L’intégration économique et politique de l'Eurasie : objectifs réalistes ?

  Veuillez-trouver ci dessous mon interview de ce début 2017 pour la lettre de l'Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l'Institut des Hautes Etude de Défenses Nationales /// WWW.ANAJ-IHEDN.ORG Comment définir l’axe eurasiatique ? Je crois qu’il faut tout d’abord envisager cet Read more

Conférence au MGIMO sur la politique étrangère de François Fillon (27/02/2017)

La politique étrangère de François Fillon : vers un nouveau gaullisme francais ? Photos sur le site du MGIMO Photos sur Facebook Bonjour à tous et merci beaucoup à cette institution qu’est MGIMO de nous recevoir aujourd’hui. Mon propos sera court, je souhaiterais vous parler Read more

Interview chez Sputnik avec Rachel Marsden

Interview avec Rachel Marsden dans les locaux de Sputnik Paris (source originale) Read more

Articles en francais

Tableau 2

Depuis 1999 on peut voir que la quantité d’émigrants de Russie baisse, ce qui traduit l’amélioration économique que le pays connait depuis 10 ans.



Depuis 2008: 37.894 Russes ont émigré définitivement vers l’étranger lointain. 

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Tableau 1

L’institut Rosstat donne des chiffres reconnus comme étant assez précis. Regardons les flux migratoires de Russie, entrées et sorties de 1997 à 2010, ici sous forme de tableau:

Depuis 2008 donc, 105.544 russes ont émigré hors de Russie.

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Détails sur le projet "Tunnel sous Béring"

J’ai publié deux textes, le premier en mai 2008 intitulé le «pont ferroviaire eurasiatique» et le second en juillet 2010 intitulé «le tunnel sous Béring«.

RIA Novosti a publié récemment du matériel intéressant à ce sujet, notamment une Interview accordée par Alexandre Bgatov, directeur adjoint de l’Institut russe de recherches scientifiques pour l’étude des forces productives, et par Aslambek Aslakhanov, membre de la chambre haute du parlement russe, à RIA Novosti.
Je retranscris la version vidéo ci dessous, vous pouvez trouver la version «texte» ici

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La rentrée scolaire 2010 en Russie

L’année dernière je publiais un article intitulé : «Et les enfants Russe alors» pour montrer que contrairement à la France ou à nombre de pays, ce moment est très important et festif. En Russie ballons, fleurs et bonne humeur sont de rigueur ! Aucun des correspondants de presse de AUCUN des grands quotidiens Francais n’a jugé bon ou intéressant d’aller dans une école Russe afin d’assister à une cérémonie et de la décrire dans un article ce qui est tout bonnement incroyable.
Ce 1ier septembre 2010, c’était de nouveau la rentrée scolaire, que j’ai choisi de nouveau illustrer par des villes autres que «Moscou» et «Saint Saint-Pétersbourg» .. 
Les images ci dessous sont donc celles de Arthur que mes lecteurs connaissent désormais bien et qui illustre la rentrée tout au sud de la Russie
Mais également celle de Olga, qui illustrent la rentrée la bas tout à l’est de la Russie, devant la frontière Chinoise …

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Témoignage d’un lecteur Canadien

Recu par mail :

Cher monsieur Alexandre Latsa,

j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre bulletin sur la canicule en Russie et les commentaires dans la presse européenne.  Je suis moi-même journaliste et comme vous pourrez le lire sur le mot que j’ai laissé à la suite de ma lecture, les média canadiens, à tout le moins au Québec, n’ont pas soulevé de polémique sur ce sujet.  Nous avons déploré la situation, car il nous est arrivé de connaître des épisodes -peut-être pas aussi dramatiques- mais aussi douloureux.
J’aime la Russie.  Ma famille aime la Russie.  Oh, et tous les citoyens de l’ancienne URSS devrais-je ajouter.  C’est plus véridique.  Je dois beaucoup aux travailleurs de votre pays.  Mon père est charpentier-menuisier à la retraite et il n’aurait pas pu me payer les études que les travailleurs soviétiques m’ont payé via l’École supérieure des cadres des partis communistes près du CC du PCUS.  En 1979, à 22 ans, j’ai étudié à Moscou pendant sept mois.  Aujourd’hui, dans mon milieu à Montréal, je suis une personne qu’on écoute que ce soit à propos de M. Vladimir Poutine ou de la Russie en général.
Car je n’ai pas d’animosité particulière contre le peuple russe.  Je sais que c’est un peuple bon et généreux.  On lui demande 100% de lui-même et c’est 110% qu’il vous donnera.  Les Russes, il faut bien l’avouer, ont le coeur sur la main.  Déjà, enfant, le père de ma mère me disait qu’un jour il faudra bâtir à Québec -ma ville natale- un monument à la gloire de l’Armée Rouge.  Je ne comprenais pas trop pourquoi.  Maintenant, je sais…  Je connais l’exploit de Stalingrad!
Je parle souvent de votre beau pays autour de moi, où il me semble que tous les démocrates: communistes et progressistes en général peuvent cohabiter.  J’ai appris à mon retour la langue de Pouchkine.  Vous me verriez intimidé de vous parler maintenant, de peur d’écorcher toute cette belle foison de vers et de rimes créés par le génie russe.  Mais, je me débrouille quand même et avec joie.
Un jour je retournerai à Moscou.  Je ne vous connais pas.  J’ai été le plus franc que je pouvais l’être avec vous;  j’ajoute que je suis membre du Parti communiste du Canada. 
Je vous offre donc mon amitié.  Sachez qu’il y a une grande place chez moi pour tous les peuples de l’ancienne Union Soviétique, dont la Russie, cette toute belle et grande Russie.
Merci de votre attention,
sincèrement vôtre,
Daniel Paquet
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The third turn

3 semaines ont passées depuis la visite de D. Medvedev aux Etats-Unis, et il est intéressant de relire cette analyse de Patrick Amstrong intitulé : «The third turn«.

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Petite histoire de la sexualité en Russie

IntroductionLe monde merveilleux et global nous donne une vision du sexe et de l’amour, il y a la version Hollywood, l’émancipation Occidentale et l’exotique Kama Sutra. La libération des nations et des moeurs intégrées a aussi ses variantes types : le Kama Sutra Indien, l’amour à la Francaise, la famille à la suédoise … Et la Russie dans tout ca ? L’histoire violente de la Russie et les nombreuses guerres ont fait perdre beaucoup de traces écrites, mais il est malgré tout possible de trouver des traces.

 

Les anciens temps

 

Les historiens Byzantins considéraient les Slaves comme une branche des «huns». Procope de Caesare décrivait les anciens habitants comme des hommes de grande taille, imposants et lourds et avec une grande force physique. Dès le 6ème siècle ils sont décrits comme blonds, aux cheveux clairs. La société était très patriarcale et la polygamie prédominait , les hommes avaient en moyenne 2 à 4 épouses, mais les épouses n’étaient pas considérées comme propriété de leurs maris. Par exemple une femme qui se jugeait «mal aimée» pouvait librement et sas honte aller voir ailleurs. Et si cette dernière retrouvait un jeune partenaire prêt à lui offrir son coeur et faire d’elle sa première épouse, elle pouvait parfaitement quitter (divorcer) le mari.

 

Un autre observateur Byzantin du 6ème siècle, Mavrikios le stratège étaient surpris par l’habitude des anciens Slaves à copuler dans l’eau, dans les lacs ou les zones peu profondes des rivières .. Cela se retrouve dans les pratiques d’avant mariage pour les jeunes femmes (bains de filles) et la nuit de noce pour le époux (bain d’époux).
Il a été également surpris par l’indigence des pratiques sexuelles avant les évènements comme les fiançailles ou les mariages, la virginité raconte t’il n’a que peu d’importance, que ce soit pour les jeunes hommes ou les jeunes filles.

 

* Jusqu’au 12ième siècle, les anciens Russes associaient le sexe avec les fêtes, le rire, la musique et les grands évènements. Une de ces fêtes était celle en l’honneur de la prêtresse de l’amour, Lada, fête qui devint plus tard la fête de Ivan Kupala. Il est difficile pour l’observateur étranger de même décrire l’état d’abandon sexuel en l’honneur de cette déesse, alors que les popes orthodoxes décriront la célébration de Ivan Kupala comme respectable dès le 17ième siècle : » et les hommes et les jeunes garçons s’abattent littéralement sur les jeunes filles et les femmes, souillant ainsi la condition de mariées pour ces mêmes femmes.»
Le concept de fille de joie (Bludnitsa / Блудница) apparait dès le 7ième siècle et ne signifie uniquement que la jeune fille «errait», autrement dit était en recherche d’un mari. A la fin du 8ième siècle, la défloration des jeunes filles a été confié aux Chamans, tout du moins la défloration des jeunes filles qui n’avaient pas «pu» perdre leur virginité lors des fameux «bains de femmes», qui avaient lieu quelques jours avant le mariage. Dès lors, toutes les filles qui avaient perdus leur virginité furent définies de cette façon.

 

* Du 12ième au 17ième siècle, les jeunes femmes non mariés ou les veuves qui avaient des relations privées étaient traitées de cette façon furent considérées comme des «filles de joie». Ce n’est qu’au 18ième siècle et après des efforts énormes de l’église que ce terme devint un «juron». L’église contribua grandement à graduer, et en comportement et en vocabulaire, ces différents «statuts», par exemple, «blud» définissait une relation avec une femme non mariée, alors que «prelyubodejstwo» (adultère) définissait une relation avec une femme mariée. Les prostituées étaient appelées «sramnye devki» (donzelles éhontées ;) .
Une autre particularité des relations intimes du monde Slave est l’absence notable et totale de traditions homosexuelles et zoophiles, mais également la grande pudeur des hommes Russes de parler de leurs «exploits» intimes, alors que c’était commun et valorisant parmi les anciens héros d’Inde ou les chevaliers d’Europe de l’ouest.
Les tabous sexuels
* L’initiatrice de «règles» d’intégrité morale a été la princesse Olga au 10ième siècle, première Rus à se convertir au Christianisme. En 953 elle a pris un «édit du mariage» qui donnait des amendes ou des obligations de compensations matérielles à la femme si il s’avérait qu’elle n’était pas vierge.

 

* En 967 le prince Sviatoslav a interdit aux Chamans de prendre la virginité des jeunes filles, en affirmant que «dorénavant, la défloration était la responsabilité directe mais également l’honneur du mari». Sviatoslav a également tenté de bannir les célébrations festives (tournant à l’orgie) lorsque celles ci n’étaient pas directement liées à une fête Russe. En effet ces fêtes et danses étaient extrêment érotiques et lors de sauts par exemple les parties génitales des danseurs étaient visibles. Ces derniers par leurs fortes protestations firent annuler le décret de ban des danses par le prince.

 

Les tentations sataniques

 

* Dès le 12ième siècle, l’église Orthodoxe a commencé à lutter contre toute influence ou tentation jugée «satanique». Les Chamans ont disparus de la société en tant que «classe avec des fonctions sociales publiques et officielles». Les sages femmes ou sages hommes ont été qualifiés de sorciers défiant dieu et devant être anéantis, les interdictions allant jusqu’à qualifier les contraceptions par breuvage d’homicides.

 

Le joug tatar-mongole n’a pas empêché l’église orthodoxe de sérieusement régenter les rapports hommes / femmes en supprimant notamment les anciennes traditions comme les «bains de femmes» (la veille du mariage) et les «bains du mariage» (le bain partagé entre époux d’après le mariage, sorte de nuit de noce). Ce dernier fut remplacé par un bain obligatoire et séparé après la nuit de noce, pour se laver du «pêché provisoire» qui suit le mariage. Ensuite les relations sexuelles entre époux furent bannis, sauf pour la reproduction.

 

L’église se mit à interdire aux femmes de porter des couleurs trop attrayantes et du maquillage car «la beauté d’un individu ne réside pas dans la chair». De fréquentes obligations de «jeûne» ainsi que des jours de jeûne obligatoire (mercredi et vendredi) ne laissaient aux époux que 50 jours de «sexe» / an, et une relation sexuelle / jour était autorisée, même lors de mariages.

 

Les «positions sexuelles» étant jugées par l’église comme non adaptés pour tomber enceinte, une seule position fut toléré, face à face, allongée, la femme se situant sous l’homme, il était formellement interdit d’embrasser le corps de l’autre. L’église définissait la femme idéale comme «asexuelle, voyant l’acte sexuel avec dégoût». En outre les relations dans l’eau furent interdites.

 

Les couples de jeunes mariés qui s’étaient mariés selon l’ancienne coutume Slave (qui impliquait d’écarteler un poulet vivant) se voyait réprimandé car cette coutume était jugé satanique par l’église. Pendant la confession, il fallait tout évacuer et les «popes» étaient directs et rudes, comme le témoigne cette question : «avez vous inséré vos doigts ou votre bouche dans des endroits qui ne sont pas destinés à ce fait» ?

 

Les habitants ont mal réagi aux sermons des popes. Ils ont alors développé un argot riche en mot issu des «édits» de l’église. Cet argot a donné lieu à des jurons qui n’ont pas d’équivalent dans aucune autre langue et ont été introduit dans la langue plus commune via les «comptes» ou les «chansonnettes traditionnelles» ou même les «proverbes».  Puis plus tard intégré dans les conversations de tous les jours et dans les blagues. Dès le 18ième siècle un dicton populaire célèbre affirmait : » Le pêché est lorsque les jambes sont écartées (remontées) mais lorsqu’elles retombent, le seigneur pardonne».

 

A cette époque, l’église attaqua énormément les femmes a poitrine opulente, en iconant des femmes a gros seins et visages hideux. La réaction populaire fut forte et l’effet inverse de celui escompté : les hommes épousèrent des femmes aux poitrines opulentes et les femmes se mirent à utiliser diverses «recettes» pour se faire augmenter (en taille) la poitrine. Une des astuces des filles dans les villages du centre de la Russie qui estimaient leurs seins trop petits était de boire régulièrement une cuillère de miel, une cuillère d’huile végétale et un bol de menthe poivrée, cocktail qui dit on contribuait à faire grossir la poitrine.

 

* Intéressant également, l’étrange et changeante relation entre l’homme et la belle mère à partir du 16ième siècle. A cette époque et pour diverse façon, les pères Russes souhaitaient marier leurs filles aussi tôt que possible, dès qu’elles atteignaient 12 ou 13 ans. Lors de la première nuit du mariage, la mère de la marié dormait avec les époux pour préserver la jeune fille des assauts du mari. La belle mère pouvait ainsi continuer à dormir avec les époux pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle estime que la mariée soit «prête». Ces comportements furent des réactions instinctives à laquelle l’église ne s’opposa pas.
A cette même époque, les relations adultères étaient punis d’une lourde peine à partir de 10 ans de travaux forcés et le sexe hors mariage de 10 à 15 ans de repentance journalière à l’église. Enfin, la relation entre un homme et sa «belle-mère» était puni de 5 ans de repentance journalière (le pêcheur allant à l’église tous les jours, s’agenouillant et faisant le signe de croix pendant deux heures, implorant le pardon de dieu).

 

Orgie démoniaques

 

Selon l’ethnographe Nikolay Galkovsky, notre pays a atteint son apogée sexuelle durant justement ce 16ième siècle. La dépravation des moeurs, après la reprise en main de l’église les quelques siècles précédents. A cette époque, l’église est même considérée comme coupable et collaboratrice de ces moeurs décadentes, portées en premier lieu par la noblesse Russe, particulièrement sous le règne de Ivan le terrible.
Les adultères étaient courants et commis souvent dans les tavernes ou les bains, qui étaient à cette époque publics et mixtes. Les «bordels» étaient généralement ces mêmes bains publics.

 

Les mariages populaires par exemple duraient en général 2 à 3 jours et le second jour il était impossible de trouver quelqu’un de sobre. Peu d’invités quittaient la cérémonie sans avoir eu de relations sexuelles avec  3 ou 4 invités du sexe opposé.
Les choses étaient encore aggravés dans les mariages de la bourgeoisie et de la noblesse, ou les cérémonies duraient jusqu’à une semaine et ou les miliciens «oprichniks» étaient le coeur et l’âme des mariages, mais également les meneurs des comportements les plus déviants, notamment de la généralisation publique de la sodomie. Les choses ont même atteint l’église, le leader de l’église Russe (le métropolite Zosima) étant lui même impliqué dans ces comportements et cela dès le 15ième siècle.

 

Le summum étant atteint avec les mariages royaux, pouvant durer 3 semaines et ou les gens ne craignaient que le regard du diable ! Par exemple la troisième épouse de Ivan le terrible, Martha Sobakin, qui mourut 2 semaines après le mariage. Les gens y virent l’oeil du diable mais personne ne put estimer combien elle mangea et but durant son mariage ni qu’elle était atteinte de Syphilis, une maladie qui fut apportée en Russie par les étrangers au 16ième siècle (d’après l’historien Nikolai Kostomarov) et qui à la fin de ce siècle était une maladie très répandue en Russie, faisant de gros ravages dans la population, autant que la peste ou le choléra.

 

L’arrivée des femmes

 

La bataille décisive contre le «pêché»  et l’effondrement des moeurs en Russie fut initiée par une femme : Catherine la grande. Tout le monde sait qu’elle prit un décret pour instaurer le premier campement Russe en Alaska en 1874, mais personne  ne sait que la même année, elle bannit la mixité dans les bains publiques…. Par la suite, les règnes de Alexandre III et Nicolas II verront un retour complet de l’autorité de l’église orthodoxe et d’une morale très forte.

Source

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Moscou capitale de l’Europe .. Et du monde ?

Non je ne suis pas un Russophile aveugle, loin de la, bien au contraire, je suis juste un citoyen avec les yeux ouverts, du bon sens et quelques neurones, ce qui n’est pas le cas visiblement de Juliette Rabat et des sous-pigistes du courrier de Russie …

En novembre 2008 j’écrivais que Moscou était devenue la capitale de l’Europe, cela était justifié par le fait que la vraie Europe va de l’atlantique au pacifique et ne s’arrête pas aux limites de la croupion Union de Bruxelles. Et que aujourd’hui ni Paris, ni Bruxelles, ni Berlin ne sont en mesure de contrôler efficacement ce territoire et devenir des coeurs civilisationnels, la principale raison étant la totale soumission de leurs élites à l’empire Américain. Deux Europes cohabitent territorialement, géographiquement voisines, mais séparés par un mur à bannière étoilée et des options politiques totalement différentes.

Ce thème de Moscou, capitale de l’Europe avait suscité l’incompréhension des gens qui ne connaissent pas la Russie et ne peuvent ressentir, voir à quel point la Russie renait, se reconstruit et devient un pôle de pouvoir et de volonté, non pas seulement régional comme «Marie-Jégo et consorts» voudrait nous le faire croire mais bien une puissance continentale et civilisationelle. La radio Française m’avait même interrogé sur ce thème (comme sur d’autres) mais il est difficile d’expliquer la Russie, la Russie se ressent et ne s’explique pas.

Un correspondant vient de m’envoyer cet article intitulé : «Moscou bien placée pour devenir capitale du monde» publié par Ria Novosti en Septembre 2009 ! Non lecteurs ne rêvez pas je n’y suis pour rien et ne travaille pas à Ria Novosti ;)
L’idée vient d’outre atlantique, de Forbes New-York qui écrit cela :
«Moscou a toutes les chances de détrôner, en tant que «capitale du monde», les mégapoles que sont New-York, Londres ou Paris, ou au moins de se placer sur un pied d’égalité avec ces dernières (..) Il y a quinze ans, Moscou était très vétuste, peuplée de gens qui faisaient tristement la queue pour acheter des marchandises de piètre qualité. Aujourd’hui ses hôtels, bon marché et douteux il y a un quart de siècle, sont parmi les plus chers au monde. L’immense industrie énergétique russe, dominante en Europe, est un facteur clé pour les transformations (…) Les experts indiquent que Moscou a radicalement changé d’aspect après la chute de l’Union soviétique. La ville qui ne comptait que quelques tours, parmi lesquelles celle de l’Université Lomonossov, a aujourd’hui tout d’une capitale moderne pour les hommes d’affaires, truffée de gratte-ciels déjà en service ou en cours de construction (..)
La liste de futures capitales du monde comprend aussi Shanghai et Pékin, Mumbai, São Paulo, Calgary, Dubaï, Perth ainsi que les villes texanes Houston et Dallas en pleine expansion (…) Les capitales mondiales de demain se trouveront non plus en Occident, mais plutôt dans les pays tels que la Chine, la Russie et l’Australie«, estime le magazine.

Je rajouterais juste que la crise a accéléré le mouvement et la décomposition des capitales Occidentales , y compris celles citées par Forbes mais au contraire à mis Moscou dans une situation de force de par sa très rapide récupération. 
Comme le rappelait le GEAB dans son bulletin du 15 février 2010 —> 
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40 jours depuis les attentats .. 40 bougies …

Source : TAGAN

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22 minutes pour libérer le pétrolier russe ..

… Comme quoi avec un peu de volonté politique et de soldats efficaces, c’est possible !


La frégate anti-sous-marine russe Marchal Chapochnikov n’a mis que 22 minutes pour libérer jeudi le pétrolier Moscow University détourné mercredi par les pirates somaliens avec 23 Russes à bord, a annoncé le commandant du groupe naval russe dans le golfe d’Aden Ildar Akhmerov. 



«Notre assaut surprise a duré de 5h13 à 5h35 heure de Moscou (de 01h13 à 01h35 GMT). Le Marchal Chapochnikov a assuré la protection d’artillerie des groupes d’assaut. Pris au dépourvu, les pirates ne s’attendaient pas à des actions aussi décisives», a indiqué le capitaine Akhmerov lors d’un duplex. 


Avant de donner l’assaut, l’équipage du navire de guerre russe avait adressé plusieurs messages radio aux pirates les appelant à quitter le navire détourné, à déposer leurs armes, à libérer les otages et les assurant qu’aucune rançon ne serait payée, a ajouté le commandant.


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