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Voyage en Crimée: la diplomatie française remerciera les parlementaires!


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Suite au déplacement de parlementaires français en Crimée à la fin du mois de juillet dernier, j’ai décidé d’interroger à ce sujet un membre de ce voyage, Pierre Gentillet. Parole à la jeunesse française!

Sputnik: Brièvement, pouvez-vous vous présenter?

Pierre Gentillet: Bonjour, je m’appelle Pierre Gentillet. J’ai 24ans, je suis président des jeunes de la Droite Populaire, une sensibilité politique composée de députés de l’UMP (aujourd’hui Les Républicains) dont le chef de file est Thierry Mariani.

Sputnik: Récemment, une dizaine de parlementaires français se sont rendus en Crimée, vous étiez du voyage, quelles en étaient les raisons?Pierre Gentillet: Il s’agissait tout d’abord d’envoyer un message fort aux Russes, un message de paix et de coopération.

De paix car la solution d’indépendance vis-à-vis de l’Ukraine puis de rattachement à la Russie par référendum a permis à la péninsule criméenne d’éviter une situation telle que le Donbass le connaît aujourd’hui, c’est-à-dire la guerre. En ce sens, la décision prise par référendum à une écrasante majorité par les habitants de Crimée fut une bonne et pacifique solution.

Ensuite de coopération car on voit bien que les gouvernements occidentaux cherchent à isoler la Russie sur le plan diplomatique. Nous avons pu rencontrer le président du conseil des ministres de Crimée, le président du Conseil d’Etat ainsi que le représentent pour la fédération de Russie.

Par ailleurs nous sommes allés à la rencontre des habitants et l’accueil fut des plus chaleureux! Les gens étaient heureux de voir des français venir les voir et leur parler. Notre pays jouit encore malgré tout d’une bonne image en Russie. Cela fait plaisir! Read more

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Une nouvelle leçon de diplomatie énergétique russe?

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Il y a une quinzaine d’années, divers projets très concurrents de «corridors énergétiques» existaient. Certains visaient à contourner la Russie et ses alliés et d’autres visaient au contraire à permettre à la Russie de se projeter énergétiquement au cœur de l’Europe.

L’objectif sur la très longue durée historique du pouvoir russe visait à transformer le pays en une sorte de gigantesque fournisseur énergétique pour toute l’Eurasie, c’est-à-dire pour l’Europe et l’Asie, transformant ainsi la Russie en pièce maitresse du développement du grand continent.

Une guerre totale des tubes s’engagea alors, opposant les projets russes et américains pour sceller le destin énergétique de l’Europe.

Au nord, l’axe Paris-Berlin fut d’une redoutable efficacité, ne laissant le choix ni à Bruxelles ni à Washington pour la mise en place du Nord Stream, permettant à la Russie d’alimenter l’Europe via l’Allemagne. Read more

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Discours du président Bachar al-Assad en date du 26 juillet 2015

Assad_26_juillet_2015Mesdames et Messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue en tant que représentants des composantes populaires, professionnelles et syndicales de la société syrienne, et vous exprime toute ma gratitude pour votre travail et vos loyaux efforts dans chacun de vos secteurs, soutenant vos collègues et vos frères, contribuant à renforcer l’esprit de patriotisme et de résistance face à ce que traverse notre pays.

Nous voici réunis alors que, malgré sa complexité, la situation est devenue limpide, que les esprits sont clairs, que nombre de masques et de terminologies fallacieuses sont tombés, et que les mensonges dont ils ont voulu convaincre le monde ne tiennent plus, au point que les prétextes auxquels ils s’accrochent et les propos qu’ils tiennent pour justifier les agressions contre la Syrie ne font que confirmer des évidences.

Nous interroger sur leurs prétextes serait une perte de temps et d’énergie, mieux vaut nous concentrer sur ce qui pourrait attendre la Syrie, maintenant que les évènements s’accélèrent et que l’opération de destruction systématique menée par les organisations terroristes atteint des niveaux sans précédent.

Ce qui révèle la mentalité criminelle des responsables qui dirigent les états soutenant ces terroristes et, en même temps, signifie l’échec de toutes leurs tentatives pour précipiter le peuple syrien dans le bourbier des illusions qu’ils lui ont servies, afin qu’il les adopte et contribue à la chute de sa patrie. Le peuple n’étant pas tombé dans leurs pièges, ils sont passés à un degré supérieur de sauvagerie visant à le mettre face à l’un des deux choix : accepter ce qui est dicté ou se laisser assassiner et détruire.

Une escalade dans la sauvagerie qui traduit leur désespoir devant leur impuissance à briser sa résistance face à une guerre sans précédent dans l’histoire moderne ; une résistance qui contrarie leur plan et qui menace leur avenir politique, surtout depuis que le terrorisme a frappé des innocents dans leurs pays respectifs et que les justifications qu’ils ont avancées pour tromper leur opinion publique et en user comme couverture de leur agression contre notre pays et notre peuple, ne tiennent plus la route ; une opinion publique à qui ils ont longtemps raconté qu’ils soutenaient des « révolutionnaires » appelant à la liberté et à la démocratie en Syrie, qui découvre qu’ils soutiennent des « terroristes » et qui en paye le prix.

Et, alors que ces dernières années c’était notre région qui était censée exporter le terrorisme au monde et à l’Occident, aujourd’hui c’est l’Occident qui est devenu son incubateur et son exportateur vers notre région. Ceci, en plus de tous les autres incubateurs déjà présents au Moyen-Orient, notamment dans les Pays du Golfe, et des pays entrés plus récemment en scène, tels la Tunisie et la Libye, depuis les événements de 2010-2011 ; tous ces incubateurs ayant commencé à interagir et à exporter le terrorisme partout ailleurs.

Pourtant, nous leur avons expliqué à maintes reprises, avant et pendant l’agression contre la Syrie, que le terrorisme ne connaît pas de frontières et ne recule pas devant les déclarations et les dénonciations. Nous les avons prévenus qu’on ne peut l’arrêter par des guerres ni l’éliminer par des avions, comme procède leur coalition d’aujourd’hui. Read more

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L’Etat Islamique: outil de déstabilisation géopolitique?

imagesBeaucoup de théories ont circulé sur la toile concernant tant les origines de l’Etat islamique (EI) que ses liens supposés, directs ou indirects, avec des puissances de l’OTAN, Etats-Unis et Turquie en tête.

Née en 2003 en Irak et affiliée à Al-Qaïda, la nébuleuse prend le nom d’État islamique d’Irak (EII) en 2006 puis devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en 2013, s’affranchissant la même année d’Al-Qaïda.Au cours de l’année 2013, cette nébuleuse a commencé sa forte expansion militaire en Syrie et en Irak.

Sa prise de contrôle du territoire syrien s’est accélérée au cours des 18 mois derniers mois (elle contrôle maintenant près de 50% du territoire) et ce malgré le lancement d’une campagne internationale de bombardement durant l’automne 2014, qui aurait couté la vie à près de 10.000 ses membres, tandis que le groupe aurait perdu selon certaines estimations autant d’hommes face à l’armée syrienne depuis le début de sa campagne.A la prise de contrôle de larges pans du territoire syrien, notamment à l’est du pays, l’EI s’est au cours du mois de mai emparé de zones énergétiques au centre du désert syrien, notamment dans la région de Palmyre et dans le même temps de la ville de Ramadi, en Irak. La prise de ces villes a suscité beaucoup de questions quant à la motivation réelle de la coalition à freiner l’expansion de l’EI puisque des milliers de combattants de cette organisation ont pu traverser les déserts syriens et irakiens avec des colonnes de véhicules blindés à découvert, pour attaquer les forces loyalistes sans que la coalition ne les bombarde.

Semant encore plus le doute, un document confidentiel de l’US Defense Intelligence Agency (DIA) rédigé en août 2012 vient d’être déclassifié, document qui a fait le tour de tous les organes gouvernementaux dont le CENTCOM, la CIA et le FBI. On peut y lire dans les dernières pages que la situation militaire devrait permettre l’établissement d’un sanctuaire («un Etat islamique») dans la zone allant de Ramadi en Irak jusqu’à l’est de la Syrie et les zones allant d’Assaka à Deir-Ez-Zor. Read more

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Une question d’honneur : pourquoi il est impératif de livrer le Mistral à la Russie

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Grand moment : une tribune commune de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France et de Thierry Mariani, député des Français de l’Etranger!

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Monsieur le président de la République,

Vous vous apprêtez à prendre une décision définitive sur la  livraison des BPC Mistral que la Russie a commandé à la France il y a maintenant quatre ans.

Cette décision marquera votre quinquennat et engagera la réputation de notre pays. Elle aura des conséquences capitales sur notre relation multiséculaire avec la Russie, partie intégrante de la civilisation européenne, notre alliée au cours des deux guerres mondiales, aujourd’hui partenaire naturel et incontournable pour étouffer ce brasier du Proche-Orient qui nous menace.Cette décision dira au monde si la France reste ou non un grand pays, fier de ses savoir- faire, de son indépendance et fidèle à  son Histoire.

La décision russe de commander ces deux bateaux multifonctions à la France, pays pourtant membre de l’OTAN, témoignait d’une confiance particulière envers la patrie du général de Gaulle. Cette commande a permis de sauver les chantiers navals de Saint-Nazaire, des milliers d’emplois et un savoir-faire exceptionnel. C’était la démonstration de la  volonté russe d’élargir la coopération à de nouveaux domaines liés aux hautes technologies. Elle donnait à la France la perspective de devenir un partenaire industriel majeur de la Russie, le seul pays industriel où nous détenions, avant les ineptes sanctions européennes, une part prépondérante de parts de marché dans les hautes technologies, l’aéronautique  et le spatial. Cette commande a permis à des centaines de marins russes, à la conduite exemplaire, d’être formés pendant des mois en France  et qui véhiculeront à l’avenir l’image qu’il vous appartiendra de donner  de notre pays. Read more

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Réflexions sur la visite d’élus français en Crimée

imagesLa semaine dernière, une délégation d’élus français s’est envolée de Paris pour Moscou puis la Crimée afin d’évaluer la réalité sur le terrain, loin des mythes colportés par la presse française.

Le voyage a créé un certain émoi en France puisque le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est dit totalement opposé ce voyage… Imagine-t-on Sergueï Lavrov s’opposer à des déplacements de députés russes dans quelque zone du monde que ce soit?

La visite des derniers députés libres de France (et on peut se féliciter que la délégation comprenne des élus toutes tendances confondues) est le troisième voyage de parlementaires et sénateurs français organisé par Thierry Mariani, député des Français d’Eurasie et donc de Russie, avec le soutien du Dialogue franco-russe.

Samedi 25 juillet, la délégation a pu rencontrer la communauté française de Moscou (photos et vidéos ici) dans ce haut lieu de la résistance française qu’est devenu l’excellent restaurant Normandie-Niemen à Moscou. De façon finalement logique, ce sont près de 150 personnes qui sont venues apporter leur soutien, une affluence qui a surpris la presse russe, la correspondante de Kommersant ayant même tweeté même qu’il était presqu’impossible de rentrer dans la salle.20150725_132205-1024x576 Read more

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Union européenne et Union eurasiatique: perspectives

imagesLes derniers mois ont considérablement éclairci les dynamiques d’intégration qui se mettent lentement en place sur le continent eurasiatique, que ce soit sous impulsion de l’Union européenne d’une part, ou sous impulsion russe d’autre part.

Le no man’s land entre les deux projets a peu à peu rétréci, faisant même apparaître des points de friction comme on a pu le constater en Ukraine par exemple, ou en Moldavie.

La formidable extension de l’Union européenne (6 Etats en 1958, 3 en 1973, 1 en 1981, 2 en 1986, 3 en 1995, 10 en 2004 et 2 en 2007) s’est ensuite ralentie puisque la seule adhésion des neuf dernières années a été celle de la Croatie en 2013.

En parallèle, l’Union européenne poursuit des discussions d’adhésion avec la Turquie et quatre pays des Balkans que sont la Serbie, la Macédoine, l’Albanie et le Monténégro. Deux autres pays des Balkans, le Kosovo et la Bosnie, sont également pressentis pour adhérer, ainsi que trois pays du Caucase (Arménie, Géorgie et Azerbaïdjan) et trois pays d’Europe de l’est: la Biélorussie, l’Ukraine et la Moldavie.

Les derniers évènements géopolitiques en Ukraine et la politique des sanctions antirusses déployée par Bruxelles ont troublé cette logique de l’intégration sans fin, et amené un certain nombre de questions et d’inquiétudes nouvelles. Parmi les pays qui sont déjà membres de l’Union européenne, et parmi ceux qui pourraient le devenir, certains sont très dépendants de la Russie sur le plan énergétique et sur le plan économique. Read more

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L’Emirat islamique: quelle menace pour la Russie?

imagesCes derniers mois, les Européens se sont peu à peu rendu compte du danger que représente la nébuleuse djihadiste pour la stabilité régionale mais aussi pour l’Europe.

Ces inquiétudes se sont intensifiées à mesure qu’augmentait le nombre d’étrangers dans les rangs de cette nébuleuse: ils seraient jusqu’à 25.000, selon certaines estimations.

Principal mouvement de cette nébuleuse, l’Etat islamique (EI) comprendrait entre 60 et 80.000 combattants dont au minimum 20.000 étrangers, parmi lesquels plusieurs milliers d’Européens de l’ouest et de Russes.

La France et la Russie sont du reste les deux seuls pays non musulmans à avoir dépassé le seuil (officiel) des 1.000 engagés volontaires, puisque selon certaines estimations, ce sont près de 1.700 citoyens francais et 5.000 citoyens russes qui auraient rejoint l’EI, soit en proportion des populations des deux pays, des quotas similaires.On peut constater deux foyers géographiques situés en ex-URSS sont les principaux fournisseurs de combattants: la Tchétchénie dans le Caucase, et le Tadjikistan en Asie centrale. Read more

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Grèce: l’esprit de Diogène

imagesAu IVe siècle avant Jésus Christ, au cœur de l’antiquité grecque, le plus ancien mais aussi le plus célèbre sans domicile fixe de l’humanité, Diogène de Sinope, parcourait les rues d’Athènes à la recherche d’un homme authentique.

Lorsque le roi de Macédoine Alexandre lui rendit visite pour lui proposer de lui offrir ce qu’il voulait, Diogène, qui vivait dans la rue et dans une jarre, lui répondit: «Ote-toi de mon soleil» », dont le roi de Macédoine obstruait vraisemblablement la lumière. La rumeur (fondée) affirme que le même Alexandre aurait avoué un jour vouloir être Diogène s’il n’avait pas été roi, preuve s’il en est que les responsables politiques et militaires de l’époque étaient également d’authentiques intellectuels et Hommes avec un grand H.

Lorsque Syriza a pris le pouvoir en Grèce, peu de relais informatifs ont visiblement bien compris les raisons justifiant cette prise de pouvoir, et nombreux sont ceux qui ont pensé que le vote grec était un vote de colère un peu accidentel, similaire à celui des Français le 21 avril 2002, lorsqu’ils ont permis au Front National d’accéder au second tour de l’élection présidentielle. Pour beaucoup, Alexis Tsipras était un grand benêt hébété qui n’allait pas tarder à se faire mettre au pas par une structure européenne totalitaire et des marchés affamés et en attente de remboursement.Quasiment aucun commentateur ni observateur français n’a su non plus traduire le sens «politique» profond de l’alliance entre Syriza, mouvement de gauche, et un petit parti grec souverainiste du nom dénommé Grecs indépendants. Une alliance qui reviendrait à voir en France peu ou prou Jean-Luc Mélenchon s’allier avec Nicolas Dupont-Aignan, pour faire fi de leurs minimes différences au nom d’un intérêt supérieur: celui du peuple et de la patrie.

Le turbulent et insoumis Tsipras ne tarda pas à clairement afficher la couleur en faisant bien comprendre aux créanciers de la patrie grecque que désormais rien ne serait plus comme avant et que le peuple grec ne pourrait continuer à supporter une charge financière négociée maladroitement par des élites politiques clairement incompétentes. L’impossibilité pour les élites grecques de s’entendre avec leurs interlocuteurs incita sans doute les premières à faire le choix du référendum pour demander au peuple souverain s’il souhaitait que tout continue comme avant, ou pas.A Bruxelles, on tenta de faire capoter cette consultation populaire en gardant sans doute en tête que lors du référendum français du 29 mai 2005 sur le traité établissant une constitution pour l’Europe et qui demandait aux citoyens français de savoir s’ils «approuvaient le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe», le «non» avait recueilli 54,68 % des suffrages exprimés. Bien que le choix du peuple ne fut pas respecté, nul doute que les instances européennes sont parfaitement conscientes du risque à faire voter les peuples, particulièrement lorsque ceux-ci sont mal gouvernés.

Pour cette raison sans doute, lors de l’annonce de la tenue du référendum en Grèce, l’Eurogroupe a menacé de stopper toute négociation avant sa tenue, démontrant ainsi le respect de l’oligarchie européenne à l’égard des peuples qu’elle est pourtant censée gouverner. Pour cette raison également, les médias ont parfaitement joué leur rôle de désinformation sans aucune mesure, en assurant jusqu’au jour du référendum que «le oui serait le scénario le plus probable» pour les analystes du Monde, que les Grecs allaient tout simplement «virer Tsipras» pendant que Reuters affirmait que les sondages donnaient «le oui en tête«, confirmant à quel point la presse française est aux ordres d’une presse américaine qui donnait elle aussi le oui en tête.En Grèce, les chaines de télévision privées ont atteint un niveau de propagande qui frôle l’absurde. La chaine Skaï a par exemple réussi l’exploit ne pas dédier une seule seconde au non, et a appelé ouvertement à voter pour le oui sur son compte Twitter. A «grands coups d’émissions spéciales et de débats totalement orientés, c’est une propagande pro-oui que les six chaînes privées du pays ont déployée à longueur de journée», explique Marianna Karakoulaki, journaliste indépendante, une propagande voyant par exemple les chaînes privées grecques utiliser de fausses images et de fausses nouvelles quant aux risques pour les Grecs de voter non.

Cette odieuse propagande n’a cependant pas empêché le peuple grec de voter conformément à ses convictions et de refuser la poursuite de la politique d’austérité engagée en votant non à 61,3%, les jeunes de moins de 34 ans ayant eux voté non à plus de 67%. En votant non, le peuple grec a montré sa cohésion (contrairement à l’image de pays divisé que l’on tentait de nous vendre), tandis qu’il manifestait son unité derrière un leader politique qui a la confiance de ses concitoyens.Sans surprise, ce matin, la campagne de désinformation frappe Alexis Tsipras, traité d’égoïste d’extrême gauche ou encore de menteur et démagogue par des hommes politiques français qui n’ont pourtant vraiment aucune leçon de morale à donner puisqu’ils ont purement et simplement trahi le choix du peuple francais il y a 10 ans en ne respectant pas les résultats du referendum national.

Pour Athènes, le premier round est gagné mais il reste à la Grèce encore bien des batailles pour se libérer d’un système voué à détruire les peuples et les économies, et d’une dette insoutenable pour l’Etat grec. Une libération qui ne peut passer que par la sortie de la monnaie unique, car il y a bien une vie hors de la zone euro. De nombreux pays sont du reste sans doute disposés à coopérer avec la Grèce, que l’on pense par exemple à la Russie, la Chine, l’Inde, les BRICS (via leur nouvelle banque?), ou encore le monde musulman. La Turquie vient d’ailleurs de proposer un soutien financier à Athènes, en lien direct avec le projet gazier russe Turkish Stream à destination de l’Europe.

Une Europe qui devrait voir émerger des mouvements contestataires dans toute l’Europe, de droite comme de gauche, mouvements qui à très court terme devraient prendre le pouvoir dans nombre de pays ou devenir assez influents politiquement pour accentuer l’affaiblissement d’une union monétaire dont la disparition semble à ce jour plus plausible que jamais, incapable qu’elle a été de gérer la crise d’un petit pays de 11 millions d’habitants.

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Chronique de Syrie, juin 2015

imagesLes événements en Syrie ont évolué ces dernières semaines conformément au scenario prévu dans les colonnes de Sputnik auparavant.

Ce scénario envisageait une nouvelle réalité sur le terrain, nouvelle réalité qui s’est confirmée par un équilibre des forces renouvelé entre les différents acteurs du conflit.

Au sud du pays, l’offensive des rebelles continue le long d’un axe grand sud allant de Quneitra a la province de Sweida en passant par Daraa. Ce front sud, composé de plusieurs milliers de soldats, concentre principalement son offensive sur la ville de Quneitra en escomptant ainsi établir une connexion avec les périphéries sud et sud-ouest de la capitale, Damas.

Autour de Damas justement, le Hezbollah poursuit son nettoyage des monts Qalamoun, au nord de la capitale, afin d’assécher les routes d’approvisionnement vers l’est de la capitale (vers la Gouta orientale) ainsi que les flux de combattants (comme on peut le voir sur cette carte). L’opération vise également à sanctuariser la zone frontière avec le Liban, depuis laquelle nombre d’attaques ont été lancées par des djihadistes ces derniers mois.

Evolution du front sur le mont Qalamoun
Evolution du front sur le mont Qalamoun

Au centre du pays, dans la province d’Idlib, le long corridor terrestre sous contrôle de l’Armée syrienne a été peu à peu réduit à néant (voir carte ici), le front se stabilisant le long de la frontière de la province et long de la pleine du Ghab. On se souvient qu’entre 200 et 300 soldats et civils s’étaient retrouvés pris au piège dans l‘hôpital de Jisr al-Shughour, tombé aux mains des rebelles djihadistes. Apres avoir tenu un mois de siège et d’attentats-suicides, les forces syriennes ont réussi à organiser une opération d’évacuation d’une grande partie des survivants de l’hôpital, dont le récit est digne d’un roman de science-fiction.

Corridor d’Idlib, avril 2015
Corridor d’Idlib, avril 2015

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