La décision ukrainienne de cesser (temporairement ?) les négociations avec Bruxelles a surpris tant les partisans de l’intégration européenne que les partisans de l’intégration eurasiatique. Les premiers ont crié aux pressions intolérables de la Russie pendant que les seconds ont eux accusé l’UE de faire pression sur l’Ukraine. En toile de fond de ces négociations : la bataille d’influence que se livrent Moscou et Bruxelles à travers leurs ensembles respectifs que sont les Unions européennes et douanières/eurasiatiques.
Pour l’UE, une défaite sur le dossier ukrainien signifierait un coup d’arrêt à son « extension à l’Est », surtout après les propos récents du chef de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a affirmé que la Roumanie et la Bulgarie n’entreraient pas dans l’espace Schengen au 1er janvier 2014. Soyons clairs : pour Bruxelles, les négociations avec l’Ukraine sont avant tout destinées à ce que celle-ci ne rejoigne pas une alliance potentielle avec la Russie. Continue reading





