’écrire un article pour le blog DISSONANCE et s’adresser aux musulmans du monde entier.

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L’allégeance à la Russie Fédérale est notre force ! Par Afaf Aniba.


En tant que musulmane Algérienne, je sais que notre religion l’Islam honore par-dessus tout l’intelligence du croyant. Il est vital pour nous musulmans par ces temps tourmentés de protéger notre présence et les composantes de notre identité religieuse.

Personnellement je n’ai pas compris pourquoi certains Tchétchènes ont fait la guerre au gouvernement Russe ? Quelques-uns de vous me disent que historiquement le Tchétchénie le Daghestan ou l’Ingouchie n’ont jamais fait partie de l’empire Russe, je l’admets mais permettez- moi de poser une question :

 

Nous vivons au 21 siècle, le désir de l’indépendance ne doit pas faire oublier aux Tchétchènes Daghestanais et Ingouches que une fois séparés de la Russie fédérale, ils vont être englouti par l’ogre Américain, est-ce que vous croyez que l’Arabie Séoudite ou l’Iran ou la Turquie vont vous soutenir et vont pouvoir vous protéger ? Vous vous méprenez et l’exemple de la Bosnie-Herzégovine et le Kossovo sont des exemples flagrants. La Bosnie est fragmenté en plusieurs républiques et le Kossovo est sous la botte Américaine. Nous ne pouvons résoudre des problèmes d’intolérance ou des revendications d’autonomie par une politique de séparatisme ou faire la guerre. Nous avons vécu en Tchétchénie avant tout  un clash entre Tchétchènes !!! Est-ce que s’entretuer est une réponse sensée à des problèmes qui devraient être examiné loin des ressentiments, de la colère et de la hargne ?

 

Si les Musulmans du Caucase comptent sur le soutien du monde Musulman à leurs revendications, ils ne doivent pas se faire d’illusions. Le monde Musulman ne vous aidera pas à renforcer votre indépendance ni ne vous assurera aucune protection alors que la Russie fédérale est une super puissance et elle peut vous aider tout en respectant votre foi unitaire.

 

Rester au sein de la Russie fédérale est crucial si vous voulez vivre un renouveau civilisationnel car pardonnez mon franc parler les Musulmans n’ont pas autant besoin d’indépendance que de définir leurs priorités en matière de progrès et de civilisation.

 

Parlez avec Moscou le langage de la paix et vous verrez que  les responsables Russes vont vous écouter.

 

Utiliser les armes contre les forces militaires ou de sécurité Russe donnera un faux message aux autorités Russes, ils vont croire qu’avec vous il n y a que les moyens répressifs pour vous mâter.

 

Ayez l’intelligence des dirigeants du Tatarstan, ils ont compris que le dialogue constructif avec Moscou est payant.

 

Pour moi la musulmane la force ne doit être utilisé qu’en dernier recours et nous devons faire tout pour ne pas y recourir car réfléchissez vous avez vécu plus de cent ans avec le peuple Russe. Vous avez été voisins, votre sang s’est mêlé au sang russe pour défendre le Russie contre le Nazisme et le Fascisme.

 

Tout n’est pas parfait en Russie mais sur la planète terre il n’y a pas un pays où tout est parfait, comparez votre situation avec celle des musulmans de l’Europe occidentale ou l’Amérique et vous verrez qu’on ne doit jamais penser à couper les ponts avec la Russie fédérale.

 

Le monde Musulman est à la croisée des chemins, nous sommes désunis surtout au niveau du monde Arabe et l’Amérique et ses sbires profitent de toutes les occasions pour nous nuire et je crois sincèrement que celui qui nuit à la Russie fédérale nous nuit à nous les Musulmans car qu’on le veuille ou non le sort des Musulmans Russes est lié à ceux de leurs frères et sœurs Chrétiens Russes.

 

Je sais que ce que j’écris peut vous choquer mes frères et sœurs mais on doit être conséquent avec nous-même vous ne possédez pas les moyens pour protéger votre indépendance et votre souveraineté, il n y a que Moscou qui peut le faire pour vous.  Sincèrement j’applaudirai si vous aviez la possibilité de vivre souverainement en assumant pleinement votre indépendance mais avec l’existence de l’empire du mal les Etats-Unis d’Amérique personne n’est à l’abri du chantage et des calculs égoïstes de Washington.
Il est important de savoir gérer notre devenir en ayant une vision claire de nos possibilités et de nos fins. Si le peuple au Daghestan ou en Ingouchie souffre d’une mauvaise gestion, ce n’est pas la faute de Moscou, c’est plutôt la responsabilité des gouvernants autochtones et la démission civique des citoyens. Le bien être de toute société est la mission de tous, des citoyens comme des responsables et aucune amélioration des conditions de vie ne peut survenir si nous choisissons de fuir au lieu d’affronter sérieusement et pacifiquement les lacunes, problèmes et injustices.

C’est pourquoi, je considère primordiale le faite de pouvoir instaurer un dialogue entre musulman de Russie et Musulman des pays limitrophes de Russie d’abord, le dialogue est le garant de la compréhension et du respect mutuel et dans une seconde étape, établir des jalons pour aller à un dialogue constructif avec Moscou, où chacun pourra connaître ce qui lui revient de droit et le travail commun permettra à tous de préserver les intérêts communs  de tous. En Islam l’union fait la force, et c’est vers cette réalité que tend tout Musulman conscient des défis et des dangers actuel!

Vox Populi : craintes et espérances

La Russie a t’elle connue de bons changements entre 1986 et 1991, durant la Perestroika ?
Le nombre de gens qui trouvent que de grands et bons changements ont eu lieu a augmenté, passant de 65% en 2002 à 71% en 2008.
Le nombre de gens qui pensent que de grands et bons changements n’ont pas eu lieu a lui baissé, passant de 21% en 2002 à 9% en 2008.
Comparez à ce que vous attendiez il y a 10 ans, comment est votre vie d’aujourd’hui ?
Près de 8% des Russes pensent en 2008 que la vie est bien meilleure que ce qu’ils attendaient, ils n’étaient que 2% en 1999.
27% pensent que la vie est un peu meilleure que ce qu’ils attendaient, contre que 4% en 1999 (!) (NDLR voila l’effet de 10 ans de croissance économique).
Enfin le pourcentage de gens qui pensent que les choses ont empirés est passé de 64% en 1999 (fin de l’ère Eltsine) à 18% en 2008.
De quoi les gens en Russie manquent t-ils le plus à votre avis ?
A noter que pour les 3/4 des Russes, ce qui manque le plus est le bien être matériel mais ce chiffre est en légère diminution depuis 2003.
Seulement 7% des Russes citent le manque de droits politiques en 2008, contre 24% en 1998, preuve que la situation s’est considérablement amélioré à ce sujet, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire. Enfin 18% des sondés estiment que les gens n’ont pas assez de respect pour leur passé et 21% estime qu’il y a un manque de principes moraux et de valeurs (un taux largement supérieur aux années 90 mais en baisse depuis 2006).
Votre vie vous semble t’elle intéressante ou morne ?
37% des sondés pensaient en 1991 que leur vie était intéressante, ils sont 62% en 2008 (NDLR On est donc passé d’un 1/3 de satisfaits en 1991 à 2/3 en 2008).
38% des sondés pensaient en 1991 que leur vie était morne, ils ne sont plus que 21% en 2008 (soit presque deux fois moins en 15 ans).
Tout peut arriver dans la vie, mais globalement êtes vous heureux ?
Le taux de gens qui s’affirment très heureux est passé de 6% en 1999 à 14% en 2008.
Le taux de gens plutôt heureux a lui également bondi, de 43% en 1999 à 62% en 2008.
Le taux de gens plutôt malheureux est également en baisse, de 37% en 1999 (28+9) à 13% en 2008 (11+2).
Craignez vous un éventuel retour aux répressions de masse ?
De moins en moins de gens craignent un tel retour en arrière, ils étaient 26% a ne pas avoir peur en 1994, ils sont désormais 47%.
Idem, 37% en avait peur en 1994, ils ne sont plus que 17%.
La santé est importante, avez vous peur de tomber malade, vous ou les vôtres ?
Sécurité extérieure : craignez vous un conflit mondial ?
La part de Russes qui craignent un conflit mondial a baissé de 51% en 1994 à 30% en 2008.
La part de Russes qui ne craignent plus de conflit mondial a augmenté de 21% en 1994 à 44% en 2008.
En clair aujourd’hui près d’un Russe sur deux ne craint pas de conflit mondial et moins d’un tiers a des inquiétudes à ce sujet.
Sécurité intérieure, craignez vous des attaques criminelles
En 1994, seul 14% des sondés ne craignaient pas la criminalité et 62% avait peur.
Aujourd’hui ces chiffres sont passés à 33% de non inquiets, et également 33% d’inquiets.
L’arbitraire de la loi en Russie, en avez vous peur ?
En 1994, 51% des sondés craignaient l’arbitraire de la justice et seulement 16% ne la craignait pas.
En 2008, 30% des sondés craignent l’arbitraire de la justice et 32% ne la craignent pas.
La peur du SIDA 
Face à l’apocalypse du sida en russie prédit par nos “spécialistes” (et bien que j’ai démontré la fausseté de cette affirmation), les Russes n’ont pas une peur excessive du SIDA. Seuls 27% des sondés affirment craindre le SIDA et 48% pas spécialement inquiets.
Avez vous confiance dans l’avenir ?
L’évolution de juin 2004 à l’été 2008 (soit avant la crise) marque bien l’évolution positive du pays dans la même période. Evidemment les donnés de la période de l’été 2008 jusqu’à mars 2009 traduisent l’involution inhérente à la violente crise économique que le pays à subi durant cette même période. Il serait intéressant d’avoir les données de l’été 2009 à l’été 2010.
A quelle strate sociale de la société appartenez vous ?
 
La couche “basse” sur cette période est passée de 20% en octobre 2001 à 8% en juin 2008.
La couche “moyenne basse” est baissée, de 35 à 25%.
La couche “moyenne haute” est elle passé de 45% à 55%.
La couche “haute” est restée plus ou moins stable, de 5 à 7%.

Russie, la démographie maitrisée ..

Il y a exactement 2 ans, je publiais sur Agoravox un article intitulé : “Russie l’effondrement démographique inquiète“. Repris le jour même sur Yahoo actualités, cet article était une synthèse de l’évolution démographique Russe, doublée d’un prévisionnel sur la réussite assurée des mesures que l’état Russe avait pris dès 2005 dans le cadre du “plan démographique”. Je me basais sur les premiers bons chiffres des 6 premiers mois de l’année 2008.
Voila la suite des évènements, une analyse chiffrée et avec des sources de l’évolution positive démographique Russe en 2008, 2009 et sur les 3 premiers mois de 2010.
1/ Feedback : démographie de la Russie, de 1990 à 2008
 
En 1990 la Russie comprenait 149 millions d’habitants, 145 millions d’habitants en 2001 et 142 millions en 2007. La Russie a perdu 7 millions d’habitants en moins de 20 ans. Le rythme de croisière de disparition du peuple russe était tranquillement lancé, à a peu près 400 000 citoyens de moins chaque année. En face, le pouvoir politique, en totale décomposition, se révélait incapable de faire quoi que ce soit. Les scénarios démographiques russes les plus optimistes envisagent une population de 101,9 millions d’habitants en 2050, les plus pessimistes une population de 77 millions d’habitants, soit la moitié de la population actuelle. Si rien ne changeait, le nombre de jeunes de 15-24 ans devrait être réduit de moitié en 2015. Un tel carnage démographique a fait comprendre aux autorités russes l’urgence d’un plan démographique de très grande ampleur.

En 2005 Vladimir Poutine, alors président, en avait fait la priorité de l’Etat et avait nommé son premier bras droit, Dimitri Medvedev, responsable aux « projets nationaux », notamment le « projet santé » destiné à améliorer la natalité dans le pays. Une batterie de mesures a été prise pour aider à la natalité et aider les jeunes couples à faire un second voire un troisième enfant. Les plus importantes sont des primes financières de l’Etat, des sociétés ou des administrations locales, mais aussi des aides aux crédits et au logement ; certaines régions accordent aux jeunes ménages des prêts pour l’achat de logements qui peuvent être « effacés » à l’occasion de la naissance d’enfants, et prévoient des avantages fiscaux voire même des mesures de « clémence » pour les retards de loyers… Les résultats du plan Medvedev (lancés en 2005) ont été fulgurants, couplés avec une politique migratoire efficace :

– En 2005 la population russe a décrue de 760 000 habitants
– En 2007 la baisse n’a été « que » de 238 000 habitants
– En 2008 la baisse n’a été « que » de 116.000 habitants

Au début de cette même année 2008, la ministre de la Santé, Tatiana Golikova, s’est engagée à ce que : « le déclin démographique cesse en 2011 avec une population stabilisée et un taux de mortalité égal au taux de natalité (12 ou 13 décès pour 1 000 habitants) ».

Toujours durant cette même année 2008 il a été enregistré 1.718.000 naissances, soit une hausse de 107.400 par rapport à 2007. Le nombre des décès s’est élevé à 2.081.000, en augmentation seulement de 600 personnes par rapport à 2007.

 

2/ L’année 2009 : la stabilisation

 
En 2009 pour la première fois depuis la chute de l’URSS, la population Russe cesse de diminuer et a même augmenté de 23.300 personnes soit de 0,002%, a indiqué le Service fédéral russe des statistiques (Rosstat) dans un rapport. Le service a rappelé que la population du pays avait reculé de 104.800 habitants (-0,07%) en 2008 et s’établissait donc fin 2009 à 141,9 millions d’individus.
En 2009, Rosstat a constaté un accroissement des naissances dans 70 territoires de la Fédération et la réduction des décès dans 73 territoires sur les 83. L’accroissement naturel de la population a été enregistré dans 25 territoires en 2009 contre 21 en 2008, toujours selon Rosstat. Symbole de cette renaissance démographique, la Sibérie puisqu’entre 2000 et 2009 la natalité y a augmenté fortement  : en 2000 98.000 enfants sont nés en Sibérie et en 2009 174.000.
Selon la ministre russe de la Santé et du Développement social Tatiana Golikova la stabilité démographique s’explique principalement par l’accroissement des naissances : 1,76 million de Russes ont vu le jour en 2009, c’est-à-dire plus de 2,8% que en 2008 : 1,714 million. La ministre a en outre souligné que la mortalité restait encore importante, 1,95 millions de personnes en 2009. Ainsi, bien que légèrement inférieure à la tendance enregistrée en 2008, la décroissance naturelle de la population se poursuit. Toutefois, cette dépopulation a été compensée par l’accroissement des migrants à hauteur de 59%, puisque selon les données fournies par le Service fédéral des migrations témoignent qu’en onze mois de l’année 2009, la citoyenneté russe a été accordée à 333,474 étrangers. Le résultat est une démographie en stabilisation après 20 ans de baisse ininterrompue,suite à la chute du mur.
Le taux de mortalité est lui aussi en baisse, passant de 14.2 /1.000 en 2009, contre 14.6/1.000 en 2008. Cet effet conjoint “baisse de la mortalité + hausse de la natalité” est constant depuis 4 ans. En outre l’espérance moyenne de vie est en hausse, de 69 ans en 2009 dans le pays contre 65 ans en 2000, il est aujourd’hui de 62 ans pour les hommes et de 74 ans pour les femmes.
La mortalité infantile est tombée en 2009 à 8,1/1.000, ce qui se rapproche de la moyenne américaine de 2007 : 7/1.000. En 2009 2000 enfants ont été assassinés, 2000 sont morts dans des accidents de circulation et 2000 dans d’autres types d’accidents (source).
3/ Objectifs de la prochaine décennie
Désormais, le plan démographique entre dans sa seconde phase, la première ayant été le renouveau de la natalité. Cette seconde phase consistera à faire baisser la mortalité, une baisse de la mortalité annuelle de 5% pendant 5 ans (jusqu’à 2015) étant envisagé nécessaire pour que le taux de natalité actuelle, s’il était stable suffise à ce que la population se maintienne. Il est à noter qu’une troisième phase du plan (encore secrète) est fixée pour la période allant de 2016 à 2025.
Cette seconde phase a pour objectif de stabiliser la population autour de 142 millions d’habitants d’ici 2016 et comprend quelques grandes étapes :

 

La baisse des avortements
L’évolution de la pyramide des âges en Russie montre une potentiellement inévitable réduction de la quantité de jeunes femmes de 20 à 29 (soit en âge de procréation) qui devrait diminuer de 35% d’ici à 2020.
Pour atténuer ce “choc”, le ministère de la santé Russe souhaite réduire le nombre d’avortements, qui est un des plus élevés du monde : en 2008, pour 1,714 million de naissance, ont été recensés en Russie près de 1,234 million d’avortement, soit un taux de 72 avortements pour 100 naissances, à, comparer au 20 avortements pour 100 naissances en 2008 aux états unis. Selon tatyana Golikova, une réduction drastique du taux d’avortement est essentielle pour contribuer à régler le problème démographique futur que peut rencontrer le pays. Néanmoins le taux d’avortement est en baisse conséquente et n’a jamais atteint des sommets comme dans d’autres pays comme la Roumanie par exemple.
En effet, le nombre d’enfants de moins de 18 ans est passé de 38 millions en 1995, à 33,5 millions en 2000 et à 26,5 millions en 2008. En outre le ministère de la santé à fait valoir que si le nombre d’enfants déclarés “invalides” à la naissance est passé de 555.000 en 1995 à 506.000 en 2008, 37% des enfants nés en 2008 sont malades à la naissance ou rapidement après la naissance, contre 28,5% en 1995. Cette information est néanmoins à prendre avec précaution car pour des raisons culturelles la Russie n’a pas un taux de natalité élevé dans la tranche d’âge > 28 ans. Or c’est le cas de la plupart des pays industrialisés qui ont une démographie réputée bonne, comme la France notamment en rose sur le schéma ci dessous.
Baisse de la mortalité
Le taux de mortalité étant trop élevé (lire ici les répartitions), plusieurs axes sont visés :
* la baisse des maladies cardiovasculaires : baisse de 4,6% en 2009 par rapport à 2008.
* la baisse de décès causés par la Tuberculose :7,8% de baisse en 2009 par rapport à 2008.
La baisse du taux de mortalité sur les routes qui est déjà flagrant, en 2009 la police a enregistré 26.084 décès pour toute la fédération, contre 33.308 décès en 2007.
* La lutte contre les morts par consommation de drogues : 70.000 morts / an en 2008 sont liés à l’usage de stupéfiants et 30 à 40.000 directement d’overdoses. La Russie comptant autant de consommateurs de stupéfiants que toute l’Europe occidentale.
* La lutte contre les décès dus à l’alcool : la mortalité du à des intoxications à l’alcool frelaté a diminué de 32%. Le gouvernement à dans la partie sanitaire du plan 2020 comme objectif de diminuer par deux la consommation d’alcool par habitant d’ici 10 ans, l’alcool étant responsable de la mort de 500.000 personnes par an.
Il est à noter qu’en 2009 les jeunes mamans ont seulement pu commencer à bénéficier du « mat-kapital » (la et la), ces différents avantages que le pouvoir a mis en place pour favoriser la natalité.
Une immigration choisie, et naturelle ..
L’embellie démographique de 2009 à été due à 59% par l’immigration, a annoncé le directeur du Service fédéral des migrations (FMS) Konstantin Romodanovski. Selon lui, cet indicateur atteignait à peine 4% en 2003 et 22% en 2006.
Si l’on étudie les migrations liées à la Russie on peut constater que depuis 1999 (fin du mandat Eltsine), le taux d’émigration des Russes (soit de départ de la Russie) est en constante baisse, d’une émigration de 250.000 personnes / an en 1998 et 1999 on est passé en 2008 à moins de 20.000. En comparaison le taux d’arrivants, après avoir baissé de 1998 (500.000) à 2004 (120.000) est remonté mais stable depuis 2007 à 280.000 personnes.
Cette immigration est nourrie par la diaspora des Russes de l’étranger, ou des habitants de la CEI pour sa très grande majorité, rappelons que 20 millions de Russes vivent encore dans l’ex URSS et près de 10 millions “à l’étranger”.
Les plus grandes diasporas russes vivent dans les anciens États soviétiques, comme l’Ukraine (environ 8 millions), le Kazakhstan (environ 4 millions), la Biélorussie (environ 1 million), l’Ouzbékistan (environ 700 000), Lettonie (environ 700,000), Kirghizistan (environ 600 000) et la République de Moldavie (environ 500 000).

 

Il y a aussi de petites communautés russes dans les Balkans principalement en Serbie (environ 5000), dans les nations de l’Europe centrale et orientale comme la République tchèque, et dans d’autres régions du monde, comme en Chine et en Amérique latine.
Un nombre significatif de Russes ont émigré au Canada, en Australie et aux États-Unis d’Amérique. Brighton Beach, dans le district de Brooklyn de New York, est l’exemple d’une grande communauté d’immigrants Russes récents.
Le Kremlin a lancé depuis 2 ans un ambitieux programme de rapatriement de ses compatriotes partis à l’étranger, visant ainsi la quasi-totalité de ses citoyens à l’étranger, soit près de 25 millions d’éligibles (lire cet exemple fort intéressant), depuis 2 ans 22.000 Russes de l’étranger en ont bénéficié mais ce mouvement risque fort d’être amplifié par la crise économique qui touche moins la Russie que ses voisins et donc devrait avoir pour conséquence d’augmenter le retour de Russes de l’étranger en Russie (c’est déjà le cas par exemple en Lettonie..) mais également d’attirer des migrants économiques en Russie, d’Asie centrale bien sur sans doute également d’Ukraine ou d’Europe.
L’année dernière, près de la moitié des étrangers qui ont émigrés en Russie étaient d’origine Ukrainienne soit près de 3,6 millions de personnes, mais comprenait également un grand nombre de Russes ethniques des d’États d’Asie centrale et du Caucase. Cette main d’œuvre étrangère représentait en 2009 10% de la main d’œuvre du pays.

 


4/ Prévisionnels sur 2010
 
Les données pour le premier trimestre de 2010 sont accessibles la, il s’agit d’une synthèse en Russe des naissances et décès sur la période de janvier – février – mars 2010, recensées par l’institut fédéral d’état (Федеральная служба государственной статистики).
Les données pour le premier trimestre 2010 sont bonnes, elles maintiennent les tendances constatées en 2008 et 2009 et démontent les affirmations trop répandues selon lesquelles la hausse de la natalité ne serait du qu’aux craintes de licenciements des jeunes filles Russes, se servant de leur grossesse pour protéger leur emploi (la loi Russe permet un congés maternité jusqu’à 3 ans pendant lequel l’emploi est protégé.

 

* Janvier 2010
Janvier 2010 a vu 132.371 naissances contre 137.503 en janvier 2009.
Janvier 2010 a vu 176.316 décès contre 185.479 en janvier 2009.

 

* Février 2010
Février 2010 a vu 135.015 naissances contre 133.343 en février 2009
Février 2010 a vu 160.701 décès contre 157.744 en février 2009.

 

* Mars 2010
Mars 2010 a vu 160.950 naissances contre 151.027 en mars 2009.
Mars 2010 a vu 178.600 décès contre 174.100 en mars 2009.
Quel est donc le bilan du premier trimestre 2010 ?
La hausse de la natalité est maintenue, elle est de 1.53%, puisque dans le Q1 2010 sont nés 428.336 enfants contre 421873 dans le Q1 2009.
La baisse de la mortalité se poursuit, elle est de 1,02% puisque 515.638 personnes sont mortes dans le Q1 2010, contre 526.371 dans le Q1 2009.
Il est également intéressant de noter que si les morts naturelles stagnent, par rapport à 2009 les morts pour raisons externes elles sont en baisse de 6%, les suicides/meurtres de 15 à 20% et les morts par empoisonnement de 10%. Les morts dans les transports elles ont baissé de 20%.
illustration à Moscou (hausse des naissances de 7% sur les 3 premiers mois de 2010) et autour de Moscou (pod moskovie) ou la hausse a été de 4%.
Le solde migratoire pour le premier trimestre 2010 est lui également en très légère hausse : il est rentré en Russie 7.100 étrangers de plus que l’année dernière, soit une hausse de 1,9%.
Les pays dont les ressortissants sont de façon significative plus nombreux sur le Q1 2010 que sur le Q1 2009 (plus d’entrées en Russie ) sont notamment :
– Les moldaves (3.824 entrées en Q1 2010 contre 3.613 entrées en Q1 2009)
– Les ukrainiens (10.357 entrées en Q1 2010 contre 10213 entrées en Q1 2009)

– Les américains (132 entrés en Q1 2010 contre 109 entrées en Q1 2009)

– Les Chinois (621 entrées en Q1 2010 contre 138 entrés en Q1 2009)
– Les baltes des 3 pays (393 entrées en Q1 2010 contre 344 entrés en Q1 2009)
– Les Finlandais (41 entrées en Q1 2010 contre 33 entrées en Q1 2009)
Etrangement, ces pays sont également ceux qui ont le taux de sortie le plus faible, leurs ressortissants semblent donc rester en Russie et ne pas être des migrants saisonniers, ou provisoires.

 

Les pays dont les ressortissants significative moins nombreux sur le Q1 2010 que sur le Q1 2009 (plus d’entrées en Russie ) sont notamment
– Les georgiens (1.510 entrées en Q1 2010 contre 1.795 entrés en Q1 2009)
– Les kazakhes (7.494 entrées en Q1 2010 contre 11.279 entrées en Q1 2009)
– Les israéliens (131 entrées en Q1 2010 contre 178 entrés en Q1 2009)
– Les Arméniens (7.491 entrées en Q1 2010 contre 7.813 entrées en Q1 2009).

 

On constate que les ressortissants d’Asie centrale (18.839 entrées en Q1 2010 contre 21.271 entrées en Q1 2009), quand aux ressortissantes du Caucase non Russe ils sont également moins nombreux (12.275 entrées en Q1 2010 contre12.571 entrées en Q1 2009). Le solde de la CEI est donc globalement en baisse : 53.650 entrés en Q1 2010 contre 60.288 entrées en Q1 2009
En revanche, augmente considérablement l’immigration d’autres pays du monde : 828 entrées en Q1 2009 contre 1111 entrées en Q1 2010.
Conclusion :

 

On peut donc imaginer que le graphique ci-dessous qui prévoit un arrêt de l’effondrement de la population dès le premier semestre 2011 (soit dans un an) soit totalement réaliste. Pour 2011, une projection de 1,9 million ou 2 millions de morts et 1,8 ou 1,9 million de naissances est envisageable, soit une quasi stabilisation naturelle de la population, sans immigration, et une inversion des tendances en 2011.
Évidemment cette année 2010 verra une augmentation plus forte de la population de part le taux d’immigration qui devrait être maintenu, on peut imaginer que 300.000 étrangers seront naturalisés, et que donc la population augmentera de 200.000 âmes cette année.

 

Pour information : comparaison Allemagne et Russie (1945-2010)
Le comparatif de l’évolution démographique Russie (rouge) – Allemagne (orange) – Allemagne de l’ouest (vert) – Allemagne de l’est (rose) est un indicateur intéressant. L’involution démographique Allemande se poursuit de façon continue depuis les années 2002, 2003 alors que depuis la même époque la remontrée démographique Russe est entamée. Phénomène intéressant, la natalité en Allemagne de l’est qui s’est écroulée de 1980 à 1995 remonte considérablement depuis 1995 et égale aujourd’hui (2010) la natalité en Allemagne de l’ouest. En 2010 le taux de fertilité devrait être en Russie de 1,6 contre 1,3 en Allemagne.