Soros, Maïdan et les Gilets Jaunes

Les #GiletsJaunes sont-ils le premier mouvement à utiliser les méthodes des révolutions colorées mondialistes pour rejeter ce même mondialisme Read more

Движение «Жёлтые жилеты», свидетельство французского раскола

В то время как Франция переживает невиданную на протяжении более полувека волну исторических протестов, анализ этого движения вызвал множество реакций, часть из которых ― ошибочна, поскольку основывается на том, что это движение вовсе не стихийное, а поддерживается из-за рубежа. Чтобы оценить события осени и декабря 2018 года во Франции, необходимо понять причины происходящего, а они сложны для понимания, Read more

Interview pour Al Jazeera sur Vladimir Poutine

Est-ce que l'Europe a raison de se méfier de Vladimir Poutine ? pic.twitter.com/q2e4lP5iPG — AJ+ français (@ajplusfrancais) 30 novembre Read more

Automne 2018 ~ Réflexions sur les Gilets Jaunes

Automne 2018 ~ Réflexions sur les Gilets Jaunes Habiter hors de France permet de prendre de la distance. Habiter hors de France, et en Russie, permet de mieux comprendre ce qui se passe et surtout ce qui devrait se passer en Read more

Articles en francais

Go Medvedev !

Le 10 09 2009, dans un article intitulé «en avant la Russie (Россия, вперед!)«, le président Medvedev à mis en exergue certains défauts de la société Russe et incité le peuple à plus d’autonomie et de volonté.
Curieusement, cette prise de position du président Russe pourtant fondée, objective et saine (refus de la corruption, rejet de la surdépendance du pays aux matières premières, nécessité d’une économie dynamique basée sur l’entreprise privée et l’initiative personelle, appel aux citoyens à agir civiquement et prendre leur destin en main, volonté de faire de la Russie un pays moderne et d’avenir .. etc etc) a entrainé une ‘vague’ de commentaires très négatifs dans la presse Francaise.
Principal axe de cette énième campagne de propagande Anti Russe : une hypothétique concurrence en Medevedev et Poutine, le premier se rebifferait contre le second (!?) (lire encore ici ou la). On a même lu que cette «critique contre son propre pays» serait en fait une «critique contre son prédecesseur» (!)
On ne peut que s’étonner de cette analyse sommaire et barbare d’un article probablement encore mal traduit par des journalistes ou incompétents, ou mal intentionés. En effet, la dénonciation de ces «maux» par Medvedev est strictement la même que font la grande majorité des journalistes (critiques envers la Russie) à longueur d’année ! On se demande pourquoi lorsque les correspondants du point ou de libération critiquent la corruption en Russie cela est fondé alors que quand Medvedev le fait, ces mêmes journalistes y voient uniquement un effet d’annonce ou une critique du système Poutine!
Le même type de schéma a existé pour la «lutte contre les oligarques» dans les années 1990. La presse Francaise décriait à longueur d’articles ces nouveaux riches (illicites) arrogants qui rachetaient la côte d’azur et lorsque Vladimir Poutine à commencé à les mettre «à l’ombre» cette même presse s’est déchainée contre lui, allez comprendre …
Le discours de Medvedev dans cet interview est «dur», «rude» et «impitoyable» mais juste. Il y dénonce :
- Une corruption trop généralisée;
- Le grave retard économique;
- L’absence totale de société civile et le faible niveau d’organisation et d’autogestion de la population;
- L’irresponsabilité de nombreux responsables;
- La trop grande attente des citoyens envers l’état;
- Les problèmes liés à la démographie et l’alcoolisme;
………….
Medvedev reprend les cinq priorités qu’il avait déjà définies auparavant, et qui serviront de «vecteurs stratégiques de la modernisation économique». Ce sont :
- La production d’énergies nouvelles (notamment le nucléaire);
- Le secteur traditionnel du transport (infrastrucure) et de l’énergie;
- Les nouvelles technologies spatiales et de l’information,
- Les technologies médicales;

- La chasse aux gaspillages;

Le président en outre soulève certaines questions «clefs»:

«Devons-nous traîner vers l’avenir une économie primitive basée sur les matières premières, une corruption endémique, notre vieille habitude de compter sur l’Etat, sur l’étranger, sur une +doctrine universelle+, sur n’importe quoi sauf sur nous mêmes? La Russie chargée de tels fardeaux a-t-elle un avenir?»

« La crise économique mondiale a montré que «les choses ne vont franchement pas très bien» pour la Russie, qui n’a pas réussi «ces vingt dernières années à se débarrasser d’une dépendance humiliante des matières premières» et dont l’économie «ignore comme à l’époque soviétique les besoins de l’Homme «.

Pourtant dans le même temps voila les déclarations de Vladimir Poutine, occultées par nos médias :

» Il n’y aura pas de concurrence entre nous en 2012. Nous nous mettrons d’accord, parce que nous sommes des gens de même sang et que nous partageons les mêmes vues politiques.» (source)

ou encore (5 jours après l’article ci dessus) :

» L’état de la culture technologique est à un niveau très bas dans notre pays. Pour cela, il faut payer un prix, non seulement en versant de l’argent mais aussi, malheureusement, par des vies humaines»
(source)

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liquider la racaille terroriste


» Je vais liquider la racaille terroriste «

Source

Dimitri Anatolievitch Medvedev, 10/06/2009

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L’Atlantisme est révolu

LA phrase à retenir prononcée par le président Russe lors du sommet de Khabarovsk, une ville située à plus de 8.000 kilomètres (sept fuseaux horaires) à l’est de Moscou : «l’atlantisme comme seul principe historique est révolu«.

 

 

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Réarmer pour mieux se protéger ?

» Les tentatives d’élargir les infrastructures militaires de l’Alliance de l’Atlantique Nord à proximité des frontières de notre pays se poursuivent.
- Une analyse de la situation militaire et politique dans le monde montre qu’un sérieux potentiel de conflit demeure dans plusieurs régions du monde.
La menace de crises locales et de terrorisme internationale persiste également. Tout cela implique de mener une modernisation de qualité de nos forces armées qui doivent acquérir une nouvelle architecture prometteuse et, pour cela, malgré les difficultés financières courantes, les conditions sont réunies «.
source RIA Novosti

***

Ya t’il un lien avec les manoeuvres en Norvège de 7.000 soldats de l’OTAN , ce mardi 17 mars, dans une simulation d’invasion de l’arctique et de sécurisation des champs pétroliers ?
(source)

A lire également «l’OTAN en guerre en Arctique» ?

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La Russie a fait progresser "l’Europe européenne"

Jeu, set et match pour Moscou. A l’occasion du sommet Union européenne/Russie, qui a eu lieu le 14 novembre à Nice, la Russie a obtenu la réouverture, dès le 2 décembre, des négociations de « l’accord de partenariat et de coopération (APC) » — « suspendues » le 1er septembre afin de sanctionner sa guerre contre la Géorgie –, alors même que son président, Dmitri Medvedev, n’a pas caché qu’il considérait que le dossier géorgien était désormais clôt.
Mieux, le président russe a reçu l’appui de l’Union bruxelloise pour qu’une négociation sur la future architecture de sécurité européenne s’engage dès 2009 afin d’aboutir à un « traité de sécurité européenne », une vieille idée russe dont le but premier est de paralyser le déploiement du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque. Medvedev est reparti content de la côte d’Azur… Certes, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, a insisté, lors de la conférence de presse finale, sur le fait que la Russie n’avait pas encore entièrement appliqué les « engagements pris » et qu’il fallait « qu’il y ait des progrès dans le retrait des forces russes », notamment dans les régions auparavant sous contrôle géorgien (Pérévi et Akhalgori en Ossétie du sud et les gorges de Kodori en Abkhazie). Medvedev, impavide, lui a répondu qu’il estimait que « le plan Medvedev/Sarkozy avait été mis en œuvre complètement ». Ironique, il a souligné que la « Russie respectait l’intégrité territoriale de la Géorgie compte tenu de la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud », une reconnaissance unilatérale, condamnée, sans succès, par les vassaux européens de l’Amérique… Sarkozy a néanmoins affirmé que le « président (russe) m’a dit qu’il ferait tous ses efforts pour trouver une solution et qu’on essaie d’avancer pour qu’il n’y ait plus d’irritants, formule habituelle des diplomates, entre l’UE et la Russie ». Il faut donc une certaine dose d’aveuglement pour imaginer que les négociations de Genève sur le futur statut de la région déboucheront sur autre chose qu’une consolidation du statu quo. On comprend que Nicolas Sarkozy insiste sur le fait que le problème de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie n’a pas commencé le 8 août 2008 et qu’on ne peut demander aux Européens plus qu’un retour au statu quo ante… Medvedev, lui, voit la preuve dans « l’agression géorgienne » que les « mécanismes de sécurité en Europe ne sont pas parfaits » et il se réjouit que les Européens se soient ralliés à son idée de « traité global de sécurité » telle qu’il l’a présenté à Berlin le 5 juin dernier. La Russie, pour bien faire comprendre aux Européens que la sécurité du continent était aussi son affaire, a utilisé la manière forte en menaçant, la semaine dernière, de déployer des missiles Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad en réponse au bouclier antimissiles américain. Nicolas Sarkozy a reçu le message et a plaidé pour que Moscou s’abstienne « tant que nous n’aurons pas discuté d’une sécurité pan-européenne ». Le chef de l’Etat s’est engagé à convoquer d’ici à la mi-2009 une conférence dans le cadre de l’OSCE « pour poser les bases de la future sécurité européenne »: les Etats-Unis seront donc présents, mais pas l’Alliance atlantique. Le but ultime de Moscou est d’éloigner les Américains du vieux continent au profit d’un partenariat russo-européen pouvant déboucher sur une indépendance réelle de l’Europe. Pourquoi les Bruxellois ont-ils ainsi cédé face aux Russes? Tout simplement parce qu’ils savent qu’il n’y a pas d’autres solutions: «l‘avenir passe par l’économie, pas par les missiles«, a justifié José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission. Une déclaration de paix qui ne fait que dissimuler le fait que les Bruxellois n’ont justement pas de missile… En clair, l’Union n’a à sa disposition que le «soft power», le «hard power» appartenant aux Russes et aux Américains. Nice marque le retour du principe de réalité: l’Union bruxelloise n’a pas d’autre choix que de s’entendre avec Moscou. Et c’est heureux pour l’avenir du continent. Source : toutsaufsarkosy.com
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Dmitri Medvedev prône un monde multilatéral en 5 points

Tout d’abord, la Russie reconnaît la primauté des principes fondamentaux du droit international, qui définissent les relations entre les peuples civilisés. Nous construirons nos relations avec d’autres pays dans le cadre de ces principes et de ceux du droit international.

Deuxièmement, le monde doit être multi-polaire. Un seul pôle-monde est inacceptable. La omination est quelque chose que nous ne pouvons pas permettre. Nous ne pouvons pas accepter un ordre mondial imposé par un pays qui prendrait toutes les décisions, fut t’il aussi puissant et influent que États-Unis d’Amérique. Un tel monde est instable et sources de conflits.

Troisièmement, la Russie ne veut pas la confrontation avec d’autres pays. La Russie n’a pas l’intention de s’isoler. Nous allons développer des relations amicales avec l’Europe, les États-Unis et d’autres pays, autant que possible.

Quatrièmement, la protection de la vie et la dignité de nos citoyens, où qu’ils se trouvent est une priorité incontestable pour notre pays. Nos décisions de politique étrangère seront basée sur cette nécessité. Nous allons également protéger nos interêts économiques à l’étranger. Il doit être clair pour tous que nous répondrons à toute acte d’agression commis contre les nôtres.

Cinquièmement, comme c’est le cas des autres pays, il y a des régions dans lesquels la Russie a des intérêt privilégiés. Ces régions abritent des pays avec lesquels nous partageons des relations historiques particulières et avec lesquels nous sommes liés, comme avec des amis ou de bons voisins. Nous accorderons une attention particulière à nos travaux dans ces régions et à construire des liens d’amitié avec ces pays, et nos proches voisins.

Ce sont les principes que je suivront dans l’exécution de notre politique étrangère.

*


First, Russia recognises the primacy of the fundamental principles of international law, which define the relations between civilised peoples. We will build our relations with other countries within the framework of these principles and this concept of international law.

Second, the world should be multi-polar. A single-pole world is unacceptable. Domination is something we cannot allow. We cannot accept a world order in which one country makes all the decisions, even as serious and influential a country as the United States of America. Such a world is unstable and threatened by conflict.

Third, Russia does not want confrontation with any other country. Russia has no intention of isolating itself. We will develop friendly relations with Europe, the United States, and other countries, as much as is possible.

Fourth, protecting the lives and dignity of our citizens, wherever they may be, is an unquestionable priority for our country. Our foreign policy decisions will be based on this need. We will also protect the interests of our business community abroad. It should be clear to all that we will respond to any aggressive acts committed against us.

Finally, fifth, as is the case of other countries, there are regions in which Russia has privileged interests. These regions are home to countries with which we share special historical relations and are bound together as friends and good neighbours. We will pay particular attention to our work in these regions and build friendly ties with these countries, our close neighbours.

These are the principles I will follow in carrying out our foreign policy.

*

Первая позиция: Россия признаёт первенство основополагающих принципов международного права, которые определяют отношения между цивилизованными народами. И в рамках этих принципов, этой концепции международного права, мы и будем развивать наши отношения с другими государствами.

Второе, мир должен быть многополярным. Однополярность – неприемлема. Доминирование – недопустимо. Мы не можем принять такое мироустройство, в котором все решения принимаются одной страной, даже такой серьезной и авторитетной, как Соединённые Штаты Америки. Такой мир неустойчив и грозит конфликтами.

Третье, Россия не хочет конфронтации ни с одной страной. Россия не собирается изолироваться. Мы будем развивать настолько, насколько это будет возможно, наши дружеские отношения и с Европой, и с Соединёнными Штатами Америки, и с другими странами мира.

Четвёртое, безусловным приоритетом является для нас защита жизни и достоинства наших граждан, где бы они ни находились. Из этого мы будем исходить при осуществлении своей внешней политики. Мы будем также защищать интересы нашего предпринимательского сообщества за границей. И всем должно быть понятно, что если кто-то будет совершать агрессивные вылазки, тот будет получать на это ответ.

И, наконец, пятое. У России, как и у других стран мира, есть регионы, в которых находятся привилегированные интересы. В этих регионах расположены страны, с которыми нас традиционно связывают дружеские, добросердечные отношения, исторически особенные отношения. Мы будем очень внимательно работать в этих регионах и развивать такие дружеские отношения с этими государствами, с нашими близкими соседями. Вот из этого я буду исходить при осуществлении нашей внешней политики.

Что же касается будущего, то оно зависит не только от нас – оно зависит и от наших друзей, от наших партнёров по международному сообществу. У них есть выбор.

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Medvedev : 1 UE : 0

KHANTY-MANSIISK, 28 juin — RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a dénoncé samedi à Khanty-Mansiisk (Sibérie) les spéculations politiques autour de la vie des ethnies finno-ougriennes en Russie
Extraits :

«En règle générale, les critiques émanent de ceux qui n’ont qu’une idée superficielle de la vie des Finno-Ougriens en Russie, mais taisent les faits réels d’assimilation accélérée observés dans certains pays européens»

» Beaucoup de pays européens, font face à des conflits interethnique et à des flux migratoires, souvent incontrôlables».

«Dans tous les cas de figure, ces modèles devraient reposer sur le respect mutuel et la prospérité de toutes les cultures, langues, coutumes et traditions spirituelles nationales«.

«En Russie, les peuples finno-ougriens ont toujours été un élément organique de la mosaïque ethnoculturelle russe, ils ont activement participé à la consolidation de l’Etat russe, à la mise en valeur d’immenses richesses naturelles et à l’industrialisation du pays«.

Le président russe a enfin prôné le dialogue interculturel, clé de voûte selon lui de la coexistence pacifique au sein d’une Russie multiethnique. «Le parcours historique de la nation russe repose largement sur la richesse et la préservation d’un milieu multiethnique et multiconfessionnel, sur l’expérience séculaire de la coexistence pacifique de plus de 160 ethnies au sein d’un Etat. Cette unité a permis à la nation russe de surmonter pas mal d’épreuves, et elle demeure jusqu’à présent un élément important de lutte contre les manifestations d’extrémisme, de nationalisme et d’intolérance religieuse«, a résumé M. Medvedev.

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Dmitry Medvedev nouveau sex symbol ?

On se souvient de la vidéo qui avait accompagné la nomination de Vladimir Poutine :

Le nouveau président Dimitri Medvedev à désormais lui aussi «sa» vidéo Glamour, qui a dit qu’il n’y avait pas un changement de style majeur au Kremlin ? :-)

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За Медведева ! За Россию !

Lionel Barber, rédacteur en chef du Financial Times, Neil Buckley, chef du bureau de Moscou, et Catherine Belton, correspondante à Moscou, ont interrogé Dmitri Medvedev, nouveau président de la Fédération de Russie, au Kremlin, à Moscou, le 21 mars 2008. Le texte n’étant pas encore disponible sur le site du Kremlin (Mr Medvedev ne prenant officiellement ces fonctions qu’en mai 2008), vous pouvez trouver l’original de la version, en Anglais, sur le site du Financial Times, ici.

**

FINANCIAL TIMES: Monsieur le Président, quelles seront vos trois priorités lorsque vous prendrez fonction ?  
DMITRY MEDVEDEV: Je pense que ces priorités sont complètement évidentes. La principale est de poursuivre l’évolution sociale et économique qui a émergée et évoluée de façon positive dans notre pays ces dernières années. L’objectif est de continuer à améliorer la qualité de vie de tous les citoyens russes. Nous avons réussi à retourner la situation économique — nous sommes devenus un état beaucoup plus «fort» dans ce domaine. La Russie a rejoint les sept plus grosses économies en termes de pouvoir d’achat, mais ce n’est pas tout. Le principal défi est maintenant de traduire ces succès économiques dans des programmes sociaux visant à montrer que le développement de l’économie améliore la vie de chaque citoyen russe. Ces derniers temps, nous avons commencé à mettre en oeuvre certains programmes sociaux dans les domaines de l’éducation et des soins de santé, et je crois qu’il est très important de maintenir et de développer ces programmes, de moderniser la santé et l’éducation, de rendre possible l’amélioration des conditions de logements des citoyens, ce qui est très important. Enfin, la Russie a établie et continuera à menée une politique étrangère équilibrée, de non confrontation, dans le but de défendre ses propres intérêts, de sorte à contribuera à rendre le monde plus «sûr». Ainsi, il existe plusieurs priorités — maintenir la stabilité économique, à développer les libertés économiques, afin de promouvoir des programmes sociaux et de veiller à ce que la Russie maintienne sa position dans le monde.
  
FT: L’économie mondiale se ralentit. Nous avons une crise financière en Amérique. Il existe un risque de la chute des prix du pétrole. Est ce que l’économie russe s’attend à une «douche froide» cette année?
DM
: Je suis certain que nous nous sommes nous préparés de façon adéquate contre les différents problèmes qui sont apparus sur les marchés financiers mondiaux. Ce qui nous rend confiant, c’est que pendant les huit dernières années, nous avons réussi à créer un système macro-économique stable. Nos réserves financières, nos réserves d’or et de devises, sont plus élevés que jamais, ce qui reflète l’état général des affaires dans l’économie russe. Donc, à cet égard, nous sommes assurés contre les fluctuations survenant sur les produits et les marchés boursiers, même si nous ne sommes jamais totalement à l’écart des événements complexes qui surgissent du système économique mondial.
La Russie a une économie ouverte aujourd’hui et nous avons besoin de penser à cela. Que pouvons-nous faire contre la crise financière mondiale? Seul un management sage et réfléchi des politiques financières nationales, permettrait de pallier les problèmes surgissant sur les marchés financiers mondiaux. Nous devons veiller à la stabilité de tous les indices financiers, et de nos indices russe. Nous devons nous assurer que notre budget est équilibré et lutter contre toute dépense inconsidérée. Et nous devons aussi penser à la façon de renforcer nos propres marchés boursiers qui sont aujourd’hui des îlots de stabilité dans l’océan mondial de la tourmente financière. Les investisseurs étrangers s’intéressent à la Russie et le marché d’action est plus élevé que jamais ! Nous nous félicitons de ce type d’investissement. Bien évidemment, nous devons veiller à ce que nos dépenses internes n’aillent pas au-delà des possibilités existantes, et nous assurer que nous maintiendrons notre situation de stabilité macro-économique. Il s’agit également d’un projet ambitieux. Et nous faisons tous les efforts possibles pour y arriver. Mais l’inflation reste un problème assez sérieux pour l’économie russe, même si cela est aussi un problème pour de nombreux autres pays. Nous devons supprimer la poussée inflationniste qui s’est développée dans notre économie vers la fin de l’année dernière. Cette poussée est en fait une conséquence de l’intégration de l’économie russe dans l’économie mondiale. Il s’agit d’un prix que nous sommes essentiellement payer pour notre présence dans le club des grandes puissances économiques mondiales. Naturellement, il existe d’autres facteurs qui contribuent à notre inflation, en particulier, nous n’avons pas encore une pleine échelle du marché intérieur des produits alimentaires. Nous sommes obligés d’acheter de nombreux produits alimentaires en provenance de l’étranger, et étant donné la façon dont les prix sont à la hausse sur les marchés mondiaux des produits alimentaires, cela impacte directement sur les prix chez nous.  
FT: Avez-vous donc appuyé le gel des prix des produits alimentaires de base? DM: A proprement parler, il était, et est toujours, impossible de geler les prix au sens strict ! En effet, des accords ont été signés à la fin de l’année dernière au sujet du niveau des marges brutes utilisées par les détaillants, afin de ne pas dépasser des limites raisonnables du marché, mais pas plus que cela. Tout d’abord, ces décisions ont été adoptées non pas par des actes d’Etat ou de gouvernement, il s’agissait d’accords entre les vendeurs et les producteurs des produits agricoles. Deuxièmement, Cela ne concerne cependant que de 10 à 15% des produits agricoles. Le problème réside également dans le fait que les produits alimentaires tout à fait tenir une place importante dans le panier moyen Russe- un fait que nous ne pouvons ignorer. La conclusion est simple: nous avons besoin de développer notre propre économie et notre propre agriculture.
 
FT: Vous disposez d’un très important partenariat avec Vladimir Poutine. Alors, qui aura le dernier mot?
DM
: Je pense que le point n’est pas de savoir qui dit le dernier mot, mais ce que à quoi le système politique et juridique de la Fédération de Russie ressemble. Ce système définit très clairement les domaines de compétence respectifs des deux principaux niveaux de pouvoir, celui de la présidence et l’exécutif — ce que je veux dire est la portée réelle du président et du gouvernement. C’est la Constitution elle-même qui prédétermine la réponse à la question de savoir qui prend les décisions sur les questions. C’est le président qui définit les grandes orientations de politique intérieure et étrangère. Il est le commandant en chef, il rend des décisions fondamentales sur la formation de l’exécutif. Il est le garant des droits et libertés des citoyens russes. Le gouvernement a son propre et très large domaine de compétence. C’est le gouvernement qui chapeaute l’ensemble des activités économiques, en adoptant les décisions les plus importantes dans le domaine de l’économie. Le gouvernement à une compétence est assez vaste et sa structure comprend un nombre considérable d’organes exécutifs. Le gouvernement a de nombreuses tâches, complexes, vastes et difficiles. En d’autres termes, c’est tout simple. La Russie est une république dotée d’un fort pouvoir exécutif.
 

FT: Nous sommes à un point unique dans l’histoire russe. Un dirigeant populaire a volontairement renoncé au pouvoir, dans les délais et l’a transféré à un nouveau successeur. Cela ne s’est jamais produit auparavant. Mais la Russie ne dispose pas d’une heureuse histoire de deux personnes qui dirigent le pays en même temps. Pourquoi êtes-vous si confiant qu’elle fonctionne?
DM
: Je suis d’accord avec votre première déclaration, mais je ne peux pas accepter les autres. Quant au fait que c’est une situation unique, vous avez raison. L’histoire de la Russie connaît pratiquement pas d’exemples de réussite d’un chef qui à l’apogée de sa popularité à «transféré» le pouvoir et a occupé un autre poste. Mais le Président Poutine a dit depuis le début qu’il allait respecter strictement la Constitution de la Russie et ne pourrait occuper son poste que pour deux mandats. Cela signifie que la Russie voit la formation d’une véritable tradition de respect de toutes les procédures qui découlent de la Constitution et d’autres lois. Le président en exercice est un bon leader et est prêt et apte à continuer à travailler pour faire progresser le développement de notre pays, de faire en sorte que notre développement se poursuive de la façon engagée il y a 8 ans ! C’est pourquoi ce tandem, ou cette équipe de deux personnes, a été formé entre le candidat à la présidence et le président russe comme un possible futur premier ministre. Je suis certain que notre tandem se révélera absolument efficace. Mais ce que je ne puis être d’accord avec votre affirmation est dans le fait qu’un «tandem» qui dirige la Russie ait quelque conséquence négative que ce soit.
Chaque branche du pouvoir doit faire face à son propre travail. Le président est garant de la constitution. Il exerce les pouvoirs que nous venons de décrire. Le gouvernement s’occupe de ses affaires. Cela est parfaitement normal. Nous ne sommes pas surpris de voir d’anciens chefs de gouvernements dans un certain nombre de pays européens ensuite occuper des postes de vice-premiers ministres ou ministres des Affaires étrangères en dépit de leur grande popularité personnelle. Donc, je pense que la façon dont nous pouvons garantir une situation politique normale, et de continuer avec succès sur la voie que nous nous sommes fixé il ya quelque temps, c’est par l’observation de la loi, fondée sur la théorie de la séparation des pouvoirs.  

FT: Dans votre discours important à Krasnoïarsk vous avez parlé de l’importance de la liberté dans tous ses aspects. Peut-on donc s’attendre à un dégel, un certain assouplissement des restrictions sur les médias et la politique générale?
DM
: J’ai bien dit pratiquement la même chose que j’ai dit il y a un an à Davos — à savoir, la liberté est meilleure que la non-liberté et je crois que c’est le tout-principe important de la vie de toute société et de tout système politique. Parlant des médias, je pense que les huit dernières années ont vu nos médias parcourir un long chemin. De piètres médias qui servaient les interets de différents groupes d’entreprises, ou même d’individus distincts, ils sont aujourd’hui devenu une puissance réelle.
Du plutôt faibles et flétries médias qui servait les intérêts de différents groupes d’entreprises, ou simplement des individus distincts, ils ont transformé en une puissante force sociale. Il ya huit ans, la capitalisation de l’ensemble des médias, était en deçà de 1 milliard $. Je pense que maintenant nous parlons de dizaines de milliards de dollars, 50 milliards de dollars au moins, c’est comme cela que je estimer la valeur du marché des médias dans la Fédération de Russie. Qu’est-ce que c’est si ce n’est le renforcement de la position des médias? Et ceci est très important, pour le marché des médias modernes qui — et vous le savez mieux que moi — se développe très rapidement. Et à moins que l’on investisse dans de nouvelles technologies, on ne peut ne pas suivre son temps, et perdre ses lecteurs et de spectateurs. Par exemple, le FT, pour autant que je le sache, a non seulement une version papier, mais, naturellement, aussi un support électronique, en mettant tout ce qui est publié dans le journal sur Internet. Aussi est possible l’ajout de fichiers vidéo et audio, via YouTube et ainsi de suite. Cela requiert de l’argent, cela exige des efforts. Je suis très heureux que nos grands médias, électroniques et imprimés ont eu la possibilité d’opérer dans cet espace global. Je peux vous en parler par exemple à travers l’évolution de ma matinée classique. Elle commence sur mon PC pour vérifier l’actualité. Je regarde les sites de nos grandes chaînes de télévision, dont certaines disposent déjà des principaux sujets d’actualité. Je regarde les sites des principaux médias russes et étrangers. Je regarde les sites de médias russes, dont certains ont une attitude positive envers les autorités, et dont certains sont en dure opposition avec les autorités. Il s’agit d’un flux normal de l’information mondiale, en donnant aux citoyens de la Russie ainsi que d’autres citoyens le droit de libre accès à l’information. Il y a déjà 40 millions d’utilisateurs d’Internet en Russie. Mais le point n’est pas seulement Internet, le point est que technologique ment parlant, les médias ont grandement évolués de nos jours en Russie, et je ne cherche pas à présenter la situation comme parfaite ! Il y a des tas de problèmes. Il y a des problèmes comme des conflits dans les équipes éditoriales, les problèmes entre les équipes éditoriales et les propriétaires. En fait, c’est le cas plein dans d’autres pays. Et parfois, les autorités et les entreprises n’aiment pas ce qui est publié ou dit d’eux dans les médias. Nous avons besoin d’être calme sur ce sujet. D’agir dans le cadre juridique que nous avons, à savoir les normes de comportement des entreprises des médias, puis de l’interaction entre ces normes et les autorités. C’est pourquoi je suis persuadé que nos médias ont un très bel avenir.  

FT: Vous êtes un avocat, un avocat très connu alors je voudrais demander quelles mesures concrètes vous allez prendre pour renforcer l’état de droit en Russie?
DM
: Je suis un avocat, peut-être à un degré plus élevé que ce qui est nécessaire. Vous pourriez dire que je suis avocat jusqu’au bout de mes os. Mais cela ajoute aussi certains avantages.
Je pense que nous devrions aller dans trois directions. Une orientation qui est l’affirmation de la suprématie du droit dans notre société. Le système juridique russe est relativement jeune, il est d’environ 15 ans. Mais d’un autre côté, il est basé sur les traditions de la partie continentale romano-germanique, droit de la famille et, dans ce sens, il a été plus facile pour nous de construire notre législation qu’elle ne l’était peut-être pour d’autres pays. Que devons-nous faire? Nous avons besoin d’affirmer la priorité de la loi sur les documents juridiques et sur les décisions qui sont prises par le pouvoir exécutif et les actes individuels. La deuxième tâche découle de la première. Malheureusement — J’ai parlé à de nombreuses reprises — La Russie est un pays où les gens n’aiment pas à observer la loi. Il est, comme on dit, un pays de nihilisme juridique. Cette tradition a été formée non pas aujourd’hui, pas maintenant, mais, en substance, au cours des nombreuses années qui viennent de s’écouler. Même avant la Révolution d’octobre, en ce sens, tout n’a jamais été aussi grand et parfait que nous l’aurions souhaité. Et aujourd’hui, nous devons faire en sorte que chaque citoyen comprenne non seulement la nécessité et l’opportunité d’observer la loi, mais également comprendre que sans un tel rapport à la loi il ne peut pas y avoir une évolution normale de notre État ou de notre société. Et c’est très difficile à faire parce que l’habitude de violer la loi, de violer les règles de comportement est très développée à tous les niveaux même de la vie quotidienne. Vous avez parlé de Krasnoïarsk, mais à un autre événement majeur — un forum social qui a eu lieu à Moscou — j’ai mis un point au lieu de faire un exemple évident: certains de nos gens n’ont même pas penser que lorsqu’ils achètent des enregistrements pirates qu’ils sont en violation de quelques » droits de propriété intellectuelle». Nous avons besoin de modifier le système de pensée, plus que cela : l’état d’esprit. En ce sens, nous devrions essayer de créer une nouvelle attitude des citoyens vis à vis de la loi dans le pays. Et enfin, une troisième chose très importante liée au système juridique et à l’application des lois dans notre pays est d’avoir un efficace système judiciaire. Ici, il y a eu aussi des traditions «néfastes» qui se sont installées dans les meurs Russes au cours des 18e et 19e siècles, et aujourd’hui nous devons faire tous les efforts nécessaires pour s’assurer que les tribunaux soient indépendants en Russie et n’agissent que sur la base des dispositions légales. Dans une mesure importante, cela dépend en partie de la nature de l’état d’une part, et d’autre part sur la nature de la fonction même de juge, telles que définies par la société. les juge Les juges dans le monde entier sont très respectés. Pour la majorité des diplômés des facultés de droit, la position de juge est le sommet d’une carrière juridique, le couronnement d’une carrière juridique. Et nous devrions faire tout notre possible pour faire en sorte que ceux qui prennent la position des juges comprennent leur responsabilité au regard des décisions qu’ils peuvent être amenées à prendre, pour le sort de personnes qu’ils détiennent sur la base de la loi. Pour cela, nous avons besoin de deux choses: une loi moderne qui contient toutes les meilleures traditions de la loi sur le statut des juges ainsi que sur la procédure juridique existante. Et la deuxième chose est salaires, les revenus des juges. Je pense que dans peu de temps nous pouvons créer un système juridique efficace, car en fin de compte toutes les décisions les plus importantes sur les conflits entre les entreprises, sur les affaires civiles et pénales sont prises par les juges. Nos citoyens ne doivent pas craindre la justice, et chaque fois que nécessaire devraient aller au tribunal.  

FT: Comme vous le dites c’est une tâche monumentale …
DM:
C’est vrai.  

FT: Voulez-vous dire alors que la seule façon que la Russie pourra assurer la primauté du droit passe par le respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire?
DM
: C’est vraiment une tâche monumentale. Je conviens avec vous que la seule façon que la Russie peut escompter avoir la suprématie de la loi se trouve dans la situation où le pouvoir respecte l’indépendance des tribunaux et des juges. Les autorités devraient se rendre compte que le dernier mot pour décider de différents types de conflits est rendue par le tribunal local s’il s’agit d’un conflit local, puis c’est le tribunal municipal. Si il y a un appel à ce stade, hé bien ce sont les juridictions supérieures. Et enfin, nous avons un système de la justice constitutionnelle, qui est appliquée quand il ya un conflit au sujet de savoir si une loi ou un acte juridique ou de l’autre est conforme à la constitution. En ce sens, les autorités doivent procéder sur la base de l’indépendance absolue du système judiciaire.
Partant de la célèbre théorie de la séparation des pouvoirs, les tribunaux ont aussi un pouvoir. Vous voulez probablement dire : le pouvoir exécutif doit respecter les décisions qui sont prises par le tribunal? Sans doute, oui. Exactement de la même manière qu’ils doivent respecter les lois.  

FT: Mais allez-vous imposer fonctionnaires du Kremlin de ne pas entraver les tribunaux ou d’interférer avec le pouvoir judiciaire et le processus judiciaire? DM: Nul ne peut interférer avec la décision d’un tribunal: pas plus un quelconque officiel d’une petite région dans telle petite ville de Sibérie, ni un fonctionnaire de quelqu’ordre que soit travaillant au Kremlin. Le problème n’est pas tellement primitif car comme dans tout pays, le système judiciaire n’existe pas pour rien. Il existe dans la même société dans tous les systèmes politiques. La question est de savoir quelle est l’autorité d’un juge, que ce soit un juge de l’échelon le plus bas ou le président de l’une des plus hautes juridictions. Cette autorité doit exister sans aucun doute.  

FT: Je voudrais parler de la définition de la démocratie russe et de votre définition de la démocratie comme d’un avocat. Est-ce que la définition Russe de la démocratie envisage la limitation du pouvoir de l’état pour permettre la hausse des droits individuels ?
DM
: La démocratie est un mode de gestion de la société et de l’Etat quand les citoyens de céder une partie de leur autorité à des personnes élues par eux. C’est là ce qu’on appelle la démocratie représentative.
Il ya aussi la démocratie directe quand les citoyens eux-mêmes prendre des décisions sur la manière dont ils doivent vivre, sur les principales questions de développement du pays, lors des référendums. Ceci est la démocratie directe. Vous voyez ma définition de la démocratie comme le pouvoir du peuple n’est en aucune façon différente des définitions classiques qui existent dans tous les pays. Dans le même temps, je considérais et considère que la démocratie comme une valeur et une forme de régime politique a un caractère universel et ne nécessite pas de codage supplémentaire. Toutefois, je voudrais faire remarquer que dans l’interprétation de la démocratie, il y a deux extrêmes dangereux. La première est la compréhension de la façon dont la démocratie peut être développée dans un état ou d’une autre, dans l’un ou l’autre pays en dehors de son contexte historique ou territoriale. Chaque démocratie a son histoire et de sa nationalité. Et de la démocratie en Grande-Bretagne, qui a grandi à l’ère de la constitution non écrite est en quelque sorte différente de la démocratie qui existe au début du 21e siècle. Notre démocratie est très jeune. Elle à moins de deux décennies. Il est vrai que, avant cela, il n’y avait pas de démocratie en Russie, ni dans les temps tsariste, ni à l’époque soviétique. Nous devons en tenir compte dans notre vie quotidienne de la pratique démocratique. D’autre part, il existe un autre extrême quand les analystes — étrangère russe et quelques proches — affirment que la Russie n’est pas une démocratie, que ce n’est pas son mode de développement, et qu’il n’y a pas de valeurs humaines universelles ne peuvent fonctionner en Russie. La Russie est un pays européen et la Russie est tout à fait capable de se développer de concert avec les autres États qui ont choisi cette voie démocratique de développement. Par conséquent, suite à ces deux extrêmes, je pense que la Russie a toutes les chances de construire une société démocratique et de développer un véritable État démocratique.  

FT: Donc, vous décririez-vous comme un démocrate?
DM
: Je suis un défenseur des valeurs de la démocratie dans la forme que l’humanité les a développées eux au cours des derniers siècles. Laissez le degré de «democratisme», de «libéralisme», de «conservatisme» ou autres d’un fonctionnaire ou d’un politicien être déterminé par d’autres.
 

FT: Êtes-vous un Occidentaliste ou un Slavophile? Le monde veut savoir.
DM
: Si j’avais vécu à la fin du 19e siècle, je serais probablement en mesure de répondre à cette question facilement. Je suppose que le fait d’avoir lu les meilleurs exemples de la littérature classique russe devrait en effet me permettre de donner une réponse directe à cette question. Mais le monde a changé et, aujourd’hui, nous devons être «modernes». Voilà pourquoi je fonde ma position en fonction des intérêts de la Russie.

 
FT: Nous allons parler de ces priorités en une minute, mais vous avez parlé de la littérature russe et j’ai également lu beaucoup de littérature russe. J’aime la littérature russe. Avez-vous un personnage préféré?
DM
: Il est difficile de parler d’un personnage, mais je pourrais vous dire qui j’aime le plus parmi les écrivains. Dès l’enfance, j’ai aimé Tchekhov, Bounine et de nombreuses œuvres de Dostoïevski. Nous avons discuté des personnages, bien sûr, au cours de la littérature russe des leçons de l’époque soviétique. Mais c’est quelque chose que vous faites à l’école et je ne suis pas un professeur de littérature.
 

FT: Non, mais vous êtes, je le rappelle encore, un avocat. Je me demande si vous pouvez nous donner quelque orientations dans le cadre de l’instauration d’un régime de droit en Russie : par exemple réexaminer l’une des plus grosses affaires juridiques Russes, l’affaire Khodorkovski, et si vous pouvez faire une grâce ou d’abandonner les nouvelles accusations? Parce que comme vous le savez, un tribunal suisse a dit que le jugement a été politiquement motivé et en tant que président, vous avez le pouvoir de le réexaminer ?
DM
: Vous avez à juste titre, souligné à nouveau que je suis un avocat, y compris dans la façon dont je pense. Donc je vais vous répondre en tant que juriste. Toutes les procédures de révisions d’une affaire criminelle ou autre — y compris l’affaire Khodorkovski — doivent être et peut être réalisée exclusivement sur la base de la loi — et non pas sur la base de l’avis d’une personne respectée ou d’une autre, ou des fonctionnaires de haut placé , D’autant plus des tribunaux étrangers.
Partant de l’actuel système de la séparation des pouvoirs, si nous partons de la doctrine de l’indépendance des tribunaux, de l’indépendance de l’activité des tribunaux, alors personne ne devrait interférer: ni un ancien du village, ni le président du pays . Mais nous devons tous agir dans le cadre des procédures énoncées dans la procédure civile et pénale, les lois.  

FT: Vous avez également dit que vous voulez lutter contre la corruption, qui est un problème très grave. Comment peut-on faire quand seulement — j’ai été conduite dans les rues et j’ai entendu des histoires, ma femme a été arrêtée hier par la circulation — et les gens paient la police parce qu’ils ne veulent pas aller à la station de police et ont leurs Documents vérifiés. Comment comptez-vous arrêter et de changer cela?
DM
: C’est un problème très difficile et l’essentiel est d’emporter la motivation première de corruption. L’exemple que vous avez donné est très caractéristique. C’est également une conséquence du mépris envers la loi. Lorsqu’un citoyen donne un pot-de-vin à la police de la circulation, il n’a probablement pas entré dans sa tête qu’il est en train de commettre un crime en faisant cela: il ne constitue pas une violation d’administration, je tiens à dire, mais c’est un crime. Les gens devraient réfléchir à cela. Et c’est là la racine de tout cela.
Que devons-nous faire? Je l’ai dit dans mon discours que nous avons à préparer un plan de lutte contre la corruption dans le pays. Elle devrait comprendre trois sections comme un minimum. - La première comprend des changements législatifs dans le domaine du droit pénal et de mise en conformité des procédures avec nos obligations internationales et de la situation du pays. Ce n’est probablement pas la partie la plus difficile. Il est impossible d’éliminer la corruption avec des amendements à la loi. - Le second est un processus beaucoup plus compliqué — la création d’un stimulus de contre-corruption, qui dépend de plusieurs facteurs très importants: le niveau de vie général dans le pays, le niveau des salaires, la façon dont les lois sont strictement appliquées contre ceux qui violent la loi, contre ceux qui sont corrompus, contre ceux qui prennent des pots-de-vin ou commettent d’autres actes de corruption. Et finalement peut-être la forme la plus élevée de démotivation pour les personnes qui ont l’intention de commettre un crime, comme un pot-de-vin et ainsi de suite, c’est quand il devient clair qu’ils ne devraient pas faire cela parce que cela pourrait détruire leur vie. Quand une personne n’a pas simplement peur de prendre des pots-de-vin, mais quand cela devient inacceptable pour d’autres raisons ; quand un tel acte est indécent et peut détruire votre vie et l’avenir de votre carrière et votre pension, c’est ce qui empêche la police et d’autres fonctionnaires de commettre de telles actions dans d’autres pays. - Troisièmement, changer la perception du droit et la mentalité des gens. De cette façon, il est des lois, d’un système d’incitations à l’amélioration de la conjoncture économique générale dans le pays. Et la formation d’une perception moderne de la loi.

FT: J’ai quelques questions importantes sur les affaires étrangères, mais avant juste un couple des autres sur les questions intérieures. Une question est simple: allez-vous apporter du sang neuf à tout le monde arrivera de Saint-Pétersbourg? La Russie est un grand pays.
DM
: Vous savez, je ne crois pas que le système actuel du pouvoir est entièrement basé sur des gens de Saint-Pétersbourg, mais il ya pas mal d’entre eux. Ceci est une chose normale dans la vie: tout le monde compte sur des gens qu’ils connaissent et avec qui ils ont travaillé. Mais à mon avis il devrait y avoir un équilibre raisonnable dans n’importe quelle équipe entre les gens que l’on connaît bien (de son ancien travail dans d’autres lieux et d’autres villes) et les professionnels qui viennent d’autres directions qui ont travaillé et travaillent déjà ou qui pourraient être embauchés . Par conséquent, je n’ai pas l’intention d’utiliser les préférences fondées sur des principes territoriaux.
Nous avons beaucoup de gens créatifs et ingénieux qui viennent d’autres endroits.
 

FT: OK, après la question facile, la question difficile. Récemment, un gentilhomme appelé Viktor Cherkesov, qui est un haut fonctionnaire, a déclaré que les membres des forces de sécurité se battent les uns les autres pour la richesse et l’influence de la Russie. Comment pouvez-vous en tant que président en empêcher?
DM
: Tout d’abord les services de sécurité n’ont pas été créés dans le but de lutter les uns contre les autres, mais de suivre leur tâche constitutionnelle à savoir défendre l’ordre social. Dans le même temps, dans n’importe quel état les services de sécurité se livrent concurrence les uns contre les autres. C’est la garantie que les faces multiples des informations sur la situation dans le pays seront mises sur la table du chef. Si nous parlons de violations commises par un employé des services de sécurité, celles-ci doivent faire l’objet d’enquêtes et de la sanction correspondante doit être réservé dans les mêmes conditions que pour toute activité illégale commise par un autre agent de la fonction publique. Par conséquent, il n’y a rien à commenter lorsque nous parlons de violations ou de délits. Vous avez raison de dire que les services de sécurité dans tous les pays se disputent l’influence. Mais ils ne sont pas en compétition pour les richesses.
Vous savez, je tiens à vous dire que je n’ai pas d’information que les services de sécurité russes sont en compétition pour la richesse. Mais si je devais obtenir de l’information que les représentants de toute la structure de répression sont impliqués dans les combats pour la compétition ou la richesse matérielle alors ces personnes seront immédiatement licenciés et accusés de crimes. Dans notre pays, tout devrait être contrôlé par la loi et par les structures qui existent afin de contrôler l’application des lois.  

FT: Allez-vous réduire le rôle et l’influence des entreprises d’état dans l’économie russe et comment peut-on accroître le rôle des petites entreprises? Cela est très important.
DM
: Il est en effet important. A propos des sociétés d’état: nous avons un assez grand nombre de sociétés d’état. Il y a des raisons historiques et économiques à cette situation. Mais en même temps, seulement un tiers environ du PIB est réalisé par des sociétés d’état. Un nombre important de sociétés d’état ont été privatisées et ce processus se poursuivra. Toutefois, il existe des sociétés d’état dont l’existence est nécessaire pour la sécurité économique du pays dans son ensemble. Je veux dire, les infrastructures telles que les monopoles ou les chemins de fer russes Gazprom, de la défense. En passant, seulement environ 20 pour cent de l’huile produite est raffinée et par des sociétés d’état. Dans cette perspective, notre industrie est beaucoup plus privé que de la Norvège. Mais en même temps, en dehors de cela, je voudrais dire que le nombre des entreprises d’état, de sociétés par actions ou de l’Etat et les entreprises d’état doit être exactement le nombre requis pour assurer les intérêts de tous les pays, mais rien de plus. Nous continuerons bien sûr la voie que la Russie a pris envers la création d’une économie privée à part entière, ce qui serait bien sûr de préserver les aspects qui j’ai parlé.
Je ne suis même pas parler de tous les différents types de complications qui sont en cours dans le monde. Je ne voudrais pas que, bien entendu, de tels problèmes de survenir ici. Mais je sais que dans les États-Unis et en Grande-Bretagne et en Suisse, elles ont dû prendre des mesures pour nationaliser les entreprises en raison de la crise financière. Je parle de cela parce que dans des situations concrètes l’état devait déterminer lui-même ce qui est nécessaire pour garder et ce qui doit être libéré et ce qui devrait être retourné de façon à assurer la stabilité économique. Prenons par exemple les sociétés d’état, et non pas l’Etat en sociétés par actions, ces sociétés ont été créées dans la période récente dans le secteur du logement communal, dans le domaine des nanotechnologies. Elles ont été créés pour une certaine période d’activité seulement, et après cela, devraient être soit privatisées ou liquidées. Pour autant que l’état actionnaire des sociétés soit concerné j’ai parlé de cela aussi à Krasnoïarsk. Je pense qu’il est tout à fait raisonnable d’augmenter le nombre d’administrateurs indépendants dans les sociétés qui représentent les intérêts de l’état comme actionnaire. C’est essentiellement parce que, en règle administrateurs indépendants de mieux comprendre les activités et peut recevoir une rémunération à cet effet, par opposition aux fonctionnaires de l’état et, en même temps, il est de leur devoir d’agir dans l’intérêt de l’Etat comme principal actionnaire.  

FT: Parlons de la politique étrangère. M. Poutine est juste que l’ouest, le monde, vous trouverez, selon ses propres mots, pas plus facile à «manier»?
DM
: Bien sûr, il a raison. Vous avez posé la question de savoir s’il est juste ou non, et il a raison.
 

FT: Il a raison sur la plupart des choses?
DM
: Bien sûr. Il est un dirigeant expérimenté et efficace du pays.
 

FT: Mais il a poursuivi en disant que vous êtes un nationaliste, dans le bon sens du terme. Comment définissez-vous ce terme, alors: un nationaliste dans le bon sens du terme?  
DM: Je vais tout d’abord expliquer ce que j’entends par un bon dirigeant du pays, de la Russie, et pas seulement de la Russie. Un chef d’état moderne doit absolument mener un objectif et équilibré, et autant que possible l’efficacité des politiques économiques fondées sur les priorités des valeurs de marché et les droits de propriété. Il n’est pas important de voir comment ce chef se caractérise, que ce soit en tant que libéral, un démocrate ou d’un conservateur. De mon point de vue dans le monde moderne tout chef d’état qui se veut efficace doit procéder à partir de ces valeurs que j’ai mentionnées auparavant. En ce qui concerne les relations extérieures, alors indépendante de toute étiquette qui est collée à un dirigeant ou à un autre, un véritable dirigeant du pays doit prendre soin de défendre les intérêts de son pays, et veiller à ce constamment, et tout le long du périmètre de ce pays.  

FT: Est-il dans l’intérêt de la Russie pour améliorer ses relations avec la Grande-Bretagne maintenant?
DM
: Sans aucun doute. Tout ce que nous avons aujourd’hui reflète deux parties. Nous avons de très bonnes relations économiques. Juste magnifique. Au cours de la dernière année, l’investissement par la Grande-Bretagne en Russie a été multiplié par 3,7 fois — soit près de quatre fois — et totalise environ $ 26 milliards de dollars, plus quelques kopecks. Barclays vient juste d’acheter une banque russe pour environ $ 800 millions. Par conséquent, il n’y a pas d’obstacles au développement des relations économiques. Ils sont les plus puissants qu’ils ont été pendant toute la période des relations russo-britanniques. Et c’est très bon.
Mais les contacts politiques bilatéraux ont été enroulées à un degré significatif. Il existe une série de limitations — imposée, soit dit en passant, non pas par nous mais par le gouvernement de la Grande-Bretagne — sur les contacts entre les services de sécurité et d’échanges et ainsi de suite. Et ce n’est bien sûr pas très bon. Ce n’est pas une tragédie. Nous pouvons bien sûr de restaurer l’ensemble de la pleine coopération bilatérale. Bien sûr, [ce serait] sans conditions préalables et à la compréhension de l’indépendance de l’autre. Après que j’ai été élu président, Gordon Brown a été l’un des premiers à me féliciter. Donc, nous sommes ouverts à la remise en place de la coopération dans toute sa mesure.  

FT: Vous attendez-vous que cela se produise? Sera t’il un réel progrès lorsque vous rencontrer M. Brown?
DM
: L’avenir nous dira
 

FT: Croyez-vous réellement, cependant, que le British Council est l’espionnage? DM: Je ne suis pas le chef des services de sécurité mais en même temps, les informations qui, de temps à autre apparaît dans la presse et les rapports que je reçois comme l’un des dirigeants du pays montrent qu’il ya un problème avec cela. Mais ce n’est pas très surprenant, parce que ces types d’organisations sont traditionnellement utilisées pour la collecte d’informations.  

FT: Et cette semaine, il y avait un raid sur TNK-BP. Croyez-vous certaines personnes disant que ceci est une tentative de sabotage d’un effort des deux côtés, à Moscou et le Royaume-Uni, pour améliorer les relations?  
DM: Nous avons besoin de faire le tri entre ce qui s’est passé. Dans tous les cas, les informations que j’ai reçues montrent que, dans ce cas, nous parlons de la collecte de l’information commerciale dans l’intérêt d’autres sociétés. Et un tel type d’espionnage commercial est un crime selon la loi de n’importe quel pays. Mais il est clair que le cas est actuellement à l’étude à l’étape préliminaire et pour autant que je sache documents ont été saisis et les personnes qui ont été accusées ne sont pas en détention. Mais, partant de ce que nous parlons depuis pour les deux dernières heures, je voudrais que la décision définitive devant être prise par un tribunal et non par le jugement d’analystes ou d’hommes politiques. D’après ce que je comprends ce n’est pas un état mais un crime criminalité dans le domaine économique. Malheureusement, c’est une chose, mais nous devons attendre le résultat. Nos entreprises aussi essayer d’observer les uns les autres et essayer d’obtenir certains types de matériaux.  

FT: Croyez-vous que la Russie comme une grande puissance? Et que les objectifs de sécurité nationale allez-vous suivre, par exemple sur la prolifération nucléaire?  
DM: Sans aucun doute, la Russie comme grande puissance nucléaire s’intéresse à l’ensemble des obligations liées à ce statut. Nous vivons dans un monde dangereux et complexe ; lorsque le nombre de pays dotés d’armes nucléaires est de plus en plus, cela accroît la menace de terrorisme nucléaire. Et la tâche de tous les pays appartenant au club nucléaire est de prendre le plus grand soin dans l’accomplissement de ces obligations. Par conséquent, il est très important d’avoir des contacts dans le cadre de procédures internationales existantes et d’établir de nouveaux accords relié à la réduction des armes stratégiques offensives. Récemment, nos collègues américains, Mme Rice et M. Gates nous ont rendus visites et nous avons parlé de plusieurs questions concernant la sécurité internationale. Nous nous félicitons de tels contacts, alors que nous avons plutôt de grandes divergences d’opinion. Bien sûr, nous ne sommes pas satisfaits par le fait que des plans sont en cours d’exécution liés activement à la troisième position pour la région de la défense antimissile. Nous considérons que ce type de décisions de rompre le fragile équilibre des forces et des infrastructures en Europe, et pas seulement en Europe. En même temps, nous sommes prêts à examiner les propositions que nos partenaires américains nous ont apportés. Nous n’avons pas commencer à tout cela mais nous avons besoin d’aller quelque part, afin de vous assurer que la situation ne change pas radicalement détériorer. Les pourparlers ont eu lieu et nous examinons les initiatives de nos partenaires américains. Nous pourrions dire la même chose à propos de la question de la signature d’un nouvel accord d’entente. Ici, il y a encore des complications, parce que nous voudrions que cette convention soit pas seulement un morceau de papier vide, mais qu’un accord absorbe la totalité de l’expérience accumulée par notre pays dans les années 70, 80 et 90. En ce sens, probablement sur sa base, il ne devrait pas seulement être un début d’accord, mais une série d’autres procédures et des positions qui sont débattues aujourd’hui. Mais un vaste mouvement en ce sens a commencé.  

FT: Y at-il une possibilité d’une entente entre le Président Poutine et le Président Bush, même si le sommet de l’OTAN donne une offre sur la préparation à l’adhésion à l’Ukraine et la Georgie?
DM
: Le président Poutine et le président Bush ont de très bonnes relations personnelles. Et je pense que si ce n’était de ces relations, les relations inter étatiques puis aujourd’hui serait peut être bien pires ! J’ai dit cela au Président Bush par conversation téléphonique lorsqu’il a téléphoné pour me féliciter après mon élection. Des travaux sont en cours. Les experts travaillent, les employés du ministère des Affaires étrangères et le ministère de la défense travaillent. Il est naturel que nous ayons toutes les propositions, et que les Américains puissent aussi avoir toutes nos propositions.
Mais je voudrais faire remarquer que séparément, nous ne sommes pas satisfaits de la situation autour de la Georgie et l’Ukraine. Nous considérons que la situation actuelle est extrêmement troublante pour la structure actuelle de la sécurité européenne. Je tiens à dire qu’aucun État ne peut être heureux d’avoir des représentants d’un bloc militaire à laquelle il n’appartient pas à venir à proximité de ses frontières. C’est quelque chose qui est encore plus difficile à expliquer que la grande majorité des citoyens de l’un des États, par exemple de l’Ukraine, sont catégoriquement contre l’adhésion à l’OTAN tandis que le gouvernement de cet état fait suite à une autre politique. Il s’agit donc d’une véritable démocratie ? À tout le moins dans de telles situations, il est de coutume d’organiser un référendum.  

FT: Vous êtes arrivée au pouvoir d’assumer les plus hautes fonctions après un leader très populaire et très fort. Je suis tenté de penser à Margaret Thatcher et de John Major, à l’exception de Margaret Thatcher a dû partir. Ma question est que vous avez travaillé avec Vladimir Poutine pendant de nombreuses années. Qu’avez-vous appris de lui et de son leadership dans les huit dernières années, et son style?
DM
: J’ai beaucoup appris du président Poutine. Et, en fait, nos relations remontent dix-sept dix-huit ans. Lorsque nous nous sommes rencontré pour la première fois j’ai vraiment eu un adolescent. J’avais 24 ans, et il était plus jeune que je ne le suis maintenant. Mais il était déjà beaucoup plus expérimenté après été à «l’école des service Russes» à l’étranger, et en Union soviétique. Vous savez ce qui m’a frappé au début a été son attitude à l’égard de la moindre information et la façon minutieuse dont il essaie d’aller au fond de chaque chose, de chaque problème qui survient. Et façon dont il prend des décisions uniquement sur la base d’une telle analyse complexe et globale. Je pense que cela est très important pour tout dirigeant, et encore plus pour un président. Et il ya quelque chose à apprendre pour beaucoup de personnes, du président Poutine.
Tout dirigeant, tout patron devrait examiner la question avec la plus grande minutie. Et puis, après avoir pris une décision, la mettre en œuvre avec le même degré d’intensité. Ce sont exactement les qualités du Président Poutine, et c’est pourquoi il est si populaire et un dirigeant si efficace. Et il est également très important que nous sommes liés par l’amitié et une relation de confiance. Cela est très important en politique. C’est seulement de cette façon que nous pourrons résoudre les grands problèmes auxquels est confrontée la Russie Etat et la société en général. La Russie a besoin d’une consolidation maximale, la consolidation de l’élite russe et aussi de consolidation de la société. Seulement alors, nous pouvons atteindre les objectifs que nous avons en face de nous. Je suis convaincu que nous serons en mesure de le faire.

FT: Dis-moi une chose: quand saviez-vous que vous alliez être le président, je suis curieux? Comment l’avez-vous ressenti?  
DM: J’ai appris que j’allais être président dans la nuit du 2 Mars au 3 mars lorsque les résultats du vote ont été divulgués. C’est alors que j’ai senti que je j’allais devenir le président de la Russie. Tout le reste — dans le plus grand respect — est juste de la discussion, mais pas les résultats des élections. En ce qui vont mes sentiments, j’ai eu beaucoup de sentiments différents. Je ne vais pas cacher cela. Il est absolument clair que le président exerce la plus grande responsabilité pour la situation dans le pays. C’est le genre de fonction, ou de mission pendant laquelle vous ne pouvez pas éteindre la lumière avec un interrupteur et aller dormir et cesser d’être le président. Il s’agit là d’une tâche très difficile, mais quelqu’un doit le faire, de toute façon c’est tellement intéressant. Je suis convaincu que tout devrait se développer selon le scénario le plus optimiste pour notre pays. Et donc la dernière chose que je voudrais dire, c’est ceci, et c’est tout à fait concret. En juin, nous allons organiser le prochain Forum économique de Saint-Pétersbourg. Il s’agit d’une plate-forme sérieuse. Je prévois d’y remédier et nous espérons que de nombreux invités viendront, de nombreux hommes politiques étrangers et de nombreux représentants d’entreprises de différents pays, y compris de la Grande-Bretagne. Je voudrais vous inviter à participer à cet événement et nous pouvons continuer notre discussion. Copyright The Financial Times Limited, 2008 Traduction en Français : «Alexandre Latsa» pour le blog Dissonance —

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Poutine avertit les occidentaux : ne pensez pas que cela sera plus facile sans moi !

Le président sortant russe Vladimir Poutine a affirmé samedi 8 mars que son successeur Dmitri Medvedev n’était pas «moins nationaliste» que lui et que c’était un : «véritable patriote qui défendra avec le même dévouement les intérêts de la Russie sur la scène internationale».
La suite ici ..
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