Alexandre Latsa

Conférence au MGIMO sur la politique étrangère de François Fillon (27/02/2017)

La politique étrangère de François Fillon : vers un nouveau gaullisme francais ?

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Bonjour à tous et merci beaucoup à cette institution qu’est MGIMO de nous recevoir aujourd’hui.

Mon propos sera court, je souhaiterais vous parler des conséquences importantes et positives qu’aurait une victoire de François Fillon sur la politique étrangère de la France, sur son rôle en Europe et dans le monde et bien entendu pour la relation franco-russe.

Avant tout, un peu d’histoire s’impose surtout pour les plus jeunes d’entre vous.

La France vous le savez s’est engagée dès 1950, soit il y a de cela 67 ans dans un processus de construction européenne visant, a l’origine à éviter toute nouvelle guerre entre nations européennes.

De l’union douanière des six en 1968 à l’Europe des dix en 1981, aux funestes accords de Schengen en 1985 laissant la France sans frontières c’est finalement la signature du traité de Maastricht qui crée l’Union européenne en 1992 il y a tout juste un quart de siècle.

Un traité de Maastricht auquel s’était opposé François Fillon qui à l’époque faisait partie d’une organisation politique nommée ‘Demain la France’ dont le but était de : « rénover le gaullisme en restaurant l’idée de souveraineté nationale ».

Plus prosaïquement, il s’agissait de faire gagner au sein de l’élection pour la présidence de la droite francaise des idées de droite, souverainistes et conservatrices et empêcher le Tandem Jacques Chirac / Alain Juppé aux vues beaucoup plus européistes de l’emporter. La liste conservatrice et souverainiste à laquelle appartenait François Fillon obtint 30% des voix lors du congrès du RPR de l’hiver 1990 contre 70% pour le Tandem Jacques Chirac / Alain Juppé. On comprend mieux le sens profond du second tour de la primaire de la droite et du centre du 27 novembre dernier lorsque François Fillon écrasa ce même Alain Juppé avec près de 67% des voix.

Durant les trois dernières décennies, les gouvernements de gauche comme de droite n’ont, par leurs renoncements successifs, que réussi à détruire ce qui aurait du être un incroyable projet. Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés et creusé un fossé d’incompréhension entre les peuples et les responsables politiques.

En 27 ans, force est de constater que l’Union Européenne se trouve, je cite François Fillon : « à un tournant historique obligeant à proposer un autre chemin pour l’Europe afin d’en faire ce qu’elle devrait être : un authentique projet civilisationnel ».

Vaste programme sachant que l’Europe aujourd’hui apparait au mieux comme inefficace, inutile, dépassée, comme un obstacle à notre développement et notre liberté et au pire comme une tête de pont de l’Amérique pour attaquer l’Eurasie, Russie en tête. Rien de surprenant dans cela puisque l’Union Européenne, souffre d’un mal bien profond et bien invisible en surface : l’atlantisme qui entraine ces membres dans une relation de soumission excessive avec Washington et dans une logique de tension avec Moscou. Un comble alors que le projet européen a été vendu aux peuples par leurs élites comme un projet ayant pour objectif de défendre les intérêts européens et non américains.

Dans ce contexte de déliquescence européenne il est évident que la seule puissance qui puisse inverser le sens de l’histoire et restaurer le Politique pour bâtir une authentique Europe des nations est la France, La France puissance politique et nucléaire, mais aussi puissance civilisationelle.

La France qui pourrait initier les trois principaux objectifs qui sont ceux du futur président de la république François Fillon pour l’Europe et notamment :

- Maitriser ses frontières et son immigration pour éviter que ne se reproduisent les évènements tels que la crise des migrants qui démontré toute la faiblesse du système sur le plan tant politique que logistique.

- Faire de l’Euro un outil de notre souveraineté notre indépendance vis-à-vis du Dollar et ainsi de la justice et de la politique étrangère américaine. J’espere que vous aurez tous bien saisi le sens profond de cette phrase.

- Initier une nouvelle politique de défense et sa sécurité afin que l’Europe je cite ne s’en remette pas « qu’aux Etats-Unis » mais puisse peser militairement. Je souhaiterais rajouter que cette proposition est parfaitement en adéquation avec les propositions russes de 2008 faites par Dmitri Medvedev sur l’instauration d’un dispositif de coopération militaire entre l’Europe et la Russie.

Vous l’aurez compris, l’enjeu pour l’Europe, c’est que la France initie une nouvelle politique stratégique qui libère les Etats européens, non de la relation avec Washington bien sûr mais de la relation de vassalisation établie qui nous empêche d’avoir une politique internationale plus balancée et plus équilibrée. Qui empêche l’Europe et la France en premier lieu de désamorcer les dynamiques de confrontation systématique initiées par certains cercles d’influence, cercles pour lesquels il faut impérativement empêcher que n’émerge un monde plus multipolaire.

On qualifie souvent le président russe Vladimir Poutine, de conservateur – réformateur, c’est la meilleure définition que l’on puisse donner de François Fillon. Les similitudes entre les deux hommes ne s’arrêtent pas là : leur principal point commun est de vouloir substituer, partout où cela est possible, la coopération à l’affrontement.

Substituer la coopération à l’affrontement : ce moment est je crois essentiel.

La candidature Fillon pourrait rompre avec l’orientation «néoconservatrice» prise par le Quai d’Orsay ces dix dernières années, et dont Nicolas Sarkozy comme Alain Juppé, ont été des éléments moteurs. On saisit mieux l’importance profonde de cette élection de novembre dernier et on comprend mieux pourquoi des réseaux atlantistes va-t-en-guerre se déchainent contre le candidat Fillon ne craignant que le peuple Français ne fasse comme le peuple russe, le peuple britannique ou le peuple américain à savoir ne vote pas pour un candidat en conformité avec le grand Agenda.

Leur arme : les médias.

Voila ce qui pousse le monde médiatique à verser ces temps-ci dans un complotisme absolument maladif voyant des agents russes partout et la main de Poutine derrière chaque article ou meme chaque tweet écrit par des citoyens francais ayant juste l’envie d’exprimer des opinions n’allant pas dans le sens de ce que le mainstream médiatique veut imposer aux esprits et aux âmes.

Ce même monde médiatique ne s’offusque pas des récentes révélations de Wikileaks confirmant les ordres donnés par la CIA d’espionner les principaux hommes politiques des grands parti francais lors de l’élection présidentielle de 2012 : quelle bien curieuse manière de traiter ses alliés.

Mais malgré tout le travail effectué par le mainstream médiatique pour tenter de nous faire croire qu’il n’existe qu’un homme politique qui serait corrompu en France et qu’il s’appelle François Fillon. Les francais ne sont ni idiots ni naïfs et cette campagne est en train de se retourner contre leurs auteurs.

Plus que cela, cette excessive campagne semble stimuler François Fillon à endosser le costume du Politique avec un grand P en s’opposant, je dis bien en s’opposant à la tyrannie médiatique par le discours politique, ce qui différentie fondamentalement la candidature Fillon des candidatures de posture, de slogans et de phrase marketing, que le mainstream médiatique veut voir s’affronter au second tour de l’élection présidentielle.

Permettez-moi de vous citer ces phrases du candidat Fillon lors de son discours du 27/01 dernier au sein des locaux des Archives nationales, à Pierrefitte-sur-Seine :
« Le culte de l’instant, du ponctuel, de l’éphémère court-circuite notre démocratie»
« Il
y a quelque chose de pourri dans la démocratie, il s’agit du tribunal médiatique. »
«  Contre cette médiacratie qui joue sur les émotions instantanées, le discours politique cherche à réintroduire le temps long de l’argumentation raisonnée »
« Contre la réduction des hommes au statut de consommateur par la sondocratie, et contre le conformisme propre à la tyrannie cathodique, le discours politique cherche à réintroduire la contradiction

La ou les médias n’ont peut-être pas totalement tort cependant, c’est que François Fillon est le plus gaulliste des candidats à l’élection présidentielle francaise de 2017. C’est lui qui affirme que la grande coopération géostratégique, sécuritaire, énergétique et politique avec la Russie est essentielle pour la France et l’Europe.

L’homme est historiquement en phase avec les attentes du peuple francais qui sait qu’il se trouve à un moment spécifique de son histoire, un moment de danger et de rupture. Un moment qui voit ressurgir cette substance gaulliste, carburant de ce Printemps Français que de plus en plus de nos concitoyens appellent pourtant de leurs souhaits.

L’Histoire devrait leur donner raison puisque ce sont les deux candidats les plus russophiles et les plus gaullistes qui devraient s’affronter au second tour de l’élection présidentielle francaise et François Fillon être naturellement élu président de la république francaise ce 7 mai 2017.

Merci de votre attention.

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Conférence de Xavier Moreau au MGIMO (27/02/2017)

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Le Cercle Pouchkine sur TV Libertes

A partir de la 15-ieme minute …


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Interview pour Ours magazine / « La Russie, une opportunité historique »

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Alexandre Latsa est le troisième médiateur franco-russe à vous livrer ses pensées. Auteur du livre « Mythes sur la Russie », créateur de son propre site Internet (Dissonance), il réunit près de 5000 abonnés sur Twitter. Grand défenseur d’un rapprochement entre la France et la Russie, comme le prône l’Union franco-russe, il a exposé ses idées sur la situation géopolitique actuelle à L’Ours.

 

Bonjour Alexandre Latsa. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs ?

Bonjour, j’ai 39 ans et je dirige une petite entreprise de conseils en ressources humaines à Moscou, où je réside depuis huit ans.
Je suis également parrain du cercle Pouchkine, qui est une plateforme de discussion, de réflexion et un réseau autour de la thématique du rapprochement franco-russe.

Comment avez reçu la nouvelle de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie à Ankara ?

De toute évidence, certaines puissances essayent de faire échouer l’inattendu rapprochement entre la Russie et la Turquie qui porterait un coup fatal à l’agenda néo-conservateur américain dans la région.

Que pensez-vous de la situation géopolitique et diplomatique entre les deux pays, et pouvez-vous clarifier les positions des deux pays sur le dossier syrien ?

Ankara a longtemps été la pièce maîtresse du dispositif américain « Otan-centré » dans la région. Washington s’est appuyé sur Ankara pour tenter de faire tomber [le président syrien] Assad mais ce plan a échoué, tandis que dans le même temps, Moscou a sauvé la peau d’Erdogan [président turc] lors de la tentative de coup d’Etat de juillet 2016. Sans surprises, les conséquences en ont été sismiques, puisque désormais, on assiste à une nouvelle alliance entre la Russie et la Turquie sur le dossier syrien, sans que les puissances occidentales n’aient leur mot à dire. Une surprenante alliance entre la puissance européenne de l’organisation de Shanghai et la puissance eurasiatique de l’OTAN.

Est-ce un acte terroriste, politique ou d’une autre nature ? Beaucoup comparent cet assassinat à celui de François Ferdinand…

Je pense que c’est excessif car cet acte ne déclenchera vraisemblablement pas une nouvelle guerre mais aura par contre peut-être retardé une nouvelle paix, en Syrie.

Considérez-vous qu’un basculement des forces est en train d’opérer entre les puissances mondiales ?

Oui, et ce basculement s’inscrit selon moi dans la grande désoccidentalisation en cours qui va inévitablement accélérer l’avènement d’un monde multipolaire et dans lequel il faut se poser la question de la place de la France.

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Un rapprochement avec la Russie peut être positif pour la France ?

Oui, car Paris est en manque de partenaires loyaux mais aussi et surtout de partenaires qui initient ce grand processus de multipolarisation, comme, par exemple, Moscou. Paris a tout à gagner en initiant une nouvelle politique continentale avec Moscou et ainsi se placer comme puissance européenne qui compte au sein de structures non européennes telles que l’Organisation de Shanghai ou bien encore jouer un rôle essentiel dans le projet d’architecture continentale de route de la soie.

Qu’est-ce qui peut servir de ciment entre Paris et Moscou ?

La volonté politique ? Le fait que Paris et Moscou bordent l’est et l’ouest de l’Europe ? Le fait que la France et la Russie soient deux géants civilisationnels et deux puissances nucléaires ? Le fait que notre destin soit en Europe et en Eurasie ?

Aujourd’hui la Russie représente une fabuleuse opportunité pour Paris de rééquilibrer sa trajectoire historique et donc son horizon civilisationnel.

Propos recueillis par Paul Leboulanger

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En marche … Vers une alternance totale !

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Veuillez trouver ci-dessous mon nouveau «Parti pris» pour le bulletin de LR Russie.

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Ce premier mandat socialiste du 21-ieme siècle sera peut être le dernier d’un parti socialiste français à l’agonie et qui ne résiste pas à l’incroyable accélération historique que notre pays traverse.

Alors que François Hollande récolte en ce mois de décembre 2016 moins de soutien et d’intentions de vote que le président Ukrainien Ianoukovich au moment du Maidan en 2014, notre président aura finalement pris une décision raisonnable au cours de son mandat : ne pas se présenter à sa propre succession. En se félicitant de la loi sur le mariage pour tous et en dénonçant le conservatisme comme danger pour la population et un risque pour l’unité nationale, le chef de l’Etat prouve qu’il n’a toujours pas saisi le pouls de sa population malgré le petit miracle de faire descendre un million de français pacifiques dans la rue contre la loi Taubira, sorte de remake historique des gigantesques manifestations d’opposition à la loi Savary en 1984.

En dénonçant le conservatisme, le président Hollande confirme par contre que le socialisme français est en total décalage avec toutes les grandes dynamiques que connaissent les pays européens et occidentaux qui rejettent peu à peu définitivement les modèles progressistes et socialistes que l’on pense par exemple à l’Amérique, l’Angleterre, la Pologne, la Hongrie ou la Russie.

Pour la gauche, le pire semble pourtant devant : l’élection primaire qui démarre fait ressembler le parti socialiste a une authentique armée mexicaine : les sept candidats devront en outre faire face à trois outsiders à gauche qui souhaitent bien faire entendre leur voix. Hormis Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot, qui représentent le front de gauche et EELV, la nouvelle gauche tente de se donner un nouveau visage avec Emmanuel Macron dont le parcours d’énarque puis de banquier d’affaire à la banque Rothschild en ferait selon nos médias nationaux un candidat de rupture.

En réalité, Emmanuel Macron n’est pas dans la rupture mais dans la totale continuité du système d’exploitation socialiste francais dont les mises à jours récentes le font lentement mais surement revenir à sa racine historique profonde : progressiste et libérale, issue de l’idéologie des lumières.

Un progressisme libéral qui voit la gauche française accompagner et appuyer la grande fluidification du monde occidental. Une fluidification qui en gommant les différences, les institutions, les statuts, les identités et les frontières tout en effaçant l’Etat favorisera l’avènement et donc la domination du marché. Y a-t-il un électeur dans notre pays qui souhaiterait avoir un président banquier issu de la finance internationale ? La question n’est pas en réalité de savoir si la France a le choix entre devenir un Cuba occidental ou une succursale de Wall-Street et de la City mais bel et bien si notre pays souhaite se sortir de l’impasse civilisationnelle dans laquelle elle se retrouve. Alors oui, en marche, mais pour une totale alternance qu’elle soit civilisationnelle, politique, économique et morale.

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Que signifie le résultat des primaires de la droite et du centre ?

Fillon-a-Poutine-bravo-et-merciA seulement quatre mois des élections présidentielles le résultat l’élection primaire de la droite et du centre aura déjoué tous les pronostics et prédictions des experts, des analystes et des journalistes.

Alors que l’on attendait un raz de marée Juppé, celui-ci n’est pourtant arrivé qu’en seconde place au premier tour, malgré le soutien de 15% des votants à cette primaire (500  à 600.000 électeurs) qui se sont déclarés de gauche et qui ont constitué, avec les votants déclarés du centre, autour de 50% de son corps électoral au premier tour. Au deuxième tour il a été sèchement battu par l’outsider François Fillon.

Candidat de la gauche diversitaire, des médias et des cercles atlantistes, Alain Juppé n’aura donc pas réussi son pari, leur pari. L’enjeu était crucial pour ces groupes de pressions d’empêcher l’émergence d’un candidat potentiellement « désaligné ».
- Sur le plan intérieur il fallait empêcher l’émergence d’un candidat qui puisse ne pas totalement accompagner, voir s’opposer aux dynamiques diversitaires et sociétales initiées par la gauche.
- Sur le plan extérieur, l’irruption du thème de la Russie au sein d’une primaire (!) traduit bien la panique qui a commencé à gagner les officines atlantistes face à l’émergence d’un candidat russo-pragmatique, Trumpo-favorable et qui ne souhaite pas le départ de Bachar-el-Assad comme priorité de son mandat. Read more

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Французские гонки. Репортаж Натальи Камратовой

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Offrir un printemps russe pour Hanoucca ?

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Interview pour Al Bayane (#UnPrintempsRusse)

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Comment ont voté les français de l’étranger au premier tour de la primaire ouverte de la droite et du centre

БезымянныйLes résultats des francais de l’étranger a la primaire de la droite et du centre sont disponibles et ils sont intéressants, j’ai ci dessous relevé les 10 circonscriptions dans lesquels les candidats ont obtenu leurs meilleurs scores :

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