Category Archives: Articles en francais
Des Pussy Riot aux Femen, croisade contre les églises?
ferme pour « simple » blasphème. Personne n’a l’air d’être choqué par le fait qu’en Allemagne des soutiens aux Pussy Riot ont envahi la cathédrale de Cologne. En Allemagne la loi prévoit que ces manifestants risquent jusqu’à 3 ans de prison, pour avoir perturbé un office religieux.
Syrie : révolution ou coup d’état?
Alors que l’affaire Pussy Riot n’en finit pas de faire parler d’elle, la condamnation des 3 anarchistes masquées éclipserait presque la terrible guerre civile qui est en train de se jouer en Syrie. Alors que le printemps arabe de 2011 frappe nombre de pays au proche et moyen orient, la Syrie n’est pas non plus épargnée. Dès le début 2011, comme en Tunisie, un jeune Syrien du nom d’Hasan Ali Akleh s’immole par le feu.
Le point démographique de Juillet 2012
Accessoirement, Juillet 2012 restera comme le second mois record pour le nombre de naissances depuis 1991, juste derrière Aout 2011 avec
173.000 naissances. Petit bémol, le nombre de décès est supérieur à Juillet 2011, 157.662 contre 155.997. Encore une fois la canicule est la cause principale puisqu’il a fait très chaud en Sibérie et dans l’Oural en Juillet : mortalité en hausse de 5.6% en Sibérie et de 10.9% dans l’Oural.
les décès par accident de circulation augmentent également, est ce lié à la très forte hausse d’achat de véhicules neufs en Russie?
– Oblast d’Omsk
– Oblast de Kalouga
– République des Mari-el
– Oblast de Nijni Novgorod
– Krai de Kranodar
– Ville de Saint Péterbourg
A noter que les plus faibles hausses du nombre de naissances sont constatées en Chukotka et au Birobodjan, et que la baisse des naissances sur les 7 premiers mois de l’année ne concerne que le Caucase (-26,3% en Ingoushie et aussi -2% en Tchétchénie).
en 2011.
FEMEN les nouveaux chouchous de l’Occcident ?
Quelques rappels sur les événements d’août 2008
républiques et même un envahissement de la Géorgie par la Russie. Il est d’ailleurs intéressant de relire certains articles, par exemple ici, la ou encore ici. Malheureusement pour certains journalistes, le rapport Heidi commandé par la commission européenne confirmera en septembre 2009 la responsabilité de Tbilissi dans le déclenchement de ce conflit. Le comité d’enquête de la fédération de Russie est arrivé aux mêmes
conclusions en établissant que “En violation de toutes les normes internationales il y a eu de la part de la Géorgie une agression préparée, ouverte contre la population civile d’Ossétie du Sud, contre le contingent de la paix russe”. La Russie pourrait d’ailleurs saisir la Cour Pénale Internationale et poursuivre le pouvoir Géorgien. Cette responsabilité historique géorgienne est d’ailleurs également reconnue par de nombreux hommes politiques Georgiens, comme par exemple l’ex premier ministre Tenguiz Sigoua.
Cette guerre est une bonne illustration de l’incroyable imbroglio caucasien postsoviétique, des difficiles rapports de Moscou avec ses marches, mais aussi de la pression géopolitique et médiatique qui existe contre la Russie. Lors de l’effondrement de l’Union-soviétique en 1991, et dans un souci de cohésion nationale post indépendance, la Géorgie supprime le statut d’autonomie de l’Ossétie, statut acquis sous l’Urss. Dès 1991: un conflit militaire oppose l’état Georgien avec les indépendantistes ossètes souhaitant notamment le rattachement à la république d’Ossétie du nord, frontalière mais située dans les frontières de la fédération de Russie. Le conflit dura jusqu’en juin 1992 et aboutit à l’accord de Sotchi qui maintient l’essentiel du territoire Ossète sous contrôle des indépendantistes. Une force d’interposition sous mandat de l’ONU fut créée, composée de troupes géorgiennes, sud-ossètes et russes, ainsi qu’une commission composée de Russes, Nord-Ossètes, Sud-Ossètes et Géorgiens sous la présidence de la CEI. La même année, un coup d’état a lieu et Édouard Chevardnadzé est nommé président du Conseil d’État, avant d’être élu président de la république en 1995 avec 74% des suffrages. Il conservera le pouvoir jusqu’en 2003 ou un nouveau coup d’état (une révolution de couleur) aboutira à l‘arrivée au pouvoir cette fois de Mikhaïl Saakachvili. Celui ci remportera l’élection présidentielle de 2004 avec pas moins de 96% des voix. Deux ans plus tard, en 2006, les autorités sud-ossètes qui contrôlent la région, votent leur indépendance, qui ne sera reconnue que par la Russie.
Mais parallèlement, les relations Russie/Occident se sont dégradées, notamment via la Géorgie. Pour Moscou, la révolution de couleur en Géorgie de 2004, pacifique mais parfaitement orchestrée, s’inscrivait dans une logique offensive occidentale, non militaire, mais visant à déstabiliser les marches russes. L’objectif de ces révolutions de couleurs pour le Kremlin est clairement d’organiser l’installation de nouveaux dirigeants politiques hostiles au Kremlin que ce soit en Serbie en 2000, en Géorgie en 2003 ou en Ukraine en 2004. Le président Bush qualifiera d’ailleurs lui-même la révolution de couleur en Géorgie de “séquence historico-politique modèle pour d’autres pays qui recherchent la liberté”. Moscou a aussi toujours affirmé que la mouvance terroriste et islamo-séparatiste qui opérait dans le Caucase a utilisé la vallée du Pankissi (en territoire Géorgien) comme base arrière, et ce avec une complicité plus ou moins passive de l’état Géorgien.
C’est dans ce contexte global difficile et très tendu que les événements d’août 2008 ont eu lien. Après plusieurs accrochages entre l’armée Géorgienne et les milices indépendantistes Ossètes, les troupes géorgiennes ont lancé le 6 août un assaut militaire sur l’Ossétie. L’attaque fit 18 morts dans les forces russes de maintien de la paix de la CEI. La réponse de la Russie fut proportionnée et dès le 08 août l’armée russe rentra en Ossétie pour repousser l’offensive Georgienne.
Récemment le mainstream médiatique français a encore frappé puisque suite à des déclarations mal interprétées ou peut être simplement mal traduites, on a pu lire que: “Vladimir Poutine a assuré à la télévision russe que la guerre de Géorgie avait été préparée par un plan d’attaque dès 2006”. Ou encore que Vladimir Poutine “reconnaît avoir planifié la guerre en Géorgie” et que “L’invasion de la Géorgie avait été mise en point deux ans avant le conflit”. Malheureusement, cette transcription n’est pas complète, puisque le plan cité par le président russe n’est pas un plan d’invasion ou de déclenchement de conflit, mais un plan je cite de “réaction à une invasion militaire Géorgienne en Ossétie”: “У России был план реагирования на вторжение Грузии в Южную Осетию, признал сегодня Владимир Путин”.
La Russie savait évidemment via ses services de renseignement dès le 04 août, qu’une opération était envisagée dans les jours qui suivaient. A ce titre le 05 août, la Russie avait du reste mis en garde la Géorgie contre une intervention militaire en Ossétie. Le mois précédent, soit en Juillet 2008, les troupes géorgiennes ont tenu un exercice militaire dénommé “réponse immédiate” impliquant près de 2.0000 hommes. Le même mois, les troupes russes ont elle aussi mené des manœuvres d’entrainement avec prés de 8.000 hommes.
Beaucoup de commentateurs ont été visiblement choqués que la Russie reconnaisse avoir entrainé des milices Ossètes dès 2006. Il faut se souvenir qu’en 2006, les autorités sud-ossètes qui contrôlent la région, votent leur indépendance (qui ne sera reconnue que par la Russie) et souhaitaient aussi réintégrer la fédération de Russie et se réunifier avec l’Ossétie du nord, elle en territoire russe. Titulaire de passeports russes, les ossètes se sentent en outre fondamentalement comme un peuple de la fédération de Russie. A la même époque (en fait dès 2002) des centaines de conseillers militaires américains sont arrivés en Géorgie, pour entrainer les troupes Georgiennes soi disant à la lutte antiterroriste.
L’armée géorgienne, se préparant à une hypothétique adhésion à l’Otan dont le président Saakachvili avait fait une priorité, avait notamment lancé un très ambitieux programme militaire, visant à renforcer et développer l’armée. Elle a notamment reçu (entre 2004 et 2008) des entrainements via des troupes militaires d’Amérique, de Turquie, de France, d’Israël, de la Pologne, d’Ukraine ou encore de Hollande.
Comment dès lors être surpris que les russes aient pu envisager divers scénarios dont une attaque sur l’Ossétie menée par une armée Géorgienne remise à niveau, attaque décidée par un leader politique qui a naïvement cru qu’il pourrait entrainer l’Otan dans une guerre contre la Russie?
L’Occident est-il trop complaisant avec les Pussy Riot ?
Les médias occidentaux se sont saisis de “l’affaire” Pussy Riot en pointant du doigt le déficit de liberté d’expression dans la Russie de Poutine. Une façon détournée pour tenter de renverser une Russie de plus en plus influente sur la scène mondiale ?
Atlantico : Les médias se sont saisis de « l’affaire » Pussy Riot en pointant du doigt le déficit de liberté d’expression dans la Russie de Poutine. De même, des personnalités comme Madonna ou John Malkovich ont adjoint leurs voix à la critique. Washington, Londres, Berlin, Paris ou l’OSCE vont dans le même sens. Comment expliquer un tel consensus, notamment dans les médias occidentaux ?
Alexandre Latsa : La Russie est sous le feu des critiques et sous forte pression médiatique de façon permanente depuis l’avènement de Vladimir Poutine. A la chute de l’URSS, la Russie est apparue comme un état faible, en totale décadence mais qui ne présentait plus de risques pour le nouvel ordre mondial américano-centré qui a émergé en 1991 dans les sables d’Irak, lors du fameux discours de Bush père. Mais depuis 2000 un autre scénario est en cours, avec la renaissance russe initiée en grande partie par Vladimir Poutine. La Russie s’est relevée selon un mode de développement non occidental, mais qui lui est propre. Elle représente aujourd’hui un nouveau pôle d’influence, de valeurs et surtout propose un nouveau mode de gouvernance qui n’est pas celui de l’ouest, alors que ce pays appartient à l’hémisphère nord. Continue reading
La Nouvelle Grande Russie de l’Effrondrement de l’URSS au Retour de Vladimir Poutine
Le point démographique de juin 2012 en Russie
liés à de brutaux changements sociopolitiques.
habitants.De 2009 à 2011, la baisse naturelle s’est élevée à 619.687 habitants soit une baisse annuelle moyenne de 206.429 habitants.
2011.
/ femme en 2011.
(sources ici et la).
véritable génocide est passé sous silence par la très grande majorité des commentateurs.
d’ici 2020. On peut donc parfaitement imaginer que la population russe atteigne 145 ou 146 millions d’habitants en 2020, ce qui correspond à la
version haute des pronostics démographiques publiés par Rosstat.
La Russie dans la lumiere
Laurent Brayard, La Voix de la Russie: Bonjour Alexandre Latsa et merci d’accepter de répondre à quelques unes de nos questions, tout d’abord pour situer le personnage, vous êtes journaliste et blogueur vivant en Russie depuis bientôt cinq années, présentez-vous un peu s’il vous plaît pour nos lecteurs.
Alexandre Latsa : « Bonjour Laurent. Oui je suis français, âgé de 34 ans, cela fait bientôt 5 ans que je réside en Russie. Je dirige une société de conseil en ressources humaines et suis également journaliste pour l’agence de presse RIA-Novosti ».
La Voix de la Russie : Nous disions donc que vous étiez blogueur et vous avez entamé déjà il y a un moment cette aventure, pouvez-vous nous dire pourquoi et dans quel but ?
Alexandre Latsa : « Tout d’abord je dois dire que je m’intéresse depuis très longtemps à la Russie. Dès la guerre en Serbie en 1999 j’ai porté une grande attention à la façon dont la Russie était présentée par le Main Stream médiatique français.
Un soir, au moment des élections législatives russes de 2007, des amis français dinaient chez nous, en France. Ils m’ont posé des questions totalement absurdes sur les élections en Russie. Avec mon épouse nous envisagions déjà notre départ en Russie dans les mois suivants et j’ai alors décidé d’ouvrir un blog pour informer ces amis de ce qui se passait en Russie mais également pour accompagner mon déménagement en Russie. Mon premier post concernait le résultat des élections législatives de décembre 2007 !
Puis le blog s’est transformé en une sorte de descriptif de la Russie telle que je l’observe, et cette vision n’est absolument pas la même que celles que nos médias nationaux retransmettent. Peu à peu le blog s’est enrichi et Dissonance est entièrement consacré à la « Russie d’aujourd’hui ». Les thèmes que j’y développe sont la démographie russe, la géopolitique de l’Eurasie, les rapports Russie-Union Européenne, la désinformation médiatique et les mythes russophobes. Je tente aussi d’enrichir le blog avec les photos de mes voyages en Russie ». Continue reading




