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La future guerre Américaine contre la Russie


« Aujourd’hui la situation est beaucoup plus sérieuse qu’avant août 2008. […] Si la guerre éclate à nouveau, elle ne se limitera pas au Caucase.

Dans ce nouveau contexte, la guerre de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud pourrait facilement devenir la guerre de l’OTAN contre la Russie. Il s’agirait d’une troisième guerre mondiale. » (Irina Kadzhaev, politologue sud-ossète, South Ossetia Information Agency, avril 2009)

Le 12 mai, James Mattis, Commandant suprême allié Transformation (SACT) et commandant du U.S. Joint Forces Command (Commandement de la force interarmées) a prononcé un discours à un symposium de trois jours appelé Joint Warfighting 09 à Norfolk en Virginie, où se trouve la Commandement allié Transformation (ACT) de l’OTAN. « Je viens avec un sentiment d’urgence. L’ennemi aussi tient des réunions dans le même esprit », a-t-il affirmé. Un compte-rendu de son discours ajoute que « toutes les options de frappe, y compris les frappes nucléaires, demeurent à la disposition du commandant en chef pour défendre la nation des cyberattaques. »

M. Chilton «a dit qu’il ne pouvait pas exclure la possibilité d’une salve militaire contre des pays comme la Chine, même si Pékin possède des armes nucléaires », bien que la première cible probable de présumées représailles à des cyberattaques, elles aussi présumées, serait un autre pays déjà identifié comme tel par des officiels militaires : la Russie.

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Tout de suite après, le secrétaire de la force aérienne, Michael W. Wynne, affirmait : « La Russie, notre puissant rival de la guerre froide, semble avoir été la première à s’engager dans la conduite de la guerre informatique. »

Récemment, le Pentagone a annoncé qu’il lançait ce qu’il appelle la « force guerrière numérique du futur » à Fort Meade au Maryland, sous le contrôle du U.S. Strategic Command, dont le chef cité plus tôt, Kevin Chilton, menace d’utiliser la force, y compris les armes nucléaires.

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La raison d’être de ce nouveau commandement de cyberguerre étatsunien repose sur une supposée menace russe émanant d’un incident non militaire survenu dans un pays balte il y a plus de deux ans. Ce commandement sera utilisé pour paralyser les systèmes informatiques de toute nation ciblée par un assaut militaire direct, la rendant ainsi sans défense, et sera particulièrement efficace dans le cadre de la planification des premières frappes provenant de l’espace et des guerres spatiales (boucliers antimissile, missiles intercepteurs).

Non vous ne rêvez pas : Source

Georgie : qui a piégé qui ?

Extraits :

La crise Osséto-Géorgienne a suscité divers commentaires quant à ses causes. Dans Le Monde du 4 septembre 2008, Bernard Dreano soutient l’idée que les autorités Géorgiennes seraient tombées dans un piège que Moscou leur aurait tendu, en faisant croire que la Russie était sur le point d’abandonner l’Ossétie du Sud.
Inversement Bernard Henri-Levy prétend que la Géorgie aurait attaqué pour préempter une attaque russe et que 150 chars russes auraient déjà été présents en Ossétie du Sud. Cette thèse est celle utilisée par le gouvernement Géorgien qui affirme désormais que son action du 7 août fut une réaction à une entrée massive de l’armée russe via le tunnel de Roki “
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Je conseille aux lecteurs de lire les 7 démonstrations de Jacques SAPIR

démocratie à la Russe ?

« Démocratie à la russe » est un ouvrage passionnant. Jean-Robert Raviot, maître de conférences à Nanterre et à Sciences-Po, y procède à un froid décryptage de la vie politique russe. Avant de nous livrer à une comparaison décapante avec la « démocratie à l’européenne », livrons-nous à quelques explications :
En moins de vingt ans la Russie est passée du « parlementarisme balbutiant de la fin de l’empire » à la « démocratie présidentialiste post-soviétique » (1) et les Russes sont rapidement devenus des adeptes de l’ « athéisme démocratique » (2), sceptiques sur les élites qui les représentent.
Le nombre des partis siégeant au Parlement n’a cessé de se réduire : dix dans la chambre élue le 12 décembre 1993 ; quatre seulement dans la Douma d’Etat élue le 2 décembre 2007.
Le vote « de conviction » ou « d’élimination » qui marquait les scrutins du début des années 1990 a cédé la place à un vote « clientéliste » et d’ « allégeance » (3), un « vote d’allégeance » qui s’est porté, en 2007, à 70% sur Russie Unie, la grande force centrale, « centriste », qui a émergé, puis s’est imposée, comme force dominante en renvoyant sur les marges extrêmes les libéraux et les communistes. Pour Russie Unie, « la démocratie est au service de la souveraineté nationale et de la puissance » (4) ; la démocratie vise moins à « être représentative que constructive ».
C’est ainsi que la Russie est devenue avec Russie Unie un pays à parti dominant. Cette situation était déjà connue auparavant dans d’autres pays réputés démocratiques tels que le Japon, avec le Parti libéral-démocrate depuis 1945, Taiwan, avec le Kouo-Min-Tang de 1950 à 1991, le Mexique, avec le Parti révolutionnaire institutionnel de 1930 à 2003, et la Suède, avec le Parti social démocrate de 1932 à 1976.
Bien sûr, la tentation est grande dans les médias occidentaux de condamner l’évolution de la Russie dont la vie politique s’éloignerait à leurs yeux de l’idéal type de la démocratie. Jean-Robert Raviot ne cède pas à ce confort intellectuel facile. Bien au contraire, il se plaît à souligner – horresco referens – les points de convergence entre la démocratie post-soviétique et la post-démocratie européenne :
– l’inégalité d’accès aux grands médias ; – la vie politique qui se transforme en feuilleton télévisé à épisodes ; – le débat politique simplifié à l’extrême et n’ayant qu’une incidente réduite sur la délibération ; – le changement des modes de scrutin ; – la lutte contre l’ « extrémisme » pour mobiliser ses partisans et déconsidérer son opposition : certes, en Russie ce sont les « libéraux » qui jouent le rôle d’ « extrémistes » dévolu en Occident aux « nationaux », mais la mécanique de manipulation de l’opinion est la même ; – la dictature du politiquement correct même si le politiquement correct n’est pas le même à l’est et à l’ouest : c’est le patriotisme en Russie (Russie Unie se définit comme « le parti de la réussite, du redressement national ») ; c’est le mondialisme et l’antiracisme en Occident (où l’on veut construire « une humanité hors sol et hors histoire », selon Marcel Gauchet) ; – des procédures électives qui dans les faits visent moins à permettre au peuple de choisir ses dirigeants qu’à assurer une légitimité à l’élite au pouvoir.
A rebours du « démocratiquement correct », Jean-Robert Raviot estime finalement que loin « d’accuser un quelconque retard la Russie post-soviétique est au contraire en avance sur son temps » (5). Et d’enfoncer ainsi le clou : « Le vernis de la modernité démocratique triomphante craque et les innombrables faux-semblants politiques de l’Occident apparaissent en pleine lumière. Aux Etats-Unis, le césarisme et le népotisme, qui constituent depuis toujours la part d’ombre du système politique, se manifestent avec une évidence sans pareille. Le « phénomène bureaucratique » se déploie avec un systématisme presque caricatural dans la « construction européenne ». Les préceptes du « politiquement correct » ont partout pris les apparences d’une nouvelle religion civile officielle. Les clientélismes de toute nature semblent constituer les vrais arcanes de la décision politique. La connivence des fortunes privées et des pouvoirs publics semble devenir la règle et la possession d’un patrimoine important est la clef du succès d’un nombre croissant d’entreprises de conquête du pouvoir politique. Enfin, l’impératif de sécurité est invoqué à l’appui de dispositions généralement plébiscitées qui substituent progressivement un état d’exception permanent à l’ordre constitutionnel. A l’heure où les recettes de la « gouvernance » se substituent à l’art du gouvernement des hommes, « la démocratie occidentale redescend du piédestal sur lequel l’histoire de l’après-1945 l’avait placée dans une comparaison, forcément avantageuse, avec les totalitarismes national-socialiste et communiste (6) ».
Les Occidentaux jugent sévèrement la démocratie à la russe au regard de l’idéal démocratique. Mais la démocratie à la russe renvoie en miroir à l’Occident la vision de sa propre réalité, toujours plus éloignée des grands principes censés la fonder.
Et pourtant l’Occident continue à s’ériger en donneur de leçons alors même qu’il est plus que douteux que les chefs politiques occidentaux bénéficient auprès de leur peuple d’une estime et d’une popularité réelles aussi flatteuses que celles dont bénéficient Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev !
(1) « Démocratie à la Russe », p. 5. (2) Op. cit., p. 8. (3) Op. cit., p. 48. (4) Site Internet de Russie Unie, cité dans « Démocratie à la russe », p. 10. (5) Op. cit., p. 118. (6) Ibid.Jean-Robert Raviot, « La Démocratie à la russe », Ellipses, avril 2008, 160 p., 17,10 euros

Propagande a la francaise ….

Marie Jégo, correspondante de l’immonde en Russie s’est encore fendue d’un article EXTRAORDINAIRE le 24 octobre dernier ou et alors que je suis résidant a Moscou j’y apprends que : “Ces derniers jours, les grands supermarchés de Moscou affichent des rayonnages vides. Les clients se ruent sur les pâtes, l’huile, le sucre et le thé, pour constituer des stocks avant l’arrivée… de la crise, de la dévaluation du rouble, ou de l’inflation, personne ne sait trop bien “… Diantre !

Je pense prochainement convoquer tous les correspondants locaux de “canards” francais pour déjà m’assurer qu’ils résident bien à Moscou et ensuite avec leurs best-off d’articles leur demander de me “montrer” OU a Moscou les rayonnages seraient vides car j’ai beau jongler entre le Auchan de Bjela Datcha, mon Billa et mon Sedmoi Kontinent, et le Perekriostok de fin de ligne je ne “vois pas” d’échelonnage vide .. SIC … Alors propagande ou propagande ?

Propaganda staffel ?

Magnifique exemple de désinformation, la FOX interroge deux résidents de l’Ossétie du Sud , Amanda Kokoeva (12 ans) et sa tante qui vivent aux États-Unis, et qui ont vécu le bombardement de Tskhinvali. La jeune Amanda commence par remercier “l’armée Russe” qui a fait cesser les bombardements, puis la tante tente d’expliquer que Saakashvili est l’agresseur et … Celle ci est littéralement coupée par le présentateur gêné qui affirme être contraint de retransmettre un spot de publicité ! A la reprise, l’émission est tout simplement écourtée, le présentateur affirmant que le temps alloué est terminé ! Comme l’a dit à RIA Novosti la tante de cette petite fille de 12 ans : “Nous avons donné 4 interviews à des medias americains. Toutes les interviews ont ete enregistrées et suivies de l’explication mensongère affirmant que cette pauvre petite fille à fui les blindés russes en Georgie ! Nous avons pris la décision de ne plus communiquer qu’en Direct avec les médias”. Aunt told RIA Novosti : “We gave 4 interviews with American media. All interviews were recorded and followed by misleading explanation saying that this poor girl has fled Russian tanks in Georgia! We took the decision only to communicate on Direct with all media “ Как рассказала агентству РИА Новости Тадеева-Кориевски, она дала четыре интервью американским СМИ. “Раньше все интервью сначала записывали, а уже потом ставили в эфир. И шла тема, что бедная девочка Аманда убежала из Грузии от российских танков. Все, о чем говорилось, не показывали, и не было понятно, от кого она убегает. Поэтому я решила больше не давать интервью, а если и общаться с прессой, то только в прямом эфире”, – заявила она.
Sources : LENTA