Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Réponse au Réseau Voltaire

Le réseau Voltaire a cet été lancé une campagne de communication assez offensive contre le président Russe, Dimitri Medvedev, affirmant que le tandem au pouvoir était en conflit pour la prise de pouvoir des prochaines présidentielles Russes qui auront lieu en 2012.  J’ai déjà écrit à ce sujet en juillet dernier ici, je reviens sur ces accusations et tente de démontrer à quel point elles sont à mon sens relativement infondées. 

 

23/07/21010 – A lire la :
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé, le 23 juillet 2010, aux ouvriers des chantiers navals franco-coréens STX de Saint-Nazaire qu’ils construiront deux navires de classe Mistral pour la Russie (…) Selon le président français, le principe du contrat a été décidé par son homologue russe, Dmitry Medvedev, mais les « détails » sont en cours de négociations. En d’autres termes, le contrat n’est pas encore signé. A Moscou, cette annonce a provoqué la fureur de Vladimir Poutine. Le Premier ministre avait tenté de s’immiscer dans la transaction et avait désigné son adjoint Igor Sechin pour la « négocier ». En fait, sa mission était de faire échouer la transaction imaginée par les présidents russe et français (…) Selon une source moscovite proche du dossier, M. Medvedev aurait convenu avec M. Sarkozy d’importantes commissions et rétro-commissions (de l’ordre de 8 % du montant total de la vente). M.Medvedev pourrait ainsi financer sa prochaine campagne électorale contre « son ami de trente ans » et désormais rival M. Poutine, tandis que M. Sarkozy pourrait financer sa réélection“.

L’affaire des frégates à été initiée et développée par Vladimir Poutine, pour des raisons bien “autres” que celle de pseudos rétro commissions (qui sont d’ailleurs quasi systématiques et d’usage lors de tout achat de matériel militaire à cette échelle) : permettre aux Russes de briser le “verrou” d’acquisition de technologies “made in nato” mais également et surtout d’entamer la lente acquisition de technologies étrangères  en vue de se constituer une flotte de porte-avions vers la moitié du siècle. Il n’y a donc sur ce dossier “aucune” tension entre les deux hommes, qui avancent de concert pour que ce “deal” est lieu, deal qui est de très bon augure, puisqu’il dessert l’OTAN plus que la Russie et ressoude un couple Franco-Russe essentiel, ainsi l’Europe va provisoirement de l’Atlantique au pacifique. Je rajoute que l’acquisition de matériel militaire à des pays étrangers, voir de l’otan n’est pas une “nouveauté”, la Russie à déjà par exemple acquis des drones Israéliens, à fait publiquement “part” de l’approfondissement des relations militaires avec la France et devrait acheter du matériel militaire à l’étranger, par exemple aux états-unis.

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27/07/2010 – A lire la : 
A la Douma, certains partisans de Vladimir Poutine militent pour la destitution du président Dmitry Medevedev. Entre autres motifs, ils évoquent sa responsabilité dans certains aspects de cette affaire. Étrangement, en violation de la Constitution, il n’a pas retiré la nationalité russe à un des agents Etats-Uniens lors de l’échange d’espions effectué le 9 juillet”.

L’échange d’espions était en fait une provocation déstabilisante du côté Américain, puisqu’elle a été initiée une semaine après la visite constructive du président Russe en juin 2010. Elle était visiblement destinée à “brouiller” un embryon de relation stabilisée, qui gênait visiblement certains stratèges US. Il est très curieux que l’on parle encore beaucoup des soi disant “agents Russes” aux États Unis alors que plus personne ne parle des “agents” pro Américains en Russie, notamment le fait que le président Russe à libéré 19 personnes en Russie soupçonnées d’espionnage. De plus le non retrait de nationalité n’a aucun sens, des milliers de Russes recherchés par l’état Russe et en fuite à l’étranger ne se sont pas fait retirer leur nationalité. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que la constitution Russe dans son article 6 paragraphe 3 ne permet pas de déchoir de sa nationalité Russe un citoyen Russe (Гражданин Российской Федерации не может быть лишен своего гражданства или права изменить его). En outre il à également décoré personnellement les “espions”.
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28/07/2010 : A lire la :
Happée par le conflit qui fait rage entre son président et son Premier ministre, la Russie est en train de laisser passer une chance historique de se déployer au Proche-Orient. Les élites russes n’ont pas su élaborer de stratégie dans cette région lorsqu’elles en avaient la possibilité et ne sont plus en mesure de la définir aujourd’hui. Pour Thierry Meyssan, Moscou est paralysé (…) La Russie est paralysée par un conflit au sommet. C’est en réalité, semble t-il, ce qui se passe : le tandem Medvedev-Poutine s’est lentement dégradé et la relation entre les deux hommes a tourné brutalement à la guerre fratricide“. 
(…)
 En définitive, ce sont les atermoiements à propos du nucléaire iranien qui surprennent le plus. Il est vrai que les marchands iraniens n’ont cessé de contester les factures de la construction de la centrale nucléaire de Busher
(…)
Mais le Kremlin n’a cessé de souffler le chaud et le froid. Dmitry Medvedev discute avec les Occidentaux et les assure du soutien russe pour voter des sanctions au Conseil de sécurité. Tandis que Vladimir Poutine assure aux Iraniens que la Russie ne les laissera pas sans défense s’ils jouent le jeu de la transparence. Sur place, les responsables se demandent si les deux dirigeants se sont répartis les rôles selon les interlocuteurs et font ainsi monter les enchères. Ou si la Russie est paralysée par un conflit au sommet. C’est en réalité, semble t-il, ce qui se passe : le tandem Medvedev-Poutine s’est lentement dégradé et la relation entre les deux hommes a tourné brutalement à la guerre fratricide
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Quelques erreurs d’interprétations il me semble, au contraire, la décision de “bloquer” la vente de S-300 à couplée à celle de vendre des missiles Iakhont à la Syrie témoigne au contraire de la position très équilibrée de la Russie au proche/moyen orient. La Russie n’est pas du tout paralysée, et le “doute” entretenu volontairement par Moscou dans la “vente” des S-300 était volontaire. En outre, je doute que des transferts de technologie n’aient pas déjà eu lieu, à un moment ou un autre, vu la longue présence de la Russie en Iran et on peut même envisager que peut être que le système similaire que l’IRAN affirme être en train de développer est « d’inspiration » Russe. Après tout une agence Iranienne a affirmé il y a quelques mois que : « l’Iran disposait de quatre missiles destinés à doter les systèmes de DCA S-300, dont deux lui ont été vendus par la Biélorussie et deux par un vendeur resté inconnu ». Intox ou réalité ?  
 Enfin Comme le souligne le très brillant analyste Dmitri Babitch les propos d’Ahmadinejad déclarant que son homologue russe Dmitri Medvedev “était devenu le messager des plans des ennemis de l’Iran”, en participant, soi-disant, à la campagne visant à ‘’ intimider ‘’État perse dans l’intérêt de l’Etat juif” datent de juin 2010, et précèdent donc largement l’interruption du contrat avec la Russie pour l’approvisionnement en S-300.
Qui doit être accusé de la rupture des relations après cela?

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18/09/2010 – A lire la :
Les amis du président Dmitry Medvedev devraient constituer une association parlementaire trans-partis le 25 septembre prochain. Ce groupe, nommé Go Russia (….) devrait être présidé par Gennady Gudkov, un ancien officier du KGB reconverti dans les affaires et devenu un député très influent. Des commentateurs voient dans cette initiative l’embryon d’un futur parti medvedevien en vue d’un second mandat présidentiel (…) visant prioritairement à priver le Premier ministre Vladimir Poutine de son principal moyen de pression face à son rival. Si le président Medvedev décidait de limoger le Premier ministre, la Douma (Parlement) pourrait le destituer à la majorité des deux-tiers jusqu’ici détenue par les amis de M. Poutine. Il n’est donc pas utile pour le moment que Go Russia réunisse de nombreux députés, il suffit qu’il affaiblisse légèrement les Poutiniens pour que les relations au sommet de l’Etat s’adoucissent“.
Des commentateurs voient dans cette initiative l’embryon d’un futur parti Medvedevien en vue d’un second mandat présidentiel“. 

Il faudrait nous préciser quels commentateurs … Il est curieux que l’article ne mentionne pas que le même jour un sosie de cette association “Go Russia” (dont l’idée directrice avait déjà été soulevée par Poutine lors de ses précédents mandats) a été créé au sein de Russie Unie, le “sosie” de Russie Juste. Si la première association est représentée par l’aile libérale de Russie Juste (et d’ex “libéraux” qui ont plus ou moins rejoint la coalition centrale de gouvernance du Kremlin), la seconde a été crée par Boris Gryzlov et est soutenue par Medvedev. Bien sur Medvedev pourrait “théoriquement” (et légalement en tant que président) congédier son premier ministre (conformément à la constitution) .. Mais dans quels interet alors même que il est plausible que ce soit lui qui soit le prochain président, comme des commentateurs réellement sérieux (ceux la) et proches du pouvoir l’envisagent déjà ?
En outre, il est difficile d’imaginer Russie Juste ‘utilisé’ par Medvedev, le parti ayant obtenu  moins de 12% aux élections de octobre et décidé de fusionner a court terme avec le parti communiste. Par contre Russie Unie va désormais utiliser les termes “Go Russia” et “Russie en avant”, Россия, вперед en Russe qui était par ailleurs le nom d’un parti politique “libéral-conservateur” créé en 1994 par Boris Grigoryevich Fyodorov, à l’époque ou il était “ministre des finances.
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 21/08/2010 – A lire la :
Dans le contexte de guerre des chefs qui fait rage à Moscou, plusieurs décisions manifestent un avantage du Premier ministre Vladimir Poutine sur son « ami de trente ans » et désormais rival, le président Dmitry Medvedev“.

“Guerre des chefs” ?
“Plusieurs décisions manifestent un avantage du premier ministre sur son ami de 30 ans et désormais rival”
Quelle guerre ? Quelles décisions ? 

En outre Dimitri Medvedev ayant 45 ans, je doute qu’il fréquente Vladimir Poutine depuis 30  ans soit depuis ses 15 ans ))
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23/09/2010 – A lire la :
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a reçu le 19 août 2010 Sergei Kiriyenko, directeur général de la société publique Rosatom (…) L’objet de l’entretien était de montrer au Etats-Unis, à Israël, au Canada, et à l’Union européenne, qu’il avait personnellement ordonné la livraison définitive de la centrale de Bushehr à l’Iran malgré leur opposition et celle du président Medvedev“.

Peut t-on “une seconde” imaginer que le président Russe s’oppose à cette décision mais qu’elle soit prise par Vladimir Poutine ? Que veut dire l’opposition qui est faite dans cet article entre “Poutine et l’Iran d’un côté” et ” les États-Unis, Israël, le Canada et l’Union européenne” de l’autre côté ? 
On a pu lire ça ou là des analyses alarmistes imaginant que la Russie pourrait soutenir l’Iran par anti-américanisme, et même devenir une espèce de porte parole du monde musulman anti-sioniste, mais les choses doivent être observées avec moins de manichéisme. Aujourd’hui la Russie pense d’abord à ses intérêts, comme tout pays souverain. Son intérêt dans la région est une « realpolitique », pragmatique et équilibrée et qui a pour but de consolider sa position politique et économique. Malgré ce refus de livraison des missiles à l’Iran, la relation entre les deux pays devrait rester relativement stable, la Russie continuant de soutenir diplomatiquement l’Iran. Du reste, lorsque les manifestations de 2009 contre le pouvoir ont eu lieu en Iran (le réseau Voltaire ayant d’ailleurs à ce moment habilement parlé de tentative de révolution de couleur), les meetings de l’opposition ont vu de très violents slogans anti Russes clamés par cette opposition libérale, ce qui en dit très long. 
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28/09/2010 – A lire la : 
Le président Dmitry Medvedev a débuté une purge au sein de l’appareil régional de la Fédération de Russie pour éliminer les poutiniens. Première victime, le maire de la capitale, Iouri Loujkov, qui avait osé critiquer le président dans un article paru début septembre et avait appelé de ses voeux la réélection de Vladimir Poutine.  (..) De nombreuses personnalités du monde de la culture lui ont apporté leur soutien. Mardi 28 septembre 2010, il a été démis de ses fonctions par décret présidentiel au seul motif « d’avoir perdu la confiance » de M. Medvedev.  Personnalité haute en couleur, M. Loujkov a transformé en 14 ans la capitale de la Fédération de Russie, jadis une agglomération terne et dépressive, en une des villes les plus dynamiques et prospères de la planète.  En sa qualité de maire de Moscou, Iouri Loujkov était un allié indispensable de M. Poutine pour éviter son propre limogeage et son éventuelle arrestation.Poursuivant la purge, le président Medvedev devrait maintenant démettre les gouverneurs régionaux Boris Gromov (Moscou), Dmitry Zelenin (Tver), Leonid Polezhayev (Omsk) et Viktor Kress (Tomsk), avant de s’en prendre directement au Premier ministre Vladimir Poutine et à son gouvernement“.

Aucune « purge » n’a commencé, il ne s’agit que de fantasme. La modernisation de l’état Russe, thème Poutinien,  passe par la démission des dinausores, en place depuis 1,2 ou 3 décennies. Le mouvement a commencé cette année avec le président du Tatarstan, puis du Bachokorstan, et enfin de l’inoxydables Loujkov. Le but est de renouveller les têtes et de remplacer l’ancienne génération par une nouvelle génération.
Loujkov n’est en aucun cas un « allié » de Poutine mais a supplié ce dernier de le laisser en place en 2000. Il est de notoriété publique en Russie que Loujkov ne passait pas l’année, et que celui-ci allait être « remplacé » rapidement. Personne n’a soutenu spécialement Loujkov si ce n’est Iosif Kobzon, ou Loukachenko, pardonnez du peu :). 
En outre 66% des citoyens soutiennent cette décision du président Russe de “congédier” Iouri Loujkov. Enfin personne n’a dit que Moscou a été mal tenu sous les mandats Loujkov, ni le président Russe, ni le premier ministre, mais il est évident et c’est inconstestable que la capitale était tenue par un clan relativement familial, et que la corruption dans certains domaines comme la construction était vraiment excessive. D’ailleurs en ce mois d’octobre, près de 25% des décrets municipaux de construction ont été annulés.
Je rajoute que la nomination du “très Poutinien” Sobyanine comme maire de Moscou  par le président Medvedev démontre bien au contraire la totale unité du tandem au pouvoir et casse l’argument d’une “purge” des Poutiniens.

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 29/09/2010 – A lire la : 
L’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) a conduit son exercice militaire annuel, du 9 au 25 septembre 2010, au Kazakhstan (..) L’exercice a permis de démontrer le niveau croissant et bien réel de coordination entre les forces russes et chinoises, mais aussi l’actuelle désorganisation des armées russes. Celles- ci sont en effet beaucoup trop longues à déplacer, comme on l’avait déjà constaté lors du coup d’Etat au Kirghizistan. Moscou avait alors renoncé à intervenir militairement simplement parce qu’il ne le pouvait pas. L’Organisation de Coopération de Shanghai gagne chaque année en  crédibilité, bien que la cohabitation explosive au sein du pouvoir russe fasse naître le doute quant aux capacités militaires et à la volonté politique russe sur le long terme“.

Il n’a jamais été question que les troupes Russes se déplacent au Kirghizstan. Cette option impérialiste n’a jamais été envisagée, même lorsque les ressortissants Russes ont été un peu menacés, au plus fort des émeutes ce qui est parfaitement cohérent, la Russie dispose d’une base militaire au Kirghizstan qui est un état “indépendant”.  
Cette contre révolution de couleur naturelle a été observé avec attention par la Russie, et ne venait que confirmer un mouvement de fond qui s’est traduit par le renversement de tous les gouvernements colorés ou affiliés, sponsorisés par des réseaux Américains actifs et qui visaient à déstabiliser les régimes jugés trop pro Russes dans son étranger proche. 
Le nouveau gouvernement Intérimaire du Kirghizstan sous l’égide de Rosa Otounbaïev à globalement bien géré la situation, et la transition actuelle se passe en  très bonne intelligence avec la Russie, qui aide le Kirghizstan économiquement et diplomatiquement. La Russie doit développer cette nouvelle doctrine de Soft-Power en vue d’établir des partenariats  bilatéraux poussés avec les pays proches d’Asie centrale.

Все, что западные СМИ скрывают о России

Россия – это благодатная почва для рассуждений экспертов и журналистов, единственная оставшаяся на просторах бывшего СССР сильная держава, которая всеми силами стремится заработать себе ранг под стать своим мировым амбициям. Правда и досужий вымысел всегда тесно переплетаются на страницах многочисленных публикаций, комментирующих действия руководства или заметные события на просторах этой евразийской федерации.

Некоторые публицисты открыто говорят о своем недоумении относительно царящего вокруг невежества или откровенно ошибочного взгляда на ситуацию со стороны традиционных или новых СМИ. Один из них, Александр Лаца (Alexandre Latsa) предлагает, как он ее называет, «диссонирующую» точку зрения на обстановку в стране. Как постоянный житель Москвы, он регулярно доносит до читателей свое мнение как в собственном блоге, так и на страницах разнообразных изданий. Я расспросил его о регулярно поднимаемых или недавно всплывших вопросах с тем, чтобы он мог подробно разъяснить суть дела, а также внести необходимые дополнения.

– Здравствуйте, Александр. Для начала давайте обратимся к столь любимому западными газетами вопросу российской демографии. Россию продолжают воспринимать как страну, которая скатывается в демографическую яму. Что вы думаете по этому поводу?

– Многие издания по-прежнему пишут о том, что Россия теряет «миллион жителей в год», однако это на самом деле неверно: Россия вышла из по-настоящему катастрофической демографической ситуации, в которой она оказалась после распада СССР. Конечно, далеко не все проблемы решены, но численность населения перестала падать.

В 1991 году население СССР составляло 292 миллиона человек, тогда как число жителей России в ее современных границах равнялось 148,3 миллиона. 1991 год стал ключевой датой, так как именно с этого момента население перестало расти, а смертность превзошла рождаемость. Политические и экономические потрясения, которые пережила страна за последующее десятилетие, привели к невиданному демографическому спаду. 

Приведу лишь несколько цифр, чтобы вы осознали всю серьезность ситуации и смогли представить себе полный экономический, политический, медицинский и санитарный хаос, через который прошла страна в «либеральные 1990-е годы». Ожидаемая продолжительность жизни скатилась до уровня Перу или Индонезии, а смертность в этот период вдвое превысила показатели среди гражданского населения в суровые годы Второй мировой войны (!). В России вновь появились болезни, которые удалось победить даже в ряде стран третьего мира (дифтерия, тиф, холера и брюшной тиф), а также произошла вспышка передаваемых половым путем заболеваний, как например, СПИД. Заболеваемость росла такими темпами, что главный российский эпидемиолог предположил, что при сохранении текущей тенденции к 2005 году число инфицированных должно было достичь 10 миллионов человек. Вспышка была вызвана резким ростом проституции (по финансовой необходимости) и наркомании. В 1998 году Россия стала крупнейшим потребителем наркотиков в мире. Всего наркоманов на тот момент насчитывалось 5 миллионов человек, или 3% от общего населения. И если молодежь употребляла наркотики, то старшее поколение погрузилось в пьянство. Проведенное в тот год исследование показало, что 50% мужчин выпивали в среднем больше 0,5 литра водки в день. В целом в период с 1990 по 1998 год было зарегистрировано: 259 000 самоубийств, 230 000 смертей от отравления (водкой) и 169 000 убийств. Все больше россиян умирало, и все меньше рождалось. И тех, кто родился, навряд ли можно было назвать счастливчиками. В 1998 году по улицам российских городов скиталось около миллиона детей. Все это привело к неизбежному демографическому спаду. Последствия оказались трагическими, и с 1996 года население России начало уменьшаться, достигнув к 2006 году 142,8 миллиона человек. То есть за десять лет чистые потери составили 5,5 миллионов! За один только 2005 год население сократилось на 780 000 человек, что очень и очень значительно.

В 2005 году вступил в силу знаменитый демографический план, который доверили будущему президенту страны Дмитрию Медведеву. О чем идет речь? О помощи родителям, включающей в себя финансовые выплаты, начиная со второго ребенка, а также целый ряд экономических льгот и субсидий. Материнский капитал становился доступным 3 года спустя после рождения ребенка. Результаты не заставили себя ждать: в 2006 году население уменьшилось на 600 000 человек, в 2007 году – на 300 000 человек, в 2008 году – на 100 000, а в 2009 году даже незначительно увеличилось (прирост составил 35 000 жителей), стабилизировавшись на отметке в 141,9 миллиона человек. Рост рождаемости был отмечен в 70 из 83 субъектов федерации, а сокращение смертности – в 73. Символом этого демографического ренессанса стала Сибирь: в 2000 году на ее территории родилось 98 000 детей, тогда как к 2009 их число достигло 174 000. По словам министра здравоохранения и социального развития Татьяны Голиковой, стабильность демографической ситуации по большей частью объясняется ростом рождаемости: в 2009 году на свет появилось 1,76 миллиона детей, что составило прирост в 2,8% по сравнению с уровнем 2008 года с 1,714 миллиона. Министр считает, что к 2011 году государство должно «остановить убыль населения и стабилизировать численность населения страны на уровне 143 миллиона человек».

Теперь после ощутимого роста рождаемости (первая стадия демографического плана), начинается второй этап, который нацелен, в первую очередь, на снижение смертности. Это касается, прежде всего, смертности, которая связана с заболеваниями (как, например, туберкулез), дорожно-транспортными происшествиями, употреблением наркотиков и алкоголя (от контрафактного спиртного ежегодно погибает до полумиллиона человек). Кроме того, российские власти также стремятся сократить число абортов, по которым страна занимает одно из первых мест в мире (в 2008 году на 1,714 миллиона новорожденных пришлось 1,234 миллиона абортов). Наконец, на 2020 год поставлена цель увеличить продолжительность жизни граждан до 75 лет.

В первом полугодии 2010 года тенденция продолжилась: рождаемость (868 936) увеличилась на 2,3% по сравнению с аналогичным периодом прошлого года (849 267), то есть на 19 569 человек. Смертность за этот период уменьшилась на 1,8% (с 1 029 066 до 1 010 988) или на 18 078 человек. Можно предположить, что в этом году население России стабилизируется или даже вырастет, несмотря на вспышку смертности из-за невиданной летней жары.

Стоит также отметить, что осенью 2010 года в России проводится перепись населения, результаты которой я обязательно опубликую в своем блоге. Наконец, чтобы закрыть демографический вопрос и опровергнуть многочисленные публикации о том, что население России сократится до 137 миллионов к 2035 году и до 100 миллионов к 2050 году, хочу рассказать вам о трех существующих у российской власти демографических сценариях. Пессимистичный сценарий предусматривает стабилизацию населения на уровне 128 миллионов к 2030 году, средний – 139,3 миллиона, а оптимистичный – 148 миллионов. Что явно не соответствует катастрофическим прогнозам, что повсюду встречаются в СМИ.

-Еще одна часто поднимаемая тема – это разногласия между премьер-министром Владимиром Путиным и президентом Дмитрием Медведевым. Имеют ли подобные утверждения право на жизнь?
– Никакого, и тому есть две веские причины. Российский культ секретности и прочная вертикаль власти не позволяют делать выводов о том, что на самом деле происходит на ее вершинах. Хотя, разумеется, такой сценарий будоражит умы тех, кому не нравится политическая линия, которую отстаивают Дмитрий Медведев и Владимир Путин внутри и за пределами страны. Немало людей враждебно воспринимают идею сильной и независимой России, которая не равняется на НАТО и постепенно начинает восстанавливать свое влияние в мире и, прежде всего, в трех ключевых зонах, а именно в Европе, Средней Азии и на Кавказе. Никто не способен предвидеть будущее или знать, что происходит за стенами Кремля, но в то же время эта растущая одержимость так называемой напряженностью внутри тандема заставляет меня задуматься о вопросе третьего мандата Владимира Путина. Интересно отметить то, что вокруг этой «мечты» о войне двух лидеров сформировалась своеобразная разнородная коалиция: прежде всего это, конечно, традиционная французская пресса, некоторые аналитики (как, например, организация Réseau Voltaire) и публицисты (например, Мишель Драк (Michel Drac)), а также разнообразные крайне правые российские движения и либеральная оппозиция.

Со своей стороны, я, повторюсь, не вижу ни одного заметного признака какой-либо напряженности. Скорее я склоняюсь к теории добровольного разделения ролей: Медведев исполняет партию доброго, а Путин – злого лидера, что стало полной противоположностью ситуации во время войны августа 2008 года в Грузии. Тандем работает превосходно, и недавняя отставка мэра Москвы еще раз это подтвердила. Эта отставка стала продолжением «уходов» президентов-динозавров Татарстана и Башкирии, что говорит о стремлении тандема освежить политическую жизнь и бороться с коррупцией. Причем при полном внутреннем согласии. 

– Недавняя экологическая и человеческая катастрофа, которая случилась в России этим летом, я имею в виду пожары, дала многим газетам повод для жестких комментариев о бессилии российской исполнительной власти. Оправданы ли, по вашему мнению, такие суждения?
– Нет. Пресса раздула не только саму ситуацию, но и теоретическую ответственность политической власти. Даже серьезность обстановки в Москве, и то была преувеличена. Я провел лето в Москве и каждый день ходил на работу. Жизнь не остановилась, и москвичи терпеливо ждали, когда изменится погода и пойдет дождь. Достаточно лишь ознакомиться с фактами и понять все особенности ситуации. Россия – это вам не Пуату-Шаранта. Эта страна в 31 раз больше Франции и в 2 раза больше США. Число пожарных здесь вдвое меньше чем во Франции (22 000 по сравнению с 55 000) и они не имеют большого опыта борьбы с пожарами таких масштабов просто потому, что происходят они крайне редко.

Половина территории России покрыта лесами (800 миллионов гектаров), причем значительная часть этих диких лесов практически не заселена. Кроме того, строительство нередко велось анархически, деревни разбросаны по большой территории, без электричества и водопровода, а дома построены из дерева.

И что, скажите на милость, делать в таких условиях, когда стена огня достигает высоты 6- или 7-этажного здания и надвигается со скоростью 30км/ч на пару сотен деревянных домов, где нет воды и живут пожилые люди, а ближайшая пожарная часть находится в 20 километрах?

Кроме того, если внимательно посмотреть на цифры, становится понятно, что в итоге те самые сгоревшие 975 000 гектаров леса представляют собой всего 0,05% территории страны. Для сравнения, во Франции каждый год в процентном соотношении выгорает примерно такая же территория, тогда как в США этот показатель втрое выше и достигает 0,18%. Все как-то быстро позабыли о том, что в Америке при пожаре в Окленд Хиллз в 1991 году было разрушено 2 900 домов и погибло 25 человек, а во время пожара в Сидаре в 2003 году сгорело 4 847 домов. Я привожу сравнение с Америкой, у которой есть все необходимое оборудование и огромный штат пожарных, чтобы наглядно продемонстрировать все трудности борьбы с огнем. И хотя каждый год в Америке выгорает втрое большая территория, чем этим летом в России, ни один журналист не бьет себя в грудь и не кричит о том, что вся ответственность лежит на демократических или республиканских властях.

Своими публикациями по этому, как впрочем, и по многим другим вопросам западная (и, прежде всего, французская) пресса расписывается в своей недобросовестности и непрофессионализме. Большая часть корреспондентов и журналистов – это серые исполнители, которые следуют приказам действующей в рамках определенной политики редакции. Я внимательно слежу за отношением французских СМИ к России, стране, где я живу и работаю, и то, что я вижу, просто уму не постижимо. Здесь прослеживается абсолютно четкое стремление дискредитировать эту страну, создать ей имидж диктатуры, некоего подобия третьего мира, который отрицает любые свободы и не разделяет «панъевропейских» ценностей. Для этого, разумеется, все средства хороши, даже во время климатических бедствий. В этой связи очень показательно поведение связавшегося со мной известного репортера с телеканала France2. Эта знаменитая журналистка, которая каждый день появляется на телевидении и выглядит вполне серьезным человеком, обратилась ко мне с одной единственной целью: «попытаться показать дефекты путинской системы». Достаточно одного взгляда на эту переписку (я опубликовал ее в своем блоге), чтобы увидеть всю ее одержимость поиском этих самых «дефектов». Да и какая, в конце концов, разница, существуют они или нет, к черту действительность и факты, главное – сварганить то, чего требует редакция, и заставить телезрителей это проглотить.   

Эта одержимость путинофобией, которая поразила немало журналистов, стрингеров и корреспондентов, может объясняться лишь избытком СО2 во вдыхаемом воздухе и сводится к следующей догме: «Во всем виноват Путин». Отмечу также, что пресса совершенно забыла сообщить о том, что власти приняли меры (в частности касательно Федерального агентства лесного хозяйства), чтобы избежать повторения подобной ситуации в будущем.

У этого задымления в СМИ есть, однако, политическое или скорее даже геополитическое основание. Россия  – это развивающаяся держава, которая беспокоит проамериканский Запад тем, что неподконтрольна НАТО. Это политическая и ядерная держава, чье видение мира не вписывается в рамки однополярного проекта, который некоторые считают лучшим будущим для нашего мира. Это суверенная держава, и ее приверженность своему суверенитету как раз и стала одной из основных причин информационной травли в западной прессе.

– В 2003 году много говорили об оси Париж-Берлин-Москва. Что произошло с ней семь лет спустя? И какое место занимает Европа в российской геостратегии?
– Россия не раз заявляла о своей европейской принадлежности. Взять хотя бы слова министра иностранных дел страны Сергея Лаврова, я цитирую: «Россия мыслит себя как часть европейской цивилизации», или еще: «Развитие событий, включая идею атлантизма, окончание холодной войны и глобализацию, дало весомые аргументы в пользу того, чтобы говорить обо всем пространстве между Ванкувером и Владивостоком». Россия – это исконно европейская страна. Аргумент, который состоит в том, что 300-летнее татаро-монгольское иго отделило Россию от Европы, определенно несостоятелен. Ведь его не используют относительно Испании, которая пережила 700 лет арабской оккупации, или 600 лет находившихся под властью Османской империи балканских стран.

Отношения России и ЕС, как мне кажется, серьезно отравляет американский фактор. После избрания Владимира Путин в 2000 году Россия была больше чем, когда-либо расположена к сотрудничеству с Западом, как это показала поддержка Россией Америки после 11 сентября. В ответ она получила ужесточение стратегии давления и сдерживания, в том числе в ближнем зарубежье, а в 2003 году отношения серьезно обострились после двух важнейших событий: войны в Ираке, а чуть позднее делу Михаила Ходорковского. Во время второго мандата Владимира Путина (с 2004 по 2008 год) обстановка еще более накалилась, что не в последнюю очередь было вызвано волной цветных революций и вступлением балтийских стран в ЕС. Украинские манипуляции во время газовой войны были очень негативно восприняты Москвой, а возврат Франции в военную организацию НАТО выглядел в ее глазах настоящим предательством. И это на фоне тяжелых воспоминаний о бомбардировке Сербии в 1999 году. Трения достигли своего апогея во время войны в Грузии в августе 2008 года, когда НА
ТО было косвенно замешано в вооруженном нападении, которое стоило жизни  многим российским миротворцам, действовавшим под эгидой ООН. Как сказал Сергей Лавров: «На протяжении 20 лет Россия стремилась к новым отношениям с Западом, не всегда находя понимание и адекватный отклик».

За последние десять лет России удалось установить партнерские отношения с некоторыми странами ЕС, но как ни странно не с ЕС как таковым. Нужно отдавать себе отчет, что ЕС – это «сиамский близнец НАТО», по выражению Пьера Леви (Pierre Lévy). Эта связь доходит до того, что Хавьер Солана (Javier Solana) плавно сменил кресло генерального секретаря Североатлантического альянса на портфель одного из верховных представителей Евросоюза. В итоге НАТО остается основной угрозой для России, как следует из новой военной доктрины, которую подписал президент страны в феврале 2010 года.

ЕС, разумеется, стал крупнейшим торговым партнером России, однако и она в свою очередь является сегодня его основным поставщиком энергоносителей. В общемировом масштабе главным торговым партнером России в феврале 2009 года стал Китай. В рамках Евросоюза сотрудничество, прежде всего, касается Германии, за которой с большим отставанием следуют Италия и Франция. Как следствие проект «Париж-Берлин-Москва» постепенно трансформируется в формат «Берлин-Москва». В то же время сейчас эти партнерские отношения в большей степени основываются на экономической взаимозависимости, нежели на реальном политическом альянсе или общем видении мира, так как ЕС в нынешних условиях – это экономический гигант и политический карлик, тесно привязанный к пронатовскому мировоззрению, которое совершенно чуждо России. Тем не менее, предложение Москвы по созданию новой архитектуры европейской безопасности свидетельствует о добрых намерениях наших российских партнеров и их стремлении к общему европейскому будущему.

– Не могли бы вы рассказать об отношениях Тегерана и Москвы, которые в изложении некоторых наблюдателей выглядят как нечто крайне запутанное и малопонятное?
– У отношений России и Ирана есть сразу несколько плоскостей. Москва не отказалась от поддержки Тегерана, как в дипломатической, так и в торговой сфере. Недавнее открытие Бушерской АЭС (проект был запущен немецкой компанией Siemens до исламской революции 1979 года, но был заморожен после начала ирано-иракской войны в 1980 году и, наконец, продолжен Россией в 1994 году) говорит о том, что это экономическое партнерство вполне реально. Конечно, на Иран наложены санкции, и он находится под пристальным контролем международного сообщества, однако Россия всегда выступала и, вероятно, продолжит выступать против чрезмерно жестких односторонних санкций Совбеза ООН. Хотя недавний отказ России от поставок ракетных комплексов С-300 несколько смешал всем карты, я сомневаюсь, что за долгие годы присутствия России в Иране не состоялось никакой передачи технологий. В этой связи вполне можно предположить, что аналогичное оружие, которое сейчас по заявлениям властей разрабатывают в Иране, имеет российские корни. Во всяком случае, иранское агентство заявило несколько месяцев назад: «Иран получил четыре ракеты С-300, две из которых пришли из Белоруссии и еще две от другого неназванного поставщика». Дезинформация или реальность? Сказать пока сложно.

Нужно взглянуть на ситуацию глазами Москвы. Россия сейчас не заинтересована в усилении напряженности или новой гонке вооружений с Западом, хотя и ведет наступление по приоритетным для себя направлениям, таким как Средняя Азия, Украина и Кавказ. Учесть стоит также и немалое число других параметров: активную политику Турции на Кавказе, сближение Турции и Ирана, иранские капиталы в Грузии или поддержку Турцией Азербайджана. В этой связи, возможно, что эти небольшие российские «санкции» являются своего рода предупреждением для Ирана. К тому же не исключено, что Россия уже получила гарантии военного невмешательства во внутренние дела Ирана.    

Хотелось бы также напомнить, что такие сложные проблемы просто нельзя упрощать. Тут и там можно встретить анализы, утверждающие, что Россия способна поддержать Иран из-за своей неприязни к Америке или даже стать чем-то вроде представителя всего антисемитски настроенного мусульманского мира. Бред сумасшедшего. Сегодня Россия, как и любое суверенное государство, думает, прежде всего, о своих собственных интересах. А ее интерес в регионе заключается в прагматичной и взвешенной «реальной политике», которая направлена на укрепление политических и экономических позиций. Несмотря на отказ от поставок ракет в Иран, отношения двух стран должны остаться довольно стабильными, и Москва не оставит дипломатическую поддержку Тегерана. Кроме того, во время прошедших в 2009 году в Иране антиправительственных манифестаций (поговаривали даже о попытке устроить в стране очередную цветную революцию) на митингах оппозиции звучали достаточно резкие антироссийские слоганы, что говорит нам об очень многом.

– Каково направление действий России в Средней Азии, которая в последние годы стала вызывать большой интерес и обеспокоенность многих мировых правительств? Некоторые эксперты говорят о настоящей шахматной партии между местными государствами, Китаем, Россией и США. Что вы думаете по этому поводу?
– Средняя Азия – это желанная многими стратегическая зона, которая была в прошлом веке театром большой игры и противостояния империй. В итоге англичан отсюда вытеснили, а русские и американцы, по-видимому, тоже скоро разделят их участь. В то же время подход Индии и Китая основывается, прежде всего, на торговле, а не на военной силе.

Из всех стран региона один лишь Казахстан, кажется, окончательно определился со своим проектом тесного сотрудничества с Россией и находится на совершенно ином экономическом уровне: его коэффициент ВВП на одного жителя равен аналогичному показателю Турции. По очевидным для всех лингвистическим, историческим, стратегическим и географическим причинам Средняя Азия является одной их тех зон мира, где Россия определенно намерена расширять свое влияние и присутствие. Прокатившаяся после постсоветской череды независимостей волна русофобии идет на спад, и многие из этих государств в итоге все равно остались зависимыми от России, прежде всего в экономическом плане, так как на ее территории живет и работает значительное число их граждан. Наконец, этим странам очень сложно противостоять разнообразным дестабилизирующим региональным факторам: цветным революциям и связанной с ними политической нестабильностью, исламизации и терроризму, вызванной военной авантюрой в Афганистане региональной дестабилизации, экономическому давлению Китая и т.д. Со всеми этими проблемами сталкивается и Россия, при том что реальных союзников у нее в настоящий момент откровенно немного. Ее единственный шанс, как мне кажется, состоит в том, чтобы установить прочные двухсторонние связи с правительствами этих стран и форсированными темпами развивать многоуровневое партнерство. Так, недавние события в Киргизии являются примером прогресса российской дипломатии в регионе. Кроме того, среднеазиатские государства входят вместе с Россией в такой важнейший региональный военный блок как Шанхайская организация сотрудничества. В этой связи, вполне возможно, что в Средней Азии мы скоро увидим большую игру версии 2.0, к которой добавится еще один не названный вами, но исключительно значимый участник: Турция.

– Какими, по вашему мнению, будут приоритетные направления развития российской дипломатии на ближайшие годы?
– Мне кажется, таких направлений три, причем все они осуществляются на разных уровнях.
В первую очередь Россия попытается укрепить свои связи с европейскими странами. Углубление отношений с Германией или, например, «разрядка» с Польшей и Украиной представляют собой отличную иллюстрацию этой новой европейской политики России. Любопытно, но некоторые американские стратеги (в том числе Збигнев Бжезински (Zbigniew Brzezinski)) рассматривали возможный альянс «Германия-Польша-Украина» как противопоставленный России будущий столп безопасности Европы и НАТО. Что диаметрально противоположно происходящему в действительности: предложение по общей архитектуре европейской безопасности, по-моему, является в высшей степени реалистичным и конструктивным.

Кроме того, с учетом изменчивости ситуации в современном мире Россия стремится занять центральное место в Азии. В повестке дня, конечно, прежде всего, стоят партнерские отношения с Китаем, но не забывают в России и об укреплении двухсторонних связей с Монголией, Японией, Вьетнамом и Кореей. У этого «наступления» на Азию уже есть, как мне кажется, несколько ярких символов. В прошлом году Китай стал крупнейшим торговым партнером России. Диверсификация снабжения региона энергоресурсами является особенно привлекательной для нее в том плане, что из-за бурного развития местных экономик спрос к середине века имеет все шансы обогнать европейский. Более того, символичной является и сама ШОС. Россия – это единственный «европейский» член этой организации, который тем самым демонстрирует соответствующее своей географии геополитическое позиционирование: в центре Евразии.

Наконец, Россия пытается занять подобающее положение в мусульманском мире, так значительный слой населения страны (около 20 миллионов человек) исповедует ислам. В России очень сильна восточная составляющая (татарская, кавказская и среднеазиатская), в связи с чем она стремится стать близким партнером арабских и азиатских стран. Так, например, в 2005 году она получила статус наблюдателя в Организации Исламская конференция.

– Многие любят напирать на то, что экономика страны очень сильно зависит от добычи и экспорта сырья. Так, способна ли Россия в перспективе уменьшить свою зависимость от этой манны, на которую оказывают огромное воздействие колебания биржевых котировок?
– Подобное мнение, как мне кажется, несколько устарело. Сегодня на рынках заметна тенденция к снижению промышленных цен и росту цен на сырье. Мировая демографическая ситуация, спрос в развивающихся странах и постепенное истощение некоторых природных ресурсов обеспечат сохранение этой тенденции в долгосрочной перспективе. Как следствие, мы можем констатировать, что задолженность всех промышленно развитых западных стран растет с просто пугающей скоростью, тогда как страны-экспортеры сырья все увеличивают свои валютные резервы.

Россия в полной мере пользуется сложившейся ситуацией и запускает крупномасштабные программы по модернизации общества и экономики. В этом месяце безработица вернулась к докризисному уровню, рост ВВП на 2010-2011 годы должен составить 4-5%, валютные резервы по-прежнему высоки, а рубль стабилен. Эти условия позволяют обеспечить финансирование программ без увеличения госдолга. Что касается социальной сферы, демографическая программа показала ощутимые результаты (их мы обсудили в начале этого разговора), и, кроме того, нельзя не отметить ряд произошедших с 2000 года позитивных изменений: реальные доходы населения выросли более чем в два раза, пенсии увеличились втрое, а число людей, живущих за чертой бедности, сократилось вдвое. В начале года были запущены четыре так называемых «национальных» проекта (здравоохранение, образование, жилье и сельское хозяйство) с общим объемом финансирования около 4,5 миллиарда евро, целью которых является дальнейшее повышение уровня жизни в стране.

В то же время деиндустриализация постсоветской эпохи – это реальный факт. На пути страны строит немало препятствий, однако сейчас, когда политическое и гражданское общество уже стало относительно стабильным, мы видим искреннее стремление власти к прагматичной экономической политике. Отправным пунктом можно считать вышедшую в ноябре 2008 года статью Медведева «Россия, вперед!» Прогресс заметен невооруженным глазом, будь то улучшение работы администраций (сокращение числа чиновников), инфраструктура, желание привлечь иностранный капитал или борьба с коррупцией. И это не считая других важных проектов, таких как разработка  новой операционной и поисковой системы, новой машины с электродвигателем, телефона с двумя дисплеями, создание российского аналога Кремниевой долины и превращения Москвы в мировой финансовый центр. Президент страны Дмитрий Медведев также заявил о своем стремлении превратить Россию в одного из мировых лидеров на рынке нанопродукции, который должен вырасти в 10 раз к 2015 году и достичь отметки в 2-3 триллиона долларов. Наконец, существует масштабный федеральный план по развитию Сибири на ближайшие 10 лет.

Всего этого в западных СМИ, разумеется, почти не услышать, однако в России об этом говорят довольно много. Могу лишь посоветовать не знающим русского языка читателям зайти на французскую версию сайта РИА «Новости» или в мой блог, в котором отражены все экономические события в России.

Emmanuel quidet, un francais en Russie

Emmanuel QUIDET, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe et partenaire d’Ernst & Young en Russie à donné une interview a rbth.ru

Extraits :

Les Français, sous l’influence des médias, vous expliquent : « En Russie il n’y a que la mafia, qui fait tuer à tous les coins de rue… Il fait froid… La pauvreté est absolument immense… ». Donc on me demande effectivement ce que je fais là. Et encore l’année dernière on m’a demandé si j’avais des gardes de corps. Et quand j’ai répondu que je n’en avais pas, on m’a dit que je devais bien avoir au moins un chauffeur. Quand j’ai dis que je n’en ai pas non plus, on s’est mis à douter de ma bonne foi. Les français ne réalisent pas combien la Russie a changé“. 

Malgré les embouteillages la vie est très agréable a Moscou. La pollution? Non, a Moscou il y a beaucoup de vent. Il souffle tout le temps – et l`air bouge! En plus Moscou est une ville très verte. Ses parcs sont absolument immenses et vous en avez partout… Des que vous sortez de MKAD (l`équivalent du Périphérique parisien) – vous êtes tout de suite dans la campagne. C`est surprenant: il n`y a pas ce contraste en France avec ses banlieux. La campagne se trouve la-bas a 120 kilomètres de Paris… On me dit en France: « Tu vis bien en Russie parce que tu es un étranger riche ». Faux! Moi, je me considère comme un nouveau pauvre par rapport aux nouveaux Russes. La Russie ce n`est pas l`Afrique. Les Français sont habitués de comparer tout avec l`Afrique. Disons, les expatries français vivent bien en Afrique parce qu`ils ont de l`argent. En Russie ce n`est pas le cas. C`est le pays tout a fait normal. Les Français vivent parmi les Russes comme les Américains vivent parmi les Français a Paris. L`attitude envers les étrangers a Moscou a beaucoup change vers 1996. Si d`abord les filles russes nous considéraient comme un butin, après le 1996 les expatries ne les intéressaient plus. L`économie russe est repartie après le 1996, et les Russes ont commence a avoir beaucoup d`argent“…

Maintenant c`est Paris qui est la capitale la plus chère du monde. Et Moscou parmi les villes les plus chères occupe la 17 ou la 18-ème place… A Moscou il y a tout. Y compris – les restaurants aux prix raisonnables. Et la richesse culturelle est importante. J`adore le Conservatoire de Moscou. Le public y est fantastique: du sept a 77 ans!


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Alliance Geostrategique …

… A eu l’amabilité de m’interviever récemment. Un extrait :
L’enfumage médiatique à un fondement, politique, voir même géopolitique. La Russie est “la” puissance émergente qui inquiète l’Ouest américano-centré, car elle n’est pas sous contrôle de l’OTAN. C’est une puissance nucléaire, politique, et qui à une vision du monde qui ne « cadre » pas avec le projet unipolaire que certains espèrent pour le monde de demain. C’est une puissance souveraine, et l’affirmation de cette souveraineté est la grosse raison du matraquage médiatique dont elle est victime dans la presse Occidentale“.
La suite ici

De l’Europe et la Russie, de Libération à Dissonance

L’Europe à besoin de la Russie au niveau énergétique car la Russie dispose des réserves de gaz et de pétrole dont l’Europe à besoin (…) L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel humain avec ses 140 millions d’habitants, que pour l’acheminement de ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’Oural“. 

Alexandre Latsa, sur Dissonance, mars 2009

http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/10/lavenir-de-leurope-cest-la-russie_03.html

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La Fédération a les matières premières dont l’Union manque et l’Union, la technologie dont la Russie a besoin. Entre elles, il n’y a pas de compétition mais une complémentarité dont l’organisation devrait et pourrait être fondée sur des règles commerciales et un droit des affaires qui marqueraient un pas dans l’établissement d’un état de droit en Russie“.

Bernard Guetta, Libération, septembre 2010
http://www.liberation.fr/monde/01012291587-la-russie-demande-sa-main-a-l-europe

Achats de voix aux élections ?

L’agence de ré-information du territoire ZEROpa vient de passer cette nouvelle :

En Russie, cette dictature dirigé par le dictatorial Dimitri Poutinov, on achète les voix aux élections … Un de nos journalistes à pu entrer en contact avec un Russe d’origine Caucasienne qui a affirmé que l’oligarque Dassov, candidat du parti au pouvoir pour sa ville a acheté des voix, dépensant jusqu’à 100.000 Euros !”

Vous voulez en savoir plus ? La suite ici

Enfumage médiatique, itv pour le journal EUROPA

Le journal EUROPA qui se définit comme est un magazine à vocation européenne, ayant pour but de favoriser l’échange d’information entre les jeunes d’Europe. Théotime Roudin a eu l’amabilité de m’interroger dans leur dernier numéro, que je vous incite à lire non pas pour mon interview mais car il est plein de surprises. N’hésitez pas à diffuser autour de vous, et même à vous y abonner!

Pouvez-vous rappeler brièvement qq chiffres (foyers, victimes, hectares, délogés…) concernant les incendies qui ont ravagé la Russie cet été ?
Tout d’abord les incendies terribles qui ont frappé la Russie sont la conséquence d’une intense sécheresse qui a duré de fin juin à aout 2010. Le bilan est assez dramatique puisque 29 000 foyers d’incendies naturels se sont déclenchés, d’une superficie totale de 927 500 ha, causant la mort de 55 personnes, et détruisant près de 2 700 maisons1. Pendant cette canicule, des feux de tourbières autour de Moscou ont noyé la capitale dans une atmosphère de fumée assez irrespirable, qui a entrainé une sur-mortalité importante dans cette ville cet été, surtout chez les personnes âgées, de l’ordre de 60%, soit une dizaine de milliers de personnes. Au jour d’aujourd’hui des incendies mineurs continuent de brûler dans l’Altaï, à la frontière avec le Kazakhstan mais également dans l’ile de Sakhaline, sur la côte pacifique.

Comment peut-on relativiser le nombre de victimes et les forêts détruites ?
Il n’est pas question de relativiser mais d’étudier calmement les faits, voir ce qui s’est réellement passé en prenant en compte les réalités du terrain, et l’environnement.
Tout d’abord la Russie est un pays immense, très étendu, grand comme 31 fois la France et 2 fois les Etats-Unis. Le nombre de pompiers y est deux fois inférieur à celui de la France (22.000 contre 55.000) et ceux-ci ne sont pas vraiment rôdés à lutter contre des incendies de cette ampleur. La moitié du territoire russe est boisée (8 millions de km²) et de nombreuses parties de ces forêts sauvages sont des zones relativement vides, souvent pas alimentés en eau courante avec des maisons étant en bois. Il est assez facile de comprendre que les feux se soient dès lors propagés rapidement mais également que l’État ne pouvait que « peu » faire techniquement pour arrêter ces incendies. Néanmoins si l’on regarde les chiffres de plus près, on s’aperçoit que finalement les 975 000 ha qui ont brûlés ne représentent « que » 0,05% du territoire russe. On oublie vite (merci les médias) que l’incendie de Cedar (USA) en 2003 avait détruit 4 847 maisons. Je donne cette comparaison avec un pays comme l’Amérique qui est préparé et équipé à répondre aux incendies.

Vous avez constaté un acharnement « russophobe » des médias occidentaux, et notamment français, dans le traitement de ces incendies. Pourquoi est-ce que le traitement des médias européens est si orienté ou éloigné de la réalité?
La presse s’est déchaînée contre le pouvoir russe, lui attribuant toutes les responsabilités dans les dommages collatéraux de ces incendies et même dans leurs déclenchements (!). Mais enfin lorsque chaque année en Amérique brûle 3 fois ce qui a brûlé en Russie cet été 2010, on n’entend aucun journaliste marteler que la responsabilité est celle du pouvoir démocrate ou républicain en place. J’étudie intensément le traitement médiatique Français de la Russie, pays dans lequel je vis, et travaille, c’est incroyable. Il y a une volonté parfaitement claire de discréditer ce pays, de le faire passer pour une dictature, une sorte de tiers-monde noir, rouge et brun, dans lequel il n’y aurait aucune liberté et qui ne partagerait pas les valeurs « paneuropéennes » . La majorité des étrangers, généralement européens, que je rencontre sont sidérés du fossé entre ce qu’ils lisent sur la Russie dans leurs médias nationaux, et la vie réelle.
Le problème est pour l’instant politique, voire même géopolitique. La Russie est la puissance émergente qui inquiète l’Occident américano-centré, car elle n’est pas sous contrôle de l’OTAN. C’est une puissance nucléaire, politique, et qui à une vision du monde qui ne « cadre » pas avec le projet unipolaire que certains espèrent pour le monde de demain. C’est une puissance souveraine, et l’affirmation de cette souveraineté est la grosse raison du matraquage médiatique dont elle est victime dans la presse occidentale.

C’est notable que les journalistes (pas uniquement français) ne font pas toujours leur boulot (cf.l’article caniculaire du Figaro avec une photo des grévistes mexicains). Mais n’y a-t-il pas aussi une manipulation des médias russes ?
Les télés russes sont effectivement relativement contrôlés par l’état, mais pas beaucoup plus qu’en France, voire moins. Je veux dire par là qu‘il y a des médias « d’opposition stricte » au pouvoir et surtout que le « ton » employé en général dans les médias en Russie est autrement plus libre et rentre-dedans. Quant à la presse écrite elle est très variée et une réelle presse d’opposition existe. Soyons sérieux, tout autant que le pouvoir russe a une emprise relativement forte sur les médias, en France de façon très subversive on a totalement anesthésié la liberté d’expression. Et il n’y a qu’à voir la façon dont les médias français parlent de la Russie pour bien se rendre compte du niveau de totale désinformation, voire de propagande. Par contre lorsque la presse Russe parle de la France, c’est « relativement » objectif.

On a pu voir des photos du Premier ministre Poutine aux commandes d’un Canadair. Est-ce qu’il n’y a pas une manipulation de l’opinion publique ? (russe et internationale)?
Et De Gaulle en uniforme qui regarde un essai nucléaire ?! Non je ne crois vraiment pas, Vladimir Poutine a depuis son élection toujours été sur le terrain et s’est toujours comporté en homme d’action. C’est un homme de terrain et un grand sportif, et qui a toujours été au contact de la population et des événements difficiles. Effectivement il s’est donné cette image d’être là dans un avion de chasse, là dans un Canadair…C’est son style, il n’y a rien de très « manipulant » là- dessous puisqu’il est réellement comme cela, sur le terrain et cela depuis mars 2000. Il faut bien comprendre également que cela plait beaucoup aux Russes.

Est-ce que les hausses des côtes de popularité de Medvedev et Poutine en sont la conséquence ?
Les côtes des deux hommes sont relativement toujours élevées et très stables, elles ont légèrement fléchies pendant les incendies mais c’est normal après de tels événements, et au sortir d’une crise financière mondiale durant laquelle la Russie comme tous les pays du monde a été touchée. Globalement les Russes font confiance au pouvoir central.

Un programme de reconstruction est mis en place pour les personnes qui ont perdu leur logement. Combien de personnes pourra-t-il toucher ?
La reconstruction des maisons détruites est prise en charge par l’État, dans de relativement bonnes conditions. L’équivalent de 135 millions d’euros ont été débloqués pour aider les victimes des incendies. En gros 50 000 euros7 par maison ce qui est assez conséquent car les reconstructions se font selon des standards bien supérieurs à l’état des maisons détruites. En outre, chaque famille de victimes à touché une « aide » supplémentaire de 1 million de roubles, soit près de 25 000 euros. Pour ce qui se demande si les reconstructions ont vraiment lieu, il est possible de suivre en direct, via des webcams l’évolution des travaux.

Propos recueillis par Théotime Roudin

Development and building institutions and traditions is more important for a new country than democracy.

* Development and building institutions and traditions is more important for a new country than democracy. That’s precisely what Pakistan needed and continues to need. In Pakistan, we need a visionary nationalistic leadership at the top backed by the strength of the Pakistani military to install a confident visionary leadership and give it consistency and continuity. That’s the formula that worked for China. The more time we waste in propping up a fake democracy, the more Pakistan will come closer to internal failure.


* Consider Mr. Musharraf and Mr. Putin, both products of military institutions in their respective countries. Both came to power around the same time. Ten years later, Musharraf faces the humiliation of exile and defeat while Putin is still in power. Musharraf led the country into internal and external chaos leaving Pakistan humiliatingly even more dependent on other countries that are taking advantage of the situation, while Putin saved Russia from collapse and reasserted Russia’s power when everyone had written that country off.

Démographie en Russie, aout 2010

Les résultats démographiques de Aout sont en ligne http://www.gks.ru/free_doc/2010/demo/edn08-10.htm.
La mortalité en hausse de 27,4% comparé à aout 2009. Le taux de mortalité mensuel observé est sans équivalent depuis janvier 2008, la mortalité étant plus élevé en général en hiver qu’en été, c’est dire.
La natalité est néanmoins aussi en hausse, de 5,2% ce qui est une bonne nouvelle.

Pour la période de janvier à aout 2010, les naissances sont donc en hausse de 1,9% mais les décès également en hausse de 2,8%.
Pourquoi ?

Bien sur la mortalité inhabituelle due à la canicule qui a frappé la Russie a beaucoup joué, rien qu’à Moscou par exemple, il y a eu 68,6% de décès supplémentaires qu’en aout 2009. Cette hausse est de 24,7% dans la région de Moscou. La hausse est de 71,1% à Lipetsk, de 68,7% à Voronej, de 75,2% à Volvograd, de 67,5% à Samara ou encore de 78,8% à Samara (!).

La surmortalité malheureusement exceptionnelle de “aout 2010” (41.000 décès de plus qu’en aout 2009) a fait que il y a 32.000 décès de plus que de naissances. Cette mortalité exceptionnelle prive la Russie d’une hausse de population pour ce mois d’aout 2010.

Ce mauvais été (juillet et surtout aout) fait que il pourrait y avoir plus de 1.800.000 naissances cette année, mais la mortalité pourrait finalement dépasser 2 millions de personnes. A noter que cela semble confirmé par le fait que sur la période Janvier à juillet 2010, il y a 50.000 entrées de moins que sur la période de janv à juillet 2009. La conséquence de tout cela : la population pourrait stagner cette année, voir très peu augmenter (comme en 2009) et ne pas augmenter de 80.000 ou 100.000 personnes, comme cela était prévisible de façon cohérente avant ces évènements tragiques.