Author Archives: Alexandre Latsa

About Alexandre Latsa

Frussien, père de famille, chef d’entreprise à Moscou, entrepreneur géopolitique et russophile positif. Co-auteur du livre “Putin’s new Russia” (en anglais et en russe) et auteur du livre “Mythes sur la Russie“, disponible lui uniquement en russe et un “Printemps RUSSE” disponible en Francais. Ce journal d’un Frussien traite de la Russie. Vous pouvez me contacter par email : alexandre.latsa@gmail.com, Ou me suivre sur Twitter https://twitter.com/Frussien Instagram https://www.instagram.com/frussien/ Telegram https://t.me/alexandrefrussien

Qui a obtenu la nationalité Russe de 1992 à 2006

De 1992 à 2006 : la nationalité Russe a été donnée à 6 millions de personnes. Le détail de ces naturalisations est en grande partie disponible (depuis l’année dernière uniquement) sur le site du FMS. Je reproduis ici quelques données issues de cet article de DEMOSCOPE.
La première information essentielle est que les attributions de nationalités concernent en majorité des citoyens venus en Russie dans la dernière décennie et non des nouveaux arrivants. Il s’agit plutôt de gens qui ont vécu en Russie souvent assez longtemps avec un passeport Soviétique, et qui ont dès 2002 ont souhaiter régulariser leur situation, puisqu’une loi a facilité cette conversion de passeport.

Le schéma ci dessous montre bien cela : la courbe bleue est la courbe des entrants en Russie (de l’étranger), et la courbe orange/jaune celle de l’obtention de la nationalité. On voit bien que dès 2002, les obtentions de nationalité augmentent fortement, alors que les entrées sont toujours en diminution, ce qui signifie bien que les nationalités sont obtenues par des gens déjà résidents.
De 1992 à 2006 sur 4.205.372 personnes qui ont obtenu la nationalité Russe :
– 1.325.800 venaient du Kazakhstan 
– 816.477 venaient d’Ukraine 
– 430.050 venaient d’Ouzbékistan

– 254.631 venaient d’Azerbaïdjan
– 253.762 venaient de Géorgie 
– 249.984 venaient du Kirghizistan
– 228.329 d’Arménie

– 190.134 venaient du Tadjikistan
– 96.812 venaient de Moldavie
– 92.642 venaient de Biélorussie
– 68.343 venaient du Turkménistan

– 158.020 venaient d’autres pays.

Évidemment, nombre de ressortissants des états d’Asie centrale sont des Russes ‘ethniques’ qui après 1992 et l’effondrement de l’URSS ont émigré de retour en Russie et ont récupé la nationalité Russe.


La tendance pour les 5 dernières années est la hausse des obtentions de passeport pour les Arméniens, les Kirghizes, les Moldaves et les Biélorusses. 
L’article nous informe que en outre, 10.000 personnes sont déchues de leur nationalité chaque année.

La glisse en Eurasie, de Magadan à Soukhoumi

Au printemps de cette année, une surf parade a été organisée à Moscou. J’en avais rendu compte sur mon blog en mai dernier ici.
Cet été, en août, je postais sur Dissonance cette vidéo d’un des plus légendaires surfers du monde, Tom Curren, en suftrip en Russie (!), Surftrip qui l’amena vraisemblablement sur les côtes de l’extrême orient et la mer d’Okhotsk. J’avoue avoir été bluffé, ex-surfer, je ne savais pas qu’il y avait des vagues de cette qualité en Russie, et je pense désormais à me remettre à surfer, pourquoi pas sur la côte pacifique Russe ?
Désormais c’est l’hiver, et Rip-Curl semble s’être pris de passion pour l’Eurasie !
Saviez vous que l’Abkhazie est un spot de première qualité pour le ski et le snowboard ?
Vous avez des doutes : en image ci dessous …

Source : le blog de Bruce TALLEY

En mémoire, et pour comparer : une vidéo de présentation de l’Abkhazie :

Демографическая и миграционная ситуация в октябре 2010

Рождаемость
Демографическая статистика за период с январь по октябрь 2010 доступна, и она скорее обнадёживающая, несмотря на повышенную смертность этого лета, о чем я уже писал.
За десять первых месяцев 2010 года : 1.487.426 родившихся.
За десять первых месяцев 2009 года: 1.475.081 родившихся.
Итак, на 12.345 родившихся больше, чем в 2009, когда был установлен предыдущий рекорд.
Для напоминания, за тот же период 2006 года родилось 1.105.500.

Смертность
Смертность увеличилась, поскольку за 10 месяцев умерло 1.703.628 человек против 1.673.500 в 2009, то есть на 30.128 человек больше.
Без повышенной смертности лета 2010 (оцениваемой в 41.000 умерших), смертность бы сократилась ― 175.202 человек против 198.419 в 2009.
После этого лета убыль населения за 9 месяцев 2010 составила 216.202 человек.

Браки и разводы
За 10 месяцев 2010 было заключено 1.046.961 браков против 1.031.794 в 2009, то есть на 15.167 больше. Кроме того, и это очень хороший знак, за этот период состоялось 527.292 разводов против 580.539 в 2009, то есть на 53.247 меньше!

Иммиграция и миграционное сальдо
Как обстоят дела с иммиграцией, в то время как у всех на устах закон о квалифицированных специалистах? В период с января по сентябрь 2010 года миграционное сальдо населения России сократилось на 35,7%, включая снижение числа мигрантов из стран СНГ на 67.600 человек, то есть 33,4%.
― За 10 месяцев 2009: 216.071 въездов и 24.653 выездов, то есть сальдо +191.508.
― За 10 месяцев 2010: 148.548 въездов и 25.424 выездов, то есть сальдо +123.124.
Иммиграция, которая была стабильной с 2006 года, начала снижаться.

Нелегальная иммиграция
В России работают 7 миллионов иностранцев, из которых от 3 до 4 миллионов находятся в стране нелегально.
Около 2 миллионов из этих нелегальных иммигрантов работают в Москве, а 500.000 в Московской области.

Перевод : Уголин (Ursa-Tm)

Pour le modèle multiculturel russe

L’article original a été publié chez ria novosti
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Moscou a connu en ce mois de décembre 2010 des tensions entre ressortissants du Caucase et jeunes nationalistes. S’il ne s’agit pas d’un fait nouveau, certains commentateurs ont comparé ces incidents aux émeutes urbaines de plus en plus fréquentes qui se produisent dans les villes d’Europe de l’ouest. Pourtant, malgré les similitudes que les événements semblent présenter, les situations de fond sont fondamentalement différentes.
Jusqu’à la moitié du siècle dernier les nations d’Europe de l’ouest étaient très homogènes sur le plan ethnique et religieux, et les migrations en leur sein étaient principalement intra-Européenes. Ce n’est qu’après le second conflit mondial que ces Etats ont fait appel à une immigration non européenne, issue de leurs ex-colonies.
La première vague de ces migrants économiques n’a rencontré que “peu” de difficultés d’intégration, grâce à la forte croissance d’après-guerre. Mais peu à peu, l’embellie économique a disparu et l’immigration économique se transforme en une immigration de fuite de la misère qui a, en quelques décennies, profondément modifié le visage de l’Europe. L’actualité regorge de manifestations de l’échec de l’intégration de ces migrants dans leurs nouveaux pays de résidence.
L’absence de contrôle des flux migratoires et les calamiteuses politiques d’intégration des Etats européens ont favorisé le repli communautaire, culturel et parfois religieux de certaines communautés, et entraîné la création de ghettos au sein de la plupart des grandes villes occidentales. Ni le modèle communautariste anglo-saxon, ni le modèle d’intégration français n’ont donné de résultats satisfaisants en Europe occidentale, quant à la cohabitation de populations différentes. La situation est telle que récemment, la chancelière allemande a dénoncé l’échec du système multiculturel en Allemagne. Un constat que l’on pourrait appliquer à toute l’Europe qui pour beaucoup d’analystes serait en cours de balkanisation.
La Russie a quant à elle une expérience de cohabitation plutôt harmonieuse sur son territoire entre populations possédant des religions différentes. Sous le règne d’Ivan IV, la victoire sur les Tatars et l’intégration de divers peuples de la plaine qui a suivi a transformé la Russie en un état multiethnique et multiconfessionnel, il y a de cela 500 ans. Comme l’explique l’historienne Natalia Narotchnitskaya: “La Russie a une différence avec tous les pays européens dans la façon dont elle a absorbé ses différents peuples conquis. Lorsque les Tatars et les Caucasiens l’ont été, leurs chefs ont été plus qu’intégrés, même anoblis. Ils ne furent jamais traités en colonisés ou comme les égaux des aristocrates russes. Ils avaient même des serfs russes. Peut-on imaginer des Lords indiens avec des domestiques anglais”?
L’expansion territoriale de la Russie a fait que tous les peuples conquis ont ensuite été incorporés au sein de l’Union soviétique, qui excluait toute forme de racisme. Cette dissémination géographique de peuples très différents sur l’immense territoire russe a contribué à façonner l’aspect multiculturel de la Russie, qui a fait ses preuves. La Russie, qui est un empire, s’est efforcée de maintenir jusqu’à ce jour la cohabitation sur son territoire de plus d’une centaine d’ethnies, de nombreuses religions, et ces peuples ont pu préserver leurs traditions culturelles. Elle a su éviter les tensions qui auraient pu survenir après les guerres dans le Caucase ou après les attentats qui ont frappés sa capitale ces dernières années. La Russie s’est aussi préservée de la création de ghettos communautaires dans ses villes, malgré une situation économique bien plus difficile qu’en Europe. Enfin, l’intégration des minorités et leur représentation aussi bien au sein du peuple qu’au sommet de l’Etat est réelle, ce qui est encore une différence majeure avec l’Europe.
Les incidents de ces derniers jours ne sont donc pas comparables aux émeutes d’Europe occidentale lorsque des jeunes d’origine immigrés affrontent l’Etat, via sa police par exemple. Ni les nationalistes, ni les Caucasiens qui étaient dans les rues de Moscou n’ont exprimé un rejet réel de l’Etat russe. De plus, aucune casse massive n’a été constatée. En revanche, une frange de la population a exprimé un mécontentement que les autorités devraient sans doute écouter. Suite à la mort d’un jeune lors d’une rixe, cinq des six suspects ont été relâchés le jour même. Le sentiment d’injustice compréhensible que cela a créé est sans doute la raison principale du déclenchement de ces tensions. Cette anomalie a, par ailleurs, soulevé de nombreuses autres questions majeures, dont le disfonctionnement évident de certains services publics. C’est plus cela, que le rejet du “vivre-ensemble” à la russe qui est fondamentalement remis en cause par les divers manifestants.
Comme le rappelait Natalia Narotchnitskaya: “La Russie vit en même temps au XIXe, au XXe et au XXIe siècle. Elle combine l’opulence et la misère; la technologie de pointe y côtoie les conditions de vie les plus primitives; on trouve, sur son territoire, tous les climats possibles; de nombreuses religions et civilisations y cohabitent. La coexistence relativement harmonieuse de toute cette diversité confère à la Russie une expérience unique. En tout cas, nous n’avons jamais eu de guerres de religions comparables à celles qui ont sévi en Europe”.
La taille de la Russie fait donc qu’un Caucasien, par exemple, peut avoir un style de vie et un système de valeurs très différents d’un jeune cadre moscovite urbanisé. La confrontation des mondes modernes et traditionnels est toujours difficile et conflictuelle, et exacerbée en Russie par la dimension et la diversité du pays. La question n’est donc pas tant le problème de la nationalité ou de la religion mais bel et bien le maintien d’une identité suffisamment forte et ouverte pour que chacun garde la capacité et surtout la volonté d’appartenir à cette maison commune qu’est la Fédération de Russie. Un proverbe russe dit que dans la steppe immense, chaque population a pu trouver sa place sans gêner l’autre. Pour cette raison, il faut défendre le “modèle russe” et continuer à être fier d’habiter dans ce pays multiculturel qu’est la Russie d’aujourd’hui.

Mosca, capitale dell’Europa?

L’articolo originale è stato pubblicato il RIA Novosti

Quasi tutti i francesi sono profondamente eurofili, è ironico perché gli stranieri che si recano in Francia sono spesso colpiti dalla loro relativa chiusura mentale, dalla loro ignoranza delle lingue straniere e dal loro sciovinismo spesso eccessivo.Ma i francesi sono dietro il primo tentativo d’integrazione europea dal IX secolo, Carlo Magno, imperatore d’Occidente, fu alla fine del suo regno, a capo di un impero continentale che comprendeva la Francia attuale, parte della Spagna e dell’Italia, e anche parte del mondo germanico e dei Balcani. Per molti intellettuali e storici, Carlo Magno è il padre dell’Europa. Purtroppo o per fortuna dell’Europa, dopo la sua morte, il suo impero venne smembrato. Il secondo tentativo francese di costruire l’Europa è quello di Napoleone, quest’ultimo immaginava di controllare un vasto territorio, continentale, dalla Corsica a Mosca. E’ ben noto, soprattutto in Russia, come il tentativo del corso di costruire l’Europa con le armi fallì nel 1812, di fronte alla resistenza del popolo russo e a un inverno terribile.

Dopo la seconda guerra mondiale, l’Europa si è trovata divisa in due blocchi, un blocco transatlantico degli Stati Uniti e un polo sovietico, continentale. In Occidente, l’Europa fu costruita con i soldi statunitensi del piano Marshall, in cambio dell’integrazione nella NATO, un’alleanza militare di obbedienza statunitense, fondata nel 1949 e volta a prevenire qualsiasi tentativo imperialista dell’Unione Sovietica. Nel 1955, i paesi dell’Europa orientale sotto la dominazione sovietica, furono incorporati nel Patto di Varsavia, un’alleanza militare creata in risposta alla NATO. L’eurofilia francese si manifesta di nuovo quando nel 1967, il generale de Gaulle fece uscire il suo paese dalla NATO e gli diede l’accesso alla potenza nucleare. Voltando le spalle al mondo anglo-sassone, questi affermò il suo progetto visionario di un’Europa continentale, cancellando la provvisoria cortina di ferro e predicando l’avvicinamento storico con la Germania e la Russia, come parte del continente europeo dall’Atlantico agli Urali. Nel 1960, Parigi si posizionò come capitale politica, e la Francia ha iniziato un nuovo tentativo per la creazione dell’Europa. Questa idea di un asse gollista Parigi-Berlino-Mosca, e l’affermazione secondo cui la Russia, l’Unione Sovietica, all’epoca, è europea, si rivela nel tempo sempre più giusta.
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Ci sono sempre discussioni in Francia, sull’appartenenza della Russia all’Europa. Molte persone, sapendo poco o male della Russia, mi chiedono di questa frontiera gollista che sarebbero gli Urali. Gli Urali, confine geografico tra Europa e Asia, sono davvero un confine, nel cuore della Russia o dell’Europa? I popoli che possiamo incontrare al di là degli Urali sono diversi dai popoli della parte occidentale della Russia? Queste domande possono forse far sorridere chiunque nel paese, ma non sono inventate e, a mio avviso, sono comprensibili sia l’errore semantico del generale de Gaulle che la relativa ignoranza della Russia di oggi.

Poiché vivo in Russia, posso solo confermare quello che ho pensato prima di venire, e cioè che la Russia è un paese molto europeo. Molto europea, come la natura della maggioranza del suo popolo, gli slavi ortodossi, o come il suo patrimonio culturale dominante, l’eredità di Roma e Atene. Questo aspetto della Russia europea è presente in tutto il territorio, sia a Mosca che nel cuore della Siberia fino a Vladivostok, sulla costa del Pacifico, nel Caucaso o nella Carelia settentrionale. Anche l’orientale Kazan non è meno europea di Sarajevo. Tuttavia si deve ammettere, la Russia non è un paese come gli altri paesi dell’Europa. Per le sue dimensioni, le molte nazionalità, la sua estensione geografica fino all’Asia e al Pacifico, la Russia è un impero, un colosso la cui spina dorsale è certamente europea, ma alcune vertebre a volte sono asiatiche o tartare, a volte musulmane o buddiste. Infatti, ho spesso detto ai miei amici francesi che ci sono molte lezioni da prendere dalla Russia nella gestione del “modello multiculturale“, che l’Europa stenta a creare.

Oggi, anche se la Russia e la NATO discutono della creazione di un’architettura di sicurezza nell’emisfero settentrionale, da Vancouver a Vladivostok, le differenze persistono. Gli Stati Uniti, attraverso la NATO estesa sull’Europa occidentale e orientale, stanno entrando nel continente eurasiatico, teatro ritenuto essenziale per la gestione degli affari del mondo. La Russia è un membro dell’Organizzazione della Cooperazione di Shanghai, spesso descritta come la NATO asiatica, che vorrebbe coinvolgere l’Europa in una nuova architettura di sicurezza continentale complementare. In questo senso, le proposte russe per creare un’architettura di sicurezza continentale e un comune mercato economico unico da Lisbona a Vladivostok sono sia visionarie che totalmente golliste.

L’unica differenza è che lo slancio politico viene ora da Mosca, non da Parigi come 40 anni fa. C’è probabilmente una ragione, da Mosca, l’Europa s’estende per oltre 4000 km a ovest, verso l’Atlantico, e si trova a circa 6500 km, attraverso la Siberia, dal Pacifico. Il centro di gravità politico dell’Europa si è appena trasferito a est. L’alleanza Parigi-Berlino-Mosca consentirà agli Europei, che non sono stati in grado di costruire dal 1945 una vera autonomia politica e militare, di non rimanere bloccati in camicia di forza unilaterale della NATO e di offrire uno sbocco su regioni così importanti quali saranno, nel mondo multipolare di domani, il Caucaso, l’Asia centrale e l’Asia-Pacifico. E se dopo Parigi ieri e Bruxelles oggi, Mosca domani divenisse la capitale dell’Europa?

Москва, столица Европы?

Оригинальная статья была опубликована в РИА Новости
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Почти все французы являются убежденными еврофилами, что достаточно парадоксально, поскольку иностранцы, приезжающие во Францию, зачастую бывают поражены их относительно ограниченными взглядами, их незнанием иностранных языков и их шовинизмом, часто чрезмерным.Тем не менее, именно французы стоят за первой попыткой европейской интеграции, потому что с IX века Карл Великий, император Запада, находился в конце своего царствования во главе континентальной империи, которая включала современную Францию, часть Испании и Италии, а также часть германского мира и Балканы. Для многих представителей интеллигенции и историков, Карл Великий ― отец Европы. К сожалению или к счастью для Европы, после его смерти империя будет расчленена. Второй французской попыткой создать Европу была попытка Наполеона, он надеялся контролировать огромную территорию, континентальную, простирающуюся от Корсики до Москвы. Хорошо известно, особенно в России, как эта попытка построения Европы при помощи оружия провалилась в 1812 году, столкнувшись с сопротивлением русского народа и ужасающей зимой.

После Второй мировой войны Европа оказалась разделенной на два блока, блок американский, трансатлантический, и полюс советский, континентальный. На Западе Европа строится на американские деньги по плану Маршалла, в обмен на интеграцию в НАТО, военный альянс, находящийся под контролем США, основанный в 1949 году и предназначенный для предотвращения любых империалистических устремлений Советского Союза. В 1955 году страны Восточной Европы, находящиеся под советским господством, были включены в Варшавский договор, военный союз, созданный в ответ на НАТО. Французская еврофилия проявляется снова, когда в 1967 году генерал де Голль выводит свою страну из НАТО и дает ей доступ к ядерной энергии.

Поворачиваясь спиной к англо-саксонскому миру, де Голль утверждает свой дальновидный проект континентальной Европы, стирает временный железный занавес и выступает за историческое сближение с Германией и Россией, в рамках континентальной Европы от Атлантики до Урала. В 1960 Париж утверждает себя как политический капитал, а Франция приступает к новой попытке создать Европу. Эта голлистская идея оси Париж-Берлин-Москва и утверждение, что Россия, тогда Советский Союз, является европейской, оказываются с течением времени все более и более справедливыми.

Во Франции всегда были дискуссии относительно принадлежности России к Европе. Многие люди, зная мало или плохо Россию, спрашивают меня об этой голлистской границе, которой мог бы быть Урал. Урал, граница Европы и Азии, является ли действительно границей в сердце России или Европы? Люди, которых можно встретить за Уралом, отличаются ли они от людей западной части России? Эти вопросы могут, без сомнения, заставить улыбнуться кого-то знающего страну, но они не придуманы и, на мой взгляд, понятны, как из-за семантической ошибки генерала де Голля, так из-за относительного незнания современной России.

С тех пор, как я живу в России, я могу только подтвердить то, что думал до приезда, что Россия является очень европейской страной. Очень европейской, будь то природа большинства ее населения, православных славян, или доминирующего культурного наследия, наследия Рима и Афин. Этот европейский аспект России присутствует на всей ее территории, будь то в Москве, в самом сердце Сибири, во Владивостоке на тихоокеанском побережье, на Кавказе или в Северной Карелии. Даже восточная Казань не в меньшей степени европейская, чем Сараево.

Однако надо признать, Россия не является такой же, как другие страны Европы. По своим размерам, множеству проживающих в ней народов, территории, простирающейся до Азии и Тихого океана, Россия является империей, колоссом, позвоночник которого, безусловно, европейский, но некоторые позвонки ― азиатские, татарские, иногда мусульманские или буддистские. Я часто говорю моим французским друзьям, что нам есть чему поучиться у России в том, что касается «мультикультурной модели», которую Европа с таким трудом пытается установить.

Сегодня, если Россия и НАТО обсуждают создание архитектуры безопасности в северном полушарии, простирающейся от Ванкувера до Владивостока, разногласия сохраняются. Соединенные Штаты, через НАТО, распространившийся до Западной и Восточной Европы, проникают на Евразийского континент, театр военных действий, который считается важнейшим для управления мировыми делами. Россия, которая является членом организации ШОС, часто называемой азиатской НАТО, хочет привлечь Европу в новую дополнительную континентальную архитектуру безопасности. В этом смысле, российские предложения по созданию континентальной архитектуры безопасности и общего единого экономического пространства от Лиссабона до Владивостока, являются настолько дальновидными, насколько совершенно голлистскими.

Разница лишь в том, что политический импульс теперь приходит из Москвы, а не из Парижа, как 40 лет назад. Существует, без сомнения, причина: от Москвы Европа простирается на запад на 4.000 км до Атлантики, а на восток на 6.500 км, через Сибирь до берегов Тихого океана. Политический центр тяжести Европы просто переместился на восток. Союз Париж-Берлин-Москва позволил бы европейцам, которые не смогли добиться после 1945 года реальной политической и военной автономии, не остаться запертыми в односторонних узах НАТО, и получить выход в важнейшие области, которыми станут в многополярном мире завтрашнего дня Кавказ, Центральная Азия и Азиатско-Тихоокеанской регион. А что если, после Парижа вчера и Брюсселя сегодня, Москва завтра станет столицей Европы?



Перевод : Уголин (Ursa-Tm)

Moscou capitale de l’Europe

Cet article à été publié initialement sur Ria Novosti
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Presque tous les Français sont profondément europhiles, c’est assez paradoxal car les étrangers qui vont en France sont souvent frappés par leur relative fermeture d’esprit, leur méconnaissance des langues étrangères et leur chauvinisme souvent excessif.

Pourtant les Français sont à l’origine de la première tentative de construction européenne, puisque au 9e siècle, Charlemagne, empereur de l’Occident, est à la fin de son règne à la tête d’un empire continental qui comprend la France actuelle, une partie de l’Espagne et de l’Italie, ainsi qu’une partie du monde germanique et des Balkans. Pour de nombreux intellectuels et historiens, Charlemagne est le père de l’Europe. Malheureusement ou heureusement pour l’Europe, après sa mort, son empire sera démembré. La seconde tentative française pour faire l’Europe est celle de Napoléon, ce dernier s’imaginant contrôler un immense territoire, continental, allant de la Corse à Moscou. On sait bien, surtout en Russie, comment cette tentative corse de construire l’Europe par les armes échoua en 1812 face à la résistance du peuple russe et un hiver effroyable.Après la Seconde guerre mondiale, l’Europe se retrouve divisée en deux blocs, un bloc américain, transatlantique, et un pôle soviétique, continental. A l’Ouest, l’Europe se construisit avec l’argent américain du plan Marshall, en contrepartie d’une intégration à l’Otan, une alliance militaire d’obédience américaine, créée en 1949 et destinée à prévenir toute volonté impérialiste de l’Union soviétique.
En 1955, les pays d’Europe de l’Est, sous domination soviétique, sont eux incorporés au pacte de Varsovie, une alliance militaire créée en réaction à l’Otan. L’europhilie française se manifeste de nouveau lorsqu’en 1967 le général de Gaulle fait sortir son pays de l’Otan et lui donne accès à la puissance nucléaire. Tournant le dos au monde anglo-saxon, ce dernier affirme son projet visionnaire d’Europe continentale, gomme le provisoire rideau de fer et prône le rapprochement  historique avec l’Allemagne, puis la Russie, dans le cadre d’une Europe continentale de l’Atlantique à l’Oural. En 1960, Paris se positionne donc comme capitale politique et la France amorce une nouvelle tentative de créer l’Europe. Cette idée gaullienne d’un axe Paris-Berlin-Moscou, et cette affirmation que la Russie, Union soviétique à l’époque, est européenne, se révèle avec le temps de plus en plus juste.Il y a toujours des discussions en France sur l’appartenance de la Russie à l’Europe. Nombreux sont ceux qui, connaissant peu ou mal la Russie, me questionnent sur cette frontière gaullienne que serait l’Oural. L’Oural, frontière géographique entre l’Europe et l’Asie, est-il vraiment une frontière au cœur de la Russie ou de l’Europe? Les peuples que l’on peut rencontrer au-delà de l’Oural seraient- ils différents des peuples de la partie ouest de la Russie? Ces questions peuvent sans doute faire sourire quiconque connaît le pays, mais elles ne sont pourtant pas inventées et à mon sens compréhensibles tant par l’erreur sémantique du général de Gaulle que par la relative méconnaissance de la Russie d’aujourd’hui.

Depuis que j’habite en Russie, je ne peux que confirmer ce que je pensais avant de venir, à savoir que la Russie est un pays très européen. Très européen que ce soit par la nature même de son peuple majoritaire, les slaves orthodoxes, ou encore par son héritage culturel dominant, l’héritage de Rome et d’Athènes. Cet aspect européen de la Russie est présent sur tout le territoire, que ce soit à Moscou, au cœur de la Sibérie, à Vladivostok sur la côte pacifique, dans le Caucase ou encore dans le Nord de la Carélie. Même Kazan l’orientale ne fait pas moins européenne que Sarajevo. Cependant il faut bien le reconnaître, la Russie n’est pas un pays comme les autres pays d’Europe. Par sa taille, la multitude de peuples qu’il comprend, sa géographie étalée vers l’Asie et le Pacifique, la Russie est un empire, un colosse dont la colonne vertébrale est certes européenne mais dont certaines vertèbres sont tantôt asiatiques ou tatares, tantôt musulmanes ou bouddhistes. J’ai d’ailleurs souvent dit à mes amis français que l’on avait beaucoup de leçons à prendre de la Russie quant à la gestion du “modèle multiculturel” que l’Europe peine tant à établir.

Aujourd’hui, si la Russie et l’Otan discutent la création d’une architecture de sécurité de l’hémisphère nord, allant de Vancouver à Vladivostok, des divergences persistent. Les Etats-Unis, via un Otan étendu à l’Europe de l’Ouest et de l’Est, pénètrent le continent eurasien, théâtre d’opération jugé essentiel pour la gestion des affaires du monde. La Russie qui est membre de l’Organisation de la coopération de Shanghai, souvent qualifiée d’Otan asiatique, souhaite, elle, associer l’Europe à une nouvelle architecture continentale de sécurité, complémentaire. En ce sens, les propositions russes de création d’une architecture continentale de sécurité et d’un marché commun économique unique de Lisbonne à Vladivostok sont tout autant visionnaires que totalement gaulliennes.

La seule différence est que l’impulsion politique désormais vient de Moscou, et non plus de Paris comme il y a 40 ans. Il y a sans doute une raison à cela, de Moscou, l’Europe s’étend à l’ouest sur 4.000 kilomètres, jusqu’à l’Atlantique, et à l’est sur 6.500 kilomètres, à travers la Sibérie et jusqu’au bord du Pacifique. Le centre de gravité politique de l’Europe s’est simplement déplacé vers l’est. L’alliance Paris-Berlin-Moscou permettrait aux Européens, qui n’ont pas pu se doter après 1945 d’une réelle autonomie politique et militaire, de ne pas rester enfermés dans le carcan unilatéral de l’Otan et de s’offrir un débouché sur des régions aussi importantes que seront, dans le monde multipolaire de demain, le Caucase, l’Asie centrale et l’Asie-Pacifique. Et si, après Paris hier et Bruxelles aujourd’hui, Moscou devenait demain la capitale de l’Europe ?

Moscow as a would be capital of Europe

 

Almost every French man is a staunch Europhile, which is quite paradoxical in fact — most part of foreigners, visiting France are often stricken by their relatively narrow views, lack of foreign languages knowledge and their (at times excessive) chauvinism. Nevertheless, it were the Frenchmen who backed up the first attempt of European integration. By the end of his rule in the 9th century Carl the Great, Emperor of the West reigned over the continental empire that included contemporary France, parts of Spain and Italy, German territories and the Balkans. For many intellectuals and historians Carl the Great is the founding father of today’s Europe. Fortunately for Europe or not, but after his death the empire was disbanded. Second French attempt to create united Europe belonged to Napoleon — he hoped to control vast territory, stretching from Corsica to Moscow. It is well-known (in Russia especially) that this armed attempt to unite the continent by the power of arms failed in 1812, having met fierce resistance of Russians and the terribly cold winter.

 

After the Second World War, Europe fetched itself divided into two blocs — American trans-Atlantic bloc and the Soviet continental one. Western Europe was restored for American Marshall Plan funds in exchange for NATO integration, which was a U. S.-controlled military alliance found in 1949 and intended to prevent any imperial aspirations of the Soviet Union. In 1955 countries of the Eastern Europe, being under the Soviet auspice, entered the Warsaw Treaty, yet another military alliance, created as the NATO counterpoise. French Europhilia made itself visible once again in 1967, when General De Gaulle withdrew his country from the NATO and gave it an access to the nuclear energy.Turning his back to the Anglo-Saxon world, De Gaulle maintained his farseeing project of continental Europe, temporarily tore down the iron curtain and stood up for the historical proximity with Germany and Russia within the framework of continental Europe stretching from Atlantics to the Ural Mountains. In 1960 Paris established itself as a political capital and France undertaken yet another attempt to re-create Europe.

 

This Gaullist idea of Paris-Berlin-Moscow axis and the concept of Russia (Soviet Union at that time) being a part of Europe tended to turn fairer as the time went by.There have always been discussions whether Russia really belongs to Europe in France. Many people, poorly knowing Russia or not knowing it at all, were asking me about this Gaullist border, which the Ural Mountains might have been. They asked if the Ural — border line between Europe and Asia — really was a border right in the heart of Russia or Europe. And are the people living over the Ural Mountains really different from those, living in its western part? These questions may undoubtedly cause a smile on the faces of those who know the country but they are not make-believe. In my opinion, semantic mistake of General De Gaulle and the relative lack of knowledge about Russia among the common Europeans make this quite understandable.Since I live in Russia, I can only confirm that before my arrival I considered it to be a completely European country — so to say, European in its essence, be it the mentality of its citizens (Orthodox Slavs) or the dominating cultural legacy of Rome and Athens. This European tint is present all along its territory — from Moscow to the heart of Siberia, in Vladivostok, at the Pacific coast, in the Caucasus and Northern Karelia. Even Kazan with its eastern culture is not less European than, say, Sarajevo.But I have to admit that Russia is not like the rest of European countries. Sheer size, variety of nations inhabiting it, territories stretching to Asia and Pacific Ocean — Russia is an empire, colossus, which spine is European but certain vertebrae may be Asian, Tatar, Muslim or even Buddhist. I often tell French friends of mine that we have a lot to learn from Russia in the field of “multi-cultural model” that Europe is trying to establish with such great efforts.

 

Today, while Russia and NATO discuss the creation of security architecture in the Northern hemisphere, stretching from Vancouver to Vladivostok, the discords remain. Via NATO, which extended itself up to the Eastern- and Western-European borders, the United States infiltrated the Eurasian continent — theater of war that is considered to be vitally important for orchestrating the world politics. Russia, being a member of Shanghai Treaty Organization, often called the Asian NATO is willing to attract Europe into new additional continental security system. In that sense, Russian initiatives on creation of continental security structure and a common integral economic space from Lisbon to Vladivostok are every bit as Gaullist as they are farsighted.The only difference is that this time political impulse comes from Moscow, rather than from Paris like 40 years ago. There’s a certain reason for that: gauging from Moscow, Europe stretches 4.000 km to the Atlantic and 6.500 km to the East, through Siberia to the Pacific Coast. European political centre of gravity just shifted to the East. Paris-Berlin-Moscow alliance would have allowed Europeans — who failed to gain real political and military autonomy after the 1945 — not to get stuck in the unilateral NATO ties and to obtain an exit to the utmost important regions of tomorrow: Caucasus, Central Asia and Asian-Pacific region.

In the past Paris was the capital of Europe, today it is Brussels — what if Moscow to become one in future?

 

Гаити : инностранная оккупацуя ?

В декабре 1999 года над Францией пронеслась буря исключительной силы. Французские метеорологи не смогли объяснить, каким образом циклон, образовавшийся зимой в холодном море, мог достичь такой силы. С начала 2000 года появились первые публикации, говорящие о возможности применения климатического оружия против Франции, отказывавшейся от ГМО, противодействовавшей глобализации и ставившей палки в колёса развертыванию системы ПРО. Другими поводами для подобных публикаций стали ураганы Катрина и Рита в 2005 году, землетрясение в Китае в 2008 и лесные пожары в России летом 2010 года. Некоторые эксперты, например, Майкл Чосудовски, профессор экономики из Оттавского университета и обозреватель сайта Globalresearch. ca, писали о том, что причиной произошедшего могли стать технолонгии, развитые в рамках программы «HAARP», способные вызывать ураганы, землетрясения и наводнения в избранной в качестве цели стране. Вопрос даже обсуждался в российской Думе. В свою очередь, в США широко тиражировались заявления американского метеоролога Скотта Стивенса (Scott Stevens), утверждавшего, что в шторме, обрушившемся на Новый Орлеан в 2005 году, виновато климатическое оружие; в основе этой версии был факт эвакуации командного аэрокосмического центра в Хьюстоне, отдавшая контроль над международной орбитальной станцией на несколько дней в руки русских.

Идея о климатическом оружии не является чем-то новым. Она обсуждалась ещё Збигневом Бжезинским в 1970-х, в его книге «Между двумя столетиями» («Between two centuries»). США финансировали исследования в этом направлении после Второй мировой войны. Можно привести пример операции «Папайя», предпринятой США в ходе войны во Вьетнаме с целью продлить сезон муссонных дождей, чтобы препятствовать продвижению и обеспечению войск противника в джунглях. Некоторые комментаторы считают возможным, что разрушительное землетрясение на Гаити в 2010 году стало следствием применения климатического оружия. Правда, этот остров, расположенный на стыке двух тектонических плит, подвергался землетрясениям регулярно: в 1751, 1770, 1842, 1887, 1904.

Землетрясение 12 января 2010 года не было столь уж неожиданным, несмотря на свою силу – 7,3 по шкале Рихтера – последствия: 250 000 погибших, 300 000 раненых, 1 200 000 оставшихся без крова. Под руководством США была развёрнута операция международной помощи, «гуманитарный» характер которой быстро сменился военным: на остров было введено 20 000 американских военнослужащих, включая 10 000 морских пехотинцев, которые сменили гаитянскую охрану морских и авиапортов. А недавно на острове разразилась эпидемия холеры, которую экс-президент Гаити связал с возможностью применения биологического оружия в интересах сохранения иностранного военного присутствия.

Чем же так может быть интересен этот остров мировым силам?

Прежде всего, у страны большие запасы нефти (возможно, больше, чем у Венесуэлы). Есть также значительные запасы золота и угля. Кроме того, наряду с ЮАР, Гаити – единственная страна, в которой разведаны запасы ирридиума – редкого металла, используемого в высокотехнологичных военных производствах, например, для защиты ядерных боеголовок на межконтинентальных стратегических ракетах. Расположенный в Карибском бассейне остров уже был оккупирован США с 1915 по 1934 год. Эта оккупация последовала вслед за длившимся несколько лет политическим хаосом, вызванным национальной революцией Шарлеманя Перальте. Последний был арестован в 1919 году, а сопротивление островитян американцы подавляли массовыми репрессиями и бомбардировками, сломив его окончательно к 1920 году. Также вполне обоснованно считается, что за фигурами бывших президентов Аристида и Дюваля стояло американское правительство, с подачи которого были начаты либеральные экономические реформы, в итоге всерьёз ухудшившие состояние страны. Так что подозревать Соединённые Штаты в корыстных интересах на острове есть с чего.

Что касается биологического оружия, то оно известно человечеству давно. Использование микроорганизмов или токсинов, способных убивать, зафиксировано раньше, чем люди начали понимать, за счёт чего наступает смерть. В XVIII веке французская армия использовала заражённые оспой одеяла, чтобы истребить индейское население из племени делаваров, в XX веке биологическое оружие использовали, в частности, японцы в Китае и американцы в Лаосе и Вьетнаме.

Было ли оно использовано на Гаити? Ведь в сентябре 2010 года эпидемия холеры разразилась здесь довольно неожиданно. Бельгийский журналист Мишель Колон (Michel Collon) утверждает, что возникновение этой эпидемии выглядит довольно странно – особенно на фоне продолжающегося международного гуманитарного присутствия на острове. Распространяющееся посредством воды и сопровождающееся диареей и рвотой заболевание вызывает обезвоживание и смерть в течение нескольких часов при отсутствии помощи. Учитывая, что в 75% случаев бактерии не вызывают симптомов, количество умерших именно от холеры может исчисляться уже десятками тысяч. Согласно чиновникам ООН и гаитянскому министерству здравоохранения, эпидемия растёт и может унести десятки тысяч жизней. Распространение холеры на окраинах столицы, Порт-о-Пренса, может выйти из-под контроля. Под угрозой 1300 находящихся в антисанитарной обстановке лагерей для беженцев, в которых спустя 10 месяцев после землетрясения пребывает более 1,3 млн. человек.

Вообще говоря, подобной эпидемии ни Гаити, ни Западное полушарие не видели уже столетие. Болезнь довольно легко лечить и упреждать, при доступности элементарной медицинской помощи и чистой воды. Но более половины гаитян таких возможностей не имеет, проживая в чрезвычайной бедности. Согласно докладу Международного фонда сельскохозяйственного развития, в сельских районах, где сосредоточено большинство гаитян, лишь 8% населения обеспечено питьевой водой. По прогнозам ООН, в ближайшие месяцы может заболеть еще до 200 000 человек.

Министр здравоохранения Гаити сообщил, что на Гаити причиной эпидемии стал штамм «О1», «один из самых опасных», но нетипичный собственно для Гаити, – он выявлен в некоторых частях Азии. Первичный очаг также обманул ожидания экспертов – это стал район реки Артибонид, на севере острова, не затронутом землетрясением. А большой разрыв между природным катаклизмом и началом эпидемии позволил гаитянским официальным лицам утверждать, что штамм-возбудитель не был на Гаити в январе 2010, иначе болезнь бы распространилась в считанные недели после землетрясения.

Конечно, возможные разные объяснения. К примеру, первичное заряжение могло произойти из лагеря непальских миротворцев, располагавшегося у реки Артибонид. К тому же, возбудители холеры могут быть неактивны в течение длительных промежутков времени. Так, эпидемия холеры в Перу вспыхнула в 1991 году после почти столетнего отсутствия на Южно-Американском континенте. Так что бактерии могли оказаться на Гаити задолго до землетрясения.

Однако все эти факторы не снимают ответственности за происходящее на Гаити с тех, кто сегодня реально контролирует остров. Американское военное присутствие на острове, по сути, уже является настоящей оккупацией, и на это нельзя закрывать глаза. Нельзя допустить, чтобы те, кто сегодня шумно демонстрирует озабоченность судьбой Гаити, умыли руки, возложив вину за начало эпидемии, скажем, на непальских военнослужащих из контингента ООН. Каковы бы ни были причины эпидемии, нельзя забывать о том, что Гаити находится в тяжелейшей ситуации, вызванной не только природными катаклизмами, но и непрекращающимся давлением со стороны находящегося неподалеку Большого Соседа.

Le point démographique et migratoire en Octobre 2010

La natalité

Les statistiques démographiques de la période Janvier à Octobre 2010 sont disponibles et elles sont plutôt encourageantes, malgré la surmortalité exceptionnelle de cet été, que j’ai déjà mentionné ici.

Pour ces 10 premiers mois de 2010 : 1.487.426 naissances.
Pour les 10 premiers mois de 2009 : 1.475.081 naissances. 
Il y a donc 12.345 naissances de plus qu’en 2009, qui était le précédent record.
Pour rappel, la même période en 2006 avait vu 1.105.500 naissances.

La mortalité
La mortalité elle est clairement en hausse, puisque ces 10 mois ont vu 1.703.628 décès contre 1.673.500 en 2009, soit 30.128 en plus. 
Sans la surmortalité exceptionnelle de l’été 2010 (estimée à 41.000 décès), il y aurait donc un décroissement naturel de – 175.202 personnes contre – 198.419 en 2009.
Avec cet été, le gap naturel pour les 9 premiers mois de 2010 est de – 216.202 personnes.

Mariages et divorces
Ces 10 premiers mois de 2010 ont vu 1.046.961 mariages contre 1.031.794 en 2009 soit 15.167 mariages de plus. En outre, et c’est très bon signe, cette période à vu 527.292 divorces contre 580.539 en 2009, soit 53.247 de moins ! 

Immigration et solde migratoire 
Qu’en est t-il de l’immigration alors que la loi sur les travailleurs qualifiés est sur toutes les lèvres ?  Au cours de la période allant de janvier à septembre 2010 le solde migratoire de la population de la Russie a diminué de 35,7% avec notamment une baisse des migrants en provenance de la CEI de 67 600 personnes, soit 33,4%.
– Sur les 10 premiers mois de 2009 : 216.071 entrées et 24.653 sorties soit un solde de +191.508 

– Sur les 10 premiers mois de 2010 148.548 entrées et 25.424 sorties soit un solde de +123.124 entrées.
L’immigration, qui était stable depuis 2006 commence donc à baisser.

Immigration illégale
En Russie travailleraient 7 millions d’étrangers, dont 3 à 4 millions illégalement. 
Près de 2 millions de ces illégaux seraient à Moscou, et 500.000 dans la région de Moscou.