Russie: 1 adolescent sur 12 se suicide… Ou comment l’AFP et le Figaro se trompent ou mentent.

1

……… Selon Le Figaro et l’AFP…….

Vous n’y croyez pas?

Vous avez bien entendu raison, enfin voyons 10% des adolescents se suicideraient en Russie? Cela ferait plus de mort que pour la plupart des guerres…..

Relisons l’article ensemble:

2

Reprenons donc le titre: selon l’AFP et le Figaro » En Russie un adolescent sur 12 se suicide» soit 8,5% des adolescents.

Reprenons donc le contenu de l’article: «En Russie entre 19 et 20 adolescents sur 100.000 se suicident» soit en réalité  0,02% des adolescents.

J’ai ecrit qu’ils se trompent mais ne peut on penser qu’ils mentent tout simplement? Ceux qui ont un doute peuvent relire ceci.

Опубликовать в Google Plus
Опубликовать в LiveJournal

Posted on by admin in Articles en francais, Désinformation, Без рубрики 9 Comments

9 Responses to Russie: 1 adolescent sur 12 se suicide… Ou comment l’AFP et le Figaro se trompent ou mentent.

  1. RussianLover

    Le titre du Figaro est erronné, pas celui de l’AFP (Russie : un adolescent sur 12 tente de se suicider chaque année). Il suffit juste de voir que l’article distingue les tentatives de suicide (un adolescent russe sur 12) et les suicides effectifs (19 et 20 sur 100.000).

     
  2. Alexandre Latsa

    On peut l’imaginer, c’est pour cela que j’ai ecrit » l’AFP et le Figaro » …

     
  3. Sergeiegyp

    Спутник «Ямал-402» не вышел на расчетную орбиту _ttp://www.interfax.ru/news.asp?id=280005.
    По идее нашему руководству необходимо поступить попроще и без вариантов — спихнуть кому-нибудь всю нефть с газом, предприятия закрыть, рабочих пустить в расход, а самим смыться как можно скорее в Швейцарию.

     
  4. Gauthier

    En tout cas il y en a marre des titres racoleurs avec des contenus bidons, qui prolifèrent dans la presse française actuellement! Preuve de la tabloïdisation de la presse? Certainement.

     
    • Alexandre Latsa

      Oui exactement, disons que le but de la presse en ligne = attirer le maximum de clics pour augmenter le traffic..

       
  5. Svidzinskaya

    Oui. C’est un fléau qui touche plusieurs médias, et pas seulement en France.
    Le problème, c’est qu’en général, ce n’est pas le journaliste qui titre son article; Il y a, dans les salles de rédaction, des «experts» en ce domaine. Et parfois, certaines nuances échappent à ces «experts» et on se retrouve avec des titres aberrants.

    Combien de fois, dans la presse québécoise, anglaise, américaine, française, ai-je lu des titres ahurissants, pour finalement trouver un article beaucoup plus juste, nuancé et cohérent.

    Ceci étant dit, aux dires de ma copine, qui suit beaucoup les médias russes, ceux-ci sont également touché par ce «phénomène».

    Reste que tout ceci est désolant. Surtout considérant que bien des lecteurs ne font que lire les titres.

     
    • Alexandre Latsa

      Natasha (je pense c’est votre prénom?) cela m’intéresse, vous êtes dans le journalisme?

       
  6. Vladimir K

    Je ne peux que rejoindre les autres commentaires ici.

    Quoi qu’il en soit, rien de nouveau sous le soleil; l’information est une denrée commerciale, rien de plus.

    Le but des médias, c’est d’une part de nous vendre des larmes (c’est bien les larmes, ça ouvre les portefeuilles), et d’autre part de nous forger une opinion prémâchée… quitte à aller jusqu’au mensonge.

    — Les Pussy Riots sont un cas d’école; omission de leur glorieux passif, non vérification de la vidéo qui a été diffusée par toute la planète (personne ne s’étonne que la bande musicale ait été ajoutée) et pour finir «les Pussy Riots ont été jetées dans un goulag en Sibérie» (traduction bâclée de «kolonia»)

    Les titres sont par ailleurs très importants. Le lecteur moyen ne lira pas forcement tous les articles, mais imprimera inconsciemment les titres.

    (le foot/soccer ne m’intéresse pas, je ne lirai donc pas d’article sur le sujet, mais un titre qui dit qu’Évian a battu le PSG, je le vois même si je ne lis pas l’article.)

    Cela dit, je suis tout à fait d’accord avec Svidzinskaya que les médias russes ne sont pas en restes (j’ai déjà évoqué certains exemples ici). C’est donc un mal universel et ancien.

    Je me permets juste une petite remarque en aparté sur les statistiques en général.

    Depuis plus de dix ans que j’en fais, dans des secteurs aussi différents que l’industrie, des ministères ou des assurances, je n’ai jamais eu un seul cas où après un premier jet, le commanditaire (client) ne nous revenait pas insatisfait des chiffres et où il ne nous demandait pas de changer les critères pour obtenir des résultats qui lui convenaient plus.

    Voilà, c’est tout.

     
  7. Gauthier

    Le problème c’est que les médias perdent totalement leur rôle d’information. Auparavant il existait des articles de fond, fouillés et recherchés. Aujourd’hui, à part dans quelques journaux (le Monde Diplomatique est très bien sur ce point) qui font leur travail, la presse ne cherche plus que les profits. Avant: les profits par l’information, maintenant: les profits par tous les moyens possibles…

     

Add a Comment