Interview

Je participerais au #Libre Journal de la livre Europe sur radio courtoisie ce 15/08/2017 avec Xavier Moreau sur le thème "La #Russie au sein de l'Europe". Les francais de l’étranger peuvent écouter la Radio en direct sur le site internet Read more

L’intégration économique et politique de l'Eurasie : objectifs réalistes ?

  Veuillez-trouver ci dessous mon interview de ce début 2017 pour la lettre de l'Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l'Institut des Hautes Etude de Défenses Nationales /// WWW.ANAJ-IHEDN.ORG Comment définir l’axe eurasiatique ? Je crois qu’il faut tout d’abord envisager cet Read more

Conférence au MGIMO sur la politique étrangère de François Fillon (27/02/2017)

La politique étrangère de François Fillon : vers un nouveau gaullisme francais ? Photos sur le site du MGIMO Photos sur Facebook Bonjour à tous et merci beaucoup à cette institution qu’est MGIMO de nous recevoir aujourd’hui. Mon propos sera court, je souhaiterais vous parler Read more

Articles en francais

Navalny a obtenu plus que prévu?

Les médias français nous assènent que Navalny aurait obtenu plus que prévu, car celui ci était soi disant donné a entre 12 et 14% dans les sondages et aurait obtenu deux fois plus au final …

Vraiment? :)

En fait non!

Les sondages se basent sur des «sondés» en incluant des «contre tous» ou «je ne vote pas», il est donc sans doute difficile d’obtenir des estimations de scores concrets de candidats en tenant compte des candidats…

Par contre on peut estimer le niveau réel de voix des candidats qui sont «surs» de leurs choix et en enlevant les abstentionnistes ou ceux décidés a voter blanc…

Super-Job a fait ce sondage sur 1.600 moscovites sur d’aller voter et de leur choix en Juillet2013 qui donnait déjà Navalny a … 26% et Sobianine a 62%… Cela confirme que les électeurs de Navalny se sont plus motivés et déplacés que les autres (son score étant reste stable par rapport a cette prévision) pendant que les électeurs de Sobianine eux ne se sont pas assez déplacés, sans doute car ils étaient trop certains de la victoire de leur candidat.

Безымянный

Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Elections 1 Comment

L’Occident est-il trop complaisant avec les Pussy Riot ?

Les médias occidentaux se sont saisis de «l’affaire» Pussy Riot en pointant du doigt le déficit de liberté d’expression dans la Russie de Poutine. Une façon détournée pour tenter de renverser une Russie de plus en plus influente sur la scène mondiale ?

pussy_riot_1

Atlantico : Les médias se sont saisis de « l’affaire » Pussy Riot en pointant du doigt le déficit de liberté d’expression dans la Russie de Poutine. De même, des personnalités comme Madonna ou John Malkovich  ont adjoint leurs voix à la critique. Washington, Londres, Berlin, Paris ou l’OSCE vont dans le même sens. Comment expliquer un tel consensus, notamment dans les médias occidentaux ?

Alexandre Latsa : La Russie est sous le feu des critiques et sous forte pression médiatique de façon permanente depuis l’avènement de Vladimir Poutine. A la chute de l’URSS, la Russie est apparue comme un état faible, en totale décadence mais qui ne présentait plus de risques pour le nouvel ordre mondial américano-centré qui a émergé en 1991 dans les sables d’Irak, lors du fameux discours de Bush père. Mais depuis 2000 un autre scénario est en cours, avec la renaissance russe initiée en grande partie par Vladimir Poutine. La Russie s’est relevée selon un mode de développement non occidental, mais qui lui est propre. Elle représente aujourd’hui un nouveau pôle d’influence, de valeurs et surtout propose un nouveau mode de gouvernance qui n’est pas celui de l’ouest, alors que ce pays appartient à l’hémisphère nord. Read more

Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Atlantico, Elections, Elections 2011, ITV Alexandre Latsa Leave a comment

Russie : malgré les apparences, Dimitri Medvedev a toujours été fidèle à Poutine

Retour sur la future passation de pouvoir entre Vladimir Poutine (qui redeviendra Président) et Dimitri Medvedev (qui passe de la présidence au poste de Premier ministre). Un duo souvent incompris en Occident…

Contrairement a ce qui a été affirmé jusqu’à présent le tandem qui dirige la Russie n’a pas éclaté. Au contraire, celui-ci n’a jamais paru aussi solide. Les affirmations des kremlinologues sur une tension évidente entre l’actuel président, Dimitri Medvedev, et son Premier ministre Vladimir Poutine se sont avérées pour l’instant totalement fausses. Le président Dimitri Medvedev, qui dirigeait le comité électoral de Vladimir Poutine en 2000 pour sa première élection est en effet un fidèle allié de ce dernier. Le choix de Vladimir Poutine de désigner Dimitri Medvedev comme son successeur de 2008 à 2012 ne tient pas non plus au hasard.

Dimitri Medvedev a expliqué lors du dernier congrès de Russie Unie que ce plan de partage du pouvoir pour 2018 était un accord passé entre eux il y a cinq ans, soit avant qu’il ne devienne président. Cet accord a donc juste été maintenu et appliqué. Dimitri Medvedev ne s’est pas laissé influencer par des conseillers ambitieux qui l’incitaient à se présenter « au forcing » en s’opposant à Vladimir Poutine. Il a au contraire joué la fidélité et est resté dans ses fonctions de président souverain, ce qui s’est confirmé ces derniers jours, avec la démission musclée du Ministre des finances, Alexei Koudrine, pourtant réputé proche de Vladimir Poutine. Pour la petite histoire, ce dernier reprochait au soi disant libéral Medvedev de vouloir trop augmenter le budget militaire.

Dans un autre ordre d’idées, un des conseillers de Dimitri Medvedev a lui simplement estimé que la candidature de Vladimir Poutine était le pire qu’il pouvait arriver à la Russie. Preuve qu’il y a une certaine liberté d’expression même au cœur du pouvoir russe.

Les théories qui prévoyaient un début de retrait de la vie politique de Vladimir Poutine se sont également avérées erronées. En effet, âgé de 60 ans en 2012, il n’aura donc que 66 ans en 2018 en cas de réélection soit seulement 1 ans de plus que Jacques Chirac en 2007 à la fin de son second mandat. En cas de réélection l’année prochaine, Vladimir Poutine en 2018 aura régné 14 ans comme président, soit autant que François Mitterand de 1981 à 1995. Vladimir Poutine est de très loin (toutes les enquêtes et sondages l’ont confirmé) l’homme politique russe le plus populaire de la décennie. Alors bien sûr de nombreuses interrogations restent en suspens, notamment la question du remplacement de l’actuel ministre des Finances, un poste au combien important sur fond de crise financière mondiale.

Le score du parti Russie-Unie aux élections législatives de décembre prochain sera également important avant la présidentielle. Transformé en « Front Populaire », Russie Unie présente presque 1/3 de candidats issus de la société civile (sportifs, bikers, hommes d’églises..). Le résultat des élections sera donc un bon indicateur de la façon dont les citoyens russes perçoivent la potentielle réélection de Vladimir Poutine. Après tout, dix ans après son arrivée au sommet de l’état, une guerre, des attentats et une grave crise économique, celui-ci jouit encore d’un taux de popularité supérieur à 60%.

Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Elections, Elections 2011, Elections 2012, Medvedev, Poutine Leave a comment