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Les crimes diminuent sur Moscou en 2022

Le nombre de crimes à Moscou au cours de l’année écoulée (2022) a diminué de 5%.

Le nombre de crimes commis dans la capitale a diminué de cinq pour cent au cours de la Dernière année. À propos de cette «soirée de Moscou», a déclaré le chef du service de presse du bureau du procureur de la capitale, Lyudmila nefedova, le mardi 10 janvier.

Au cours des 12 mois de 2022, 136 880 crimes ont été commis à Moscou, soit 4,5% de moins qu’en 2021.

En particulier, les fraudes aux comptes bancaires ont diminué de 35% et les vols de voitures de 25,7%.

Dans le même temps, les affaires pénales engagées pour des infractions au code de la route ont augmenté de 9,2% par rapport à 2021, mais le nombre de décès dans des accidents graves a diminué de 1%.

Le plus grand nombre de crimes en 2022 a été commis dans le centre-ville. Sur les 136 880 crimes enregistrés dans la ville en 2022, 18 672 se sont produits dans le District administratif Central, une baisse de 7,5% par rapport à 2021.

En second lieu, la circonscription administrative de l’est: 15 810 crimes y ont été commises en 2022, soit 10,8% de moins qu’en 2021.

Le troisième arrondissement les plus dangereux est celui du sud-est. Au cours des 12 derniers mois, 15 304 infractions ont été enregistrées sur son territoire. Ce chiffre n’a diminué que de 0,8% par rapport à l’année précédente.

La zone la moins criminogène est Zelenograd avec au cours de l’année 2021 seulement 3.538 infractions,une augmentation de 3,6% par rapport à l’année précédente.

À la deuxième place vient le nouveau Moscou avec 5.978 crimes, soit 4,6 pour cent de moins qu’en 2021.

Le troisième district le plus sur est le district administratif du sud-ouest avec 11 261 crimes, le nombre crimes y a diminué de 12,8% par rapport à 2021.

Sources : 1,2,3

Les instructeurs militaires pour les écoles seront formés en Tchétchénie …

J’ai déjà parlé de la militarisation patriotique en cours en Russie. En septembre, le président Vladimir Poutine a ordonné la création de centres de formation sportive militaire et patriotique de la jeunesse. Ces centres devraient venir en supplément des formations en écoles.

Des instructeurs d’éducation militaire pour enfants seront formés à l’Université russe des forces spéciales en Tchétchénie par des anciens combattants Spetznatz ALPHA, tandis que le cursus idéologique d’accompagnement sera lui géré par la fille de la sénatrice Elena Mizoulina, Ekaterina Mizoulina.

Les formations auront lieu a partir du 16 janvier 2023, et en 2023,il est prévu de former environ 20 000 enfants et environ 30 000 adultes. Des centres seront pour ce faire créés dans dix régions pilotes: Tioumen, Pskov, Elista, Grozny, Salehard, Ekaterinbourg, Kemerovo, Ulan-Ude, Khabarovsk et Kazan.

Vladimir Poutine a chargé les représentants du ministère de la défense, du FSB, du ministère de l’intérieur, de la Rosgvardiya, du ministère des situations d’urgence, du ministère de l’éducation et de la culture, de rosmolodezhi, en collaboration avec les autorités exécutives des régions, de fournir la possibilité d’utiliser la base matérielle, l’équipement et l’équipement nécessaires.

Les objectifs de la création de ces centres visent le développement du système de formation sportive militaire et patriotique et une formation pratique et pré-qualifiée pour les jeunes montrant un intérêt pour les spécialités militaires.

278 000 russes ont fait faillite en 2022

En 2021, ce chiffre était de 192.833, en 2020 de 119.045 et en 2019 de 98.980.

Selon les résultats de 2022 parmi les régions, le classement des leaders sur le nombre absolu de citoyens en faillite est dirigé par le territoire de Krasnodar (13.950), la région de Moscou (13.470) et Moscou (13.430).

Les quatrième et cinquième lignes sont occupées par le Bachkortostan (11.000) et la région de Sverdlovsk (10.900).

La grande majorité des procédures d’insolvabilité sur 2022 sont initiées par les débiteurs eux-mêmes: 96,7% contre 94,9% en 2021.

Source

Combien de russes ne peuvent pas voyager à l’étranger en raison de dettes au 01/01/2023

Quelques 8 millions de citoyens russes seraient interdits de séjours pour dettes, dettes dont le total avoisinerait quelques 55 milliard de roubles, ou 700 millions d’euros.

Comment ce chiffre évolue et augmente ?

En 2012 : 300.000 personnes
En 2016 : 1 million de personnes
En 12/2019 : 3,4 millions de personnes
En 12/2021 : 4,6 millions de personnes
Au 01/04/2022 : 5 millions de personnes

Le nombre de travailleurs indépendants en Russie atteint 6 millions

En octobre 2017 un nouveau statut professionnel a été créé en Russie, celui de travailleurs indépendants ou самозанятых.

Testé sur Moscou en 2018, puis étendu a toute la Russie en 2020, ce régime connaît un succès colossal en Russie et aujourd’hui quelques 6 millions de russes sont travailleurs indépendants soit un actif sur 9.

Ce statut s’obtient totalement en ligne via une application à télécharger qui ouvre au travailleur indépendant un compte personnel sur le site du Service fédéral des impôts.

Les travailleurs indépendants ne paient de l’impôt que pendant les mois où le citoyen a reçu de l’argent pour son travail.

L’émission de la facture, tout comme le paiement des impôts sont étalements fait via l’application, en ligne.

Il n’y a pas de limite de revenu mensuel, l’essentiel est de rester dans la limite annuelle de 2,4 millions de roubles soit 32.000 euros au cours du jour de ce article.

Le montant de la taxe est déterminé par qui a payé le service ou le produit.

4% – si l’argent provient d’une personne physique.
6% – si l’argent provient d’entrepreneurs individuels et de personnes morales.

Interview pour RTL “on défait le monde”

Interview pour RTL ; “on défait le monde” du 04 janvier 2023.

La version texte de RTL ci-dessous

Depuis 20 ans, Alexandre vit entre Moscou et Petrozavodsk, une petite ville du nord de la Russie, située à 900 kilomètres de la capitale. Ce Français, qui travaille dans les ressources humaines, nous parle de son quotidien depuis le début du conflit ukrainien, en février 2022. Un quotidien bouleversé ? “Quasiment rien n’a changé”, répond-il. Enfin si (un peu) quand même pour celui qui vit (très) loin de la zone de guerre. Ici, “on parle peu de ce conflit.”

“Il n’y a plus de vols vers l’Europe. C’est très pénalisant. Il faut partir en effet partir en bus de Finlande ou des Pays Baltes“, explique-t-il. L’homme évoque également la “hausse du prix des pièces de voiture”, notamment parce que “des marques ont quitté le marché.” Avec la mise en place, en parallèle, d’un “gros marché noir principalement d’Asie, et surtout de Chine”.

“Globalement, on trouve quasiment de tout”

Si dans les premières semaines du conflit, “les prix ont subi une forte inflation”, depuis “les choses se sont remises en place. Globalement, la substitution s’est très rapidement mise en place”. 

Sur les produits alimentaires, “85% de la population russe consomme locale, donc ne manque de rien.” Les classes moyennes ++ et urbaines des grandes villes ont un peu changé leur mode de consommation. Ils se rapatrient vers l’Asie, le Moyen-Orient, la Turquie. On a du foie gras biélorusse qui vient de France. Les produits de beauté viennent de Dubaï, de Corée… Il y a des remplacements de marques. Mais globalement, on trouve quasiment de tout”.

Sur le plan économique, “les sanctions n’ont pas eu d’effet aujourd’hui, car le pays est trop gros. Les boites asiatiques sont peu parties, ont pris des parts de marché. Les Turcs rentrent en force, les Émiratis aussi. On a beaucoup de marchés périphériques qui sont en train de prendre la place des européens. Ce qui atténue la politique de sanctions occidentales”. 

Malgré le départ des boites occidentales, il y a-t-il une crise économique ? “Les gros employeurs, comme McDoIkea, ont cessé leur activité mais ils continuent de payer les salaires. Et les boites qui, au bout de six-sept mois de gel d’activité, ont décidé de dire stop, ont donné des packages incroyables. Par exemple, Total a donné douze mois de salaire aux employés.” Surtout, “ces boites ont très souvent cédé leur structure locale au management russe. Ce dernier reprend ainsi la structure locale, change le nom tout en gardant le staff. Le chômage n’est donc pas monté”, avec un “taux d’environ 4%“.