1999-2009 : la lettre à mes amis Serbes

Bonjour mes amis Serbes !
C’est un honneur pour moi de vous écrire de Moscou !

Dans quelques jours nous serons le 24 mars 2009, un jour tragique puisque il y a 10 ans, une coalition militaire des pays les plus puissants de la planète, fédérés au sein de l’OTAN, entamait une campagne de bombardement militaire de 78 jours sur la Serbie. Sur Votre Serbie.
Officiellement cette opération militaire a été déclenché pour arrêter les massacres, que dis-je, le “génocide” en cours soi-disant au Kosovo. Savez vous que en France le chiffre de 1 million de morts a même été avancé au journal télévisé ?
Officieusement, nous savons tous très bien pourquoi l’OTAN a bombardé la Serbie : parce qu’elle était le seul état digne d’Europe, le seul état souverain et libre, le seul état à ne pas se plier au diktat libéral-atlantiste, et à “résister” à l’extension à l’est de l’OTAN.
Avec cette campagne nous disait on pourtant, nous allions pouvoir arrêter le génocide du Kosovo et faire de la Serbie un état “démocratique”, “libre” et “prêt à intégrer l’Union Européenne”, entendez là un état dirigé par un gouvernement de caniches prenant ses ordres à Bruxelles, c’est à dire en fait indirectement au Pentagone et prêt à vendre ses patriotes et ses héros.

10 ans plus tard, la Serbie n’a toujours pas intégré l’Union Européenne. Mieux, ceux-là même qui crièrent au génocide virtuel ont découpé le pays, refaisant les frontières comme ils l’ont fait en Afrique et en Asie dans leurs ex-colonies, arrachant à la Serbie ce qu’elle avait de plus cher : son cœur ! Depuis un peu plus d’un an en effet, le Kosovo “serait” un “état indépendant”, reconnu par moins d’un état sur trois dans le monde à ce jour, au passage en grande majorité les pays de l’OTAN (qui ont bombardé la Serbie) et leurs nouveaux “alliés” libérés (Irak, Afghanistan :).

Imagine-t-on un organisme quel qu’il soit fonctionner sans son cœur ? Pour l’OTAN, au nom du droit international, c’est possible. Ils ont enfanté un monstre, une zone de non droit ou les églises brûlent, ou l’on assassine les gens en fonction de leur race et de leur religion, un peu comme au Rwanda, mais le tout au cœur de l’Europe. De la même façon, ces puissants ont créé un pseudo-tribunal (le TPI) pour rendre justice. Réflexion miroir de la société qu’il est censé représenter, cet ersatz de tribunal juge et condamne les gens en fonction de leur race et de leur religion et assassine certains prévenus sans même les juger.

Un commentateur avisé (Arnaud Borella) affirmait ceci : “sait-on que le Kosovo est doucement en train d’être accaparé par l’Albanie ? Sait-on que l’Albanie a permis au Kosovo l’utilisation du port de Shengjin situé au nord de l’Albanie ? Que le préfixe international du Kosovo ne sera plus celui de la Serbie (+381) mais celui de l’Albanie (+355) ? Je ne suis pas non plus sûr que le monde sache que les douanes entre le Kosovo et l’Albanie ont été abolies, tandis qu’au même moment la KFOR locale renforce les taxes douanières et le contrôle aux frontières entre la Serbie et le nord du Kosovo. La guerre du Kosovo a été une guerre de conquête et non une guerre de libération. Les « Kosovars » n’existent que dans les journaux occidentaux et le Kosovo est en train de devenir ni plus ni moins qu’une région d’Albanie“.
Voilà le résultat de 10 ans d’ingérence Américaine au coeur de notre Europe.

Je lisais récemment cette histoire incroyable dans un zoo de suède ou les employés racontaient que un de leurs singes, probablement plus évolués que les autres, préparait des projectiles qu’il alignait dans sa cage et les lançait contre les touristes qui venaient l’observer de trop près. Les employés du zoo bien que surpris du geste hautement technique de ce pauvre singe affirment avoir trouvé la solution pour qu’il n’importune plus les clients, le castrer. Ainsi disent-ils celui-ci sera “plus docile“.
Voila ce qui a tenté d’être fait par l’OTAN en Serbie : une castration. Le vrai génocide est là.

En mars 2009 l’opinion mondiale constate tout ce que le Kosovo est devenu : une province occupée souillée à l’uranium appauvri, une province occupée au main de groupes mafieux blanchis par le TPI, pouvant retourner à leur occupation principale : la traite des blanches et le trafic de drogue à destination de l’Union de Bruxelles. Une province occupée ou des habitants vivent parqués dans des ghettos, sous le regard morne et vide du monde entier, comme notre singe au zoo en Suède.

 Voila le résultat de la non unité Européenne.

Mais le Kosovo n’est pas perdu !
L’OTAN et ses valets Bruxellois n’ont pas fait plier la résistance Serbe qui vient de donner au monde entier un exemple inédit de courage, de force et de détermination. Car les Serbes doivent avant tout savoir qu’ils ne sont pas seuls ! L’UE, l’ONU n’ont toujours pas reconnu le Kosovo et ne le reconnaîtront jamais ! Au cœur de l’Europe : la Grèce, l’Espagne, la Roumanie, la Slovaquie, Chypre ont refusé de céder malgré des pressions énormes. A travers le monde, la Chine, l’Inde, le brésil, le Kazakhstan, l’Argentine, la Moldavie et bien d’autres sont …. Opposés à l’indépendance du Kosovo !
Dans tous les autres pays, des centaines de milliers, des millions d’habitants soutiennent la Serbie.
Il y a aussi la Russie, cette grande sœur bienveillante qui a affirmé dès le premier jour que jamais elle ne reconnaîtrait le Kosovo. La Russie dont les dirigeants, Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev en tête ont décidé de prendre leur destin en main. La Russie qui aujourd’hui propose aux Européens un “choix” absolument essentiel pour la survie de notre civilisation et de nos peuples.

Le temps est venu pour les Européens de prendre leur destin en main, cet avenir qui ne se situe pas par delà l’atlantique au sein de l’OTAN mais derrière l’oural, dans une gigantesque alliance militaire continentale avec la Russie.
L’unité continentale voilà le seul espace qui garantira aux Européens, Serbes en tête l’assurance de vivre en paix et en liberté sur leur terre, au Kosovo. Plus que tout, il est évident que le Kosovo doit revenir à ses propriétaires, tout comme Chypre nord.

Il est temps que l’Europe cesse d’être une terre occupée, que ce soit par l’armée Turque ou par les soldats Américains, sous bannière de l’OTAN.

Le 24 mars au soir je ne serais pas physiquement à Belgrade, mais mon cœur et mon âme seront avec vous mes amis Serbes.

Dès le lendemain, la lutte reprendra et ne s’arrêtera que lorsque l’occupation du Kosovo cessera !

Plus que jamais ce soir je vous salue et vous rappelle mon serment de fidélité à l’égard de la Serbie : vive la Serbie, vive le Kosovo Serbe !

Zivela Srbija ! Kosovo je Srbija ! Hourrah !

Alexandre LATSA

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