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Движение «Жёлтые жилеты», свидетельство французского раскола

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Automne 2018 ~ Réflexions sur les Gilets Jaunes

Automne 2018 ~ Réflexions sur les Gilets Jaunes Habiter hors de France permet de prendre de la distance. Habiter hors de France, et en Russie, permet de mieux comprendre ce qui se passe et surtout ce qui devrait se passer en Read more

Bataille pour l’arctique

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Depuis quelques mois, flambée des prix des hydrocarbures et crise alimentaire en vue, les spectateurs avisés auront noté la hausse susbtancielle de dépêches d’actualité concernant la zone arctique. Ce n’est pas une surprise, après les ressources OPEP, l’Off shore Russe, l’Arctique représente la 3ième et dernière étape d’extraction énergétique, avant le basculement aux «techniques d’extractions avancées» (EOR).

Certains prédisent déjà aujourd’hui que l’arctique, plus que le Heartland représentera le thêatre de conflit majeur du 21ième siècle.

Comme l’expliquait très bien Krauss Clifford, journaliste et membre du CFR (Think Tank très profondémment Atlantiste) «Les différends territoriaux concernent les états du monde entier, mais c’est bien en Arctique que les experts s’attendent à voir le plus de conflits» (Krauss Clifford, The New York times, Oct. 2005).

L’Arctique est la région entourant le pôle nord de la terre, aux abords du cercle polaire Nord. L’Arctique inclut le Groenland (territoire autonome du Danemark), une partie du Canada, de la Russie, des Etats Unis (Alaska), de l’Islande, de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et la totalité de l’océan Arctique. Le nom Arctique vient du grec ancien ἄρκτος (árktos) qui signifie ours. Il est intéressant de noter qu’on ne trouve les ours polaires que sur la «Terre des Ours» (Arctique) et pas en Antarctique. Si cette région du Nord, au-delà du cercle polaire, couvre 8% de la superficie du globe, elle ne compte qu’à peine 1% de la population mondiale. Les trois-quarts habitant en Russie.

Dès la fin de la guerre froide, les pays riverains de l’Arctique (Russie, Canada, Norvège, Danemark, Etats-Unis) constituent trois grandes instances de coopération régionale :

  • Le Conseil de l’Arctique créé en 1996 sur une initiative canadienne, réunissant les huit états arctiques et les populations autochtones, la Finlande, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Pologne.
  • La Coopération de Barents décidée le 11 janvier 1993 à la suite d’une initiative norvégienne. Son but est de favoriser les contacts entre les individus de la région de Barents, ainsi que son développement économique. Le Conseil euro-arctique de la mer de Barents réunit les ministres des affaires étrangères des six pays membres et de la Commission européenne. La France a le statut d’observateur.
  • Le Conseil des Etats de la mer Baltique (CEMB) crée en 1992, réunit les pays riverains de la mer Baltique. Le Conseil, par son intitulé, favorise les coopérations inter-arctique en rapprochant ses membres de la Russie notamment.

La région arctique, dans laquelle vivent entre deux et quatre millions de personnes, s’est transformée ces dernières années en pomme de discorde entre les Etats riverains. Et il y a de quoi : ce territoire de seulement 1,2 million de km2 de fonds marins contiendrait tout simplement le quart des réserves mondiales d’hydrocarbures !

Pour résoudre les tensions, lors de la dernière réunion du conseil de l’arctique les états ont confirmé le maintien des accords issus de la convention des Nations-unies de Montego Bay (CMB) du 10 décembre 1982, sur le droit de la mer qui a permis la création de la ZEE et surtout la théorie des secteurs (qui définit tout territoire sans maître adjacent comme le prolongement naturel d’un territoire étatique. Cette théorie réserve aux seuls Etats dotés d’un littoral sur l’Arctique la souveraineté des terres émergées de cet océan). Ses dispositions donnent encore lieu à des interprétations contestées et tous les pays riverains de l’Arctique entretiennent des contentieux mais la Russie, dont la côte arctique embrasse 160° de longitude, a été la plus grande bénéficiaire de cette théorie et l’a naturellement reprise à son compte en 1926. En revanche, les autres Etats riverains (Danemark, Norvège et Etats-Unis) s’y sont opposés, le Canada l’ayant abaodonné récemment. La Russie entend donc maintenir la réclamation de ces droits sur le plateau continental au-delà de la zone de 200 milles, conformément aux objectifs de l’opération Arctica 2007.

Bien que l’accès à ces ressources soit difficile, la fonte des glaces facilite l’accès aux gisements d’hydrocarbures. Pourtant selon les estimations des spécialistes, notamment de chez Rosneft, d’ici 2030, il faudra dépenser 345 milliards d’euros pour effectuer la prospection et prouver l’existence des ressources, et plus d’un milliard d’euros pour effectuer leur mise en valeur. «Ces sommes ne sont prévues dans aucun budget. Bien plus, il faut reconnaître que Gazprom et Rosneft n’ont ni l’expérience, ni les technologies nécessaires pour travailler dans les conditions du plateau continental arctique«, affirme Mikhaïl Kroutikhine, en effet «les chiffres peuvent doubler, voire tripler sur le plateau arctique. Par conséquent, l’extraction ne sera rentable qu’à la condition d’une hausse des prix des ressources énergétiques jusqu’à un point qu’il est difficile d’imaginer aujourd’hui«, résume l’expert.

Cette fonte des glaces à une autre conséquence d’une importance capitale, elle permet de rentabiliser de nouveaux corridors de transports. Parmi les deux principaux :

- La Route Grand Nord contourne le continent eurasiatique par le nord et permet de passer de l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie. Longue de 13 000 km, elle traverse les mers de Kara, de Lapev, de Sibérie orientale et des Tchoutchktes. Elle est considérée aujourd’hui « comme la voie de communication unique et la plus accessible qui relie Mourmansk à Vladivostok et les gisements naturels du Grand Nord russe, de Sibérie et de l’Extrême-Orient entre eux ». Inaugurée à la fin du 19ième siècle, c’est Gorabtchev qui le 1er juillet 1991, fera ouvrir par l’URSS cette route maritime du nord à toutes les nations. Pour la développer, les Russes vont développper une flotte de 75 navires à étrave et coque renforcée dès 2010 pour principalement transporter les exportations de pétrole et de gaz du Grand Nord russe. Cette route GN (en rouge sur la photo)

- La Route Pont Arctique qui relie le port de Mourmansk à celui de Churchill, au nord du Canada. Elle est ouverte de juillet à octobre et serait le chemin le plus court pour acheminer l’abondant pétrole russe vers les marchés canadien et américain .

Par conséquent la Russie doit être prête à la guerre dans l’Arctique pour «protéger ses intérêts nationaux si ils sont menacés, car la une région contient de grands dépôts inexploités de ressources naturelles» a récemment déclaré Vladimir Chamanov. En effet, à la suite de l’opération sus citée Arctica, de nombreux pays ont contesté le droit de la Russie de réclamer les surfaces territoriales qu’elle estime lui être due. Par conséquent celle ci a immédiatement révisée les programmes militaires pour accélerer le développement de troupes dans l’arctique, en cas de conflit potentiel.

La presse «internationale» depuis l’année dernière a dénoncée de façon perpetuelle les revendications Russes en parlant notamment de «bataille pour l’arctique» ou encore de «guerre froide pour l’arctique», mais également la militarisation de la situation. En effet, l’Ours a dans le désordre, violé l’espace aérien Norvégien, fait patrouiller des chasseurs bombardiers (Tupolevs) ou encore acceleré le développement du «Boulava». A cela s’ajoute les déclarations de la Russie sur sa préparation armée à défendre son territoire, et aussi ses frontières.

Pourtant, très curieusement, personne n’a «dénoncé» les récentes grandes manoeuvres militaires Américaines, ceux ci ayant récemment procédé à 12 jours d’exercice à grande échelle en Alaska, impliquant environ 5.000 personnes, 120 avions et plusieurs navires de guerre. La Russie par la voix du lieutenant colonel Chamanov a affirmée ne pas pouvoir ignorer une telle démonstration de force militaire à proximité des régions essentielles arctiques. Est ce que ces manoeuvres ont un lien avec les prédictions du «north institut», Think Tank violemment Atlantiste (tout comme le CFR) et qui «ressort» le risque d’une alliance (continentale) Russie-Chine et une prise de controle des réserves du nord Heartland (lore à ce sujet le scénario II sur la constitution d’un corridor énergétique eurasiatique). Il est vrai que récemment, des états comme l’Iran ont exprimé leur visée sur le continent blanc.

l’Arctique est donc devenu le theâtre des opérations sur lequel tous les pions du grand échiquier sont présents et témoignant bien de la totale continuité de la guerre froide (a plus basse intensité) que les Américains et les Russes n’ont jamais cessé de se liver.

Au plus fort moment de ce conflit gelé (coincidence), les Etats-Unis ont compris l’intérêt de l’Arctique, sa traversée constituant pour ses bombardiers B52, puis pour ses missiles, le plus court chemin en direction …. de l’Union soviétique. Ils ont développé un réseau nordique de bases aériennes, qui a progressivement perdu de son importance avec le développement des missiles et du ravitaillement en vol. Au début des années 60, le commandement du NORAD a converti ces bases en des centres de détection, qui ont été modernisés dans les années 80, et rebaptisés North Warning System (NWS). Aujourd’hui, les Etats-Unis maintiennent leurs efforts pour y renforcer le réseau des sites radars nécessaires à l’alerte avancée de leur défense anti-missile. « La stratégie américaine d’affrontement avec l’URSS remonte de plus en plus vers le Nord[...], la bataille de l’Atlantique évolue pour aboutir, à partir de 1985, à une bataille purement américaine et sous-marine, la bataille de l’Arctique permettant la confluence des deux flottes Atlantique et Pacifique. Elle entraîne la marginalisation progressive de l’Europe de l’ouest ».

Durant la guerre froide, l’Arctique a été le théâtre d’un duel russo-américain où les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) américains se sont toujours efforcés de pister les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) soviétiques. Seuls les Américains et les Russes possèdent de tels sous-marins, capables de naviguer en milieu polaire. Il raisonnable de penser que l’Océan arctique continue à abriter aujourd’hui des sous- marins américains et russes, non plus dans la cadre d’une guerre sous-marine déclarée entre deux superpuissances, mais plutôt dans celui d’une stratégie de dissuasion « tous azimuts ». De surcroît. Aujourd’hui, l’Océan arctique permet de faire peser une menace de représailles nucléaires sur toutes les grandes villes de l’hémisphère nord.

De nombreux thinks tanks US reflechirainet deja aux implications en matière d’équipement et d’entraînement. Dans son livre « Globalization and maritime power », Sam Tangredi consacre un chapitre entier aux implications stratégiques et économiques du réchauffement de l’Arctique. L’auteur regrette que les Etats-Unis n’y aient pas encore affiché une position de leadership, alors qu’ils « devraient et pourraient » le faire. Il imagine déjà les conséquences stratégiques de la réduction de la calotte glaciaire ; qui obligerait en particulier l’US Navy à mener une « vieille mission dans une région nouvelle », qui est celle de la protection des voies maritimes.

Pourtant malgré ces tensions ravivées, la Russie « ne redoute pas un conflit d’intérêts entre les différents Etats riverains de l’Océan arctique » a déclaré Sergueï Lavrov lors de la conférence des cinq pays arctiques. «Nous ne partageons pas les prévisions pessimistes de montée en puissance d’un conflit d’intérêts entre les Etats arctiques et extrarégionaux, qui envisageraient presque une «bataille de l’Arctique» sur fond de réchauffement climatique, qui facilite l’accès à des ressources naturelles dont le prix flambe dernièrement et ouvre de nouvelles voies de transport maritime«.
Le chef de la diplomatie russe estime que l’ensemble des problèmes de la région doivent être résolus de manière civilisée en se basant sur le droit international et les négociations.

Que conclure ? La zone arctique n’est pas seulement la zone energetique essentielle pour la periode d’apres OPEP, qui est sans doute très proche. Elle est aussi et probablement devenu le principal thêatre des opérations, car après la bataille pour le Heartland (qui contrôle le heartland contrôle le monde), peut être pourra t’on dire que «qui contrôle l’Arctique contrôle le monde».

«Conquis par les airs et sous la glace, l’Arctique a été le siège du seul véritable changement stratégique depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et le cœur de la stratégie océanospatiale américaine face à l’union soviétique. Il est désormais le centre de gravité géographique désert et glacé de la CSCE ». (Guy Labouérie en 1993).

A méditer.

Sources :

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Moscow never sleeps !

Avec surprise je discute avec de nombreux lecteurs qui n’ont toujours pas vu ce clip, pourtant déjà ancien …. No comment, tout est dessous :)

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« Une minute par jour » Par Alexandre Soljénitsyne

Ces entretiens d’une quinzaine de minutes chacun ont été diffusés d’avril à septembre 1995 à Moscou par la chaîne ORT une fois tous les quinze jours.
Extraits :
» Dans le peuple et l’histoire russe, l’orthodoxie occupe une place absolument à part sous deux rapports : le rapport historique d’abord car, sans l’orthodoxie, ni notre grand Etat ni notre grand peuple n’existeraient ; le rapport gnoséologique ensuite car c’est par la Weltanschauung orthodoxe que toute notre culture et nos penseurs se sont frayés un chemin. Ces deux mérites de l’orthodoxie, je l’espère, viendront contrebalancer l’épouvantable état où l’a conduite le bolchevisme «.
» En Occident, c’est l’abondance, oui, tout est splendide, on a tout. L’Occident est florissant, oui, sur le plan matériel. Mais les âmes, les âmes des gens se changent en déserts, la facilité les prive de ressort. Le XXIe siècle sera le théâtre d’un terrible conflit entre ce qu’on appelle le tiers-monde, la plus grande part de l’humanité, et ce qu’on appelle la race blanche. Il y aura des événements pénibles à vivre. Tout le monde sera concerné et, si nous n’arrivons pas à élever nos cœurs, à être affermis et purs intérieurement, nous tous, l’humanité, serons condamnés à périr«.
» Je me réjouis qu’il y ait des nationalités ; j’estime qu’elles sont la richesse de l’humanité, les différentes facettes du projet Divin,
(…).
Il faut donc les préserver. En Occident, les Lumières depuis le XVIIIe siècle ont propagé cette idée mensongère que toutes les différences nationales seraient un jour gommées et que toute l’humanité serait une, réunie. Le XXe siècle nous a montré avec une évidence particulière qu’il n’en était rien. Les nationalités essaient toutes de se renforcer et d’affirmer leur originalité. C’est une bonne chose».
«Notre tâche majeure la plus haute c’est de préserver notre peuple déjà tellement éprouvé, de préserver son être physique mais aussi moral, sa culture, ses traditions«.
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Les Kanty en voie de disparition ?

En lien avec le post précédent, un article très interessant posté par Fabrice Nodé Langlois sur le blog Russie du FIGARO, concernant le peuple Kanthy. Lire les commentaires qui vont avec .. ;) Pour plus d’informations, vous pouvez vous réferer au blog de Palpatine qui foisonne d’informations sur les «petits peuples» du cercle polaire …
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Medvedev : 1 UE : 0

KHANTY-MANSIISK, 28 juin — RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a dénoncé samedi à Khanty-Mansiisk (Sibérie) les spéculations politiques autour de la vie des ethnies finno-ougriennes en Russie
Extraits :

«En règle générale, les critiques émanent de ceux qui n’ont qu’une idée superficielle de la vie des Finno-Ougriens en Russie, mais taisent les faits réels d’assimilation accélérée observés dans certains pays européens»

» Beaucoup de pays européens, font face à des conflits interethnique et à des flux migratoires, souvent incontrôlables».

«Dans tous les cas de figure, ces modèles devraient reposer sur le respect mutuel et la prospérité de toutes les cultures, langues, coutumes et traditions spirituelles nationales«.

«En Russie, les peuples finno-ougriens ont toujours été un élément organique de la mosaïque ethnoculturelle russe, ils ont activement participé à la consolidation de l’Etat russe, à la mise en valeur d’immenses richesses naturelles et à l’industrialisation du pays«.

Le président russe a enfin prôné le dialogue interculturel, clé de voûte selon lui de la coexistence pacifique au sein d’une Russie multiethnique. «Le parcours historique de la nation russe repose largement sur la richesse et la préservation d’un milieu multiethnique et multiconfessionnel, sur l’expérience séculaire de la coexistence pacifique de plus de 160 ethnies au sein d’un Etat. Cette unité a permis à la nation russe de surmonter pas mal d’épreuves, et elle demeure jusqu’à présent un élément important de lutte contre les manifestations d’extrémisme, de nationalisme et d’intolérance religieuse«, a résumé M. Medvedev.

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De GAULLE reviens !!

Par hasard, un ami m’a forwardé le lien suivant du figaro : le compte rendu prophétique de Laure Mandeville sur le sommet énergétique Russie-Europe en Sibérie … Le commentaire que j’ai posté ayant été très démocratiquement «censuré» par le Figaro, le revoila ci dessous :

Bonsoir,

Etre «journaliste» et «reporter au service étranger» d’un aussi grand média pour écrire de tels article est bien le signe de la totale décrépitude de la presse Française. Mon dieu mais comment a t’on pu en arriver la ? Les journalistes si je ne me trompe sont censés «informer» et non «désinformer» !

Si je comprends bien cet article de Laure Mandeville, le mal viendrait du Kremlin via tous ces «contentieux a abandonner» :
- Litvinenko ?
On se demande bien, tout comme pour le meurtre de Politkovskaya l’interêt du Kremlin a organiser un tel assassinat … Mais sans doute les journalistes du figaro ont ils des informations que nous n’avons pas ?
- L’oposition Russe écrasée ?
De grâce madame Mandeville, lisez mon article De la politique en Russie sur Agoravox ou sur mon blog, de quoi parlez vous ? De l’absence de démocratie en Russie, cet argument réchauffé que l’on nous sert à toutes les sauces ?
- Le confllit Georgien?
Vous parlez de ce pays qui rejoint l’OTAN après avoir été victime d’un coup d’état «coloré» (oui un coup d’etat) qui plus est financé par des ONG Américaines ? Vous sous entendez sans doute le problème Abkaze ou Ossète j’imagine ? On vous entend moins sur le Kosovo …..

Je vous lis, il n’y a aucun lien entre la vieille et la nouvelle Europe, et la politique energetique de l’UE avec la Russie. La preuve c’est que les pays qui signent des accords directs avec la Russie sont de la «vieille Europe» (Italie et Allemagne) tout autant que de la «nouvelle Europe» (bulgarie, Hongrie…) …

Pour corriger ce pamphlet de désinformation Russophobe digne d’une étudiante de terminale littéraire d’un lycée de Seine St Denis, je voudrais rappeller que ce n’est pas North Stream (russo allemand par le nord), ni encore moins Blue Stream (russo turc) qui «paralysent» Nabucco mais bel et bien South Stream !
Lire à ce sujet l’article Energie et Orthodoxie
Pourriez vous d’ailleurs m’expliquer en quoi Nabucco (Europe -Turquie) serait «plus» ou «moins» Européen que South Stream (Russie — Europe) ?????

Erreurs grossières, imprécisions, hostilité et Russophobie suintante … Du grand n’importe quoi en 597 mots ..
Carton rouge pour cet article du figaro qui tombe dans des dogmes post-guerre froide trop souvent réchauffés par quelques «stratèges du pentagone» .. Faut il rebaptiser le journal » le Figorange»… Le temps d’un sommet ? ;)

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Gapzrom à la conquête de la planête !

Le Monde du 11 juin titrait que Gazprom envisageait de tout simplement devenir le premier groupe mondial, ce qui à l’évidence devient plus plausible chaque jour ! Alexeï Miller, qui toujours selon Le Monde «fuirait les médias comme la peste«, aurait annoncé lors d’une réunion d’hommes d’affaires que : «Gazprom était certaine de devenir la première société mondiale dans sept ou huit ans, et pas seulement dans l’énergie… En se déployant tous azimuts (Asie-Pacifique, Amérique du Nord) et en investissant dans le gaz naturel liquéfié, les pipelines, le pétrole, l’électricité, le trading des hydrocarbures, le marché du CO2…

Ainsi qu’en France, où il envisage d’être à terme l’opérateur de référence«.

Au milieu de la première décennie la capitalisation boursière du groupe atteindra 1 000 milliards de dollars (contre 343 milliards actuellement), a estimé M. Miller notamment car : «la rareté des hydrocarbures va pousser le prix du baril à 250 dollars et les réserves gazières de GAZPROM seraient aujourd’hui huit fois supérieures à celles d’ExxonMobil, la première major occidentale concurrente ». En outre GAZPROM devrait investir en 2008 30 milliards de dollars (dont la prospection géologique) ce montant faisant de lui le N°1 du secteur pétrolier et gazier en termes d’investissements, loin devant Shell et BP.
Que l’on en juge par les chiffres : Gazprom « Газпром » est depuis 1954 le premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde. Depuis 2005, elle est aussi un acteur majeur sur le marché mondial du pétrole. Plu grosse entreprise de Russie, 3ième capitalisation boursière au monde nous l’avons vu, Gazprom a contribué pour 20% aux recettes budgétaires de l’état russe en 2005 et à 8% du PIB Russe. Elle emploie plus de 300 000 personnes. La société possède plus de 90% du gaz naturel russe, tout en contrôlant 16% des réserves mondiales. En plus de ses réserves de gaz naturel, et du plus grand réseau de pipelines au monde, elle détient des positions dans les banques, l’assurance, les médias, la construction ou l’agriculture…
L’Europe au main de Gazprom, l’interdépendance Energétique
Pour mémoire Gazprom a fourni à l’Europe occidentale 25 % de ses approvisionnements en gaz naturel en 2005. Les États baltes et la Finlande sont dépendants à 100%, l’Autriche à 55%, l’Allemagne à 37%, la France à 21%. Le gaz en direction de l’Union européenne est transporté essentiellement via l’Ukraine (80%) et la Biélorussie (10%).

Après la résolution des crises Ukrainiennes et BiéloRusse en 2006 (pays essentiels pour le transit), l’Ukraine va dès 2009 acheter le gaz au prix Européen et Gapzrom a acquis en BiéloRussie 50% de la principale société Biélorusse Beltransgaz.

Cette Gazpromisation générale préoccupe l’Europe mais pour GAZPROM il ne s’agit que «d’interdépendance«. Pour preuve la nouvelle relation entre Gazprom et GDF : Gazprom livrera jusqu’en 2030 12 milliards de mètres cubes de gaz par an à GDF qui, en échange, rétrocède à Gazprom 1,5 milliard de m3 pour alimenter la filiale de distribution de Gazprom en France. Cette « interdépendance » se traduit également par le développement des bilatérales entre la Russie et certains états Européens, comme pour South-Stream avec l’Italie ou encore avec l’Autriche et la Slovénie qui viennent aussi de donner leur accord ou encore avec l’Allemagne via North Stream (dont la production devrait d’ailleurs augmenter), ce qui semble satisfaire l’UE.
Cette prise de position de la Russie via GAZPROM pour les approvisionnements vers l’Union rend quasi certain le succès de South-Stream, d’autant plus que le projet concurrent NABUCCO semble paralysé par les dissensions internes, entre Turcs et Francais notamment.

Malgré tout, Gazprom cherche à rassurer les Européens, pour preuve la très récente proposition de Dmitri Medvedev de créer des consortiums gérant les conduits de transit, avec la participation de la Russie, de l’Union européenne et des pays transitaires.

Hormis cette toute Orthodoxe proposée aux Européens,(déjà traitée ici) l’empire GAZPROM est en train de construire deux autres immenses routes énergétiques, la route arctique, et La route Eurasiatique.
La route Arctique de l’énergie : la conquête du grand nord Américain
GDF a en effet fait entrer Gazprom dans un projet de terminal de gaz naturel liquéfié en … Amérique du nord !
Le 15 mai 2008, Gazprom a signé un accord avec PETRO CANADA pour fournir 100% du gaz naturel à destination du terminal méthanier Rabaska. Qu’est ce que Rabaska ? Un partenariat entre trois sociétés (Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France) consistant à construire un terminal capable d’accueillir des navires méthaniers qui transportent du gaz naturel liquéfié (GNL) avant que celui ci ne soit par la suite regazéifié pour être injecté dans le réseau de transport de gaz naturel du Québec et de l’Ontario. Cet accord signé entre PETRO CANADA et GAZPROM permettrait la fourniture cinq milliards de mètres cubes par année aux marchés du Canada et des Etats-Unis. Les bruits de couloir laissent entendre que le contrat d’approvisionnement pourrait être d’une durée de 25 ans et sa valeur pourrait dépasser les 20 milliards de dollars. La fourniture se fera par l’extraction du Gaz du gisement Chtokman. Découvert en 1988, Chtokman est situé dans la partie centrale de la mer de Barents, à environ 450 kilomètres au nord-est de la ville de Murmansk, en Russie. Le gisement est l’une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde puisque ses réserves sont estimées à 2 % des réserves mondiales de gaz conventionnel. Les difficultés d’extraction arctiques du gisement nécessitent la construction d’un gazoduc sous-marin de 500 km de long soit le plus du monde, situé de plus en milieu polaire. En 2007, GAZPROM a annoncé que la collaboration d’extraction se ferait avec la société Francaise TOTAL, qui obtiendrait 25 % des parts du consortium, le reste à GAZPROM.
Cette « offensive outre-Béring », dans le grand nord Américain ne s’arrête pas la, Gazprom s’est dit également intéressé par le projet de gazoduc géant reliant l’Alaska au Canada et au reste des Etats-Unis. «Nous sommes intéressés par une participation à un projet d’ampleur comme la construction d’un gazoduc en Alaska et avons déjà soumis des offres à nos partenaires ConocoPhillips et British Petroleum«, a déclaré récemment Alexeï Miller.
*

Le projet, baptisé Denali, pourrait transporter 113 millions de m3 par jour, depuis le gisement de North Slope en Alaska jusqu’à l’Alberta (Canada) puis, via un second gazoduc, vers le reste des Etats-Unis. Ce projet (d’un coût final de plus de 20 milliards de dollars) serait l’un des plus grands projets privés jamais réalisés en Amérique du Nord.

* Le projet « Prirazlomnoye Oil Field »ce champ de pétrole est situé dans la mer de Barents témoigne bien (tout comme le gisement Chtokman) de l’évolution fondamentale en cours au coeur de la stratégie GAZPROM pour la maîtrise des sources d’énergie : la diversification (gaz liquéfié, pétrole …) et la conquête de l’arctique et de son potentiel jugé très prometteur via de nouvelles techniques Off-Shores.
* Yuzhno-Russkoye field est encore un exemple de l’alliance Russo Allemande visant à assurer la sécurité énergétique stable en Europe. Une gigantesque réserve de gaz et pétrole a en effet été découverte dans dans le district des Yamal-Nenets, les réserves seront exploitées par Severneftegazprom, en collaboration avec la société Allemande BASF AG. Ces réserves devraient notamment servir à alimenter le terminal North Stream dont GAZPROM vient d’annoncer la hausse des livraisons ce qui semble satisfaire l’UE.
* Le projet Zapoliarnoïe en Sibérie du nord, qui sera exploité en collaboration par Shell et Gazprom. Celui ci produira d’ici 2011 jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an et Gazprom espère maintenir ce niveau de production jusqu’en 2019. Les réserves avérées de Zapoliarnoïe représentent 3.400 milliards de mètres cubes de gaz, soit, selon certaines estimations, 7% de la totalité des réserves russes.

La route Eurasiatique de l’énergie : la conquête de l’orient

La politique de Gazprom ne concerne pas que l’Occident (Europe — Amerique du nord). Hormis les projet à destination de l’Europe (South Stream et North Stream), et de l’Amérique du nord (Shtokman), GAZPROM s’est lancé dans une conquète de l’Est et de l’Asie centrale, réelle route Eurasiatique de l’énergie. Comme la société l’explique parfaitement sur son site internet : l’établissement d’infrastructures (production, transport et système d’approvisionnement) en Sibérie et en extrême-Orient sont les plus grandes priorités pour Gazprom dans une perspective à long terme.

Cette redistribution énergétique vers l’Asie pourrait même selon certains spécialistes amener à ce que d’ici 10 à 15 ans la Russie abandonne l’Europe pour ne se consacrer qu’à l’Asie.

* Blue Stream
Le gazoduc Blue Stream existe depuis novembre 2005 grâce à une participation de la compagnie russe Gazprom, de la compagnie turque Botas et de la compagnie italienne ENI. Il s’agit d’un gazoduc de 1213 km de long qui fournit le gaz russe via la mer Noire pour la Turquie.
Dès 2005, le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep-Tayyip-Erdogan envisagèrent la possibilité de l’extension du gazoduc Blue-Stream à partir de la Turquie à travers la Bulgarie, la Serbie, la Croatie jusqu’à la Hongrie, mais depuis le 23 juin 2007 et l’accord Italo-Russe (ENI et Gazprom) pour le projet « South Stream » c’est ce dernier qui remplacera une partie de l’extension prévue du gazoduc Blue Stream. Récemment, Gazprom a annoncé une augmentation de ses exportations de gaz naturel vers la Turquie de 22 millions à 30 millions de mètres cubes par jour.
* Le projet Altai
En mars 2006, Gazprom et la China National Petroleum Corporation ont signé le Protocole sur les livraisons de gaz naturel à la république populaire de Chine. Les premières livraisons Russes de gaz naturel sont prévues pour atteindre la Chine en 2011. Ces livraisons se feront par la région Altai, avec la création d’infrastructures destinées au marché Chinois, bien sur mais derrière également à toute la zone «Asie-Pacifique», jugée a potentiel considérable. La seule production Chinoise de gaz naturel pour 2004 à atteint 47,5 milliards de mètres cubes, ce qui équivaut à sa consommation annuelle pour la même année. La consommation dépassant les capacités d’extraction, le manque en gaz de la Chine devrait être de 130 milliards de mètre cube dès 2010. Il est donc clair que l’importation de gaz est vital pour la Chine. Pour ce faire, la Russie livrera du gaz en Chine via deux routes :
- la route Occidentale via un tronçon reliant la Russie au Xinjiang Uyghur, la région autonome de l’ouest de la Chine en passant par l’Altai (30 milliards de mètres cubes de gaz par an) avant de rejoindre le tronçon existant (dit est-ouest) vers la zone de Shanghai.
- La route Orientale via les champs gaziers de Sakhaline.

Pour ce faire, la Russie va établir de nouveaux centres de production de gaz sur la péninsule de Yamal, en Sibérie orientale et en Extrême-Orient.

* Les projets Sakhaline sont destinés à la zone pacifique, à la Chine et à l’Amérique du nord : - Le projet Sakhaline I prévoit l’exploitation de 3 gisements situés sur le plateau continental au nord-est de Sakhaline. Le projet avait été annoncé rentable en octobre 2001. Les réserves exploitables sont estimées à 307 millions de tonnes de pétrole et à 485 milliards de m3 de gaz. -Sakhaline II est d’une importace capitale pour la Russie ! Il s’agit de deux grands gisements de pétrole et de gaz, dont les réserves exploitables sont estimées à 150 millions de tonnes de pétrole et à 500 milliards m3 de gaz. Le projet prévoit en outre la création d’une importante usine de liquéfaction de gaz dont la quasi-totalité de la production doit être livrée au marché nord américain (donc la consommation augmente de 30% par an), mais aussi aux plus grands consommateurs de GNL au monde : la Corée du Sud et le Japon ! Un accord entre GAZPROM et la Banque Japonaise pour la coopération commercial vient d’ailleurs d’être signé puisque la BERD a préféré se désister au motif que celle ci : « favoriserait, en effet, plutôt l’investissement privé dans les anciens pays du bloc communiste qu’une entreprise renationalisée de fait ». L’exploitation de Sakhalin II, qui se situe en mer d’Okhotsk devant l’île Sakhaline (au nord du Japon), prévoit la construction de deux plates-formes de forage intégrant pétrole et gaz (Lunskoye et Piltun Astokhskoye) dans des profondeurs d’eau respectives de 48 et 30 m. Sakhalin II est considéré comme un projet défi au vu des conditions géo-météorologiques locales. -Sakhaline III enfin témoigne de la coopération ascendante entre la Russie et la Chine CF l’accord entre Rosneft et la corporation chinoise Sinopec, qui ont l’intention de procéder à la prospection du bloc de Veninsky ainsi que l’idée de livrer du gaz du gisement de Kovykta en Asie du Nord-Est.
GAZPROM vers le siècle Altaique ?
L’exploitation et l’utilisation des ressources en hydrocarbures ne concerne pas « que » le territoire Russe (Eurasien) mais aussi tout le Heartland de l’Asie centrale. La Russie via GAZPROM a ainsi développé toute une collaboration avec les états d’Asie centrale, dans le prolongement de l’axe Altai.
En Ouzbékistan ou la filiale locale de GAZPROM (ZAO Zarubezhneftegaz) va remettre en état le champ gazier Shakhpakhty, via TsentrCaspneftegaz et au Turkmenistan avec lequel a été signé l’accord de développement et d’entretien du Gazoduc-PreCaspien, (AsieCentraleCentre = ACA), principale route d’exportation du gaz du Turkménistan.
Afin de garantir des capacités de transit entre ces trois pays, Gazprom a élaboré un programme d’actions prioritaires signé en mai 2007 par les présidents du Kazakhstan, de la Russie, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan) et une déclaration commune pour construire le Gazoduc-PreCaspien (signé par les Présidents du Kazakhstan, Russie et Turkménistan).
La fin 2007 et le début 2008 ayant mis en exergue ma main mise de Gapzrom sur l’Asie centrale et l’Europe, l’IRAN devient dès lors un acteur plus qu’essentiel. GAZPROM et le gouvernement iranien ont signé un protocole d’accord «pour coopérer dans le développement de champs pétroliers et gaziers, de même que dans des investissements et des études d’exploration«. Sont concernés plusieurs sites du champ gazier de Pars-Sud dans le Golfe Persique et le gisement pétrolier d’Azadegan-Nord au sud de l’Iran. Gazprom participe déjà au développement des seconde et troisième phases de Pars-Sud, conjointement avec le français Total et le malais Petronas.
Moscou pousse en outre via GAZPROM à une collaboration russo-irano-qatari, c’est à dire les pays détenant 55% des réserves de gaz du monde. Néammoins Téhéran semble pour l’instant hésiter a totalement adhérer à la tactique GAZPROM de participer à la création d’une OPEP du Gaz, ce que semble craindre l’Union Européenne.
GAZPROM semble vouloir en effet « utiliser » l’IRAN pour conduire le gaz Iranien via le fameux projet de gazoduc Iran-Pakistan-Inde, qui devrait permettre de fournir 110 millions de mètres cubes de gaz iranien par jour vers l’Inde et le Pakistan.
L’extension du domaine de GAZPROM
A Ben-Aknoun en Algérie, Gazprom a récemment ouvert sa représentation permanente, oconfirmant le souhait des deux pays de poursuivreleur collaboration énergétique notamment en vue du : «…projet de gazoduc Transalia, qui relie le Nigéria à l’Algérie pour l’approvisionnement européen et devrait acheminer 20 à 30 milliards de mètres cubes par an ».
Cette nouvelle avait avait affolé les pays européens, inquiets d’une éventuelle entente sur les prix et de la création d’un éventuel cartel du gaz sur le modèle de l’organisation des pays exportateurs de pétrole. GAZPROM a également entamé des explorations géologiques Off-Shores en Inde mais également au Vietnam, enfin au Vénézuela des négociations ont été entamées pour explorer et développer deux « champs » Off-Shore : Urumaco I and Urumaco II.
Enfin récemment des négociations ont été entamées avec Israel pour la livraison de gaz.
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Gazprom veut donner l’image d’une entreprise comme les autres. «Nous préférons être vus comme Batman plutôt que comme Godzilla«, a ironisé Alexander Medvedev, directeur général de la filiale export du groupe, qui avait été au coeur du conflit entre la Russie et l’Ukraine au cours de l’hiver 2006-2007. Loin d’être le bras armé du Kremlin, il assure que la multinationale a un objectif prioritaire : «le profit«.
La volonté de GAZPROM est pourtant claire : maîtriser les immenses ressources énergétiques du HEARTLAND Eurasien, car qui dirige le Heartland dirige le monde.
Pour lire la dernière interview de Alexei Miller dans le Financial Times, c’est ici.
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Молодцы !

Extrait du monde du 26 juin :
«Le succès inattendu de l’équipe nationale de football russe a déclenché parmi la population une effervescence et une vague de fierté jamais vues depuis la dislocation de l’URSS en 1991.La fédération russe de football et des hommes d’affaires ont décidé d’affréter des charters supplémentaires vers l’Autriche. Le président Dmitri Medvedev a promis une décoration à Guus Hiddink, l’entraîneur de l’équipe nationale. L’attaquant vedette Andreï Archavine, membre de Russie unie, le parti au pouvoir, est devenu un héros national.

Juste après la victoire sur l’équipe néerlandaise, samedi 21 juin, des millions de Russes ont défilé sans heurts toute la nuit dans les rues des grandes villes, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, agitant le drapeau national et scandant «La Russie en avant !». Le slogan était le mot d’ordre de Russie unie au moment des législatives de décembre 2007.

A Moscou, la demande est forte pour les petits drapeaux tricolores. Cet engouement soudain a contraint la Douma, la chambre basse du Parlement, à amender la loi sur la symbolique nationale. Depuis 2006, la loi restreignait l’usage du drapeau aux jours de fête officiels. Désormais, au nom du «renforcement des sentiments patriotiques», le drapeau peut être sorti à tout moment.

«DÉCLIN DE L’EUROPE»

Dans la foulée, le gouvernement a décidé, mercredi 25 juin, d’affecter 122,6 millions d’euros supplémentaires au budget uniquement pour le football. L’argent servira à construire des stades et des structures pour l’entraînement des joueurs. La mise en valeur du sport est à l’agenda du pouvoir en place.

Vladimir Poutine, ceinture noire de judo, donne l’exemple. Le livre Apprenez le judo avec Vladimir Poutine — assorti d’une vidéo depuis novembre 2007 — est un succès de librairie. «Volodia diminutif de Vladimir n’a jamais aimé perdre les compétitions», explique le magazine populaire Taïny Zviozd dans un numéro spécial (juin-juillet 2008) consacré à l’ancien président. Le sport «élève le moral de la nation», souligne le «leader national».

La qualification russe en demi-finale a fait tourner quelques têtes. Dans les journaux, des commentateurs glosent sur le «déclin de l’Europe», dépassée — en sport et en économie — par des pays plus compétitifs comme la Turquie et la Russie. «L’Europe perd sa passion et sa capacité à accumuler les victoires», constate le quotidien Izvestiia du 24 juin. Si l’équipe de France est devenue «la plus faible et la plus terne» de toutes, c’est parce que «les Français ne la soutiennent plus. Au-delà du politiquement correct, ils voient en elle le reflet des confrontations ethniques des faubourgs parisiens», explique le commentateur Sergueï Leskov. Le succès russe non plus n’est pas, selon lui, dû au hasard. «La trajectoire du ballon est programmée par notre réveil à tous», conclut le journaliste.
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Russie Suede, la revanche de Pierre ?

Les amateurs de Football savent sans doute que la Russie s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’euro 2008 pour la première fois depuis les temps de l’URSS. Mais pour les non-amateurs de Football, le match a présenté un immense interêt du côté des gradins ….. Et des ‘bannières’. Pour preuve ce portrait de pierre le grand déployé dans les gradins durant le match gagné 2 à 0 contre la Suède …. Ou encore ces supporters en uniformes de Marins …


Merci a PALPATINE Pour le lien vers les images, ici

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Au coeur de Moscow city

Au cœur de Moscou, dans le district de Presnensky, se développe actuellement un quartier d’affaires ultra-moderne. Moskva-City est une ville dans la ville : Moskva-City (en russe Москва-Сити) est le diminutif du Centre de Commerce International de Moscou (Московский Международный Деловой Центр), une zone en construction à l’Ouest de Moscou dont le but est de combiner affaires, divertissements et espaces résidentiels.
« Moskva-City » prend place sur la berge Krasnopresnenskaïa, sur des vieux terrains industriels. L’ensemble du projet fait environ un kilomètre carré et ce, à seulement quelques minutes du centre-ville. déjà surnommé le «Manhattan de Moscou», ce quartier de 60 ha comptera pas moins de 15 gratte-ciel (dont la Tour de Russie, plus haut immeuble d’Europe) et combinera appartements privés, bureaux et lieux de divertissements.

Pour des photos de l’architecture futuriste de ces tours, c’est ici
Pour quelques précisions techniques, c’est la

Symbole ce ce manhattan Russe, la Tour de Russie qui devrait atteindre 612,2 m, et devenir ainsi la plus haute tour d’Europe jamais construite, et la deuxième plus haute tour du monde, derrière celle de Dubai qui doit s’achever en 2009 et culminer à une hauteur d’environ 800m.

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