L’intégration économique et politique de l'Eurasie : objectifs réalistes ?

  Veuillez-trouver ci dessous mon interview de ce début 2017 pour la lettre de l'Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l'Institut des Hautes Etude de Défenses Nationales /// WWW.ANAJ-IHEDN.ORG Comment définir l’axe eurasiatique ? Je crois qu’il faut tout d’abord envisager cet Read more

Conférence au MGIMO sur la politique étrangère de François Fillon (27/02/2017)

La politique étrangère de François Fillon : vers un nouveau gaullisme francais ? Photos sur le site du MGIMO Photos sur Facebook Bonjour à tous et merci beaucoup à cette institution qu’est MGIMO de nous recevoir aujourd’hui. Mon propos sera court, je souhaiterais vous parler Read more

Interview chez Sputnik avec Rachel Marsden

Interview avec Rachel Marsden dans les locaux de Sputnik Paris (source originale) Read more

Articles en francais

«Nous retournons en Russie»

Lien vers l’article d’Inna Doulkina «Nous retournons en Russie» (dont je recommande chaudement la lecture).

Extrait:

Pourvu que l’embargo dure, nous avons enfin commencé à nous relever, se disent les agriculteurs – et les chiffres confirment. De janvier à avril 2015, la production de fromage a augmenté de 29,5 % en Russie, celle de viande de 13,5 %, celle de volaille, de 12,7 %, la charcuterie de 0,6 % et le poisson de 6%, selon Rosstat. La population soutient ses fermiers.
(…)
Les Russes se sont souvenus qu’ils sont nés pour envoyer des fusées dans l’espace et résoudre des problèmes mathématiques complexes.
(…)
Nous retournons en Russie. Cette Russie dont nous avons vu la lueur sur la place Nakhimov, le 23 février 2014, à Sébastopol.
(…)
La Russie vient de se réveiller. Elle a déjà entamé son chemin vers elle-même et, si elle ne s’égare pas de nouveau, la Russie a toutes les chances de rendre par là même à toute l’humanité sa foi en elle. Un peu comme elle l’avait fait en 1961, en offrant à la terre entière le sourire de Gagarine.

La suite ici

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Les Occidentaux agressifs qui veulent imposer leur système de moeurs à la planète doivent savoir qu’ils y sont lourdement minoritaires.

Emmanuel Todd a récemment livré une interview plus que censée a Atlantico sur la Russie et la géopolitique mondiale.

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Atlantico : Après avoir un temps cru à l’émergence d’une démocratie modèle en Ukraine, les chancelleries européennes et américaines semblent avoir été prises de court par la diplomatie de Moscou et les mouvements dans l’Est du pays. En quoi l’engagement de l’Occident a-t-il pu reposer sur un malentendu ?

Emmanuel Todd : Lorsque je repense à cette crise, je m’étonne de voir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique qui était en train de se dessiner en Europe jusqu’ici. Le début du XXIe siècle avait été marqué par un rapprochement des «Européens» et des Russes, avec l’établissement de positions communes assez fortes dans des moments de crise. On se souvient de la conférence de Troyes en 2003, où Chirac, Poutine et Schroeder avaient manifesté ensemble leurs refus de l’intervention américaine en Irak. Cet événement laissait l’impression d’un Vieux Continent évoluant globalement vers la paix tandis que l’Amérique de Georges W.

Bush, fidèle à la ligne Brzezinski, restait dans un esprit de confrontation à l’égard de Moscou en s’appuyant sur d’anciens satellites soviétiques, avec les Pays baltes et la Pologne comme partenaires anti-russes privilégiés.  Read more

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Débat sur France 24 — La Russie de Poutine : L’Ukraine et le nationalisme russe

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La Russie, par-delà l’Europe ?

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A la fin de l’année 2010, j’écrivais un texte intitulé Moscou, capitale de l’Europe dans lequel j’appelais à la réalisation d’un projet politique reposant sur la création d’une entente approfondie entre Paris, Berlin et Moscou.

 

Une entente des nations dominantes du continent afin de permettre la réalisation du projet français d’union continentale, un demi-siècle après qu’il ait été formulé par le Général De Gaulle.

Ce projet aurait eu le double intérêt historique et géopolitique de permettre le rapprochement de l’Europe de l’Ouest et de la Russie mais aussi et surtout de permettre le renforcement d’une forme d’équilibre et de multipolarité au sein de l’hémisphère nord.

Près de quatre ans après la publication de ce texte, il semble que la chance de voir se réaliser ce moment historique, destiné à permettre l’émergence d’un monde multipolaire et donc d’équilibre des puissances, soit totalement passée.

L’occupation croissante des espaces politiques, moraux, culturels et sécuritaires des nations européennes par les réseaux américains et l’Otan, processus entamé en 1945, a entrainé l’Atlantisation (on peut parler d’Otanisation) que vit l’Europe actuellement, processus qui devrait vraisemblablement s’accentuer avec la concrétisation de l’union transatlantique en 2015.

A l’Est du continent, de nouveaux signaux sont également apparus. Le réveil russe s’est accompagné d’une mise en garde à l’Occident, après la guerre en Géorgie, que l’extension de l’Otan ne pouvait pas être infinie mais était clairement ressentie par Moscou comme une pression et une agression. Les propositions russes d’architecture européenne commune de sécurité se sont-elles heurtées au mur étoilé de l’Otan, tandis que l’intégration militaire au sein de l’Eurasie n’a pour l’instant trouvé des oreilles qu’à l’Est et non à l’Ouest du continent. Read more

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Le climat des affaires en Russie ?

Le 03 février dernier le figaro sous la plume de Pierre Avril publiait un article intitulé: «le climat des affaires s’assombrit«. Réquisitoire contre la Russie, l’article explique que officiellement, si les investisseurs étrangers sont les bienvenus en Russie, l’état fixerait les règles du jeu en empêchant de faire des affaires en Russie. L’exemple pris par Pierre Avril est l’exemple pétrolier, en se basant sur des révélations de Wikileaks. Autre exemple, le rachat de la banque de Moscou, qui devrait être rachetée par VTB et non par la banque Italienne Unicrédit.
Je ne sais pas pourquoi la presse Française ne peut pas s’empêcher d’être négative sur la Russie et je ne souhaite pas trop m’étendre, mais enfin soyons sérieux, comment peut on juger le climat des affaires sur le secteur énergétique dont on sait parfaitement qu’il est ultra sensible et tout autant politisé qu’étatisé ? En outre, le domaine énergétique et les relations Anglo-Russes sont à mon sens vraiment le contre-exemple le plus parfait, le plus abouti et surtout le moins représentatif de la réelle atmosphère du milieu des affaires en Russie.
Soyons sérieux, le même jour nous apprenions que le forum international des investissements organisés par la banque Troïka Dialogue rassemblait 2.400 personnes contre 1.600 l’année dernière, en 2009, dont une majorité d’étrangers. Avec 4% de croissance en 2010, plausiblement 5 ou 6% en 2011, un taux de chômage retombé au niveau d’avant crise, un déficit budgétaire < 3% en 2011, la Russie a il me semble au contraire tout pour attirer les investissements étrangers.
D’ailleurs, écoutons l’opinion de Emmanuel Quidet (que j’ai déjà cité sur ce blog) à ce sujet. Président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe et partenaire d’Ernst & Young en Russie, ce dernier à donné une interview a realpolitik.tv et vous verrez que son opinion est bien différente:
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La Russie des année 90 ? Un bordel géant..

Le magazine Flash à eu l’amabilité de m’interroger en tant que Français de Russie, sur les raisons motivant nos concitoyens à s’installer en Russie. Je reproduis donc mon interview ci dessous.


*
Dans son livre ‘le parrain du Kremlin’, consacré à la Russie des années 90, le journaliste Paul Klebnikov décrit sa rencontre avec un des premiers européens expatriés  en Russie de l’après chute du mur. Ce dernier,  ébahi, lui confie ses premières impressions sur Moscou et la sur  la Russie en ces  termes: « Les filles, les filles, et un salaire mirobolant ».
La scène se passe dans une boite de nuit de la rue Arbat, célèbre rue du centre de Moscou, pendant que des beautés slaves se déhanchent sur la piste de danse, les yeux rougis par la drogue. Voila ce qu’était dans les années 90 l’image de la nouvelle Russie « libérale » et « libérée » du communisme : un bordel géant, un pays dont les ressources, énergétiques,  financières et génétiques  étaient pillées, livrées à diverses mafias et aux grandes corporations étrangères.  Cette histoire vous la connaissez plus ou moins, la Russie pour beaucoup rimant avec « armes », « mafia », « filles/Putes » , « pollution» et « vodka ».


C’est la description  d’une époque révolue, et la Russie d’aujourd’hui, n’a plus rien à voir avec la Russie des années 90.  Bien sur la prostitution existe encore (comme partout) mais les jeunes filles ne sourient plus par principe aux étrangers, les packages salariaux des expatriés ayant beaucoup  baissé et le niveau de vie des hommes Russes considérablement augmenté, dépassant souvent dans les villes celui des étrangers. Un récent sondage montrait que le mari étranger ne faisait plus désormais rêver qu’une petite minorité de femmes.

Et surtout, maintenant les Russes (femmes et hommes) peuvent regarder avec fierté leur pays, qui se développe à une vitesse météorique. Un développement soutenu par l’explosion du prix des matières premières mais également et surtout par un pouvoir politique efficace qui a su parfaitement utiliser les bénéfices de la croissance. Conséquence directe ? Aujourd’hui des milliers de francais résident à Moscou ou Saint Petersbourg principalement mais également dans des villes de Sibérie et Il n’est plus rare de rencontrer des couples franco-russes ou franco-français, qui après avoir vécu a l’ouest, ont délibérément choisi de s’installer en Russie.  Bien sur il y a l’amour, le travail, ou un réel intérêt pour le pays mais ce n’est pas tout. Pour nombre de Français de Russie, désormais vivre « chez Poutine », c’est bien.   
Et c’est même un choix volontaire !

Et il y a des raisons à cela, la Russie des années 2000 a certes changé à une vitesse incroyable, mais le pays a su garder une âme. La Russie présente aujourd’hui un nombre incalculable de points forts. On peut en citer quelques uns : en Russie par exemple, pas de problème d’insécurité, même dans les lointaines banlieues des grandes villes, les femmes prennent le métro ou marchent en mini jupe à n’importe quelle heure, avec très peu de risque.  En Russie pas de grèves à répétition, dans les grandes villes qui empêchent de vivre normalement. Dans les villes toujours, les magasins , les bars, les restaurants sont ouverts 24/24, ce qui confère une liberté importante.

En opposition aux villes, les villages ont su préserver une atmosphère très  traditionnelle et hors du temps.  La Russie d’aujourd’hui est un subtil mélange de modernité et de tradition, on y trouve à la fois le 19ième siècle, le 20ième et le 21ième siècle. Le pays est réellement multiculturel et multiconfessionnel mais contrairement aux sociétés occidentales , les tensions ethnico-religieuses n’y existent  quasiment pas.  J’ajoute que les étrangers qui font l’effort d’apprendre la langue y sont très bien acceptés.
Enfin la Russie est un pays qui offre un cadre de vie très varié, on y trouve des parfums d’orient comme d’occident, le Caucase chaud et l’Arctique glacial, ainsi qu’un mélange d’Europe et d’Asie. Cette variété reflète la taille du pays qui s’étale sur 11 fuseaux horaires. La sensation d’être dans un pays fort, qui sait ou il va et dans lequel la situation s’améliore, change énormément de la situation Française par exemple et de la sensation de déclin omniprésente que l’on y ressent. Enfin disons le, se sentir en accord avec la grande majorité des décisions prises par l’élite politique du pays est un sentiment fort plaisant.


Bien sur, vous trouverez toujours des étrangers, souvent des expatriés mutés pour raisons professionnelles et qui sont critiques sur la Russie. Ces critiques sont connues, et focalisées sur  une hypothétique « dictature Poutinienne ». Ceux la arrivent généralement dans le pays avec une vision très formatée « made in France », néo-coloniale (« moi y en à montrer toi ») et restent souvent critiques durant tout leur séjour (les contrats d’expatriés durant de 2 à 4 ans). Pour certains néanmoins, la vie en Russie remet les pendules à l’heure et leur fait prendre conscience de la réalité autre que l’on peut apprécier de vivre dans une démocratie dirigée, qui procure stabilité et liberté.



Si il y a 15 ans, les Russes, femmes en tête, fuyaient la Russie à la recherche de meilleures conditions de vie, alors que leur pays était en totale décomposition. Aujourd’hui,  de nombreux Russes de l’étranger sont déjà revenus en Russie et des centaines de milliers de citoyens de l’OCDE y résident.

On pense que ce nombre devrait sensiblement augmenter dans la prochaine décennie, au vu des prévisions économiques solides en Eurasie (Russie, Biélorussie et Kazakhstan, les 3 pays de la nouvelle union douanière) et relativement faibles en Occident (Amérique et Europe de l’ouest). Déjà la Russie se classe devant la France et juste derrière l’Allemagne selon le FMI, dans le classement des pays selon leur PIB à parité de pouvoir d’achat. Pour ma part, en tant que Français d’Eurasie, c’est décidé, je suis très bien «chez  Poutine » et pour rien au monde ne souhaite rentrer à l’ouest !
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Рио Гранде

Оригинальная статья была опубликована в РИА Новости

*

С тех пор как я живу в России, мне часто приходилось в дискуссиях с моими русскими друзьями обсуждать тему уровня жизни, а также бедность. Конечно, эта тема является важнейшей: каждый хочет жить хорошо и, в общем, жить лучше, чем раньше.



Глобализация, благодаря телевидению и Интернету, позволила всей планете созерцать и желать уровня жизни, считающегося идеальным: уровня жизни на Западе. Недавно в рубрике «Мнение читателей» одной российской газеты у студентов спросили, какой вопрос они бы хотели задать президенту Медведеву. Симпатичная 23-летняя студентка с большими беличьими глазами задала следующий вопрос: «Дмитрий Анатольевич, когда мы будем жить хорошо? »


В 2009 году по России средняя зарплата составляла около 500 евро в месяц и 1000 евро в месяц в Москве. Эти цифры приводят в замешательство тех, кто знает стоимость жизни в этой стране. Тем не менее, я часто говорю своим друзьям, что их средняя заработная плата уже значительно выше, чем в некоторых государствах Европейского союза, таких как Румыния (350 евро) или Болгария (150 евро).


Россия, теоретически, в настоящее время располагается ниже эстонского уровня (700 евро) или польского (875 евро). Разумеется, Румыния и Эстония, это не Франция. Действительно, средняя заработная плата во Франции составляет 1.800 евро. Кроме того, мои друзья мне говорят, что стоимость недвижимости в России (что является реальной национальной проблемой) превосходит уровень французских цен! Конечно, кажется, что с чисто математической точки зрения они правы.


Тем не менее, другие экономические показатели более лестны для России. Возьмем, к примеру, бедность. Она сократилась на половину за десять лет, доля россиян, живущих ниже черты бедности, снизилась с 29 до 15% населения в период между 2000 и 2009 годами.
Во Франции уровень бедности, который составлял 6,2% населения в 2001 году накануне перехода на евро, в настоящее время достигла 13,7%. Половина французов в 2009 живет с доходом менее 1.500 евро в месяц, что во Франции действительно немного. Другой показатель, безработица. В настоящее время она затрагивает 7% активного населения в России, в то время как около она приближается к 12% во Франции и составляет почти 25% среди тех, кто не достиг 24 лет.



Наконец, можно ли реально сравнить уровень жизни?


Не совсем очевидно, что 500 евро в Омске представляют меньшую покупательную способность, чем 1.500 евро в Бордо. Другой пример, богаче ли в Париже, чем в Москве, скажем, с 1.000 евро? Конечно, нет.
В 2009 году, по данным Всемирного банка, Россия была впереди Франции по покупательной способности национальной валюты.



Но эти статистические данные не говорят всего. Во Франции, например, они маскируются такими понятиями, как безопасность, неполный рабочий день или сверхзадолженность, значительно выросшие в последние годы и являющиеся очень показательными для общего плохого самочувствия. Конечно, Франция, через свою щедрую систему социального обеспечения, не оставляет без финансовой помощи обездоленным людей или безработных.


Это все еще актуально сегодня, но дискуссия о стоимости этой системы (в 2010 дефицит составляет 23 миллиарда евро) в настоящее время началась, и можно предположить, что экономический кризис свидетельствует о конце государства всеобщего благоденствия (термин «государство всеобщего благоденствия» обозначает форму, которую принимает вмешательство государства в экономическую и социальную жизнь ― прим. ред.) по-французски.


Что происходит, когда это государство «не может» дать работу всем этим людям? Знают ли россияне, что уровень задолженности французского государства таков, что каждый новорожденный уже должен 25.000 евро? В России, напротив, все еще широко распространена ситуация, когда реальные доходы выше, чем заработная плата, многие россияне совмещают вторую работу параллельно с основной.


Это, все же, возможно в экономике достаточно гибкой и достаточно динамичной, каковой она является в России. Экономике, свободной от долгов, но с массивными финансовыми резервами. Прогноз роста в России на два-три следующих года является самым высоким в Европе и заставил бы мечтать любое правительство еврозоны. Кажется, что Россия находится на подъеме, в то время как многие европейские страны, как Франция, находятся скорее в фазе спада.


Представим, что в течение следующих десяти лет ситуация останется прежней, уровень «заработной платы» продолжит расти в России, бедность сократится, в то время как обратный процесс будет происходить во Франции. Будут ли мои русские друзья через 10 лет говорить то же самое?


Со своей стороны, мне кажется, что оценка уровня жизни не может быть определена только линейными экономическими показателями.
Это ощущение, что будущее будет лучше, чем прошлое, дало для россиян возможность не сожалеть о прошлом, но также не бояться будущего. С другой стороны, французы, которые помнят беззаботность «Славного тридцатилетия» (период экономического подъема, длившийся с 1945 до нефтяного шока 1973) продолжают говорить о нем, как о прошедшем золотом веке. Ухудшение экономической, социальной ситуации, кризис идентичности означает, что французы сегодня больше не могут быть спокойны перед лицом будущего.



В субботу вечером, отправившись обедать в ресторан «Rio Grande», находящийся в моем квартале, я погрузился в эти размышления, наблюдая за посетителями. Под российский рок 1970-х годов в исполнении талантливого дуэта, завсегдатаи танцевали, независимо от возраста и социального происхождения, тем не менее, очень разных.


Я уточняю, что живу в квартале, удаленном от центра, в классическом «spalniy rayon» на конечной станции линии метро. В конечном счете, люди выглядели относительно счастливыми и беззаботными, и я пришел к заключению, что общее ощущение безопасности и доверия является ключевым показателем реального уровня жизни.
По этому показателю россияне в 2010 году, несомненно, являются одними из первых в европейских рейтингах.
 
Перевод : Уголин (Ursa-Tm)
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Le budget fédéral 2011 / Federal budget 2011


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Development and building institutions and traditions is more important for a new country than democracy.

* Development and building institutions and traditions is more important for a new country than democracy. That’s precisely what Pakistan needed and continues to need. In Pakistan, we need a visionary nationalistic leadership at the top backed by the strength of the Pakistani military to install a confident visionary leadership and give it consistency and continuity. That’s the formula that worked for China. The more time we waste in propping up a fake democracy, the more Pakistan will come closer to internal failure.


* Consider Mr. Musharraf and Mr. Putin, both products of military institutions in their respective countries. Both came to power around the same time. Ten years later, Musharraf faces the humiliation of exile and defeat while Putin is still in power. Musharraf led the country into internal and external chaos leaving Pakistan humiliatingly even more dependent on other countries that are taking advantage of the situation, while Putin saved Russia from collapse and reasserted Russia’s power when everyone had written that country off.

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Etat Russe et pensions, de 2008 à 2010 : promesses tenues !

En 2009, les retraites russes ont augmenté de 10,8% par rapport à 2008, a annoncé le Service fédéral russe des statistiques (Rosstat). «En décembre 2009, la retraite moyenne se chiffrait à 6.170 roubles (148 euros), augmentée de 35,9% par rapport à 2008″, lit-on dans le communiqué. Malgré la crise économique, les retraites en Russie ont été indexées quatre fois en 2009, la pension vieillesse se chiffrant en moyenne à 6.280 roubles (151 euros) et l’allocation pour un adulte handicapé ayant atteint le minimum vital qui se monte à 4.268 roubles (102 euros). 
Toutefois, même cette augmentation n’a pas permis d’atteindre un niveau de retraite digne de ce nom. Selon les calculs de l’Organisation internationale du travail, la pension ne doit pas être inférieure à 40% du dernier salaire moyen du retraité. Le ministère russe de la Santé et du Développement social prévoit que la Russie ne pourra se rapprocher de cet indice qu’en 2012. L’âge de la retraite en Russie est de 55 ans pour les femmes et de 60 ans pour les hommes.
Pour cette raison, en juillet 2009 il était dit par l’état que les pensions de vieillesse accuseront une hausse de 45,9% en 2010, leur montant moyen franchira la barre des 8.000 roubles par mois (180 euros) mais également que : «En 2010, la retraite vieillesse mensuelle doit dépasser la barre des 8.000 roubles (180 euros) avec un minimum vital pour retraités égal à 5.030 roubles à Moscou (120 euros) au premier trimestre» (Vladimir Poutine).
Ou en est t-on à mi course en 2010 ?
Le montant de la pension de retraite moyenne en juillet 2010 était de près de 7.600 roubles (195 euros), soit une augmentation de 46,82% par rapport à juillet 2009, a annoncé mardi Service fédéral russe des statistiques (Rosstat). «En juillet 2010, la pension de retraite moyenne se chiffrait à 7.588 roubles, soit une augmentation de 1,5 fois par rapport à juillet 2009″, lit-on dans un communiqué de Rosstat.
La retraite moyenne en juillet 2010 était égale à 35,5% du salaire moyen, précise le communiqué
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