Interview chez Sputnik avec Rachel Marsden

Interview avec Rachel Marsden dans les locaux de Sputnik Paris (source originale) Read more

Conférence au Cercle Pouchkine le 22/09/2016

Introduction de ma conférence : "Tout d’abord, un petit mot sur le Cercle Pouchkine. Quand Pierre Gentillet m’a proposé d’être parrain du cercle, j’ai immédiatement accepté, avec une idée : celle que la France aujourd’hui se meurt d’un déficit de pragmatisme Read more

Atlantico

Les Occidentaux agressifs qui veulent imposer leur système de moeurs à la planète doivent savoir qu’ils y sont lourdement minoritaires.

Emmanuel Todd a récemment livré une interview plus que censée a Atlantico sur la Russie et la géopolitique mondiale.

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Atlantico : Après avoir un temps cru à l’émergence d’une démocratie modèle en Ukraine, les chancelleries européennes et américaines semblent avoir été prises de court par la diplomatie de Moscou et les mouvements dans l’Est du pays. En quoi l’engagement de l’Occident a-t-il pu reposer sur un malentendu ?

Emmanuel Todd : Lorsque je repense à cette crise, je m’étonne de voir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique qui était en train de se dessiner en Europe jusqu’ici. Le début du XXIe siècle avait été marqué par un rapprochement des «Européens» et des Russes, avec l’établissement de positions communes assez fortes dans des moments de crise. On se souvient de la conférence de Troyes en 2003, où Chirac, Poutine et Schroeder avaient manifesté ensemble leurs refus de l’intervention américaine en Irak. Cet événement laissait l’impression d’un Vieux Continent évoluant globalement vers la paix tandis que l’Amérique de Georges W.

Bush, fidèle à la ligne Brzezinski, restait dans un esprit de confrontation à l’égard de Moscou en s’appuyant sur d’anciens satellites soviétiques, avec les Pays baltes et la Pologne comme partenaires anti-russes privilégiés.  Read more

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« Le salut de la France, une des grandes tâches universelles de la Russie »

9Washington_Army_and_Navy_Club_2010Né en France, Alexandre Havard est également Russe. Il a travaillé comme avocat à Paris puis Strasbourg et Helsinki et dirige le Havard Virtuous Leadership Institute, via lequel il enseigne le leadership. Ses ouvrages ont été traduits en plus de 15 langues et il réside désormais à Moscou.

En 2013 a été publié son ouvrage « Un chemin russe » qui est plus qu’une biographie mais un ouvrage sur la foi, la France et la Russie.

La Voix de la Russie : Bonjour et merci de répondre aux questions de La Voix de la Russie, présentez-vous s’il vous plait ?

Alexandre Havard : Je suis franco-russo-géorgien. Trois de mes grands-parents qui résidaient à Saint-Pétersbourg et Tbilissi, ont fuit le communisme dans les années 1920 et se sont réfugiés en France. Je suis né à Paris ou j’ai fait mes études de droit. J’ai vécu en Finlande 18 ans. Je vis en Russie depuis sept ans. Read more

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Le mur de Bruxelles, tentative de L’OTAN de séparer la Russie de l’Europe

11imgPar La Voix de la Russie | Alors que les évènements en Ukraine semblent traduire une dégradation de la situation globale du pays,la Voix de la Russie a souhaité recueillir l’opinion de Xavier Moreau, qui suit de très près les évènements en Ukraine.

La Voix de la Russie : Xavier Moreau bonjour, pourriez-vous vous présenter ?

Xavier Moreau : Je suis un homme d’affaires français, installé en Russie depuis 14 ans, je dirige un cabinet de conseil.

LVdlR : Vous suivez de très près l’évolution de la situation en Ukraine et avez écrit15 articles à ce sujet depuis le début de l’année 2014, quel regard portez-vous sur l’involution forte de la situation sur les 3 derniers mois ? Read more

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Dantec : « sans le communisme, les Russes auraient réussi leur conquête lunaire avant les Américains »

Par La Voix de la Russie | Maurice Dantec est bien connu des fans de polars ou de Science-fiction. Exilé en Amérique du nord, celui-ci a récemment publié sur le siteTransfixions un texte au sujet de la Russie intitulé : « La dernière puissance mondiale ». Il a accepté de répondre aux questions deLa Voix de la Russie.

La Voix de la Russie : Maurice Georges Dantec bonjour, et merci de bien vouloir accorder une interview à Rossiya Segodnya, qui est la fusion des agences RIA Novosti et La Voix de la Russie. Pourriez-vous vous présenter pour les lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?

9MDantec-0005Maurice Dantec : C’est très certainement la chose la plus difficile. Se présenter. En tant qu’écrivain, surtout ! Je vais tenter ici une très brève autobiographie d’auteur :

- Mon premier roman, La Sirène Rouge, fut publié par la Série Noire, aux Éditions Gallimard, sous la direction de Patrick Raynal. Le roman fait se télescoper la guerre alors en cours dans l’ex-Yougoslavie et une course poursuite trans-européenne, entre une mère tueuse en série et sa fille. Apparition première du « soldat de fortune » Hugo Cornélius Toorop.

- Je suis parti de France pour le Canada en 1998, pressentant la course ultra-violente qu’allaient prendre les relations « interethniques » dans les grandes conurbations – comme la couronne de la banlieue parisienne — banlieue où je vivais depuis 1970.

- Je l’ai souvent dit : je me considère désormais — ayant également la nationalité canadienne — comme un écrivain nord-américain de langue française. Aujourd’hui je spécifierais sans doute : de langue française ET anglaise.

- Je réapprends le russe, très mal enseigné en tant que 1ère langue étrangère lors de ma scolarité. Read more

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«La Russie de Poutine» par Denys Pluvinage

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P. Gentillet : « La France gagnerait à s’inspirer du respect que la Russie porte à ses racines religieuses »

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A la lecture d’un texte intitulé « Pourquoi la France doit choisir Poutine » et publié sur le site des jeunes de la Droite Populaire, il m’a semblé intéressant d’interviewer l’auteur.

 

La Voix de la Russie : Pierre Gentillet bonjour, pourriez vous vous présenter ?

Pierre Gentillet : J’ai 22 ans, je vis à Paris et j’étudie le droit à la Sorbonne. Je suis politiquement engagé à l’UMP depuis plusieurs années et j’ai rejoins l’un de ses courants politiques, la Droite Populaire, duquel je suis devenu président du mouvement jeune : les jeunes de la Droite Populaire. Read more

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Une petite histoire de la tyrannie médiatique

18La Voix de la Russie : Jean-Yves Le Gallou bonjour, pourriez vous tout d’abord vous présenter aux lecteurs de La Voix de la Russie qui ne vous connaitraient pas?

Jean-Yves Le Gallou : Je suis énarque, j’ai été co-fondateur du Club de l’Horloge (un influent « think tank » national-libéral) et député européen. J’ai créé en 2002 la fondation Polémia, centre de réflexion dont le but est de « fournir des clés d’analyse des évènements en dehors de la grille d’interprétation du politiquement correct et du conformisme ambiant ». Fondamentalement, je me considère comme un combattant politique national et un dissident intellectuel identitaire. Read more

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« Dès que ça touche la Russie, le politiquement correct interdit aux journalistes de dire quelque chose de positif »


Le Courrier de Russie : Comment devient-on vendeur d’îles ?
Bruno Kerrien :

En fait, je cherchais une activité qui soit disponible, que personne n’ait encore jamais faite en Russie, qui permette de voyager, de rencontrer des gens et de gagner de l’argent. Et en plus, en relation avec la mer. Les îles sont un marché de niche, certes, mais un marché unique… et assez ludique ! J’ai donc créé mon entreprise, Private Island, et je fais ça depuis un peu plus de trois ans maintenant.


LCDR : Y a-t-il beaucoup d’îles à vendre ?
B.K. : Pas énormément, non. Enfin, moi-même, j’en ai 160 à la vente.


LCDR : Quand même.
B.K. :
Je me suis associé avec une société allemande, qui est dans ce business depuis 35 ans, et en situation de quasi-monopole. Mon marché couvre les pays de l’ex-URSS et je suis le seul à le faire.


LCDR : En quoi cela consiste-t-il ?
B.K. :
L’idée est de vendre des îles privées aux Russes partout dans le monde. Ils n’ont pas l’habitude de ce genre d’achats, bien sûr, mais un intérêt est en train de naître. J’essaie de rendre le produit accessible, concret : je me rends sur place dans la plupart des cas, je prends des échantillons de sable, je calcule la distance depuis l’île
jusqu’à l’hôpital le plus proche, jusqu’au premier aéroport, je vérifie les installations, l’infrastructure… Mon objectif, à long terme, est d’avoir mes îles à moi et de les louer : ça peut coûter jusqu’à 50 000 euros la semaine.


LCDR : Combien cela coûte, une île, à l’achat ?
B.K. :
Il y a énormément de critères qui rentrent en compte : ça peut aller de 100 000 à 100 millions d’euros. Ca dépend du pays, de l’éloignement avec le continent, de la superficie, des plages, de la végétation, de la profondeur des eaux, du raccordement à l’électricité, du climat, etc.

« De beaux engins, beaucoup de pilotes et des réserves de carburant incroyables »



LCDR : Qu’est-ce que vous faites ici, en Russie ? 
B.K. : Depuis tout gamin, je rêvais de devenir pilote. J’ai commencé par voler en ULM, puis en planeur : j’ai passé mes premiers brevets de pilote à 17 ans. Le but étant, au final, de faire de l’hélicoptère ! Mais en France, pour être pilote d’hélicoptère, il faut soit intégrer l’armée, soit être très riche car cela coûte une fortune. J’ai décidé de tenter le coup en Russie – l’URSS venait de se disloquer, tout était possible. En
plus, les Russes possédaient de beaux engins, beaucoup de pilotes et des réserves de carburant incroyables.


LCDR : Comment vous-êtes vous lancé dans l’aventure ?
B.K. :
J’ai d’abord pris des cours de russe à Rennes, puis à Saint-Pétersbourg. Je suis tombé complètement sous le charme de la Russie. J’ai ensuite entamé des cours de pilotage dans un petit aéro-club de Saint-Pétersbourg, pour un coût dérisoire, entre 50 et 70$ de l’heure, avec 15 personnes qui s’occupaient de moi : un médecin, des mécaniciens, un contrôleur aérien, etc. J’ai fait ça pendant quelques années : je rentrais en France, je cumulais les petits boulots et je repartais me former en Russie. En 1996, je suis allé à Oufa, dans l’Oural, afin d’améliorer ma formation technique, je voulais devenir pilote professionnel. J’ai fait une centaine d’heures de vol avec un
instructeur extraordinaire. Finalement, je n’en ai jamais fait mon métier mais je continue de voler, le week-end, dans un club de Moscou. Il m’arrive d’y croiser de grands hommes d’affaires, des ministres…

« Les Russes ressemblent aux Bretons »

LCDR : Sous le charme de la Russie ?
B.K. :
J’aime beaucoup les Russes, je suis très à l’aise avec eux. Je pense qu’ils ressemblent aux Bretons, on se comprend. Il y a une certaine franchise chez eux, une vraie simplicité : ils vous devinent très facilement. Avec eux il est impossible de jouer un autre personnage. Ce n’est pas toujours facile de faire connaissance mais une fois qu’on est namis… Ce sont des gens qui tiennent parole.


LCDR : Comment c’était, les années 1990 ?
B.K. : Quand je suis arrivé, tout le monde avait besoin d’argent, les pilotes nétaient au chômage, ceux qui travaillaient n’étaient pas payés. C’était nl’aventure, ces années Eltsine, tout était permis. J’ai connu les années
sombres, où certes les Russes étaient enfin libres mais dans une anarchie complète. Ils étaient en train de réécrire l’Histoire, j’étais spectateur.


LCDR : Et maintenant ?
B.K. :
J’ai une confiance immense dans l’avenir de ce pays. Le développement de la Russie s’est accéléré, surtout depuis l’arrivée de Poutine. On est nombreux à penser, ici, que la Russie va dans le bon sens. Les Russes ont un potentiel incroyable, du savoir-faire à tous les niveaux, ce sont des gens pragmatiques avec un niveau d’études très élevé, notamment dans le domaine scientifique. Ceux qui ont connu le pays avant Poutine seront d’accord pour dire qu’il est méconnaissable et j’ai presque du mal à m’en souvenir. Pour les plus jeunes, c’est quasiment du domaine de
la science-fiction.


LCDR : Vous êtes optimiste…
B.K. :
Oui. Vous savez, les élites russes, contrairement à ce que l’on pense, ont une vraie vision à long terme. Ceux qui dirigent se projettent dans l’avenir, évaluent les débouchés, etc. Ils sont déterminés à aller vers une localisation de la production, comme au Brésil, alors que dans les années 1990, tout était importé, même le litre de lait ! Les fermes avaient été ravagées, les bêtes abattues, les peaux vendues… en quelques mois, il n’y avait plus rien. C’est en train de changer. Les Russes vont développer leur industrie.

« Je me sens plus en sécurité à Moscou que dans la capitale française »



LCDR : Vous prospectez vous-même en région ?
B.K. :
Moscovites… Dans les régions, on est terriblement bien accueilli. Rien que le fait de dire qu’on est Français, c’est tapis rouge ! Mais c’est pareil avec les Parisiens, ils sont beaucoup moins sympas que les Français de province. Cela dit, je me sens plus en sécurité à Moscou que dans la capitale française. La probabilité de se faire agresser ici, par rapport à Paris, est proche de zéro.



LCDR : Qu’est-ce que vous trouvez chez les Russes que vous ne trouvez pas ailleurs ?
B.K. : Ils
vont à l’essentiel. Par exemple, les Russes posent des questions que les autres ne posent pas. Ils vous demandent très rapidement « Est-ce que tu es heureux dans la vie ? ». Les Français attendront dix ans avant de vous le demander ! Ou alors, « Crois-tu en Dieu ? ». Et la famille a une place capitale dans leur vie. L’essentiel, quoi.

« Bernard-Henri Lévy qui compare la Russie avec la Corée du Nord, c’est scandaleux »



LCDR : Vous ne pensez que du bien de ce qu’il y a autour de vous, en somme.
B.K. :
Je ne vais pas non plus vous dire que le climat me ravit, après toutes ces années. Mais j’en ai marre de ces clichés qu’on véhicule en France et dans les médias sur la Russie. C’est affligeant ce qu’on entend. Bernard-Henri Lévy qui compare la Russie avec la Corée du Nord, c’est scandaleux et les gens finissent par le croire ! Dans mon village en Bretagne, il y en a qui pensent encore que je fais la queue par -25°C pendant quatre heures pour acheter de la viande. Et ça va durer !


LCDR : C’est à dire ?
B.K. : Il
faut beaucoup d’énergie pour démontrer que la Russie n’est pas celle que l’on voit dans les médias. C’est insupportable qu’après les attentats de Moscou en 2010, on entende à la télévision française : « Ils l’ont peut-être un peu cherché ». Pour qui se prend-on ? Dès que ça touche la Russie, le politiquement correct interdit aux journalistes de dire quelque chose de positif. Et la politique russe intéresse davantage les Français que les Russes eux-mêmes. Sauf qu’ils la comprennent mal ! Moi, ça fait longtemps que j’ai compris que les Russes n’en ont rien à cirer de la politique. La plupart de mes connaissances ne vont pas voter. Ce qu’ils veulent, c’est travailler, mener une vie tranquille, ne pas payer trop d’impôts. La stabilité avant tout.

Source : le courrier de Russie

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Le Latsa d’or

Le courrier de Russie à récemment publié une interview très intéressante de Anne Belvèze, je laisse mes lecteurs la consulter sur le site du journal en question, néanmoins je me permettrais d’en reproduire ici une partie à mon sens fondamentale.
Anne Belvèze: Elles (NDLR les femmes russes) ont sur le dos une forte pression familiale, c’est vrai. Plus vous montez dans la hiérarchie, moins il y a de femmes : 35% – alors qu’elles sont brillantes ! C’est une perte colossale pour l’entreprise. 
Les enfants ne sont pas des boulets, au contraire : c’est un bonheur, une motivation ! Et là, pour le coup, je sais de quoi je parle : les enfants sont là, ils nous portent, on a un rôle modèle à donner, surtout aux garçons.

Mazars, désormais, est devenue une vraie usine à bébés : on a un taux de natalité incroyable. Car on a pris certaines mesures : travail à distance, aménagement des horaires, congésmaternité… et plus ça va, plus les mères reviennent tôt de congé maternité.

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Voila sans aucun doute un exemple à suivre pour nombre d’employeurs.
Bravo Anne Belvèze,voila une femme française qui mérite définitivement le Latsa d’or 2011 ! :)

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Xavier Moreau sur les relations France-Russie (2)


Partie 1 ici
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