Category Archives: Ruspatriation

Quelles régions de Russie dépendent le plus de l’argent du centre fédéral ?

Le facétieux président Tchétchène Ramzan Kadyrov a récemment publiquement justifié la présence de la république de Tchétchènie dans la fédération de Russie en expliquant que : “J’ai aussi pensé que nous avions besoin d’une Ichkérie séparée. Mais je jure qu’on ne pourra pas vivre trois mois. Nous n’avons ni gaz, ni pétrole, ni électricité sur le territoire tchétchène (…) la Russie dépense 300 milliards de roubles (3,5 milliards d’euros NDLA) par an pour maintenir. Sans la Russie, nous ne survivrons pas “.

Officiellement pourtant les aides du pouvoir central a la Tchetchenie se montaient à 26.4 milliards de dollars avant 2020 et ont en 2020 été augmentées à 120,6 milliards de roubles, la république ayant, comme une majorité de régions qui ont énormément souffert durant la crise de 2020 et ont du être soutenues financièrement par le pouvoir central.

Quelles sont les régions, les plus dépendantes du pouvoir central ?

Le système russe de relations interbudgétaires est complexe.

En le simplifiant et en prenant en compte par exemple combien d’argent en valeur réelle les budgets des régions et leurs fonds territoriaux d’assurance maladie obligatoire reçoivent du budget fédéral et du Fonds fédéral d’assurance maladie obligatoire, alors le classement est le suivant :

1/ Moscou
2/ Oblast de Moscou
3/ La Crimée
4/ Le Daguestan
5/ Le Kraï de Krasnodar
6/ Saint Petersbourg
7/ Le Bachokorstan
8/ La Iakoutie
9/ Le Tatarstan
10/ L’Oblast de Sverdlovsk
11/ La Tchechenie
12/ L’Oblast de Rostov
13/ L’Oblast de Tcheliabink
14/ Le Kraï de Krasnoiarsk
15/ L’Oblast d’Irkoutsk

Par habitants par sujet les classement est le suivant :
– La Tchoukotka
– Le Kamtchatka
– La Nénétsie
– L’Oblast de Magadan
– La Tiva
– La Iakoutie
– L’Altai
– La Birobidjan
– Sebastopol
– La Crimée
– Kaliningrad
– La Tchetchenie
– La Bouriatie
– La Carelie

Source

Photo du jour (03/01/2022)

Je suis à Chypre en vacances. Chypre c’est plein de russes qui fuient l’hiver et recherchent du soleil, et du calme. Et bien entendu, il y a aussi des Frussiens 🙂

L’hiver au bord de la méditerranée, le parfait complément d’une vie à Moscou ou dans la majorité de la Russie, hormis le sud bien sur.

Les Frussiens et les Frussiennes ont besoin de soleil et de lumière tout comme les russes.

Chypre c’est une bonne, simple et accessible alternative.

Une bonne alternative quand on habite Moscou, Saint-petersbourg, Nijni-Novgorod, Samara, Iekaterinbourg, Perm ou Iekaterinbourg.

Quand on est en Sibérie ou dans l’extrême orient, l’Europe et la méditerranée sont loin.Hors c’est appréciable de pouvoir se reposer :
– en Méditerranée
– en Europe
– dans le monde orthodoxe…

2022 c’est une année paire, la 3ieme année Covid et on y voit deja beaucoup plus clair.

2022 c’est l’année ou il faut penser Ruspatriation.

L’année ou il faut penser larguer les amarres et devenir un Ruspat et vivre en Russie.

Ruspatriez vous !

Bonne année 2022 à vous tous.#ruspatriation#Russie#Chypre

Retour du “journal d’un Frussien” le 08 janvier 2022.

Les 4 Russies

La Russie est 1 état fédéral de 85 sujets de différentes tailles, structures et composition, mais on peut distinguer au sein de ces 85 sujets 4 grands groupes principaux, 4 Russies, selon la théorie de la géographe Natalia Zubarevich.

La première Russie est celle du cœur de l’économie post-industrielle de la Russie, basée dans des villes telles que Moscou, Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg. C’est une Russie de 15 villes de plus d’un million d’habitants qui comprend 25% de la population et 35% de la population si on y intègre les villes de > 500 000 habitants elle englobe 35% de la population.
Au sein de cette première Russie Moscou et sa région pèsent pour 22% du PIB et Moscou, sa région et Saint Peterbourg comptent pour 15% de la population.
Cette première Russie comprend 2 villes capitales et est le centre politique de la Russie.
Dans ces deux villes la population de > 65 ans est de 25% ce qui est la moyenne russe.
C’est une Russie donc plus riche, connectée, moderne et dans laquelle la contestation politique est la plus importante, notamment chez les Moscobourgeois et les Peterbourgeois.

La seconde Russie est la Russie de villes industrielles de 25 000 à 250 000 habitants mais aussi de villes plus grandes telles que Cherepovets, Nijni Tagil, Magnitogorsk, Naberezhnye Chelny, Surgut qui ont des populations de 300 000 à 600 000 habitants, voir Togliatti qui a un peu plus de 700 000.
Ces villes industrielles ont un peu plus conservé une philosophie et un mode de vie soviétiques forts.
Ces villes comptent un grand nombre de cols bleus et d’employés du secteur public, et certaines villes sont mono-industrielles.
Entre 25% et 30% de la population russe vit dans cette « seconde Russie » et cette seconde Russie est moins contestataire politiquement et plus favorable au pouvoir.

Pour information la Russie comprend 1.115 villes.
– 15 villes de > 1 million d’habitants.
– 158 villes de 100.000 habitants à 1 million d’habitants.
– 942 villes de < 100.000 habitants.

La troisième Russie est le vaste territoire périphérique des villages, des villages semi-urbains et des toutes petites villes qui abritent 35% de la population russe.
Cette troisième Russie vit de la terre et est assez indifférente à la politique car le calendrier agricole n’est pas, ou est peu affecté par les changements au sommet.
Cette troisième Russie est une Russie de petites villes dépeuplées et de villages semi-urbains avec une population âgée, une Russie qui est dispersés à travers le pays.
Cette Russie est plus âgée, dans certaines petites villes les retraités constituent 35% de la population.

La quatrième Russie est celle des républiques moins développées du Caucase du Nord et, dans une moindre mesure, au sud de la Sibérie (les régions de Tyva et de l’Altaï) qui abritent moins de 6 % de la population totale du pays.
Ces républiques ont des cités et des villes, mais aucune d’elles n’a d’industrie réelle.
La Quatrième Russie est la plus corrompue, avec des combats acharnés entre les clans pour le pouvoir et les ressources et de nombreux conflits ethniques et religieux.
Cette « quatrième Russie » est encore jeune et ce sont notamment les régions dans lesquelles il y a le moins de russes.
La Quatrième Russie ne se séparera pas pour l’instant car elle est subventionnée par la première Russie et le centre politique.

Cette théorie de Natalia Zubarevich a 10 ans maintenant et bien sur les choses évoluent, mais globalement elle reste, en 2021 assez juste.

Régions de Russie en 2020 : classements, dynamiques et évolutions démographiques

RIA NOVOSTI a publié des données sur les régions russes.

Tout d’abord les régions les plus riches et les plus pauvres.

Pour établir ce classement, les analystes ont pris en considération divers critères économiques, à savoir le rapport entre le revenu médian des ménages et le coût d’un ensemble fixe de biens de consommation et de services, le montant mensuel moyen par habitant des dépôts et autres fonds collectés par les particuliers au sein des banques, la proportion de la population dont le revenu est inférieur au minimum vital et la proportion de familles pouvant acheter un appartement avec un prêt hypothécaire.
Les régions les plus riches sont les sujets administratifs riches via l’énergie mais aussi hors centres énergétiques que sont Moscou, Saint-Pétersbourg, Mourmansk et la région de Moscou.

Sans surprise pour les lecteurs de ce blog, les zones les plus pauvres sont les zones de la 4ieme Russie, le Caucase du nord et la Sibérie du sud.

Pour autant, quel est le volume des migrations intérieures en Russie (en million d’habitants) ? Le migrant intérieur moyen est âgé de 30 à 34 ans mais en 2020 sur 3,5 millions de migrants intérieurs on compte 2,4 millions de personnes en âge de travailler, 0,7 million plus jeunes que l’âge de travailler et 0,3 million plus âgés de 54 ans dont 34 hommes et 79 femmes de plus de 100 ans.

En 2020, quelles sont les régions qui ont connu le principal afflux migratoire intérieur.

  • Sébastopol
  • L’Oblast de Leningrad
  • Kaliningrad
  • L’Adyguee
  • L’oblast de Moscou
  • L’Oblast de Krasnodar
  • l’Oblast de Tioumen
  • l’Ingoushetie
  • La Crimée
  • l’Oblast de Kalouga

En 2020, quelles sont les régions qui ont connu le principal reflux migratoire intérieur.

  • La Tchoukotka
  • l’Oblast de Magadan
  • La république des Komi
  • L’Oblast de Mourmansk
  • Le Birobidjan
  • L’Ossétie du nord
  • Le Kraï de Khabarovsk
  • L’Oblast de Tomsk
  • L’Oblast d’Omsk

Malheureusement, ces dynamiques accentuent la concentration de populations dans la partie occidentale, dans le sud et autour et dans les deux capitales tandis que l’Est et le nord est, et donc l’est de l’Oural, se vide, malgré les zones énergétiques riches du grand est, surtout bien sur pour des raisons geo-climatiques.

Sur la période de 2018 / 2020 quelles sont les régions qui ont en %age connu la plus forte hausse de population ?
– Sébastopol
– République d’Ingouchie
– Région de Léningrad
– République tchétchène
– Région de Tioumen
– Région de Moscou
– République de Touva
– Région de Kaliningrad
– République du Daghestan
– République d’Adyguée

Aujourd’hui en Russie les zones les plus denses sont :
– Moscou : 4.945,5 habitants / km²
– Saint-Pétersbourg : 3.847,5 habitants / km²
– Sébastopol : 520,1 habitants / km²
– La région de Moscou : 173,5 habitants / km²
– L’Ingoushetie : 162,4 habitants / km²
– La Tchétchénie : 91,5 habitants / km²
– L’Ossétie du nord L 87,2 habitants / km²
– Le Kraï de Krasnodar : 75,2 habitants / km²
– La Crimée : 73,3 habitants / km²

География плотности населения России

Aujourd’hui en Russie les zones les moins denses sont :
– La Tchoukotka : 0,07 habitants / km²
– La nénétsie : 0,15 habitants / km²
– L’Oblast de Magadan : 0,30 habitants / km²
– La Iakoutie : 0,32 habitants / km²
– Le Kraï de Kamtchatka : 0,67 habitants / km²
– La Iamalie : 0,71 habitants / km²
– Le Kraï de Krasnoiarsk : 1,21 habitants / km²
– Le Kraï de Khabarovsk : 1,67 habitants / km²
– Tiva : 1,94 habitants / km²
– Komi : 1,97 habitants / km²

Dans les trois dernières années quelle est l’évolution de la population des villes ?

Les villes qui ont vu le plus de croissance démographique sont :
– Krasnodar
– Ekaterinbourg
– Moscou
– Kazan
– Rostov sur le don
– Saint-Pétersbourg

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Les villes qui ont vu le moins de croissance démographique sont :
– Omsk
– Samara
– Tcheliabinsk
– Volgograd
– Nijni-Novgorod
– Perm

Sur 2020, quelle est la tendance ?

Krasnodar et Iekaterinbourg sont en tête des croissances démographiques.

Les villes qui ont perdu en %ge le plus de population en 2020 sont
– Omsk
– Samara
– Tcheliabinsk
– Voronej
– Nijni-Novgorod
– Perm

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Nouvelle réglementations pour les étrangers en Russie au 29/12/2021

La loi du 01/07/2021 n° 274-FZ a introduit de nouvelles obligations pour les travailleurs étrangers qui se rendent en Russie,et ce à compter du 29 décembre 2021.  

Cette loi s’applique :
– Aux citoyens étrangers arrivant en Russie pour le travail
– Aux étrangers qui sont arrivés en Russie sans but de trouver un emploi, mais pour une période de plus de 90 jours 
– Aux étrangers qui, présents en Russie, y font une demande de Patent ou de permis de travail.  

Désormais les étrangers devront passer par
– Une prise d’empreintes digitales
– Une identification biométrique (photographie)
– Un examen médical pour confirmer l’absence d’infections dangereuses qui représentent un danger pour les autres (y compris le VIH et Covid) ou encore l’usage de stupéfiants ou de substances psychotropes sans prescription médicale.

Les citoyens étrangers arrivant en Russie pour le travail doivent s’exécuter dans les 30 jours suivant leur arrivée, tandis que les étrangers qui sont arrivés en Russie sans but de trouver un emploi, mais pour une période de plus de 90 jours doivent eux s’exécuter dans les 90 jours suivant leur arrivée.

L’enregistrement des empreintes digitales et la photographie devront être effectués une seule fois, tandis que l’examen médical – à chaque nouvelle entrée en Russie.

Les citoyens biélorusses et les étrangers de moins de 6 ans sont exemptés de ces procédures qui sont des : “innovations visant à améliorer la sécurité sanitaire et épidémiologique‘.   Suite à cela, les étrangers concernés se feront donner un certificat sous forme d’une carte plastique avec un numéro unique, le nom, prénom, patronyme, date de naissance et sexe du ressortissant étranger ainsi que sa nationalité.

La carte contiendra également une puce contenant elle des informations sur le citoyen étranger accessibles en mode “sans-contact” (s’agira t’il d’un QR Code ?) et notamment les données des empreintes digitales ainsi qu’une photographie 30×40 du citoyen étranger.

Quelles sont les grandes villes les plus enneigées de Russie ?

Yandex, le Google russe, a publie une étude via son système météorologique mesurant la “neigosité” ou plutôt l’enneigement 😉 des grandes villes russes sur les 10 derniers hivers.

Les hivers les plus enneigés au cours des dix dernières années ont été à Tcheliabinsk dans l’Oural avec une couverture neigeuse au cours de l’hiver qui y dépasse en moyenne 180 cm.

Ensuite dans le classement

2/ Perm – 143 cm
3/ Nijni Novgorod – 126 cm
3/ Oufa – 120 cm
4/ Ekaterinbourg – 118 cm
5/ Kazan – 118 cm
6/ Moscou – 114 cm
7/ Samara – 114 cm
8/ Krasnoïarsk – 114 cm
9/ Novossibirsk – 110 cm
10/ Omsk – 100 cm
12/ Voronej – 97 cm
13/ Saint-Pétersbourg – 86 cm
14/ Volgograd – 66 cm
15/ Rostov-sur-le-Don – 46 cm.

Pour une saison distincte, le record de l’épaisseur des chutes de neige appartient également à Tcheliabinsk : durant l’hiver 2013/14, la couverture neigeuse a atteint 240 cm.

Le jour le plus enneigé de la dernière décennie était à Volgograd : le 11 décembre 2013, 31 cm de neige y sont tombés en 24 heures.

YandexPogoda a également découvert dans quelles villes la première neige tombe en premier et en moyenne sur les 10 dernières années, les premiers russes habitants de ville millionnaires a voir la neige sont les habitants de Tcheliabinsk, Ekaterinbourg, Omsk et Krasnoïarsk en moyenne durant la deuxième quinzaine de septembre.

La neige arrive le plus tard en moyenne à Volgograd et Rostov-sur-le-Don (en novembre).

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Russie : lancement d’une base de données électronique unifiée d’animaux abandonnés

Une base de données électronique unifiée d’animaux abandonnés devrait être achevé à Moscou fin novembre 2021. Le prototype de cette base de données sur les animaux sans-abri a été proposé et développé en 2020 par les participants au hackathon en ligne Digital Transformation Leaders sous parrainage de Sberbank.

Elle sera basé sur la technologie d’enregistrement automatisé des animaux dans les refuges qui permettra au personnel des refuges et aux bénévoles de simplifier les formalités administratives et les rapports, afin d’assurer le contrôle de la bonne garde des animaux.
Les profils personnels comprendront des informations sur le type, le sexe, le poids, la couleur, l’âge estimé et l’état de santé de chaque animal ainsi que des informations sur les vaccinations, les traitements contre les parasites et autres documents vétérinaires.

À l’avenir, la base de données sera introduite dans le système vétérinaire automatisé (VetAS),permettra de créer un catalogue public des animaux des refuges, publié sur le portail mos.ru, pouvant être utilisé par tous ceux qui souhaitent trouver un animal domestique pour l’adopter et qui

La version pilote du projet est testée dans les refuges de Zelenograd et Zorasvet qui contiennent 450 chats et 1.200 chiens contre 17 000 dans tous les 13 refuges de la capitales.

Depuis 2010, plus de 28 000 animaux des refuges de la ville ont trouvé leur foyer.

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