Discours de de Vladimir Poutine à l’Assemblée Fédérale - 01/03/2018

Transcription : [...] Chers collègues, L’opération en Syrie a prouvé les capacités accrues des forces armées russes. Au cours des dernières années, beaucoup a été fait pour optimiser l’armée et la marine. Les forces armées ont maintenant 3,7 fois plus d’armes Read more

2017 : une année charnière pour la démographie russe ?

Les lecteurs de Stratpol qui s’intéressent à la démographie russe peuvent consulter les analyses démographiques publiées en 2014 et 2016 qui synthétisent la complexe évolution démographique de la jeune fédération de Russie de 1999 à 2016.    La période 1990-1999 a vu un effondrement des Read more

La carte MIR : élément de la souveraineté bancaire russe

  Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie ont fait réapparaître le risque d’une escalade pouvant potentiellement aboutir, en cas de tension maximale, à une déconnexion totale de l’ensemble des banques de Russie des systèmes internationaux de cartes VISA et Read more

Dissonance fête ses 10 ans où "comment je suis devenu un agent russe !" :)

Alors que DISSONANCE fête ces 10 ans c’est l’occasion idéale pour revenir sur cette decennie d’écriture, de dénonciation des mythes sur la Russie mais aussi l’affrontement (gagné) contre la presse francaise qui a donné lieu à la naissance d’un Read more

Articles en francais

L’Ukraine et Novopress

L’Ukraine est décidément un sujet sensible pour les patriotes Francais des années 2000. Un peu comme la Croatie pour les patriotes des années 90. Gageons que les mêmes qui étaient pro Croates avant de devenir pro Serbe sont Pro Ukrainiens avant de devenir pro Russe, si tant soi peu que ces «oppositions» aient un sens au jour d’aujourd’hui.
Récemment l’agence NOVOpress m’a interviewé et je l’en remercie.


La même semaine je répondais sur EuropaMaxima à deux textes publiés antérieurement sur ce site et concernant l’Ukraine


Quelle ne fut pas ma surprise de voir cette nouvelle sur NOVOpress aujourd’hui. Je mets en gras la partie qui me semble faire totalement désordre.


06/04/10 – 15h40  KIEV (NOVOpress) – Le président ukrainien a annoncé la dissolution de la commission qui devait travailler à l’adhésion de son pays à l’Otan. Il s’agit du dernier mouvement pour abandonner définitivement la position pro-américaine de « la Révolution orange » et rétablir des liens plus étroits avec la Russie.


Depuis l’élection de Viktor Ianoukovitch en février, l’Ukraine n’avait fait aucun secret de son intention d’abandonner son projet antérieur de rejoindre l’Otan. C’est donc aujourd’hui chose faite. Depuis qu’il est de retour aux affaires, Ianoukovitch a toujours affirmé que le niveau actuel de coopération avec l’Otan était « suffisant » et que l’intégration n’était nullement nécessaire.


L’Ukraine continuera bien sûr à entretenir des « relations » avec l’Otan mais sans lui être inféodée. Une décision qui ravit le voisin russe ainsi que tous ceux qui refusent la vassalisation de l’Europe centrale et de l’Est aux intérêts géostratégiques américains.


Maintenant, il reste à l’Ukraine de se garder de passer d’une inféodation à une autre, en s’efforçant de conserver une distance critique et une volonté d’autonomie nationale forte vis-à-vis du « grand frère » russe toujours emprunt de vélléités impérialistes.


L’impérialisme Russe ? Alors que 25% des Ukrainiens souhaitent l’adhésion avec la Russie, que les Ukrainiens sont les migrants les plus nombreux vers la Russie, que l’est Russophone de l’Ukraine représente 70% du PIB, que tous les investissements de cette «moitié» du pays sont Russes, qu’il s’agit de la zone la plus riche et surtout, surtout, que le peuple Ukrainien à choisi délibérément un candidat pro Russe pour président au début de l’année.


Il n’y a la «aucun» impérialisme. 
Le destin «naturel», «géographique» et «historique» de l’Ukraine est avec la Russie et Moscou, pas avec l’Angleterre et Londres ou la Belgique et Bruxelles.



J’attends toujours une preuve de cet impérialisme Russe que certains nous sortent à toutes les sauces …
Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Désinformation, Révolutions de couleur, Ukraine 15 Comments

Faut il se garder d’une Russophobie excessive ?

En réponse à l’article publié le 06 mars 2010 et intitulé : » faut il se garder d’une Russophilie excessive» publié par Pascal Lassalle, j’ai publié cette réponse intitulée : » faut il se garder d’une Russophobie excessive » sur le site Europa Maxima.

Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Révolutions de couleur, Ukraine 2 Comments

Une analyse dissonance de la décennie post Soviétique

Je vous traduit ci dessous un texte de Sublime Oblivion, l’étude est très intéressante et va bien à l’encontre des aprioris que nos médias nous donnent sur l’espace Eurasien.
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Cela fait 20 ans que l’URSS a disparue et que les pays de l’ex bloc de l’est sont devenues des acteurs à part entière de l’économie de marché. Cela fait 20 ans que l’on nous présente ses pays divisés en 3 groupes principaux, ceux qui ont parfaitement réussis leur transition démocratique et libérale (les tigres Baltes), et les autres, soit des états qui seraient des états socialistes de marché (Biélorussie) et ceux qui seraient des économies fondées uniquement sur les matières premières (Russie).

 

Sublime Oblivion a utilisé de nombreuses sources (les statistiques de Angus Madison, les chiffres de la CIA et les projections du FMIpour 2010 afin de créer un nouvel indice : «Indice post soviétique de l’analyse de l’évolution du produit intérieur brut annuel par habitant, en parité de pouvoir d’achat (PPA)«, cet indice est basé sur une référence départ de «100″ pour l’année 1989 (chute du mur). 

 

De façon «surprenante», la Biélorussie, nation décriée et que l’on nous fait passer pour une économie 1/3 mondiste et une dictature politique, cette économie socialiste de marché est plus productive qu’elle ne l’était en 1989 et devance largement ses pairs de l’espace post soviétique. En outre, la Biélorussie reste un des états les plus «équilibrés socialement» du monde. Après le chaos des années 90 (suite à la chute du mur) l’économie Biélorusse s’est bien redressée (bénéficiant certes de ressources pétrolières à bas prix par le voisin et ami Russe) mais également sachant parfaitement développer une industrie assez efficace (tracteurs, frigidaires, camions, réfrigérateurs, produits électroniques ..) dont la production est écoulée dans tout l’espace Eurasiatique. Evidemment, l’évolution part d’assez bas, la Biélorussie était un des états les plus pauvres du monde industrialisé et si le pays est attractif pour les retraités et les pensionnaires (les pensions y sont par exemple plus élevées qu’en Russie) ce n’est pas (encore?) un état jugé attractif pour les jeunes européens.
Les tigres Baltes ont subi une très forte croissance dans les années 2000 et cela jusqu’en aout 2008.

Ces états que l’on nous présentait comme des modèles de stabilité et de démocratie (sauf pour les 30% de citoyens Russophones) ont en effet attirés les investissements financiers étrangers et finalisés et réussis leur intégration dans l’UE. Et puis dès le début de la crise, les investisseurs ont pris peur et les crédits ont été retirés du pays. Dès lors le château de cartes d’est effondré. Les états Baltes ont été de loin les états les plus touchés en Europe par la crise économique. Leur totale fragilité et l’illusoire solidité économique est alors apparue au grand jour. Aujourd’hui les pronostics les plus optimistes envisagent un retour à la situation de 2007 au mieux 2014 (!). D’ici la il est plausible que les états subissent une grosse émigration de population, tout comme l’Ukraine, vers l’ouest mais aussi vers la Russie ce qui à terme renforcerait le poids politique / économique de la Russie dans ces différents pays.

 

La Russie justement, à de loin la plus importante économie de la région post soviétique.  Suite à cela, on peut différencier 2 périodes différentes :

 

1989 — 1999 : un tzar faible (Eltsine) était soumis à de puissants Boyards (les Oligarques) qui défendaient chacun leurs intérêts (personnels) mais surtout une vision politique (en partie dictée de l’étranger) : ne pas permettre de retour à un pouvoir politique fort (qui les auraient empêcher de piller le pays) et surtout empêcher le retour des communistes au pouvoir (afin de pouvoir se présenter comme rempart contre ces derniers devant l’Occident et ainsi justifier leur existence).

 

2000 -….. : un tzar fort a repris le pouvoir et inversé les tendances. Grâce à un retour en force du politique et en bénéficiant du prix élevés des matières premières, ce tzar fort (poutine) a relancé la machine économique et transformé les boyards insoumis en servants dociles ou en les neutralisant complètement.
Bien sur la performance économique de la Russie est insuffisante encore aujourd’hui mais c’est le pays qui revient du plus loin et la décennie Poutine à sauvé le pays du néant et de la catastrophe, ce qui aurait déstabilisé tous les pays voisins. En outre la Russie, comme les pays Baltes était déjà relativement industrialisée et n’a donc pas pu bénéficier d’une croissance ultra forte comme les pays Baltes (investissements financiers bien plus faible) ou la Biélorussie (croissance par une industrialisation forte).  les lecteurs doivent bien comprendre que pendant la première partie de son règne, le pouvoir Russe n’a pas pu se focaliser sur le développement économique mais sur empêcher l’implosion du pays. Il est relativement accepté aujourd’hui que Poutine a empêché l’effondrement mais que c’est Medvedev qui va désormais guider la barque et se charger de la modernisation du pays.

 

Il a été dit partout que la Russie allait s’effondrer et que la crise allait la frapper de plein fouet. Pourtant j’ai répété ci et la que la crise a touché la Russie «avant» les pays Occidentaux, les sorties de capitaux (poussés par les Américains dès la crise en Georgie) et la baisse des matières premières, ainsi que l’effondrement boursier ayant commencé dès le mois d’aout 2008. Il n’est pas secret non plus que la très grande majorité des gros groupes Russes (d’état notamment) avaient concocté des crédits auprès de banques et d’organismes de crédits Occidentaux et Américains et que les marchés émergents ont été les premiers touchés par les «coupures» de crédits par ces mêmes organismes lorsque la crise a commencé a réellement se faire sentir. Dès lors les coup bas des spéculateurs ont contribué à affaiblir la Russie. Pourtant la Russie se trouve aujourd’hui dans une situation bien meilleure que ses voisins et tous les pronostics sérieux envisagent une sortie de crise pour ce premier trimestre, voir une croissance relativement fortepour l’année 2010 en Russie. Sa solidité politique et ses énormes réserves de change (les 3ièmes au monde) sont en effet deux atouts majeurs pour les années qui viennent (lire à ce sujet cette analyse sur la crise en Russie).

 

La pire performance de l’espace post soviétique vient de l’Ukraine que l’on nous montre depuis 2005 comme éventuel futur membre de l’UE (!). Pourtant, jusque dans les années 2004, 2005 ce pays était dans la situation de la Biélorussie et recevait autant de gaz à très bas prix que la Biélorussie. Sa position proche de l’UE (via la Pologne marché en plein développement) est également un «plus» non négligeable. En outre le pays à depuis 2005 les faveurs de l’UE et des Occidentaux (Américains en tête, surtout depuis la révolution Orange), alors comment se fait il que ce pays soit moins dynamique que ses voisins ?

 

La raison essentielle est que l’Ukraine n’a jamais réellement décollé ni quitté ses réflexes désastreux des années 90. Cet problème grave d’identité qui frappe le peuple (tiraillé entre son est orthodoxe et son Ouest «uniate») à de graves conséquences. Tout d’abord il enlève toute légitimité (à hauteur de 50%) à tous les politiques (d’ou la faiblesse du Tzar Ukrainien de l’après chute du mur). Cette absence de stabilité politique empêche tout investissement étranger, notamment dans sa partie pauvre et Occidentale, pro Européenne, alors que son est riche et industriel bénéficie lui des crédits et des investissements Russes. C’est une des raisons de l’échec des Orangistes, qui en plus totalement fait cesser la croissance (jusque la pourtant à 2 chiffres), d’avoir ruiné l’état en tentant d’appliquer des réformes libérales sous forme d’un copié collé archaïque, ont laissé une corruption «bien plus» endémique qu’en Russie ou dans les autres états de l’espace post Soviétique, tout en coupant une partie de population de ses racines et de liens amicaux avec son créditeur le plus puissant et le mieux disposé : la Russie. Peut être que l’élection de Ianoukovitch est la meilleure chose qui puisse arriver à ce pays, a savoir un nouveau tzar (moins faible) car adoubé par et l’est et l’ouest et qui tente de replacer l’Ukraine la ou elle doit être, hors de l’OTAN, hors d’une UE ruinée et en décomposition, et dans le nouvel espace douanier Eurasiatique en construction.
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Ci dessous un schéma des autres principales économies (moins développées) d’ex URSS.

 

L’Azerbaïdjan est en tête de ces pays, principalement grâce au développement de sa production pétrolière, qui a été multipliée par cinq depuis le début des années 2000. L’utilisation des revenus de ces matières premières à largement contribué à la hausse des revenus / habitants. Une explication identique prévaut pour le Kazakhstan, dont l’évolution de 1991 à 2010 est une croissance supérieure à la Russie (la production de pétrole du Kazakhstan à été multipliée par 4 entre 1991 et 2008).

 

En comparaison, la Russie ne produit que 22.6% d’énergie combustible de plus en 2008 que en 1992. La production de pétrole a atteint son apogée en 1998 (11,5 millions de barrels) et à baissé en 1992 (7,8 millions de barrels) pour remonter en 2008 (9,8 millions de barrels).  Des facteurs géologiques mais également politiques (affaire Youkos) ont contribué à ce fait. Depuis le milieu des années 2000, la croissance repose grandement sur une croissance intérieure stimulée par la grande distribution, les transports, la production et la finance ..).
L’Arménie a également connu une croissance relativement forte malgré l’absence de ressources naturelles et une situation géographique difficile notamment un voisinage Turque hostile, un conflit militaire avec un autre voisin hostile, l’Azerbaïdjan, une frontière avec une Georgie s’éloignant de la Russie et au sud l’Iran. (Il est facile d’imaginer que la très forte diaspora Arménienne à travers le monde a contribué à financer l’économie nationale et cela un peu sur le modèle Chypriote ou Libanais).

 

La Georgie n’a pas de résultats très probants. Le dynamisme de la révolution des roses a été un peu plus fort que après la révolution Orange en Ukraine mais le résultat est très faible pour une nation partant de très bas. Le comparatif avec l’Arménie est sans pitié, et la Georgie ne peut que se contenter d’un mieux que la Moldavie, qui n’est pas une référence en soi. Selon l’analyse de Irakli Rukhadze and Mark Hauf, la Georgie depuis 2003 a en effet été victime d’une émigration massive, d’une hausse de la pauvreté conséquente, accompagnée et poussée par une désindustrialisation violente. La corruption d’état y règne selon les auteurs, le gouvernement faisant payer les business indépendants (de l’état) pour leur éviter toutes poursuites. Cette pression politique n’est pas le fait de la Georgie, elle est relativement présente dans l’ex espace soviétique, néanmoins concernant la Georgie on peut se poser la question de l’image qu’on souhaite en donner dans les médias Occidentaux et la réalité du terrain.

 

Enfin l’Ouzbékistan a connu une croissance et une évolution bien meilleure que le Tajikistan. L’Ouzbékistan est pourtant une économie non réformée, autoritaire (bien plus que la Biélorussie) mais qui part vraiment de très bas. Le Tadjikistan a lui subi une terrible guerre civile dans les années 1990 (entre communistes et Islamistes) qui a tué près de 100.000 personnes et aujourd’hui c’est le pays le moins avancé de l’espace post soviétique en ce qui concerne la transition démographique (revenu utilisé / nouveau né). Le Kyzgyzstan se situe entre l’Ouzbékistan et le Tajikistan, les résultats du Turkménistan sont eux du niveau de l’Ouzbékistan, je rappelle à mes lecteurs que le Turkménistan est un régime politique très autoritaire et stable qui base ses revenus sur le pétrole et le gaz (5ème producteur au monde) mais également le coton.
L’avenir ?

 

La Russie a un plan de modernisation, et le ressources financières, administratives et humaines pour le mener à bien, ainsi que la volonté politique nécessaire. Il est plausible que si le pouvoir se maintient dans ces états, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan continueront à connaître des taux de croissances élevés et un fort développement économique. Ces états ont un fort capital humain et semblent travailler en commun, comme le démontre la récente union douanière. Il est plausible et même certain que l’Ukraine rejoigne cet ensemble Eurasien dans les prochaines années.
Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Ukraine 3 Comments

La faillite des révolutions colorées

Suite à mes article sur les révolutions colorées :
- Du prométhéisme au Heartland
- A l’assaut de l’Eurasie
- Les révolutions de couleur à l’assaut du Heartland

Veuillez trouver le dernier article de Xavier Moreau sur le blog «guerre et paix» concernant la faillites des révolutions colorées.

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Analyse dissonante des élections en Ukraine

Un peu moins de 900.000 voix voix séparent Viktor Ianoukovitch (48.95% et 12 480 053 voix), et Youlia Timoshenko (45.47% et 11 589 638 voix) mais c’est le premier qui a été élu président, au cours d’une élection, dont la transparence a été soulignée par tous les grands états et les principales instances internationales mais qui a surtout mis un terme au mythe de la « démocratie Orange ». Seule la ravissante Youlia (l’Evita Peron de la mer noire), malheureuse perdante, a quelque peu tardé à reconnaitre le choix de ce peuple qui l’avait pourtant généreusement soutenu en 2004, veillant dans le froid et la nuit sur la place centrale de Kiev. 

 
Orangisme, mauvaise gestion et dérives nationalistes
La gestion économique et politique des Orangistes n’a pas été brillante, aggravée il est vrai par la crise économique qui a très durement frappé le pays, comme le montre le graphique dessous sur l’évolution du PIB sur la période 2006-2009.  

 

 
 
Les brimades linguistiques à l’encontre de la minorité Russophone n’ont certainement pas contribué à favoriser leur implantation électorale à l’est du pays et le président sortant Viktor Iouchenko, héros de la démocratie et chouchou de l’Occident en 2004 (!), a réuni moins de 6% des suffrages et a choisi de décorer (entre les deux tours) la figure historique Ukrainienne de la collaboration nazie, Stepan Bandera, (dont les hommes ont tués plus de 100.000 Polonais pendant la seconde guerre mondiale). Il est d’ailleurs assez surprenant de n’avoir entendu aucun commentaire des démocraties Occidentales a propos de cette «émouvante cérémonie» de l’entre deux tours. Le premier ministre ayant alors affirmé que le président Ukrainien « crachait au visage de ses anciens sponsors». Logiquement, au second tour, les mouvements d’extrême droite Ukrainiens  ont appelé à soutenir le candidat Orange. 

Cet échec flagrant des Orangistes est à la fois électoral mais également financier, la crise ayant privé de crédits leurs principaux bailleurs de fonds, les stratèges des diverses ONGs qui pullulent dans les pays frontaliers de la Russie, Ukraine et Géorgie en tête. 

La victoire du candidat bleu n’est pas cependant une surprise totale pour tout commentateur initié, elle était même au contraire relativement prévisible. Un sondage de l’institut Ramsukov (pourtant affilié au parti du président défait) montre bien l’évolution forte des mentalités en Ukraine de 2005 (révolution Orange) à 2009 et le basculement «a l’est». En 2009 un sondage durant l’été montrait que le gouvernement Orange d’Ukraine était le gouvernement avec le soutien populaire le plus faible au monde, 85% des Ukrainiens désapprouvant l’action de leur gouvernement. 

 
L’Ukraine plus unie qu’il n’y parait
Les élections de 2004 avaient dévoilées l’existence de deux Ukraines, la bleue (orientale, tournée vers la Russie) et l’orange (tournée vers l’Occident). Cette coupure n’est pas seulement politique et culturelle. Elle est aussi linguistique, les Ukrainiens « bleus » lorsqu’ils ne se considèrent pas comme Russes sont souvent Russophones voir parlent un dialecte local Ukraino-russe. Dans la partie Orange les populations sont Ukraïnophone (ou parlent un dialecte local Ukraino-polonais).
 
Les élections de 2010 ont quelque peu atténués cette coupure, comme le précise Jean Marie Chauvier, Ianoukovitch et son Parti remportent leurs plus grands succès dans les régions à majorité russophone de l’Est et du Sud : 90% à Donetsk (Donbass), 88% à Lugansk, 71% à Kharkov, 71% à Zaporojie, 73% à Odessa, 79% à Simféropol (Crimée), 84% à Sébastopol. Le leader « régionaliste » avait reçu l’appui du Parti Communiste et d’autres formations de gauche, en très net recul au premier tour.  Mais Ianoukovitch remporte également de substantiels succès dans l’Ouest ukraïnophone : 36% à Jitomir, 24% à Vinnitsa, 18% à Rovno, 41% en Transcarpatie…C’est seulement dans les régions de Galicie (Lvov, Ternopol, Ivano-Frankovsk), traditionnels bastions du nationalisme radical antirusse et antisémite, que ses scores sont les plus faibles : inférieurs à 10%. 

Une remarque symétrique s’impose pour les résultats de Ioulia Timochenko. Majoritaire à l’Ouest (de 85 à 88% dans les régions galiciennes, 81% à Lutsk, 76% à Rovno, 71% à Vinnitsa, mais seulement 51% en Transcarpatie), elle remporte également des succès remarquables à l’Est (29% à Dniepropetrovsk, 34% à Kherson, 22% à Kharkov). Les 29% à Dniepropetrovsk ne sont pas le fruit du hasard : Ioulia en est originaire, et le clan industriel de cette région est rival de celui de Donetsk que domine Ianoukovitch. Comme quoi, là non plus, le clivage « est-Ouest » ou « Russophones contre ukraïnophones ne joue pas. La ville de Kiev se partage entre 65% pour Ioulia et 25% pour Viktor Ianoukovitch, alors que cette capitale est très majoritairement russophone. Le leader de l’Est industriel et ouvrier n’y est pas reconnu par une bourgeoisie et une « classe moyenne » pourtant très attachée à la langue et à la culture russes. 

Enfin la percée du 3ième homme Sergueï Tiguipko montre bien que la lassitude des électeurs envers cette scission et l’intérêt que porte une grande partie d’entre eux à une éventuelle 3ième voie.
 
 
L’Ukraine nouvelle, pont entre l’est et l’ouest
Pourtant contrairement à ce que beaucoup de journalistes ou commentateurs ont affirmé, le résultat des élections en Ukraine ne traduit pourtant pas du tout un retour de l’Ukraine dans le giron Russe ou une quelconque résurgence impériale Russe qui serait un danger pour l’Ouest. Bien au contraire, la victoire bleue affirme la position de l’Ukraine comme nation périphérique de la Russie, sur la « route vers l’Europe » mais également comme « partenaire de nouveau fiable » pour la Russie. La position de Ianoukovitch de tendre la main à l’ouest et à l’est ne fait que confirmer la situation économique réelle du pays (afflux de capitaux Russes) mais également son besoin de capitaux Européens pour moderniser le pays et faire face au problèmes économiques aggravés depuis l’été 2008. A ce titre l’Ukraine de Ianoukovitch pourrait se retrouver dans la position d’un « pont » entre l’Europe et la Russie et non plus d’un fusible dirigé par Washington pour déstabiliser les relations Euro-Russes (guerre du gaz, conflits de pipelines etc.). La volonté du nouveau président de faire ses deux premiers voyages à Bruxelles et Moscou devrait rassurer les chancelleries Européennes mais également le Kremlin quand à la création du cartel énergétique Ukraino-Russe mais également du maintien de la flotte Russe en Crimée ou son opposition à ce que l’Ukraine rejoigne l’OTAN. 

Comme l’a précisé le président Ukrainien lors de son investiture : « L’Ukraine poursuivra l’intégration avec l’Europe et les pays de l’ex-URSS en tant qu’Etat européen n’appartenant à aucun bloc … L’Ukraine sera un pont entre l’Est et l’Ouest, une partie intégrante de l’Europe et de l’ex-URSS en même temps, l’Ukraine se dotera d’une politique extérieure qui nous permettra d’obtenir un résultat maximum du développement des relations paritaires et mutuellement avantageuses avec la Russie, l’UE, les Etats-Unis et autres pays qui influencent le cours des événements dans le monde«. (source de l’extrait).

L’élection de Ianoukovitch semble donc ancrer l’Ukraine entre Bruxelles et Moscou, mais l’éloigner de Washington et cette ligne « globale » semble être souhaitée par le peuple Ukrainien, au début de l’année, un sondage du Kiev post montrait que 60% des Ukrainiens souhaitaient l’intégration à l’UE, 57% sont contre l’intégration à l’OTAN et seuls 7% voient la Russie comme un état hostile, 22% souhaiteraient un état unique Russie-Ukraine (Source :
Johnson Russia List 2010 issue 34 number 2).
 
Ianoukovitch, un « poutine ukrainien » pour la presse Occidentale ? 

Il est symptomatique de voir à quel point la presse anglo-saxonne a critiqué les résultats de l’élection, l’égérie Kremlinophobe du Moscow Times, Youlia Latynina allant même jusqu’à expliquer le résultat des élections comme logique, les électeurs pauvres étant tentés par des votes Poujadistes (« letting poor people vote is dangerous »). Pas de chance pour elle, la carte électorale montre bien que c’est la partie la plus riche d’Ukraine, la plus industrielle qui est majoritairement « bleue » et pro Russe. 
 
 
 
Autre critique plutôt surprenante du résultat des élections, l’oligarque en exil Boris Berëzovski qui s’est fendu d’un commentaire des plus insultants (Uk / Ru), après avoir affirmé qu’il avait soutenu et financé la révolution orange. 

 
L’Ukraine au cœur de l’Eurasie. 

Le 1er janvier 2012 entrera en vigueur l’Espace économique commun Russie-Biélorussie-Kazakhstan impliquant la liberté de circulation des capitaux et des travailleurs. L’Ukraine est fortement invitée à s’y joindre ou, du moins, à s’en rapprocher. Les Russes insistent sur « l’intérêt pour l’Europe » d’encourager la formation de ce nouveau « marché commun » opérant une sorte de trait d’union entre les parties orientales (principalement la Chine) et occidentale (Union Européenne) de l’Eurasie.  

On peut se poser la question de savoir si le futur du continent ne se dessine pas également via la création de ces deux «zones», celle Occidentale de Bruxelles et celle Eurasiatique de Moscou. Une scission entre ces deux Europes, l’Occidentale, et l’Orientale reprenant la délimitation territoriale telle que le définit le projet de sécurité Européenne proposé par la Russie qui définit dans son point 10 la zone de Vancouver à Vladivostok comme séparée en deux, avec une partie qualifiée d’Euro-Atlantique et l’autre partie qualifiée d’Eurasiatique. 

Pour l’heure comme le souligne l’expert Michael Averko, la tentative d’installer le nouveau mur entre les Europes à Kiev a échoué. L’impatience de l’OTAN et son extension à l’est forcenée, ou ses différentes actions militaires anti Serbes ont finalement contribué à involontairement et indirectement améliorer l’image de la Russie.
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Chroniques de la vieille Europe : cap Russie !

Votre serviteur a été interviewé en direct sur le journal de la nuit ce 09 février, notamment sur l’année croisée et les élections en Ukraine …

Le “Libre journal de la nuit de la vieille Europe” est une émission diffusée toutes les 4 semaines, le mardi de 21h30 à 23h00 sur Radio Courtoise.
Présentation : Patrick Péhèle (journaliste), Philippe Christèle (consultant international), Xavier van Lierde (journaliste), Lucien Valdes (journaliste), Grégoire Gambier (journaliste), Olivier Lebrun (spécialiste sur la Défense).
Dans chaque émission les chroniqueurs commentent l’actualité géopolitique, européenne et culturelle. Un invité est reçu autour d’un thème consacré à l’actualité ‘européenne (géopolitique, diplomatie, économie, littérature, cinéma…).
Les interventions sont écoutables sur le site «chroniques de la vieille Europe«.
La Russie a déjà été traitée avec de prestigieux intervenants notamment :

Andréï Gratchevjournaliste, écrivain, ancien porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev.
- Georges Nivat, professeur de littérature russe à l’Université de Genève et à l’Université européenne de Saint-Pétersbourg sur la Russie et la politique de Vladimir Poutine.
Jean Robert Raviot sur son dernier livre “Démocratie à la russe, pouvoir et contre-pouvoir en Russie” au édition Ellipses.
- Alexandre Douguine sur sa conception géopolitique d’Eurasisme.

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L’offensive révisionniste globale

» Pour moi il est évident qu’à la veille du 65ième anniversaire de la seconde guerre mondiale, 

la France

la Russie, les Etats-Unis et 

la Grande Bretagne devront travailler beaucoup pour préserver la vérité historique et assurer le maintien des valeurs démocratiques et des libertés fondamentales. Bien sur nous savons qu’en Europe dans bien des parlements, il y a des Russophobes qui voudraient réviser et retourner à 180° nos appréciations historiques, et ca nous ne pouvons pas l’accepter».

Vassili Likhatchev, vice-président du Comité des affaires internationales du Conseil de 

la Fédération 
(duplex France russie – 26 novembre 2009). 


Un commentateur avisé aura facilement décelé dans les faits d’actualité récents la «bataille pour l’histoire» qui à commencé. Cette bataille a un but : éloigner 

la Russie de l’Europe. Cette bataille est dirigée contre 

la Russie et à un seul but, la déshériter de sa légitimité historique à avoir vaincu le fascisme, en assimilant l’Union Soviétique à l’Allemagne nazie et par conséquence en légitimant les résistances au soviétisme, furent elles pro nazies.


Autre incident plus récent celui la mais bel et bien part de ce «puzzle» : UeObserver à 
diffamé l’agence de presse Ria Novosti affirmant que celle ci allait » lancer une campagne de PR en Europe pour redorer l’image de Staline et ainsi pouvoir justifier ses ambitions impériales «. Le cinglant démenti de Ria Novosti ne s’est pas fait attendre mais dans l’inconscient collectif de nouveau le mot «Russie» est associé à «impérialisme» et à «Staline». 

Au mois d’aout dernier, j’ai avec beaucoup de surprise mentionné l’agression du «journaliste» Axel Krause contre la journaliste Russe Alexandra Kamenskaya, lors d’un débat télévisé pour l’émission Kiosque. Celui ci tentait de minimiser la contribution Russe pendant la seconde guerre mondiale pour vaincre le fascisme et surtout de minimiser l’émotion que son interlocutrice en tant que «Russe» et petite fille de «Russe qui a combattu le fascisme» pouvait ressentir. Mr Krause prétendant lors de l’échange avoir habité à Moscou, je serais tenté qu’il n’a sans doute toujours pas compris l’âme Slave. 

Mais également qu’il est clairement un agent de «l’offensive révisionniste globale».

Cette offensive s’est accéléré avec au mois d’aout un rapport d’experts historiques Américains pour affirmer que « les affirmations selon lesquelles l’Armée Rouge a libéré l’Europe dans 

la Seconde guerre mondiale est une falsification dangereuse de l’histoire
«. Ces théories sont particulièrement utilisées en Pologne, dans les pays Baltes et en Ukraine, soit à la «frontière» Russe et au cœur de cette nouvelle Europe dont Donald Rumsfeld nous vantait les mérites et la «différence» d’avec la «vieille Europe» (Paris-Berlin), au moment de la guerre en Irak.

Pire, au sein de l’UE, le 2 avril dernier, le Parlement européen votait une résolution mettant dans le même sac les « totalitarismes » en dressant le parallèle entre Allemagne nazie et Union soviétique via l’évocation du « double héritage en matière de dictature ». Il demandait dans la foulée que le 23 août soit consacré à la mémoire « des victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires », par référence à l’anniversaire du Pacte germano-soviétique de 1939. Confirmation de cette tendance, l’affaire Kononov que l’état Letton veut faire condamner au mépris de toutes les règles de droit (pas de peines sans lois).

Cette offensive à contraint le président Medvedev a signer un décret le 19 mai dernier pour créer une commission chargée de vérifier les falsifications de l’histoire. Cette commission sera sous le patronage de personnalités comme Sergueï Narychkine (chef de l’administration présidentielle) , Alexandre Tchoubarian (directeur de l’Institut d’histoire générale de l’Académie des sciences), et Natalia Narotchnitskaïa, directrice de l’Institut Andreï Sakharov d’histoire russe de l’Académie des sciences. La commission devra «réunir et analyser des informations sur la “falsification de faits et d’événements historiques réalisée dans le but de ternir le prestige de 

la Fédération russe sur la scène internationale” mais également  élaborer“ une stratégie visant à contrer les tentatives de falsification
”. 

Suite à ce décret à donc été créé en Russie en Octobre le projet «Runivers» mettant à disposition « tout un tas de documents historiques pour contrer les tentatives de falsification de l’histoire«. Pour ce faire, une gigantesque encyclopédie «historico-culturelle» est en train d’être constituée.

Déjà plus de 1.000 livres y sont téléchargeables.

Le front Orange Brun, axe anti Russe

Tous ces éléments traduisent cette offensive révisionniste de grande échelle destinée à imposer «une» vision de l’histoire, et dont le prolongement actuel serait destiné à créer un nouveau mur de Berlin, historique celui ci et situé devant les frontières Russes, a peu près au même endroit ou le Pentagone comptait installer sa défense anti missile. Le but est une culpabilisation de 

la Russie, de grande échelle, en faisant peser sur ces épaules non le poids de la «victoire» mais bel et bien le poids de la «responsabilité» du déclenchement du conflit (à cause du pacte Molotov-Ribbentrop). Si la résolution de l’UE devait passer, les accusations pour faire de 

la Russie une URSS moderne ferait d’elle un «état infréquentable», frappé du sceau du dernier «Fascisme» vivant, le fascisme rouge.

Dès 2004, et l’entrée des républiques Baltes dans l’UE, l’ultranationalisme exacerbé qui s’y est manifesté a été toléré, si ce n’est utilisé par Bruxelles et Washington afin de créer un tampon solide contre 

la Russie. L’exemple de 

la Lettonie est particulièrement parlant, des manifestations de commémoration de la mémoire des anciens SS y ont eu lieu et les autorités ont délibérément choisi de les tolérer. Ces manifestations accompagnent un processus de révisionnisme historique mené par Washington au cœur de l’Europe, avec le soutien de l’ex présidente 
VairaVike-Freiberga, citoyenne canadienne devenue Lettone en 1999, pour être élue présidente de ce petit pays et membre du CFR Europe. C’est elle qui sera à l’initiative de la publication de l’ouvrage « histoire de 

la Lettonie » qui tente de prouver que 

la Lettonie aurait souffert de deux occupations totalitaires quasi simultanées (nazie et soviétique) et que le Pacte Ribbentrop-Molotov ne serait qu’un traité découlant du caractère totalitaire commun aux régimes nazis et staliniens.

Cette interprétation de l’histoire permet de focaliser les attentions vers 

la Russie actuelle, Poutinienne et post Soviétique et donc encore totalitaire. Elle permet aussi de tolérer chez ces « nouveaux européens » (Donald Rumsfeld 
lui-même parlait de nouvelle Europe) des comportements lourdement sanctionnables en Europe de l’ouest (vieille Europe). 

Que un million de personnes manifestent contre Haider et Le Pen ou que la société civile Anglaise soit choquée d’avoir Nick Griffin à 

la BBC est tout à fait dans les mœurs, et considéré comme une réaction citoyenne pour lutter contre une soi disant «résurgence du fascisme».

Pourquoi dans ce cas ces commémorations pro nazies, visant à faire passer les « volontaires Lettons » comme des libérateurs et / ou des résistants sont elles tolérées en Europe de l’est ? Pourquoi personne ne s’est outré du livre de la présidente Lettone affirmant que les engagés volontaires lettons étaient des « résistants anticommunistes » et d’authentiques « patriotes » défendant 

la Lettonie ? Pourquoi personne ne s’est offusqué que pendant la révolution orange en Ukraine les mouvements patriotes, nationalistes voir néo-nazis ont tous soutenus le mouvement, faisant office de service d’ordre ?

Pourquoi personne ne dit mot sur le fait que le soi disant « démocrate Orange » poussé Iouchenko ai déclaré citoyen d’honneur Roman Choukhevytch ? Qu’il ai également rétabli l’OUN-UPA ? Que sa femme, citoyenne Américaine d’origine Ukrainienne et militante de l’OUN en émigration, a été fonctionnaire du département d’état sous Reagan et a dirigé la fondation USA-Ukraine, principal vecteur de l’influence Américaine en Ukraine. Celle-ci était également proche de la famille de Iaroslav Stesko (ancien ministre du gouvernement nazi d’ukraine) dont la veuve est député du mouvement « notre Ukraine » du président (source).

On est en droit d’être surpris puisque dans le même temps, la machine médiatique Euro-occidentale est prompte à diffamer 

la Russie comme étant une dictature sordide, en la présentant systématiquement en opposition aux fraiches et nouvelles démocraties, fraichement libérées du bloc dictatorial soviétique qui je le rappelle n’existe plus depuis 20 ans.

Aujourd’hui 

la CIA se sert des ‘nationalismes’ en Europe de l’est afin de maintenir à distante toute reprise d’influence Russe sur ce régions frontalières, tout en accusant 

la Russie de volonté impérialiste sur ces mêmes régions. Le but non avoué du Pentagone est de diaboliser 

la Russie pour justifier sa présence militaire sur le continent via l’OTAN et d’empêcher tout regroupement (économique, militaire, politique) Euro-Russe. Il convient aux Européens de ne pas se laisser duper par ce poker malin, de sortir des schémas de pensée sclérosés dans lesquels ils se sont laissé enfermer et d’organiser dès aujourd’hui la défense du dernier bastion Européen non Occidental : 

la Fédération de Russie ! 

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Démographie / Ukraine

Pour faire suite à l’article sur la démographie en RUSSIE, épouvantail que nos médias ne cessent d’utiliser pour montrer à quel point le pays est mal en point, on peut bien sur leur conseiller de lire le blog d’Alexandre LATSA qui tiendra tous les 6 moins un «point» sur la démographie.

Mais on peut aussi leur demander «pourquoi» ils ne parlent «que» de la Russie et jamais de l’Ukraine ou la situation est catastrophique, comme le montre cet article qui résume l’involution démographique de l’Ukraine :

- 52.24 million in 1992.
- 52.11 million in 1993,
- 51.73 million in 1994,
- 51.3 million in 1995,
- 50.82 million in 1996,
- 50.37 million in 1997,
- 49.92 million in 1998,
- 49.43 million in 1999,
- 48.92 million in 2000,
- 48.46 million in 2001,
- 48 million in 2002,
- 47.62 million in 2003,
- 47.28 million in 2004,
………………………………..
-46.06 millions in 2009

Soit une perte nette de 6.180.000 d’habitants en 17 ans,
ce qui fait une moyenne de 363.529 / an.

Si l’on essaye d’établir un ratio avec la Russie (ou la population est 3 fois plus importante), cela équivaudrait à une perte nette annuelle de 1.090.588 habitants / an !

Qui dit pire ?

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l’Ukraine au bord du gouffre ?

RIA Novosti reportait que au moins 2.500 manifestants se sont rassemblés hier samedi 14 mars devant le Conseil suprême de Crimée, à Simferopol (Ukraine), pour réclamer le rétablissement de l’union avec la Russie et la Biélorussie, ainsi que le départ du président, du premier ministre et du gouvernement ukrainiens, selon la police.

«Il y a déjà 5 millions de chômeurs en Ukraine, les gens n’ont pas assez d’argent pour combler leurs besoins fondamentaux. La situation ne s’améliorera pas en Ukraine sous le diktat des États-Unis. L’Ukraine est perdue. L’union avec la Russie et la Biélorussie est le seul moyen de survivre«, a déclaré Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d’Ukraine, pendant la manifestation organisée à l’occasion du 18e anniversaire du Référendum soviétique sur le maintien de l’URSS (17 mars 1991).

Samedi à midi, les manifestants portant des banderoles :»On ne peut plus vivre ainsi»,»A bas les cochons oranges, vive l’unité slave!» et » Vivre en amitié avec notre frère russe et pas à la botte de l’OTAN!» se sont dirigés vers la place Lénine, la plus grande à Simferopol. Ils ont scandé «Renversons le pouvoir orange!», «A bas Iouchtchenko» et «Valise-gare-Amérique» en passant devant la représentation du président ukrainien en Crimée.

«Les habitants de l’Ukraine ont voté pour la conservation de l’Union soviétique en mars et en décembre 1991. Aucun président ou fonctionnaire n’a le droit d’annuler le résultat d’un référendum. Les autorités cherchent à nous faire oublier que nous n’avons pas renoncé à l’union avec la Russie et la Biélorussie», a indiqué Mme Vitrenko.

Des manifestations se déroulent samedi à Lougansk, à Zaporojie, à Nikolaïev et à Kharkov dans le cadre de l’action ukrainienne «On ne peut plus vivre ainsi».

Au même moment, le parti NOTRE UKRAINE du président Ukrainien semble traverser les pires problèmes.

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Bataille pour l’énergie, de l’Ukraine à l’Arctique

En juillet, mon article «bataille pour l’actique» repris sur Yahoo actualités prévoyait que le grand nord serait une des zones de bataille du siècle qui commence, une bataille qui pousserait les puissances dominantes actuelles (occident et russie) mais également les puissances émergentes comme la Chine a «nordiser» leur politique géo-énergétique. Cette théorie est partagée avec un certain nombre de mes confrères, géopoliticiens et bien d’autres journalistes avisés.
Les tensions vers l’arctique sont liées a la futur guerre pour l’énergie entamée il y a déjà bien longtemps mais qui va plausiblement s’intensifer de façon drastique dans les mois et/ou les années qui viennent. La situation de «tension» actuelle liés à la crise du Gaz est également un symptôme annonciateur.Kommersant. titrait récemment que L’administration US a rendu publique le 12 janvier la directive du président Georges W. Bush sur la politique américaine en Arctique. Repris sur Ria Novosti et traduit en Francais, voila globalement le contenu de l’article que je vous retranscris ici titré : «Vers une confrontation en Arctique ? «

Le document exige que le Sénat ratifie dans le plus bref délai la convention internationale sur le droit de la mer, qui réglera le partage de l’Arctique. Seulement, le Conseil de sécurité de Russie a lui aussi élaboré une nouvelle stratégie de mise en valeur de la région. Selon le représentant spécial du président russe pour la coopération en Arctique, Artur Tchilingarov, son essence réside dans les paroles suivantes: «Nous ne cèderons l’Arctique à personne».

On ne sait pas encore au juste quels sont les réserves de gaz et de pétrole de l’océan Arctique, mais selon le Service géologique américaine, il possède 20% des hydrocarbures mondiaux.

La demande de ratifier la convention internationale sur le droit de la mer est le point le plus important de la directive du président sortant, a indiqué une source du Kommersant au ministère russe des Affaires étrangères. Les Etats-Unis restent jusqu’à présent le dernier pays arctique à n’avoir pas ratifié la convention, ce qui constitue un des obstacles au partage international de l’Arctique.

Artur Tchilingarov a confirmé hier que la présence russe dans l’océan Arctique serait activement élargie. Il a également indiqué que le travail sur l’argumentation des prétentions russes au plateau continental arctique continuait et même touchait à sa fin. Tous les documents prouvant que le Pôle nord appartient à la Russie pourraient être transmis à l’ONU dès 2010. M.Tchilingarov a déclaré auparavant que si l’ONU ne reconnaissait pas le droit de la Russie sur le Pôle nord, le pays se retirerait de la convention sur le droit de la mer.

«Il est évident qu’un «front arctique» sera une réalité dans quelques années: les enjeux sont trop importants», fait remarquer le directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense Andreï Fedorov. «Les positions de la Russie sont pour le moment plus solides que celles des autres pays, mais il ne faut pas s’imaginer que cela va durer très longtemps».

Un signal rouge qui vire au violet alors que la Cour internationale de justice (CIJ) de l’ONU vient au même moment affirméee être «disposée» (compétente ?) à trancher les litiges susceptibles de surgir autour du plateau continental de l’océan glacial Arctique, riche en hydrocarbures et que la guerre du gaz fait rage au coeur de l’Ukraine, véritable partie d’échec a trois entre la Russie, l’Union de Bruxelles et l’Ukraine Orange. Rappellons par une carte la position pour l’instant essentielle de l’Ukraine pour le transfert du gaz Russe vers l’Europe :


C’est parceque l’Ukraine Orange (sous pression lobbiyque de forces qui tentent de saper les relations Russo-Européenes ) n’est pour l’instant pas un partenaire fiable (preuve en est les évenements actuels) que le gouvernement Russe souhaite «diversifier» les approvisionnements vers l’Europe et ne pas être dépendant des humeurs d’un président en carton nommé par la CIA et Soros ! Pour cela, les projets NORTH STREAM et SOUTH STREAM semblent être des solutions sures et fiables pour garantir l’approvisionnement vers l’Union Européenne (CF carte).

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