2009 : année de la jeunesse ! (Год молодежи)

2009 c’est l’année de la jeunesse en Russie (Год молодежи).
Une année qui sera marquée par des projets sur différents thèmes :
— le succès
— les projets Zvorykine (commercialiser les inventions des jeunes),
— le leadership (donner la possibilité à chaque jeune de réussir dans chaque domaine de sa vie)
— la tolérance (garantir une coexistence pacifique des peuples vivant sur le territoire russe).

D’autres sujets seront traités : la technologie du bien, le territoire, la tradition …

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Il faut gommer les petits égoïsmes nationaux", dans le domaine énergétique

Après 5 jours de pause, le blog de alexandre latsa est de retour ! Pour un concentré des nouvelles dissonantes de la Russie, lisez DISSONANCE ! En novembre dernier, le sénateur du Gers Aymeri de Montesquiou publiait sur Ria Novosti ce texte prémonitoire intitulé » Russie-EU : l’énergie en commun» (a lire). Celui ci vient de publier une interview extrêmement intéressante sur le site «euractiv» Retranscription ci dessous : 

 

Vous avez récemment déclaré que, dans le domaine de l’énergie, Vladimir Poutine avait « raison ». Qu’entendez-vous exactement ?  
Tout d’abord, cela signifie que Vladimir Poutine veut renforcer toutes les liaisons gazières avec l’UE. C’est l’intérêt de l’Europe. Quand l’essentiel du gaz passe par l’Ukraine et qu’il y a un conflit entre l’UE et la Russie, cela a des incidences sur l’Union européenne. La diversification des trajets me semble donc nécessaire pour les deux parties. C’est en outre un élément de solidarité et je suis convaincu qu’il ne peut y avoir d’indépendance énergétique sans solidarité.
Parmi les projets de gazoducs, celui de Nabucco sous entend qu’au-delà du gaz des pays d’Asie centrale, il y aura besoin d’un apport iranien et je suis de ceux qui estiment nécessaire de faire rentrer à nouveau l’Iran dans le concert des Nations. C’est une très mauvaise idée de tenir ce pays à l’écart même si cette théocratie ne correspond pas à notre modèle de gouvernement.
Enfin, il faut essayer de gommer un paradoxe. On ne peut pas dire à la Russie : vous vous intégrez totalement dans l’économie de marché et dans le même temps lui demander de vendre son gaz à certains pays hors UE ou dans l’UE au tiers du prix du marché. Ce n’est pas cohérent.
Ce qui signifie que le problème est interne à l’Europe. Au sein de l’UE tout le monde est d’accord sur les objectifs (diversification des sources, diversification des réseaux) mais pas sur la façon d’y parvenir…  
Ce n’est pas anormal car ces initiatives nécessitent des investissements colossaux et ces infrastructures génèrent des retombées économiques, tout le monde veut donc être sur le trajet. Il en est de même pour chaque projet, que ce soit le Nord Stream ou le South Stream. Les Polonais sont très mécontents que leur pays soit contourné par le gazoduc Nord Stream et il en est de même pour les Ukrainiens, le South Stream évite leur pays en passant sous la Mer noire. La solution de bon sens serait de définir la priorité de ces projets par l’urgence de la diversification gazière, les coûts de réalisation et leur faisabilité. Loin d’être en opposition, ces tracés doivent être complémentaires. 

 

Il y a donc un problème de volonté politique en Europe au départ ? Oui, mais la présidence de Nicolas Sarkozy a montré qu’avec beaucoup de volontarisme il était possible d’agir et d’être concret. Pour avoir un grand projet européen, il faut gommer les petits égoïsmes nationaux.

 

Que faudrait-il faire pour faire avancer le marché intérieur du gaz ? Les négociations actuelles avec la Russie peuvent-elles donner des résultats concrets ?
Il faudrait tout d’abord une certaine harmonisation des politiques nationales au sein de l’UE. Déjà on diabolise beaucoup moins l’atome. Quand on constate qu’un pays notoirement prudent comme la Suède accepte de nouveau le nucléaire, c’est un signe extrêmement fort. Et la tendance est la même dans les pays du sud. Au-delà de la question nucléaire, j’espère que les Européens se rendent compte, en particulier pour le gaz, qu’on ne peut dissocier sécurité et solidarité. Si on doit y parvenir au niveau électrique, on doit y parvenir aussi au niveau gazier.
Il existe aujourd’hui une véritable révolution culturelle. On assiste à un changement d’Etat d’esprit en Europe dans le domaine énergétique dû à l’abandon des dogmes et au développement durable. De même, la France doit évoluer dans ses positions vis-à-vis de la Russie quant aux importations de carburant nucléaire. La déclaration de Corfou – qui prévoit la restriction à 20% du quota d’importation d’uranium russe dans l’UE – est devenue obsolète, elle est aujourd’hui contournée par les Etats, en dépit des accords.
La sortie de Siemens du capital d’Areva est enfin un événement à considérer car Siemens va vraisemblablement faire un très gros effort de coopération avec la Russie. Il existe sans doute un axe politique fort entre Paris et Moscou mais il est indispensable que le politique entraîne l’économique.

 

Tout d’un coup on revient à une vision nationale ? 
 Non, l’état d’esprit que traduit ce vocable ne convient pas. Areva et Siemens sont des entreprises considérables, qui ont forcément une incidence sur la politique économique de leur pays. Siemens ne peut pas faire abstraction d’Areva, et vice-versa, dans leurs stratégies d’entreprises
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Un restaurant traditionnel Carèle

Dans le centre, le réseau Wifi est accessible quasiment partout. Dans les restaurants on peut déguster une cuisine typiquement Carélienne, délicieuse, composée notamment de poissons grillés et salés ou de viande de renne, d’élan ou d’ours, accompagnée de sauces aux baies de Carélie
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Kosovo : 1 an d’infamie !

365 jours : une année. C’est l’âge du monstre créé par la communauté internationale (l’Occident) au coeur de l’Europe. 365 jours pour arriver à cette sordide définition : «Le Kosovo, également francisé en Kossovo (Kosova ou Kosovë en albanais, Косово и Метохија ou Kosovo i Metohija en serbe), est une république non universellement reconnue de l’Europe du Sud«. L’expreSS tente de synthétiser son histoire, mais comment synthétiser l’histoire d’un pays qui n’existe pas ?

Au jour d’aujourd’hui : 54 des 192 pays membres de l’ONU reconnaissent l’indépendance du Kosovo. Principalement les pays de l’OTAN et les pays Occidentaux. Néammoins quelques nations résistent, incarnant la vraie Europe. En ce soir du 17 février 2009, seuls quelques mots me viennent très naturellement à l’esprit :
TRAHISON — INFAMIE — INJUSTICE.

Heureusement, au fond de moi, je sais ‘une’ chose : » Le Kosovo c’est la Serbie» !


Peut être le moment d’écouter le morceau de musique ci dessous très fort et d’aller à l’exposition organisée par les associations «vérité et justice» et «solidarité kosovo» les 20 et 21 février prochain à Paris.

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Etats Unis : la conquête de l’est !

Au jour actuel, les états qui ont été «victimes» de révolutions colorées (georgie, serbie, ukraine ..) sont plutôt dans un situation «terne». Leurs gouvernements ont tous échoués. La Serbie et l’Ukraine sont en crise politique (qui n’a d’ailleurs pas cessé depuis les prises de pouvoir Orangiste), la Georgie a été conduite à la guerre et globalement, la «clef» du système : la prise de contrôle de la Russie a échoué. Je reviendrais bientôt sur cette «contre révolution colorée» Russe. Le reportage ci dessous est un «joyau», il m’a été envoyé par un lecteur (que je remercie) et explique le mécanisme des révolutions de couleurs et l’implication des services Américains dans ces révolutions, destinées grossièrement a anéantir les régimes «non dociles» et à surtout permettre l’extension de l’OTAN. Vous pouvez trouver la source ici A regarder (partie 1 et partie 2) et surtout à diffuser !
Haz click en cualquier video para verlo Puedes ver otros en radiomundial.com.ve
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A la recherche de la 4ième théorie politique

En complément de mon article de novembre dernier sur la venue / visite de Alain de Benoist à Moscou sur l’invitation de Alexandre DOUGUINE, veuillez trouver en lien la traduction de cette conférence, c’est ici !

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Orthodoxie, autocratie et nationalité

Un texte intéressant publié sur le site Evrazia, traduction d’un texte de de Robert Coalson, collaborateur (le mot est bien choisi) du torchon Moscow Times, le texte a été initialement publié sur le site radio liberty/radio free europe.

Russie : les conservateurs contestent la notion de « valeurs universelles »

Les penseurs conservateurs en Russie n’ont pas célébré le soixantième anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Au contraire, ils l’ont dénoncée comme un colonialisme agressif, comme une tentative pour imposer des valeurs Occidentales aux d’autres cultures.

Le retour des vieilles valeurs

Comme le nouvel État russe s’affirme de plus en plus sur la scène internationale, l’élite politique conservatrice, cherche à donner corps à une idéologie qui justifie le rejet des institutions internationales et le mépris des critiques occidentales sur la vie politique russe. Ce faisant, elle a ressuscité le slogan tsariste « Orthodoxie, autocratie et nationalité.» « Je suis profondément convaincu que la conception des droits de l’homme varie d’une culture à l’autre, dans la mesure où le concept même de la personne varie » affirme le politologue Alexandre Douguine qui dirige le Centre d’études conservatrices à l’université d’État de Moscou et qui est un des principaux exposants du nouveau conservatisme russe. Dans la culture russe, nous dit Douguine, « une anthropologie collective a prédominée », signifiant que l’individu ne peut seulement réaliser pleinement son potentiel qu’en agissant comme une partie de l’ensemble de la société. La conception russe des droits de l’homme ne comprend pas, pour lui, « le droit au péché », ce qui veut dire que la société, particulièrement sous la forme de l’Église orthodoxe russe et de l’État central, à une obligation de se protéger elle-même afin de pouvoir protéger les droits de ses citoyens. Douguine affirme que la tradition culturelle russe concernant les droits et les valeurs a plus en commun avec la tradition musulmane qu’avec le libéralisme occidental. « Dans les traditions musulmanes et orthodoxes, presque tout correspond », dit-il, « Toutes les deux rejettent à la fois les aspects spécifiquement laïques, occidentaux, européen, et la conception individualiste des droits de l’homme. » En avril 2006, l’Église orthodoxe russe a parrainé le Xème Conseil annuel du peuple russe, qui adopta une Déclaration des droits de l’homme et de la dignité qui remet directement en cause la Déclaration universelle des droits de l’homme. Douguine fut un important contributeur de ce texte, comme le fut le métropolite de Smolensk et de Kaliningrad Cyrille, qui est un candidat bien placé pour succéder comme patriarche à Alexis II récemment décédé. « Il y a des valeurs qui ne sont pas moins importantes que les droits de l’homme », énonce la déclaration orthodoxe. « Ce sont la foi, l’éthique, les sacrements et la patrie. » Dans le courant de cette année, un groupe de philosophes influents, qui se désignent eux-mêmes comme des « conservateurs dynamiques », a publié un document intitulé La Doctrine russe. A bien des égards, il synthétise le programme politique de l’actuel gouvernement russe. Comme les autres tendances conservatrices, le livre insiste sur le fait que « l’individu se reconnaît comme une partie organique de l’environnement social (voisins, collègue de travail, relations), de la famille et de la nation (État et principales institutions sociales) ; il y a un enrichissement mutuel, un soutien mutuel entre l’individu et la société. »
 

La prééminence de l’Etat
 

On ne voit pas encore clairement quelle influence le nouveau conservatisme a à au sein de l’élite dirigeante, qui comme Poutine lui-même, est bien disposée envers l’Église orthodoxe. Ainsi l’idéologue en chef du Kremlin, Vladislav Surkov, qui inventa le terme « démocratie souveraine » pour décrire le système politique de la Russie, a emprunté des éléments de la pensée conservatrice pour plaider en faveur de la restriction de l’influence des lois internationales, des organismes économiques mondiaux et de l’opinion publique occidentale sur le développement de la Russie. Dans un article publié l’année passée, Douguine saluait « l’évolution » de Surkov du libéralisme vers le conservatisme, et le fait que sa réflexion était centrée sur l’État. « Pour moi la valeur de l’État est absolue », écrivait Douguine. « Et des valeurs comme le libéralisme, la démocratie, la société civile, la liberté et la justice sociale sont secondaires comparées à l’étatisme. J’observe précisément l’évolution de Surkov dans cette direction. » En termes pratiques, on relève l’influence conservatrice dans le fait que la Russie a contesté le système international de surveillance des élections développé par l’Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe en le déclarant partial. En juillet 2008, les Russes ont fait valoir que les observateurs des élections doivent « montrer du respect pour les organes nationaux du pouvoir, y compris les organes électoraux » des pays d’accueil et s’en remettre au gouvernement « dans toutes les autres questions touchant à la souveraineté du pays. » De même, le Kremlin a critiqué la Cour européenne des droits de l’homme et a pris des mesures pour rendre plus difficile pour les citoyens russes de déposer des plaintes à Strasbourg. L’année dernière, le Président d’alors Vladimir Poutine a signé un décret visant à « renforcer la protection des droits de la Russie » à la Cour. Cependant, les valeurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme continuent à avoir une certaine emprise en Russie. D’une chose, la constitution de 1993 du pays – notamment l’énumération des droits des citoyens – est clairement rédigée dans l’esprit de la Déclaration. Le Président de la Cour constitutionnelle Valery Zorkin déclara ainsi dans une interview à Rossiiskaya Gazeta, en novembre 2008 : « Selon la Constitution, l’individu, ses droits et libertés sont les plus hautes valeurs. »

Qu’est-ce qui est traditionnel ?
 

La plupart des maladresses du Poutinisme au cours des huit dernières années sont nées des efforts pour superposer le nouveau conservatisme à une structure plus libérale que le Kremlin ne semble pas vouloir abandonner complètement. Bien que le gouvernement de Poutine ait suivi une ligne de renforcement de l’État, on rencontre occasionnellement des prises de positions favorables à la Déclaration universelle des droits de l’Homme, semblables aux commentaires de Zorkin. Ce mois-ci, le parti au pouvoir Russie unie a soumis un projet de code de conduite morale pour les fonctionnaires d’État qui dit explicitement que les fonctionnaires ne sont pas tenus d’obéir aux ordres qui « sont en grave contradiction avec les droits fondamentaux de l’Homme énoncés dans les lois de la Fédération de Russie et dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. » Les conservateurs n’ont pas de mal à démontrer que le peuple russe partage leurs notions des « valeurs nationales » de la culture russo-orthodoxe. Un sondage national par le Centre pan-russe d’étude de l’opinion publique (VTsIOM) de décembre 2008 a révélé que 33% des Russes soutiennent « la défense des valeurs traditionnelles russes, l’indépendance nationale, le renforcement du pouvoir et la défense des intérêts des Russes » points de vues que les chercheurs du VTsIOM définirent comme « un conservatisme national. » De ce fait, les conservateurs russes tels que Douguine et le métropolite Cyrille, insistent sur la nécessité de respecter la culture historique et les traditions morales, lors de la rédaction des lois, ainsi que le droit de chaque culture de poursuivre sa propre voie de développement. Sinon, avertit Douguine : « Le risque du choc des cultures nous menace. Si un de nous — l’Europe, l’Occident dans son ensemble ou la Russie – commence à essayer d’imposer sa conception des droits de l’homme à l’autre, il y aura des problèmes. Parce que de notre point de vue, notre conception des droits de l’homme est optimale, même universelle, à la différence de l’Européenne. Et les Européens pensent exactement le contraire. Dès que nous commençons à mettre sérieusement l’accent sur les prétentions à l’universalisme, un conflit surgit immédiatement. »

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La conférence de Rostov : liberté pour les Rusyns !

Fin décembre à Rostov le Don s’est tenue une conférence sur la question des Ruthènes organisée par la fondation du général Ivashov. Les Ruthènes (ou Rusyns) sont ce peuple d’europe centrale dont je vous avais déjà parlé la. Aucune source d’information francophone n’y a fait écho hormis le blog de mon ami Palpatine. Je vous joint ci dessous la seule traduction en Francais de la résolution adoptée à l’issue de cette conférence.

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21.12.2008 : Résolution de la conférence internationale sur » le génocide et l’ethnocide culturel à l’encontre des Ruthènes Subcarpathiques» (fin du 19ième et début du 20ième siècle).
La résolution été acceptée par la conférence internationale de scientifiques et de représentants d’Ukraine, de Russie, de Serbie, de Tchéquie et de Moldavie, réunis à Rostov sur le Don le 19 décembre 2008.
Les participants se sont mis d’accord sur les points suivants :
1 — Les Ruthènes sont le premier groupe ethnique à être victime d’un « génocide » au 20ième siècle (avec les Arméniens sous l’empire Ottoman). Dans le cadre de ce « génocide » dirigé contre eux, le nationalisme Ukrainien à joué un rôle actif et c’est la raison pour laquelle la sympathie des Ruthènes s’est tournée vers la Russie. La tragédie Ruthène n’est pas encore reconnue par la communauté scientifique et l’opinion publique. Pour ce faire, un important travail doit être founi par les scientifiques de tous les pays et d’abord de Russie et d’Ukraine.
2 — L’ethnocide culturel à l’encontre du peupe Ruthène est poursuivi à l’heure actuelle en Ukraine. Cela passe par la non reconnaissance du nom de cette communauté et de sa mémoire historique mais aussi la création d’obstacle au développement de sa culture nationale et à recevoir une éducation dans leur langue maternelle. Les autorités Ukrainiennes (depuis l’indépendance de l’état Ukrainien en 1991) ont des pratiques non démocratiques à l’égard de la minorité Ruthènes, particulièrement depuis la présidence Orange de V. Yushchenko.
3 — Les Ruthènes sont victimes d’une violente politique d’Ukrainisation des autorités Ukrainiennes qui les considèrent comme un groupe à part entière du groupe Ukrainien alors que l’ethnonyme « Ruthène » est bien plus ancien que l’ethnonyme « Ukrainien ». Les Ruthènes subcarpathiques sont un peuple indigène d’Europe centrale depuis les temps très anciens et occupant des territoires sud des Carpathes (terre natale). Ethniquement, culturellement,mentalement et religieusement, les Ruthènes diffèrent de leurs voisins Ukrainiens (de Galicie ). Ce fait met en doute la version officielle et scientifique Ukrainienne en tant que groupe à part entière du peuple Ukrainien et incite donc une étude scientifique destinée à démontrer que les Ruthènes sont bien un groupe ethnique à part entière. En effet, la méthode scientifique moderne attribue comme critère essentiel d’identification d’un peuple la « conscience ethnique » (auto identification) et en ce sens les Ruthènes s’affirment comme étant un peuple à pat, tout comme les Russes, les Ukrainiens et les BiéloRusses.
4 – La particularité des Ruthènes est reconnue dans toute l’Europe Centrale et dans tous les pays ou des communautés Ruthènes vivent : en Slovaquie, en Tchéquie, en Hongrie, en Serbie etc etc. Même en Pologne les « Lemkos » sont reconnus comme un groupe à part entière, comme sous groupe des Ruthènes. Les Ruthènes sont en outre déjà reconnus comme un groupe ethnique à part entière par des instances internationales. En 2006 par exemple le comité des nations unis contre les discriminations raciales a affirmé son souci concernant « l’absence de reconnaissance officielle de la minorité Ruthène en Ukraine, malgré ses évidentes caractéristiques ethniques » et à recommandé de « reconsidérer le problème de reconnaissance de la minorité Ruthène comme minorité nationale » puisqu’il y a des « différences essentielles entre les Ruthènes et les Ukrainiens» (comité des nations unis pour la fin des discriminations raciales. 69ième session du 31 juillet au 18 aout 2006. Paragraphe 20).
5 – D’un point de vue légal, la « Subcarpathie légale » (territoire historique et originel des Ruthènes) est aujourd’hui attribué à l’Ukraine. Hors théoriquement cela ne devrait pas être le cas. En effet la constitution Ukrainienne (point 9) liste de façon exhaustive les normes internationales qui constituent une partie de la législation nationale. Par exemple : « les traités internationaux signés par l’Ukraine avec le consentement du Soviet Suprême Ukrainien ». Hors le document 146 (concernant) la « Subcarpathie » n’a été défini et signé que par les autorités de l’URSS et non par le Soviet Suprême Ukrainien. Par conséquent ce rattachement territorial à l’Ukraine en ce qu’il n’a pas été validé et accepté par le Soviet Suprême Ukrainien est contraire à la constitution Ukrainienne et donc nul et non avenu.
6 – Enfin l’Ukraine n’a pas transplanté les résultats du référendum de 1991 concernant le territoire de l’oblast Subcarpathique. 78% des électeurs ont voté pour une autonomie au sein de l’Ukraine et 90% pour une indépendance de l’Ukraine elle-même. Par conséquent les autorités Ukrainiennes violent les droits des habitants de cette région. On peut se demander pourquoi les autorités n’ont pas fait preuve de la même célérité à accorder aux Ruthènes l’indépendance qu’ils ont pourtant eux (les Ukrainiens) également pris par référendum.
7 – Les participants à la conférence attirent l’attention des officiels Ukrainiens (organisations, politiques) sur l’impossibilité de continuer une telle politique de discrimination à l’encontre de la minorité Ruthène et expriment leur souhait que l’opinion publique et internationale rende justice aux habitants de la «Subcarpathie».
Rostov sur le Don, Russie, le 19 décembre 2008
Photo : Rusyn (ruthènes) du Maramures Roumain
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Zapping du mois de janvier 2009

Lu dans l’express, cette interview sur l’Europe (l’Union de Bruxelles NDLR) de Jean Claude Juncker intitulée : ««Le XXIe siècle ne sera pas européen». 

Le malus de l’interview : «Aujourd’hui, nous avons une stratégie commune face à la Chine, face à la Russie«. Le bonus de l’interview : » Mais le xxie siècle ne sera pas européen: il sera multipolaire «.

Tu l’as dit coco ….

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Axios, axios, axios !

Le 16ième patriarche de l’église Orthodoxe Russe à été intronisé ce matin, dimanche 1ier févier à la cathédrale du Christ Saint Sauveur, devant 4.000 invités privilégiés. Le nouveau chef de l’Eglise orthodoxe russe a déclaré que sa priorité était d’amener Dieu à la jeunesse, dans une époque «de relativisme moral où la propagande de la violence et de la dépravation submerge les âmes«.

Comme le souligne le monde, Kirill, fils et petit-fils de prêtre, souhaite voir l’orthodoxie jouer un rôle plus important dans la vie politique et sociale. Agé de 62 ans, le métropolite de Smolensk et de Kaliningrad Kirill était à la tête de la diplomatie de l’Eglise depuis 1989 et pourrait moderniser la communication de l’Eglise en Russie, tout en restant traditionaliste sur le fond, estiment les experts. Le nouveau patriarche russe paraît également apte à améliorer les épineuses relations de l’Eglise orthodoxe russe avec les catholiques. En tant que ‘ministre des affaires étrangères’ du patriarche Alexis II, mort en décembre, il a rencontré trois fois le pape Benoît XVI.

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