Interview

Je participerais au #Libre Journal de la livre Europe sur radio courtoisie ce 15/08/2017 avec Xavier Moreau sur le thème "La #Russie au sein de l'Europe". Les francais de l’étranger peuvent écouter la Radio en direct sur le site internet Read more

L’intégration économique et politique de l'Eurasie : objectifs réalistes ?

  Veuillez-trouver ci dessous mon interview de ce début 2017 pour la lettre de l'Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l'Institut des Hautes Etude de Défenses Nationales /// WWW.ANAJ-IHEDN.ORG Comment définir l’axe eurasiatique ? Je crois qu’il faut tout d’abord envisager cet Read more

Conférence au MGIMO sur la politique étrangère de François Fillon (27/02/2017)

La politique étrangère de François Fillon : vers un nouveau gaullisme francais ? Photos sur le site du MGIMO Photos sur Facebook Bonjour à tous et merci beaucoup à cette institution qu’est MGIMO de nous recevoir aujourd’hui. Mon propos sera court, je souhaiterais vous parler Read more

Articles en francais

La Syrie illustre-t-elle une crise de la diplomatie française ?

imagesCes dernières semaines, plusieurs nouvelles du front syrien ont pu laisser penser aux observateurs les plus attentifs que notre diplomatie avait commis de lourdes erreurs d’appréciation, et qu’une prise de conscience était en cours.

Victime d’une agression extérieure à haute intensité qui a commencé en 2011, l’Etat syrien mène une guerre pour maintenir l’unité nationale et éviter une désintégration qui transformerait le pays en un Irak bis.

Dès le début des événements, en 2011, la France a pris sans réfléchir des positions tranchées qui semblaient ne laisser aucun avenir au système Assad. Notre ministre des Affaires étrangères nous ressassait en 2011 et 2012 que Bachar el-Assad n’en avait plus « que pour quelques mois », ajoutant que même les Russes « envisageaient de laisser tomber le président syrien ».Visiblement très mal informée de la réalité de la situation sur le terrain, notre diplomatie n’avait pas envisagé un quelconque scénario alternatif. Pourtant, de nombreux experts non alignés avaient fait à l’époque d’autres prévisions qui se sont finalement réalisées: au cours des années 2013 et 2014, la coalition syrienne, c’est à dire l’appareil politique et militaire syrien et ses nombreux soutiens intérieurs et extérieurs, allait petit a petit regagner du terrain et connaître d’importants succès militaires et politiques. Read more

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Le Jihad en Syrie, en chiffres

Source: le WashingtonTimes

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James Foley (1973-2014)

James Foley est mort, assassiné par un militant du Califat, l’émanation qui a émergé de l’émirat Islamique.

Pourtant, le Mainstream n’a cessé depuis 2012 de nous assurer que le journaliste était aux mains du régime Syrien…

Propagande ou mauvaise foi?


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SOS Chrétiens d’Orient au secours des chrétiens de Syrie

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Durant ce Noël 2013, l’association SOS Chrétiens d’Orient à organisé un convoi humanitaire à destination des chrétiens de Syrie. Benjamin Blanchard, son trésorier, a accepté de répondre à nos questions.

 

La Voix de la Russie : Bonjour Benjaminet merci de répondre à nos questions, tout d’abord, pourriez-vous vous présenter ?

Benjamin Blanchard : L’association SOS Chrétiens d’Orient est née en octobre 2013 suite à l’émotion provoquée par l’invasion de Maloulaa par des terroristes islamistes. Juriste de formation, j’en suis le trésorier.

LVdlR : quel est l’objectif de votre association SOS Chrétiens d’Orient ?

Benjamin Blanchard : Notre première opération a été Noël en Syrie: 19 Français de toutes conditions ont passé dix jours en Syrie et fêté Noël avec les Syriens, désireux d’exprimer un signe important de fraternité avec les communautés chrétiennes en Syrie. Le projet a été porté par l’association SOS Chrétiens d’Orient qui vise à créer des contacts concrets entre les chrétiens français et leurs frères orientaux afin de mieux présenter les enjeux qui se jouent au proche Orient pour nos frères aînés dans la foi. Cet objectif a été remarquablement atteint puisque nous avons distribué à différentes œuvres actives à Damas quatre tonnes de jouets, vêtements et couvertures. Nous comptons monter d’autres projets à Damas et, si possible, ailleurs en Syrie.

LVdlR : Qu’est ce que ce projet vous a appris ?

Benjamin Blanchard : Nous avons compris, je crois, que la somme de nos charismes peut permettre d’apporter une touche simple d’humanité et d’ouverture au milieu de l’Orient compliqué. J’ai également appris à découvrir la Syrie, un pays magnifique marqué par 7 000 ans de civilisation et dans lequel le dialogue interreligieux était avancé avant l’ouverture des conflits.

LVdlR : Le fait que vous soyez Français ne vous a-t-il pas handicapé ?

Benjamin Blanchard : Au contraire ! Si les Syriens sont bien entendu particulièrement déçus de la politique étrangère du gouvernement français, ils n’en demeurent pas moins respectueux à l’égard du peuple français. A titre d’exemple, nous avons rencontré nombre de Syriens qui parlaient notre langue et aimaient notre culture. L’université de Damas contient tout un étage spécialement dédié à l’enseignement du français qui est d’ailleurs une langue obligatoire au lycée !

LVdlR : Les Syriens gardent-ils espoir?

Benjamin Blanchard : C’est un peuple qui al’impression de subir une guerre internationale plaquée sur une société qui ne s’y attendait pas. Entre les changements de position américains et l’argent du Golfe, on peut aisément admettre que ce sentiment n’est pas totalement infondé. Paradoxalement, ce conflit ne semble pas avoir effacé le désir de vivre ensemble et de progrès d’un peuple qui, à de nombreuses reprises, m’a impressionné par sa volonté de continuer à vivre. A Damas, les gens sortent, vivent, travaillent, étudient… on entend même le rire des enfants dans les parcs !
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_01_14/SOS-Chretiens-dOrient-au-secours-des-chretiens-de-Syrie-interview-5912/

 

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Syrie, les guerres d’après ?

Syrian rebels near AleppoAlors que les combats continuent en Syrie et que l’armée syrienne semble continuer à reprendre unavantage décisif sur le terrain, nombre de commentateurs se posent la question des premières conséquences sérieuses à l’extérieur des frontières syriennes en cas d’arrêt du conflit.

Il y a tout d’abord ces rapports de plus en plus inquiétants sur le nombre de jeunes européens combattant ou ayant combattu en Syrie. Ceux-ci seraient officiellement 2.000 mais on peut évidemment suspecter que cette estimation sous-estime l’inquiétante réalité, tant estimer cette présence européenne est difficile. Read more

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Американская мечта: как свергнуть Путина?

895-1Нет, эта абсурдная идея пришла внезапно не мне в голову, таково название недавней статьи Бернарда Вайнштейна, директора
Maguire Energy Institute, который также является членом Georges Bush Institute.

Автор статьи имеет представление о том, как Америка должна действовать, чтобы ускорить падение «русского монарха»: энергетическая война и, более четко, экспорт американского природного газа в Европу и Азию, чтобы лишить там российский Газпром доминирующих позиций. Российское государство, ослабленное финансово, столкнется со все более нестабильной и взрывной социальной ситуацией, гораздо более благоприятной, к примеру, для организации цветной революции, чем нынешняя ситуация или продолжающийся экономический рост.

Этот научно-фантастический сценарий на самом деле является реальностью, поскольку энергетическая война уже началась. Read more

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Guerre en Syrie : le tournant de l’automne 2013 ?

Au cœur de l’été 2012, le président Syrien, lors d’une intervention sur la chaine Ad-Dounia avait expliqué que la victoire de l’Etat Syrien était probable mais que le régime avait besoin d’un peu de temps pour venir a bout des groupes armés qui semaient l’anarchie dans le pays et voulait renverser le régime.

A l’époque, peu de gens prêtèrent attention aux propos du président syrien alors que la guerre redoublait d’intensité et que le front était déplacé au cœur même de Damas, la capitale subissant l’assaut de plusieurs milliers de combattants et le régime faisant face au terrible attentat du 18 juillet 2012 qui frappa durement l’Etat major syrien.

Le bouclier de Damas a semble-t-il résisté à ses assaillants et le front s’est dès le printemps 2013 principalement stabilisé dans certains quartiers périphériques du Sud et de l’Est de la capitale, pendant que l’Armée syrienne repassa elle à l’offensive au début d’année, notamment en reprenant en grande partie le contrôle de la province centrale du pays (coupant ainsi les fronts Sud et Nord du pays), après la symbolique et stratégique victoire de Qousseir, acquise avec l’appui visiblement essentiel du Hezbollah libanais.

18 mois plus tard, les prévisions du président syrien semblent se réaliser et la guerre semble avoir pris en cet automne 2013 un nouveau tournant tant sur le plan militaire que diplomatique.

L’armée syrienne continue sa progression dans le Sud de la capitale et la prise ces derniers jours de villes tel que Husseiniyeh, Ziabiyeh, Boueida ou la stratégique Sbeineh permettrait pour la première fois au régime de scinder les fronts occidentaux et orientaux de la Goutta (comme on peut le voir ici) mais surtout de totalement cerner la Goutta orientale dans laquelle se trouveraient plusieurs milliers de combattants armés mais désormais bloqués.

Plus au Nord de la province de Damas, l’assaut devrait être mené prochainement sur la région de Qalamoun, située dans la bande frontalière avec le Liban et qui selon certaines sources comprendrait entre 20.000 et 30.000 rebelles. Cette région est stratégique tant pour les rebelles que pour le pouvoir syrien car elle est le point de passage vers la base arrière des rebelles au Liban : la ville d’Aarsal, d’où de nombreux rebelles passent en Syrie pour combattre l’Etat syrien mais également une solide base arrière de la rébellion syrienne.

La proximité de la zone avec le fief du Hezbollah explique la très vraisemblable participation de 15.000 hommes du Hezbollah dans cette imminente bataille. Une victoire de l’armée syrienne pourrait contribuer à totalement atténuer le front dans le Centre et sur la cote du pays car le contrôle de la zone montagneuse du mont Qalamoun permet à la rébellion de faire peser un danger permanent sur l’axe Damas-Homs, route principale d’approvisionnement vers la cote du pays et le Nord.

Comme on peut le voir sur cette carte interactive qui donne une idée précise de la situation militaire pour chaque ville du pays, la rébellion syrienne n’a plus aujourd’hui de mainmise que sur la région d’Idlib et dans le Nord du pays (l’axe Alep-Raqqa-Deir Ez Zor), où elle fait cependant face au front kurde. Pour autant, ces derniers jours, l’armée syrienne a enregistré de nombreuses victoires dans le Nord et autour d’Alep, que ce soit la reprise de la ville stratégique de Al-Safira ou encore l’offensive sur la base80 d’Alep.

Les correspondants russes de l’agence ANNA-News, qui sont les seuls journalistes étrangers à accompagner l’armée syrienne dans ses opérations, font état sur leur site de grands changements dans le comportement des rebelles ces dernières semaines et de la hausse notable des redditions de combattants rebelles syriens à travers le pays alors que l’opposition syrienne se fragmente de plus en plus et que les divisions internes se superposent à la montée en puissance des groupes islamistes, majoritairement soutenus par l’Arabie saoudite… Est-ce le signe d’un découragement d’une grande partie des combattants rebelles alors que leur guerre semble désormais de plus en plus impossible à gagner et que leurs sponsors sont de plus en plus impuissants et divisés ?

Sur le front diplomatique, alors que les menaces de bombardements occidentaux ne sont plus qu’un souvenir, l’offensive diplomatique russe a fait de la conférence de Genève 2 une étape clef et incontournable du processus de paix.

Que pourrait-il se passer maintenant ?

Il semble quasi-certain que Genève 2 voit la participation d’un pouvoir triomphant militairement et une opposition désunie et qui perd sur le terrain, puisque les groupes islamistes radicaux proches d’Al-Qaïda qui enregistrent les rares succès rebelles sur le terrain ne devraient pas y participer. On voit mal aujourd’hui ce qui pourrait empêcher le président syrien de se représenter à sa succession aux élections présidentielles de 2014 et d’être largement réélu.

L’Iran devrait vraisemblablement participer à la conférence, le pays ayant réouvert un cycle de négociations sur le nucléaire devant aboutir a un accord en vertu duquel le pays s’engagerait a arrêter l’enrichissement de son uranium à 20 % et ne pas utiliser ses centrifugeuses d’enrichissement les plus modernes en échange d’un allègement des sanctions de la communauté internationale à son encontre. Ce faisant, le pays revient habilement dans le grand jeu régional via le soutien direct de la Russie.

Le front sunnite radical (l’alliance stratégique des frères musulmans, du Qatar et de la Turquie) a traversé une année 2013 assez catastrophique ayant marqué l’arrêt de la dynamique islamisante issue du printemps arabe. Apres avoir perdu le pouvoir en Egypte et en Tunisie, ce front s’est heurté militairement et frontalement en Syrie a l’alliance Hezbollah-Syrie-Iran avec les conséquences que l’on connaît en cette fin 2013.

La Turquie a joué gros et semble proche de perdre beaucoup. Le pays traverse des perturbations liées à une gouvernance Erdogan qui est visiblement de plus en plus contestée et semble se préparer à lourdement modifier sa politique extérieure en formulant une demande d’adhésion a l’Union Douanière et en se rapprochant de l’Organisation de la coopération de Shanghai dont elle est devenue partenaire de dialogue au mois de mars de cette année.

L’alliance de l’Arabie saoudite et des pays du golfe (hormis le Qatar) semble rechercher des nouveaux alliés pour combattre le pouvoir syrien, via notamment des pays comme la Jordanie ou le Pakistan.

C‘est ce bloc qui semble à ce jour le plus décidé à mener à terme le renversement par la force du régime syrien.

Une telle politique est elle compatible avec les objectifs du parrain américain de voir la réalisation de Genève 2 ?
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_11_12/Guerre-en-Syrie-le-tournant-de-l-automne-2013-1070/

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Vers la « yougoslavisation » du grand Moyen-Orient ?

7middle_east_graphic_2003 ко444пияRécemment divers articles sont venus rappeler l’existence d’un ancien projet géostratégique américain de grande ampleur, visant à remodeler le monde musulman via la modification des frontières existantes et la création de nouveaux Etats. Le projet, qui porte le nom de grand Moyen-Orient, a vu le jour au sein des analyses stratégiques américaines des années 50, mais a été mentionné en 2002 (le président Bush annonçant incidemment dans un discours à l’université de Caroline du Sud son intention de lancer une initiative de partenariat avec le Proche-Orient), puis en 2003 (discours du président George W. Bush à la NED) et enfin en 2004 lors du discours annuel du président sur l’état de l’Union. Read more

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Assad envers et contre tout

Syrian President Bashar Assad interview« Tout désespoir en politique est une sottise absolue » disait Charles Maurras. Bashar El-Assad, homme cultivé au demeurant, doit certainement être entièrement d’accord avec cette assertion s’il a la chance d’avoir déjà lu Maurras. Début 2011, celui-ci a sans doute dû regarder avec beaucoup d’attention, comme tous les chefs d’Etats de la région, les manifestations pacifiques qui ont commencé à fleurir dans le pays. Peu à peu, le mouvement de contestation au gouvernement Assad prend cependant une tournure militaire.

Courant 2012, la guerre est totale en Syrie, l’afflux de mercenaires étrangers apporte un appui considérable à une opposition syrienne qui sera rapidement débordée par ces encombrants soutiens. Mi-2012, l’offensive rebelle est portée au cœur de Damas alors que plusieurs milliers de combattants tentent de prendre d’assaut la capitale, coordonnant leur action militaire avec des actions terroristes de grande ampleur, notamment l’attentat du 18 juillet 2012 au siège de la sécurité nationale, qui portera sans aucun doute un grand coup psychologique aux autorités syriennes. L’offensive militaire s’est accompagnée d’une offensive médiatique de grande ampleur à travers la planète, annonçant à coup de « spécialistes » et « analystes » la chute imminente du régime syrien.

Pourtant, le régime trouvera les ressources pour repousser cet assaut et relativement rétablir l’ordre dans la capitale. A la fin 2012, le mainstream nous a de nouveau expliqué que courant 2013, les autorités syriennes devraient vraisemblablement avoir perdu le contrôle d’une bonne moitié du pays, sans doute l’Est et le Nord, et concentrer stratégiquement leurs positions sur la défense de Damas et de la bande côtière et alaouite. Pourtant, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. A la sortie de l’hiver, l’armée arabe syrienne est repartie à l’offensive et les victoires clefs de Qousseir et Homs ont permis à l’Etat de réaffirmer son autorité sur le centre du pays. En février 2013, les rebelles relancent une offensive sur les quartiers de l’Est et du Nord est de la capitale, offensive qui échouera de nouveau puisqu’après 18 mois de combat, les forces gouvernementales ont réussi à repousser le front dans les faubourgs de la capitale.

Enfin, la grande offensive rebelle sur la cote de cet été 2013 a elle été totalement repoussée. Apres 18 mois de combat, c’est désormais l’Armée Syrienne qui est a l’offensive sur les zones clefs des rebelles, notamment au Nord et a l’Est du pays, sur l’axe Alep – Deir Ez-Zor. Cette totale inversion de la situation militaire justifie peut être les récentes manipulations de grande ampleur visant à déclencher des frappes militaires turco-occidentale contre la Syrie, comme expliquéici. Sur le front diplomatique, la situation s’est semble-t-il également considérablement modifiée depuis le début du printemps islamiste syrien. Les principaux sponsors de la rébellion font face à des situations intérieures modifiées et instables, que l’on pense à l’Arabie Saoudite, à la Turquie ou au gouvernement Morsi et au coup que vient de recevoir la confrérie des frères musulmans, très active dans le soutien à l’opposition syrienne.

Alors que le destin semblait aller contre les volontés impériales occidentales, les puissances occidentales ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure et contribuer à l’aggravement du conflit syrien en « punissant » le pouvoir syrien et affaiblir ses forces armées. L’axe Washington-Londres-Paris-Ankara-Riyad se disait même prêt a intervenir à n’importe quel prix et sans accord préalable de l’ONU et donc hors du cadre juridique international. Peu nombreux (et sans doute également à Damas) étaient ceux qui, au début du mois de septembre, imaginaient que la Syrie échapperait a une campagne de bombardements sur le modèle des frappes contre la Yougoslavie de 1999. Pourtant, ces frappes imminentes au début du mois n’ont pas encore eu lieu et il y a plusieurs raisons à cela. Lors du dernier sommet du G20, le président français s’est, comme le président américain, retrouvé isolé face notamment a une UE qui faisant front diplomatique avec la Russie, la Chine et les pays émergents, refuse une action militaire irréfléchie et illégale. Ces pays prônant une solution politique au conflit, tout comme le prône la Russie depuis le début des troubles en Syrie. En outre, et c’est sans doute le plus important, les opinions publiques tant americaines que françaises sont extrêmement hostiles à toute intervention militaire de leur pays malgré prés de trois ans d’intense propagande contre le gouvernement syrien. Mais l’absence de bombardements sur la Syrie en ce début septembre tient sans doute aussi et surtout du fait de Moscou.

La Russie vient de sortir (avec le talent dont elle a le secret) une carte maitresse de sa diplomatie en appelant la Syrie à placer ses arsenaux chimiques sous contrôle international. L’Etat syrien a bien évidemment accepté la proposition russe, confirmant le solide Tandem Moscou-Damas pour la résolution de cette crise et se disant même prêt à signer et rejoindre la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. La Syrie reste aujourd’hui l’un des rares pays au monde à ne pas avoir adhéré à ce traité, contrairement a ce que prétendent certains ministres français qui visiblement connaissent mal leurs dossiers.

En 24 heures, la situation mondiale sur la Syrie s’est totalement inversée. Selon Xavier Moreau, avec cette proposition, les Russes ont trois objectifs distincts. Le premier est de reprendre l’initiative dans ce conflit, en faisant une proposition que les Etats-Unis seront obligés de considérer, le deuxième est de remettre les Nations Unies au cœur de la résolution du conflit et le troisième est de permettre aux Etats-Unis et à la France de ne pas perdre la face, dans le cas où les deux pays renoncent à leur frappe « punitive ».

Pendant que la Russie empêche une guerre et tente de défendre le droit international, l’Etat syrien peut lui continuer de mener sa mission de rétablissement de l’ordre constitutionnel et de lutte contre le terrorisme sur son territoire. Une mission qui apparaît de moins en mois illégitime aux yeux du monde alors que se multiplient les témoignages dénonçant une situation trop longtemps occultée par le mainstream sur le terrain. A ce titre, les témoignages récents du journaliste récemment libéré Domenico Quirico ou de l’enseignant Pierre Piccinin sont riches en informations issues du terrain et confirment bien que l’opposition démocratique syrienne n’existe sans doute désormais plus que sur les plateaux de France 24, mais que sur le terrain, ce sont les groupes terroristes et mafieux qui font la loi dans les quelques zones qui ne sont pas sous contrôle de l’armée syrienne. Enfin, ces témoignages confirment ce que la diplomatie française semble (volontairement ?) ne pas vouloir entendre : ce n’est pas l’Etat syrien qui a utilisé les armes chimiques le 21 août dernier.

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Syrie : de la guerre médiatique à la guerre militaire ?

La Syrie semble plus proche que jamais d’une agression miliaire de la part de la coalition Occidentale et de l’Otan, dont le trio belliqueux Paris/Londres/Ankara s’apprête visiblement à violer toutes les règles du droit international et même à passer outre le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le monde a déjà en 1999 connu une intervention de ce type sur un petit pays européen. Comme pour la Syrie, la Serbie avait été victime d’une guerre médiatique et informationnelle à l’époque sans précédent. Mais depuis 14 ans, le mainstream médiatique a considérablement renforcé non seulement son monopole informationnel, que contrebalance aujourd’hui uniquement par Internet le courage de certains blogueurs/analystes trop souvent bénévoles.

Alors que l’ONU enquête au sol, le mainstream ressasse de façon ininterrompue les affirmations de quelques leaders occidentaux (Amérique, Angleterre, France, Allemagne et Turquie) dont les diplomaties se sont visiblement concordées pour affirmer que non seulement l’Etat Syrien est coupable (et ce avant les résultats de l’enquête de l’ONU) mais qu’il faut intervenir militairement, sans aval du conseil de l’ONU.

De son coté, l’Etat Syrien se défend avec ses moyens, affirmant qu’il serait dur de pouvoir expliquer pourquoi il aurait choisi d’utiliser une arme chimique le lendemain de l’arrivée des inspecteurs, en sachant qu’il s’agit de la ligne rouge qu’il ne doit pas franchir et ce alors même que ses soldats se battent maison par maison dans la zone concernée. En outre, l’Etat syrien a rappelé que des armes chimiques avaient déjà été utilisées par les rebelles dans le Nord, tandis que l’armée turque avait elle-même arrêté sur son territoire en mai dernier des mercenaires du Front Al-Nosra qui transportaient des armes chimiques. Read more

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