Alexandre Latsa

La grande rupture — Analyse de la supra société globale

Le 10 mai 2006, s’éteignait dans le silence général Alexandre Zinoviev, logicien, écrivain et philosophe Russe. Plutôt que de faire du copié/collé de biographie disponible sur Internet, voici retranscrite une partie de sa dernière Interview avant son retour en Russie, après 23 ans d’exil, à l’heure ou la Serbie était martyrisée par l’OTAN. Alexandre Zinoviev dresse un bilan sans illusions et hautement critique de ses 23 ans en Occident.  

 

Avec quels sentiments rentrez vous après un exil si long ?
Avec celui d’avoir quitté une puissance respectée, forte, crainte même et de retrouver un pays vaincu, en ruines. Contrairement à d’autres, je n’aurais jamais quitté l’URSS si on m’avait laissé le choix. L’émigration a été une vraie punition. 

 

On vous a pourtant reçu a bras ouverts !
C’est vrai………Mais malgré l’accueil triomphal et le succès mondial de mes livres, je ne me suis jamais senti chez moi ici…  

 

 

Depuis la chute du système communiste, c’est le système occidental qui est devenu votre principal sujet d’études? Pourquoi? 
Parce que ce que j’avais dit est arrivé : la chute du communisme s’est transformé en chute de la Russie. La Russie et le communisme formaient une seule et même chose.  

 

La lutte contre le communisme masquait t’elle une lutte contre la Russie?
Absolument. La catastrophe Russe à été voulue et programmée ici en Occident. Je le dis car ai été à une certaine époque un initié. J’ai lu des documents, participé à des études qui sous couverts de combattre une idéologie, préparaient la mort de la Russie. Et cela m’est devenu insupportable au point ou je ne peux plus vivre dans le camp de ceux qui détruisent mon pays et mon peuple. L’Occident n’est pas une chose étrangère pour moi, mais une puissance ennemie.
 
Seriez vous devenu un patriote? 
Le patriotisme n’est pas mon affaire, ce n’est pas mon problème. J’ai recu une éducation internationaliste et je lui reste fidèle. Je ne peux pas dire si j’aime ou non les Russes. Mais j’appartiens a ce peuple et à ce pays. J’en fais partie. Les malheurs actuels de mon peuple sont tels que je ne peux continuer à les contempler de loin. La brutalité de la mondialisation met en évidence des choses inacceptables.  

 

 

Les dissidents Soviétiques parlaient pourtant comme si leur patrie était la démocratie et leurs peuple les droits de l’homme. Maintenant que cette manière de voir est dominante en Occident, vous semblez la combattre. N’est ce pas contradictoire ? 
Pendant la guerre froide, la démocratie était une arme dirigée contre le communisme, mais elle avait l’avantage d’exister. On voit d’ailleurs aujourd’hui que l’époque de la guerre froide a été un point culminant de l’histoire de l’Occident. Un bien être sans pareil, un extraordinaire progrès social, d’énormes découverts scientifiques et techniques, tout y était ! Mais l’Occident se modifiait presque imperceptiblement. L’intégration timide des pays développés commençait alors et constituait les Prémisses de la mondialisation de l’économie et de la globalisation du pouvoir auxquels nous assistons aujourd’hui. Une intégration peut être généreuse, positive si elle répond par exemple au désir légitime des nations nées de s’unir. Mais celle ci à dès les départ été pensé en termes de structures verticales, dominées par un pouvoir supranational. Sans le succès de la contre révolution Russe, il n’aurait pu se lancer dans la mondialisation. Le rôle de Gorbatchev n’a donc pas été positif ? Je ne pense pas en ces termes la. Contrairement à l’idée communément admise, le communisme ne s’est pas effondré pour des raisons internes. Sa chute est la plus grande victoire de l’histoire de l’Occident. Victoire colossale qui, je le répète, permet l’instauration d’un pouvoir planétaire. Mais la fin du communisme a aussi marqué la fin de la démocratie, notre époque aujourd’hui n’est pas que post communiste, elle est aussi post démocratique. Nous assistons aujourd’hui à l’instauration du totalitarisme démocratique, ou si vous préférez à l’instauration de la démocratie totalitaire.  

 

N’est ce pas un peu absurde ? 
Pas du tout. La démocratie sous entend le pluralisme Et le pluralisme suppose l’opposition de au moins deux forces plus ou moins égales. Forces qui se combattent mais n’influencent en même temps ; il y avait à l’époque de la guerre froide, une démocratie mondiale, un pluralisme globale au sein duquel cohabitait, coexistait le système capitaliste et le système communiste, et même une structure plus ou moins vivante, les non-alignés. Le totalitarisme communiste était sensible aux critiques venant de l’Occident et celui ci subissait aussi l’influence du communisme par le biais notamment de ses partis communistes. Aujourd’hui nous vivons dans un monde dominé par une idéologie unique, un fait unique, par un parti unique mondialiste.La constitution de ce dernier a commencé a l’époque de la guerre froide, quand des structures transnationales se sont mises en oeuvre sous les formes les plus diverses : médias, sociétés bancaires, sociétés commerciales…Malgré leurs différents secteurs d’activités, ces forces étaient unies par leur nature supranationale. Avec la chute du communisme, elles se sont retrouvées aux commandes du monde. Les pays occidentaux sont donc dominateurs, mais aussi dominés car perdent progressivement leur souveraineté au profit de ce que j’appelle la «supra société». Elle est constituée d’entreprises commerciales et non commerciales dont la zone d’influence dépassent les nations. Les pays occidentaux sont soumis comme les autres au contrôle de ces structures non nationales..Or la souveraineté des nations est elle aussi une part considérable et constituante du pluralisme, donc de la démocratie, à l’échelle de la planète. L’intégration Européenne qui se déroule sous nos yeux, provoque elle la disparition du pluralisme au sein de ce conglomérat, au profit d’un pouvoir supranational.  

 

Mais ne pensez vous pas que la France ou l’Allemagne continuent à être des pays démocratiques ?
Les pays occidentaux ont connu une vraie démocratie à l’époque de la guerre froide. Les partis politiques avaient de vraies divergences idéologiques et des programmes politiques différents. Les organes de presse avaient des différences marquées, eux aussi. Tout cela influençait la vie des gens, contribuait à leur bien être. C’est bien fini.
Parce le capitalisme démocratique et prospère, celui des lois sociales et des garanties d’emploi devait beaucoup à l’épouvantail communiste. L’attaque massive contre les droits sociaux à l’ouest à commencé avec la chute du communisme à l’ouest. Aujourd’hui les socialistes au pouvoir dans la plupart des pays d’Europe mènent une politique de démantèlement social qui détruit tout ce qu’il y avait de plus socialiste justement dans les pays capitalistes. Il n’existe plus en occident de force politique capable de défendre les humbles. L’existence des partis politiques est purement formelle. Leurs différences s’estompent chaque jour d’avantage.
(…).
La démocratie tend aussi à disparaître de l’organisation sociale occidentale.
Cette super structure non démocratique donne des ordres, sanctionne, bombarde, affame. Même Clinton s’y conforme. Le totalitarisme financier a soumis les pouvoirs politiques. Le totalitarisme financier est froid. Il ne connaît ni la pitié, ni les sentiments. Les dictatures politiques sont pitoyables en comparaison de ce totalitarisme la. Une certaine résistance était possible au sein des dictatures les plus dures, aucune révolte n’est possible contre une banque.  

 

Et la révolution? 
Le totalitarisme démocratique et la dictature financière excluent la révolution sociale.  

 

Pourquoi? 
Parce qu’ils combinent la brutalité militaire toute puissante et l’étranglement financier planétaire. Toutes les révolutions ont bénéficié de soutien venu de l’extérieur, c’est désormais impossible, de par l’absence de pays souverains. De plus la classe ouvrière à été remplacée par la classe des chômeurs au bas de l’échelle sociale, or que veux un chômeur ? Un emploi. Ils sont dans une situation de faiblesse, contrairement à la classe ouvrière du passé.  

 

Tous les systèmes occidentaux avaient une idéologie. Quelle est celle de cette nouvelle société que vous appelez post démocratique? 
Nous sommes dans une époque post idéologique mais en réalité la supra idéologie du monde occidental diffusée au cours des 20 dernières années est bien plus forte que l’idéologie communiste ou nationale-socialiste. Le citoyen occidental est bien plus abruti que ne l’était le soviétique moyen par la propagande communiste. Dans le domaine idéologique, l’idée importe moins que les mécanismes de sa diffusion. Or la puissance de diffusion des médias occidentaux est énorme. (…) Il suffit que la décision soi prise de stigmatiser un Karadzic ou un Milosevic et ça y est, une machine de propagande planétaire se met en branle. Et alors qu’il faudrait juger les dirigeants occidentaux pour viol de toutes les règles de droit existants… La majorité des citoyens occidentaux sont persuadés que la guerre contre la Serbie était juste. (…).
L’idéologie occidentale combine et fait converger les idées en fonction des besoins. L’une de ces idées est que les valeurs et le mode de vie occidentaux sont supérieurs aux autres. Essayez de convaincre les Américains moyens que la Russie en meurt, ils n’y croiront pas mais continuerons d’affirmer que les valeurs occidentales sont universelles, appliquant ainsi l’un des vieux principes du dogmatise idéologique. Les théoriciens, médias, dirigeants sont persuadés d’avoir raison, et que l’homme occidental ; porteur de ces valeurs est un nouveau surhomme. (…).
 
Quelle est l’idée maîtresse de cette idéologie dominante en Occident ?
C’est le mondialisme, la globalisation autrement dit la domination mondiale. Et comme cette idée est asssez antipathique, on la camoufle sous le discours plus vague et généreux d’unification planétaire et de transformation du monde en un tout intégré. C’est le vieux masque soviétique de » l’amitié entre les peuples», destiné à couvrir l’expansionnisme. En réalité, l’Occident procède actuellement à un changement de structure à l’échelle planétaire. D’un côté elle domine le monde de la tête aux pieds, de l’autre s’organise elle même verticalement, avec le pouvoir supranational au sommet de la pyramide.  

 

Un gouvernement mondial ?
Si vous voulez oui. 

 

N’est ce pas être un peu victime de la théorie du complot ?
Quel complot ? Il n’y a aucun complot. Le gouvernement mondial est dirigé par les gouverneurs des structures supranationales, commerciales, financières et autres, connues de tous. Selon mes calculs, 50 millions de personnes a peu près font déjà partie de cette supra société qui dirige le monde. Les États Unis en sont la métropole. Les pays d’Europe occidentale et certains dragons Asiatiques la base. Les autres sont dominés selon une dure gradation économico financière. Ça c’est la réalité. La propagande elle dit qu’un gouvernement mondial, contrôlé par un parlement mondial serait souhaitable et que le monde est une vaste fraternité. Ce ne sont la que des balivernes destinées à la population. (…)  
Les totalitarismes du 19ième siècle ont été extrêmement violents. On ne peut pas dire la même chose de la démocratie occidentale. Ce ne sont pas les méthodes mais les résultats qui importent. Les Russes ont perdu 20 millions d’hommes et ont eu des destructions considérables en combattant l’Allemagne Nazie. Pendant la guerre froide, sans bombes ni canons, ses pertes sur tous les plans ont été bien plus considérables, pertes de 10 ans de l’espérance de vie, la mortalité infantile est catastrophiques, 2 millions d’enfants ne dorment pas à la maison, 5 millions d’enfants en âge d’étudier ne vont pas à l’école. Il y a 12 millions de drogués recensés. L’alcoolisme est généralisé. 70% des jeunes ne sont pas aptes au service militaire à cause de leur état physique. Ce sont la les conséquences directes de la défaite de la guerre froide, défaite suivie par l’occidentalisation. Si cela continue, la population du pays va passer à 50 millions d’habitants, le totalitarisme démocratique surpassera en violence tous ceux qui l’ont précédé….  

En violence …. ? 
La drogue, la malnutrition, le SIDA sont plus efficaces que la violence guerrière. L’Occident vient d’inventer la guerre pacifique. L’Irak et la Yougoslavie sont deux exemples de réponse disproportionnée et de punition collective, que l’appareil de propagande se charge de d’habiller en guerres justes. L’exercice de la violence par les victimes contre elles mêmes est une technique prisée. La contre révolution Russe en est un exemple. Mais en faisant la guerre à la Yougoslavie, les pays d’Europe occidentale se la sont faites à eux mêmes. Selon vous la guerre en Serbie était une guerre contre l’Europe ? Absolument ! Il existe au sein de l’Europe, des forces capables d’agir contre elle mêmes. La Serbie a été choisie, parce qu’elle résistait au rouleau compresseur mondialiste. La Russie pourrait bien être la suivante, avant la Chine… 

 

Vous dites que la démocratie totalitaire était colonisatrice. Pour Marx, la colonisation était civilisatrice, pourquoi ne le serait elle pas à nouveau ?

Pourquoi pas en effet ? Mais pas pour tout le monde. Quel est l’apport des indiens d’Amérique au monde ? Presque nul car ils ont été exterminés? Ecrasés. Voyez maintenant l’apport des Russes ! L’Occident se méfiait moins de la puissance militaire soviétique que de son potentiel intellectuel, artistique, sportif. Parce qu’il dénotait une extraordinaire vitalité. Or c’est la première chose à détruire chez son ennemi. Et c’est ce qui à été fait. La science Russe dépend aujourd’hui des financements Américains. Et est dans un état pitoyable, car ses derniers n’ont aucun intérêt à faire travailler leurs concurrents. Ils préfèrent faire travailler les avants Russes aux Etats-Unis. Le cinéma soviétique a lui aussi été détruit et remplacé par le cinéma Américain. En littérature, c’est la même chose. La domination mondiale s’exprime, avant tout, par le diktat intellectuel ou culturel si vous préférez. Voilà pourquoi les Américains s’acharnent depuis des décennies a faire baisser le niveau culturel et intellectuel du monde : ils veulent baisser au leur pour pouvoir exercer ce diktat.

 

Mais cette domination ne serait elle pas un bien pour l’humanité ? 
Ceux qui vivront dans 10 générations pourront effectivement dire que les choses se sont faites pour le bien de l’humanité, autrement dit pour leur bien a eux. Mais qu’en est il du Français ou du Russe aujourd’hui ? Peut il se réjouir si il sait que son avenir est celui des indiens d’Amérique ? Le terme humanité est une abstraction…Dans la vie réelle il y a les Russes, les Chinois, les Français, les Serbes…etc. Or si les choses continuent comme elles sont parties, les peuples qui ont fait notre civilisation, je pense essentiellement aux peuples latins, vont disparaître. L’Europe occidentale est submergée par une marée d’étrangers et ce n’est pas un hasard. Nous n’en avons pas encore parlé mais cela n’est ni le fruit du hasard ni le fruit d’un mouvement incontrôlable….Le but est de créer une situation semblable à celle des Etats Unis. Savoir que l’humanité va être heureuse mais sans Français ne devrait pas réjouir les Français actuels. Après tout laisser sur notre terre un nombre limité de gens qui vivraient comme au paradis pourrait être un projet rationnel. Ceux la penseraient sûrement que le bonheur est l’aboutissement de la marche de l’histoire. Non il n’est de vie que celle que nous et les nôtres vivons aujourd’hui.

 

Le système soviétique était inefficace. Les sociétés totalitaires sont elles condamnées à l’inefficacité?
Q
u’est ce que l’efficacité? Aux Etats Unis, les sommes dépensées pour maigrir dépassent le budget de la Russie. Et pourtant le nombre de gros augmente. Et il y a des dizaines d’exemples de cet ordre.

 

Peut on dire que l’Occident vit actuellement une radicalisation qui porte les germes de sa propre destruction ? 
Le nazisme a été détruit dans une guerre totale. Le système soviétique était jeune et vigoureux. Il aurait continué à vivre si il n’avait pas été combattu de l’extérieur. Les systèmes sociaux ne s’autodétruisent pas. Seule une force extérieure peut anéantir un système social. Comme seul un obstacle peut empêcher une boule de rouler. Je pourrais le démontrer comme on démontre un théorème. Actuellement nous sommes dépassés par un pays disposant d’une supériorité économique et militaire écrasante. Le nouvel ordre mondial se veut unipolaire. Si le gouvernement supranational y parvenait, n’ayant aucun ennemi extérieur, ce système pourrait exister jusqu’à la fin des temps. Un homme seul peut être détruit par ses propres maladies. Mais un groupe même restreint aurait tendance à survivre, ne fut ce que par la reproduction. Imaginez un système social composé de milliards d’individus !! Ses possibilités de repérer et d’arrêter les phénomènes destructeurs seraient infinies. Le processus d’uniformisation du monde ne peut être arrêté dans l’avenir prévisible. Car le totalitarisme démocratique est la dernière phase de l’évolution de la société occidentale. Evolution commencée à la Renaissance.

 

Extrait du livre de Alexandre Zinoviev: «La grande rupture» Disponible à l’age d’homme. L’entretien à été réalisé par Victor Loupan à Munich en juin 1999 quelques jours avant le retour définitif de Zinoviev en Russie.
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Election présidentielle du 2 mars 2008

Le 2 mars 2008, soit dans 45 jours aura lieu en Fédération de Russie l’élection présidentielle Russe. Vladimir Vladimirovitch Poutine n’étant pas candidat à sa succession (la constitution Russe empêchant 3 mandats consécutifs), c’est le vice premier ministre Dimitri Anatolievitch Medvedev qui sera le candidat de Russie Unie (ER).

Quatre autre candidats sont en lice :

* Vladimir Jirinovski, le leader du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR)

* Guennadi Ziouganov, le leader du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

* Andreï Bogdanov, le président du Parti démocrate de Russie (DPR)

* Mikhaïl Kassianov, le leader de l’Union populaire et démocratique de Russie (RNDS)

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С Новым годом

Retranscription du discours de Vladimir Vladimirovitch Poutine, pour le nouvel an dernier, vous pouvez retrouver le discours en format Audio, ou vidéo ici


Уважаемые граждане России! Дорогие друзья!

Сегодня мне хочется сказать вам особые слова и, провожая уходящий год, сердечно поблагодарить вас за всё, что мы вместе сделали за последние восемь лет.

Всё, что достигнуто, – было бы просто невозможно без вашей постоянной поддержки, без вашего доверия, без вашего прямого участия в возрождении страны.

Мы не только восстановили территориальную целостность России, но и вновь почувствовали себя единым народом. И все эти годы мы вместе работали для того, чтобы сохранить страну, превратить её в современное, свободное, сильное государство, удобное и комфортное для жизни граждан.

Мы видим, как год от года набирает силу и укрепляется Россия, как растёт наша экономика и открываются новые возможности для людей.

Конечно, не всё удалось сделать. Но я уверен: путь, выбранный народом России, – правильный, и он приведёт нас к успеху. У нас всё для этого есть: наша великая история, колоссальные ресурсы, мужество, трудолюбие и интеллектуальный потенциал нашего великого народа.

Дорогие друзья! Через несколько мгновений наступит Новый год. В этом празднике – любовь к близким, тепло домашнего очага, надежда и вера, что всё сложится, что мы будем жить лучше, что дети наши будут счастливы, что старшие будут здоровы и благополучны, – и тогда страна наша будет крепнуть и процветать.

Пожелаем друг другу новых успехов и, конечно, поднимем бокалы за здоровье и счастье наших родных и близких, за тех, кого ценим и бережём больше всего на свете, кому отдаём наше тепло и с кем хотим быть рядом.

Пусть все самые заветные мечты сбудутся! Счастья вам, дорогие друзья!

С Новым годом!


Chers citoyens Russes, chers amis,

Aujourd’hui, je voudrais dire des mots très particuliers et pour cette fin d’année de tout mon cœur vous remercier pour tout ce que nous avons accompli ensemble pendant ces huit dernières années.

Ce qui a été atteint ne l’aurait pas été sans votre permanent soutien, sans votre confiance et votre participation directe à la renaissance du pays

Nous avons non seulement restitué l’unité territoriale Russe, mais nous sommes de nouveau sentis un peuple uni. Toutes ces années nous avons travaillé ensemble pour préserver notre pays, pour le transformer dans un pays moderne, libre fort, et confortable pour la vie des citoyens.

Nous voyons comme d’année en année, la Russie reprend des forces et se solidifie, nous voyons comment se développe notre économie et comment s’ouvrent de nouvelles opportunités pour les gens.

Bien sur, tout n’a pas pu être effectué. Mais je suis sur de cela : le chemin choisi par le peuple Russe est juste et il le conduira au succès. Nous avons tout pour cela : notre grande histoire, des ressources colossales, l’énergie, l’amour du travail et le potentiel intellectuel de notre grand peuple.

Chers amis dans quelques minutes commencera une nouvelle année. Pour cette fête, l’amour de nos proches, la chaleur du foyer, l’espoir et la foi que tout se réalisera, que nous vivrons mieux, que nos enfants seront heureux, que nos aïeux soient en bonne santé et sereins – et comme ça, notre pays va se renforcer et s’épanouir.

Souhaitons nous de nouveaux succès et bien sur levons nos verres pour la santé et le bonheur de nos familles et de nos proches, ceux qu’on chérit et qu’on protège plus que tout au monde, ceux à qui on donne la chaleur et qu’on souhaite avoir près de nous.

Que les rêves les plus chers se réalisent ! Je vous souhaite du bonheur mes chers amis,

Bonne année.

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Putingrad en sud Serbie

Mitrovica, ligne de front de la nouvelle guerre froide

Même à Nicosie, les passages entre les deux parties de la ville sont plus fréquents. A Mitrovica, (au nord du Kosovo, province Serbe NDLR), le pont sur la rivière Ibar est désert, la plupart du temps. Il est pourtant tellement surveillé par les militaires de la KFOR, la force de protection de l’OTAN, qu’on voit mal comment des heurts pourraient à nouveau s’y produire. Mais rien n’y fait. «C’est vrai, le mur est dans nos têtes. Cela fait bientôt neuf ans que je n’ai pas mis les pieds de l’autre côté, et à vrai dire je n’en ai pas du tout l’intention. C’est absurde, mais c’est ainsi», explique Aleksander Radekovic, 33 ans, qui tient une petite épicerie dans la rue centrale la quasi-totalité des produits viennent de Serbie, sauf la confiture de prunes, «albanaise».

Adossé à la Serbie, le nord du Kosovo à majorité serbe relève de facto de l’autorité de Belgrade. Le pouvoir serbe fait d’ailleurs le maximum pour ancrer sur place la population, et éviter l’exode de celle-ci quand le Kosovo deviendra indépendant. Les Serbes de Mitrovica-Nord ne paient pas d’impôts. Ils ne paient pas l’électricité, ni l’eau, ni la voirie. Mieux, ils reçoivent même un salaire pour rester sur place, à ajouter à celui qu’ils perçoivent comme employés des différentes administrations publiques: la Serbie multiplie les emplois de fonctionnaires à Mitrovica, une stratégie qui porte ses fruits. La communauté compte ainsi une université florissante, et 9000 étudiants la majorité vient de Serbie.

De l’autre côté du pont, c’est le Kosovo albanophone, caractères latins et drapeaux rouges avec l’aigle noir bicéphale. Mais ici, à Mitrovica, c’est un morceau de territoire à la gloire de la fraternité orthodoxe, caractères cyrilliques et drapeau de la Serbie médiévale. «En 1999, les Russes avaient fini par lâcher Milosevic, mais cette fois-ci, ils sont vraiment de notre côté, explique Igor Milic, un graphiste qui s’occupe des sites Internet des partis serbes nationalistes. Nous avons confiance en eux. Si le Kosovo devient indépendant, le nord serbe de la province proclamera à son tour l’indépendance, avec le soutien de Belgrade et du Kremlin

Héros de cette sainte alliance, le président russe. On pose ici sur les vitrines et les lampadaires des autocollants avec la trombine de Poutine! Sur la place principale, on vient d’inaugurer une statue en l’honneur d’un consul de la Russie tsariste, occis dans les parages en 1878, par un malfrat quelconque. «Par un malfrat quelconque? Non, par un terroriste, albanais, déjà! Cela fait plusieurs siècles que les Serbes sont victimes de l’épuration ethnique de la part des Albanais», explique Milic avant d’entonner le traditionnel couplet sur la Serbie «ultime rempart de l’Occident chrétien face à l’islamisation».

«Ils ont bien eu les Occidentaux, les Albanais! Le Kosovo indépendant, c’est la porte ouverte à Al-Qaida. D’ailleurs, on sait bien que les Saoudiens s’infiltrent. Ils paient pour faire progresser l’islam radical: 300 euros pour une conversion au wahhabisme, 150 euros pour une barbe. On vous avait pourtant prévenus
En début de semaine, le gouvernement de Belgrade a ouvert à Mitrovica-Nord une représentation de son «Ministère du Kosovo-Metohija», ultime provocation à la communauté internationale, qui s’acharne à défendre un Kosovo multiethnique, notion qui relève davantage de la fiction que d’une possibilité d’avenir.

D’ailleurs le ministre a prévenu: «Si les Occidentaux détachent le Kosovo de la Serbie, ils ouvriront la boîte de Pandore. Il existe au moins 300 situations sur la planète où des minorités, soi-disant opprimées, exigeront le même traitement

En attendant, la vie suit son cours. Vera Miletic attend le minibus qui doit la conduire à Gracanica, enclave serbe au coeur du Kosovo. Avant de traverser le pont, le conducteur du bus sort deux cartons allongés, pour recouvrir les plaques d’immatriculation serbes de son véhicule: «Beaucoup plus sûr, dit-il, de traverser la zone albanophone sans plaques qu’avec des plaques serbes.» Sauf qu’il n’y a que les Serbes qui recouvrent leurs plaques en passant de l’autre côté de l’Ibar.

sources : la tribune de Genève, article de Serge Enderlin, le 15 décembre 2007

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Zaputina !

Pour une vision décalée des dernières élections Russe :
 

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Elections à la Douma Russe

Dimanche 2 décembre 2007, les élections législatives Russes ont permis le renouvellement des 450 sièges de la Douma, (Государственная Дума), la chambre basse du Parlement. Au total, 4.571 candidats appartenant à 11 partis politiques, étaient candidats à la députation.

Les résultats définitifs sont les suivants:

Russie unie- Единая Россия — 64,3%
Liste conduite par Vladimir Poutine

Le parti Communiste — КПРФ — 11,57%
Liste conduite par Guennadi Ziouganov

Le Parti libéral démocrate de Russie — ЛДПР — 8,14%
Liste conduite par Vladimir Jirinovski

Russie juste — Справедливая Россия — 7,74%
Liste conduite par Serguei Mironov

Parti agraire — АПР — 2,3%
Liste conduite par Vladimir Plotikov

Iabloko — Pдп — 1,6%
Liste conduite par Grigori Iavlinski

Force citoyenne — Гр-C — 1,1%
Liste conduite par Mikhail Barshchevsky

Union des forces de droite — СПС — 1,0%
Liste conduite par Nikita Belykh

Patriotes de Russie — ПР — 0,9%
Liste conduite par Guennedi Semigin

Parti de la justice sociale — ПСС — 0,2%
Liste conduite par Alexeï ivanovich Podberezkin

Parti démocratique de Russie — ДПP — 0,1%.
Liste conduite par Bogdanov Andrei Vladimirovic

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En image, cela donnera a peu près cela (merci a Ria-novosti) :

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