En marche … Vers une alternance totale !

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Ce premier mandat socialiste du 21-ieme siècle sera peut être le dernier d’un parti socialiste français à l’agonie et qui ne résiste pas à l’incroyable accélération historique que notre pays traverse.

Alors que François Hollande récolte en ce mois de décembre 2016 moins de soutien et d’intentions de vote que le président Ukrainien Ianoukovich au moment du Maidan en 2014, notre président aura finalement pris une décision raisonnable au cours de son mandat : ne pas se présenter à sa propre succession. En se félicitant de la loi sur le mariage pour tous et en dénonçant le conservatisme comme danger pour la population et un risque pour l’unité nationale, le chef de l’Etat prouve qu’il n’a toujours pas saisi le pouls de sa population malgré le petit miracle de faire descendre un million de français pacifiques dans la rue contre la loi Taubira, sorte de remake historique des gigantesques manifestations d’opposition à la loi Savary en 1984.

En dénonçant le conservatisme, le président Hollande confirme par contre que le socialisme français est en total décalage avec toutes les grandes dynamiques que connaissent les pays européens et occidentaux qui rejettent peu à peu définitivement les modèles progressistes et socialistes que l’on pense par exemple à l’Amérique, l’Angleterre, la Pologne, la Hongrie ou la Russie.

Pour la gauche, le pire semble pourtant devant : l’élection primaire qui démarre fait ressembler le parti socialiste a une authentique armée mexicaine : les sept candidats devront en outre faire face à trois outsiders à gauche qui souhaitent bien faire entendre leur voix. Hormis Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot, qui représentent le front de gauche et EELV, la nouvelle gauche tente de se donner un nouveau visage avec Emmanuel Macron dont le parcours d’énarque puis de banquier d’affaire à la banque Rothschild en ferait selon nos médias nationaux un candidat de rupture.

En réalité, Emmanuel Macron n’est pas dans la rupture mais dans la totale continuité du système d’exploitation socialiste francais dont les mises à jours récentes le font lentement mais surement revenir à sa racine historique profonde : progressiste et libérale, issue de l’idéologie des lumières.

Un progressisme libéral qui voit la gauche française accompagner et appuyer la grande fluidification du monde occidental. Une fluidification qui en gommant les différences, les institutions, les statuts, les identités et les frontières tout en effaçant l’Etat favorisera l’avènement et donc la domination du marché. Y a-t-il un électeur dans notre pays qui souhaiterait avoir un président banquier issu de la finance internationale ? La question n’est pas en réalité de savoir si la France a le choix entre devenir un Cuba occidental ou une succursale de Wall-Street et de la City mais bel et bien si notre pays souhaite se sortir de l’impasse civilisationnelle dans laquelle elle se retrouve. Alors oui, en marche, mais pour une totale alternance qu’elle soit civilisationnelle, politique, économique et morale.

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Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, LR Leave a comment

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